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City of...

Article lié : L’assassinat d’une ville en 25 questions

John Deuph

  28/09/2005

À l’attention de M. et Mme Dedefensa et leurs enfants
———-
Bonjour,
Mike Davis, il me semble que son livre prodigieux, effectivement, s’appelle plutôt city of quartz. D’ailleurs, ça lui va mieux.
Continuez! Aussi on aime bien avoir les bruits de couloir de l’administration européenne.
John

Soutien

Article lié : SPÉCIAL-II : et maintenant, qu’allons-nous faire? La réponse est dans votre solidarité et dans votre soutien

Louis Springuel

  26/09/2005

La qualité de la synthèse vaut bien un abonnement volontaire, cependant l’accès libre à l’information me semble un atout majeur de votre site. Il a fallu des mois pour identifier l’intérêt de votre travail.
Encore merci et bonne continuation

Les XXX de plus en plus contre YYY

Article lié :

Fred

  26/09/2005

Même dedefensa n’échappe pas à la mode ;-)

“Les britanniques de plus en plus contre la guerre”

“Les américains de plus en plus contre la guerre”

Est-ce que ça ne fait pas deux ans qu’on explique que les sondages disent que les peuples sont majoritairement contre la guerre ?

En fait, les sondages sur la guerre en Irak, c’est comme les pubs pour les lessives. Elles lavent toujours plus blanc. Les peuples sont encore plus contre la guerre. Ca n’en finit jamais de contrer. Mais la guerre ne s’arrête pas pour autant. Si la lessive supprime la saleté, les sondages n’ont hélas pas le même effet sur la guerre.

a voir

Article lié :

astrid

  26/09/2005

http://mdlm86.free.fr/911/PainfulDeceptions_french.html

Excellent film démontant la thèse officielle !!

Toujours à propos de l'Iran et de mes questions de l'autre jour...

Article lié :

Fred

  25/09/2005

Un article passionnant sur le sujet, très factuel, pour une fois, avec rappel historique, contextuel et tout et tout…

http://www.elwatan.com/2005-09-25/2005-09-25-26827

L’Iran et la prolifération nucléaire

Le programme nucléaire iranien, qui se trouve à un stade avancé, n’est pas une lubie de la République islamique. Lancé en 1956, en coopération avec la France où les premiers physiciens ont été formés dès 1961, sa paternité revient au Shah. Et ce sont les Etats-Unis qui fournirent à Téhéran son premier réacteur nucléaire de recherche en 1964.

En 1974, en plein choc pétrolier, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis acceptent de vendre à l’Iran des centrales nucléaires. La coopération s’intensifia entre Paris et Téhéran où le Premier ministre français de l’époque, Jacques Chirac, se rendit pour signer l’accord Eurodif, faisant du pays du Shah un actionnaire du consortium européen d’enrichissement de l’uranium ; l’Iran devait disposer de 10% des quantités produites par l’usine dont l’entrée en production était prévue pour 1981. En février 1979, l’imam Khomeiny est rappelé d’exil et proclame la République islamique, en avril. Il ordonne aussitôt la reprise de l’exploitation des gisements d’uranium, rompt le contrat de fourniture de centrales avec la France, qui n’avait pas encore honoré ses engagements, maintient celui conclu avec l’Allemagne pour la construction de la centrale de Bushehr qui avait démarré en 1975, et surtout, confirme l’actionnariat de l’Iran dans le consortium Eurodif, se heurtant au refus de la France. Comme prévu, l’usine entre en production en 1981. Les Iraniens réclament 10% de la production et la France refuse. Le contentieux Eurodif est explosif. En effet, la conséquence fut une dizaine d’années de relations tumultueuses entre Paris et Téhéran, marquées par des attentats qui firent des centaines de morts en France et au Liban qui connut l’épisode des otages français. En décembre 1991, l’Iran est finalement rétabli dans ses droits d’actionnaire d’Eurodif et la France accepte de lui livrer 10% de la production, comme contractuellement convenu. Dès sa proclamation, la République islamique avait acheté des équipements à l’Allemagne, à la Chine, à l’Argentine et au Pakistan. Mais c’est avec la Russie qu’elle va établir une véritable coopération stratégique. En janvier 1995, les deux pays signent un accord pour rendre opérationnelle la centrale de Bushehr - endommagée lors de la guerre Iran-Irak -, malgré les protestations de Washington qui accuse Téhéran de développer des armes de destruction massive, et de soutenir le terrorisme. Selon différentes sources, dont l’AIEA, trois sites nucléaires iraniens retiennent l’attention :
1/ A Arak : Les Iraniens construisent un réacteur de recherche à eau lourde de 40 MW, alimenté par de l’uranium naturel (pas besoin de l’enrichir), dont la capacité peut être doublée. L’Iran affirme qu’il est destiné à produire des isotopes à des fins médicales, mais si ce pays avait des capacités de retraitement, il pourrait produire 10 à 20 kg de plutonium, de quoi fabriquer une à deux bombes.
2/ Le site d’Ispahan comprend une unité de conversion, étape précédant l’enrichissement :
  il s’agit de convertir le yello cake (concentré d’oxyde d’uranium) en un composé gazeux appelé « hexafluoride d’uranium » (UF6) qui doit être enrichi dans des centrifugeuses pour produire du combustible.
  Suspendues en novembre 2004, ses activités ont repris le 8 août dernier. Selon les estimations de l’AIEA, il aurait produit quelque 6800 kg.
3/ Le site de Natanz est la principale installation d’enrichissement d’uranium, opération qui est toujours suspendue. L’Iran a importé ou fabriqué des milliers de centrifugeuses pour monter des « cascades » nécessaires à l’enrichissement. Une fois achevée, cette usine pourra produire de l’uranium faiblement enrichi (usage civil) ou fortement enrichi (matières fissiles = usage militaire). Et circonstance aggravante pour ses détracteurs, l’Iran possède les moyens de lancement.
Le missile Shahab 3 a une portée de 1300 km et on lui prête l’intention de fabriquer un missile balistique. En janvier 2002, George Bush classe l’Iran dans « l’axe du mal » avec la Corée du Nord et l’Irak. Le cas de l’Irak a été réglé par la guerre avec les conséquences que l’on sait. Celui de la Corée du Nord semble en voie de l’être par les négociations dans le cadre du groupe des « six » (les deux Corée, la Chine, la Russie, le Japon et les Etats-Unis) qui est arrivé, le 19 septembre dernier, à un accord autorisant pour la première fois un optimisme mesuré quant à une issue heureuse de la crise. Reste l’Iran, qui a engagé un bras de fer avec l’UE3, (l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne) et les Etats-Unis. Depuis le début 2003, ce pays est placé sous contrôle de L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), basée à Vienne. Chien de garde du régime mis en place par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), pierre angulaire du régime international de non-prolifération, elle gère les garanties découlant de ce traité. En novembre de la même année, le Conseil des gouverneurs, qui est l’exécutif de l’AIEA, a adressé un message très grave et menaçant à l’Iran pour avoir manqué à ses obligations de non-prolifération, mais n’a pas retenu la saisine du Conseil de sécurité demandée par les Etats-Unis et rejetée par les Européens qui croient aux vertus du dialogue. En échange, Téhéran avait accepté de signer le protocole additionnel de l’AIEA, qui impose aux Etats des inspections plus intrusives que le TNP, et de suspendre les activités de conversion de l’uranium. La question de l’enrichissement est restée au centre du bras de fer entre l’Iran et l’UE3 et les Etats-Unis. Commencées en novembre 2004, les négociations entre l’UE3 et l’Iran ont été interrompues en août dernier, quand Téhéran a rejeté les offres européennes au motif qu’elles ne prenaient pas en compte son « droit » à l’enrichissement de l’uranium. Les Européens cherchent à obtenir une suspension illimitée et légale de ce « droit », alors que Téhéran ne veut concéder qu’une suspension limitée dans le temps et volontaire, refusant de renoncer définitivement à la maîtrise du cycle du combustible. En février 2005, après celui de 1995, la Russie signe un accord avec l’Iran portant sur la fourniture de 100 t de combustible nucléaire destiné à la centrale de Bushehr, dont le démarrage est prévu pour 2006, avec une clause de restitution après usage afin de désarmer les critiques des Etats-Unis et de l’UE3. C’est une bouffée d’oxygène pour ce pays qui a su gagner du temps en négociant avec l’UE3 et en faisant des replis tactiques à chaque échéance du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, pour éviter la saisine du Conseil de sécurité, mais a gardé le cap en affichant ses intentions : l’installation de six réacteurs d’ici 2020, la production de 7000 MW d’électricité et de son propre combustible nucléaire. Le samedi 17 septembre, deux jours avant la dernière réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA à Vienne, le président iranien, s’adressant à l’assemblée générale de l’ONU, n’a fait aucune concession. Il a revendiqué l’indépendance nucléaire de son pays et réaffirmé son « droit inaliénable d’avoir accès au cycle du combustible nucléaire ». En réponse aux Européens qui reconnaissent à l’Iran le droit de posséder des centrales, mais lui demandant de renoncer à l’enrichissement de l’uranium en échange de la fourniture de combustible, il a déclaré que « l’usage pacifique de l’énergie nucléaire sans possession du cycle nucléaire n’est qu’une proposition vide ». Dès lors, l’UE3 n’avait d’alternatives que de se ranger dans le camp des Etats-Unis et demander la saisine du Conseil de sécurité. Un objectif difficile à réaliser, du moins dans la conjoncture actuelle. En effet, l’Iran ne manque pas d’atouts, et la conjoncture lui est favorable : il a de solides « alliés ». La Russie construit un réacteur nucléaire et lorgne sur le reste du programme iranien qui s’annonce très juteux. On pourrait soupçonner les Européens de chercher à se l’accaparer, ce qui serait le meilleur moyen de le contrôler en plus d’en tirer un profit commercial. La Chine, dont la soif d’énergie est insatiable, est le deuxième acheteur d’or noir iranien, et l’Iran lui offre un débouché commercial en pleine expansion. L’Inde a deux importants projets avec l’Iran : la signature d’un contrat d’achat de gaz de 22 milliards de dollars et la construction d’un gazoduc à travers le Pakistan. Les pays non-alignés, dont l’Algérie, soutiennent l’Iran par esprit de solidarité de groupe, et parce que les pays occidentaux ont été sourds jusqu’à présent à leurs doléances en matière de désarmement.
Il a aussi de solides « arguments ».
Le lien fait pour la première fois par ce pays, entre le nucléaire et le pétrole et la menace de retrait du TNP (article X, précédent de la Corée du Nord) brandie dès 2004, sont à prendre très au sérieux. L’Iran pourrait aussi exercer sa capacité de nuisance en Irak et lancer les activités d’enrichissement ; il est capable de recourir à des actes extrêmes, quand ses intérêts sont en jeu.Les moyens de rétorsion contre l’Iran sont limités : les sanctions ont montré leurs limites en Irak et sont devenues impopulaires. Dans le cas présent et dans la conjoncture actuelle, quelque soit leur champ d’action, elles pourraient se révéler dommageables pour l’économie mondiale en raison du poids pétrolier de l’Iran, 4e producteur mondial et 2e pour les réserves de pétrole et de gaz. Il faut rappeler que les Etats-Unis n’ont pas réussi à appliquer la loi d’Amato en 1996, qui prévoit des sanctions contre les firmes étrangères investissant en Iran. Par ailleurs, Téhéran pourrait poursuivre son programme nucléaire, sans avoir de compte à rendre. Un scénario type guerre d’Irak est à exclure. Il y a une fatigue de l’interventionnisme armé américain. Les débats qui ont précédé l’invasion de l’Irak ont laissé des traces et la guerre s’enlise. On peut aussi s’interroger sur les capacités militaires des Etats-Unis à mener des opérations d’envergure en Iran sur leur coût financier et humain et sur leurs résultats aléatoires, au moment où le front intérieur se fissure. Des frappes limitées ? On peut avoir à l’esprit la destruction d’Osirak en 1981, par l’aviation israélienne. Encore faudrait-il frapper tous les sites iraniens, répartis à travers tout le territoire et massivement protégés. Une action préventive de type militaire, quelque soit son envergure, alors que le doute subsiste sur la nature du programme nucléaire iranien, pourrait se révéler catastrophique. Comment d’ailleurs la justifier, alors que les négociations se poursuivent avec la Corée du Nord ? Comment éviter une flambée de terrorisme de la part de ceux qui verraient dans une telle aventure une attaque discriminatoire contre le « nucléaire musulman » ? La bataille de la non-prolifération a ralenti la prolifération, mais ne l’a pas arrêtée. Au moins 40 Etats possèdent déjà les capacités nécessaires pour fabriquer des armes, dans des délais relativement courts. Cibler uniquement quelques-uns peut ne pas être compris. Par contre, on peut comprendre qu’un pays refuse d’arrêter son programme, de fermer la porte à l’avenir et d’accepter ce que le président iranien a qualifié d’« apartheid nucléaire ». A moins de mettre sur la table tout le dossier de la prolifération et du désarmement et de l’ériger en priorité de la sécurité collective que la communauté internationale tente vainement de mettre en place depuis 1945. Par ailleurs, si on épouse la logique de l’UE3, Israël, l’Inde et le Pakistan sont de mauvais exemples. Or, ils ne sont pas inquiétés. Par contre, les Etats qui ont souscrit à toutes les garanties de l’AIEA, y compris le protocole additionnel, peuvent être harcelés à tout moment. Certes, le respect du TNP et du protocole additionnel, qui doit être érigé en norme universelle pour les garanties afin de renforcer le pouvoir de vérification de l’AIEA, est impératif, mais les droits des Etats doivent aussi être respectés. Une obligation à laquelle les puissances nucléaires ont tourné le dos depuis longtemps. S’il subsistait le moindre espoir, il aura été balayé par la Conférence de révision du TNP de mai dernier qui fut un échec retentissant. Elle n’a réussi à réunir le minimum consensuel sur aucun des trois piliers du traité : non-prolifération, désarmement et utilisations pacifiques de la technologie nucléaire. Autre signe du raidissement des puissances nucléaires, le document final du récent Sommet de l’ONU a fait l’impasse sur la question du désarmement. L’Iran est membre du TNP qui lui interdit tout programme nucléaire militaire, mais l’autorise à enrichir l’uranium à des fins pacifiques, y compris pour la production d’électricité. Cependant, si les activités d’enrichissement ne sont pas automatiquement liées au nucléaire militaire, elles permettent de posséder la technologie qui y conduit. Or, l’Iran est l’objet de sérieux soupçons quant à la finalité de son programme. Il doit répondre à l’attente de la communauté internationale en acceptant une totale transparence. En ratifiant par exemple, le protocole additionnel qu’il a signé en décembre 2003 et en l’appliquant de bonne foi, et que les puissances nucléaires admettent enfin, que la non-prolifération la plus sûre reste encore le désarmement. Elles doivent mettre fin à la culture du non à tout ce qui est proposé par les pays non nucléaires. Elles doivent respecter l’intégralité des obligations découlant du TNP et les engagements pris à la conférence de révision de 2000 qui a arrêté un plan de désarmement en 13 points, resté lettre morte. Elles doivent mettre fin au blocage des travaux de la Conférence du désarmement de Genève, seul organe de négociations multilatéral, qui sont gelés depuis la finalisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, en août 1996. Dans le rapport adressé à la Conférence, le 3 septembre 1996, son rapporteur spécial (l’auteur de ces lignes) mettait déjà en garde contre la priorité donnée à la non-prolifération par les P5, au détriment du désarmement privilégié par les pays non-alignés et neutres. Ce faisant, ces puissances prêcheraient par l’exemple, se doteraient d’un pouvoir moral qu’il serait difficile d’ignorer et enlèveraient tout prétexte aux proliférateurs.
(*) L’auteur est diplomate.

groet

Article lié : Les élections irakiennes comme événement virtualiste

Hans van Gemert

  25/09/2005

de groeten uit Grave
en tot ziens

Notre raison d'être — Extrait de la rubrique de defensa, “de defensa” Volume 20, n°20 du 10 juillet 2005

Article lié :

Réjean Tremblay

  25/09/2005

Bonjour,

Je cherche à savoir si
vous avez le temps de lire et répondre les courriels
(“e-mails”)que vous recevez.
Gérer un site internet prend beaucoup de temps.

Je cherche à débattre de la question moderne et anti-moderne avec vous…

Nous avons eu au Canada, dans le cadre de cette
question fondamentale pour
votre site,dès les années 50, avec le projet de l’avion de chasse Avro Arrow (le plus avancé
à l’époque), une dynamique similaire à ce que l’Europe et la France subissent aujourd’hui avec
le Rafale.

Étiez-vous au courant de la question du Avro Arrow?

Nous au Canada, et au Québec particulièrement (sans prétention),
connaissons bien les stratégies impérialistes de l’Ogre américain…

Nous avons été confrontés au problème américain depuis plus de quatre
siècles…

En passant, félicitations pour votre site, vous avez
compris que le monde dépend
du destin qui attend
l’Empire américain et la fin de la Pax Americana
instaurée depuis 1945…

Amicalement,

Réjean Tremblay

A propos du libéralisme et de la communication

Article lié :

Fred

  25/09/2005

Je ne fais que noter une réflexion qui me vient en passant.

Le monétarisme, à la base des statuts de la BCE et des politiques du FMI, pose pour postulat qu’en raison des anticipations (adaptatives ou rationnelles ou ce que vous voulez d’autre), les agents économiques réduiront toujours à néant les efforts des Etats qui tentent d’agir sur l’économie. Car par exemple, si l’Etat fait une relance par la consommation, les producteurs vont augmenter les prix, ce qui fera augmenter l’inflation, ce qui est néfaste. Par exemple. En conséquence, ces brillants économistes expliquent qu’il faut que les Etats n’interviennent pas, et aient si possible, la politique économique la plus neutre et la plus stable possible.

Donc. Si les anticipations sont ce qui justifie l’indépendance totale de la Banque Centrale Européenne et son unique objectif de lutte contre l’inflation. Si l’Europe n’accepte de légiférer que lorsqu’il s’agit de déréguler. Tout cela parce que ça va dans le sens d’anticipations qui s’auto-gèrent bien plus efficacement.

Je pose donc ma question :
- Si les anticipations sont ce qui sous-tend tout notre système économique, pourquoi est-ce qu’un tel raisonnement n’est pas appliqué à la communication ?

Je dis “communication”, mais j’aurais pu tout aussi bien dire “propagande”.

Finalement, le marché de la propagande ne se porterait-il pas mieux s’il n’y avait pas monopole de la propagande ?

Les électeurs ne voteraient-ils pas mieux si l’Etat et les multinationales n’intervenaient pas sur les marchés de la propagande ?

Est-ce que les situations d’oligopoles observées dans les médias ne sont pas néfastes à une bonne propagande ?

Voilà plusieurs façons de poser un même problème…

Je ne fais que poser quelques idées qui me travaillent depuis quelques jours… ca mériterait d’être mieux formalisé j’imagine. Mais ce n’est pas mon métier :-)

On verra bien la verite demain

Article lié : Dieu est-Il dans le coup ?

Steven Rix

  24/09/2005

Allez tiens je vais poster votre article sur mon blog. Je suis souvent d’accord avec vous sur pas mal de choses, pas tout a fait d’accord avec votre article mais bon c’est votre opinion, et une facon de voir les choses. Vous voyez les choses de maniere europennes loin des USA, je vois les choses americaines, loin de l’Europe, donc il y a une part de verite dans les 2 ou bien un part de mensonges dans nos perceptions comme dirait Staline, allez savoir:)
Je vais devoir me remettre a Manual de Dieguez vite fait. LOL

liberté de... licensier∫ (Hewlett-Packard)

Article lié :

louis kuehn

  24/09/2005

LE FIGARO DU 24 SEPT.

La réponse n’a pas tardé. Hier, lors d’une visite au pôle de plasturgie d’Oyonnax, Dominique de Villepin a assuré que Bruxelles avait les compétences pour agir face au plan de restructuration du groupe américain Hewlett-Packard. «Il est normal que quand un Etat membre rencontre des difficultés, et dans la mesure où ces difficultés sont partagées avec d’autres, on essaie de trouver des solutions communes», a déclaré le premier ministre.

Mercredi, alors que Jacques Chirac venait de demander au gouvernement de saisir la Commission européenne sur le dossier HP, José Manuel Barroso, son président, avait pointé les limites des pouvoirs de Bruxelles en matière sociale. «Il n’est pas dans les compétences de la Commission d’empêcher les entreprises de licencier», avait-il déclaré. La définition de la grande majorité des politiques sociales dans l’Union européenne relève de la compétence exclusive des capitales. Les rares décisions communautaires en la matière ne peuvent se prendre –Ždans la quasi-totalité des casŽ– qu’à l’unanimité.

Lors de la négociation du projet de Constitution européenne, plusieurs capitales, dont Paris, avaient tenté d’élargir la règle de la majorité qualifiée en matière sociale. En vain. La Grande-Bretagne, en particulier, ne veut pas abandonner son droit de veto.

Ainsi, la Commission a beau jeu de se défausser sur les Etats membres et de critiquer leur «pingrerie» lorsqu’il s’agit de financer un «fonds d’ajustement pour la croissance», destiné à amortir les conséquences sociales des restructurations. Appelé, selon les propositions de la Commission, à être doté de 7 milliards d’euros pour la période 2007-2013, ce fonds a finalement été raboté par les Etats membres lors de la négociation avortée du budget à long terme (2007-2013). Ils «ont refusé les propositions de la Commission pour doter l’Europe d’une politique sociale», avait critiqué José Manuel Barroso, faisant allusion aux six pays –dont la France– qui plaidaient pour des économies budgétaires.

Ces revers n’ont pas empêché les salariés britanniques de Rover de bénéficier, début 2005, d’une enveloppe de 193 millions d’euros puisée dans le Fonds social européen. Une telle opération devrait être rééditée pour HP. Hier, la Commission assurait qu’elle était en train d’examiner les mesures à mettre en œuvre pour amortir le choc causé par les licenciements.

Aucun des cinq sites informatiques menacés n’ayant bénéficié de subsides communautaires à l’implantation, la direction de l’entreprise ne pourrait pas être contrainte de rembourser ces aides, le cas échéant. Aujourd’hui, obligation est faite aux sociétés ayant bénéficié de fonds structurels de conserver leur implantation sur la zone subventionnée pendant cinq ans. Cette période devrait bientôt passer à sept ans.

En 1997, la fermeture par Renault de l’usine belge de Vilvorde avait conduit l’Union à accélérer un projet de directive visant à renforcer le droit d’information et de consultation des salariés. Aujourd’hui, la législation existe. Ni les Etats, ni la Commission ne sont tentés d’aller au-delà.

Article lié : Le budget du Pentagone sera maintenu! Est-ce bien sûr?

Steven Rix

  24/09/2005

Ily a RITA maintenant, encore plus devastateur que “Christina”:) On va tomber dans la recession economique ici c’est sur 100%.Vous devriez lire mon blog parfois.

Article lié :

Frontin

  23/09/2005

Citation !!

* Depuis qu’ils occupent l’Iran, où ils étaient censés trouver la sécurité de l’approvisionnement en pétrole, les Américains connaissent des difficultés grandissantes d’approvisionnement. * Publié le 22 septembre 2005, Antiwar.com, USA.

‘‘L’Iran’‘, C’est une erreur ou un lapsus révélateur?

BPJ

Article lié : Coucou, revoilà Jackson (pardon, BPJ)…

louis kuehn

  23/09/2005

Votre analyse sur BP Jackson est très juste. Je trouve amusant, en effet, que les “prévisions” des analystes américains coincident avec…. leurs souhaits! Ils veulent le tandem Merkel-Sarkozy à la guide de l’Europe continentale. Eh bien, peut etre vont-ils avoir Merkel très faible, et Villepin-Breton plus populaires encore en 2007 qu’ils ne le sont aujourd’hui!

Amicalement
LK

L'Iran est coupable ou pas ∫

Article lié :

Fred

  23/09/2005

De nombreux articles semblent dire que c’est honteux que le Conseil de Sécurité ne soit pas saisi alors que la “troika” européenne le demandait. Ces articles ne semblent plus du tout s’intéresser au nucléaire, mais plutôt au fait que l’Iran ne sera pas “jugée”.

Je me posais alors la question : quid de l’absence de preuves ? Dans les articles dont je mets les liens, il semble clair que l’Iran est injustement dédouanée grace au soutien de pays “munichois”.

Ma question : Est-ce que l’Iran mérite *vraiment* tout cela ? Si qq’un a des éléments, je veux bien les lire :-)

Premier lien :
http://www.lefigaro.fr/europe/20050923.FIG0227.html?075337

Second lien :
http://www.primo-europe.org/
Ce lien, je le mets pour de rire. L’article est en page d’accueil aujourd’hui… j’ignore où il sera demain.

Je le copie ici aussi, car il vaut son pesant de

à mon avis.

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Iran : le chantage a payé

La Communauté Européenne renonce à saisir le Conseil de Sécurité sur le dossier nucléaire iranien.

Bien sûr, il y a l’ouragan Katrina qui eut le mauvais goût d’endommager les stations pétrolières off-shore des USA.

Bien sûr, il y a ces élections outre-Rhin qui paralysent la diplomatie allemande pour quelques mois. La diplomatie française n'a, quand à elle, point besoin d'élections ratées pour être paralysée.

Bien sûr, il y a ces pays qu’on dit non-alignés, judicieusement alignés sur les positions de la Chine et de la Russie.

Bien sûr, La Chine et l’Iran ont en commun quelques intérêts géostratégiques.

Bien sûr, la Russie et l’Iran entretiennent depuis longtemps des relations commerciales, dans le domaine nucléaire, notamment.

Soumis à « l’insupportable inquisition » de l’AIEA, l’Iran se défend et mieux que cela, il attaque.

Prié de dire si Téhéran pouvait provoquer une flambée des cours du brut en représailles à un renvoi du dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité, Ahmadinejad a répondu: "Tout être humain intelligent et en bonne santé devrait avoir recours à tous les moyens disponibles pour préserver sa liberté et son indépendance".

Sous entendu : "attaquez-moi, exigez quoique ce soit devant le Conseil de Sécurité et le cours du brut va s’envoler". La conjoncture mondiale ne peut se permettre une nouvelle flambée des cours du pétrole.

Conséquence : Les Européens ont renoncé dans l'immédiat à saisir le Conseil de sécurité de l'Onu sur le programme nucléaire iranien, selon un nouveau projet de résolution à l'AIEA.

Une démonstration de faiblesse

La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne (UE3) tentaient depuis le début de la semaine de convaincre l'exécutif de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de saisir le Conseil de sécurité à New York, en accusant Téhéran d'avoir "violé" ses obligations, notamment en reprenant la conversion d'uranium.

Le nouveau texte, moins dur que celui que l'UE3 avait fait circuler depuis lundi soir, reproche cependant toujours à Téhéran son "non-respect" de ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire. Mais en des termes beaucoup moins coercitifs.

Il faut être poli avec les Iraniens, surtout que le prochain cyclone menace cette fois-ci, non seulement les plateformes pétrolières, mais aussi les vétustes raffineries du Texas travaillant déjà à flux tendu.

Bref, l’Union Européenne se déballonne une nouvelle fois, tergiverse et attend patiemment que l’Iran mette au point ses armes de destruction massive.

Une démonstration de force

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a pour sa part adressé une ferme mise en garde aux pays qui envisageraient d'attaquer l'Iran, en pleine crise nucléaire avec les Occidentaux, à l'occasion d'un défilé militaire à Téhéran où ont été exhibés les missiles de longue portée Chahab-3.

"Nos ennemis ont compris que nous sommes très sérieux pour défendre notre sécurité", a péroré le président ultraconservateur, en allusion aux Etats-Unis et à Israël, lors du défilé annuel marquant l'anniversaire du début de la guerre contre l'Irak (1980-88) qui a fait des centaines de milliers de morts.

"Si certains veulent refaire l'expérience du passé, le feu de la colère de la nation iranienne sera destructeur et brûlant", a-t-il ajouté, mettant en garde contre toute attaque contre la République islamique.

Les progrès de l'industrie balistique iranienne inquiètent les responsables de la communauté internationale. Le président iranien a déclaré que les forces armées "étaient préparées pour défendre le pays".

L’Iran, ce n’est pas que du caviar

M. Ahmadinejad a également appelé à la fin de "l'occupation" de l'Irak par les troupes américaines et le départ des forces étrangères de la mer Caspienne.

Cette dernière précision est importante. Il ne faut voir là aucun souci gastronomique de la part du président Iranien, au demeurant fort peu primesautier. La Mer Caspienne est connue en effet comme étant un des réservoirs mondiaux de l’esturgeon.

Plus précisément, l’Iran aimerait bien avoir les coudées franches pour importer la révolution islamique aux portes de la Russie et, accessoirement, prendre position pas trop loin de l’oléoduc qui approvisionnera l’Occident en pétrole, d’Azerbaïdjan en Turquie.

Inauguré le 25 mai 2005, sa mise en activité est prévue fin 2005. Long de 1 765 km, cet oléoduc présente une alternative intéressante pour les compagnies pétrolières occidentales à l’horizon 2010.

Seul obstacle pour le moment à cette volonté hégémonique iranienne : la présence de bases américaines qu’il ne sera pas facile de déloger.

Bref, tous les ingrédients d’une confrontation majeure dans cette partie du monde commencent à être réunis.

Un peu de patience !

Pierre Lefebvre © Primo Europe, 22 septembre 2005,
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effet katrina en allemagne

Article lié : L’effet-Katrina en Allemagne

geo

  22/09/2005

J’ai professionnellement “couvert” le récent congrès de l’UMP, qui s’est tenu pendant les désordres post-cycloniques.
Il était impossible d’entendre les envolées reaganiennes ou tatcheriennes des congressistes sans ressentir le viellissement que venait de subir cette réthorique.
Sarkosy, posant en fringant chevalier du libéralisme, avait surtout l’air de chevaucher une vielle rosse.
Katrina a peut etre élu les “ringards” de la période qui s’ouvre.