• La série des “Carnets” abrite, dans dedefensa.org, les écrits de commentaires personnels d’invités du site. • Sur ce qu'on nomme “les réseaux” ou “la toile”, il s'agit  de ce qu'on désignerait en général comme un blog. • Les “Carnets”, ce sont donc les blogs des invités de dedefensa.org dont nous jugeons, en plein accord avec eux et à l'avantage et à la satisfaction de chacune des parties, qu'ils peuvent devenir des collaborateurs réguliers du site. • Il n'y a pas de limites aux sujets abordés et pas de sujets précisément assignés à ces collaborateurs : les seules exigences concernent la forme et la décence du propos, la responsabilité dans le développement du propos. • Sur le point très important du fond des textes, nous disons que dedefensa.org donne comme règle de ces “Carnets” une orientation générale des domaines abordés trouvant ses aises dans celle dont le site fait à la fois l'usage et la promotion. • Pour autant, il y a une règle impérative qui domine toutes les autres. • Il n’est pas assuré que tous les propos des invités soient dans le sens de ce qu’écrit et pense dedefensa.org, et il ne peut en aucun cas y avoir assimilation, de ce qu’écrivent nos invités avec la signature du site : l’invité est seul responsable intellectuellement de ses propos. • Il s'ensuit, cela va de soi et selon la formule consacrée, que les propos dont nous parlons n’engagent en rien et en aucune façon dedefensa.org, essentiellement bien sûr dans ce domaine intellectuel et de l'opinion. • Ces éventuelles différences et divergences ne seraient pas nécessairement signalées mais elles le seraient en cas de publicité dans ce sens ou de toute autre nécessité, avec conséquences ou pas c'est selon. • Le site décide, espérons-le en bon accord avec ses invités, des conditions diverses et de l’application des règles énoncées ci-dessus de publication de leurs écrits. (Précision technique enfin valant pour toutes nos collaborations extérieures, qui est un classique de la collaboration extérieure à un média : titres et intertitres sont de la seule responsabilité de la rédaction. Les auteurs proposent titres et inter-titres et la rédaction se réserve de les modifier dans leur formulation, bien entendu sans en déformer le sens.) 

• Les Carnets de Nicolas Bonnal sont tenus par l'écrivain, essayiste et commentateur dont on peut trouver une présentation dans le Journal-dde.crisis de Philippe Grasset, le 2 octobre 2016. • Les livres de Nicolas Bonnal sont disponibles sur sa page Kindle/Amazon à l'adresse URL suivante:

 https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0

Jésus Palomar et la religion du bien

  lundi 10 septembre 2018

On a vu que cette notion était évoquée par l’historien Stanley Payne. Elle remplace tout et justifie n’importe quelle barbarie humanitaire, le bolchévisme législateur, les invasions et la prochaine guerre mondiale.

Le rite sacrificiel est à l'origine de la civilisation et, par conséquent, pratiquement de toutes les religions. Les plus archaïques ont sacrifié une personne qui a toujours été considérée coupable. Le rituel a donc rendu la paix à une communauté parfois tendue.

Selon René Girard, écrivain et anthropologue français, les critiques ont changé le scénario de ce vieux drame : un sacrifice unique que tout le monde a reconnu comme victime innocente a mis fin à tous les sacrifices. Depuis lors, du moins en Occident, il suffisait de le rappeler périodiquement de manière symbolique. Pour Girard, cela supposait une avancée civilisatrice.

(Sujet)

Bernays et Céline et la standardisation moderne

  jeudi 06 septembre 2018

Avant d’étudier Bernays on rappellera Céline. Apparemment, tout les oppose, mais sur l’essentiel ils sont d’accord : le monde moderne nous conditionne…

« Nous disions qu'au départ, tout article à "standardiser": vedette, écrivain, musicien, politicien, soutien-gorge, cosmétique, purgatif, doit être essentiellement, avant tout, typiquement médiocre. Condition absolue. Pour s'imposer au goût, à l'admiration des foules les plus abruties, des spectateurs, des électeurs les plus mélasseux, des plus stupides avaleurs de sornettes, des plus cons jobardeurs frénétiques du Progrès, l'article à lancer doit être encore plus con, plus méprisable qu'eux tous à la fois. »

Bernays… C’est un des personnages les plus importants de l’histoire moderne, et on ne lui a pas suffisamment rendu hommage ! Il est le premier à avoir théorisé l’ingénierie du consensus et la définition du despotisme éclairé.

(Suite)

Cochin et la reprogrammation des Français

  lundi 03 septembre 2018

Augustin Cochin a été redécouvert par François Furet dans son magnifique et audacieux livre Penser la révolution française, chef d’œuvre resté sans lendemain. Cochin lui-même s’est opposé à la théorie du complot, mais le sorbonnard Daniel Mornet l’accusa quand même de tous les maux. Ce catholique de tradition aura été un esprit moderne en fait et découvreur, héritier de deux grands esprits juifs moins connus que Freud, le sociologue Emile Durkheim et le fantastique politologue russe Moïse Ostrogorski.

Il y a longtemps qu’Augustin Cochin avait exposé sa théorie de la confiscationdes pouvoirs dans nos modernes démocraties, républiques ou autres nations unies. Cochin expliquait pourquoi ce sont toujours « eux » qui décident et pas « nous » ; on est en 1793, quand les sociétés de pensée ont décidé de refaire l’Homme, la Femme, la France, l’Humanité, le reste. Le triste programme de tabula rasa et de refonte est toujours le même depuis cette époque, dirigé par une élite implacable, conspiratrice et motivée :

« La société fondée, il est fatal qu’un cercle intérieur se forme qui la dirige à son insu. Où la liberté règne, c’est la machine qui gouverne. Ainsi se forme d’elle-même, au sein de la grande société, une autre plus petite, mais plus active et plus unie, qui n’aura pas de peine à diriger la grande à son insu. Elle se compose des plus ardents, des plus assidus, des mieux au fait de la cuisine des votes. »

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René Guénon et les fissures de la grande muraille

  jeudi 30 août 2018

Le satanisme fond sur nous, il est partout, il suinte de n’importe quelle pub ou programme télé (fêlé), de tout comportement postmoderne, débile et répugnant. Tout cela était pronostiqué par Guénon, aujourd’hui commenté par Klein, Kunstler ou Makow (une poignée de Juifs sont les éclaireurs dans ces temps de ténèbres hélas « soutenables »).

Le texte apocalyptique que nous allons rappeler est selon nous encore trop optimiste. A l’époque de Guénon n’existait pas encore la prison céleste dans lequel nous enferme le camp de concentration électromagnétique prophétisé par Nerval dans Aurélia (voyez mon Internet).

Le système solaire a été remplacé par ce système sommaire.

L’extraordinaire dégénérescence des spiritualités chrétienne, musulmane, chinois ou hindoue nous confirme dans cette approche catastrophique. Il n’y a qu’à voir ce que Bethléem, La Mecque ou le Vatican deviennent. Et nous ne proposons pas de solution pour en sortir. Car comme disait Guénon ce serait du néo-intuitionnisme ou une énième spiritualité à trois kopecks.

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Flaubert contre Rastignac et la génération euro-Macron

  dimanche 26 août 2018

Des antisystèmes espagnols (voyez le site elmanifiesto.com) ont évoqué les « macroncitos », ces jeunes gens unisexe, BCBG bourgeois, bobos, émasculés et autres, et qui prennent le pouvoir en occident : on a eu Renzi, Macron, Sanchez, Casado, Rivera, les Trudeau, on en aura bien des milliers d’autres. On a eu Medvedev en Russie, connu pour son pro-atlantisme…

Or ces Rastignac de prisunic ont comme tout été créés au dix-neuvième siècle, et par Balzac encore. Et un qui voyait que tout cela, que toute cette adoration du fric, du cul et du pouvoir nous ferait tomber bien bas était Flaubert.

On cite Flaubert :

« Les héros pervers de Balzac ont, je crois, tourné la tête à bien des gens. La grêle génération qui s'agite maintenant à Paris autour du pouvoir et de la renommée a puisé, dans ces lectures, l'admiration bête d'une certaine immoralité bourgeoise à quoi elle s'efforce d'atteindre. »

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Gustave Le Bon et le choc PS-Podemos en Espagne

  mercredi 22 août 2018

La catastrophe Podemos-PSOE se précise en Espagne. Impôts et taxes en hausse, droits sexuels ubuesques, liquidation du droit des familles, confiscation de la propriété privée, réquisition des logements ici ou là, modèle nord-coréen ou vénézuélien, sans oublier le principal : on a affaire à de classiques super-intellos, à des rebelles de laboratoires, à de vieilles moutures de socialistes qui veulent refaire le monde, tout en éliminant la moitié des petits-bourgeois ou des koulaks qui les gênent.

Venons-en à l’indispensable Gustave Le Bon qui explique très bien, vers 1890, la fabrication moderne du mécontentement industriel, que l’on retrouve à l’œuvre avec les antisystèmes non pas de pacotille mais de cyber-cafés.

La foule se moque du message. Une idée simple et seule la guide selon Le Bon : la conspiration patronale. La solution est toujours miraculeuse :

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Balzac et la rébellion des femmes  

  jeudi 16 août 2018

La Femme de trente ans… Ce roman lance le bovarysme psychologique et sociétal. Mais Julie est beaucoup moins passive qu’Emma et elle se rebelle intellectuellement contre les hommes… Et déboulonne la société, annonçant nos législations folles d’aujourd’hui (on n’en fait pas un drame : après tout, qu’elle dégage, l’espèce dite humaine) :

– Obéir à la société ?... reprit la marquise en laissant échapper un geste d’horreur. Hé ! monsieur, tous nos maux viennent de là. Dieu n’a pas fait une seule loi de malheur ; mais en se réunissant les hommes ont faussé son œuvre. Nous sommes, nous femmes, plus maltraitées par la civilisation que nous ne le serions par la nature. La nature nous impose des peines physiques que vous n’avez pas adoucies, et la civilisation a développé des sentiments que vous trompez incessamment. La nature étouffe les êtres faibles, vous les condamnez à vivre pour les livrer à un constant malheur. Le mariage, institution sur laquelle s’appuie aujourd’hui la société, nous en fait sentir à nous seules tout le poids : pour l’homme la liberté, pour la femme des devoirs. Nous vous devons toute notre vie, vous ne nous devez de la vôtre que de rares instants. »

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Bernanos et Drumont face aux Français modernes

  dimanche 12 août 2018

Bernanos a vanté Drumont, y compris dans son antisémitisme. BHL avait insulté le plus grand romancier du siècle dernier (je ne lui vois d’égal que Dostoïevski, pas tendre non plus sur la question qui pince –voyez son Journal, les Possédés ou les Karamazov). Elie Wiesel avait par contre protégé le grand auteur rebelle des Cimetières sous la lune. Mais ce n’est pas la question ici. La question, c’est comment en est-on arrivé à la France du beauf, du bobo, du Thénardier, du Macron, du vacancier et du VTT, alors que nous étions le parangon des nations, comme dit Léon Bloy ?

La réponse est qu’on a créé un être moderne et minable qu’on appelle le bourgeois, avec sa femme qui commande (les femmes savantes qui annoncent nos féministes), la bonne qui insulte, les gosses qui n’obéissent pas et toute une basse-cour de pique-assiettes. La réponse est dans Molière.

Un rappel de Fukuyama dans son anglais simple et universitaire :

« Hobbes and Locke, the founders of modern liberalism, sought to eradicate thymos from political life altogether, and to replace it with a combination of desire and reason... The bourgeois was an entirely deliberate creation of early modern thought, an effort at social engineering that sought to create social peace by changing human nature itself.”

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Baudelaire et Wagner

  vendredi 10 août 2018

On sait que Baudelaire adorait Wagner. On sait moins que Wagner a inspiré sa poétique et même ses vers, ainsi que sa rage, antifrançaise ou antibelge ; je vais y revenir dans un livre que je vais publier à ce sujet.

Dans sa lettre à Wagner, le plus grand (et dernier) poète moderne écrivait :

« Vous n’êtes pas le premier homme, Monsieur, à l’occasion duquel j’ai eu à souffrir et à rougir de mon pays. Enfin l’indignation m’a poussé à vous témoigner ma reconnaissance ; je me suis dit : je veux être distingué de tous ces imbéciles. »

Dans le long texte sur Tannhäuser, on atteint des sommets. Et cela donne (écoutez le prélude en lisant ces lignes) :

« En attendant, il restait avéré que, comme symphoniste, comme artiste traduisant par les mille combinaisons du son les tumultes de l’âme humaine, Richard Wagner était à la hauteur de ce qu’il y a de plus élevé, aussi grand, certes, que les plus grands. »

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Hydre sociétale et catastrophe Sanchez en Espagne

  lundi 06 août 2018

J’ai déjà évoqué le problème il y a un mois, ce gouvernement putschiste à la solde d’Obama et de Soros, catastrophe ubuesque pour ce malheureux pays et pour l’Europe (une de plus). Un article espagnol le confirme.

« Retour au 1er Juin 2018 où il est arrivé en Espagne quelque chose de nouveau et inattendu: Une motion de censure qui a conduit Pedro Sánchez victorieux (PSOE) au palais présidentiel. Le parti de Sanchez a seulement 84 sièges, et pour la victoire dans cette motion nous avons ERC, pdecat, PNV, Bildu, Compromís et New Canarias, ajoutant 180 sièges (la majorité absolue est de 176 sièges). Autrement dit, nous avons maintenant un gouvernement socialiste minoritaire soutenu par les communistes, et les séparatistes basques et catalans. En outre, Pedro Sanchez n’est même pas un député au Congrès... »

On ajoute : « Maintenant, les problèmes sociaux sont résumés dans : la mémoire historique, la parité et le genre, les hausses d’impôts, l’accueil des immigrants et le problème séparatiste. »

Une obsession : le cadavre de Franco et la criminalisation de l’histoire, la pornographie mémorielle de l’autre. Avec commission orwellienne de la vérité à la clé.

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Tocqueville et la rage antirusse en 1849

  mercredi 01 août 2018

Sans l’Angleterre, notre diplomatie est frappée de « peur du vide », écrit le général de Gaulle dans ses Mémoires. A partir de 1815 on aime jouer au caniche, jusqu’au suicide de 1940. Voyons une guerre évitée contre la Russie, racontée par Tocqueville dans ses souvenirs.

On est en 1849. Les peuples se révoltent et se font écraser les uns après les autres, en France y compris. La belle révolution finit par le pitoyable coup d’Etat de Louis-Napoléon, qui laisse le peuple à peu près sans réaction. Sur cette triste époque Flaubert a  tout dit en 1853 dans sa correspondance :

« 89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 le peuple. Il n'y a plus rien,qu'une tourbe canaille et imbécile. Nous sommes tous enfoncés au même niveau dans une médiocrité commune. »

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Zola et le conditionnement des dames

  lundi 30 juillet 2018

C’est Philippe Muray qui nous mettait en garde contre la pleurnicherie humanitaire. Car elle déclenche des guerres partout.

L’expert en contrôle mental Lucien Cerise a consacré une maigre remarque sur le conditionnement des femmes par la presse féminine, la plus monstrueuse de toutes (une page migrante-humanitaire-pleurnicharde à droite, un sac Vuitton ou parfum Chanel à droite). Roland Barthes avait débouté déjà Marie-Claire et tous les torchons féminins dans ses célèbres Mythologies.

Donc rien de nouveau sous le sommeil ; mais avec des monstresses humanitaires et guerrières comme May ou Merkel (guerre contre la Russie et invasion par le sud) au pouvoir il serait temps de se réveiller.

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Sénèque et notre temps

  jeudi 26 juillet 2018

Sénèque est par excellence le penseur du présent perpétuel. Toutes les tares de son empire romain, trop romain, sont les nôtres. Extrait de notre prochain livre : la sagesse transgressive de Sénèque, ou comment supporter des temps insupportables.

C’est la fameuse, c’est l’éternelle lettre XCV, citée par Joseph de Maistre dans la deuxième soirée de Saint-Pétersbourg… dénonciation d’une civilisation monstrueuse dite romaine et regret du bon vieux temps frugal… La civilisation procèderait en raffinement (comparer la France de Macron à celle de Louis XIV), mais alors à quel prix…

« Sans doute, comme vous le dites, cette sagesse de nos aïeux était grossière, surtout à votre naissance, ainsi que tous les autres arts qui avec le temps se sont raffinés de plus en plus. Mais aussi n’avait-on pas besoin alors de cures bien savantes. L’iniquité ne s’était ni élevée si haut, ni propagée si loin : à des vices non compliqués encore des remèdes simples pouvaient résister. »

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Simone Weil contre les partis politiques

  lundi 23 juillet 2018

La philosophe et martyre Simone Weil (l’unique, celle qui méritait leur Panthéon) contre leurs partis politiques (extraits de Écrits de Londres)

« Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective. Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres. La première fin, et, en dernière analyse, l'unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite. Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration. S'il ne l'est pas en fait, c'est seulement parce que ceux qui l'entourent ne le sont pas moins que lui. 

Le bien seul est une fin. Tout ce qui appartient au domaine des faits est de l'ordre des moyens. Mais la pensée collective est incapable de s'élever au-dessus du domaine des faits. C'est une pensée animale. Elle n'a la notion du bien que juste assez pour commettre l'erreur de prendre tel ou tel moyen pour un bien absolu. Il en est ainsi des partis. Un parti est en principe un instrument pour servir une certaine conception du bien public. Cela est vrai même de ceux qui sont liés aux intérêts d'une catégorie sociale, car il est toujours une certaine conception du bien public en vertu de laquelle il y aurait coïncidence entre le bien publie et ces intérêts.

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Les deux nouveaux types d’électeurs

  jeudi 19 juillet 2018

Un article de Slate.fr présente les deux nouveaux types d’électeurs, ceux qui, comme dit Charles Gave, se sentent bien quelque part (les pauvres) et ceux qui se sentent bien partout (les Davos et les bobos sociétaux et friqués). Les deuxièmes adorent les migrants car ils adorent avoir bon cœur et surtout être servis pas cher. Les moyens et les pauvres finissent par voter populiste puisque la fausse droite a trahi la nation et la fausse gauche le peuple (Gave, toujours). En d’autres termes on opposerait les nomades aux sédentaires (Attali, ou les mercuriels aux apolliniens (Zlatkine). Je précise que moi je me suis délocalisé parce que je suis pauvre. Le riche heureux chasse le pauvre ou il l’écœure ; il y a l’électeur-prédateur et l’électeur-gibier, qui a du souci à se faire en occident (voyez ces boers partant en Russie…)

C’est le journaliste David Goodhart qui a mis au point cette distinction permanente : «Les gens qui voient le monde de n'importe où et ceux qui voient le monde de quelque part ».

On prend le texte de Slate.Fr qui chose marrante appartient au groupe de presse Rothschild et dit du mal de moi... 

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La mondialisation de la crise démographique

  vendredi 13 juillet 2018

Notre monstrueux modèle de civilisation épuise toute la terre (la mer de plastique du Pacifique couvre trois fois la France) comme les populations. Je citerai Céline comme toujours:

« Une telle connerie dépasse l’homme. Une hébétude si fantastique démasque un instinct de mort, une pesanteur au charnier, une perversion mutilante que rien ne saurait expliquer sinon que les temps sont venus, que le Diable nous appréhende, que le Destin s’accomplit. »

Citons un intellectuel espagnol, Félix Rodrigo Mora, sur la crise démographique mondiale. Tout se dépeuple sauf l’Afrique. Et cela donne :

  Une grande partie du monde fait face à une crise démographique. Nous ne pouvons pasreconstituer nos populations sans immigration. Felix Rodrigo Mora montre comment, à l'exceptiond'Afrique, les réservoirs humains s'assèchent. Cela place la crise des migrants dans une perspective différente tout en soulignant la nécessité d'accroître la fécondité européenne.

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Trump et le refus migratoire en Amérique

  lundi 09 juillet 2018

Le refus migratoire incarné par Trump n’a rien de neuf. Les races refusées ont changé mais on a toujours refusé des immigrés en Amérique, même européens, surtout à partir de la fin du XIXème siècle, même si on n’a jamais su les arrêter…

Les grands hommes s’en sont mêlés, comme Kipling qui se plaint à Boston de la baisse tendancielle du nombre de Wasps. Dans son journal, Henry James s’avère fasciné et effaré par le dynamisme de la jeune population juive fraîchement débarquée. Dans une nouvelle nommée la Rue, Lovecraft diabolise à sa manière géniale l’arrivée de nouveaux venus dans sa rue. Il dénonce leur physique répugnant et leurs idées politiques subversives ! Puis il pleure les temps anciens des pionniers blonds comme l’or.

Mais rien ne vaut – pour comprendre ce mal du siècle – une page oubliée d’un roman très connu :

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Le bon sens israélien contre Georges Soros

  mercredi 04 juillet 2018

Soros en destructeur des démocraties occidentales ?

Ce très beau texte de Caroline Glick, publié en août 2016, fut référencé et commenté comme il se doit alors par Dedefensa.org. Il renvoie les maniaques des minorités, les antiracistes et les antisémites à leur niche. 

Comme disait un vieux maître (Lalande, l’auteur de mon dico de philosophie préféré), « on doit se défendre quand on est attaqué, car si on ne le fait pas, on favorise une injustice. » Et comme disait Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal, les deux peuples qui ont un avenir en Europe sont les juifs et les russes (§251).  Ils ne l’ont que trop montré depuis quand des peuples comme les Français ou les Espagnols s’affaissent lamentablement dans la danse de Saint-Guy du mondialisme liquéfié. Les British ou les Italiens ont au moins essayé… Même les Américains .

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Sanchez et le coup de Soros en Espagne

  dimanche 01 juillet 2018

 

Il est à mon sens bien tôt pour affirmer que le système a perdu, que Poutine et Donald ont gagné, que l’Europe de Merkron est enterrée avec son culte du fric, sa théogonie du grand remplacement, sa tyrannie LGBTQ et son sadisme humanitaire. Pour l’instant seul un gouvernement semble résister, l’italien, qui peut être renversé sur un coup financier, ou l’inévitable attentat islamique (attention, cher Donald, aux attentats, à la guerre civile des minorités ethniques et sociétales qui en France ont gagné la partie…). Mon sujet du soir est l’Espagne qui, comme par miracle, a pris la relève la semaine même de l’arrivée au pouvoir des antisystèmes en Italie.

Mis au pouvoir dans des conditions suspectes (comme Zapatero en 2004 après un attentat islamiste qui sanctionnait vicieusement un peuple qui manifestait contre l’attaque de l’Irak), le socialiste non élu Sanchez, formé dans les ateliers du mondialisme (il a contribué au morcèlement yougoslave dans les années 90), réforme l’Espagne. Donc quelques milliers-millions de migrants en plus au nom de la solidarité et de la diversité coloriée, exhumation des restes franquistes, épuration mémorielle tous azimuts, confiscation en vue des biens de l’Eglise comme au temps de Mendizabal (desamortizacion), augmentation des taxes et des impôts, euthanasie, semi-indépendance pour la Catalogne et le pays basque, etc. Au nom de la lutte contre Adolf. Comme me disait Muray, pour une vache folle, il faudra liquider le troupeau…

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Pfaff-1992 et le délire impérial américain

  vendredi 29 juin 2018

Merveilleux texte souvent cité par Philippe Grasset. Pfaff décrivait la nouvelle dérive fascistoïde, l’impérialisme mégalomane et débile. Il n’avait oublié que deux choses : les élites européennes marcheraient les yeux baissés dans la répugnante combine néo-conne (les valises de billets de PCR) ; deux, le cochon de payant contribuable fermerait sa gueule et continuerait de payer pour engraisser cette armée. Tout cela se savait depuis Démosthène et son discours sur la réforme que mon ami Richer (voyez son phénoménal livre sur Sparte) avait donné à étudier à ses agrégatifs : une foule athénienne abrutie de spectacles et finançant ses guerres avec le racket de la Ligue de Délos et puis des mercenaires.

Car comme dit notre roi préféré, rien De nouveau sous le sommeil.

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