Christian Feugnet
03/04/2018
Tout celà explique également le peu d'empressement d'Erdogan de conserver çà sur son sol , mais par contre enclin à les refiler à la Grece , gros ennemi potentiel , et elle méme ( la Gréce ) à l'Europe ,( plus particuliérement à l'Allemagne ) si chérie des Grecs .
Christian Feugnet
03/04/2018
Revenant à l'Europe , surtout , par sa complicité vis à vis , des officines privées Islamistes d'Arabie Séoudienne , du Quatar et Emirats divers , déjà bien installées mais malheureusement à "court" de budget à cause des déboires présents de ces régimes .
Christian Feugnet
03/04/2018
Cette fois ci Orlov me parait sérieusement ambigu . Le Profit là , certes existe mais trés indirectement . Surtout , à mes yeux il a pour effet d'éviter une analyse politique et militaire , indispensable pour distinguer voies et moyens dans le processus général . Je vois plutot ces migrants comme des ex anti terroristes en déshérance suite aux destructions des régimes ; non seulement Tunisien , Lybien, Egyptien et Irakiens , Syrien , tous , particuliérement Khadafi en Aftique, champions de l'anti terroriste et simultanément partisans ( crime de lése majesté , casus belli ) d'un dinar or avec l'appui de Stauss Khan , comme par hasard .
Le premier recours sur fond de montée exhorbitantes des prix alimentaires , "donc " printemps Arabes , fut les fréres Musulmans , terroristes " respectables " , puis en échec , du recrutement de la crapulerie tribale arabe comme déjà vu avec Lawrence d'Arabie où la chute du Califat de Cordoue , crapules de tribus Marocaines , comme pour Franco , vite relookés en Patriotes ou religieux extrémes mais prompts aux pillages et massacres . . .La lourde tache de rééduquer ces anti terroristes de migrants en terroristes , revenant à l'Europe . Si on emballe tout çà en Profit , si répugnant que ce soit , on passe complétement à coté de tout çà .
jc
02/04/2018
Si DJ, alias Dieu Janus, est logique (j'espère que ce n'est pas DJ-le fou/la folle…), sa logique est UNE, sa face Homme et sa face Femme se comprennent à la perfection.
Pour moi (chacun voit midi à sa porte), l'homme et la femme minusculés n'ont pas la même logique; il ont seulement une logique commune qui leur permet de se comprendre partiellement.
La logique minimale est la logique booléenne, A1, celle des ordinateurs et des robots. La logique commune maximale est atteinte dans le couple lorsque chacun arrive à se mettre à la place de l'autre (définition thomienne de l'intelligence). Seul DJ sait faire ça. Mais le couple peut essayer de s'en rapprocher.
Perso je flaire une logique féminine plus douce, plus arrangeante, plus socialisante, que la logique masculine, par exemple une logique de type subcontraire plutôt qu'une logique de type contraire. Selon moi Lacan a une bonne intuition du problème avec son carré de la sexuation.
Heidegger: "La logique détachée de son fondement ontologique originaire n'a pas fait un seul pas en avant depuis Aristote en dépit de Hegel et de Kant". (Être et temps)
Thom: "Il me semble qu'il y a un conflit latent (et permanent) entre un Aristote logicien, rhéteur (voire même sophiste, quand il critique Platon et les Anciens) et un Aristote intuitif, phénoménologue, et topologie malgré lui."
Un Aristote mi-logocrate, mi-topocrate?
Perso, je trouve que Heiddeger soulève un lièvre capital: de quel droit peut-on plaquer une logique particulière pour étudier l'ontologie, l'Être en tant qu'Être? De quel droit peut-on garder le "on/off" parménidien ("Ce qui est est, ce qui n'est pas n'est pas") lors de l'étude de l'Être en tant qu'être dans le cadre d'une philosophie différente (par exemple héraclitéenne).
C'est pour moi le grand, l'immense mérite d'Alain Badiou ("L'Être et l'évènement", "Logiques des mondes") d'avoir accepté de quitter la forteresse philosophique pour s'intéresser véritablement à ce que font les matheux. Il y a découvert la théorie des topos (de Grothendieck) et réalisé qu'un topos sécrétait sa propre logique, c'est-à-dire que dans un topos la logique, la logocratie, est en position ancillaire par rapport à la morpho-logique, alias la topocratie: précisément la logique booléenne "classique" est remplacée dans un topos par une logique affaiblie, logique dite intuitionnisme (alias de Heiting) dans laquelle le tiers exclu n'a pas nécessairement cours. Dans le droit fil de ce que souhaitait Heiddeger. En renversant le sens des flèches (opération syntaxiquement banale en théorie des catégories, mais sémantiquement délicate) on obtient la catégorie opposée (dite aussi duale) et un "topos dual" (qu'il est très tentant de qualifier de "logos") muni d'une logique ancillaire, associée à une algèbre duale de celle de Heiting (appelée co-Heiting), logique également plus faible que la logique booléenne, dite paraconsistante parce qu'elle transgresse un tabou que beaucoup ne sont pas prêts à franchir: on a la possibilité, sacrilège pour certains, d'as sertions A de type "oxymore" (A et non A n'est pas systématiquement faux).
Perso (chacun voit midi à sa porte) je pense que les femmes sont susceptibles d'accepter cette logique para-consistante plus facilement que les hommes.
Ces considérations sont un premier pas, le franchissement d'un premier barreau sur l'échelle de Jacob/Arnold.
Thom va beaucoup plus loin que les logiques toposiques ou logistiques ci-dessus car pour lui la logique naturelle est une logique "embryologique" qu'il définit ainsi: "La classe engendre ses prédicats comme le germe engendre les organes de l'animal: tel est, à mes yeux, l'unique façon de définir la Logique naturelle."
mumen
02/04/2018
Formidable remarque sur l’omnipotence totalitaire de la Raison.
Vous saurez combien j'abonde dans ce sens en parcourant le billet que j'ai écrit suite à cette lecture.
http://www.mumen.fr/lomnipotence-totalitaire-de-la-raison/
C'est la première fois, cher Mr Grasset, que je vous rencontre aussi loin en profondeur et aussi explicitement proche de mon propre objet. Je n'avais jusqu'alors que supputé la possibilité d'une telle fraternité.
jc
02/04/2018
Clairement le Dieu Homme-UN-Femme est infiniment plus complexe que le pli thomien, classifié par A2.
Le mathématicien-philosophe Alexandre Grothendieck s'est intéressé à la dualité dans le langage usuel (non mathématique).
Il a ainsi organisé une floppée d'oppositions langagières aux sommets d'un icosaèdre régulier (solide de Platon, traditionnellement associé à l'eau). L'eau pour éteindre le feu provoqué par le big-bang, feu traditionnellement symbolisé par le tétraèdre, autre solide de Platon.
Il se trouve que l'icosaèdre régulier est classifié par E8 (la classification ADE ne classifié pas que les catastrophes). Je rêve d'associer E8 (et donc l'icosaèdre) à la catastrophe de double fronce (obtenue par "mariage gagnant-gagnant" de deux fronces). Rantanplan a-t-il encore du flair?
http://rene.guitart.pagesperso-orange.fr/textespreprints/regimes5.pdf
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Antony_Garrett_Lisi
J'ai déjà dit et je redis que je ne me sens pas techniquement capable d'aller plus loin que A2. Je dis et je redis que pour moi la véritable sélection naturelle est là.
Comme le dit Dieudonné dans "Mission Cléopatre": "Il y a un moment où il faut laisser la place aux professionnels".
jc
02/04/2018
Le taijitu est le symbole du yin et du yang.
Pour moi c'est aussi, parfaitement, le symbole du pli thomien. Autrement dit, la catastrophe "pli" correspond pour moi, au flair, très exactement au yin-yang chinois. Et, compte tenu de mes précédents commentaires, je le vois aussi peut-être comme un bon candidat pour symboliser le lien entre le réel et l'imaginaire (lien assuré par le UN plotinien), c'est-à-dire comme une variante du noeud borroméen.
Mais, plus généralement, je le vois comme le symbole de ce que j'ai appelé la dualité moniste (à distinguer soigneusement du dualisme philosophique).
Je pense qu'il y a une dualité moniste parfaite entre l'Homme et la Femme majusculés (mais pas entre l'homme et la femme minusculés car la perfection n'est pas de ce monde -on s'en réjouit et on s'en désole).
La perfection de cette dualité-dans-l'unité Homme-UN-Femme ne m'est pas venue naturellement (et ce n'est pas sans réticence que j'ai rédigé mon commentaire sur l'idée-spermatozoïde). Cette perfection ne m'est pas non plus -surtout pas!- venue d'un quelconque progressisme sociétal droit-de-l'hommiste. Cette perfection est née chez moi de l'idée que se fait tout matheux de la dualité.
On touche là, je crois, aux rapports entre la puissance et l'acte et entre la matière et la forme. (Je précise à ce propos que Thom est platonicien, mais pas aristotélicien, bien qu'il accepte les concepts aristotéliciens de puissance, acte, matière, forme, ainsi que les quatre causes matérielle, formelle, efficiente et finale -cf. Esquisse d'une Sémiophysique pp. 167 et 245-).
"Au commencement était le UN et le UN était Dieu. À la fin était aussi le UN et le UN était aussi Dieu" (Saint moi!)
Autrement dit Dieu est à la fois l'alpha -Dieu puissance pure, Dieu tout puissant, Dieu omnipotent, et l'oméga-, Dieu acte pur.
Dit en termes biologiques Dieu est à la fois ovule-spermatozoïde et coq-poule (à ce propos cf. SSM p.226): Dieu est simultanément Homme et Femme, Dieu est simultanément Jupiter et Aphrodite, Dieu est UN hermaphrodite.
Mais au commencement, au moment de l'ouverture du pli cacheté estampillé UN, au moment de la catastrophe thomienne initiale de l'ouverture du pli (au moment du Big Bang?), il y a séparation de l'Homme et et la Femme (et bien entendu -happy end hollywoodien- il y a réunion à la fin!)
(Thom: "Ici l'entéléchie sépare ... Mais si… alors l'entéléchie réunirait" (ES p.186))
Il me semble pour moi (et rien que pour moi, chacun voit midi à sa porte) que dans la vie de tous les jours l'homme pourrait plus apporte l'idée, le logos, et la femme plus la matière grise, le topos, idée et matière grise qui peuvent être plus ou moins fécondes, si bien que la rencontre des deux peut produire un "enfant" (réel ou virtuel) plus (fit) ou moins (misfit) réussi. Dans ce modèle la femme serait "naturellement" matérialiste, dans le "réel sensible", les pieds sur terre, alors que l'homme serait plus idéaliste, dans le réel platonicien, la tête dans les nuages.
Pour en revenir au titre, comment symboliser ce Dieu?
La réponse est pour moi évidente: un Dieu Janus bifrons à tête d'homme-femme, l'amour infini qu'il se porte à lui-même étant symbolisé par l'enfant à venir.
Uigneau
jc
02/04/2018
Dans sa soif de connaître, l'homme ne peut s'empêcher de tenter de gravir les échelons de l'échelle de Jacob/Arnold (échelle à une infinité de barreaux). Fier d'avoir dominé le premier barreau (d'être un dieu pour A1), l'homme tente alors de dominer A2.
Dans l'optique héraclitéenne la syntaxe du pli, sa charnière (qui maintient l'unité du pli, du Un plotinien) doit être d'une résistance quasiment à toute épreuve car c'est la fondation qui supportera la création de l'univers.
Mathématiquement la situation est la suivante. On a l'équation x2=a, a paramètre. Lorsque a est négatif l'équation n'a pas de solution, le pli est cacheté (et les solutions sont cachées, imaginaires). Lorsque a devient positif, le pli s'ouvre (et les solutions apparaissent dans le monde réel). La valeur a=0 est la valeur dite catastrophique au sens de la théorie thomienne. Elle peut également être catastrophique au sens usuel: penser à la réaction "nucléaire" H2—> H+H.
L'irruption "catastrophique" de l'imaginaire dans le réel suggère de regarder du côté de Lacanien, le sumbolè grec, symbolisant le Un plotinicien qui tient fermement ensemble les deux extrémités (la réelle et l'imaginaire) du bâton: le choix des mots en dualité moniste (en "miroir") à l'intérieur du pli doit être fait avec le plus grand soin car tout écart au symbolique est étymologiquement diabolique.
Cet aparté lacanien me suggère avec insistance, au flair, qu'il y a une relation mathématique entre A2 et le noeud borroméen (peut-être déjà connue d'autres que moi!).
Christian Feugnet
02/04/2018
Je me référe là à la psychologie fontamentale des relations humaines et mémes animales .
Il existe 3 attitudes fondamentales entre étres vivants , le rapprochement , l'éloignement ou méme la paralysie .
Le rapprochement qualifié aussi d'agressivité en géneral , peut étre dans une version restreinte de volonté hostile à l'autre , c'est à dire une pénétration dans son périmétre de sécurité sans l'accord de l'autre . Cette attitude est toujours motivée par la peur , quelle ait des motifs téels ou non et méme chez les prédateurs , la proie étant rarement innoffensive . Une souris peut trés bien mordre un chat et pas qu'un peu . A l inverse une gazelle boire à proximité prudente d'un lion si elle l'estime paisible .
Lorsque cette peur est sans réel motif , elle s'accompagne de silence .
Les Russes adoptent alors la seule attitude valable dans ce cas , surtout aux yeux des autres ( qui ne comptent pas pour rien) , tenter en vain un rapprochement de fàçon stratégique dans un éventuel combat , de fàçon à mettre en évidence qui est le réel agresseur . Celà a pour effet de provoquer la peur pour eux mémes des autres qui alors deviennent agressifs envers l'agresseur et lui régle son compte avant ou aprés son agression .
jc
01/04/2018
Quasiment tout en ce monde d'aujourd'hui est désordre, dysharmonie,déséquilibre.
Chacun à sa façon, Trump et Macron tentent d'y remédier: Trump en tentant de rééquilibrer les échanges économiques des USA au risque d'accentuer le désordre du monde, Macron en tentant de remettre de l'ordre, au risque d'accentuer en France le déséquilibre riches/pauvres. Je pense que la politique "En marche et que ça saute" que j'attribue à Macron conduit tout droit à quelque chose comme l'hitlérisme ou le stalinisme (les deux armées défilaient en marchant au même pas de l'oie). Je vais avancer ci-après des arguments en faveur de la politique que j'attribue à Trump (quoique pour moi il y a bien peu d'espoir qu'il arrive à ses fins car j'ai bien peur que sa cervelle ne soit pas plus grosse que celle d'un oiseau qui fait "tweet, tweet").
Selon Steiner (ou Maistre?), que PhG cite de temps à autre, tout désordre ou déséquilibre dans la politique de la ville ou du monde est précédé des mêmes dysfonctionnements dans le langage. Comme on voit difficilement comment commencer par mettre de l'ordre dans le langage ("nous ne sommes pas maîtres de la maison du langage"), le seul espoir est de tenter de commencer par le rééquilibrer.
Et l'idée est de le rééquilibrer en appliquant au langage le précepte héraclitéen "l'opposition des contraires est le fondement de l'harmonie de l'univers".
Je commence par une anecdote introductive. Dans un récent billet PhG a lâché un "malgré que" qui me gêne toujours malgré qu'il soit dorénavant accepté par les habits verts. Au vu du contexte je me suis aperçu que c'était bien "malgré que" (et non pas "bien que") qui convenait. Un rééquilibrage harmonieux serait d'accepter "mal que" en opposition à "bien que" ou "bongré que" en opposition à "malgré que".
Sur le fond de l'affaire il y a le livre "Le cru et Le cuit" de Lévi-Strauss, qui donne, selon moi, raison à Héraclite.
Pour moi la remise en équilibre du langage n'est qu'une question de discipline citoyenne facile à réaliser. C'est la première étape nécessaire pour réaliser la seconde qui consiste à systématiquement se placer du point vue opposé après s'être placé à un certain point de vue. Exemple (pour moi fondamental, sur lequel je reviendrai): montrer opposé à démontrer.
L'intelligence étant la faculté de s'identifier à quelque chose ou à autrui (définition thomienne), il est clair que le rééquilibrage du langage facilitera grandement l'exercice de cette faculté.
Quid de la remise en ordre du langage? Si l'on accepte la théorie linguistique de Thom et ses morphologies archétypes, la remise en ordre doit commencer par les morphologies associées aux catastrophes les plus simples. Les catastrophes thomiennes ont été hiérarchisées par le mathématicien russe Arnold dans la classification dite ADE (cf. les chapitres 4 et 5 des "leçons de mathématiques contemporaines à l'IRCAM" du mathématicien Yves André).
La zéroième catastrophe (celle associée au minimum simple parabolique) est classifiée par A1 et correspond selon moi au niveau zéro de l'être, c'est-à-dire au niveau des purs exécutants (ordinateurs, robots), la logique associée étant booléenne: En avant! Marche!: 0,1,0,1,0,1…
Au niveau suivant on trouve le pli, classifié par A2, qui est selon moi le niveau du rééquilibrage des contraires considéré plus haut. On remarquera qu'au niveau zéro, booléen, 0 et 1 sont contradictoires, alors qu'au niveau 1 on a affaire à des contraires (cf. le carré logique d'Aristote/Apulée).
À l'attention des plotiniens: je flaire le "Un" comme étant le pli syntaxique lui-même c'est-à-dire sa charnière du pli, hors de toute considération sémantique (ce qu'il y a dans le pli: le cru, le cuit…). Les créants penseront à "On ne sépare pas ce que Dieu a uni". Quant aux matheux il me semble avoir lu qu'il y a un rapport entre A2 et les nœuds (le noeud de trèfle? le noeud borroméen?).
La classification complète est la suivante:
Pli:A2, Fronce:A3, Queue d'aronde:A4, Papillon:A4, Ombilics elliptique ou hyperbolique:D4, ombilic parabolique:D5.
Dans l'esprit de Thom les catastrophes sont centres organisateurs: ainsi le pli organise l'opposition entre deux contraires. Je pense qu'on peut les voir comme des dieux en regard du domaine qu'elles contrôlent. De ce point de vue nous sommes tous des dieux par rapport à A1 (Ouf!). Compte tenu de ce qui précède je ne me sens pas encore tout à fait un dieu par rapport à A2 (je ne connais pas la qualité du lien (du noeud?) qui unit les deux contraires) mais je pense pouvoir peut-être y arriver. Dominer ne serait-ce que A4 (que dire de D5!) est à jamais hors d'atteinte: selon moi la véritable sélection naturelle…
Thom: " Le monde des Idées excède infiniment nos possibilités opératoires."
jc
01/04/2018
Je continue en ayant toujours en tête la dualité Logocrate/Topocrate.
Toute personne sensée reconnaît que le langage naturel est structuré. Dans ma jeunesse, en fin de primaire, l'instituteur imposait des exercices quasi quotidiens d'analyses grammaticale (syntaxique?) et logique (sémantique?). Ainsi "Jean m'a extorqué de l'argent avec son revolver."
Thom propose sa propre théorie de la structuration du langage. Il s'agit d'une structuration morphologique (et non logique) où l'on voit donc percer l'opposition Logos/topos. Thom remarque à la fin de sa vie que sa théorie est loin d'être acceptée par les diverses écoles linguistiques ayant pignon sur rue. Je ne sais pas si la situation évolué depuis.
Quelques indications sur ladite théorie.
La catastrophe la plus simple est le pli et la morphologie associée est représentée par un dessin "enfantin", ici un segment fermé à gauche ou à droite symbolisant les verbes commencer ou finir. La catastrophe papillon est associée au verbe donner symbolisée par deux parallèles (le donateur et le donataire) reliées entre elles par un trait oblique. La catastrophe ombilic parabolique, la plus compliquée, est associée aux verbes couper ou lier, et symbolisée par deux diagrammes "enfantins" à peine plus compliqués. Dans le cas d'école précité, le sujet S est Jean, le révolver l'instrument I qui va s'attaquer à l'objet O en provoquant sa scission en O+m, l'actant m étant capturé par I. Et Thom ajoute: très fréquemment, mais pas toujours, le complexe Im revient vers S mais pas toujours.
Lors de mes premières lectures je me suis fait la réflexion: qu'est-ce que c'est que ces niaiseries! En lisant plus attentivement je me suis aperçu que Thom poursuivait: "Cette morphologie est celle de la reproduction sexuée: S est le père, I le gamète mâle, O la mère." Ainsi en situation normale l'enfant reviendrait selon Thom, au père? Thom confirme dans un autre article: " Ne dit-on pas que l'épouse donne un enfant à son mari?". (Cf. MMM, "Topologie et linguistique" et "Topologie et signification").
On sait que Thom, partant de sa théorie des catastrophes, a esquissé une biologie théorique parallèlement à sa théorie linguistique. Quid de la catastrophe ombilic parabolique dans ce cas? Une réponse se trouve dans un chapitre de SSM "épigraphé" par "Et le verbe s'est fait chair" (qui indique sans ambiguïté possible une prééminence thomienne du "Logos" sur le "Topos" (ouf! diront sans doute certains). (Pour les curieux, Thom applique ce célèbre passage du premier évangile de Saint Jean à la formation du gland à l'extrémité du pénis… Cf. p. 192)
Christian Feugnet
01/04/2018
C'est un grand plaisir pour moi , de lire pour la premiére fois , de maniére exhaustive , sans diversion sur les détails techniques , la vérité sur le patriot .
C'est un autre grand méfait du dit libéralisme lui méme arnaque en soi de la liberté ,qu'on feint de présenter comme la seule alternative aux nationalisations elles mémes emballées en arnaque du socialisme .
Je regrette que sur ce site on ne mettent pas en avant aussi l'immense arnaque de la médecine plus largement de la santé moderne , le lobby le plus puissant et corrupteur actuellement étant le capitalisme pharmaceutique , loins en avance sur le pétrolier ou les armes .. Il est vrai que c'est beaucoup moins directement politique . Ils ont réussi un superbe coup avec la sécu du sinistre Obama grace à celà les prix des soins sont devenus exhorbitants aux States . Sans parler des domaines liés comme l'alimentation , le logement , etc .
Christian Feugnet
01/04/2018
Sujet trés étudié sur lequel je me targue d'avoir des connaissances précises et approfondies . Ce qui est dit dans le dernier commentaire ne correspond pas à mes connaissances .
L'ovule accepte au contraire volontié ,( elle s'est préparée pour çà et pour sa future gestation) , le premier spermatozoide qui l'atteint , toutefois s'il est encore assez vigoureux pour la pénétrer à l'endroit prévu , car il sort d'un long périple épuisant .
Sinon elle se referme à tout jamais et à tout autre .
jc
31/03/2018
Suite de Langage.1
On peut lire plus loin dans "Le désenchantement de Dieu" un passage qui se termine par "c'était un moment de bonheur fou" qui va tout à fait dans le sens de ce que Thom dit des automatismes du langage.
Mes lectures thomiennes m'amènent à voir la chose de la façon suivante. L'idée initiale est un spermatozoïde virtuel qui excite l'ovule virtuel, ovule qui réagit pour expulser cet intrus afin de pouvoir regagner son état naturel (état de "repos"). Ceci se fait après un temps de gestation qui aboutit à l'accouchement de l'idée: moment joyeux où les mots sortent comme des petits enfants que l'institutrice laisse sortir en cour de récréation. On notera que l'ovule a un droit de véto sur le spermatozoïde: l'avortement.
"Dans cette lutte prodigieuse entre la matière rétive et la volonté créatrice": nous y voilà selon moi très exactement.
Cette façon de voir de Thom pose le problème de l'origine des idées. Existent-elles réellement en dehors de nous (réalisme philosophique) ou non?
Si l'on répond non (si donc on est nominaliste) alors on accepte l'auto-fécondation, l'hermaphrodisme…
Christian Feugnet
31/03/2018
Pour les Russes ; le populaire , il adore les émissions où se produisent des néocons occidentaux . C'est le sujet de rigolade préféré , c'est méme pas pris pour de l'humour , mais niveau , tarte à la créme . Là ils sont pliés , avec le sktypal ou les F35 , j'ai pas vérifié , mais je suis sur que çà déchaine leur hilarité .
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