perceval78
24/07/2014
Les relations artistiques Franco-Russes sont intenses en 1913.Debussy sur une idée de Nijinsky, travaille à la création du ballet « Jeux »
«Dans un parc au crépuscule, une balle de tennis sest égarée ; un jeune homme, puis deux jeunes filles sempressent
à la rechercher. La lumière artificielle des grands lampadaires électriques qui répand autour deux une lueur fantastique leur donne lidée de jeux enfantins ; on se cherche, on se perd, on se poursuit, on se querelle, on se boude sans raison ; la nuit est tiède, le ciel baigné de douces clartés, on sembrasse. Mais le charme est rompu par une autre balle de tennis jetée par on ne sait quelle main malicieuse. Surpris et effrayés, le jeune homme et les deux jeunes filles disparaissent dans les profondeurs du parc nocturne ».
Paris mai 1913, le 15, première du ballet “Jeux”, le 29, première de l’Oiseau de Feu de Stravinski.Au mois de décembre Debussy fait un voyage en Russie,il y rencontre la princesse Golitsyne un amour de jeunesse .
« Il me semble que nous avons bien changé », remarque-t-elle, « Oh non Madame, c’est le temps qui a changé », lui répond le musicien, « nous sommes restés comme avant »...
En Juillet 1914, c’est les relations diplomatiques qui sont intenses.Le Président Poincaré se rend à St Petersbourg pour rencontrer le Tsar.Ci dessous le récit du voyage.
Mémoires du Président Francais Raymond Poincare
Mémoires du Ministre Russe des Affaires étrangères
http://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=mdp.39015012278720;view=1up;seq=158
Mémoires de l’ambassadeur Francais en Russie
http://www.alexanderpalace.org/mpmemoirs/1.html
Debussy Jeux
http://www.youtube.com/watch?v=OXSWFlwX9a4
Crapaud Rouge
24/07/2014
Kennedy ayant été assassiné, pourquoi pas Poutine ? Sans doute plus difficile à faire à Moscou qu’à Dallas, mais pas impossible en principe. Les nationalistes russes en appelleraient à la vengeance, le climat politique deviendrait turbulent, et ce serait la fin de toute prudence.
Bogiidar
24/07/2014
Quelle Inspiration et quelle conclusion
Attachons nos ceintures, la falaise est s’y proche ...
Aruna Baoro
24/07/2014
Les BRICS ne peuvent pas opposer de réelle alternative au système, c’est une capacité qui se trouve hors du champ des échanges diplomatique et des voeux pieux. Une alternative devrait s’accompagner d’un choix de spiritualité, notre civilisation doit être en mesure de dominer et de réparer les erreurs qui l’on conduite au stade de l’effondrement. Mais il y a peu de chance que l’humanité moyenne modifie largement ses inclinations (mode de vie, consommation de biens, éducation,...). L’aventure BRICS demeurera eschatologique, leurs échanges et leurs liens sont intégrés dans le Système, leurs consensus anti-système n’ont de sens que dans le moment présent (le Big Now). Il est probable que certaines personnes dans l’élite de ces pays veuillent revenir aussi vite que possible dans le giron américaniste-anglo-saxon et occidentaliste pour éviter un conflit global qui mettrait un terme au système et du même coup à leurs intérêts immédiats. Les événements forcent les BRICS à prendre une direction dont ils ignorent eux-même l’aboutissement. D’ailleurs Dedefensa notait il y a quelques temps que Poutine aurait été un homme de compromis avec le Système (dont le noyau dur, les USA), presque un collaborateur absorbé par l’hydre, si les circonstances avaient été différentes.
René Moreau
23/07/2014
Je fais la même remarque que dans le premier commentaire ci dessous, en particulier il semble lorsque Ph Grasset n’est pas filmé de face, mais presque 3/4 arrière. Cette petite critique se voulant constructive et je ne doute pas qu’elle sera résolu dans les prochaines séquences.
Jean-Paul Baquiast
23/07/2014
J’ai repris ce sujet ici http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1431&r_id=
En rendant in fine un hommage justifié à cet article remarquable de Philippe Grasset
Ni Ando
23/07/2014
En demandant au Parlement l’annulation d’engager les troupes en Ukraine le gouvernement russe a perdu l’initiative stratégique. Il l’a fait volontairement afin de se mettre en posture de négociation et trouver une solution mutuellement acceptable à la situation créée à Kiev par le coup d’Etat arrangé par Washington, Berlin et Varsovie. Cela aurait pu évoluer de cette manière si la Fédération russe avait trouvé en face d’elle des interlocuteurs décidés à négocier. Rien de tel. Il n’a jamais été question de négociation avec la Russie mais de la faire plier. Il semble que les sanctions soient appelées à jouer à l’égard de la Russie le rôle que joua autrefois la dette dans les années 90 : contrôler l’animal et serrer fort le licou s’il remue trop. Elles pourraient désormais facilement déborder largement du cadre du conflit ukrainien et se trouvées sollicitées dés lors qu’il faut que ce pays cède et obéisse. Le précédent douloureux subi par l’Iran est certainement dans l’esprit de la direction russe (fermeture des circuits bancaires aux flux monétaires émis ou à recevoir en Iran). Par ailleurs, le régime de Kiev n’a aussi, comme son cornac étasunien, aucune intention de négocier avec les six millions de ressortissants de la Novorussia et compte bien lui mener une guerre longue sans trop s’embarrasser d’humanité et de principes. L’épuration ethnique en cours, absurde s’agissant d’Ukrainiens bombardant des Ukrainiens, est reconnue à demi mots comme acceptable par les régimes de l’ouest. Les centaines de milliers d’Ukrainiens ayant fui leur pays depuis février dernier ne semblent tout simplement pas exister dans les médias mainstrean de ce côté-ci de l’Europe. Enfin, la Russie peut survivre à une chute de son pib de 10 ou 15% si une véritable guerre économique devait lui être menée. Dans ces conditions, l’exécutif de Moscou n’a plus vraiment le choix. Se résigner à la situation actuelle pourrait conduire à une impasse mortifère. N’importe quel montage type MH17 permettra, dés que le besoin s’en fera sentir, d’étrangler le pays de Tolstoï et de Prokofiev. Moscou n’a plus d’autre choix que de contraindre à la négociation tant le régime de Kiev que ses mentors. La Russie n’aime pas la guerre parce qu’elle la connait bien. Du fait de son histoire, elle a appris à connaître le prix du sang et c’est donc pour elle une chose très sérieuse avec laquelle on ne plaisante pas. Je veux dire que si elle fait un jour la guerre en Europe ce ne sera pas pour impressionner quiconque mais pour la gagner. Si la direction russe veut reprendre l’initiative stratégique elle va rapidement être dans l’obligation de rabattre à nouveau les cartes, mais cette fois-ci avec des enjeux beaucoup plus significatifs. J’étais à Moscou en juin dernier. On trouve à certains endroits, en pleine ville, de petites chapelles consacrées rarement répertoriées par les guides. Parfaitement restaurées, elles sont un lieu de calme, de sérénité et de prière pour des Moscovites qui viennent y passer un moment. J’ai été surpris d’y trouver des revues religieuses qui évoquaient le combat des hommes de la Novorossia, avec photos, interwiews et commentaires. Ces combattants ukrainiens y étaient présentés comme des héros russes.
M
23/07/2014
Ne faudrait-il pas rappeler aux dirigeants US la destruction, en 1988, d’un avion civil d’Iran Air, avec près de 300 passagers, par le croiseur US Vincennes, qui n’a d’ailleurs jamais donné lieu à des excuses de la part de cet état?
Faites ce que je dis, mais surtout ne dites pas ce que je fais…
perceval78
23/07/2014
Vous avez peut être longuement réfléchi à utiliser le mot “MAL”, si connoté, le Bouddha ne dit jamais un mot dont il n’est pas sur , vous n’êtes qu’un humain, le mot a peut être simplement traversé votre cortex cérébral, venu dont ne sait ou, vous avez eu l’ humilité de ne pas le censurer .
La science nous a prouvé maintes fois, que ce qui semblait relever du “MAL”, n’était souvent qu’un simple processus biologique, pourquoi diable l’histoire (sous toutes ses formes) ne serait elle pas soumise aux mêmes processus ?
Et puis c’est quoi “le MAL” ? c’est l’inconnaissance disait Henri la Fontaine prix Nobel de la Paix en 1913, il créa le mundeanum, google papier avant la lettre, ça parait fou mais c’est peut être Google qui va nous sauver en braquant 1 milliard de lumen sur la folie va-t-en-guerriste.
On ne peut évidemment s’empêcher de penser à
Theilhard de Chardin :
“Considérées dans leur action maligne, volontaire, les puissances du Mal, je le sais déjà, ne peuvent en rien troubler, dans mon ambiance, le Milieu Divin. A mesure qu’elle cherchent à pénétrer dans mon Univers, leur influence (si j’ai assez de foi) subit le sort commun de toute énergie créée; saisis, tordus par votre énergie irrésistible,les tentations et les maux se convertissent en bien, et excitent le brasier de l’amour.”
Je trouve comparaison aussi (omnis comparatio claudicat) avec les travaux de Rudolf Steiner : “Arrières-plans spirituels de la première guerre mondiale”.
Quand à la France absente, peut être n’est elle qu’ Arjuna avant la bataille de Kurukshetra ? Elle s’exprime aussi à travers vos analyses magnifiques et comment ne pas penser à nos 1.400.000 morts, ils ne nous laisseront pas tomber.
”
Le dimanche, l’après-midi, à cinq heures, la sonnette de la porte d’entrée sonna à toute volée[...] Tous, nous courûmes aussitôt à la porte pour voir qui était là, mais il n’y avait personne! Nous nous sommes tous regardés, pantois! L’atmosphère était à couper au couteau. Je me rendis compte qu’il fallait que quelque chose se passât. La maison entière était comme emplie par une foule, elle était comme pleine d’esprits! Ils se tenaient partout, jusque dessous la porte, et on avait le sentiment de pouvoir à peine respirer. Naturellement, une question me brûlait les lèvres : “Au nom du ciel, qu’est-ce que cela?” Alors il y eut comme une réponse en choeur : “Nous revenons de Jérusalem, où nous n’avons pas trouvé ce que nous cherchions.”
”
CG.Jung : premières lignes des Sept sermons aux morts.
René Moreau
23/07/2014
Je trouve intéressant le commentaire de A.Kara, en effet le remplacement d’un système par un autre entaché des mêmes servitudes technologiques (choix du feu… activités économiques complètement dominées par les besoins en énergie et matières premières suscitant la voracité sur ces ressources, etc… ) ne serait qu’une péripétie de plus de l’histoire ?
Ne pourrait on imaginer que à la faveur de la pagaille et des terribles secousses créées par l’effondrement du Système BAO actuel la nécessaire sagesse devant accompagner le développement de toute société technologique complexe pour lui assurer une pérennité “vienne enfin à l’humanité”.
En quelque sorte la Méta-Histoire nous amèneraient à ce point d’achoppement, le franchir victorieusement ou sombrer.
“Le nouveau Système, il continuera et optimisera la Technologie” dit A.Kara.
Et en effet je vois mal une société à ce point engagée dans la science et la technologie comme la nôtre, soudainement y renoncer complètement !
Mais rien n’empêche d’imaginer que des Principes à la fois nouveaux et d’ancienne tradition puissent être remis en cours, les choix de base en résultant seraient complètement différents, rectifiés. le choix central ne serait plus le Feu, mais la nature et la diversité, l’Homme, la planète. Tout l’environnement psychologique en serait transformé, l’atmosphère civilisationnelle seraient tout autre.
Et les comportements déchainés actuels d’avidité et de cupidité (à l’instar du déchainement de la matière) avec les guerres qu’ils entrainent seraient derrière nous, bannis sinon maitrisés.
voir à ce sujet le très intéressant :
http://www.voltairenet.org/article184791.html
qui illustre bien la folie actuelle de la voracité que produit l’idéal de puissance dans sa manifestation énergétique
Une utopie diront certains ? Oui peut-être mais la question que je pose et que m’a semblé soulever A. Kara : paraît en fait se poser d’elle même, comme dans la nature des choses. Ontologiquement si je ne me méprends pas sur le sens de ce terme
Oui ou non, une aventure technologique et scientifique évoluée est-elle possible,maitrisable et surtout durable est elle compatible avec la survie harmonieuse de toute société intelligente ayant pu éclore ici ou là dans l’Univers.
Et comme en ce qui concerne “ici” hé bien on est dedans ! Donc directement concernés. Ne serait-ce pas en quelque sorte l’idéal de perfection qui dans cette perspective serait (devrait être) aux gouvernes ? Le concept de méta-Histoire dont parle Mr Grasset ne nous conduit-il pas obligatoirement vers cette nécessaire bifurcation de civilisation ?
mumen
23/07/2014
La folie n’explique pas le comportement étasunien, il y a stratégie, désespérément peut être, mais stratégie.
Si l’on considère que les USA n’ont pas d’autre choix qu’une guerre à grande échelle pour se sortir de la dette et de leur perte du pouvoir sur le monde, tout est facile à expliquer. Voici une vidéo de contre-propagande russe qui explicite sans fard cette possibilité à ses propres proguerres de salon.
https://www.youtube.com/watch?v=kLph8dKQBdY (ajouter manuellement les sous-titrages fr)
Si la guerre mondiale est un but poursuivi par les USA, alors on peut considérer ce but comme une folie, mais pas les moyens employés pour y parvenir qui sont purement logistiques, pragmatiques. Quelques accrocs de communication sont sans importance et les réactions des 1% qui suivent l’info marginale ne seront qu’un pet dans la tempête qui vient.
“Geopolitics has no place for emotions”
Expliquer la méta histoire par la perte de contrôle des psychologies est certes d’une grande pertinence, mais quand la perte de contrôle est potentiellement l’objectif froidement visé de longue haleine, il y a lieu de se demander si les dérapages (que l’on ne discerne clairement que depuis une position attentive) ne sont pas, encore et toujours, la préparation de catastrophes contre lesquelles les décideurs de l’ombre sont largement à l’abri.
Le débat sous-jacent à dedefensa entre complot pluricentenaire des élites et folie de la machine-système ne sera pas tranché, jamais. Les deux composantes sont indubitablement en jeu et parmi les solutions parfaitement abstraites, si quelque centaines de millions de morts ne changeront rien aux problèmes fondamentaux de ce monde, ils permettraient sans doute de reprendre le contrôle et de l’affirmer encore plus que jamais, perpétuant un projet bien plus ancien.
La
Alex Kara
22/07/2014
Les pays BRICS doivent leur puissance à la globalisation et aux positions de force respectives qu’elle permet (revenus, matières premières etc.). Or la globalisation doit avant tout se comprendre comme une démarche d’optimisation de la production de valeur.
Si on définit le Système comme étant l’expression de notre société technologique, alors le BRICS est un Système-concurrent, en phase de développement, qui vise à remplacer un système obsolète (centré sur les Etats-Unis) par un système plus adapté aux nouvelles conditions technologiques et sociales.
Exactement comme la guerre de 4ème génération englobe la société elle-même (une guerre réellement totale, finalement), le Système actuel reflète la décomposition des sociétés sur laquelle il est bâti (démographie, crise du mariage, addictions, etc. etc.).
Si l’on peut risquer une analogie, la seconde guerre des Boer est le signe de la perte de vitesse de l’appareil militaire britannique, et donc du Système-Empire Britannique. Il faudra la Première Guerre Mondiale pour que le Système-USA le remplace officiellement. Ce que l’appareil militaire britannique fut à l’Empire britannique, la société l’est à l’Empire-USA (on pourrait aussi le nommer Empire-BAO bien entendu).
La politique civlisationnelle de Poutine vise à vaincre sur ce plan là, et pour le Système-USA la bataille est irrémédiablement perdue (d’aucins diront, depuis le 11/09/2001 et les années Bush-fils, mais peu importe). Les USA ne sont plus dans les curs de qui que ce soit, et surtout pour les démunis, ceux justement qui attendent des lendemains qui chantent.
Il y a eu un « American Dream », qui a fondé cette composante sociétale remplaçant la force militaire comme élément de puissance, il y aura sans doute un « BRICS-Dream » (un F2 pour chacun ? Une épouse pour chaque chinois et chaque indien?)
Mais quelle que soit ce nouveau Système, il continuera et optimisera la Technologie, qui sera son sang (tout comme elle l’a été pour les marines portugaises et espagnoles au temps du Traité de Tordesillas, premier Système-Monde, ou pour l’Angleterre de la Révolution Industrielle etc.)
Les robots-ouvriers et robots-soldats, que l’on développe partout aujourd’hui d’arrache-pied, ne seront pas plus cléments s’ils sont Brésiliens que s’ils étaient Allemands, parce qu’ils sont avant tout robots. Le tracteur soviétique a chassé la paysannerie de la campagne tout comme le tracteur américain chassait la paysannerie étatsunienne. Kolkhoze ou grande exploitation privée, pour le paysan c’est le même destin : la ville, l’industrie, la consommation.
Donc pour résumer finalement : le Système-USA (dont nous sommes un composant périphérique) s’effondre, le Système-BRICS prend sa place, plein de vitalité, et la Technologie continue son petit bout de chemin.
Bon bien sûr elle s’effondrera elle-même un jour (Jospeh Tainter, « Collapse of Complex Societies ») mais c’est un autre débat.
christophe
22/07/2014
Pour rebondir sur la l’art contemporain (j’allais écrire : comptantporain!) évoquait à la fin de l’article, un livre de Samuel Zarka “Art contemporain : le concept” apporte un regard très critique sur cette production (voire non-production) d’oeuvres et les types de discours et de comportements qu’elle induit ou dont elle se fait l’écho.
perceval78
22/07/2014
Lamartine : le poète mourant
...
Le poète est semblable aux oiseaux de passage
Qui ne bâtissent point leurs nids sur le rivage,
Qui ne se posent point sur les rameaux des bois ;
Nonchalamment bercés sur le courant de l’onde,
Ils passent en chantant loin des bords ; et le monde
Ne connaît rien d’eux, que leur voix.
...
Marie Harf porte parole de : the US Department of State
ancienne porte parole de : the Central Intelligence Agency.
http://video.state.gov/en/video/3689427911001
http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2014/07/229550.htm#UKRAINE
Mr. Alphonse de Lamartine n’obtint que 0,26 % des suffrages en 1848
Mr. Karel von Schwarzenberg failli être élu en 2013
il aurait fallu pour cela que la jeune femme se dévète.
julien audebert
22/07/2014
Toujours aussi intéressant, mais le son est enregistré trop bas !
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