zoulikha chergui
21/01/2014
je ne puis que vous approuver à 1000% .
oui vous avez raison, tellement raison que, voyez-vous la France se dote d’un système de surveillance électronique tous azimuts sans que personne n’y voit à redire.
Parmi les esprits les plus libres et les mieux déliés, peu voient et comprennent ce que vous écrivez, parce que cette dictature, orwellienne dans son essence, se pare de mots invertis qui donnent à chacun le sentiment de sa liberté.
Et ce sentiment suffit, semble -t-il à nos existences de chapons.
Je viens de terminer “le livre du rire et de l’oubli” de Kundera écrit en 1979; avec le recul du temps et la mesure de notre décadence , je le trouve dérisoire, car il se trouve que cette dictature, dénoncée après le printemps de PRAGUE, grotesque et clairement affichée, permettait que des KUNDERA existent et écrivent même dans l’exil.
Alors que le système auquel nous avons à faire, et qu’aucun KUNDERA ne pouvait imaginer tue mieux que n’importe quel goulag, la résistance de l’esprit et , effectivement nos mots n’ont pas plus de valeur que s’ils étaient écrits sur des feuilles mortes.
Il en est de nos écrits, comme des manifestations sous Sarkozy, tout le monde s’en fout.
Alors nous nous taisons, comme nous cessons de manifester, ou de crier, face à l’infamie, face au mensonge mille fois répété, face à l’inversion des valeurs, face aux circulaires anti-bouffon et aux décisions judiciaires éclairs, aux interventions militaires humanitaires et aux “dictateurs- qui- ne méritent- pas -de- vivre” et “aux- comiques- qu’il- faut- supprimer”; oui nous n’avons pas de mots et pas de Kundera ou de Soljenitsyne qui d’un exil pourraient écrire pour nous faire croire que nous restons des hommes et des femmes dignes par ce que nous avons permis qu’ils existent.
Néanmoins Monsieur GAILLOT merci de les avoir écrits vos mots, vous me laissez moins seule.
Amitiés
Eric Gaillot
20/01/2014
Je me demande si vous ne vous prenez pas la tête avec cette affaire dans la mesure où il est probable que le Système trouvera une solution pour la résoudre. D’ailleurs, y’a-t-il quelque chose à résoudre? Personne ne conteste le droit aux USA d’espionner tout le monde. Le fait que M Obama déclare qu’il espionne tout le monde sauf Mme Merkel et que personne ne réagit, veut tout dire.
C’est à dire que cela veut dire que tout le monde accepte cette situation de Goulag électronique, ce qui veut dire que nous sommes bien tous dans un camp de concentration (donc d’extermination) à l’échelle planétaire. Le Système s’effondrera, c’est certains, mais une fois que nous serons quasiment tous éliminés.
La seule incertitude sur notre avenir porte sur le terme “quasiment”. Serons-nous tous exterminés ou pas totalement tous exterminés?
Naturellement, parler d’extermination universelle ne peut pas être audible. Pourtant, à partir du moment où nous sommes tous potentiellement sous la surveillance de la NSA et de combien d’autres agences d’espionnage (y compris française), cela ne veut-il pas dire que nous sommes tous comme dans un camp de concentration? A partir du moment où nous n’avons plus aucune vie privée, cela ne veut-il pas dire que nous sommes tous dans en camp de concentration, donc un camp d’extermination?
L’absence de toute vie privée se semble pas émouvoir les plupart des gens qui se disent qu’ils n’ont rien à cacher. Cette réaction est particulièrement répandue chez les jeunes qui ne peuvent, malheureusement, pas avoir conscience des conséquences de cette situation pour pleins de raisons que je ne vais pas développer ici. Ce qui compte, c’est que la plupart des gens, sinon la quasi totalité, n’a pas conscience de ce qu’un espionnage totale sur leur vie privée veut dire en terme de privation de liberté. Or, privation de liberté veut dire ce que ça veut dire: plus de liberté. Or plus de liberté, même si nous pouvons continuer d’aller nous ravitailler à la grande surface du coin, veut dire PRIVE DE LIBERTE, c’est à dire que nous vivons dans un camp de prisonniers.
Certes, un camp de concentration post-moderne avec tout le confort qui convient - villa, frigo et tout ce qu’il faut dans le frigo - jusqu’au jour où la carte bancaire est bloquée pour cause de dépassement de découvert. Et là, que devenons-nous? Plus de travail, plus de carte bancaire… nous pouvons crever, en silence. Et nous sommes en train de crever… en silence. Ca ne sert à rien de l’écrire ici, sur ce blog, mais je l’écris quand même… comme si j’écrivais sur morceau de papier que je laisse trainer sous ma paillasse ou dans un endroit quelconque du camp sans même l’espoir qu’il ne soit jamais trouvé et lu parce que personne n’en à rien à fiche…. parce que les gens regardent la télé, écoutent la radio et lisent la presse papier sans se rendre compte que tout ce qui est dit dans ces médias est complètement faussaire. A tel point que même les journalistes ne s’en rendent pas compte eux-mêmes aveuglés qu’ils sont par le chèque dont ils ont besoin à la fin du mois pour survivre.
L’époque que nous vivons est absolument terrifiante car nous ne nous rendons même pas compte de ce qui nous arrive et quand nous nous en rendons compte, nous comprenons en même temps qu’il n’y a rien à faire…
Eric Gaillot
olivier taurisson
20/01/2014
Comme de petits champignons à l’apparition soudaine , on voit poindre de par le monde des lois (sous couvert de et pour couvrir “cover up”) qui interdisent toute manifestation qui tenteraient de montrer autre chose que ce que les pouvoirs en place veulent préserver : leur intégrité totalitaire… (exemples récents en Grèce, Espagne , Japon donc, Pays arabes du types Arabie S. , Egypte, etc…)
A qui le tour?
Philippe Grasset
20/01/2014
Effectivement. Dont acte et excuses réglementaires. Correction faite à 18H29, ce 20 janvier 2014.
Non, le lapsus n’est pas intéressant, il est fascinant et même postmoderne tant il démontre l’omniprésence obsédante, touchant parfois les psychologies un instant inattentives, de l’inversion absolument triomphante.
PhG
Dominique Larchey-Wendling
20/01/2014
J’imagine qu’il faut plutôt lire “Freedom Act” (à la place “Patriot Act”) à la fin de l’article. Ceci-dit le lapsus est intéressant.
Jean-Paul Baquiast
20/01/2014
Je pense pour ma part que Jerphagnon, comme beaucoup de gens, reconstruit le passé à la lumière de ce qu’il voudrait qu’il soit. L’Antiquité gréco-romaine, comme celle d’ailleurs d’autres parties du monde, était une abomination où personne ne voudrait vivre aujourd’hui. Les idées prêtées aux philosophes sont des projections de ce dont nous rêvons.
Il vaudrait mieux le reconnaitre et attaquer, comme vous le faites d’ailleurs en général, les problèmes de notre temps avec les outils intellectuels disponibles aujourd’hui.
jean-jacques hector
19/01/2014
Jerphagnon connaît trop bien le parcours d’un Thémistios, païen d’anthologie, philosophe choyé de tant d’empereurs successivement chrétiens et occasionnellement apostat.
Il a pour ce philosophe l’indulgence que vous lui reprochez d’avoir pour un BHL, bouffon opportuniste, ce que n’était pas Thémistios qui prenait des vrais risques, sans masque ni protection.
Jerphagnon a suffisamment ironisé sur les philosophes de cour d’Auguste à Théodose pour être soupçonné de quelque connivence de ce côté là.
Il sait que notre civilisation est condamnée, mais il refuse de défier les dieux par quelque prédiction que ce soit et sa charité chrétienne ne veut pas désespérer notre cher sapiens, quoi qu’on en ait.
olivier taurisson
19/01/2014
Encore merci Monsieur Grasset pour cet article!
Vous avez le “don” de trouver les liens qui unissent notre présent au Monde à cet autre Monde épuré de toute clinquante modernité.
Et combien ce privilège est précieux!
“En vérité et tous comptes faits, mon privilège, celui de souffrir complètement et dexprimer cette souffrance par les outils de la plume et des mots de lécrit comme des armes, ce privilège est le plus grand et le plus honorable possible.”
Théo TER-ABGARIAN
19/01/2014
MK Bhadrakumar laisse entendre que la Russie mise sur lIran, comme allié sûr pour des objectifs géo-stratégiques qui ne sont pas encore nettement clarifiés. Lopinion publique des classes moyennes iraniennes est pro-américaine de manière presque puérile (sur des schémas archétypaux), comme les bobos russes dailleurs plus incisifs. Ces classes-là ne voient que le jour le jour et sans perspectives historiques à long terme. Quant aux sphères gouvernementales iraniennes, elles sont extrêmement prudentes avec ce quelles peinent à oublier avoir été lURSS (ce qui est aussi un travers américain), laffaire du Haut-Karabagh narrange pas les choses mais bien que les Azéris iraniens naient pas les tripes chauvines des dirigeants de Bakou, lIran est gêné, là (les Azéris sont extrêmement nombreux dans lappareil dEtat iranien, on parle couramment turc dans les couloirs des ministères à Téhéran).
Ce qui peut souder durablement Russie et Iran cest la réalité du sunnisme extrémiste qui devient un réel défi régional défi dont on na pas idée à commencer chez nos amateurs du Quai dOrsay . Si les USA ninfléchissent pas leur politique désinvolte envers la Turquie dErdogan et les Saoudiens, deux grands animateurs du « problème », lalliance Iran-Russie sera forte et se structurera bien qualliance de raison. Or les Saoudiens ont décidé lépreuve de force en Irak.
Eric Gaillot
19/01/2014
Voici ce que titre Le Point.fr:
”
NSA : l’espionnage va continuer, sauf pour Angela Merkel”
Sur ce coup, Le Point.fr va plus loin que vous car il résume toute la réalité (ou la vérité, c’est selon) en quelques mots.
La réalité, c’est qu’Obama assume sa politique d’espionnage universel et que personne parmi nos politiques ne s’y oppose.
Cela veut dire que nous sommes tous réellement dans un camp de concentration.
Et personne ne se révolte?
EG
Bernard Scaringella
18/01/2014
Ah la la, ce snowden a mis tous ces BAOtiens (béotiens ??) dans de beaux draps.
Mais les USA continuent à imposer leur leadership en se faisant tancer (dancer ??) avec douceur par tout un tas de bras cassés et de sous-fifres .....
Et si la NSA parce que vraiment tous ces BAOtiens sont bien ingrats (ou bien engraissés), révélait que la France via son bras armé amesys fait exactement la même chose et depuis aussi longtemps, voir plus longtemps et même mieux et tout autant couvert par la loi ..... Et que les allemands, les brésiliens .... etc ....
Ce serait la fin du BAO .... et ce n’est tout simplement pas pensable ni pensé. Donc il y a un espoir.
Tesla33
18/01/2014
Je viens de decouvrir votre site et je dois dire que c’est en decouvrant ce genre de site que je me dis qu’il y a encore de l’espoir pour notre monde ! Or, on sait que seuls les espoirs sont plus forts que les craintes ! Donc en tant que petit nouveau ici…merci pour votre travail ! Continuez !
laurent juillard
18/01/2014
Les doutes sur la version pacifique du TTIP, le Trans Pacific Partnership, se font aussi sentir sur ce cote du globe.
On 5 March 2012, a group of TPP protesters disrupted an outside broadcast of 7News Melbourne’s 6 pm bulletin in Melbourne’s Federation Square.
In New Zealand a coalition of people concerned about the TPP have formed a group called It’s Our Future aimed to raise public awareness about, and resistance against the TPP prior to the Auckland round of negotiations from 312 December 2012.
Nobel Prize-winning economist Joseph Stiglitz warned that the TPP presented “grave risks”. Organized labor in the United States argues that the trade deal would largely benefit big business at the expense of workers in the manufacturing and service industries. The Economic Policy Institute and the Center for Economic and Policy Research have argued that the TPP could result in further job losses and declining wages. Noam Chomsky warns that the TPP is “designed to carry forward the neoliberal project to maximize profit and domination, and to set the working people in the world in competition with one another so as to lower wages to increase insecurity.”
Ilana Solomon, Sierra Club director of responsible trade, argues that the TPP “could directly threaten our climate and our environment [including] new rights that would be given to corporations, and new constraints on the fossil fuel industry all have a huge impact on our climate, water, and land.”
A second leaked set of draft documents indicates that public concern has had little impact on the negotiations. These documents also indicate there are strong disagreements between the United States and negotiating parties on the issues of intellectual property, agricultural subsidies, and financial services.
In December 2013, 151 House Democrats signed a letter written by Rosa DeLauro (D-Conn.) and George Miller (D-Calif.) opposing the fast track trade promotion authority for the TPP. Several House Republicans oppose the measure on the grounds that it empowers the executive branch. In January 2014, House Democrats refused to put forward a co-sponsor for the legislation, hampering the bill’s prospects for passage
laurent juillard
18/01/2014
En surfant je suis tombé sur un site racontant en détail la fameuse expérience de psychologie sociale faite en 1971 à luniversité américaine de Standford, racontée par le chercheur lui même.
Cette expérience faite pour étudier les effets du système carcéral sur ceux qui le vivent, gardiens comme prisonniers, prévue pour durer 15 jours a été arrêtée au bout du 6eme à cause de la tournure catastrophique quelle prenait.
Parmi les nombreux enseignements de cette expérience une peut intéresser particulièrement les lecteurs de De Defensa : la vitesse et la force avec laquelle ceux qui sidentifient au rôle quils exercent dans un système lui deviennent soumis.
Le chercheur lui même, qui sétait attribué le rôle de chef de la prison a oublié son identité de psychologue en moins de 5 jours. Il passait ses journées à essayer de contrecarrer les révoltes de prisonniers, sans la moindre remise en question:
I was sitting there all alone, waiting anxiously for the intruders to break in, when who should happen along but a colleague and former Yale graduate student roommate, Gordon Bower. Gordon had heard we were doing an experiment, and he came to see what was going on. I briefly described what we were up to, and Gordon asked me a very simple question: “Say, what’s the independent variable in this study?”
To my surprise, I got really angry at him. Here I had a prison break on my hands. The security of my men and the stability of my prison was at stake, and now, I had to deal with this bleeding-heart, liberal, academic, effete dingdong who was concerned about the independent variable! It wasn’t until much later that I realized how far into my prison role I was at that point—that I was thinking like a prison superintendent rather than a research psychologist.
Une expérience qui donne un grand éclaircissement sur les pathologies qui frappent les représentants du Systeme.
Eric Gaillot
17/01/2014
Depuis des mois, vous nous expliquez que la crise n’est pas une crise mais l’effondrement du Système, ce qui n’a rien à voir avec une crise qui est, par définition, passagère alors que l’effondrement est certes une crise mais définitive, c’est à dire sans retour possible à un état normal.
Si la crise actuelle est celle de l’effondrement de notre Système, il s’agit donc d’une crise terminale qui ne peut plus s’appeler crise tout court.
C’est pourquoi je vous suggère d’appeler votre nouvelle rubrique “Brèves de l’effondrement” ou, éventuellement, “Brèves de la crise terminale” voire “Brèves de la crise finale”, cette dernière dénomination me semblant correspondre au mieux à votre intention.
EG
Pour poster un commentaire, vous devez vous identifier