caroline Porteu
12/05/2014
Cette analyse de la fragmentation du pouvoir aux USA se recoupe totalement à travers des déclarations comme celle de Newt Gringrich à propos du pacte transatlantique :
Je ne pense pas quil y ait un nouvel ordre mondial, a répondu Newt Gingrich. Il y a une technologie mondiale qui émerge et il y a une économie mondiale, mais je pense que les hommes politiques et les gouvernements sont complètement dépassés. Vous verrez davantage de désordre dans les 50 prochaines années et nous avons besoin dapprendre comment gérer le désordre pour que ça ne provoque pas de dégât majeur..
Comme le dit l’auteur de ce billet de blog sur Mediapart ,
Newt Gringrich, libéral néo-conservateur, reconnaît l’abdication du politique face aux techniciens, techniciens du profit, dont l’enjeu est de saper la règlementation qui leur est défavorable.
Quand Newt Gringrich parle de gérer le désordre, il annonce la nécessité d’envisager de passer d’un Etat de droit, gouverné par la démocratie, à celui d’une société gouvernée par le rapport de force.
http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-cahez/040514/accord-transtlantique-laveu-us
mumen
12/05/2014
Poutine, donc, est encore en train de sauver les fesses d’Obama, ce qui revient à dire, d’enrayer les menaces fomentées par le “gouvernement” US dans sa quête d’auto destruction.
Si Super-Poutine (mais que fait Marvell ?) avec son gambit parvient à laisser suffisamment déboussolés les narrateurs, en les obligeant à faire face à leur delirium, alors il se retireront et il restera simplement un chaos provoqué de plus, en Ukraine, allongeant encore une liste déjà impressionnante des pays bousillés qui ne font plus la Une depuis longtemps.
Et ensuite ?
“Nous faisons les événements pendant que vous, vous essayez de les comprendre.”
Ils recommenceront ailleurs aussitôt.
Ils n’ont rien d’autre.
Peut être que l’affirmation de toute puissance se renverse, peut être qu’ils sont en train de devenir tellement prévisibles que leur mauvais coups sont de plus en plus vite éventés.
Christian Merlinki
11/05/2014
Sourions! Le Time pourrait une nième fois déclarer Poutine l’homme le plus influent du monde; et pourquoi pas, dans son sillage, Forbes. Aujourd’hui, il devient incontestable que Poutine fait la pluie et le beau temps sur la diplomatie planétaire et qu’il glane le maximum de suffrages pour sa personne autant dans le camp occidental que dans le reste du monde. Une authentique vedette mondiale à s’en faire retourner dans leur tombe Elvis Presley et John Lennon. Qui est le plus “people” des dirigeants ici-bas, sinon lui? L’homme des peuples, le Tsar du NWO.
Stephane Eybert
11/05/2014
Hédi Dhoukar
10/05/2014
Daprès C.G.Jung, lâme masculine est féminine (cest l « anima ») et lâme féminine est masculine (l « animus »). Cest la fameuse « dualité » de lêtre.
Se référant à sa propre expérience, le psychologue suisse a réalisé que lâme est, en définitive, une manifestation de linconscient. La « conscience claire » se doit de le reconnaître afin damener à la lumière de la conscience les parts sombres de lâme quelle parvient à capter/capturer (cest une lutte).
Lâme est indifférenciée (tout y est mélangé, la pensée comme la sensibilité, la sensation comme lintuition ainsi que le temps et lespace et tout sy exprime en images), tandis que la conscience claire sélargit en différenciant, et, surtout, en se différenciant par rapport à linconscient. Celui-ci charrie par ailleurs quelque chose de redoutable : linconscient collectif articulé sur les archétypes. Saffirmer en tant que « moi », cest prendre conscience de ce quest lâme et la tenir à distance en la dominant.
Ce qui risque darriver si le processus (que Jung nomme « individuation ») venait à sinverser, cest de voir lâme submerger la conscience. Cest une expérience que Jung a vécue et qui est à lorigine de ses découvertes majeures. Son âme a failli lamener au bord de la folie. Elle a essayé notamment de lui faire croire quil était un « artiste », à le détourner donc de son travail dinvestigation intérieure.
Ce que vous dites sur la féminisation de la représentation de lexécutif des USA est un exemple de submersion par l « anima » de linstance qui a pour fonction dexpliciter et de rendre clair. Avec la féminisation de la parole de lexécutif, le phénomène de submersion de la conscience exécutive devient une réalité tangible (ce que vous avez repéré déjà comme « infra-responsabilité »,phénomène ou linfra se substitue subrepticement au supra). Alors tout sobscurcit (ce que vous avez identifié comme la « politique de linstinct ») et tout devient indifférencié (ce que vous appelez souvent « bouillie pour les chats »). La raison perd tout repère et court sérieusement le risque de se perdre elle-même (menace de lannihilation collective). Mais, il faut garder présent à lesprit, toujours en se référant à Jung, et cest ce qui le distingue radicalement de Freud, que lâme a une fonction protectrice conservatrice, et que linconscient, quand il devient menaçant, ne fait que lancer l’alerte. À la conscience de se ressaisir pour reprendre le contrôle du réel avec tout l’effort de différenciation que cela suppose.
Les termes de la réflexion de Nikolai Boubkine que vous citez revêtent alors tout leur signification : “Psaki’s answers to journalists’ questions sometimes cause indignation. Female logic is no excuse in this case. If spokeswoman Psaki shapes U.S. foreign policy, then what is Secretary of State John Kerry there for? After all, she often contradicts his statements, making her boss a laughing stock…»
Cordialement
Eric Gaillot
10/05/2014
Votre conclusion:
” Car enfin, il se pourrait bien que nous nous dirigions vers la voie tant attendue, ce moment où il commencera à savérer irrésistiblement que la crise ukrainienne est en train de se transmuter en crise du bloc BAO, cest-à-dire sinsérant avec toute sa dynamique de surpuissance dans la séquence en cours de la crise générale en lui donnant lélan qui importe pour quelle sinscrive décisivement dans la crise deffondrement du Système. Cest ce moment-là quil faut guetter pour être prêt à lidentifier sans hésitation, lorsquil se manifestera. Vraiment la voie lui est ouverte, et léquation surpuissance-autodestruction en pleine activité. “
Puissiez-vous avoir raison !
Philippe Le Baleur
10/05/2014
C’est une bonne question, de savoir qui decide, et qui est le stratege responsable de cette politique
surpuissance+desordre=auto-destruction!
Encore est-il que ce n’est pas nouveau: la mythologie grecque elle-meme est basee sur une lutte entre Cosmos (l’ordre harmonieux des dieux) et Chaos (le desordre creatif des Titans). Nous sommes donc en territoire connu.
Le seul probleme que nous avons maintenant, c’est de les reconnaitre; car Cosmos et Chaos changent de supporters au fil du temps. Ainsi cette pauvre France, apres avoir soutenu un ordre international multipolaire base sur harmonie et negociation entre les nations, la voici fille ainee des puissances infernales, distillant le desordre et le malheur partout ou elle intervient… Et les braves Francais, habitues a soutenir leur gouvernement, mettront encore une bonne decennie avant de realiser qu’il sert maintenant l’autre cote!
Si les “puissances” jugent bon de se cacher et de mentir, c’est qu’il doit y avoir dans l’homme ordinaire quelque chose qu’elles craignent d’affronter. Aujourd’hui, aucun pouvoir ne pourrait se maintenir sans le soutien de l’opinion publique. Le vrai pouvoir est donc dans la force de conviction de la foule des citoyens lambda.
Tous les dirigeants que nous voyons dans nos pays occidentaux ne sont que des intermediaires jetables a volonte.
Le vrai pouvoir est aux abois. Nous, citoyens ordinaires, ne savons pas qui il est. Ce que nous voyons, c’est qu’il est aux abois, et n’a d’autre strategie que se maintenir a tout prix, gagner sur toutes les peripeties de la vie du monde, et dissimuler ses echecs. Il utilise toutes les bonnes vieilles recettes de division, de manipulation, de violence et de mensonge. Car pour continuer a croire en lui-meme, il lui faut gagner, encore, toujours gagner; meme au prix de la defaite finale. Les forces du Chaos mourront debout, et nul ne pourra leur nier leur determination et leur courage.
Au demeurant, si l’on pendait ses representants haut et court, quand on les aura trouves, cela ne servirait a rien, mais cela detendrait l’atmosphere…
Horace
09/05/2014
Appréciant beaucoup vos analyses, je suggère d’utiliser plutôt le verbe ‘‘célébrer’’ plutot que ‘‘fêter’’ le centième anniversaire de 1914
A propos du rôle essentiel sinon décisif de la Russie (lURSS) dans ce conflit a été complètement minoré, réduit, sinon écarté et oublié les livres de Jean Lopez dont « Opération Bagration » récemment cité par J. Sapir, semblent être très instructifs:
http://russeurope.hypotheses.org/2253.
perceval78
09/05/2014
Après tout ce n’est qu’une simple partie d’échecs , dixit le ministre des affaires étrangères Lituanien . Dangereuse certes mais guère plus que les salles de marché ou que Fukushima .
https://twitter.com/LinkeviciusL/status/464656142447443968/photo/1
dominique
08/05/2014
C’est exactement ce qu’explique Bernhard sur Moon of Alabama, un article mentionné par vous-même il y a peu et que j’ai traduit:
Ukraine: La campagne étasunienne est bloquée sans l’intervention de la Russie et le soutien de l’Allemagne.
http://www.alterinfo.net/Ukraine-La-campagne-etasunienne-est-bloquee-sans-l-intervention-de-la-Russie-et-le-soutien-de-l-Allemagne_a102350.html
Je le résume:
Les USA voudraient que Poutine envahisse l’Ukraine mais il ne le fera pas parce que:
Un: les autonomistes n’ont pas besoin de lui
deux: le gouvernement putschiste de Kiev est moribond.
Dominique Fargues
08/05/2014
Je suis amusé des “analyses” sophistiquées fournies par les uns ou les autres “observateurs”. Et plus, par l’utilisation du terme gambit propre au jeu d’échec et si restrictif de ce fait*.
Pourtant en l’espèce il ne s’agit que de “faire le vide”: élément classique des art martiaux orientaux - ne pas donner de prise.
Taiji Quan et autres Wushu.
Sun zi évidemment imprégné de toute cette philosophie du non-agir a largement décrit les principes.
L’Occident Germain, obnubilé par le culte de la Force, n’y comprend absolument rien, pour sa grande détresse, et prête a son adversaire les seuls comportements et motivations qu’il appréhende.
En pratique sur le terrain on peut traduire ce qui vient de ce passer de la manière suivante:
Vous m’accusez de mettre la pression, alors que c’est vous qui la mettez.
Je fais un pas en arrière pour la faire baisser de mon coté et voyons ce que vous faites.
Ou vous faites aussi un pas en arrière et la pression tombe réellement.
Ou vous avancez pour essayer de profiter de mon retrait et la pression remonte, ou pire.
Sauf qu’a ce moment, votre mouvement est visible et hors limite - avec pour conséquence votre déstabilisation et des dégâts à la mesure de la violence de votre mouvement.
La voie de l’évidence…
Ceci dit, je suis quand même sidéré par la dégradation de la qualité des Chancelleries occidentales. N’ont ils plus de “physionomistes”?
Parce que ce qui est caractéristique de notre époque, c’est que Gouvernants de l’Ouest après avoir dénigré leurs opposants comme débiles et incapables (ce qui est de bonne guerre), se comporte eux même avec la débilité de croire à leur propre propagande (ce qui est mortel).
Parce que tu peux toujours traiter ton adversaire de crétin, ne fait jamais l’erreur de croire qu’il l’est.
L’Occident va perdre. Le Titanic coule normalement…
* En terme de relation humaine, parler du Go est plus judicieux :-)
marc gébelin
08/05/2014
Badia cest : « Pour bien écrire, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour ne pas être ennuyeux, pas trop de peur de ne pas être entendu » (Montesquieu). En dautres termes, rendre la phrase explosive afin que ceux qui sont bourrés de matière explosive explosent avec elle.
Cest Saint Simon, tome 16, chap.21 des Mémoires, lorsque le garde des sceaux ouvre la bouche: « Chaque mot était législatif et portait une chute nouvelle ».
Cest une sorte de « boustrophédon en carré », un « sator arepo tenet opera rotas» particulier pour ceux qui ont loreille. Bref, du classique pur.
perceval78
08/05/2014
Christian Merlinki
08/05/2014
Il semblerait que Poutine manuvre encore pour sauver Obama de l’embarras diplomatique par les déclarations servant la désescalade en Ukraine. Il éprouve une tendresse pour lui, dirait-on, ou de la pitié. Mais pour être pitoyable au point d’être tiré d’affaires par son ennemi médiatique à deux reprises, il sait tout de même, soit qu’ils jouent dans une même pièce écrite par un régisseur diplomatique (complotisme?), soit qu’il est le moins pénible à manipuler pour l’assise future de la nouvelle puissance russe dans la gouvernance mondiale. Alors? Opéra ou opérette?
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