Francis Lambert
05/02/2011
Tribal avec une majuscule car c’est transcendant depuis bien plus longtemps que les Nations. Ces Tribus tiennent en échec les plus puissantes Nations depuis plus longtemps que notre arrogance s’est découverte “civilisée”.
Relisons Rudyard Kipling au 19e siècle:
“If your officer’s dead and the sergeants look white,
Remember it’s ruin to run from a fight:
So take open order, lie down, and sit tight,
And wait for supports like a soldier.
Wait, wait, wait like a soldier . . .
When you’re wounded and left on Afghanistan’s plains,
And the women come out to cut up what remains,
Jest roll to your rifle and blow out your brains
An’ go to your Gawd like a soldier.
Go, go, go like a soldier,
Go, go, go like a soldier,
Go, go, go like a soldier,
So-oldier ~of~ the Queen! “
Fin de “THE YOUNG BRITISH SOLDIER”, extrait de :
ENJOYABLE VICTORIAN-ERA WARFARE WITH HOBBY MINIATURES (sic)
http://www.zeitcom.com/majgen/09kipling.html
Déjà pour découdre la plus grande Nation continentale conduite par rien moins que l’Empereur des Français, Haïti, cette île minuscule, n’avait que ses bandes d’esclaves déracinés ...
Tribal c’est aussi l’essence des peuples, ça peut traverser les siècles parmis des continents de haine et de guerre et survivre tout en préservant sa nature autant que des caravanes de Tziganes.
Une infographie pratique en français par Georges Lefeuvre:
Les Pachtounes, source de la guerre et clé de la paix en Afghanistan.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/fbab94b2-2ae1-11e0-bb6a-b5ed9cb75e4e/
waccsa
04/02/2011
... Ou peut-être est-ce le UK qui est train de gagner, et de réduire subitement comme peau de chagrin l’influence de son “allié-concurrent” US au Moyen-Orient ?
Les analyses d’Iran-Resist semblent loin de faire d’unanimité, peut-être d’ailleurs parce qu’elles ne prêtent qu’un rôle de second couteau à l’état d’Israël ; néanmoins certains points sont troublants :
- l’homme des USA au Liban (Hariri) vient de tomber, au profit du Hezbollah lié à l’Iran, et donc possiblement au UK
- les frères musulmans historiquement liés à Londres ont mis du temps à se joindre au mouvement, mais exigent désormais le départ immédiat de l’homme des USA en Egypte et indiquent qu’ils ne participeront pas à un gouvernement de coalition (ie, ils visent le pouvoir)
- les déclarations du gouvernement britannique sont inflexibles envers Moubarak, contrairement à celle du gouvernement US qui semble perdu
- Vodafone (UK) a crié très fort au scandale concernant les sms envoyés par l’armée, quant Orange (France) n’en disait rien
- le gouvernement iranien a tardé à s’exprimer sur les manifestations egyptiennes, peut-être parce qu’il craint une contagion chez lui ?
- le gouvernement britannique met parallèlement la pression sur les USA en déclarant que l’Iran est très proche d’avoir la bombe, en 2012 (http://www.iran-resist.org/article6215.html)
A cette lumière d’ailleurs, l’explosion de la plateforme de BP au large des côtes US, qui a porté un coup financier extrême à BP, prend un autre éclat…
Toujours est-il que la plus grande inconnue désormais sera peut-être l’attitude du peuple iranien face à la réussite des révoltes populaires en Tunisie et en Egypte, et la réaction de son gouvernement.
Soufiane T.
04/02/2011
Belle anecdote, mais les Européens ne sont pas si différents. Persuadés que leur système fonctionne à la perfection même si tous les voyants deviennent rouges, et obsédés par les “jeunes” dans le monde, cherchant désespérément la garantie que leur système est et reste toujours “l’avenir” (avec un grand A), quitte à falsifier les faits à volonté, comme on le voit dans ces soulèvements arabes.
Les Français semblent par ailleurs à la pointe dans ce domaine.
Dedef
04/02/2011
“sur leurs dromadaires (non, leurs chameaux décidément) ”
Un chalumeau est un dromaludaire à deux bosses.
Jean-Philippe Immarigeon
03/02/2011
Bonjour,
Qu’il me soit permis ici de faire une autocitation, la page introductive de mon American parano de 2006 :
Cétait au cours dun séjour aux Etats-Unis, un soir du printemps 1989, à lissue dune conférence donnée en compagnie dun consul dAllemagne encore de louest. A la fin de lintervention le consul me prit à part et me raconta une intervention similaire faite quelques jours auparavant devant un aréopage dentrepreneurs de la Chamber of Commerce de San Francisco, sur le principe de co-gestion dans les sociétés allemandes.
« Lorsque jen eu terminé, me dit-il, silence total. Jattends, perplexe. Il y avait un malaise évident. Un Américain se lève enfin : excusez nous, monsieur le consul, mais ce qui nous intéresse est la composition des organes dirigeants de vos entreprises à lOuest, pas celles de lAllemagne communiste.
Vous verrez souvent, poursuivit le consul en me narrant la consternation de ses interlocuteurs, ce regard dincompréhension totale lorsque vous évoquerez devant les Américains des choses que non seulement ils ignorent totalement, mais que leur système de pensée et leur éducation leur interdit de découvrir. Pour eux, tout ce qui nest pas exactement la reproduction à lidentique de ce quils sont relève dun système de valeurs opposées, et ils nenvisagent même pas, surtout dans un autre pays occidental, quil puisse en être autrement que chez eux. Ce nest pas simplement le fait de lignorance ou de linculture. Cest plus que le rejet de laltérité. Cest de la peur. Et cela devient de la haine. »
eric b
03/02/2011
non une révolution
Stephane Eybert
03/02/2011
Il serait intéressant de faire des statistiques sur la progression des inscriptions à Facebook et Twitter, avec pourcentages d’inscrits par tranches d’ages, pour voir si l’on peut faire de la prévision d’éruption sociale, lorsqu’un certain degré de tissage du réseau est atteint.
Francis Lambert
03/02/2011
objectif: mettre fin à l’asymétrie entre la puissance de l’industrie financière et l’absence de lobbying des ONG dans le domaine de la finance
2010 a été l’année de l’appel, 2011 sera celle de la naissance de Finance Watch, pôle européen d’expertise, de communication et de lobbying pour faire contre-poids aux banques.
http://www.finance-watch.org/
http://www.callforfinancewatch.org/presse.htm
NB les liens sont sur la droite
nomad
03/02/2011
rien à voir, peut-être…
près de 10 vols en 2010 vers l’extrême orient (essentiellement chine mais inde, thailande et corée aussi), le plus souvent avec une compagnie faisant escale dans le golfe persique.
il ne s’agit pas dans ce cas d’impuissance mais plutôt de la sensation presque physique du retournement du monde, ou de l’image mentale que l’on pouvait s’en faire.
l’occidental n’est plus qu’un passager, le plus souvent en classe éco, dans ces bulles révélatrices que sont les micro-sociétés temporaires des lignes intercontinentales
au mieux, un observateur attentif…
nos pères et grand-pères n’imaginent pas une seconde ce qu’ils n’ont pas vu venir pendant qu’ils devisaient doctement de la supériorité de nos sociétés, de notre savoir-faire et de nos droits de l’homme, universels, bien entendu.
il n’est jamais trop tard mais l’effort sera long et rude.
Laurent Caillette
02/02/2011
“The Egyptians hate us”, voilà, ça manquait, enfin c’est dit. Ce titre est une bouffée d’air pur, un horizon qui se dégage. Ça commençait à bien faire avec tous ces tournicotis sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la démocratie qui sort tout droit de la rue pour ne pas dire du caniveau et j’en passe.
Parce que bon, c’est quand même le Washington Times qui le dit, bien qu’à reculons : l’Égypte a ce qu’il faut pour devenir une réplique de l’Iran. On est d’accord, ce serait ultra-méga-grave, ce pour au moins deux raisons :
- On découvrirait que l’Égypte qui devient une république islamique ce n’est pas la fin du monde. Douloureux silence chez les éditorialistes.
- Comme corollaire du basculement égyptien il y aurait la tentation de voir dans la révolution iranienne une authentique poussée démocratique, oui vous savez cette chose du caniveau.
Vraiment, il n’y a qu’une intervention militaire d’Israël, qu’on n’imagine autrement que victorieuse, pour nous remettre tout ça d’aplomb.
Francis Lambert
02/02/2011
“L’ébauche de fraternisation de l’armée avec le peuple est certes une bonne nouvelle… Mais l’histoire fourmille d’exemples où les généraux ont rapidement pris leurs distances avec les aspirations de paix et de liberté de ceux qui les acclamaient quelques mois auparavant, ...
C’est un véritable feu d’artifices à la hausse qui a été tiré à Wall Street pour inaugurer le mois de février, ... Wall Street ne cherche pas sa tendance dans les livres d’histoire. Le fil d’actualité économique quotidien lui suffit, ... le pétrole qui passe de 72 $ à 92 $ à New York en cinq mois (soit +25%), c’est d’abord lié à un gonflement des positions spéculatives.
Nous réaffirmons dans ces conditions que le principal danger qui guette les suiveurs, ce n’est pas un scénario géopolitique idyllique au Proche-Orient mais bel et bien un renchérissement du coût de couverture des positions liées à une tension des taux : regardez l’Euribor !
L’interbancaire s’est renchéri de 10,5% depuis le 1er janvier, il progresse de 0,5% par jour en moyenne depuis 15 séances… et la BCE n’a pourtant pas tiré un seul coup de feu !
Nous faisons partie de ceux pour qui l’Egypte n’évoque pas qu’une situation insurrectionnelle pleine d’espoirs comme d’énigmes politiques dignes du Sphinx… mais également ces pyramides de dettes laissées à la charge des esclaves du futur.”
Le pétrole grimpe… à cause de l’Egypte ou des positions spéculatives ?
Philippe Béchade http://www.la-chronique-agora.com/articles/20110202-3374.html
NB: j’y vois une nouvelle convergence de tensions. Bon ...Qu’y a t’il à la télé ces mardi et mercredi soir (A2) ?
Les raffinements éthérés de Proust ... écrits avant et pendant 1914-18. Mon grand-père était gazé “Du coté de chez” Ypres, il survivra. (Ypérite: premiers exploits gaziers des belligérants européens, limités aux tranchées, mais le nihilisme nationaliste continue vers son asymptote en 1940: “état tendant vers la fin de l’expérience”.)
Lire: “Proust et le temps des embusqués.” Jacques Dubois.
“On ne s’avise pas toujours de ce que toute une part du “Temp retrouvé”, dernière section de la “Recherche du temps perdu”, a pour objet les retombées de la guerre à Paris.”
Conseil Général du Département du Nord, associé au Colloque international de mars 2008 à l’occasion du 90e anniverssaire de l’armistice de 1918:
“La Grande Guerre: Un Siecle de Fictions Romanesques” sous la direction de Pierre Schoentjes.
En lecture libre sur
http://books.google.be/books?id=QzeLdKhR5z0C&pg=PA205&lpg=PA205&dq=Proust+et+la+Grande+guerre&source=bl&ots=b02eoeUQVN&sig=rZn9pHGKKmzNiNJ93DZijibfZNE&hl=en&ei=i05JTdvfGoGYOqSxmPgP&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CB8Q6AEwAQ#v=onepage&q=Proust%20et%20la%20Grande%20guerre&f=false
Francis Lambert
02/02/2011
The first (protesting) was in 1952, when the Egyptians overthrew the British. ...
“Back then, it was everyone from college. Today it’s all the people, from all levels of society. Today is more important. Then we were protesting the British; today the enemy is our government.” ...
But even after seven straight days of protests, no one really believed they would mobilize so many people today. ...
“We’re going to go out on the streets and start screaming, ‘Down with Mubarak,’ and asking people to join us. Once we get about 1,000 or 2,000, we will move toward downtown,” Tawfik Gamal told me ...
A little while after we set out, word came that other activists had the same idea, (...) In front of the mosque, carrying home-made banners and bottles of soda, a small group of friends had congregated. They were the affluent upper-middle-class on the march. ...
“This space is larger than Mecca,” said Abdullah, a doctor. “So if there are 2 million people on the ground floor in Mecca, and it’s smaller, there must be more than 2 million people here,” he announced, gleefully. ...
” We can bring 2 million. Next week, we’ll bring 6 million. There’s no Internet, no SMS, no Facebook, but we did it anyway. We built this without any tools. That means people can do whatever they want. That’s the pointand the message.”
Francis Lambert
02/02/2011
Ils ne sétaient jamais rencontrés, cest maintenant chose faite.
Susan George :
Réglons leur sort à Davos et au G20 ... Davos na rien vu et ne verra rien venir, ceux qui sy rendent ne vont y chercher, en plus des « deals », quune sorte de sagesse conventionnelle ; cest un rituel aussi. ...
Que faire alors ?
Notamment, selon moi, une taxation sur les transactions financières qui permettrait de financer le tournant de civilisation nécessaire
Paul Jorion :
On exprime en effet dans certains milieux lopinion que la crise est terminée, en particulier au G20 et à Davos. Comment peuvent-ils ignorer lexistence de différentes bombes à retardement dont, aux Etats-Unis, le déficit public faramineux, limmobilier résidentiel qui connaîtra encore une aggravation cette année, limmobilier commercial sans solution, ainsi que le marché obligataire des États et des autorités locales et, en Europe, les phases encore à venir de la crise de la zone euro. ...
les décideurs tiennent en public des propos « business as usual » alors quils vous glissent dans le tuyau de loreille en privé que tout va vraiment très mal
Paul Jorion :
Pour en venir à la taxe sur les transactions financières, jai une autre approche, sans doute pour avoir pratiqué pendant dix-huit années les milieux financiers. ...
Pour moi, il existe trois types dopérations financières : les utiles, les nuisibles et les indifférentes. Les utiles : tout ce qui est intermédiation et assurantiel, qui représente peut être 20% de lensemble, doivent être encouragées. Dautres, environ 10%, ne font pas de mal. Quant au reste, qui est nuisible, soit à mon avis 70% de lactivité financière, il faut tout simplement linterdire. ...
Cest en réalité assez simple : les opérations nuisibles sont toutes des paris sur les fluctuations des prix quil suffit donc dinterdire.
Susan George :
Je suis bien entendu séduite par cette idée, mais imposer une mesure comme celle-là suppose disposer de davantage de pouvoir politique encore que pour obtenir une taxation des transactions financières, la finance étant en mesure de faire barrage à une telle diminution de son chiffre daffaires.
Par ailleurs, il faudrait interdire les produits dérivés sur les marchés des produits alimentaires.
Paul Jorion :
... Vous avez raison, cest dans le domaine alimentaire quune interdiction des paris sur les fluctuations de prix serait la plus urgente.
Susan George :
On dit que trois « trillions », trois mille milliards de dollars, sont échangés chaque jour sur le marché des changes, or ceci ne reflète certainement pas le volume des échanges commerciaux ! ... Il faut les socialiser, partiellement, voire totalement.
Actuellement, les PME-PMI trouvent toujours difficilement du crédit. ... les PME-PMI représentent 90% de lemploi. Il faut obliger les banques ...
Paul Jorion :
« Mais regardez le Crédit Lyonnais, cétait une banque nationalisée et elle était pire que les autres ! » ...
parce quelles se sont mises à partager la même culture. ...
Vous avez raison, il faudrait socialiser par opposition à nationaliser, et importer une autre culture, une autre logique.
Susan George : ...
Une autre question me parait importante, celle des agences de notation. Ne devrait-on pas les empêcher au moins de noter les Etats ?
Paul Jorion :
... Mais le problème est plus vaste, car pour un nombre important de produits financiers on ne sait en réalité pas comment les évaluer, les modèles dinterprétation étant faux de notoriété publique, on ne sait ni comment ces instruments fonctionnent ni, automatiquement, comment en mesurer le risque
Susan George :
Nous navons pas abordé une autre question essentielle : celle des dysfonctionnements du système monétaire. En 1942 et 43, Keynes a proposé la seule issue, qui reste à mon sens toujours valable : la création dune monnaie pour les transactions entre pays, dont le mécanisme devait empêcher à léchelle globale lapparition de surplus comme de déficits. Cette solution implique une chambre de compensation multilatérale utilisant une monnaie de compte appelée le bancor. Le rapport des forces de lépoque a fait que cette solution a été écartée, nous ne pouvons pas nous séparer sans y faire référence.
Paul Jorion :
Vous avez raison : la solution est connue, elle a été proposée par Keynes en 1944 à Bretton Woods. Des intérêts colossaux sy opposaient alors et sy opposent toujours mais il ny a pas dautre choix.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=20919#more-20919
NB: après le “siècle des lumières”, et avant 1789 cela faisait longtemps que la révolution était faite ... dans les têtes.
De même de nombreuses analyses convergent actuellement et depuis aussi longtemps.
michel BESCOND
02/02/2011
En Israël, on commence à juste titre à s’inquiéter sérieusement des orientations du Tea Party
Dedef
01/02/2011
Tout a fait d’accord avec le commentaire de @Vincent.
Je parcours occasionnellement le site iran-resist.org, Il est obligé de torturer les faits pour défendre sa théorie.
Bien entendu l’Iran a de gros problèmes, mais pas ceux décrits par ce site.
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