jc
07/04/2018
Horreur! Hermès! Ôte ton casque . jc! Hôte ton H!
jc
07/04/2018
Hermès et Aphrodite en théorie d'êtres ensemble.
(Le titre fait un peu lacanien genre "Le thé au harem d'Archi Ahmed".)
Le fil conducteur est une fois de plus la définition thomienne de l'intelligence: l'empathie, la faculté de s'identifier à autre chose, à autrui.
(Je n'imagine pas un instant qu'un robot puisse faire ça. Pour moi l'intelligence artificielle c'est peanuts.)
Si on suit le fil conducteur précité alors, en théorie des ensembles, lorsqu'on a une relation d'appartenance du type "A appartient à B", on s'identifie soit à A soit à B.
Je pense qu'un homme s'identifie plus facilement à B (domination) qu'une femme qui, elle, peut s'identifier à A (sans d'ailleurs pour autant se sentir dominée par B (typiquement une mère A appartient à son nouveau-né B).
Dans ce qui suit il vaut mieux avoir des notions de la théorie mathématique des catégories. Mais je pense qu'un non mathématicien peut avoir des idées simples et saines sur le sujet avec ce qui suit.
En théorie des catégories on a des objets et des flèches reliant ces objets. Se mettre dans la peau des choses, c'est se mettre à la place de l'objet, c'est remplacer des objets par des sujets.
En théorie des catégories on impose aux flèches une propriété très naturelle des flèches, dite de transitivité: s'il y a une flèche du sujet A vers le sujet B et une autre flèche du sujet B vers le sujet C alors il y a une flèche de A vers C. C'est typiquement le cas quand la flèche signifie A ancêtre de B (c'est-à-dire B descendant de A).
Donc en prenant tous les êtres humains, passés, présents ou à venir, on a deux catégories "ensemblistes", duales l'une de l'autre en le sens évident ci-dessus, où la relation "A appartient à B" signifie soit A est ancêtre de B, soit B est ancêtre de A.
Une question naturelle qui se pose alors dans ces deux cas (et qui se pose en fait pour toutes les catégories mathématiques) est ici:
Existe-t-il un être humain ancêtre de tous les autres? (En théorie des catégories on parle d'objet initial)
De même, dualement, existe-t-il un être humain descendant de tous les êtres humains?
On voit que ces questions toutes naturelles nous emmènent tout droit en métaphysique extrême, voire en théologie.
Les matheux ont l'habitude de ce genre de situations. Ainsi, l'ensemble R des nombres réels n'ayant pas de plus petit ni de plus grand élément, ils rajoutent deux "presque réels", nommés respectivement "moins l'infini" et "plus l'infini" et font avec, sans autre forme de procès.
Ici, visiblement, s'il y a un sujet initial et un sujet final ce ne peuvent être des humains. La tradition humaine depuis la nuit des temps est de mettre quelqu'un, en lui donnant un nom, pour neutraliser le pouvoir hallucinatoire de ces humains manquants (initial comme final). Ces êtres doivent évidemment être descendants et ascendants d'eux-mêmes, propriété réservée aux dieux.
Ceci dit retournons aux questions posées. On donne Hermès et Aphrodite comme seuls choix possibles. Où les placer?
Ma réponse (chacun voit midi à sa porte) est, sans hésiter: Aphrodite en sujet initial, c'est-à-dire Aphrodite comme ancêtre de tous les humains, comme source de l'humanité, Aphrodite appartenant à tous les humains, Aphrodite Source de Vie, Mère Nature, et Hermès en sujet final, enfant (mâle? femelle? hermaphrodite?) de tous les humains passés, présents et à venir.
Remarques finales:
1: Pour moi les maths, c'est typiquement ça: essayer d'aller à l'essentiel, sans fioriture, avec des concepts les plus dépouillés possible. Très souvent (presque toujours?) les matheux dépouillent trop et n'obtiennent que des théories vides ou presque. Mais parfois…
2: En théorie classique des ensembles (de Zermelo et Fraenkel) il y a un seul objet initial qui est en même temps objet final: l'ensemble vide. Les matheux (et certains philosophes, dont Russel et , plus récemment, Badiou) ont passé beaucoup de temps à étudier les paradoxes de la théorie des ensembles (il n'y a pas, dans ZF, d'ensemble de tous les ensembles) et à modifier ZF pour les éliminer.
Est-il possible de modifier la théorie des ensembles en une théorie d'êtres ensemble de façon à éliminer l'ensemble vide et à obtenir néanmoins un objet/sujet initial et un objet/sujet final. Si ce n'est pas le cas je crains que l'ékologie fasse rapidement long feu en maths.
jc
07/04/2018
1. Ajout
A à H: "Mets tes pantoufles et hôte ton casque".
2. Je suis preneur d'un billet d'Orlov sur l'impact de "Guerre et paix" sur la société russe, élite et peuple, des origines à nos jours.
jc
07/04/2018
C'est pour moi le combat politique par excellence (depuis tout récemment -hier!- Dedefensa est pour moi un site de philosophie géopolitique).
C'est le combat pour la maison, l'oikos, puis pour la ville (polis, urbi), et le monde (orbi).
(S'il est inutile de rappeler que politique vient de polis, il l'est peut-être moins de rappeler que économie et écologie viennent de oikos, la maison)
Les questions sont aussi basiques que fondamentales. Qui fait quoi dans la maison et ce qu'il fait pourquoi le fait-il? Qui est le chef?
Comme pour moi le problème du qui fait quoi pourquoi est réglé (le couple fait "au mieux" en fonction de l'enfant à venir, je vais m'intéresser dans ce qui suit uniquement â la question "Qui est le chef?"
Avant de s'aventurer dans le domaine des dieux pour examiner ces questions, il me semble sain de voir le problème dans la vie de tous les jours.
Je commence par un petit amusement que j'ai trouvé sur le net qui pose le problème du chef en politique (et non en domotique) de façon que je considère, hélas, comme tout-à-fait actuelle:
http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/chef.htm
J'ai "fait" un peu de latin dans ma jeunesse et pour moi il est resté le lien domus-dominus, traduit aussitôt par moi: le chef de maison c'est l'homme (en France d'avant 1968 une femme mariée devait demander une autorisation à son mari pour ouvrir un compte bancaire).
Dans mes moments d'écoeurement le plus complet devant l'horreur (inutile!) du monde il m'arrive souvent de penser que, sa journée finie, le pire dictateur sanguinaire, prénommé Adolphe pour fixer les idées, accueilli au foyer familial par un "Adolphe, mets tes pantoufles", s'exécute sans broncher, prouvant ainsi que tout n'est pas perdu parce que la femme sait, elle aussi, se faire obéir.
J'ai une formation scientifique (avec le recul de l'âge je pense que formatage est plus adéquat). Ce qui suit est en rapport mais je vais m'efforcer de rendre ça lisible pour un non-scientifique.
Dans un précédent commentaire (le tourbillon c'est la vie!) j'ai comparé la surface en cloche de Gauss (obtenue en faisant tourner autour de son axe de symétrie la courbe en cloche éponyme) comme d'un bel étron bien visqueux.
Comme dans ce qui va suivre Hermès et Aphrodite seront modélisés par de telles cloches, je rétropédale un peu.
Je viens (il y a une semaine), en tombant par hasard sur un site internet de vocabulaire médical (qui m'a ouvert des horizons fabuleux dont parlerai peut-être), je viens de tomber sur un mot nouveau pour moi: lyse.
Une lyse est une déstructuration. (Une analyse est une déstructuration en partant du bas, une catalyse en partant du haut, etc.. L'agent déstructurant s'appelle une lysine et le résultat de l'analyse un lysat. Une bonne analyse doit pouvoir conduire à une synthèse. Je propose d'appeler entropine une analysine ne permettant aucune synthèse, et, bien entendu, néguentropie, une analysine qui y parvient.) Une pyrolyse est une lyse par le feu. Une pierre volcanique taillée en forme cubique, donc structurée, va se déstructurer sous l'action de la chaleur pour prendre une allure de surface en cloche de Gauss.
Une fois refroidie cette lave est infiniment douce à la caresse et il se dégage d'elle une harmonie que certains qualifieront peut-être de divine. Appelons là cloche standard, de hauteur 1 et de volume 1.
Sans être vulcanologue (mon cas) on peut imaginer qu'il y a des roches volcaniques plus dures qui, à volume constant, vont donner des cloches plus hautes et plus maigres (Hermès), et d'autres plus molles qui vont donner des cloches plus basses et plus grasses (Aphrodite).
(La surface en cloche de Gauss joue un grand rôle en maths et en physique théorique. En physique quantique c'est le volume unité de la cloche qui permet l'interprétation probabiliste. Une propriété fondamentale de la surface en cloche de Gauss est qu'elle est égale à sa transformée de (Joseph!) Fourier.)
Ici on interprétera le volume de la cloche par l'énergie. Hermès et Aphrodite ont même énergie (décrétée égale à l'unité). Étant infatigables -ce sont des dieux- cette énergie se conserve indéfiniment dans le temps.
Hermès peut aisément durcir sa cloche et donc élever sa hauteur au-dessus de la hauteur de la cloche standard (décrétée égale à 1). Il a par contre du mal à l'abaisser au dessous de cette hauteur standard, disons à la hauteur minimale 1/2. Comme c'est un dieu, il peut même élever cette hauteur jusqu'à l'infini. Dans ce cas là toute l'énergie est concentrée en un seul point. Les physiciens appellent ça la fonction delta de Dirac).
Aphrodite peut aisément ramollir sa cloche, donc abaisser sa hauteur. Par contre elle a du mal à l'élever, disons à la hauteur maximale 2. Puisque c'est une déesse elle peut même abaisser sa hauteur jusqu'à zéro. (On objectera aussitôt que la fonction de Gauss est alors la fonction nulle! Non: ce ne peut être la fonction nulle parce que le volume de la cloche est toujours égal au volume de la cloche standard, soit 1. Je suggère donc aux femmes de se constituer en mouvement Aphrodite et d'exiger des physiciens une fonction de co-Dirac, et dans la foulée des logiciens droit de cité de la logique paraconsistante et des algèbres co-Heiting.)
(Si on s'autorise -et les physiciens le font- à avoir des volumes -des énergies- quelconques sous la cloche, on obtient des photons durs, des photons-Hermès, -que les physiciens assimilent à des particules-et des photons mous, des photons-Aphrodite-dont les physiciens semblent, à mon inconnaissance-, plutôt embarassés.)
Revenant à la situation standard. En période neutre, non amoureuse, les deux cloches coïncident. En période amoureuse le modèle qui suit semble aller de soi: Hermès commence à se détendre au maxi (cloche à hauteur 1/2), alors qu'Aphrodite se tend au maxi (cloche à hauteur 2). Puis les deux amants "lâchent les freins": Hermès monte en Dirac et Aphrodite descend en co-Dirac. Orgasme. Puis redescente rapide pour Hermès (débandade) jusqu'à hauteur 1/2, et remontée rapide d'Aphrodite à hauteur 2. Enfin remontée lente d'Hermès et descente lente d'Aphrodite jusqu'à la position standard, non amoureuse.
En faisant une animation des cloches on voit facilement les phases de domination de l'un et de l'autre (c'est autour de l'axe de symétrie que ça compte). Ce modèle suggère que l'Homme accepte la tension, la guerre, et justifie sa domination au foyer pendant cette période, la Femme dominant quant à elle beaucoup mieux en période de relâchement, en temps de paix: "Hermès, mets tes pantoufles".
En admettant que ce modèle soit transposable à l'urbitique et à l'orbitique, le présent modèle suggère qu'en temps de guerre, les manettes soient au main des hommes, qu'on instaure l'état d'urgence, qu'on abroge certaines lois, alors qu'en temps de paix, les manettes soient aux mains des femmes.
À mon inconnaissance l'érection prolongée est une urgence médicale. Qu'est-ce d'autre que l'ultra-libéralisme actuel qu'une obligation l'érection permanente?
EricRobertMarcel Basillais
07/04/2018
Le DEEPSTATE " AMERICAN " se pose sans doute la question , comme son laquais " EUROPEEN " : son Régime ( le MARCHE ) peut-il encore fonctionner sous couvert de DEMOCRATIE ?
Réponse au prochain #krach ... ?
EricRobertMarcel Basillais
07/04/2018
Le DEEP STATE "AMERICAIN" se pose sans doute la question , comme son laquais "EUROPEEN" : son Régime (MARCHE) peut-il encore fonctionner sous couvert de DEMOCRATIE ?
Réponse au prochain krach ... ?
Christian Feugnet
06/04/2018
Il s'agit là à mon avis d'une catastrophe du 19 e siécle , prolongeable en 20 e qui signale le retard sociologique Russe et alii encore à la traine . On a pire , en insidieux et sournois , et légal , avec le post modernisme , devellopé , cette toute une stratégie pour faire régresser en qualité et quantité l'humanité . Quelques exemples concrets on a des moyens simples et peu couteux ( vitamine B17 en abondance dans les noyaux d'abricots , entre autres .)pour guérir les cancers . L'industrie pharmaceutique à fait interdire cette vitamine ; c'est 200 milliards de dollar le chiffre d'affaires du cancer par an! j'ai bien d'autres exemples c'est systématique .
jc
06/04/2018
En s'intéressant aux mathématiques en décrétant que "les maths, c'est l'ontologie", Alain Badiou tente de faire rentrer par la grande porte les maths en philosophie (alors qu'Aristote les avait faites sortir par la petite).
René Thom a consacré une partie de sa vie à tenter de rétablir le lien math-philo, lien rompu par la coupure galiléenne. Mais il n'a réussi, je crois, qu'à se mettre à dos à la fois les matheux et les philosophes; en maths les commentaires sarcastiques d'Arnold et de Smale l'ont, ai-je lu, atteint.
En lisant la fiche wiki de Badiou je me suis aperçu qu'il était considéré avant tout comme philosophe politique. Lisant alors la fiche Wiki de la philosophie politique j'ai trouvé Badiou en compagnie de Maistre, Tocqueville, etc. Et aussitôt j'en ai conclus que l'étiquette "Site de philosophie (géo)-politique" allait comme un gant à Dedefensa.
En rédigeant ces notes je me suis aperçu que la traduction topologique de concepts philosophiques était une autre façon (celle de Thom) de rentrer en philosophie par la grande porte.
Ainsi, typiquement, le parménidien "ce qui est est, ce qui n'est pas n'est pas", (qui, pour le matheux de base ressemble furieusement à une tautologie) renvoie à la dialectique ouvert/fermé (qui pour le philosophe de base doit ressembler à une niaiserie de matheux). Mais puisque la dialectique ouvert/fermé est pour le matheux, même de base, tout sauf une tautologie, ce dernier est amener à réviser son opinion de matheux de base sur la philosophie en général et l'ontologie en particulier. Et dans une prétentieuse candeur il se prend à rêver de philosopher, et, tant qu'à faire, par la grande porte. Et de décliner, à la Parménide comme à la Shakespeare:
1: Celui qui a a, celui qui n'a pas n'a pas.
2: Celui qui a n'a pas, celui qui n'a pas a.
3: Celui qui a est, celui qui n'a pas n'est pas.
4: En avoir ou pas, là est la question.
-Etc.
On remarque quand même, dès ce premier jet, que 2. renvoie à un certain "Heureux les pauvres", que 3. est tout à fait d'actualité, et que 4 est de Thom (où il est question de solution réelle d'une équation à coefficients réel, telle l'équation x2=à, qui apparaît dans la catastrophe "pli" (je rappelle que la thèse de Thom est que la théorie des catastrophes a une portée universelle).
L'étude de l'avoir a évidemment un intérêt fondamental en philosophie politique: toute l'histoire politique en témoigne, en particulier celle du capitalisme.
(Le néologisme ékologie vient de ce que avoir semble s'écrire epsilon-khi-omega en grec (Google translate).)
Au premier abord on trouve une difficulté commune à l'ontologie et l'ékologie : être et avoir sont deux verbes ambigus, être renvoyant à l'essence et l'existence, avoir étant à la fois l'inchoatif de prendre et de donner.
.
La thèse que Badiou défend ("Les maths c'est l'ontologie") est en fait, à mon avis, plus précise: "La théorie des ensembles c'est l'ontologie".
Or la théorie des ensembles a un rapport immédiat à l'ékologie puisque le seul symbole non logique utilisé en théorie des ensembles est le symbole "capitaliste" d'appartenance.
Pour moi, au flair, le véritable terrain de la philosophie politique c'est encore le rapport Homme/Femme. Pour moi (chacun voit midi à sa porte), compte tenu de mes précédents commentaires, j'en suis au point où je vois la Femme comme "génétiquement" plus socialiste et l'Homme comme "génétiquement" plus individualiste.
Francois Cottet
06/04/2018
bonjour Mr Perrier
Lecteur assidu de la vie divine de sri Aurobindo, je me suis rendu corporellement à Pondichery et ai visité Auroville. Je me dois de vous dire qu'il me semble que l'esprit de Sri Aurobindo s'est enfui de l'enclave élitiste de cette cité utopique; la lutte entre colocataires se fait non pour le don de soi mais plutôt pour savoir quelle climatisation personnelle utilisée. S'il existe des marchands du temple autour de l'enclave dorée, les marchands ont aussi pénétré au centre de la cité. J'en veux pour preuve le magnifique centre de vente de gadgets proposés aux touristes au milieu d'Auroville. Etonnant aussi le culte de la personnalité de la mère avec sa pléiade de livres proposés à l'avidité de cultures des chalands du monde entier. Les livres du "père" Sri Aurobindo sont nettement moins apparents, loin des têtes de gondoles. Si le courage de poursuivre le fantôme de ces deux etres d'exceptions vous tient, il est possible de visiter l'Ashram en ville et les centres de production artisanaux dans lesquelles les portraits de la mère sont mis bien en evidence comme le sont ceux du président de la république dans chaque perfecture.
Dire que la déception fut ma compagne lors de cette marche funèbre dans Auroville. Cependant quel magnifique symbole que de voir la décrépitude lorsque l'Esprit n'irrigue plus les plans divins. Certes le décor persiste avec cette magnifique boule solaire au patrimoine de l'unesco.
L'esprit est parti ailleurs. et il fait chaud à Auroville quel climatiseur choisir?
Alexis Toulet
06/04/2018
S'agissant des "activistes des médias sociaux" russes qui n'ont pas l'heur de plaire à Dmitry Orlov, voici les deux points fondamentaux de leurs discours :
- Le gouverneur de la région de Kemerovo, Aman Touleev, reçoit une protection qu'il ne mérite pas : poussé à la démission, il a été immédiatement reclassé à un poste équivalent, alors que ses responsabilités sont lourdes puisque le centre commercial qui a brûlé n'aurait jamais du être construit, ce qui rend Touleev coupable au minimum d'incompétence et peut-être de corruption. Les personnes qui ont été punies suite au désastre en revanche sont toutes des responsables très secondaires. La protection dont Touleev bénéficie pourrait être liée à son statut de proche de longue date de Vladim ir Poutine
- La Russie a un problème structurel avec les incendies, puisque environ 30 personnes y meurent chaque jour pour cette cause, comparé à 10 aux Etats-Unis avec une population double, ou 1 en Grande-Bretagne (voir par exemple ce panorama mondial ou ces chiffres en Russie plus anciens). Ce problème est lié à la corruption, car l'argent est économisé sur les normes anti-incendie et sert plutôt à "arroser" les officiels. Le gouvernement n'a pas grand résultat dans sa lutte contre la corruption. Ce manque de résultat pourrait être lié à la corruption, justement
Ces messages incluant des remises en cause des autorités définissent leurs auteurs comme des opposants. Ils n'ont donc pas accès aux principaux médias en Russie, si bien qu'ils se rabattent par défaut sur les médias sociaux.
Christian Feugnet
06/04/2018
Raté .? Bref qu'est ce qu'elle dit ? Qu'est ce qu'elle dit ? Qu'elle va mieux ! La question que tout le monde se pose bien sur . Nul doute la communication se dégrade .
jc
06/04/2018
Thom: "Il me semble qu'il y a au cœur de l'aristotélisme un conflit latent (et permanent) en un Aristote logicien, rhéteur (voire même sophiste quand il critique Platon et les anciens) et un Aristote intuitif, phénoménologue, et topologue quasiment malgré lui. (...) Il a essayé de faire la jonction avec le concept de séparation, fondamental pour lui."
(D.W. Graham, dans "Aristotle's two systems", argumente pour l'incompatibilité des deux.)
Le "Il a essayé" signifie pour Thom qu'il n'a pas réussi: exit pour lui l'organon (il dit quand même que la logique aristotélicienne est considérablement plus subtile que celle de Boole -ce qui n'est pas, de mon point de vue, bien difficile à réaliser). Pour Thom c'est la Physique qui importe: "Les livres II et III de la Physique d'Aristote constituent à mes yeux l'un des sommets de l'esprit humain."
Le couperet thomien est tombé: Aristote est pour lui d'abord un topologue, c'est-à-dire, avec ma terminologie, un topocrate.
Thom a axiomatisé ça topologiquement:
1. Axiome ABP: l'acte est le bord de la puissance;
2: Axiome FBM: la forme est le bord de la matière.
Il arrive au "pur" Logocrate qu'est PhG d'utiliser correctement (peut-être sans le savoir) les concepts fondamentaux de la topologie générale mathématique que sont les ouverts et les fermés lorsqu'il qualifie le Système du technologisme de fermé et le Système de la communication d'ouvert.
Partant des deux exemples suivants fournis par Aristote lui-même il est facile de topologiser le langage du stagyrite:
1. Pour lui l'énoncé qui dit que la somme des trois angles d'un triangle est l'angle plat est un énoncé en puissance tant qu'il n'a pas été démontré (les matheux parlent d'une conjecture, d'un problème ouvert). Une fois la monstration faite, le problème en puissance devient un théorème en acte (les matheux parlent de problème fermé).
2. L'anneau qui borde l'airain qui est à l'intérieur est ce qui donne sa forme à cette matière airain. Il suit qu'en langage moderne la matière est ouverte et la forme fermée.
(Il faut faire attention à ne pas confondre forme et figure, eidos avec morphè: cf. ES p. 246.)
Ainsi, en termes modernes, la forme d'un cercle, son eidos , son Verbe, c'est son équation, sa matière, sa morphè, sa chair, c'est le papier (ou l'ardoise) intérieur au cercle ayant la forme, l'équation donnée, tracé sur la feuille de papier (ou le tableau).
Pour la suite on aura besoin d'un peu plus. Pour fixer les idées considérons la droite réelle R: l'intervalle ]0,1[ est ouvert et son complémentaire dans R, formé des nombres <=O et des nombres >=1 est fermé. De même l'intervalle [0,1] est fermé son complémentaire dans R est ouvert.
[0,1] est le plus petit fermé contenant]0,1[: on dit que c'est sa fermeture. De même ]0,1[ est le plus grand ouvert contenu dans [0,1]: on dit que c'est son intérieur.
Tours ces "définitions" valent dans tout espace topologique.
Si on part de [0,1], qu'on prend son intérieur, puis la fermeture de l'intérieur on retombe évidemment sur [0,1]. De même si on part de ]0,1[, qu'on prend sa fermeture puis l'intérieur de cette fermeture on retombe évidemment sur [0,1].
La difficulté, considérable, est que ce n'est pas vrai en général: partant d'un sous ensemble A de R, on ne retrouve pas en général A lorsqu'on prend l'intérieur de sa fermeture ou la fermeture de son intérieur. Amusettes de matheux? Les lacaniens sont savent bien que non: c'est exactement le problème du carré de sexuation.
Un petit complément avant de conclure. Ce qui différencie un ouvert c'est qu'il n'a pas de bord intrinsèque: un ouvert c'est no-limit.
On le voit pour ]0,1[ dont on montre qu'il est pareil que R tout entier (on dit homéomorphisme). Mais ce n'est pas le cas pour [0,1]. Car [0,1] est plus qu'un intervalle fermé, c'est un intervalle fermé et borné, que les matheux appellent compact. Or on montre que l'image d'un compact par un homéomorphisme est encore un compact.
Ceci dit, à partir de maintenant c'est chaud bouillant. Ceux qui ont suivi mes précédents commentaires savent que pour moi la Femme est du côté de la matière (ovule virtuelle comme matière grise), et donc par ce qui précède de la puissance, de la chair, de l'ouvert, de l'hyperbole; alors que l'homme est du côté de la forme, de l'acte, du Verbe, du fermé, de l'ellipse. L'ellipse étant fermée et bornée, il suit qu'il semble naturel de considérer l'homme comme compact; la chanson de Guy Béart traduit alors dans le couple Homme/Femme la situation du couple [0,1]/]0,1[: "Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive; elle court comme un ruisseau, que les enfants poursuivent. Courrez, courrez, vite si vous le pouvez. Jamais, jamais, vous ne la rattraperez."
Mais ce n'est pas tout. Si l'on considère , comme moi, qu'il est plus naturel de penser que Adam est né d'Ève que l'inverse, alors il faut, si l'on veut rester cohérent, réécrire le début du premier évangile de Saint Jean en:
"Au commencement était la chair et la chair était Déesse."
Le lecteur comprendra alors aisément que je me sois replié sur une position médiane:
"Au commencement et à la fin étaient le Verbe-Chair, et le Verbe-Chair était Dieu-Déesse". Mais, dans le fond, je sens une Déesse en alpha et un Dieu en Oméga.
Revenons pour finir à la topologie générale.
Appelant bon ouvert un ouvert qui est l'intérieur de sa fermeture et bon fermé un fermé qui est la fermeture de son intérieur, il est facile de voir que les bons ouverts d'une part et les bons fermés d'autre part forment deux algèbres de Boole.
Ce n'est pas le cas pour les ouverts quelconques, qui, eux, forment seulement une algèbre de Heiting renvoyant à une logique intuitionniste, logique selon moi masculine, alors que les fermés forment, quant à eux, une algèbre de co-Heiting, renvoyant à une logique paraconsistante.
Comme il me semble clair (à vérifier quand même) que les deux algèbres de Boole précitées sont isomorphes, elles forment le terrain sur lequel l'homme et la femme peuvent logiquement s'entendre.
Je m'aperçois donc qu'il y a de ma part une "faute de flair" puisque j'aurais ici plutôt attendu l'ordre inverse.
Mais comme le dit Dieudonné dans "Mission Cléopâtre", il est grand temps de laisser la place aux professionnels.
Si la logique "naturelle" des femmes est la logique paraconsistante on conçoit aisément qu'elles partent avec un sérieux handicap (hand in the cap) en maths.
Selon moi il n'y a eu jusqu'à présent qu'une "grande" matheuse: Emmy Noether, reconnue comme telle par Einstein. Olivia Caramello pourrait bien être la seconde.
https://www.laurentlafforgue.org/math/TheorieCaramello.pdf
Christian Feugnet
05/04/2018
Pour moi tout celà existe en tant que matiére et indiscernable , de celle ci . Méme l'énergie c'est de la matiére , mais plus "fine" en quelque sorte , les obscurantistes , se sont glossés sur la disparition de la matiére à propos d'E égal mc2 qui signifie exacrement le contraire n'est pas Einstein qui a fait de la lumiére des corpuscules ?
Entropie , pareil celà désigne la différence entre mettons pour faire image des formes de la matiére des plus gtosses au plus fines . Des rassemblées , agglomérées , aux éclatées . exemple celle entre une protéone molecule extremement complexe par rapports aux molécules beaucoup plus simples dont elle est composée ou pire des atomes , tout celà à un rapport avec l'énergie , à 60 degré y a plus de protéines du moins fonctionnelle .
Autrement c'est juste de la métaphore . En communication , aussi il existe un support tout à fait matériel , y compris dans la simple écriture ou verbalisation , incoutournable . Je suppose que l'intuition çà se distingue de pifométre .
jc
05/04/2018
Thom: "Je pense que la stabilité des organismes vivants est de nature cinétique. C'est la stabilité d'un tourbillon et non d'une structure statique."
Je ne flaire pas l'entropisation comme un tourbillon. Pour moi l'entropisation c'est un déstructuration totale, c'est une lyse: la formation d'un tourbillon me semble impossible dans ce cas (au moins avec le modèle de base de Boltzmann).
Thom: "La thermodynamique ignore les formes, qu'elle ne peut que détruire."
Avec les forces de Van der Waals, les gaz ne sont plus parfaits, c'est-à-dire parfaitement entropiques, suivant la loi de Mariotte, mais sont dits réels, suivant la loi de Van de Waals, qui fait apparaître une falaise de Sénèque, plus précisément une fronce thomienne, (fronce qui est à la base, selon Thom, de l'embryologie animale…).
Il me semble que pour PhG, dans un système fermé comme il voit le Système du technologisme (cf. le glossaire), ça ne peut se terminer que par une entropisation (USS Ford + JSF réduits en tas de sable en forme de cloche de Gauss, c'est-à-dire en étron bien visqueux).
Il y a une autre issue possible dans un système fermé (au sens des thermodynamiciens).
Thom: "J'ai toujours été frappé par la connotation quasi thermodynamique de la malédiction proférée par l'Éternel après la Faute: "Tu enfanteras dans la douleur, tu gagneras ton pain à la sueur de ton front" (...) Il n'y a pas une mais deux Mécaniques. Une Mécanique d'avant la Faute, sans frottement, hamiltonienne, (et où le temps est parfaitement réversible (et où, comme en Dynamique hamiltonienne, le changement est pure apparence, et où il ne se passe rien). Et une Mécanique d'après la Faute, où le temps est d'une essentielle irréversibilité, où la chaleur provenant de la dégradation de l'énergie accompagne tout changement, et où règne l'Histoire."
Je me demande si ce n'est pas à cette situation hamiltonienne (parfaite plénitude) qu'il pense quand il écrit à la fin de sa parenthèse en métaphysique extrême (fin de ES), qu'il hésite entre un commencement du monde en forme de nuit mystique, de parfaite plénitude, ou de pur néant?"
Perso, pourquoi pas une parfaite plénitude à la fin des temps? Au début les premier pas sont difficiles, il y a beaucoup de frottement, de gaspillage. Puis on s'améliore jusqu'à la fin des temps où là "tout baigne dans l'huile", hamiltoniennement.
Qu'en pense le spécialiste du sujet qu'est François Roddier?
jc
05/04/2018
"Logiques des mondes" d'Alain Badiou est selon moi important parce qu'un philosophe s'intéresse (enfin!) sérieusement (pas à la Aristote*, Kant où Hegel) à ce que font les matheux.
Dans son petit (125 pages, gros caractères) bouquin récent (2017) il y dit sa thèse pp. 71: "Dans mon propre système, la logique de l'être pur, de l'être en tant qu'être, est classique, la logique de l'apparaître est intuitionnisme, et la logique de l'évènement et des vérités qui en dépendent, du point de vue du sujet, est paraconsistante."
Il y a donc chez Badiou une audace intellectuelle considérable puisqu'il transgresse le sacro-saint principe de non-contradiction
(l'ambigü et l'oxymore ont droit de cité). Les matheux détestent l'ambiguïté, donc la logique paraconsistante: toute la théorie de Galois, appelée par son auteur "Théorie des ambiguïtés" en atteste. La logique modernement classique celle que considère, je crois, Badiou) c'est-à-dire la logique booléenne**, ne suffit pas aux matheux. Ils lui préfèrent une logique plus constructive, appelée je ne sais pas trop pourquoi intuitionniste, dans laquelle le principe de non contradiction vaut, au détriment du principe du tiers exclu qui, lui, ne vaut plus.
En résumé donc, trois logiques selon Badiou: la booléenne, l'intuitionniste, la paraconsistante, logiques que je qualifie, au flair, de culturelles.
Par opposition à une logique embryologique, que je qualifie, elle, de naturelle, qui est celle de René Thom: "La classe engendre ses prédicats comme le germe engendre les organes de l'animal. C'est, à mes yeux, l'unique moyen de définir ce que pourrait être la Logique naturelle."
René Thom qui écrit par ailleurs, en "chapeau" de "Structures cycliques en sémiotique" (Apologie du Logos): "Dans les deux articles "Topologie et signification" et "Les mathématiques modernes: une erreur pédagogique et philosophique?" j'exprime ma conviction qu'il y a un immense fossé entre la pensée "naturelle", le bon sens, et cette logique mathématisée, artificielle, qui a pris naissance avec Boole et qui s'est imposée par la suite comme parangon de la rigueur avec le formalisme et l'axiomatique hilbertienne."
De ce qui précède il apparaît une bifurcation de la logique booléenne en deux logiques, l'intuitionniste et la paraconsistante. Les biologistes entrevoient-ils un rapport entre cette bifurcation et une différenciation embryologique? En d'autres termes y-a-t-il un rapport entre la logique naturelle à la Thom et la logique culturelle à la Badiou?
Pour moi il y a différenciation sexuelle, donc biologique: en effet, perso (mais chacun voit midi à sa porte), je considère que la logique intuitionniste est plutôt masculine et la logique paraconsistante est plutôt féminine.
Remarque finale: un commentateur, Nicolas Prenant, fait état d'une logique tétravalente. Il pense sans doute de l'algèbre de Boole standard à quatre éléments. D'après un théorème de Stone (de mémoire) toute algèbre de Boole est sous-algèbre de l'algèbre de Boole de l'ensemble des parties d'un ensemble assez grand (à deux éléments dans le cas concerné). C'est d'ailleurs pour cela que les matheux notent souvent "2 puissance X" l'ensemble des parties de l'ensemble X.
Il y a en logique intuitionniste un exemple d'algèbre de Heiting à trois éléments (et je pense que, dualement il y a aussi, en logique paraconsistante, une algèbre de co-Heiting à trois éléments). Je ne sais pas si le théorème de Stone s'étend à ces deux logiques.
Chaque topos de Grothendieck secrète sa propre logique intuitionniste sous forme d'un sous-topos it classifiant (et je flaire bien que chaque logos, dual de ce topos à définir, secrète également sa propre logique paraconsistante sous forme d'un sous-logos classifiant.
*: "Abstraire n'est pas mentir. Quand il abstrait le mathématicien ne ment pas." Ce qui laisse entendre qu'il ment lorsqu'il rêve…
Thom: "C'est dans le rêve que s'initie la connaissance". C'est, selon lui, là qu'il puise son inspiration haute, son inspiration "génétique".
*: Le mémoire original de Boole est intitulé: "The laws of the thought", pas moins!
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