lionel périchon
16/07/2013
Il est selon moi étonnant de considérer Monsieur Mélanchon comme un personnage anti-système. Il est bien plus certainement un agent du système pour jouer le rôle du “gauchiste” anti-système et continuer à diviser les Français, ce qui ne peut engendrer qu’une crise profonde droite/gauche, inepte. L’UPR rassemble des personnalités au delà de ce clivage qui n’a aujourd’hui plus de sens puisque notre nation est en voie de destruction et de subordination à une “Union Européenne”, volonté des Zétazunis et que c’est là que se situe l’essentiel.
marc gébelin
16/07/2013
Merci à Descartes qui nous met sur la voie de Hobbes en le subvertissant. Ce brillant penseur « montrait dabord que létat des hommes sans société civile (quel état peut être nommé létat naturel) est rien sauf « une guerre de tous contre tous » [bellum omnium contra omnes] ; et que, dans cet état, tous ont le droit de toutes choses. Hobbes (1651).
Eh bien nous sommes, par notre démocratie enchanteresse, à l’opposé de cet état et nous voulons à toute force la guerre de tous contre tous comme summun de l’idéal humain. Français encore un effort pour que notre état “n’ait pas de sentiments et que des intérêts”.
Pascal B.
16/07/2013
Pour une fois je suis en désaccord complet avec ce que je lis ici et sous le clavier de Sapir.
Les sifflets de dimanche ont été une initiative du Printemps français non soutenue par le Mariage pour tous qui avait expressement appelé à ne pas se manifester à l’occasion du défilé des forces armées françaises. Donc expressément liés au fameux projet de loi Taubira. Dans ce milieu, Hollande est illégitime depuis le jour de son élection. le TSCG n’y change rien et n’est assurément pas à la source de la vindicte populaire.
Maintenant que juridico-politiquement, Sapir quant à lui conclue que la signature de Hollande au bas de ce traité en fait en quelque sorte un traite au régime, cette analyse semble effectivement tout ce qu’il y a de recevable. Il n’en reste pas moins qu’il récupère confusément et péniblement un micro événement ayant impliqué deux trois dizaines de personnes maxi n’ayant rien à voir avec son propos pour donner de la consistance à ses conclusions posant que la crise de régime aurait franchi un stade à cette occasion.
Pour ce qui est de Mélenchon, il est à fond dans le système selon moi. Il manoeuvre juste en sorte de récupérer les commandes dudit système. (plus) aucune confiance en lui. Le FdG est le NPA de confort du PS et Mélenchon est le Besancenot du fdG. Melenchon ratisse, rabat, amuse la galerie, fait illusion et fait diversion. Il temporise. Ainsi après le 29 mai, il attend quatre ans avant de se lancer dans le FdG ! Et maintenant il veut encore attendre pour sortir de l’euro ! N’oublions pas que Mélenchon est franc-maçon. Et qu’à ce niveau, ce n’est pas anodin. Je signale enfin que j’ai fait campagne pour Melenchon en 2012 (collant nombre d’affiches et distribuant force tracts).
Les positions des intellectuels Todd et Lordon (signalées par Animo ci-dessous) me semblent plus intéressantes du point de vue de la crise de régime. Ainsi que celles de François Asselineau dans le champ de l’engagement politique avec son mouvement l’Union Pour la République.
Pascal
16/07/2013
Paul Craig Roberts écrit le 13 juillet sur son blogue :
“Le public américain, cette fois, na pas gobé le mensonge de Washington selon lequel Snowden est un traître. Les sondages montrent quune majorité dAméricains voient Snowden comme un lanceur dalerte.”
==> http://avicennesy.wordpress.com/2013/07/15/coup-detat-paul-craig-roberts/
Deux jours plus tard, Lilia Shevtsova, spécialiste du Kremlin et éminente politologue du centre de réflexion international Carnegie, explique dans les colonnes du Monde que :
“la présence de Snowden à l’aéroport de Sheremetievo depuis trois semaines résout un sérieux problème pour Obama. Avant son arrivée, les Américains hésitaient. Il y avait un débat : est-il un lanceur d’alerte ou un traître ? Maintenant, c’est clairement un traître. Obama a évité la menace d’un impeachment parce que l’administration faisait surveiller des non-Américains et puis parce que Snowden s’est transformé en traître. Poutine a donc sauvé Obama.”
Arrou Mia
16/07/2013
Je reste persuadé même si ça fait un peu le complot anti-complot vaut bien un renversement de celui-ci et son contraire par conséquent, que les Usa ont été bluffés par une fausse information de la présence de Snowden dans les bagages de Morales,
intentionnellement.
Preuve par 9 et par le contraire de l’absurde.
Poutin doit se marrer s’il n’était pas effrayé de l’intensité de la surveillance.
Franchement ces oreilles qui traînent, on peut les utiliser à souhait pour y couler de la cire par exemple.
La poire était délicieuse avant tout le fromage, mais blette, non vraiment merci.
Ils se rendent compte de leur insuffisance notoire, ces petits sergents au service de l’Empire?
Animo
16/07/2013
je vous renverrais également sur cet article sur le blog de Bertrand Renouvin.
Hashem Sherif
16/07/2013
Que signifie le mot “blétitude”?
Jack v.
15/07/2013
« Snowden has enough information to cause more damage to the US government in a minute alone than anyone else has ever had in the history of the United States »
Voilà qui illustre bien l’idée selon laquelle les technologies numériques peuvent apparaître comme une source de puissance mais qu’elles sont en réalité génératrices de défauts mortels pour les systèmes humains.
On l’avait vu avec la découverte de l’activité du ver Stuxnet. On voit aujourd’hui qu’un seul homme a la possibilité, dans certaines conditions, de mettre à genoux l’hyper-puissance Elle-même.
L’informatique donne la possibilité de concentrer une énorme quantité d’informations dans un petit volume et de transférer ces informations à l’autre bout du monde quasi-instantanément. Avec l’affaire Snowden, on se rend compte que les hommes qui dirigent les services secrets n’ont toujours pas compris ce que cela signifie.
Les espions du vingtième siècle risquaient leur vie pour un microfilm et la récupération de ce dernier justifiait l’envoi dans les eaux ennemies d’un sous-marin. Aujourd’hui tous les secrets d’un état peuvent être concentrés sur un disque dur et passer à l’ennemi en quelques secondes avec un résultat géopolitique catastrophique et irréversible.
La faille réside, bien sûr, dans l’intervention d’opérateurs humains. Les pays qui désirent garder des secrets pour le reste du monde devront donc se pencher sur cette question de la fiabilité de l’opérateur humain. Les US et le Système dans son ensemble ont donc du pain sur la planche. Heureusement pour nous.
Au delà de cela, cette affaire nous éclaire sur une question digne d’un sujet de philo : l’informatique a-t-elle plutôt tendance à asservir ou à libérer l’Homme ?
Si on observe le comportement des états qui, tout en désirant tout contrôler en permanence, généralisent l’usage de l’informatique pour l’archivage des données, spécialement dans les domaines relevant du secret d’état, la réponse est immédiate. En tant qu’individu, je ne perds grand chose à être surveillé par des moyens électroniques alors que si ce que nous dit Greenwald est fondé, les services secrets des US ont pris un risque énorme en confiant leurs secrets à la logique binaire.
Jack v.
15/07/2013
Et hop ! Une banderille dans le derche du Système… Poussons la Bête au summum de sa rage et voyons ce que cela donne !
Zolpi
15/07/2013
Bonjour monsieur Grasset
Désolé mais là je ne vous suis plus ; je vous site : “Plus nous savons, moins nous comprenons. Dautre part, la nécessité de rompre, de refuser certaines connaissances, y compris la connaissance du réel, bref, linconnaissance”.
Cordialement et respectueusement
Jean-Paul Baquiast
15/07/2013
On peut spéculer sur ce que les révélations d’un hypothétique fonds Snowden pourrait avoir de si terrifiant pour les USA voire pour Poutine lui-même.
Comme si ce que l’on sait déjà de l’emprise de ce qu’il faut désormais appeler l’US intelligence-military complex n’était pas déjà suffisamment terrifiant.
Savoir par exemple que depuis longtemps Microsoft, entre autres, et les quelques 16 agences de renseignement américaines connaissaient tout de ce qu’écrivait Philippe Grasset et surtout tout des lecteurs de Dedefensa, de leurs réactions, de leurs activités, n’était pas déjà terrifiant…avec la perspective qu’un jour un accident inattendu survienne à telle ou telle de ces personnes si la chose se révélait utile…...
Nous sommes enfermés dans une toile d’araignée dont on ne voit pas clairement comment sortir….Si vous avez des idées, je serais preneur.
marc gébelin
14/07/2013
Le problème cest que Poutine nest pas « les Russes ». Serait-ce une erreur de ma part de penser que Poutine, lui aussi dans son dernier mandat, éprouve quelque répugnance à se mettre sur le dos le jeune Snowden ? Dune part il sait que lanimal US blessé est plus dangereux, dautre part, comme le sont généralement les Russes plus portés au compromis quà lagression (tout le contraire de ce quon a voulu nous faire croire pendant la Guerre Froide qui nous les présenta comme des va-t-en-guerre au couteau entre les dents), il soupèse les avantages et les inconvénients. Demander à ce que Snowden ne fasse plus rien qui nuise aux Us, cest du langage diplomatique parfaitement justifié dont personne nest dupe, Poutine en premier, mais ce quil adviendra demain nul ne peut le dire.
Tout ceci pour tempérer lenthousiasme un peu trop appuyé à mon avis de JP Basquiat qui nous dit que la Russie (si elle tient tête) « restera longtemps dans les esprits comme la patrie des droits de l’homme. Une patrie sympathique et chaleureuse ». Cest mal connaître je crois la profondeur du sentiment anti-russe qui règne dans le conscient et le subconscient de beaucoup de gens et notamment ceux qui font lopinion. Quand on pense que la France accueille les Femen (ces débiles sataniques quelle glorifiait lorsquelles insultaient la religion orthodoxe chère au cur des Russes dans léglise du Sang Versé à Moscou et qui viennent désormais conchier nos cathédrales) et quelle voulait interdire le passage de Morales dans le ciel français et que cela na déclenché que très peu de réactions outrées, je préfère rester prudent sur lavenir des sentiments des Européens envers les Russes.
Les Européens ne connaissent pas les Russes et nont pas beaucoup envie de les connaître. Ceux qui y vont en vacances cest à cause des bateliers de la Volga de leurs grands-pères ou du général Dourakine. Il faut être un anti-Système convaincu ou un amoureux du peuple russe pour aller chez lui non faire des croisières à 3000 euros sur ses beaux fleuves et lacs, mais y aller pour essayer de le connaître ce peuple valeureux, et ensuite le comprendre. Même Marek Halter dit du mal des Russes, cest dire.
olivier taurisson
13/07/2013
Aurais-je l’esprit trop” conspirationniste” si j’avançais l’idée que le clan US système , acculé à son auto-destruction, ne réitère un de leurs coups tordus à la 11 septembre pour livrer leur dernière bataille sans perdre totalement la face ? Je crains qu’il n-y ait pas d’autre issue pour eux…
Jean-Paul Baquiast
13/07/2013
Il me parait évident que si Poutine persiste dans la décision d’accorder l’asile politique à Snowden, il gagnera sur tous les tableaux.
*Il se donnera un profil humain aux yeux de tous ceux s’indignant de la persécution subie par ce jeune héros. Ceci en Russie, en Europe et même aux Etats-Unis.
* Il se grandira par rapport à un Obama enfermé dans une rage impuissante et des chefs d’Etat européens courbés dans leur servilité.
*Il se montrera plus courageux que le président Chinois qui avait semblé avoir peur de l’Amérique.
Quoique fasse ultérieurement la Russie en matière de droits de l’homme, elle restera longtemps dans les esprits comme la patrie des droits de l’homme, précisément. Une patrie sympathique et chaleureuse, qui plus est.
Jack v.
13/07/2013
S’il se montrent assez hardis, et habiles, les Russes peuvent profiter du désordre régnant à Washington pour nouer des liens avec les pays d’Amérique du sud.
Le cas Snowden est un test comme l’affaire des missiles de Cuba en avait été pour évaluer la capacité des Russes d’aller jusqu’au bout, comme le gouvernement US est capable de le faire, pour imposer sa vision de ce que sont leurs prérogatives et leurs droits en tant que pays souverain et comme puissance globale.
Si les Russes réussissent ce test, c’est à dire envoient les US balader, ils gagneront les curs de beaucoup de gens dans le monde.
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