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Détroit: le système US dans sa version ultime?

Article lié : Ô Sainte Russie, terre d’asile des opprimés du monde entier...

pierre

  23/07/2013

Je découvert une galerie photos sur la ville de Détroit.
La charge symbolique de ces images incroyables semblent préfigurer la ruine en devenir dans ce pays…
bien à vous tous
pierre

voici le lien

http://www.marevueweb.com/photographies/la-ville-de-detroit-en-ruine/

Réapparaition du prince Bandar ...

Article lié : Prince Bandar et un silence de mort

Pascal B.

  23/07/2013

Le Mal, le Bien et la Crise

Article lié : Choisir “sa” crise

Théo TER-ABGARIAN

  22/07/2013

«Notre choix ontologique, notre conviction spirituelle si l’on veut, relevant d’une foi plus que d’une croyance, – “foi” vient du latin fides et signifie “confiance”, – est au contraire que le Système, parce qu’il représente le Mal, ne peut être supérieur à tout et, par conséquent, nous ne tenons aucun compte de l’axiome contraire »
Je crois que le Mal que vous définissez importe peu à nos pontifes politiques qui clament du matin jusqu’au soir qu’ils sont les vestales du « vivre ensemble », slogan qui nous est jeté à la figure depuis 15 ans et érigé en Deus ex machina ontologique (c’est-à-dire qu’ils visent bien au-delà de la question des communautés).  J’ai l’impression que la rhétorique du Mal et du Bien a été complètement biaisée par l’idéologie dominante de la social-prédation généralisée. C’est très amusant d’entendre pontifier les propriétaires et gardiens du Bien, dans nos médias, par exemple de Christophe Barbier de l’Express à Alexandre Adler. Ils ne doutent de rien. Leurs intérêts et leurs passions SONT le camp du Bien. Ils font en réalité comme si (« as if » disent les psychanalystes)  le Bien était une notion abstraite, fluide, impalpable, définie ex cathedra à Bruxelles ou à Washington, ou tout lieu agréé. Il y a un petit livre passé inaperçu qui est de l’égyptologue Jan Assmann : «Maât, l’Egypte pharaonique et l’idée de justice sociale», on y comprend que dès qu’une conscience collective s’est constituée il a été nécessaire de concevoir une harmonie sociale sans laquelle la vie n’est plus vivable.  Les prédateurs régnants nous ramènent à des temps d’avant la Maât… 

Comment réagir à Google?

Article lié : Ecce Homo-Google...

Jean-Paul Baquiast

  22/07/2013

Il faut en effet méditer cet article sur Google et la façon dont nous sommes (ou allons être) manipulés http://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/features/inside-google-hq-what-does-the-future-hold-for-the-company-whose-visionary-plans-include-implanting-a-chip-in-our-brains-8714487.html

L’article est plutôt indulgent. Faut-il pour autant que nous baissions les bras? Et si non, quoi faire? Et comment éviter de passer pour un vieux con n’ayant rien compris au monde en train de se faire?

En tous cas, le salut ne viendra pas de quelques Snowden, qui seront de plus en plus rares parce qu’éliminés. Je pense que c’est l’ensemble du Système qui se transforme actuellement, avec les Googles divers et leurs utilisateurs passionnés.

Article lié : Chronique du 19 courant… La métaphore de Steiner

Crapaud Rouge

  21/07/2013

C’est une chronique complètement hallucinante ! Je ne sais pas si vous mesurez à quel degré d’absurdité vous êtes amené à force de jouer dans la subtilité. Borges a donc raconté que les dictatures sont “mères de toutes les métaphores”, et vous en faites une justification des dictatures par “pression interposée”. Il avait besoin de se justifier, c’est tout, il avait besoin de se sentir “en contact” avec la dictature, ce qui peut être un stimulant intellectuel parmi d’autres, mais ne saurait être une cause universelle. Les dictatures, matrice de la poésie… C’est la meilleure de l’année !  Et c’est un intellectuel juif qui a dû fuir la pire des dictatures qui s’en fait l’écho ! Comme si Borges était le seul écrivain au monde digne de ce nom !

Pour ce qui est de la démocratie, “ennemie même de l’excellence ?”, donc terreau de la médiocrité, je vous signale qu’elle n’interdit à personne, y compris aux intellos les plus verbeux, de développer tous leurs talents, et dans n’importe quel domaine. Les masses, elles, se contentent de peu, les petits plaisirs de la vie leur suffisent, mais, philosophiquement parlant, cette option de vie, aussi involontaire soit-elle, n’en a pas moins ses mérites. La vie n’assigne à personne aucun but, et il est aussi stupide et/ou intelligent de jouer aux cartes que de dessiner des figures dans le ciel, ou de lire Homère dans le texte.

Quand vous, les intellos élitistes, en aurez fini avec votre “excellence”, vous aurez peut-être plus d’égard pour les “masses incultes”, et vous découvrirez ENFIN que vos belles constructions se font une à une récupérer par “le système”. Ce que vous appelez le “déchaînement de la matière” ne se fait pas sans un habillage intello emprunté aux meilleures sources, et ce ne sont pas celles des anar, mais ceux des gens comme vous.

A Pascal B. - (pasnot[at]yahoo.fr)

Article lié : Greenwald est-il le véritable whistleblower de la crise ?

Théo TER-ABGARIAN

  21/07/2013

Si le dispositif est en pleine défaillance, c’est que le facteur humain a encore de l’efficacité. La capacité de révolte de Snowden et de beaucoup autour de lui est potentialisée par une excellente capacité à se faufiller dans les mailles grossières des programmations. Il y a un côté tigre en papier dans ces systèmes de contrôle orwelliens qui générèrent plus de violence de révolte libertaire que d’intimitidation. On notre que les programmateurs aussi sont atteints de la maladie du politcally correct et, du coup, marchent sur des oeufs.
Les affaires de Benghazi et de Boston nous offrent le spectacle de ce gâchis : beaucoup d’investissements pour rien. On a envie de leur dire tous ces crédits, mettez-les plutôt dans la recherche du Parkinson, d’Alzheimer ou de la MS.

Communications Greenwald-Snowden

Article lié : Greenwald est-il le véritable whistleblower de la crise ?

dedefensa.org

  20/07/2013

les souverains ne goûtent pas les louanges

Article lié : Chronique du 19 courant… La métaphore de Steiner

marc gébelin

  20/07/2013

Georges Steiner est un érudit se délectant de son érudition et se délectant d’être flatté par les moins érudits que lui. C’est dit sans la moindre animosité. Le propre de notre époque est justement cela que des hommes puissants, travailleurs, intelligents, diplômés ou hyper-diplômés finissent par devenir insignifiants. Voyez Jacques Attali. Plus il écrit, plus il ennuie, plus il bave et plus on le loue et plus on l’invite dans les talk show. Voyez Michel Foucault en son temps. Combien ont gloussé sur sa « Volonté de punir »  et le cite pour justifier l’inanité ou la petitesse de leur thèse ?
J’irai jusqu’à croire que se mesure le vrai génie au fait qu’il reste quasi invisible de sa génération et n’est découvert que plus tard et encore, pas par tous ! Il faut aussi être « bien né » pour avoir la grâce de découvrir les vrais génies. Je veux dire que celui qui les découvre possède aussi une forme de ce génie, une graine de lui qui lui permet de reconnaître la plante entière issue de cette graine et de savoir aussi qu’il n’est qu’une graine et pas l’arbre admiré et admirable. J’ai souvent trouvé Steiner prétentieux enfonçant les portes ouvertes et, je le répète, je m’incline devant ses connaissances, sa maitrise mais il n’est qu’un commentateur pas un poète, pas un créateur comme Borges ou comme Céline.
Alors nous, on a Attali, les Allemands ont Reich Ranicki, deux Juifs savant voulant en remontrer à ceux qui ne le sont pas mais qui, s’ils l’étaient, n’en seraient pas « remontrés ». Pour les pas trop vieux mais les pas trop quand même jeunes rappelez-vous les articles dithyrambiques de Josiane Savigneau, lorsque féministe mysogine, elle régnait sur la page littéraire du QVM (le Quotidien Vespéral des Marchés, le « Monde »). Les Etatsuniens ont Chomsky qui dit aussi de grosses bêtises. Le Système a besoin de pontifes et le pontifical, il y a peu encore, avait son pontife en la personne de Benoit XVI plus théologien, c’est-à-dire Steiner de l’Eglise, que pape. Je doute qu’on relise sa théologie dans mille ans comme celle de Saint Augustin ou de Scott Erigène. Le Steiner de la nation française il y a cinquante ans c’était de Gaulle mais c’était un Steiner qui mettait ses mains dans le cambouis, c’est pourquoi lire ses « Mémoires de guerre » est peut-être plus formateur. Qui n’a du mal à dire de Hugo, cet homme immense, intelligent, sensible, érudit, et… féministe ! louant les femmes, les mères, les vestales dans ses discours et ses poèmes et ayant des besoins sexuels à la mesure de son génie pan-créateur. J’accepte sur ce plan, pour ce qui me concerne, plus sa face noire que sa blanche quand je vois ce que ce féminisme produit aujourd’hui comme immondices dans le monde moral et comme insanités dans tous les autres. Même un anticlérical convaincu peut difficilement accepter que des putains viennent, dénudées, hurler comme des possédées à Notre Dame. Baudelaire n’a-t-il pas écrit des absurdités à Wagner ? Je le pense mais je suis un petit garçon à côté de lui, tout en sachant que sa haine de la démocratie à son époque, ne justifie pas que ce qui pourrait vraiment être de la démocratie chez nous, un jour, soit honni. C’est vrai, la foule ne pense pas, la foule est bête. Il a raison. Seul un homme ou des hommes pensent pour elle. Ça c’est de la sociologie. Il ne faut pas tout mélanger. La révolution française pour de Maistre c’est, à quelque chose près, du satanisme. D’accord. Mais Rousseau est un grand penseur et Robespierre un grand homme qui aurait pu devenir un bon Talleyrand « si Dieu l’avait voulu ».
Le peuple qui aime les romans des grands écrivains, et qui pourtant ne sait pas écrire, est un juge aussi grand que Salomon mais que ce n’est pas une raison pour faire de la démagogie en lui faisant croire que tout le monde peu écrire. Il y a de petites intelligences qui jugent les grandes parfois sans en avoir la capacité intellectuelle, mais justement, c’est bien l’illustration que ce qu’a dit un homme génial « le cœur à ses raisons que la raisons ne connaît pas » est vrai, que les « demi-habiles » ne sont pas tous, nécessairement, ad aeternam, des crétins. Borges qui se moquait de Dieu, a dit des choses qui passent pour d’immenses pensées et qui ne sont que remarques théologiques privées de leurs enluminures. Exemple : L’avenir est inévitable, mais il peut ne pas avoir lieu. Dieu veille aux intervalles.
Merci à Philippe Grasset qui a produit ce texte qui mérite mieux que des compliments à deux balles.

XVIIeme

Article lié : La grâce de l’Histoire : Deuxième Livre (III)

Théo TER-ABGARIAN

  20/07/2013

J’aimerais trouver ce travail que vous évoquez sur la religiosité du XVIIeme. Cette période me paraît autrement plus passionnante que le XVIIIe à la fois desséché,  frivole, adepte d’une raison brandie comme un joker.  La querelle Jésuites/Jansénistes est pleine d’enseignement pour notre époque car là est posée clairement sur la table le débat anthropocentrisme/théocentrisme. Plus personne ne lit Richeome, on lit encore Pascal. L’esprit baroque, l’esprit de foi –qui est bigrement non conformiste- sont des antidotes à l’esprit petit-bourgeois et au conformisme qui a atteint en cette année 2013 un sommet inégalé. En réalité cette lente montée du rationalisme morbide actuel trouve racine dans ce combat-là.
Mais trop de conformisme tue le conformisme, il n’est pas défendu de voir revenir l’ère du baroque, à condition que le fidéisme ne soit pas artificiel (le fondamentalisme musulman du Golfe nous en donne une caricature, on observe qu’il fait bon ménage avec la modernité consumériste et la haine du non-rationnel –voir la destruction des lieux saints soufis de Libye jusqu’en Syrie). 

Comment les communications entre Greenwald - Snowden ont-elles pu passer au travers les mailles du filet ?

Article lié : Greenwald est-il le véritable whistleblower de la crise ?

Pascal B.

  20/07/2013

On nous explique que la planète entière est sous surveillance électronique. Mais comment les deux protagonistes de cette affaire ont-ils pu tranquillement préparer leur affaire pendant plusieurs mois sans que le NSA ne puisse déjouer leur intrigue ? A fortiori on est fondé à penser que le NSA aurait la sagesse de fliquer d’abord ses propres collaborateurs ayant accès à des docs hyper-sensibles ! Surtout après le précédent Wikileaks Manning ...

De deux choses l’une :
- où ce dispositif est franchement foireux
- ou on a fermé les yeux sur les préparatifs de notre duo de lanceurs d’alerte !

Etonnant cet aspect des choses tout de même ; laisse songeur et sceptique.

Créateur ou créatif?

Article lié : Chronique du 19 courant… La métaphore de Steiner

Bernard Scaringella

  20/07/2013

N’ayant rien lu de Steiner, peut-être suis-je dans l’erreur la plus absolue, mais mon esprit a “coincé” en lisant cet article, et voici pourquoi:

La position de Steiner, qui adoube l’Europe et qui a beaucoup publié n’est-elle pas contradictoire? Comment avoir tant “créé” dans un système de plus en plus autoritaire et totalitaire tout en faisant de ce même système un miracle? Que Steiner sache que le poète/créateur à besoin d’une dictature face à son esprit, n’implique pas automatiquement que celui qui écrit et publie soit un créateur, le savoir étant un moyen de la création.

Steiner n’est-il donc pas plutôt un “créatif” comme aiment à se définir la myriade de publicitaires et autres pseudo grands esprits? Et non pas un créateur dans sa propre définition? Etant semble-t-il largement diffusé par les système ne devient-il pas suspect de non-création? Comment n’a-t-il pas lui-même pris conscience de cette contradiction intime?

Reste la possibilité que son tyran, celui qui fait de lui un créateur et non pas un “créatif” ne soit pas le système. Seuls ceux qui ont lu ses textes peuvent répondre.

A suivre...

Article lié : Achab sait-il encore “rationnaliser” sa folie ?

Jack v.

  20/07/2013

Si on se souvient des zones d’ombre qu’il y a toujours dans l’affaire de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse, celle du déraillement de Brétigny sur Orge paraîtra tout aussi suspecte.

La France d’aujourd’hui est bien plus docile (prudente ?) que celle de septembre 2001, mais on a peut-être voulu lui faire une piqure de rappel.

rappel

Article lié : Chronique du 19 courant… La métaphore de Steiner

jean-jacques hector

  19/07/2013

Wiktionnaire

poésie:

“Du latin poesis (« poésie, art poétique, œuvre poétique »), lui-même issu du grec ancien ποίησις, poíêsis (« action de faire, création »)”.

s'il vous plaît !

Article lié : Chronique du 19 courant… La métaphore de Steiner

olivier taurisson

  19/07/2013

“Sublime chronique”

Post tenebras lux...

Article lié : Expansion accélérée du domaine de la crise

Théo TER-ABGARIAN

  19/07/2013

Tout semble devenir plus clair.
Pour voir clair, il suffit, une fois pour toute, de se débarrasser des idées reçues qui pèsent sur nous insidieusement. Le totalitarisme n’est pas là où l’on croit qu’il est. Cette évidence, je sens qu’on va mettre des années à en prendre conscience.

Le totalitarisme intra-bloc BAO ne nous est pas perceptible car nous sommes dedans. Nous sommes comme des coelacanthes, enfouis dans les eaux profondes des grands fonds marins, sans autres repères que les leurs : nous ne savons pas qu’il y a autre chose.

Observons Mc Cain, Glucksmann, les politiques US et leurs affiliés. Ils n’ont pas vu les choses changer. Ils sont en 1950. Ils sont les molosses aboyeurs derrière le Rideau de Fer qu’ils voient encore bien solide et bien cadenassé. Il suffit d’avoir visité une banlieue pavillonnaire pour connaître comment procèdent les molosses quand un postier passe avec sa bicyclette. Réflexe conditionné :  ils aboient à la seule vue du costume bleu des ex-PTT. Mais le molosse n’aboie pas quand un gars vient détrousser le voisin ou violer la voisine.
Idem pour Mc Cain, Glucksman, Obama. Ils ignorent les vrais dangers et leur inconscient peureux organise leur fuite.   

C’est vrai que, de longue date, ceux-ci se sont mis sur leurs rails cognitifs, prenons comme exemple Glucksmann et la Tchétchénie, cette passion tchétchène n’était qu’un calcul que seuls des naïfs ont cru être un combat humaniste. Glucksmann le Tchétchène, c’est 20 ans avant Mc Cain en Tartarin d’Azaz sur la route d’Alep, roulant des mécaniques de cowboy entre trois ou quatre djihadistes probablement peu partisans des «valeurs» qu’on nous serine à la tibétaine, ad nauseam : la petite musique sur Poutine, le refrain bien connu depuis Orwell : «Do you want Mr. Jones come back ?»

Du coup Poutine fait moins peur que ces totalitaristes-là, les Obama avec leur batte de base-ball contre leurs bureaux, les aboyeurs de pavillons, shootés à l’adrénaline (Valls, Hollande, Fabius), sautant en hurlant au moindre danger imaginaire le long des grillages banlieusards de cette banlieue triste et sans âme qu’est devenu l’Occident. Et voilà que Depardieu, authentique frondeur, et que Snowden ne peuvent trouver du répit, loin des aboiements… qu’en Russie. On imagine la déconvenue de magma amorphe des bien-pensants…