alex bruckmeyer
03/10/2005
La France prend rang au sein de l’Otan
Arnaud de La Grange
[03 octobre 2005]
ANNIVERSAIRE à contre-pied. Il y a bientôt soixante ans, la France demandait à 26 000 soldats américains stationnés sur son sol et au commandant suprême de l’Otan de faire leur paquetage. Aujourd’hui, Paris ouvre grands les bras aux officiers américains dans son nouvel état-major, le QG CRR-FR (pour Corps de réaction rapide-France), officiellement lancé ce week-end à Lille. Une structure aux normes otaniennes qui devrait permettre à la France de commander des opérations multinationales majeures. Autrement dit, de continuer à peser militairement sur la scène internationale.
Sous ce sigle un peu rude, se cache en effet un instrument majeur des années à venir. Il permettra à la France de prendre rang à haut niveau au sein du nouvel outil principal des alliés, la Force de réaction de l’Otan (NRF). Face aux nouvelles menaces, «l’Otan ne devra plus regrouper de grandes unités comme du temps de la guerre froide, mais elle disposera de forces extrêmement mobiles et performantes» résume le général James Jones, commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur).
En 2003, l’Elysée a décidé de s’inscrire dans le mouvement. Et aujourd’hui, la création du CRR «marque la place que la France entend prendre dans la gestion des crises avec un commandement projetable, capable de partir dans de courts délais», estime le général Jean-Claude Thomann, commandant la force d’action terrestre (FAT) auquel le CRR est subordonné. Sans cela, la France risquait de se voir cantonnée à faire la vaisselle tandis que les Américains, eux, faisaient la cuisine, selon le mot cruel de Robert Kagan.
Cela fait quelques années que la France entrouvre la porte claquée par le général de Gaulle en 1966. Une décennie, précisément. C’est en 1995 que Paris décide de participer de nouveau à un certain nombre d’instances de l’Otan, le Comité militaire et les réunions des ministres de la Défense notamment. Sans revenir pour autant dans la structure intégrée. Dans les années qui suivent, la question d’une réintégration plus complète se pose. Débat tranché par la négative en 1997, quand Washington refuse d’offrir le commandement Sud de l’Alliance à un Européen.
Le rapprochement, pourtant, continue. Par le bas, par le terrain. «De manière très pragmatique, la France a pris de plus en plus d’importance dans les opérations de l’Otan, dans les Balkans d’abord puis en Afghanistan, rappelle un diplomate, du coup, nous avons passé une série d’accords ad hoc, pour être présents dans les grands commandements.» Des généraux français sont détachés au QG de Mons, mais aussi au stratégique centre de transformation de l’Alliance à Norfolk, aux Etats-Unis.
«La France n’est restée en dehors d’aucune grande opération de l’Otan, commente Guillaume Parmentier, directeur du centre français sur les Etats-Unis à l’Ifri, ce qui n’empêche pas que la question du rapprochement avec l’Alliance reste très sensible. Il s’agit d’ailleurs largement d’un problème d’apparence, de principe, avec une seule question de fond : ne pas tomber dans une dépendance automatique.» Si la position de Paris a changé, c’est justement parce que l’Otan, d’abord, a changé. L’automaticité de l’article V, engageant les Etats membres face à la menace soviétique, a cédé la place avec la NRF à une approche plus souple, «au cas par cas». Le fameux principe d’autonomie de décision cher aux Français est respecté.
Et puis, derrière les gros bataillons de l’Otan, se profilent les colonnes encore légères de la Défense européenne. Dans l’esprit des Français, le CRR-France aura une finalité duale : Otan, bien sûr, mais aussi Europe. «En restant à l’écart, nous aurions été en totale contradiction avec notre volonté d’être des acteurs majeurs de la Défense européenne, explique le général Thomann, que ce soit dans le cadre autonome de l’UE ou dans celui du pilier européen de l’Alliance atlantique.» Tous les pays européens participent à la NRF et c’est dans ce cadre qu’ils entraînent leurs forces en commun. Il faut donc en être.
L’affaire n’a pas été simple. En pleine guérilla diplomatique sur l’Irak, les civils du Pentagone Donald Rumsfeld en tête ont un peu traîné des pieds. Les généraux américains, eux, voyaient la montée en puissance française d’un bien meilleur oeil. Pragmatique sur le dossier, Paris s’assure ainsi de ne pas être rayé de la carte politico-militaire. Sans pour autant s’engager dans une espèce de légion étrangère de Washington.
Stassen
03/10/2005
Colère turque face aux tergiversations des 25
Apre marchandage autour du «cadre» des négociations d’adhésion censées débuter aujourd’hui.
Par Jean QUATREMER
lundi 03 octobre 2005
Luxembourg (UE) envoyé spécial
«L’ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie est prévue pour ce 3 octobre depuis presque un an, mais on en est à se réunir la veille au soir pour savoir si les conditions de cette ouverture sont réunies», se désole un diplomate. Alors que le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, doit en théorie entamer à 17 heures, à Luxembourg (1), des pourparlers qui devraient durer près de dix ans, ses 25 collègues de l’Union européenne se sont retrouvés à dîner hier, pour une ultime réunion, afin de parvenir à un accord sur le «cadre de négociation».
Ankara ne cache pas son agacement grandissant devant ces tergiversations et a laissé planer la menace d’un boycott de la réunion de Luxembourg. «Cette situation exceptionnelle témoigne à tout le moins d’une absence d’élan», analyse le diplomate déjà cité. Jamais l’UE n’a entamé des négociations d’élargissement avec aussi peu d’enthousiasme.
Trop tard. Reste que le durcissement de plusieurs pays, dont l’Autriche et la France, est surtout destiné à rassurer leur opinion, les référendums négatifs du printemps ayant montré le peu d’appétence des peuples pour ces élargissements en cascade. En réalité, la mécanique de l’élargissement à la Turquie ayant été lancée en 1999, il est trop tard pour revenir en arrière : «Claquer la porte comporte trop de risques politiques, géopolitiques, éthiques», martèle un diplomate français. La bataille se concentre d’ailleurs sur l’adhésion elle-même, non sur l’ouverture des négociations. Le point de désaccord porte sur le but des discussions : «L’objectif, c’est l’adhésion et non un quelconque partenariat privilégié», dit-on au Quai d’Orsay. L’Autriche voudrait accentuer le «caractère ouvert» des négociations, ce dont ne veulent pas entendre parler Ankara et Londres qui préside actuellement l’UE. Car l’adhésion est déjà suspendue à la «capacité d’absorption de l’UE», c’est-à-dire à son état institutionnel, politique et économique à l’issue des pourparlers. Et au vote des Français qui se prononceront par référendum.
(1) En avril, juin et octobre, le Conseil des ministres se réunit à Luxembourg, et non à Bruxelles.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=328185
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Straw holds out hope for Turkey’s EU entry talks
By Vincent Boland in Ankara and Daniel Dombey in Luxembourg>Published: October 2 2005 18:52 | Last updated: October 3 2005 02:48> >
Britain failed on Sunday night to clear the last hurdle to the opening of European Union negotiations with Turkey, but held out hope that a deal could be reached on Monday.At a late-night foreign ministers’ meeting in Luxembourg, Jack Straw, UK foreign secretary, failed to overcome objections from Austria, which is insisting that the EU water down its commitment to Turkish membership. The EU’s leaders promised last December that the negotiations with Ankara would begin on Monday.”It is a frustrating situation but I hope and pray that we may be able to reach agreement,” said Mr Straw, who chaired the talks as part of Britain’s presidency of the EU. “We made some progress in respect of the draft text but obviously not sufficient progress.”Mr Straw was set to continue informal negotiations overnight with Ursula Plassnik, his Austrian counterpart, in an attempt to reach a deal that could be agreed by the whole EU on Monday morning. “We are working on it,” said Ms Plassnik. “We are not against opening negotiations with Turkey.” However, Austria wants the EU to spell out plans for alternatives to membership in the formal “framework” for the negotiations, while Turkey says it will only begin the talks if they are unambiguously aimed at its accession to the EU.In the negotiations on Sunday night, Ms Plassnik called for greater emphasis of the limits of the EU’s capacity to absorb new members, which would become more of a formal condition for Turkey’s entry into the EU. Austria also sought to tone down the principle that “the shared objective of the negotiations is accession”. But Britain, and many other EU delegations, said the proposed amendments were unacceptable.The impasse came after Turkey’s prime minister warned the EU on Sunday that it faced a choice between becoming a global power or a “Christian club”.Recep Tayyip Erdogan said Europe would squander the chance to overcome longstanding Christian-Muslim suspicions if it stepped back from its commitment to full membership for Turkey.”This is a test for the EU,” Mr Erdogan told members of his ruling Justice and Development party in a regular Sunday address. “The EU will either decide to become a global actor or it must accept that it is a Christian club.”Mr Erdogan’s comments reflect a central theme of his campaign that getting Turkey into the EU would help build a bridge between Christian and Muslim countries.Negotiations in Luxembourg were complicated further when Austria’s ruling Peoples party lost a regional election in Styria on Sunday.
Find this article at: http://news.ft.com/cms/s/e7750a02-3369-11da-bd49-00000e2511c8,ft_acl=,s01=1.html
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Fraught talks ahead as Ankara seeks to join the club>By Daniel Dombey>Published: October 3 2005 00:26 | Last updated: October 3 2005 00:26> > After 42 years, Turkey is on Monday set to begin the formal process of becoming a European Union member. If everything goes right it will be a moment of history.But that does not mean Turkey is assured of membership. Nor does it even guarantee that the actual negotiations which could take 10 years will ever begin.“Look at how hard it has been to get here,” says one apprehensive EU diplomat. “The negotiations will be a nightmare.”Turkey, which has wanted to become an EU member since 1963, was promised by the bloc in 1999 that it would join one day. Last December, after two years of intensive reforms, it was finally told that the formal process of “accession to the EU would begin today, October 3 2005.Many European diplomats believe the only way to guarantee Turkey continues to reform is to make a serious offer of membership. But they are still deeply unsure if Ankara will ever join.Last December’s decision to start the accession process was reached by all 25 EU governments, including Cyprus and Austria, the two countries with the most tortured relationships with Ankara. The compromise text made clear there was no guarantee of success but that, if talks failed, the EU would seek alternative ways to “anchor” Turkey in European structures.But even so, Monday’s scheduled events have been preceded by brinkmanship and drama. “We practically haven’t done anything else for weeks,” says one EU ambassador.First there were negotiations over how to handle Turkey’s refusal to establish diplomatic relations with Cyprus. Then there was the more fundamental issue of the negotiating framework, the document that sets out the principles and procedures for the years of talks ahead.Austria wants the EU to elaborate plans for a fallback “partnership” with Ankara should the membership talks founder. Turkey says the negotiations have to be unambiguously aimed at membership.On Monday night, at an emergency meeting in Luxembourg, foreign ministers were desperately trying to resolve the issue.But in any case the negotiations themselves will not start today, which should largely be taken up by ceremonial speeches by Jack Straw, the British chairman of the foreign ministers’ meeting, and Abdullah Gul, his Turkish counterpart.Instead, the European Commission plans to invite Turkish civil servants to Brussels in coming months to teach them about the EU system of laws and regulations.The Commission will also begin a process of “screening”, examining Turkish law to see which of the 35 “chapters” in the negotiating framework would be the easiest to begin working on first.The EU has toughened up its negotiating rules after criticism of the last round of enlargement, so that individual chapters can only be closed if Turkey implements changes, rather than just promising to do so.If past experience is a guide, the Commission will propose the opening of the first chapters, in relatively uncontentious areas, in about six months.But all 25 member states will need to agree on the opening and closing of each chapter something that once led Tassos Papadopoulos, Cypriot president, to boast that he had more than 60 “little vetoes” on Turkey’s entry into the EU.Mr Papadopoulos’s government has already made it clear that unless Turkey opens its ports to Cypriot vessels next year, Cyprus could prevent the EU from opening any negotiating chapters at all.Turkish diplomats argue that Cypriot intransigence over EU proposals for greater aid and trade with the ethnic Turks of northern Cyprus makes it politically impossible for Turkey to do what Mr Papadopoulous wants.Austria, which will chair EU meetings for the first six months of next year, is the Union’s biggest sceptic about Turkish membership, and unlikely to invest the same energy as the UK in ensuring that the process remains on track.Further down the line, France, another country where popular feeling runs strongly against Turkish membership, is obliged by recent constitutional changes to hold a referendum on any final membership deal.As a result, Turkey’s quest for membership is likely to be plagued by periodic crises, with the distinct possibility that one of them will prove fatal.Even if Turkey succeeds in setting out from base camp today, it still has a mountain to climb.
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http://news.ft.com/cms/s/7ab7db1a-339b-11da-bd49-00000e2511c8.html
Stassen
03/10/2005
Le Soir en ligne
Convaincre Vienne! (bis)
Les ministres européens des Affaires étrangères ont entamé à Luxembourg une réunion cruciale pour tenter d’arracher un accord permettant l’ouverture lundi des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.
Les chefs de la diplomatie des 25 se sont retrouvés peu après 19H30 (HB), avec un trentaine de minutes de retard sur l’horaire prévu, en raison d’une rencontre bilatérale entre le Britannique Jack Straw, dont le pays préside l’UE, et son homologue autrichienne Ursula Plassnik.
Le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, a affirmé à son arrivée que ne pas respecter ce rendez-vous représenterait un échec pour l’Union européenne. C’est une réunion cruciale pour l’avenir de l’UE, a-t-il déclaré. J’espère vraiment que, nonobstant les positions compréhensibles de certains Etats membres, nous serons capables d’arriver à un accord plus tard dans la journée, a ajouté M. Straw, en estimant qu’une lourde responsabilité reposait sur les épaules de tous les Européens.
Les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE doivent s’ouvrir officiellement en fin de journée lundi à Luxembourg.
Malgré des semaines de palabres, l’Autriche a bloqué jusqu’ici un accord unanime sur les principes directeurs des pourparlers, en plaidant pour qu’une « alternative » à l’adhésion soit prévue. La Turquie rejette catégoriquement cette idée.
Un échec des 25 à s’entendre d’ici lundi risquerait d’enfoncer un peu plus l’UE dans la crise ouverte par le double non aux référendums français et néerlandais sur la Constitution européenne, et de renforcer les tensions dans ses relations avec des Turcs irrités par ces hésitations.
M. Straw a mis en garde dimanche contre le risque d’approfondir le fossé entre les mondes chrétien et musulman si Ankara était maintenu à l’écart. Nous sommes préoccupés par le prétendu choc des civilisations, a déclaré M. Straw sur la BBC. Nous voulons que la Turquie rejoigne l’UE car c’est un pays européen. On lui promet l’adhésion… depuis 42 ans, a-t-il insisté.
Au lendemain d’un entretien téléphonique qualifié de très positif avec le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a estimé dimanche que l’UE devait choisir entre une position d’acteur mondial ou de club chrétien.
Lundi ou jamais
Le ministre des Affaires étrangères d’Ankara, Abdullah Gül, a prévenu qu’un démarrage des négociations devrait avoir lieu lundi ou jamais. Si les négociations ne commencent pas? Alors nous nous assoirons pour réfléchir. (...) Nous écouterons ce que disent les gens - pas seulement la Turquie, le monde entier, de la Russie à la Palestine, a-t-il affirmé.
Confortée par une opinion massivement hostile à une adhésion turque, l’Autriche veut modifier un compromis difficilement trouvé en décembre 2004. Le texte, repris dans le cadre de négociation proposé par la Commission européenne, affirme que “l’objectif commun des négociations est l’adhésion”, dans un processus ouvert et sans garantie, et qu’en cas d’échec, la Turquie devra être ancrée dans l’UE “par les liens les plus forts”.
Solution alternative
Selon des diplomates, Vienne voudrait mentionner une solution alternative à l’adhésion ou intérimaire, comme un partenariat privilégié. Tout en niant vouloir lier la candidature turque à celle de la Croatie, l’Autriche réclame aussi l’ouverture immédiate des pourparlers d’adhésion avec Zagreb, repoussée en mars en raison d’un manque de coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI).
Le groupe de travail de l’UE sur la Croatie doit étudier la situation lundi matin, en présence de la procureur du TPI Carla Del Ponte. Si l’évaluation du groupe (...) est positive, nous pourrons aller rapidement vers l’ouverture des négociations, estime la présidence britannique.
Avant la réunion des 25 dimanche soir, Jack Straw devait avoir plusieurs entretiens bilatéraux, dont un avec son homologue autrichienne Ursula Plassnik.
(D’après AFP)
http://www.lesoir.be/rubriques/monde/page_5715_372545.shtml
· dans le fil info MONDE 22:30 La diplomatie turque attend
Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül a réuni les plus hauts fonctionnaires de son ministère dans l’attente d’une décision des chefs des diplomaties de l’Union européenne sur le lancement ou non de négociations d’adhésion avec la Turquie. Les ministres européens des Affaires étrangères sont réunis à Luxembourg pour tenter de trouver un accord permettant l’ouverture lundi des négociations. Les diplomates turcs ont été convoqués afin de pouvoir évaluer les aspects juridiques et politiques du cadre de négociation qui sera proposé à la Turquie. La Turquie envisage de bouder la cérémonie d’ouverture des négociations devant être organisée à Luxembourg si le texte qui lui est présenté par les 25 ne lui convient pas, notamment s’il comprend une alternative à la pleine adhésion.
· Début d’une réunion cruciale
dimanche 02.10.2005, 19:55
Les ministres européens des Affaires étrangères ont entamé peu après 19h30 (HB) à Luxembourg une réunion cruciale pour tenter d’arracher un accord permettant l’ouverture lundi des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.
· Jack Straw met en garde
dimanche 02.10.2005, 17:00
Le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, a affirmé à Luxembourg que ne pas ouvrir les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE comme prévu lundi représenterait un échec pour l’Union européenne.
· Les Turcs n’ont pas confiance
samedi 01.10.2005, 11:16
Trois Turcs sur cinq affirment ne pas avoir confiance en l’Union européenne, selon un sondage du quotidien turc Milliyet, alors que doivent s’ouvrir lundi, sur fond de polémique, des négociations d’adhésion entre Ankara et le bloc européen. Seuls 17,5% des sondés disent avoir confiance en l’Union, d’après cette enquête, menée du 24 au 29 septembre par l’institut de sondage A&G auprès de 1.834 personnes, qui signale par ailleurs une baisse notable de l’enthousiasme en faveur de l’adhésion turque au cours de l’année passée.
«Les promesses faites à l’Europe vont détruire la patrie»
REPORTAGE. Ils étaient des dizaines de milliers dimanche après midi à Ankara pour le meeting de l’extrême droite nationaliste «anti-européeen».
Par Marc Semo
02 octobre 2005 (Liberation.fr - 16:50)
Ankara, envoyé spécial.
C’est une marée de bannières rouges frappées du croissant et de l’étoile. Les couleurs nationales turques y sont arborées en foulard, en bandeau ou en pendentif. Il y a les petits drapeaux qu’on agite et les grands dans lesquels on s’enroule. Quelques uns portent des drapeaux bleus eux aussi ornés du croissant et de l’étoile. “Ce n’est pas pour évoquer une Europe turque, ce sont les couleurs des Turcs de l’Asie Centrale” explique un turkméne.
Arrivés de tout le pays avec 750 cars spéciaux, ils sont quelques dizaines de milliers massés dimanche aprés midi pour rappeller “qu’Ankara restera toujours la capitale turque et non Bruxelles”. Il y a là des sous prolétaires des “gecekundu” (bidonvilles) entourant la capitale, des petits fonctionnaires et des jeunes paumés venus en bande. Les cadres du parti affectionnent eux le costume rayé et la moustache fine. A la veille de ce qui devrait être le jour de l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’UE, l’extrême droite nationaliste turque du MHP (parti du mouvement national) a mobilisé ses militants au coeur de la capitale pour dénoncer “la trahison” du premier ministre Recep Tayyip Erdogan et du gouvernement de l’AKP (parti de la justice et du devloppement) issu du mouvement islamiste qui ont fait de l’intégration européenne la grande priorité de leur politique.
“Toutes les promesses faites à l’Europe vont détruire la patrie” martèle à la tribune Devlet Bahceli, de ce parti qui aux dernières élections de novembre 2002 a engrangé à peine 8% au lieu des 18% des élections précédentes. Ses électeurs n’avaient guére apprécié la participation du MHP dans le gouvernement de Bülent Ecevit, vieux leader historique de la gauche nationaliste turque, qui entre 1999 et 2002 avait lancé les premières réformes -dont l’abolition de la peine de mort- pour marcher vers l’UE. Mais sa cure d’ opposition a requinqué le MHP dont la réthorique nationaliste cristallise le ras le bol face à “l’arrogance” des européens. En bon tribun populiste Devlet Bahceli sait faire vibrer toutes ces fibres de la rage et de la peur. “Avec les réformes exigées par l’UE, déjà le terrorisme et le séparatisme augmentent et les minorités qui se sentent encouragées par l’Europe se font plus bruyantes” martèle l’orateur visant ainsi les kurdes et les arméniens. Ce sont toujours les mêmes mots et les mêmes idées simples qui reviennent: “la Turquie est une, le drapeau est un et le peuple est un”. La foule exulte. Elle scande le prénom de son leader “Devlet” qui en turc signifie “Etat”. Cela facilite les slogans du genre “Etat à la tête de l’Etat” repris en coeur par les dizaines de milliers de participants.
Avec ce grand meeting “anti-européen” retransmis en direct par plusieurs chaines de télévisions privées, le MHP espére à long terme engranger les voix de tous les déçus et les laissés pour compte de l’Europe. Leur nombre ira croissant au fur et à mesure que les transformations exigées se feront concrétement sentir. Dans les prochaines années plus de 6 millions d’agriculteurs turcs vont être contraints de quitter leurs terres. Il sera d’autant plus difficile de les reclasser que les aides bruxeloises seront trés chiches. Le MHP attise aussi délibérement le nationalisme turc d’une partie croissante de l’opinion inquiéte de la montée d’un nationalisme kurde. Celui ci se nourrit à la fois de l’émergeance d’un Etat kurde en Irak du Nord et de la reprise des opérations militaires par les rebelles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans le sud-est du pays où vivent la majorité des quelque 13 millions de kurdes de Turquie. Pour les nationalistes turcs il ne fait guére de doute que Washington comme Bruxelles jouent la carte kurde. Les sondages montrent que pour 61% des personnes interrogées l’UE veut “affaiblir” voire “diviser” le pays. “Notre nationalisme n’est pas raciste; nous sommes tous une grande famille, nous sommes tous le peuple turc” asséne Devlet Bahceli sous les cris de ses partisans scandant “la Turquie est turque et elle restera turque”.
——http://www.liberation.fr/page.php?Article=328046
Turkey Demands Full Membership in EU
By BENJAMIN HARVEY
The Associated Press
Sunday, October 2, 2005; 2:44 AM
ISTANBUL, Turkey—Turkey’s prime minister said Saturday the mostly Muslim nation will only accept full membership in the European Union, warning Austria’s ambassador to drop talk about an associate partnership in the group.
The EU foreign ministers meet Sunday in Luxembourg to discuss Austria’s insistence that Turkey be offered something less than full membership in the 25-nation EU, calling into question whether the bloc will open accession talks with the mostly Muslim nation on Monday, also in Luxembourg.
Austria has claimed to be speaking in the name of the majority of Europeans in saying it does not want Turkey as a full member.
But Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan told Austria its proposal was not an option, Turkish media said.
Increasing diplomatic pressure, Foreign Minister Abdullah Gul also urged European leaders to keep their promises and open talks next week on Turkey joining the union, warning that the country will accept no new conditions.
“If the European Union decides not to keep its word, if its own leaders decide to forget their signatures beneath the decisions they’ve made before the ink has even dried ... if they decide to ignore all this and impose new conditions that Turkey will never accept ... then of course in that case this kind of partnership can never be,” Gul said told Parliament at its opening session.
CNN-Turk showed footage of Prime Minister Erdogan confronting the Austrian ambassador at a a Saturday night reception to celebrate the opening of a new parliamentary session, telling him “If you continue to play politics like this, you’ll fail in the next election.”
After more than 40 years of aspiring to join the European Union, Turkey feels it is being held hostage on the eve of negotiations by Austrian leaders using Turkey’s EU bid as an issue in upcoming national elections.
Erdogan told Austrian Chancellor Wolfgang Schuessel and Austrian President Heinz Fischer in telephone calls that the idea of a privileged partnership with the EU was a nonstarter, CNN-Turk and the semiofficial Anatolia news agency said.
Justice Minister Cemil Cicek also urged the EU to keep its promises.
“Human rights and freedoms are very important modern values,” he said. “But keeping one’s word is also a modern value.”
A poll by A&G Research of 1,834 people in 19 provinces showed the majority of Turkish people remain supportive of the EU bid, with 57.4 percent agreeing with the statement, “Turkey must join” the EU. The poll, which was taken Sept. 24-29, had a margin of error of 2 percentage points.
Parliament Speaker Bulent Arinc said Turkey was taking note of Europe’s actions, and that the country would continue to progress on its own terms if Europe decided not to deal with Turkey.
“We are taking as a warning the political maneuvers of those working to obstruct our membership, which shock and amaze every reasonable man,” Arinc said. “We didn’t destroy our honor so much that we would sacrifice everything to be a member of the EU.”
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/10/01/AR2005100100845_pf.html
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Le Soir en ligne
Un point de plus pour Merkel
Les électeurs de Dresde ont donné un léger avantage au CDU d’Angela Merkel dans la partie de poker sans merci que se livrent en Allemagne la conservatrice et le chancelier social-démocrate sortant Gerhard Schröder.
D’après les estimations sur bulletins de vote dépouillés des télévisions publiques quant au résultat de l’élection législative partielle de Dresde-I (est), l’Union chrétienne-démocrate (CDU) garde le siège de député en jeu au suffrage universel direct, comme lors des trois derniers scrutins, avec environ 37% contre un peu plus de 32% au SPD.
De plus, compte tenu du système électoral allemand très complexe, qui mêle l’élection d’un député au suffrage universel direct uninominal à un tour et le scrutin de liste à la proportionnelle, la CDU-CSU va porter son avance sur le SPD au Bundestag (chambre basse du Parlement) de trois sièges à quatre (226 contre 222).
En effet, au scrutin de liste, l’électorat de droite a joué une partie tactique : ainsi, une partie des électeurs CDU, après avoir donné leur voix à leur candidat au scrutin direct dans la circonscription, sont allés voter pour leur allié du Parti libéral (FDP) au scrutin à la proportionnelle. Le FDP, dont le candidat direct n’a recueilli que 4,7% des suffrages, a donc bondi jusqu’à 17% au scrutin de liste, la CDU dégringolant à 24% et tombant là derrière le SPD (environ 28%).
Or, avant le vote, la presse avait attiré l’attention sur le fait qu’une telle tactique, en raison du complexe jeu de balance entre les listes dans la répartition des sièges à la proportionnelle dans le pays, pourrait paradoxalement permettre à la CDU de gagner un mandat supplémentaire.
Si les dirigeants du SPD avaient par avance dénié toute importance à ce scrutin partiel, ceux de la CDU-CSU ont aussitôt essayé de tirer argument du résultat de Dresde pour revendiquer avec encore plus de force le poste de chancelier pour Angela Merkel, un poste que Gerhard Schröder estime lui aussi devoir lui revenir.
Quelqu’un au SPD va devoir prendre son courage à deux mains et dire à Gerhard Schröder que c’est fini pour lui. Le SPD doit maintenant enfin accepter l’idée qu’Angela Merkel devienne chancelière, a ainsi affirmé le ministre-président CDU de l’Etat régional de Hesse, Roland Koch.
Dès dimanche soir, le président du SPD, Franz Müntefering, a opposé une fin de non-recevoir à la CDU, s’appuyant sur le fait qu’au scrutin de liste à la proportionnelle son parti était arrivé en tête: Le SPD est la force la plus importante, a-t-il déclaré.
Le 18 septembre, lors des législatives anticipées dans toute l’Allemagne, sauf Dresde-I, où le scrutin avait été reporté en raison du décès pendant la campagne électorale de la candidate néo-nazie, Kerstin Lorenz, la CDU présidée par “Angie” Merkel, et sa petite soeur bavaroise, l’Union chrétienne-sociale (CSU) dirigée par Edmund Stoiber, avaient devancé d’extrême justesse le SPD de Gerhard Schröder: 35,2% des voix contre 34,3%.
Le Parti libéral (FDP), allié de la CDU, avait obtenu 9,8%, le Parti de gauche, rassemblement des néo-communistes à l’est et des déçus de la social-démocratie à l’ouest, avait fortement progressé jusqu’à 8,7% et les Verts, alliés du SPD dans le gouvernement sortant, plafonnaient à 8,1%.
Pas de majorité absolue
Ce résultat ne permettait à aucun des blocs (CDU-CSU/FDP et SPD/Verts, tous deux refusant toute alliance avec le Parti de gauche) de constituer un gouvernement stable pouvant s’appuyer sur une majorité absolue des sièges au Bundestag et avait plongé l’Allemagne, principale puissance européenne et souvent déjà qualifiée « d’homme malade de l’Europe », dans une grave crise politique.
Depuis, les discussions entre partis tournent autour d’un gouvernement de grande coalition CDU-SPD, Angela Merkel et Gerhard Schröder s’étant déjà rencontrés lors de deux réunions au sommet, qualifiées de consultations exploratoires, et devant se retrouver une troisième fois mercredi 5 octobre.
Le paradoxe des élections du 18 septembre avait été qu’Angela Merkel, de peu en tête, enregistrait le troisième plus mauvais résultat de l’après-guerre pour la CDU-CSU.
Du coup, Gerhard Schröder, donné battu à plate couture dans tous les sondages, avait argué de son redressement spectaculaire en fin de campagne—de 24% d’après les sondages à finalement 34,3% et ne cesse d’affirmer que sa rivale conservatrice a été désavouée par les électeurs. Et toutes les objurgations des dirigeants de la CDU-CSU lui enjoignant d’admettre sa défaite sont tombées jusqu’à présent dans l’oreille d’un sourd.
A Dresde-I même, 219.000 électeurs étaient inscrits pour élire un député au suffrage direct et deux à la proportionnelle et la participation devrait s’être inscrite en légère baisse (environ 72,% contre 75,9% en 2002).
http://www.lesoir.be/rubriques/monde/page_5715_372577.shtml
mise à jour le 2/10/2005 à 22h10 - Bruxelles - dimanche 02 octobre 2005, 22:06
Nimbus
02/10/2005
Une petite info que j’ai trouve sur le blog de libe…
Haha, les neocons ont decide de s’investir plus activement dans l’europe atlantiste…
Stassen
02/10/2005
Le Soir en ligne
Convaincre Vienne!
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se retrouvent ce soir pour tenter de convaincre l’Autriche, hostile à l’adhésion de la Turquie à l’UE, d’approuver in extremis le cadre de négociation indispensable pour l’ouverture lundi des pourparlers avec Ankara.
Malgré des semaines de discussion, les ambassadeurs des Etats membres à Bruxelles n’ont réussi à obtenir qu’un accord “à 24” sur ce document qui doit fixer les principes directeurs des discussions. Le Royaume-Uni, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, a donc convoqué à Luxembourg une réunion extraordinaire des ministres à la veille du démarrage des négociations. Notre ferme intention est de parvenir à un accord pour pouvoir ouvrir comme prévu les négociations lundi vers 17h, a martelé vendredi la présidence britannique, qui devait poursuivre des rencontres bilatérales.
Un échec risquerait d’enfoncer un peu plus l’UE dans la crise ouverte par le double non aux référendums français et néerlandais sur la Constitution européenne, et de renforcer les tensions dans ses relations avec des Turcs déjà très irrités par ses dernières hésitations. A Ankara, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a semblé calmer le jeu samedi soir après un entretien téléphonique avec le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel. Notre conversation s’est passée de façon très positive et agréable, a déclaré M. Erdogan. En cas de non respect de ses engagements lundi, l’UE court un risque de grande dimension, a mis en garde le Haut représentant pour la politique extérieure des 25, Javier Solana, dans le “Soir” de ce week-end. Mieux vaut avoir la Turquie de notre côté que… je ne sais où, a-t-il affirmé.
Confortée par une opinion publique massivement hostile à une adhésion turque, l’Autriche souhaite modifier un compromis difficilement trouvé en décembre 2004. Ce texte, repris dans le cadre de négociation proposé par la Commission européenne, affirme que l’objectif commun des négociations est l’adhésion, dans un processus ouvert et sans garantie, et qu’en cas d’échec, la Turquie devra être ancrée dans l’UE par les liens les plus forts. Selon des diplomates, Vienne voudrait mentionner une solution alternative à l’adhésion ou intérimaire, comme un partenariat privilégié. Ankara rejette catégoriquement cette hypothèse et a menacé de cesser toute discussion le cas échéant. L’Autriche, qui dit ne pas s’opposer à l’ouverture des négociations lundi, ne cesse d’autre part d’évoquer la situation de la Croatie.
Tout en démentant lier les deux dossiers, elle réclame l’ouverture immédiate des pourparlers d’adhésion avec Zagreb, repoussée en mars en raison d’un manque de coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI). Si la Turquie est prête, il faut commencer. Si la Croatie est prête, aussi. Mais on ne peut pas jouer au donnant-donnant avec le sort de populations, de pays, a contesté M. Solana, qui participera lundi à Luxembourg à une réunion du groupe de travail de l’UE sur la Croatie, en présence de la procureur du TPI Carla Del Ponte. Si l’évaluation du groupe de travail est positive, nous pourrons aller rapidement vers l’ouverture des négociations, avait indiqué vendredi la présidence britannique. Nous voulons un consensus (au sein de l’UE) sur la Croatie et je crois que nous allons l’obtenir, a répondu samedi le Premier ministre croate Ivo Sanader, malgré la déception exprimée la veille dans sa capitale par Mme Del Ponte. Quoiqu’il arrive, l’hostilité de l’Autriche à l’adhésion turque, à laquelle pourrait se joindre Paris ou Copenhague, ne devrait pas manquer de resurgir pendant des négociations qui devraient durer au moins dix ans.
(D’après AFP)
http://www.lesoir.be/rubriques/monde/page_5715_372545.shtml
mise à jour le 2/10/2005 à 11h35 - Bruxelles - dimanche 02 octobre 2005, 11:04
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Britain pushes harder for Turkey’s EU bid
By Graham Bowley International Herald Tribune
FRIDAY, SEPTEMBER 30, 2005
LONDON Britain intensified its support of Turkey’s bid to join the European Union on Friday, as EU foreign ministers prepared to hold an emergency meeting Sunday to save the opening of membership negotiations.
The British prime minister, Tony Blair, was quoted in Turkey’s Hurriyet newspaper as saying that EU membership lay in Turkey’s future, although he said the date it would join the Union depended on the speed of reforms in Turkey.
“I sincerely believe that EU membership is Turkey’s future,” Blair was quoted by news agencies as saying in an interview in the newspaper.
“We shall work toward achieving that,” the prime minister added.
Blair’s intervention came as the EU’s negotiations with Turkey, which are due to start Monday, have been thrown into doubt by a decision by Austria to block agreement on the framework rules that would be the basis for the talks.
Reflecting widespread opposition in Austria to the opening of negotiations, Vienna has said talks could begin only if the rules spelled out a clear alternative to full membership for Turkey.
However, the Turkish government has threatened to walk away from the talks if the final goal of the negotiations - which are expected to last at least 10 proposed years - is anything less than full membership. All 25 EU countries must agree for the talks to start.
European foreign ministers will try to find a compromise with Austria at a meeting Sunday evening in Luxembourg.
The meeting will be headed by Britain, a firm supporter of Turkey’s accession to the EU and holder of the EU’s rotating presidency.
In a separate interview Friday, Douglas Alexander, Britain’s Europe minister, said that Turkey’s membership in the EU would be of “enormous strategic importance.”
“Successfully integrating Turkey in the EU, we believe, would help us tackle most of the many difficult problems that we face in the modern world,” Alexander was quoted as saying on BBC radio.
Austria is concerned that talks could begin with Turkey before they start with Croatia.
Austria thinks this is unfair. Austria has been a long time supporter of Croatia’s interest and wants to see it join the EU soon.
The issue of Croatia will be discussed by foreign ministers Monday.
In his interview in the Turkish newspaper, Blair was reported as saying there were two reasons why he supported Turkey’s membership of the EU.
“First, Europe will benefit from opening up, not from being introverted,” he said.
“The second reason is that Turkey is a country that can become a bridge between Europe and the Arab world,” Blair said.
Starting membership talks with Turkey is one of Britain’s chief priorities during its six-month presidency of the EU, which lasts until December. However, it has come under criticism from other countries that it is doing little else to revive confidence in the EU after the failed referendums on the EU constitution earlier this year in France and the Netherlands.
The German government said Friday that it had told Blair that it wanted him to address the EU budget at the next summit meeting of European leaders in Britain in late October.
According to a press spokesman, Chancellor Gerhard Schröder of Germany told Blair in a telephone conversation that “he wanted to move toward a solution” on the EU budget for the 2007-2013 period, Agence France-Presse reported.
http://www.iht.com/articles/2005/09/30/news/eu.php
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A standoff threatens EU-Turkey negotiation
By Graham Bowley International Herald Tribune
FRIDAY, SEPTEMBER 30, 2005
LONDON The European Union failed Thursday to agree on the terms for membership negotiations with Turkey, forcing Britain to call an emergency meeting of EU foreign ministers on Sunday, the eve of the planned start of the talks.
A meeting of EU ambassadors in Brussels broke up after Austria stood alone among all 25 EU countries to insist that the Union could open talks next Monday only if a clear alternative to full membership were offered.
The failure to reach consensus throws into the open the tensions within Europe about admitting Turkey, a large poor country that would be the EU’s first Muslim member.
It comes amid widespread skepticism in many countries about the advantages of embracing Turkey. It also raises questions about whether Austria, which is now isolated in the EU, will exercise its veto to block what had been billed as historic talks and thus throw European integration into fresh disarray.
The EU has been struggling to recover momentum since the French and the Dutch rejected the draft European constitution in May and June.
“There will be a ministerial meeting on Sunday evening to resolve this issue” of Turkey, said Jonathan Allen, a spokesman for the British government in Brussels.
Britain, one of the strongest supporters of Turkey’s decades-long bid to join the EU and current holder of the EU presidency, had tried to avoid calling such an extraordinary meeting.
But it was forced to summon ministers to Luxembourg after diplomats from EU governments failed to win over Austria.
In the meantime, Britain says that it will continue to hold talks with the Austrians.
Austria is also unhappy that the EU could begin membership talks with Turkey before Croatia.
Austria, which has historical ties with Croatia, large parts of which were once part of the Hapsburg empire, is a firm supporter of Croatia’s joining the EU.
Some European governments are worried that Austria’s stance will provoke Turkey into walking away from the talks. Turkey has said it would not accept any goal for negotiations short of full membership.
In Ankara, the Turkish government declined to comment publicly. But Turkish diplomats said they were annoyed at what they regarded as political posturing by the Austrians.
“The government is hoping the Austrians are bluffing and still expects the talks to go ahead,” said a person familiar with the government’s thinking.
Opponents of Prime Minister Recep Tayyip Erdogan of Turkey were already making political capital out of the Austrian stance. Umit Ozdag, a leading figure in the nationalist MHP party, said Turks were growing impatient with the EU’s constant snubbing and shifting of conditions. “I’m not at all surprised by what the Austrians are saying,” he said. “The EU is constantly imposing double standards on Turkey. Even if they say yes on Oct. 3, the talks will never end.”
Austria, which battled the Turkey-centered Ottoman Empire over centuries and is strongly Roman Catholic, is the most skeptical country in Europe about the advantages of admitting Turkey into the EU. It is worried about the cost of absorbing a poor country of 70 million people as well triggering massive immigration into Western Europe.
In an interview with the International Herald Tribune in Vienna on Wednesday, Chancellor Wolfgang Schüssel said that Europe should offer Turkey an alternate relationship with the EU in case Europe was not ready to absorb Turkey, or if Turkey failed to meet the criteria for joining the union.
This position has set Austria at odds with all its partners in the EU, which all now believe that talks should start on Monday. It is also embarrassing to Britain, which has made the smooth opening of talks a priority of its presidency.
Other countries, such as France, where public sentiment is strongly against Turkish membership, had deep reservations about beginning negotiations, especially after Turkey refused to recognize Cyprus, an EU member.
But France’s concerns were met after the EU drew up a declaration insisting that Turkey normalize political and trading relations with Cyprus beforejoining the EU. Dominique de Villepin, the French prime minister, sought to reassure the public Thursday by restating that France would accept Turkey into the union only after a national referendum.
The French have insisted, he told a press conference, “that the process be clearly controlled and that the French can take the decision by referendum.”
The EU’s talks with Croatia have been on hold since the spring after the EU judged that Croatia was not doing enough to catch an indicted war crimes suspect, Ante Gotovina.
Carla del Ponte, chief prosecutor of the international war crimes tribunal in the Hague, is due to report on Monday in Luxembourg on Croatia’s cooperation in catching Gotovina. She was due to visit Zagreb on Friday.
Some diplomats have suggested that Austria may be willing to drop its opposition to Turkish membership talks if it gets an agreement to open talks with Croatia.
Britain, however, is insisting that the two issues not be linked, according to diplomats familiar with the issue.
The issue of Croatia is on the agenda of Monday’s meeting, but Britain is insisting that no decision be made on that before the issue of Turkish membership talks is addressed.
Britain sees Austria’s stance on Turkey as a fundamental reopening of a decision reached by EU leaders at a summit meeting in Brussels last December.
That decision, which involved highly sensitive language, stated that the shared goal of all 25 EU states in the talks was full accession by Turkey, although this could not be guaranteed.
However, in Brussels on Thursday, Austria continued to argue for the clear insertion of an alternate possible status for Turkey that stops short of full membership.
In Turkey, Ozdag, who is making a bid to head his party, said Turks were growing increasingly wary of a bloc that seemed intent on rejecting them.
“Last year, a majority of Turks supported the EU, but those numbers are dropping fast,” he said.
A May poll by the Istanbul-based Foundation for Economic Development showed a drop in Turkish support for EU membership to 63 percent from 94 percent a year earlier. Ozdag said he favored expanding Turkey’s economic ties with Europe, but remaining aloof from a Christian club that would never accept Muslim Turkey as a member.
In Istanbul, Sema Yuksel, a public relations manager for a restaurant in the city’s fashionable Taksim area, said she was eager for Turkey to join the EU, but was losing hope.
“We have done everything they ask, we keep making sacrifices, and they keep adding more and more conditions,” she said. “I am beginning to get fed up.”
Dan Bilefsky in Istanbul contributed reporting to this article.
http://www.iht.com/articles/2005/09/29/news/eu.php
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Climat d’union nationale en Turquie
ANKARA, ENVOYE SPECIAL. A la veille de l’ouverture des négociations sur l’adhésion de la Turquie à l’UE, la classe politique fait bloc. La Turquie affirme «qu’elle n’est pas prête à tout» pour rejoindre l’Europe et rejette le projet de «partenariat privilégié» mis en avant par l’Autriche.
Par Marc Semo
02 octobre 2005 (Liberation.fr - 12:21)
Ankara, envoyé spécial.
C’est l’attente mais aussi la guerre des nerfs à coup de déclarations fracassantes ou de petites phrases sonnant comme autant d’avertissements aux Européens. Dans un climat d’union nationale, les hommes politiques turcs et les leaders d’opinion clament haut et fort qu’Ankara n’est pas prêt à tout accepter pour commencer le 3 octobre les négociations d’adhésions à Luxembourg. “Les heures les plus cruciales” titre dimanche matin en “une” le grand quotidien Milliyet alors que dans la soirée les ministres des affaires étrangéres des “25” doivent se réunir une nouvelle fois afin de trouver entre eux un compromis sur le cadre des négociations d’adhésion avec la Turquie. L’Autriche notamment insiste pour qu’il soit fait explicitement mention d’un “partenariat privilégié” qui pourrait éventuellement remplacer une adhésion pleine entière. Une hypothèse farouchement refusée par Ankara qui veut être traité exactement sur le même pied les autres impétrants.
*“La nation turque ne peut accepter des discrimination” a affirmé samedi le chef de l’Etat Ahmet Necdet Sezer, juriste démocrate et laïc convaincu en ouvrant la nouvelle session du Parlement. Le gouvernement AKP (parti de la justice et du devloppement) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, issu du mouvement islamiste, est tout aussi déterminé et menace une politique de la chaise vide pour le 3 octobre. “L’avion attendra. Nous déciderons au dernier moment aprés avoir examiné le texte” affirmait déjà jeudi le ministre des Affaires Etrangéres Abdullah Gül. Samedi, le premier ministre lui même, bien que partisan déterminé de l’intégration dans l’Union Européenne, est revenu à la charge affirmant : “si les lignes rouges fixées par la Turquie ne sont pas respectées, nous aurons une attitude bien différente de celles à quoi l’UE était habituée jusqu’ici”. “Nous n’avons pas perdu notre honneur au point de tout sacrifier à l’ adhésion” a quant à lui affirmé le président du parlement Bülent Arinç, poids lourd des des “durs” de l’AKP, qui ajoute : “Soit l’Europe se renforcera et restera en phase avec les changements mondiaux en acceptant notre accession, soit, en s’opposant à notre adhésion, elle s’enfermera dans une union nostalgique et vieillissante, perdant son influence sur la politique mondiale”.
Il y a bien sûr une part de rodomontades et de surenchères propre aux négociations europénnes. La Turquie avec ses 71 millions d’habitants en écrasante majorité musulmans comme avec sa positions stratégique au carrefour du Moyen-Orient et du Caucase représente néanmoins ue enjeu aussi essentiel que difficile pour les Européens. Mais ces rebuffades de dernière minute aprés que les “25” aient donné leur feu vert pour l’ouverture des négociations d’adhésion en décembre dernier irritent beaucoup les turcs, toutes tendances confondues. “Même si cette crise peut paraitre conjoncturelle, elle représente déjà ce que sera le modus-videndi des négociations et des relations entre l’UE et la Turquie ces prochaines années” souligne Erdal Güven, un des éditorialistes du trés libéral et europhile quotidien Radikal. Et il reconnait que désormais même les “Turcs les plus en faveur de l’Union Européenne ont un goût amer dans la bouche”. Les sondages montrent que le pourcentage des europhiles a baissé en un an de 75% à 63%. Une nouvelle enquête publiée samedi dans Milliyet reléve aussi que 61,4% des Turcs n’ont pas confiance dans l’UE même si une majorité d’entre eux (57,4%) estime nécessaire d’y adhérer.
L’AKP au pouvoir prendra sa décision au dernier moment et cela ne sera pas simple. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a fait de l’intégration dans l’UE la grande priorité de sa politique. Ses adversaires, “kémalistes” et Républicains, l’accusent d’ailleur de miser sur l’Europe pour marginaliser l’armée et conquérir un maximum d’espace pour l’islam politique. Pour le gouvernement turc il sera donc difficile de ne pas aller à Luxembourg et de manquer “une chance historique”. Beaucoup d’observateurs rappellent aussi qu’il n’ y a pas de “plan B”. Mais le premier ministre doit aussi faire les compte avec les pressions croissantes de l’opposition de gauche, trés souverainiste, qui l’accuse de faire des concessions excessives. Et il y la pression d’une partie croissante de l’opinion toujours plus sensible aux sirènes du nationalisme. Dimanche en milieu de journée, le MHP (parti du mouvement national), extrême droite tient un grand meeting au coeur d’Ankara. Ses affiches sur fond rouge recouvrent les murs de la capitale turque : “Mon pain, mon travail, mon argent je suis prêts à les partager. mais pas ma patrie”.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=328027
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Letter From Turkey : Is Turkey now looking too much to Europe?
By Daniel Altman International Herald Tribune
Wednesday, November 24, 2004
‘Single, mostly Muslim country with 69 million people, fairly attractive private sector, slight inflation problem, seeks closer relations with neighbors (free-trade agreements, foreign direct investment, maybe more?), multiple partners O.K.”
So might read a personal ad for the Turkish economy, if such things existed. Lately Turkey has been gussying itself up and waiting by the phone for a call from the European Union. But for an economy seeking happiness and growth, a new relationship is not the only answer.
Joining the EU would indeed bring Turkey some economic advantages: free movement of labor, some direct subsidies and the possibility of joining the euro, which would put fears of inflation a bête noire for the country to rest once and for all.
Yet EU membership would not necessarily bolster Turkey’s economy the way it has for many former members of the Soviet bloc. For one thing, Turkey already has a customs union with the European Union, which allows free imports and exports of most nonagricultural goods. Turkey also has a substantial private sector where opportunities for foreign investment are constrained more by economics than by treaties or the political system.
What may be more important for Turkey’s future is that simply trying to join the EU has involved it in a helpful program of economic, fiscal and financial adjustments. So have its ongoing negotiations with the International Monetary Fund on the payment of its debts, which should culminate in a renewed agreement next month.
Were the European Union to delay or deny membership, those processes probably would not stop.
“There is a tremendous amount of consensus on what Turkey should do,” said Omer Aras, vice chairman of the board of Fiba Group, a finance and retail conglomerate. “The government keeps saying that all the reforms they are doing are part of their program anyway.”
In the main, those reforms have consisted of lowering inflation and balancing the government’s budget.
Turkey’s central bank became independent three years ago, and the country has rapidly moved toward stable prices since then. Prices are currently rising by about 12 percent annually, down from 54 percent in 2001.
A further drop in inflation could lead directly to economic growth, said Fatih Ozatay, vice governor of the Turkish central bank, because people will have a good idea of what their money will buy in the future.
“These policies increase the horizon of planners: consumers, investors, things like that,” he said. “These policies will create an environment suitable for investment.”
But there is more that Turkey can do.
To Elif Bilgi, managing director of HC Istanbul, a Turkish investment bank, the country is a long way from adopting a truly capitalist system.
“You couldn’t say that they are the most savvy bunch from the economic perspective,” she said of the current government, which she also called well-meaning.
“Fundamentally, I don’t think they have much of an understanding of how a capitalist system works.”
Privatization of state-owned companies and industrial monopolies, Bilgi said, was viewed more as a way to balance the government’s books than as an important step toward a market economy.
Deregulation and structural change had been minimal, she said, except for what she called a “minor” reform of the banking sector, which Ozatay also characterized as incomplete.
Part of the problem might be Turkey’s choice of role models. Bilgi said she worried that Turkey was following the example of European countries too closely, rather than taking some cues from the United States.
“Even in continental Europe, you don’t really have the workings of a fully liberal economy,” she said.
Reform of the commercial code is following the civil law formats of France and Germany, Bilgi said, rather than the common law pioneered by Britain and adopted by the United States. The latter generally accords more protections to investors, and research by economists at Harvard and the University of Chicago has shown that its adoption can lead to broader capital markets.
Capital markets certainly are underdeveloped in Turkey, with thin private debt markets and few derivatives, and sky-high interest rates are a big reason why. The government’s debt burden carries a constant threat of financial crisis, and interest rates are unlikely to fall until it comes under control.
In that department, Aras said, two bugaboos have yet to be addressed. The first is the social security system, which has been more generous than the government could afford.
The second, which he deemed especially crucial, was the underground economy. Eliminating it would protect legal businesses from unfair competition and help the government to balance the budget through higher tax revenue.
In addition, Turkey need not direct all its attention to Europe’s wealthy Western economies. As a historical gateway between Eastern Europe and Central Asia, it can still serve as a nexus for trade and finance. Turkey boasts more than a dozen free-trade agreements with Eastern European countries, in addition to one with Israel. And despite its shaky financial markets, its financial sophistication has proved to be a valuable export.
“The level of financial services in Turkey is far ahead of those countries,” Aras said, referring to Turkey’s northern and western neighbors. After moving into Romania and Russia to follow its corporate clients, he said, Fiba Group’s Finansbank had found unexpected opportunities to serve consumers.
The one partner Turkey is unlikely to hook up with anytime soon also happens to be the world’s biggest export market: the United States. Because of Turkey’s customs union with the European Union, the United States will not negotiate with it on a one-to-one basis, said Neena Moorjani, a spokeswoman for the Office of the U.S. Trade Representative.
To Bilgi, however, that’s not a big problem. “The opportunities that Turkey may have in the next couple of years,” she said, “will come from within.”
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Steven Rix
01/10/2005
Je connais des gens qui travaillent pour Lockheed Martin a Fort Worth au Texas, et je n’aime pas du tout leur culture d’entreprise. Dernierement j’ai eu la presence des employes de Lockheed sur mon blog qui recherchaient des informations sur la Chine, vraisemblablement pour que leurs emplois soient garantis.
berthierch
01/10/2005
à rapprocher de la position des socialistes allemands en faveur de la dérèglementation ferroviaire, suivant en celà la bundesbahn. il s’agit d’un lobbying pro-eurofigfhter, anti dassault.
Slyzerin
01/10/2005
En espérant que Bush soit renversé et que la pollution diminue ! C’est tellement dramatique, et ya que les japonais qui font vraiment quelque chose pour l’environnement…
Slyzerin
http://slyzerin.skyblog.com
Frontin
30/09/2005
Citation:
L’immense scepticisme du public américain pour la politique activiste de promotion de la démocratie (par la force)
Il ne se passe pas un jour sans que l’on nous rebatte les oreilles concernant l’avis du public américain.
Il me parait important de ne pas perdre de vue que l’avis d’un peuple, capable de voter pour Busch, malgré le nombre incroyable de mensonges et de stupidités à son actif, devrait être ignoré.
Le peuple américain a le président quil mérite. Tout les sondages et autres blabla concernant lavis de ses fans nous laisse totalement froid.
Ce qui est important aujourdhui cest la montée incroyable de lanti-américanisme venant des autres pays du monde.
Le fossé entre les Etats-Unis et les autres pays, fait que nous nous sentons soudainement plus proche de peuples dont nous navions même pas conscience hier.
Il serait bien plus important pour nous que les médias témoignent de limmense fossé que les Etats-Unis sont en train de creuser avec le reste du monde grâce à léquipe mise en place par les républicains libéraux extrémistes.
louis kuehn
30/09/2005
tiré du Figaro du 30 novembre…
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Villepin se place en première ligne
Le premier ministre s’est attaché, hier lors de sa quatrième conférence de presse mensuelle, à déminer les premiers dossiers chauds de son gouvernement (SNCM, Hewlett-Packard…). Toujours soucieux de contenir les offensives de Nicolas Sarkozy, il a demandé à être jugé sur ses «résultats», loin de toute «surenchère».
Bruno Jeudy
[30 septembre 2005]
«Je me bats», «je demande», «je veux», «je ne baisse pas les bras»... Multipliant les formules à la première personne il a prononcé le «je» à 49 reprises , Dominique de Villepin a voulu montrer hier qu’il tenait fermement la barre du navire gouvernemental. «Je me coltine les difficultés. Je prends à bras-le-corps les problèmes d’aujourd’hui. Non, il n’y a pas d’essoufflement du gouvernement», a-t-il répliqué, alors que son équipe traverse ses premières difficultés.
Comme chaque mois depuis son arrivée à Matignon, le premier ministre a tiré le bilan de son action, présenté ses projets en matière de recherche et défendu, au lendemain de la présentation du budget 2006, ses choix économiques et financiers.
Derrière son pupitre transparent, sur lequel s’inscrit désormais le slogan gouvernemental «Pour une croissance sociale, avancer ensemble», Dominique de Villepin a surtout voulu effacer l’impression de flottement laissée par la gestion du conflit à la compagnie maritime SNCM, les approximations sur le dossier Hewlett-Packard, ou encore le «couac» qui a opposé le garde des Sceaux, Pascal Clément, au président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, sur la rétroactivité du bracelet électronique (lire ci-dessous).
Sur tous les dossiers, le message du premier ministre est clair : il est le chef. Le conflit à la SNCM ? «J’ai repris personnellement le dossier», affirme-t-il devant son ministre des Transports, Dominique Perben, avant de présenter une solution de compromis sur l’épineuse question de la privatisation de la compagnie maritime. Le remboursement des aides publiques par Hewlett-Packard ? Il affirme que le gouvernement espère toujours une réduction du nombre des licenciements. Mais laisse le soin à Jean-Louis Borloo de reconnaître… «qu’aucune aide publique directe n’a été accordée». La polémique sur la rétroactivité dans l’affaire du bracelet antirécidive ? «Tout se fera dans le respect des principes constitutionnels», avertit-il. La remise en cause du droit du sol évoquée par le ministre de l’Outre-Mer François Baroin ? «Pas question», tranche Villepin.
Plus volontariste que jamais, l’homme de Matignon a paru agacé par les critiques y compris dans son propre camp sur son projet de budget 2006. «Je vous engage à voir tout le mal qu’on se donne pour en arriver là», lâche-t-il, avant d’ajouter étrangement : «J’aurais baissé les bras, je me serais rendu à l’exigence de la réduction des dépenses publiques, pour ne rien faire, alors vous auriez dit que ce gouvernement n’a pas de politique.»
Dominique de Villepin veut convaincre, au contraire, que son gouvernement «peut changer les choses» sans céder à la «tentation du tout ou rien». S’il n’oublie pas la «leçon du 21 avril et du 29 mai», il se projette déjà vers les «grandes élections de 2007» : «Moi, je ne fais pas les choses à court terme.» Contrairement à son discours lors des journées parlementaires de l’UMP à Evian, il juge cette fois que 2007 se gagnera sur un «projet d’avenir» et non plus seulement sur un bilan. Cela ne l’empêche pas de mettre en garde contre la «surenchère» et le «catalyseur d’énergies négatives». Nicolas Sarkozy, en voyage à la Réunion, appréciera l’expression. Un Nicolas Sarkozy qui est, pour la première fois, dépassé par Dominique de Villepin dans le dernier baromètre Sofres-Figaro Magazine. Le premier ministre obtient 48% d’opinions favorables contre 47% au président de l’UMP.
Seb24
30/09/2005
Je trouve dommage que dedefensa s’amuse a propager ce genre de vidéo sur le net. En effet il y’a un certains nombre de contradiction dans les elements avancés, Il y a un manque flagrant d’objectivité dans ce document. On nous montre tout les elements et les plans favorable a la thèse mais pas la contreargumentation. Ils montrent des photos prises dans les angles favorables à la justification de leurs thèses mais oublient celles qui les contredisent.
Enfin il est certains que la personne ayant monté cette vidéo sait se servir des images mais n’a aucune connaissance des thèmes abordés (notamment en aéeronautique).
Vouloir connaitre la véritable histoire du 11 septembre est certe normal est justifié. Mais se jeter dans les premier document de propagande venu ,la ca devient un peu absurde.
Surtout lorsqu’il sagit de sortir de la propagande américaniste.
ti.amat
30/09/2005
Bonjour,
C’est après bien des hésitations que je voudrais réagir a votre article,non pas pour le sujet mais par crainte d’etre taxée de"conspirationniste”.Ce texte de Rumsfeld est connu depuis le jour ou il a été emit.Vous pouvez trouver sur certain forums des recherches tres approfondies et “scientifiquements prouvables"puisque c’est la seule façon d’etre entendu, j’en veux pour preuve le travail de m.Walker Jimmy et son site “Reopen 911”(ce monsieur se trouve par ailleurs en Hollande suite a quelques menaces pour sa vie).
Je possède le dvd reçu gratuitement par le Réseauvoltaire et toute personne souhaitant l’obtenir peut faire de-meme.Je ne puis que vous conseiller de vous le faire parvenir,il est plus facile de lecture que sur le net,trop long a télécharger…ou sur le site Alterinfo a qui j’ai fait suivre la copie de cette vidéo.
Il y a quelques chercheurs sincères et qui font un travail fabuleux sur le 911 mais qui malheureusement sont traiter de fous ou malades mentaux j’en passe et des meilleurs,et ceux-là ne font pas de publicité.
Pour votre info et sans vous obliger a quoi que ce soit visiter quelques forums,notemment celui de Styvo.ch et vous pourrez voir les archives et vidéos qu’ils ont sur le sujet, une mine de renseignements!
Merçi de me lire et merçi pour votre site que je ne manque pas de placer sur tout les forums sérieux qui veulent s’informer réellement.
ti.amat
Frans Leens
30/09/2005
Bravo pour votre site.
Le 11 septembre est la plus extraordinaire pièce de théatre fabriquée pour nous faire croire que les USA ont toute les raisons de faire la guerre au monde entier, quelles que soient les personnes manipulées pour en être les acteurs.
Les petites phrases de Rumsfeld sont intéréssantes comme tous les lapsus, mais des sites Internet nous donnent mille et un détails sur toute cette affaire. Il faut bien sûr garder l’esprit critique et faire la différence entre faits avérés et interprétations à toujours examiner avec circonspection.
Le site, à ma connaissance, le plus complet sur le 11 septembre est: http://serendipity.li/wtc.htm
Bonne lecture
Salut à tous.
Harraps
30/09/2005
tout est bien difficile sur ces sujets. Certes.
Mais il est bon de rappeler qu’en anglais, ‘missile’ veut dire ‘projectile’, au sens large. Donc tout est possible, et il est bon de rappeler tous les possibles avant de s’exciter trop fort :)
Fred
30/09/2005
(je sais ça n’a rien à voir avec l’américanisme… mais tout de même :-) )
Citation :
“Le 13 septembre dernier, sur demande de la Commission, la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) a annulé une décision-cadre du Conseil relative à la protection de l’environnement par le droit pénal (1). L’arrêt n’est pas passé totalement inaperçu, mais sans qu’on prête assez d’importance au mécanisme qu’il illustre : celui de l’intégration forcée qui fonctionne à l’insu des Européens. Il faut y revenir pour souligner qu’au-delà de la question immédiate de la répartition des pouvoirs, ce qui est réellement en jeu c’est la confiance que l’on peut accorder aux traités et aux organes chargés de veiller à leur application. Enjeu suffisamment grave pour qu’on crie ” casse-cou ” !”
Le lien :
http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1355
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