Francis Lambert
28/01/2011
Les européens reportent depuis longtemps leurs dettes sur les générations suivantes. (Le dernier privilège occidental est de pouvoir s’endetter dans sa monnaie ... une injustice tellement juteuse tant que ça dure.)
Il suffit de comparer les niveaux d’endettement après les effroyables guerres Nationales généralisées de 1940-45 avec les niveaux d’endettement actuels pour comprendre la culture de corruption et de lacheté des gouvernements Nationaux.
Cet endettement colossal après les années les plus prospères d’un siècle d’horreurs ! Quelle haine de ses enfants alors qu’ils ont eux-mêmes hérités de tous les sacrifices de leurs parents !
“La dette extérieure des pays “riches” en dollars, chiffres deuxième trimestre 2009, ma copie n’est plus à jour, voir la source : Statistiques de la Banque Mondiale http://www.jedh.org
Allemagne : 5 208 milliards (2x PLUS que l’Italie ! )
France : 5 021 milliards (2x PLUS que l’Italie ! )
Pays bas : 2 452 milliards (= l’Italie ! mais 5x moins peuplé ! )
Italie : 2 567 milliards ( 4x MOINS que United Kingdom !! PIB et population équivalents )
Espagne : 2 409 milliards
Ireland : 2 386 milliards
Suisse : 1 338 milliards
Belgique : 1 271 milliards
Grèce : 552 milliards (2x MOINS que Londres, consolidé à population équivalente ! )
Portugal : 507 milliards
(Japon : hors concours tant qu’ils financent internalement leurs dettes ... les “vendus des Notations” viennent de les descendre à AA- ... toujours 4e sur une échelle de 24 !)
(pour rappel: les Agences de Notations vendent leurs “notes” qui sont commercialisées comme des “oeuvres sous copyright”, à l’égal des chansons et autres “productions artistiques”. En fait ils sont à l’art ce qu’est la pornographie.)
Et finalement les champions anglo-saxons, hurleurs de leçons mondiaux:
- UK : 9087 milliards (4x PLUS que l’Italie, à population équivalente !!! ) grâce à l’immonde “City” de Londres tant vénérée par les Souverainistes de Nations toujours aussi triomphantes que séculairement civilisées.
- USA : 13454 milliards (racket mondial hors concours)
Toute l’europe est dans le “rêve américain” ... alors si l’amérique et autres pitres anglo-saxons ne bougent pas malgré leur appauvrissement tellement visible ... pourquoi voulez vous que les survivants des fosses communes de nos Nations se mettent à courir ?
Avec leurs ambulateurs de retraités satisfaits ?
Richard RUTILY
28/01/2011
L’intervention d’un lecteur anonyme mais crédible
http://blog.seattlepi.com/aerospace/archives/237081.asp#extended
McNerney and his executive staff need to have a urine analysis and soon. With all the problems on the B787 and the stand around waiting for parts or engineering instructions the normal learning curve has been shot to pieces. This is scary, because idiots like McNerney will roar for more production without understanding the erosion of skills on the factory floor.
If you look at the demographics, the B787 programme has pulled the most experienced people from the B737/B777 to flog this dead horse. The experienced people will be gone via retirement and/or the lack of willingness to work 16 hours a day so McNerney and his clown club can get their bonuses. As Boeing erodes the employee benefits programmes, experienced engineering and manufacturing people will just say no and pull the plug.
While it is possible to get type certification for the B787, Boeing has yet to prove it can manufacture reasonable copies in a consistent and conforming manner, so each aircraft will be built under type certification, which will require more Boeing resources not to mention increased scrutiny from the FAA. The most current PowerPoint presentation has production certification at line number 58 as a best case scenario, and line number 85 as the worst case scenario.
No matter what McNerney says, factory floor managers are compelled to realign the deck chairs on the Titanic and fight crisis after crisis just to do the repair/rework from the “Global Partners”. This programme has shattered all previous records of what it takes to design and build a viable aircraft, and no doubt will be a case study in mis-management of large industrial undertakings.
The really savage impact can be summed up that Boeing has yet to learn what it does not know about this airplane. They just do not understand what is normative on this programme. The only real notion right now is the mendacity of the programme “leaders” who do not have a clear path ahead, as they litterally run around looking for the wolve that is not there. This is what you get when MBAs have more clout than the engineering community. How so far the mighty has fallen; and they are not out of the woods yet.
Richard RUTILY
28/01/2011
Le Gardian s’insurge avec les syndicats contre la décision de détruire 9 Nimrod flambant neuf, qui n’étaient pas encore opérationnels, qui a été prise l’année dernière au cours d’une revue stratégique. Les anglais ont dépensé 4 Milliards de livres pour ces 9 avions alors qu’il était prévu 2,8 Milliards pour 21. Et le programme rencontrait encore des problèmes de coûts et de délais. Est-ce que cela ne préfigure pas le type de décision à prendre pour le JSF? Yes they can!
http://www.guardian.co.uk/uk/2011/jan/27/union-leaders-condemn-nimrod-decision
Stephane Eybert
28/01/2011
On ne peut demander à Obama de monter sur les baricades. C’est au peuple de se prendre en main. S’il sait lire entre les lignes, il aura compris l’encouragement tacite d’Obama, par son discours du Caire.
Bilbo
27/01/2011
Bonjour,
les gouvernements européens courent peu de risques d’insurrection massive pour le moment. Mais il n’est pas dit que cela soit vrai dans les prochaines années.
Les régimes économiques draconiens auxquels sont soumis les Grecs, les Irlandais, les Portugais et bientôt les Espagnols, les Italiens et d’autres encore créent une insatisfaction grandissante et durable qui touche toutes les catégories de la population.
Certes pour le moment les médias peuvent aider les gouvernements à se maintenir, notamment en se focalisant sur les dérapages (comme l’an dernier en Grèce lorsque le sang coula lors d’une émeute), mais rien ne garantit que cette influence médiatique perdure.
De surcroît les populations qui AVAIENT quelque chose me semblent capables d’une mobilisation bien plus forte et durable que les populations qui n’ont jamais eu grand’ chose. L’Islande en est d’ailleurs un bon exemple.
Les gouvernements européens ne sont donc pas à l’abri.
Pour finir, je citerai un extrait du livre de Jean Peyrelevade “Sarkozy, lerreur lhistorique”. L’auteur rapporte les propos que tint Raymond Barre au printemps 2006 lors d’un dîner en son honneur :
“De là nous passâmes tout naturellement à la situation politique du moment. Nous le sentions désabusé, inquiet de la santé du pays et de l’incapacité des dirigeants politiques à résister à la tentation démagogique. Or aucun redressement ne serait possible sans un langage de vérité dont il apparaissait que bien peu auraient le courage de le tenir. Je l’interrompis un court moment : “Mais enfin, Monsieur, combien de temps la France va-t-elle continuer à s’enfoncer avant de réagir ?” Sa voix descendit ton par ton, syllabe par syllabe, du plus aigu jusqu’au plus grave avec une sorte de point d’orgue sur la dernière voyelle : “Monsieur Peyrelevade, encore un quinquennat.” La table éclata de rire.
Je ne pus m’empêcher de le relancer : quel événement voyait-il qui provoquerait le sursaut appelé de ses vux, après une longue période de gouvernements médiocres : “Les Français se réveilleront, répondit-il sérieusement, quand ils constateront une baisse de leur pouvoir d’achat.”“
Francis Lambert
27/01/2011
“Nous sommes parfois surpris des procédés utilisés par les médias, lesquels endossent de manière un peu trop visible le costume de faiseurs d’opinion.
Nous vous relations dès la première semaine de janvier ces sondages réalisés par de grandes banques américaines, reflétant un optimisme en acier inoxydable des investisseurs.
Eh bien, figurez-vous que ces mêmes études sont rediffusées avec une régularité de métronome toutes les 48 heures, sous une forme ou une autre. Elles sont gratifiées de force titres accrocheurs attestant de l’appétit insatiable des marchés pour les actions, du consensus uniformément haussier qui ne laisse planer aucune ambiguïté sur la poursuite du rally boursier, sur le faisceau d’éléments techniques concordants qui interdit l’émergence du moindre épisode correctif, etc. !
C’est un véritable matraquage, une répétition à caractère obsessionnel : prononcer le mot “bourse” dans un journal télévisé suffit à faire mousser les indices.”
Extraits de Philippe Béchade http://www.la-chronique-agora.com/articles/20110126-3357.html
georges dubuis
27/01/2011
Quand j’entends les tunisiens où les égyptiens parler j’entends systématiquement “si dieu le veut, grâce à dieu,dieu est avec nous” il est loin d’être mort ce NON de dieu et l’occident semble redouter cette résurrection LA, elle qui l’attend encore à Jérusalem et sa bible atomique(j’adore Dr Follamour).Cette appellation non contrôlée, non titrisée,surprenante, la boîte de pandore qui apparemment était bien fermée par un état laïc et policier. Une certaine religion serait donc imperméable à la pénétration de l’état et de la divine finance excepté par le jackpot providentiel et naturel du pétrole.
waccsa
27/01/2011
Merci pour cette synthèse.
La situation économique du peuple en Iran est absolument catastrophique ; je suis malheureusement beaucoup moins confiant que vous sur la possibilité d’éviter à très court terme un très grave conflit régional explosif.
waccsa
27/01/2011
Pour la forme, on remarquera au passage que le SOTU acte de fort belle manière le décès de l’économie et de la monnaie des USA :
Refus de baisser ou même simplement geler les dépenses du Pentagone ; baisse des dépenses non-militaires pour 100 milliards $ ; conflit paralysant à venir avec les Républicains pour les quelques investissements d’infrastructure prévus ; baisse de l’imposition, notamment a priori pour les plus riches ; aucun blocage à la continuation de l’utilisation frénétique de la planche à billets frénétiques par la Fed.
RIP, Federal government. Le problème est que ce suicidaire va essayer de tous nous entraîner avec lui.
laurent juillard
27/01/2011
Merci pour cette belle synthese sur la situation au Proche Orient.
Rien a voir avec l’acrobatie dialectique de nos journalistes papiers qui nous pondent une bouillie incomprehensible sur ce sujet pour masquer les veritables motifs des actions de nos soi disant “responsables” politiques.
Si il y en a d’autres a lire, je suis lecteur.
Franck du Faubourg
27/01/2011
Je me permet de le transmettre à plusieurs de mes contacts
Dedef
27/01/2011
Pour ceux que ça intéresse, le cablegate sur April Glaspie est ici:
213.251.145.96/cable/1990/07/90BAGHDAD4237.html
La page originale de Dedefensa ne semble disponible que dans le cache Google.
Jean-Paul Baquiast
26/01/2011
Bilbo a certainement raison. Les gouvernements notamment européens ont peur des mouvements de rue pouvant dégénérer en émeutes. On l’a vu à leur réaction face au” soulèvement” sporadique des “jeunes” récemment. Mais je pense que cette peur reste limitée.
Qui en effet en Europe a suffisamment peu à perdre pour accepter une “révolution” qui mettrait tout par terre, à commencer par les distribanques et les grandes surfaces, sans parler des propriétés et des pensions de retraite?
Je ne vois guère que les jeunes exclus provenant des “quartiers” , qui marcheraient sur les centre-villes…Et encore…Ils auraient trop peur de déclencher contre eux une union sacrée de type islamophobe. Les plus avisés préfèrent continuer à vivre des trafics divers.
Il faudrait vraiment que les gouvernements fassent des erreurs énormes pour dresser contre eux des foules du type tunisien ou égyptien.
Bilbo
26/01/2011
Bonjour,
la paralysie de l’occident que vous évoquez peut avoir une autre cause : nos dirigeants ont peur que les peuples se souviennent de leur véritable force et ne renversent le système.
Peu importe que les masses soient manipulées ou pas. Simplement l’histoire nous enseigne que la force numérique des peuples peut tout renverser.
De Gaulle, qui bénéficiait d’un prestige extraordinaire et qui avait à cur de servir son pays, a pourtant eu peur en mai 68. Aujourd’hui aucun dirigeant occidental n’a la trempe de ses prédécesseurs d’après-guerre.
De plus le mode de fonctionnement de la démocratie - même dévoyée - et l’habitude prise par nos dirigeants de s’intéresser aux sondages de popularité ne leur permettent pas d’envisager “avec sérénité” une répression forte d’une quelconque insurrection populaire dont le souvenir s’effacerait avec le temps.
Par ailleurs la révolution tunisienne est partie d’un “fait divers”, tragique mais n’impliquant aucun groupe, lobby ou personne influente. Ce constat est de nature à paralyser un peu plus les dirigeants occidentaux qui n’oseront alors plus rien, des bavures pouvant survenir à tout instant.
Ajoutez-y l’affaire Wikileaks qui a prouvé que le contrôle de l’information n’est désormais plus possible et vous obtenez des dirigeants qui n’oseront plus rien faire contre les peuples.
Il y a une certaine ironie dans toute cette histoire : au moment où un dirigeant chinois accepte de répondre à une question ayant trait aux droits de l’homme (sans pour autant faire de concession comme nos médias aiment à le faire accroire), nos dirigeants pourraient bien se mettre à envier le système gouvernemental de l’Empire du milieu qui permit Tian’anmen.
Cordialement.
Bilbo
Frederic LAGOANERE
26/01/2011
http://www.nytimes.com/2011/01/26/business/26fighter.html?_r=1&ref=us
Un article intéressant sur les problèmes rencontrés par la version du Corps des Marines à décollage vertical. Au dela des problèmes techniques évoqués (des turbulences excessives dans le système de propulsion, et une trop grande déformation du moyeu de la turbine sous l’effet de la chaleur ), 2 détails retiennent l’attention :
tout d’abord l’opinion de Wheeler, pour qui la période probatoire de 2 ans donnée par Gates au programme n’est autre chose qu’un coup de pied en touche pour passer la patate chaude de l’annulation à son successeur.
Et aussi le fait que cet article extrêmement défavorable au JSF paraît dans ce parangon de conformisme médiatique US qu’est le New York Times. Ca sent décidément le sapin.
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