Aruna Baoro
09/09/2014
@Roland B
Je pense que cette brève servait à démontrer la versatilité occasionnelle de certains représentants du système devant une vérité flagrante. Au delà de la forme que prennent les déclarations de la dame il y a une mentalité fluctuante de la “puissante” qui intéresse l’analyste.
Je suis d’accord avec votre propos sur Baquiast. Pour reprendre une expression de banlieue “On se casse des barres de rire” en lisant certains de ses fantasmes biologiste et scientiste, au moins les Lumières faisaient du rationalisme abstrait matérialiste mais avec du talent. On peut parler aussi de son obsession européiste-occidentaliste déguisée en dissidence.
Trader
09/09/2014
L’“anthropocène” est un concept inventé, ou plutôt popularisé par Paul Crutzen, pas par les scientifiques. Il n’a aucun fondement scientifique mais un fond idéologique évident.
Il plaît aux gauchistes anti-capitalistes et internationalistes de tout poil, de part les solutions qu’il implique.
*** Qui est Crutzen ? ***
Ce Hollandais s’est découvert une vocation de chercheur sur le tard et par hasard. Il rencontre sa future femme scandinave en Suisse, ce qui l’amène à s’installer en Suède.
Il est embauché en 1959 par l’université de Stockholm pour modéliser le fonctionnement de l’atmosphère sur supercalculateurs. Il n’a à l’époque aucune compétence ni en informatique, ni en météorologie ; ça ne dérange par l’université productrice de Nobel ex nihilo. Il en sortira en 1973 avec un doctorat en météorologie, à 40 ans (pas très précoce le génie).
Son premier méfait remonte à 1971. Il s’associe alors avec LE spécialiste américain des ovnis (sic!) pour faire croire au congrès US que les avions supersoniques rayent la couche d’ozone, qui laisse alors passer les UV et provoque une épidémie de cancer de la peau… Le programme américain SST est alors stoppé, entraînant dans sa chute les Concorde et autres Tupolev 144.
Je ne pense pas que l’action de ce faussaire ait été décisive. Par contre il s’est prêté avec zèle à cette manipulation du complexe militaro-industriel. Par là il a montré sa totale allégeance au Système de Communication, section techno-scientisme.
La suite est connue. Il adapte son modèle, en remplaçant les rayures par des trous, les avions par des aérosols, et les cancers par le réchauffement climatique, grâce au concept d’effet de serre. Ses idées seront relayées par la presse grand public et les politiques et aboutiront à l’interdiction des CFC, et à la création du GIEC (par ses collègues de l’université de Stockholm).
En 1995, ses théories sur les avions supersoniques et les trous dans la couche d’ozones sont réfutées, par de vrais chercheurs mais aussi par le principe de réalité (ses prévisions ne se réalisant pas). Il reçoit donc le prix Nobel de Chimie (= du déchaînement de la matière :).
Auréolé de son prix Rolex, de son prix Volvo et de son prix Nobel, il évangélise, avec son concept fumeux d’anthropocène, les écolos marxistes et autres gras décroissant qui, une fois encore, se font par leurs relais les idiots utiles du tandem R2P néocons.
Dans les années 2000, il préconise de pulvériser des millions de tonnes de SO2 dans la haute atmosphère à l’aide de milliers d’avions (subsoniques je suppose) pour faire baisser la température globale ! Voilà pour ceux qui le croyaient écolo.
Le prix Nobel de la Paix (?) décerné au GIEC et à Al Gore le consacre une seconde fois. C’est lui qui a apporté au GIEC sa poule aux ufs d’or : la théorie modulable du trou dans la couche d’ozone-dû-à-l’activité-humaine, et sa méthodologie pseudo-scientifique : la modélisation informatique de systèmes chaotiques, donc par construction catastrophistes, en guise de “preuve scientifique”.
On peut remplacer le CFC par des avions, des pets de vaches, voire même du CO2 sur une idée du collègue de Stockholm confondateur du GIEC (celui qui n’est pas en fuite dans le cadre du scandale du pétrole irakien…).
On doit donc à son activisme le marché purement virtualiste des droits à émettre du CO2, qui a fait la fortune des banques de courtage, de Gore et de quelques escrocs spécialistes du détournement de fonds publics.
***
Le jour où l’“anthropocène” sera reconnu comme une ère géologique sera aussi le jour où la géologie cessera d’être une science dure.
Crutzen est de mon point de vue un pur Scientifique-Système. C’est même un théoricien du Système : il modélise un monde virtuel simpliste sur ses super-ordinateurs subventionnés et en tire des conclusions absurdes qu’il applique au monde réel, en toute irresponsabilité.
Le GIEC est une sorte de dot offerte par l’UE aux USA pour son intégration au bloc BAO.
perceval78
09/09/2014
Il ne faut pas confondre, Polka, Polonaise, Mazurka, c’est ce que nous apprend cette excellente émission de France Musique.
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On ne le sait pas assez mais le père de Chopin est Français, ce qui lui permettra en d’obtenir un passeport Français en 1835, lui évitant ainsi de demander un passeport russe, pays envahisseur de la Pologne à l’époque.
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On ne le sait pas assez non plus, le directeur de la musique de danse de la cour impériale de Napoléon III et pianiste attitré de l’impératrice s’appellait Emile Waldteufel, il était chargé d’animer les fameuses soirées dansantes de Biarritz et de Compiègne, il a écrit une polka qui s’appelle :Jean qui pleure et Jean qui rit, Polka burlesque, op. 106
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Et en effet ça rigolait beaucoup à l’époque, après avoir fait une guerre très sanglante (100000 morts) en 1853-56 en Crimée.
L’empereur se laissa entrainer dans un nouveau désastre inutile qui nous mena droit à la commune.
Mais Paris avait un grand Général qui s’appelait Trochu.
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Cet e-general avant la lettre, nous promettait de mourir sur les marches des tuileries, mais se signalait par son défaitisme.
“Dans ce temps la, avouera-t-il, nous changions d’avis tous les matins”.La Polka des Canons. Armand Lanoux.
Participe passé du verbe trop trop choir, homme,
de toutes les vertus sans nombre, dont la somme
Est zéro, soldat brave, honnête, pieux, nul,
Bon canon, mais ayant un peu trop de recul.
Victor Hugo.
Napoleon 3 partit seul au combat, la Russie n’avait pas pardonné la Crimée, les USA n’avaient pas pardonné le Mexique (leur Ukraine), le pendant masculin de Mogherini eut une belle formule : “L’Italie ne se mettra certainement pas du coté des ennemis de la France”.
La France payait 18 ans de politique étrangère incohérente, fermez le ban, retour à la Polka, Serge Rachmaninoff, le très très grand compositeur russe nous a offert une Polka très joyeuse : la Polka Italienne.
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Jean-Paul Baquiast
09/09/2014
Elles éclairent en effet beaucoup le concept de Système, en lui donnant une dimension rarement abordée.
Roland B
09/09/2014
Mr Grasset, je vous ai déjà laissé quelques messages quapparemment vous ne lisez pas, en tout cas vous n’y répondez jamais.
Ce jour sera le dernier ou je tenterai de m’adresser à vous. Je pense que vous vous foutez de la gueule du monde. Ca ne me dérange pas, je fréquente votre site parmi d’autres et je ne verserai jamais un centime pour y accéder, parce que c’est un blog d’opinion et les opinions ne sont pas payantes. Passons sur vos vidéos “out in space” totalement imbitables (si toutefois vous comprenez ce vocable), l’horripilante présence du clown Baquiast qu’aucun talent ne dispose à l’écriture et dont les points de vue vont au choix du soporifique au révoltant de bêtise et d’ignorance.
Par exemple, le billet d’aujourd’hui pourrait avoir cette forme:
“Novosti signale que la sénatrice Feinstein vient de déclarer que lapplication de sanctions contre la Russie dans le cadre de la crise ukrainienne serait sans aucun doute inefficace”
Tout le reste c’est du bla bla. Vous avez un cerveau, vous prétendez savoir vous en servir, réagissez.
Voila, terminé, rien d’autre à vous dire.
Jacques BILLOT
08/09/2014
C’est toujours intéressant de lire Noam Chomsky sur les questions de fin de civilisation, certes!
Mais comment ce penseur peut-il afficher un niveau aussi faible de compréhension de l’imposture caractérisée des “réchauffistes” de tous poils?
Peut-être n’était il pas aux USA cet hiver ?
lutgen pierre
08/09/2014
Réaffirmons notre plaisir à lire tous les jours votre analyse de la catastrophe ukrainienne et palestinienne et irakienne.
Et au prime abord agréablement surpris que vous publiez ce 8 septembre une contribution de Noam Chomski. Percutant comme toujours dans sa démarche. Du moins pour la première partie de son article.
Mais alors sidéré par son gagatisme dans la seconde partie. Voilà que Chomski s’embarque sur le train de l’IPCC que beaucoup de scientifiques quittent parce que les prophéties de Al Gore ne se sont pas réalisées, que les glaces polaires ne diminuent pas en volume et en poids, mais que son compte en banque par contre l’a fait de façon spectaculaire.
Dommage.
Mais quand les philosophes se font prophètes comme le phénoménal Bernard Henry Lévy, ils perdent souvent les pédales.
Les prophètes de malheur prédisent souvent des choses qu’ils ne verront pas de leur vivant.
Dommage.
Parce que votre journal très souvent apporte un vent d’optimisme.
Hédi Dhoukar
08/09/2014
L’article de Charles Sannat exprime un diagnostic imparable. Mais le mot “système” doit, à mon avis, désigner ce que Samir Amin appelle le “centre” par rapport à la périphérie. Ce concept “centre/périphérie” permet d’introduire la crise du “système” de la façon la plus convaincante et la moins polluée par les idéologies. C’est parce que la périphérie se détache du centre et que ce dernier commence à perdre de son caractère attractif qui maintenait jusqu’alors la périphérie en gravitation autour de lui, que le centre entre en crise. Et cette crise prend la forme d’une crise de son système capitaliste sous ses formes décrites par M. Basquiat ainsi que, plus profondément, la crise systémique qui l’ébranle depuis les fondements comme le développe Ph.G. L’Amérique Latine, l’Asie (Inde et Chine) et la Russie développement désormais leurs propres forces gravitationnelles qui contribueront à les transformer en pôles lesquels attireront et commencent à attirer les pays d’Afrique et les autres pays du Sud, accentuant irréversiblement l’affaiblissement du bloc BAO qui tenait lieu de centre mondial depuis plus de deux siècles. C’est un séisme d’autant plus mal vécu que le bloc BAO avait cru pouvoir entraîner définitivement la Russie dans son orbite dans la foulée de la chute du Mur de Berlin, pour s’en aller joyeusement vers la Fin de l’Histoire.
perceval78
08/09/2014
perceval78
08/09/2014
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?
Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !
...
Lamartine Le lac
L’histoire est un éternel recommencement, sommes nous dans un classique 1848, ou sommes nous engagé dans un chaos bien plus profond ? un éternel retour plus mésopotamien .lien
La révolution de 1848 en France ouvrit un nouveau chapitre de la lutte engagée entre l’ancien régime et les forces ascendantes du monde moderne…Le tsar, Nicolas 1er, bien qu’enchanté de la chute de Louis-Philippe, qu’il détestait comme usurpateur et traitre à la cause à la cause de la légitimité, n’était pas disposé pour autant à tolérer cette révolution…Nicholas V. Riasanovsky, Histoire de la Russie.
Lamartine Guillemin
Jacques BILLOT
08/09/2014
Evidemment, la contribution de quelqu’un comme Chomsky est toujours source de réflexion : c’est le cas pour cet article.
Néanmoins, je ne le suivrai pas sur le terrain climatique !
Je suis même étonné qu’un penseur libre comme lui puisse épouser des thèses aussi farfelues que celles du GIEC et consorts,
comme si l’hiver particulièrement froid subi par nombre d’Etats américains n’avait pas suffi à doucher ceux qui ne revêtent pas leur idéologie mortifère des oripeaux de l’écologie…
GEO
06/09/2014
http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/guerre-non-lineaire-president-poutine-deroute-occidentaux-16021
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La guerre «non-linéaire» du président Poutine déroute les Occidentaux
Cest une nouvelle de science-fiction intitulée «Sans le ciel» parue en mars dernier dans la revue en ligne russe Ruspioner.ru. Elle raconte un conflit dans un avenir proche, aux contours improbables : « Cétait la première guerre non-linéaire », écrit son auteur qui signe Nathan Dubovitsky. Cest en réalité le nom de plume de Vladislav Sourkov, un homme daffaires dorigine tchétchène, qui fut des années durant léminence grise de Poutine en matière idéologique. On lui doit notamment le concept de «démocratie dirigée» et il figure en bonne place sur la liste des responsables sanctionnées par Washington et Bruxelles à la suite de lannexion de la Crimée.
Cette «guerre non-linéaire» est celle que le Kremlin conduit en Ukraine. Elle plonge les responsables occidentaux dans le désarroi. De laveu même dun grand diplomate français, ceux-ci peinent à trouver un langage commun avec Vladimir Poutine et semblent courir après les évènements, comme sils avaient une guerre de retard sur le Kremlin.
Entre lOuest et lEst, il ny a plus concordance des temps. Vladimir Poutine est à la fois dans le passé ancien et dans le proche avenir, alors quAméricains et Européens apparaissent intellectuellement coincés quelque part à la fin du XXe siècle. Le Russe a un objectif stratégique tout droit venu du XIXe siècle avec sa vision impériale en termes de zones dinfluence ou de marches frontalières. Cest le retour du Grand Jeu territorial dans un univers qui se pensait global, la «revanche de la géographie», selon lessayiste américain Robert D. Kaplan . Une vision du monde à somme nulle dans laquelle, comme aux échecs, si lun gagne, lautre perd forcément. Ce qui est déroutant, cest que pour parvenir à cet objectif darrière-garde, le Kremlin utilise des techniques politiques davant-garde.
(......)_________________________________
(Etc. Cocktail déjà-vu de mépris t de considération forcée..)
perceval78
06/09/2014
BERENICE
Vous êtes empereur, Seigneur, et vous pleurez !
TITUS
Oui, Madame, il est vrai, je pleure, je soupire,
Je frémis. Mais enfin, quand j’acceptai l’empire,
Rome me fit jurer de maintenir ses droits :
Il les faut maintenir.
...
Mais, Madame, après tout, me croyez-vous indigne
De laisser un exemple à la postérité,
Qui sans de grands efforts ne puisse être imité ?
Et bien quoi, le voici qui pleure, en visite à Oulan Bator.Décidemment cet homme surprend et même dedefensa
dont nous apprécions fort la ligne éditorial se trompe peut être en le nommant “comme les autres”.
Et bien non il est capable de pleurer, et ce n’est pas la première fois.Et le silence des hordes néos-conservatrices sur ces pleurs est étourdissant,quoi Messieurs ? il pleure et vous ne réagissez pas, vous ne savez pas pleurer ?
On ne peut pas pleurer et penser, car chaque pensée absorbe une larme.Jules Renard
perceval78
05/09/2014
When my love swears that she is made of truth
I do believe her, though I know she lies,
That she might think me some untutor’d youth,
Unlearned in the world’s false subtleties.
Thus vainly thinking that she thinks me young,
Although she knows my days are past the best,
Simply I credit her false speaking tongue:
On both sides thus is simple truth suppress’d.
But wherefore says she not she is unjust?
And wherefore say not I that I am old?
O, love’s best habit is in seeming trust,
And age in love loves not to have years told:
Therefore I lie with her and she with me,
And in our faults by lies we flatter’d be.
Shakespeare. Sonnet 138.
Les symboles étaient décidément au rendez vous cette semaine, voici qu’Edward Lucas, néo-con, tendance anglaise, différence significative,passait devant une commission du parlement de la perfide albion pour témoigner sur les relations Russie Ukraine.
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il était accompagné d’un certain Dr Alex Pravda, cela ne manque pas de sel quand on sait que les néos-cons délivrent la vérité contrairement aux Russes qui pratiquent surtout le mensonge.
Il était passé au mois de juillet au senat US pour témoigner sur l’europe et l’énergie.
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Ce n’est pas n’importe qui, son dernier livre: the new cold war, est préfacé par un néo-con Polonais et un néo-con Estonien.
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En France, on ne l’avait plus vu depuis 2009 ou il était venu participer à une Table ronde organisée par l’OTAN et l’ENA (oui je sais) qui avait pour thème : NATO in 2020, What lies ahead ? je pense que les gars de l’OTAN ont compris : NATO en 2020, quel avenir ?
je ne doute pas que certains élèves de l’ENA ont compris : OTAN 2020, quels mensonges devant nous, cela les a t’il perturbé ? personne ne le sait.
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Des jeunes participaient à ce forum, il y avait donc un lien vers la YATA (ne pas confondre avec YALTA en crimée), qu’est ce que la YATA ? l’association des jeunes du traité atlantique (si si ça existe).
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l’ Opening keynote était faite par Mr. Bernard-Henri Lévy, philosopher, writer and columnist, je me demande bien ce qu’il a pu leur dire ? peut être leur a t’il expliqué le lien entre la philosophie grecque et l’OTAN, de la même façon que Mgr Perisset avait expliqué le lien entre la chrétienté et l’OTAN au Wraclaw Forum 2014 (cf 21 min 42s)
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les néos-cons Polonais et Estonien y étaient (très peu de néo-cons Francais)
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Ca me fait penser à cette citation de Friedrich Nietzsche «En vérité, les convictions sont plus dangereuses que les mensonges.»
c’est pas sur ...canards
jean marie vrignaud
05/09/2014
De “réseau Voltaire”
« La situation en Ukraine nous rappelle que notre liberté nest pas gratuite et nous devons être prêts à payer » : cest ce qua rappelé le président Obama, à Rome comme à Bruxelles, en se disant préoccupé que certains pays membres de lOtan veuillent diminuer leur propre dépense militaire. La semaine prochaine, a-t-il annoncé, se réuniront à Bruxelles les ministres des Affaires étrangères pour renforcer la présence de lAlliance en Europe orientale et aider lUkraine à moderniser ses forces militaires. Cela requerra des ajouts de crédits. Nous sommes donc prévenus ; et on nous parle de coupe dans la dépense militaire !
À combien se monte celle de lItalie ? Selon les données du Sipri, le fameux institut international dont le siège est à Stockholm, lItalie a grimpé en 2012 au dixième rang parmi les pays ayant les plus importantes dépenses militaires du monde, avec environ 34 milliards de dollars, équivalents à 26 milliards deuros annuels. Ce qui équivaut à 70 millions deuros par jour, dépensés avec de largent public en forces armées, armes et missions militaires à létranger.
Selon les données relatives à cette même année, publiées par lOtan il y a un mois, la dépense italienne pour la Défense se monte à 20,6 milliards deuros, équivalant à plus de 56 millions deuros par jour. Ce chiffre, précise-t-on dans le budget, ne comprend cependant pas la dépense pour dautres forces qui ne sont pas sous commandement de lOrganisation de façon permanente, mais assignables en fonction des circonstances. Et ne comprend pas non plus les dépenses pour les missions militaires à létranger, qui ne sont pas sur le budget du ministère de la Défense. Il y a en outre dautres sommes extra budgétaires affectées pour le financement de programmes militaires à long terme, comme celui pour le chasseur F-35.
Le budget officiel confirme que la dépense militaire de lOtan se monte à plus de 1 000 milliards de dollars annuels, équivalant à 57 % du total mondial. En réalité elle est plus élevée, en ceci quà la dépense étasunienne, quantifiée par lOrganisation en 735 milliards de dollars annuels, doivent être ajoutées dautres lignes de caractère militaire non comprises dans le budget du Pentagone parmi lesquelles 140 milliards annuels pour les militaires à la retraite, 53 pour le « programme national de Renseignement », 60 pour la « Sécurité de la patrie » qui portent la dépense réelle étasunienne à plus de 900 milliards de dollars, cest-à-dire à plus de la moitié de celle mondiale.
Lobjectif des États-Unis est que les alliés européens assument un plus gros pourcentage dans la dépense militaire de lOrganisation, destinée à augmenter avec lélargissement et la potentialisation du front oriental. Aujourdhui, souligne Obama, « des avions de lOtan patrouillent dans les cieux de la Baltique, nous avons renforcé notre présence en Pologne et nous sommes prêts à faire plus ». En avançant dans cette direction, prévient-il, « chaque État membre de lOrganisation doit accroître son propre engagement et assumer sa propre charge, en montrant la volonté politique dinvestir dans notre Défense collective ». Cette volonté a été à coup sûr confirmée à Obama par le président de la république Napolitano et le chef du gouvernement Renzi.
La charge, comme dhabitude, ce sont les travailleurs italiens qui se la coltineront.
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