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Les amis des «Amis de la Syrie» chez CharlieHebdo?

Article lié : Un “11-septembre à la française” ?

pierre

  09/01/2015

Ma petite contribution sur entrefilets.com
Les amis des «Amis de la Syrie» chez CharlieHebdo?

08/01/2014 On peine à imaginer la terreur et l’effroi absolus qu’ont pu ressentir les membres de CharlieHebdo dans les minutes qui ont précédé leur exécution, mercredi en plein cœur de Paris. Une banale séance de rédaction puis, soudain, des cris, des cagoules, des armes qui rugissent, des balles qui fracassent; c’est la guerre qui explose tout autour et ses éclats qui emportent tout, la chair, les os, puis les vies. En un instant, la salle de rédaction de CharlieHebdo n’est plus à Paris mais à Alep, à Homs, à Damas, où depuis trois ans des dizaines de milliers de Syriennes et Syriens connaissent la même horreur. Tous les jours, eux aussi sont arrachés de la banalité de leur vie pour être exterminés par les bouchers d’al-Nosra et affiliés, dont Fabius nous assure que «sur le terrain, ils font du bon boulot» (1). Aujourd’hui, leurs émules ont fait leur «boulot» au cœur de Paris. Reste à savoir pour le compte de qui.

Non «Nous ne sommes pas Charlie»
Le crime est abject, injustifiable et révoltant.
Nous laisserons toutefois l’instrumentalisation des grands sentiments larmoyants aux merdias de masse embedded dont la mobilisation générale permet aujourd’hui – hormis de faire davantage d’audience sonnante et trébuchante –, d’offrir un répit inespéré aux pouvoirs agonisants du Système en général, et à celui de Flanby en particulier.
Et même si nous condamnons avec la dernière énergie cet acte terroriste – comme nous condamnons toutes formes d’acte terroriste qu’il soit perpétré par des fanatiques ou par un Etat–, nous nous empressons de dire aussi que non, trois fois non, «nous ne sommes pas Charlie».
D’abord parce que l’incorporation forcée – type Libé (Nous sommes tous Charlie) – dans cette sorte de vénération aveugle, nous révulse.
Ensuite, parce que la monstruosité du crime de saurait légitimer le travail d’un journal d’une obscénité sans fond qui, pour éviter le dépôt de bilan, avait fait du racisme antimusulman un véritable fonds de commerce depuis des années (2). Faire des victimes de cette tuerie, aussi abjecte soit-elle, des martyrs de la liberté d’expression est ainsi une pure escroquerie intellectuelle que nous dénonçons en disant que décidément «non, nous ne sommes pas Charlie».

Fanatisme ou False flag : le jeu des hypothèses
Pour l’heure, on ne sait rien des exécutants ni des commanditaires. Et l’on ne peut qu’envisager les diverses hypothèses. Mais une chose a frappé même les speakerines des merdias du Système : l’extrême sang-froid et le professionnalisme des exécutants de la tuerie.
A l’évidence, il s’agissait de tueurs expérimentés.
A l’évidence, leur coup était parfaitement préparés, et ils se sentaient suffisamment à l’aise pour prendre le temps de leur forfait, puis pour sortir sans hâte dans la rue, tirer des rafales, achever un policier à terre qui ne représentait aucune menace ; et enfin crier leurs slogans et signer ainsi leur crime du sceau de l’islamisme radical devant des caméras qu’ils savaient être là pour les filmer.
La première hypothèse de djihadistes amateurs type Mohammed Merah semble donc ne pas coller.
Le type de sang-froid et de professionnalisme dont on fait preuve les assassins ne courent en effet pas les rues.
On le trouve dans le grand banditisme, chez les djihadistes aguerris et familier de ce type d’opération (ce qui suppose un solide entraînement), ou enfin dans les rangs des tueurs professionnels qu’emploient les services secrets, tueurs qui peuvent d’ailleurs être soit des gens «de la maison», soit des groupes faussement terroristes et parfaitement mafieux louant leurs services.
L’hypothèse de djihadistes revenus de Syrie, après avoir combattus grâce au soutien des amis de la Syrie si chers à Fabius, est donc assez plausible.
Plausible aussi, l’hypothèse d’un False flag.
Car une première bizarrerie sème d’ores et déjà le doute.
Comment des tueurs aussi méticuleux et aguerris peuvent-ils avoir «oublié» rien moins qu’une carte d’identité dans la voiture qu’ils ont abandonnée après l’attaque.
On ne peut s’empêcher de penser au passeport du pirate de l’air présumé Mohammed Atta, retrouvé intact dans les décombres du World trade center…
D’ores et déjà la chasse à l’homme est lancée, les cibles ont le profil idéal (3) et ne reste qu’à espérer qu’ils seront pris vivants, ce qui n’a aucune chance d’arriver si nous sommes en présence d’un False flag. Les types seront alors liquidés et déclarés coupables dans un même élan avec la bénédiction de tous les merdias embedded.
Du côté du Réseau Voltaire, l’hypothèse du False flag est d’ailleurs largement retenue (4).

Epilogue provisoire
En ce qui nous concerne, toutes les hypothèses restes ouvertes à ce stade. Mais nous ne retranchons rien de ce que nous avons écrit sur twitter au soir de l’attentat (5) :
«Les assassins de CharlieHebdo servent les intérêts du Système, le renforcent ; lui donnent des armes inespérées pour dissimuler ses dérives et assurer sa domination.
Les terroristes islamistes sont les meilleurs alliés des pouvoirs qu’ils prétendent combattre.
D’où l’intérêt du Système d’en assurer la prolifération par de vertueuses croisades.»
A n’en pas douter, la tuerie de CharlieHebdo va fournir les mobiles nécessaires au Système pour relancer ses guerres et ses croisades, ajouter la folie à la folie, et accessoirement voter des lois toujours plus invasives et liberticides sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

1 «Al-Nosra fait du bon boulot» 

2 CHARLIE HEBDO, PAS RACISTE ? SI VOUS LE DITES…

3 La traque d’une fraterie de djihadistes

4 Qui a commandité l’attentat contre Charlie Hebdo?

5 Réaction à chaud d’entrefilets sur Twitter

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Plus qu'un détail

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AG

  09/01/2015

Dans un crime, faire accuser un autre est une tactique “classique”, voire presque normale, c’est le moyen le plus simple d’échapper aux poursuites et éventuellement de faire du tort à la personne accusée, donc “faire d’une pierre deux coups”. Etant donné la grossièreté des preuves telles que rapportées par la presse (carte d’identité), on est en droit de se poser la question d’une preuve réelle ou d’une tentative d’incriminer d’autres personnes. Pour l’instant, la question n’a pas été évoquée, j’espère que c’est une tactique des enquêteurs, sinon on peut se poser d’autres questions, plus dérangeantes pour le coup ...

Un DETAIL !!

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Bertrand Arnould

  08/01/2015

Un commando à l’efficacité militaire, une exécution des victimes faite avec méthode, une attitude professionnelle, calmes et efficaces, voici comment l’on nous décrit les tueurs.
Mais depuis quand les commandos emmènent-t-ils leurs cartes d’identité avec eux, en opération? Et s’ils le font, depuis quand ces hommes entrainés au sang froid remarqué, sont ils assez stupides pour placer ces documents dans la poche d’une veste dont ils sont susceptibles d’avoir à se débarrasser dans l’urgence.
J’ai vraiment mauvais esprit, mais cela me rappelle les passeports saoudiens qui ont étés retrouvés dans les débris des tours jumelles, intacts après une collision à pas mal de centaines de kms heure dans les dites tours, un incendie assez puissant pour faire s’écrouler les deux tours, plus la troisième qui n’avait rien à y voir, cela ne vous dit rien?
Bertrand      

Mes excuses aux âmes sensibles.

Article lié : Un “11-septembre à la française” ?

Christian Merlinki

  08/01/2015

On entend un peu partout que ce fut un acte terroriste contre la liberté d’expression et contre la démocratie. En tant que résident de Belgique, il m’arrive encore d’être surpris par le degré d’hypocrisie des politiciens de ce pays qui ânonnent les mêmes inepties qu’en France. Pour rappel, le délit de presse y relève de la Cour d’Assises. J’ignore ce qu’il en est en France mais on peut dire qu’écrire des idées choquantes est un crime aussi abominable que celui de pourvoyeur de chair fraîche qu’était Dutroux ou de garder au congélateur ses nouveaux-nés. Le Jury, lui, ne peut y voir aucune différence entre ces crimes. C’est grotesque. La démocratie est ainsi bafouée dans ce pays sans même que la majorité ne s’en doutât. L’unique liberté que les Belges aient encore est celle de F. Pagny, celle de penser, mais surtout pas l’exprimer dans une tribune libre sous peine de perpétuité. Selon cette logique, l’expression par voie de presse d’une idée incorrecte est une arme qui nuit à la santé d’autrui, ainsi, vu de Belgique, Charlie Hebdo représente bien une officine de provocateurs assassins troublant l’ordre public puisqu’elle prend le risque de choquer un cinquième de la population française.

Confiance - ou réalisme?

Article lié : Notes sur LEUR confiance...

Patrice Coste

  08/01/2015

Il me semble que vous idéalisez trop Gorbatchev, dans la “confiance”, ou le rabaissez trop dans l’aveuglement de cette confiance. Votre analyse resterait tout à fait pertinente, et encore plus crédible, en mode néo-réaliste.

L’annonce par Gorbatchev du retrait des divisions Russes de l’Europe de l’Est, c’est le gambit du roi, le seul “coup de maître” capable de sauver sinon l’URSS du moins la Russie, de placer les Etats-Unis sur la sellette en profitant de cette ivresse du l’ivresse du “tout est possible” qui a secoué, le mot est faible, l’Occident.

La réplique des Etats-Unis a été qualifiée parfois de “méthode Pinochet”: le coup d’état de 1993, Eltsine faisant bombarder la Douma avec le feu vert de Bill Clinton. Et Eltsine a ensuite effectivement livré la Russie aux “hommes de Chicago”.

Le “système” a répliqué finalement très vite compte tenu du bouleversement Gorbatchev, Eltsine ayant très tôt été soutenu par les Etats-Unis (et la Grande Bretagne).

On reste donc dans du classique, inutile de faire appel à la “confiance” des Russes, ni de “machiavéliser” plus que nécessaire les USA, chacun est dans son rôle habituel…

Pour le reste, le même Eltsine dont on sait le rôle néfaste a quand même résisté sur les deux points essentiels:
- il n’a pas livré le pétrole russe aux compagnies américaines - a posteriori le choix de Khodorkovsky était sans doute, à l’époque, le seul qui permettait cela
- et à propos du bombardement de la Serbie en 1995 il a dit (cf. lien sur Mearsheimer):
“Ceci est le premier indice de ce qui pourrait arriver si l’OTAN s’approchait trop près des frontières de la Fédération de Russie… Les flammes de la guerre pouuraient embraser l’Europe entière.”

nb: il reste effectivement curieux que la stratégie de Clinton sur l’élargissement de l’OTAN rejoigne celle de Zbigniew Brzezinski, contre son propre camp démocrate - peut-être Bill Clinton ou certains dans son administration étaient-ils simplement moins naïfs que vous ne le supposez, et anticipaient un retour possible de la Russie sur la scène internationale.

http://www.mediapart.fr/journal/international/291014/le-pianiste-mikhail-rudy-dechiffre-la-russie (et où l’on peut apprécier à loisir les “fixettes” de M. Antoine Perraud)
http://www.foreignaffairs.com/articles/141769/john-j-mearsheimer/why-the-ukraine-crisis-is-the-wests-fault
http://www.bne.eu/content/story/khodorkovsky-making-myth

Les aberrations de la politique de la France au Moyen-Orient

Article lié : Un “11-septembre à la française” ?

Jean-Paul Baquiast

  08/01/2015

Dans la suite des commentaires concernant l’attentat contre CH, puis-je vous proposer de jeter un coup d’oeil sur mon article
http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1614&r_id=

Corporatisme...

Article lié : Un “11-septembre à la française” ?

Morbihan

  08/01/2015

... Loin de moi l’oubli des victimes et de leurs familles.

Cependant, je m’interroge. Je m’interroge lorsque qu’une antenne telle Europe 1 fait de cette agression monstrueuse une émission spéciale pendant 24h00 (je ne l’ai cependant pas écoutée la nuit).

Les media en auraient-ils fait autant s’il ne s’était agi de journalistes?

Paix aux âmes des victimes

Où en sommes-nous ?

Article lié : Presque-îles et dépendances

Ilker de Paris

  08/01/2015

La question première du massacre de Charlie Hebdo est “pourquoi”, question qui entraîne la seconde “qui”.

La réponse évidente : deux, trois individus excités par une idéologie “anti-liberte” etc

La réponse politique : enjeux dont les buts seront visibles par leurs effets.

Bien ciselé

Article lié : Presque-îles et dépendances

Franck du Faubourg

  08/01/2015

...comme souvent!
Essayons de donner la réplique sur le “sujet du jour” avec la déclaration de l’UPR:
http://www.upr.fr/communiques-de-presse/communique-de-presse-au-sujet-de-lattentat-dans-les-locaux-de-charlie-hebdo

Beau poème

Article lié : En secret

Laurent Caillette

  08/01/2015

Merci.

Mémoires de Bill Clinton

Article lié : Au commencement était LEUR confiance

Patrice Coste

  07/01/2015

« Lorsque j’ai dit à Boris que je voulais à la fois que l’OTAN s’élargisse et signer un accord avec la Russie, il m’a demandé de m’engager secrètement- « selon ses propres termes, dans un petit cabinet de travail » - à limiter l’élargissement futur de l’OTAN aux nations signataires du Pacte de Varsovie, excluant ainsi les Etats de l’ex- Union soviétique, comme les pays Baltes et l’Ukraine ». Helsinki, 18 mars 1997.
Bill Clinton, Ma vie, Paris, Odile Jacob 2004, p. 790.

Je ne l’ai pas lu, donc pas vérifié mais c’est assez cité pour être crédible.

(Avec mes excuses pour l'incrust')

Article lié : Notes sur LEUR confiance...

Alain Vité

  07/01/2015

cf. (**) de ma précédente intervention, le déchaînement de la matière, déchaînement capitaliste, et surtout le Système prétendument comme une des “étapes critiques de la destinée humaine”.

C’est plutôt une étape critique de la civilisation occidentale, évolution de Rome s’inspirant d’Athènes, puis devenant chrétienne, le christianisme isolant l’humain du reste de la Création. Aucune autre civilisation ne semble distinguer autant l’humain du reste de l’univers, que les Chrétiens. Ces civilisations auront donc d’autres folies - et de facto, se retrouvent de toute façon embarquées dans cette crise avec l’Occident, qui les a déjà transformées profondément.

Le Système est donc occidental et était probablement déjà là en germe (encore !) aux débuts de la Rome chrétienne. Qu’il soit de naissance anglo-saxonne sera probablement affaire de Réforme, une évolution du christianisme allégée du poids de l’appareil catholique, et chassée de la zone latine.

(Cette fois, si j’ai encore oublié quelque chose, tant pis. J’aurais peut-être dû être le facteur, qui sonne toujours deux fois)

Ce que vous dites, en somme,

Article lié : Notes sur LEUR confiance...

Alain Vité

  07/01/2015

c’est qu’une crise OTAN/Russie était inévitable à terme.

Alors, je me suis trompé, mais je suis fier, et en plus têtu. Là.

A- L’essence de votre propos, généralisé :

La confiance n’est pas naïveté et lorsque l’époque dépasse les médiocrités, la rencontre de grands êtres vaut mieux que tout traité. Ces rencontres relèvent d’une sincérité incompatible avec l’approche gestionnaire, le moment est unique et l’esprit de procédure n’a pas sa place. D’accord (et à titre personnel : triste est la vie de ceux qui ne connaissent pas de tels moments, que ce soit avec un partenaire, un conjoint, un ami ou n’importe qui)

Par ailleurs, les accords signés ou pas ne pèsent pas lourd devant une volonté politique, surtout si celle-ci est bien chantée au public. C’est vrai aussi et se vérifie millénaire après millénaire.

B - Le préambule en tête :

La crise actuelle était donc inévitable, car la mécanique US est ce qu’elle est, elle reprend le dessus tôt ou tard. Le contre-poids soviétique n’était non seulement plus là pour la contenir, mais il en devenait un engrais.

Bush père n’a pas été réélu, et Clinton a fait les compromis nécessaires avec les électeurs US-polonais pour prendre sa place (*) menaçant ainsi l’avenir, notre présent. Ca ou autre chose, le phénomène se serait produit. Que Gorbatchev eut été ou non encore en place n’eut pas forcément changé le courant des choses, donc. De toute façon, il n’y était plus.

Sans oublier le reste de cette mécanique états-unienne de l’époque et ensuite : la Yougoslavie, le Kosovo, la stérilisation politique de l’UE, les diverses dérégulations financières et industrielles…

Du reste, cette mécanique est de facto d’origine US, mais sa racine est dans le ‘déchaînement de la matière’ (**)

Il n’y a alors pas eu faute russe. Je prolonge votre propos vers une conclusion : la crise Russie/OTAN actuelle était en dehors des mains des hommes, autant qu’elle était inévitable, parce que la mécanique est ce qu’elle est et que plus rien ne la freinait.

_________________

(*) On peut voir cette même mécanique à l’oeuvre en 1944 - 1946 : pour être réélu, Roosevelt a dû céder l’éclairé Wallace contre le petit affairiste Truman comme Vice-Président, puis Roosevelt est mort au printemps 1945. C’est donc Truman qui a conduit la fin de la guerre, tout acquis aux forces d’affaires et d’argent et à mille lieues des idées de Roosevelt et de la relation Staline/Roosevelt (Staline fou sanguinaire oui, mais il était aussi, comme Roosevelt, à la hauteur de l’événement)
Truman a planté le germe de la Guerre Froide telle qu’on l’a connue.

Plus tard, il a d’ailleurs reconnu Israël pour les mêmes raisons électorales et courtes, que Clinton avec sa manoeuvre OTAN/Polonais, plantant le germe de la pétaudière moyen-orientale actuelle. Il avait de la graine, ce Truman.

____________

(**) Déchainement de la matière (fin XVIIè) mais peut-être plutôt déchaînement du capital (fin XVè) car le financement essentiellement privé des Grandes Découvertes a été exemplaire du capitaliste déchaîné. Les machines en moins, c’était la même mécanique déshumanisante et criminogène que celle engendrée par le capitalisme moderne. Et ce déchainement capitaliste était surtout latin. La combinaison des deux donne la démesure, mais sans l’esprit qui les dirige, les machines ne sont rien. On peut alors envisager que le Système serait né de toute façon, anglo-saxon ou pas, la destinée humaine rencontrant possiblement des étapes critiques inévitables, comme chaque être vivant.

Sur le caractère

Article lié : Notes sur LEUR confiance...

Hédi Dhoukar

  07/01/2015

La citation qui suit confirme la justesse de votre intuition et permettrait à vos lecteurs de méditer une grande vérité :

« La réflexion sur l’immutabilité de notre caractère, sur l’unité de la source dont découlent tous nos actes, ne doit pas nous inciter à anticiper, pour le privilégier, l’un ou l’autre terme de sa décision : c’est la résolution qui s’ensuit qui nous permettra de voir comment nous sommes et de nous contempler dans le miroir de nos actes. Cela explique justement la satisfaction, ou l’angoisse, avec lesquelles nous regardons en arrière sur le chemin de notre vie : ces deux effets ne naissent pas de ce que ces actes passés auraient encore quelque existence, car ces actes sont passés, révolus et désormais néant ; mais leur grande importance pour nous vient de leur signification, vient de ce que ces actes sont l’empreinte du caractère, sont le miroir de la volonté, lequel nous renvoie notre moi le plus intime, le noyau de notre volonté. Parce que nous n’apprenons pas cela avant, mais après, il nous incombe de désirer et de lutter dans le temps, afin que l’image provoquée par nos actes soit de sorte que sa vue si possible nous apaise plus qu’elle ne nous angoisse. »
Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation

L'avenir de l'information se joue sur Internet.

Article lié : Orlov et la “dissolution du rien”

Ilker de Paris

  07/01/2015

François Ruffin journaliste que j’ai découvert par les articles de Frédéric Dedieu sur Dedefensa a écrit “Les Petits soldats du journalisme” dont le titre est à lui seul tout un programme :

“Les Petits soldats du journalisme Le Centre de formation des journalistes se proclame “la meilleure école de journalisme en France et même en Europe”. Patrick Poivre d’arvor, David Pujadas, Pierre Lescure, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin et tant d’autres ténors de la presse sont passés dans ses murs.
Pendant deux ans, François Ruffin a suivi leur exemple. Elève appliqué, il a pris en notes les conseils des professeurs et les confidences des “grandes plumes “. Il s’est coulé dans le moule, pour voir. Et il a vu.

“Dans un an, vous serez journalistes, confie un intervenant. Vous entrerez dans ce que j’appelle “le complot de famille”, c’est-à-dire des règles qui peuvent scandaliser les gens mais, bon, c’est comme ça que la machine fonctionne.” Un “complot ” que ce livre met au jour : tacites ailleurs, les règles du métier sont ici affichées sans vergogne.”“

Aujourd’hui beaucoup de chose passe par le net ce qui pousse les institutions officielles et semi-officielles a vouloir l’investir, ce qu’elles font directement ou indirectement : relayer l’information officielle, faire de faux sites antisystème etc

De l’autre coté, l’indépendance de l’information sur Internet repose sur les personnes, ce qui la rend fragile.

Dans tous les cas, les mensonges pour justifier la guerre d’Irak, celle de 2003, et la crise de 2008 qui a mis jour les magouilles qui portent le système financier, ont discrédité la parole officielle, la question de savoir si ce discrédit est constitutif du Système se joue sur évidemment sur l’Internet.