perceval78
10/02/2015
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
A la fin de son débat avec Kerry à Munich, Steinmeier sortit une phrase qui s’appliquait aux Russes mais qui aurait pu tout aussi bien s’appliquer aux Américains we must reconsider our trust.
Pour la petite histoire, on notera, que tout à la fin du débat, Kerry se tourne vers Steinmeier pour lui serrer la main, mais celui est déjà parti ... lien.
En 2004 Serge Sur avait publié un texte intéressant ni mars, ni vénus, Achille ou Ulysse lien, on retiendra sa dernière intervention La route de Berlin, pour la France, passe par Moscou lien
perceval78
10/02/2015
On pensait avoir tout compris, la France vendait des Rafales, Human right watch se plaignait par l’entremise de son directeur Kenneth Roth Was Hollande so cozy with murderous Sisi because France wants to sell Egypt 24 Rafale jets, se faisant il était très logique avec lui même puisqu’il condamnait aussi le gouvernement de kiev Evidence shows Ukraine again used cluster munitions in eastern city of Luhansk, killing two lien.
Le fil logique se perd ici, car on comprend moins pourquoi George Soros qui finance HRW est lui pour la livraison d’armes en Ukraine, on remarquera au passage qu’il n’est pas pour les financer cf 41 min.
Et puis patatras Poutine débarque au Caire et puis patatras la rumeur enfle que la flotte Russe s’installe à Chypre lien, ça commence à faire beaucoup, le clash des civilisations va tourner au clash naval ...
On remontera donc le passé pour trouver des références, la bataille de Salamis bien sûr lien, attention ce n’est pas celle de 480 bc , ni celle de 306 bc.
On est retombé sur nos pattes, l’empire occupe Larnacca et la bataille devrait se passer du coté de Famagouste.
On signera la paix de Callias ensuite à temps pour passer aux guerres du Péloponnèse et là on sait que Kagan, il connait ...lien
Alexis Toulet
09/02/2015
Le docteur Strangelove - pardon, le général Breedlove, directeur de l’OTAN, est favorable à l’armement massif du gouvernement ukrainien par les pays de l’OTAN. Que cette organisation soit impliquée ou que seuls les pays volontaires s’y attellent - l’avant-garde, ceux qui sont prêts à “aller plus loin”, le sel de la Terre du moins à leurs propres yeux.
“Général Procréamour, ou comment j’ai appris à ne pas m’en faire et à aimer la destruction de l’Ukraine”, s’il est permis de plagier le titre du Docteur Folamour de Kubrick.
La guerre directe entre Etats-Unis et Russie ? La guerre nucléaire ? Non, cela n’arrivera pas. Ce n’est pas à la sagesse et la modération de la frange la plus avancée des dirigeants du BOA qu’on le doit. Il s’agit d’un simple fait : quels que soient l’aveuglement et l’enthousiasme idéologique maladif de ces lumières, ils ne sont pas en mesure de déclencher cette décisive catastrophe.
La principale raison est assez simple : l’utilisation d’armes nucléaires ne saurait être la première décision militaire de l’un ou de l’autre camp, elle ne peut être que l’ultime barreau de l’échelle dans une escalade. Or, bien avant d’en arriver là, la vie de la population d’Europe comme des Etats-Unis serait suffisamment troublée pour que les peuples fassent pression pour trouver une voie de sortie et “arrêter ça”.
Qu’on en juge !
1) Avant d’en arriver au nucléaire, il faudrait une guerre terrestre en Ukraine entre armée américaine et alliés d’un côté, armée russe de l’autre.
Rappelons qu’avant d’engager l’invasion d’une puissance militaire de troisième ou quatrième ordre - l’Irak - il a fallu au gouvernement américain pas loin d’une année de propagande préparatoire où l’invasion de ladite puissance de Nème ordre était explicitement envisagée et discutée. Et la majorité des Américains pensent aujourd’hui que cette action militaire était une erreur, qui s’est avérée coûteuse.
Et le gouvernement américain déciderait d’envoyer un puissant corps expéditionnaire en Ukraine affronter la Russie, puissance militaire de premier ordre, promettant un coût humain se chiffrant en dizaines de milliers de pertes - version optimiste en cas de victoire ! - sans parler des coûts financiers, après l’échec cuisant irakien… sans que le peuple américain paupérisé par une crise économique de sept ans ne l’arrête ?
Un néocon peut bien conclure de l’échec irakien contre un nain militaire que la prochaine fois, il faut attaquer une puissance majeure. C’est dans la nature du néocon. Mais le peuple américain n’est pas constitué de zombies idéologiques.
2) Avant d’en arriver au nucléaire, voire avant même l’arrivée du corps expéditionnaire américain en Ukraine, il faut compter une riposte économique russe “maximale” - ce genre de décision se prend en général au plus tard au moment de l’entrée en guerre, voire bien souvent avant.
Qu’est-ce qu’une riposte économique russe maximale ? Les détails peuvent être discutés, mais enfin cela inclut au minimum la fin des exportations de pétrole et de gaz de la Russie vers les pays hostiles. Ce qui provoquerait au minimum une récession mondiale. C’est-à-dire qu’il n’est pas non plus exclu que nous parlions d’une dépression mondiale - la frontière entre les deux niveaux de sévérité étant d’ordinaire placée à 10% de baisse du PIB.
C’est que la Russie produit environ 12% du pétrole mondial, et réalise la même proportion des exportations mondiales de pétrole, sans qu’il puisse être question que quelque producteur que ce soit soit en mesure de la remplacer au pied levé - ni d’ailleurs s’il bénéficiait d’un préavis. Or la croissance ou la récession mondiale sont étroitement corrélés à la production de pétrole, liquide indispensable à l’économie notamment par le biais des transports.
Impossible que l’économie mondiale soit stable si la quantité disponible de pétrole au niveau mondial baisse tout à coup de 12%. La conséquence serait au minimum une sévère récession, et la dépression est de l’ordre des possibilités si l’on pense notamment à tous les effets induits - notamment système financier et monétaire - dont les détails sont largement imprévisibles.
La prétendue “reprise” (très largement un trompe-lil) de l’économie américaine serait remplacée par une crise très profonde à cause de la politique étrangère du gouvernement, et la population américaine laisserait faire ? Encore une fois, le peuple américain ne se réduit pas à la bande de drogués à l’idéologie et à la prétention boursouflée qui occupe une bonne partie de ses institutions gouvernementales.
Alors, François Hollande qui parle de “dernière chance d’éviter la guerre” au sujet de la démarche franco-germanique actuelle, comment le comprendre ?
Suivant la bienveillance à l’égard du personnage, on peut avancer l’une ou l’autre explication :
- Le président français ne s’est pas aperçu que ce qui se passe déjà en Ukraine s’appelle une guerre - peut-être utiliserait-il le terme d’ “événements” ? Pour lui, la guerre n’est qu’un risque pour l’avenir non une réalité présente
- Le président français dramatise l’enjeu afin de pousser à une solution négociée. Il sait bien sûr qu’il n’y aura pas de guerre OTAN-Russie mais fait semblant de croire le contraire pour pousser tout le monde - peut-être avant tout Poroshenko ? - au compromis
Personnellement, je ne fais pas partie des 20% de Français satisfaits de la prestation de Hollande en tant que président de la République, mais je trouve tout de même la première explication totalement invraisemblable. Pour qu’elle soit exacte, il faudrait que FH soit ce qu’en termes techniques il est convenu d’appeler un abruti complet. Et quelque opinion qu’on ait du personnage, il n’est pas sérieux de l’imaginer.
eric basillais
09/02/2015
Malgré les derniers développements ” historiques”, j’ai toujours l’impression que la guerre NUCLEAIRE est impossible en 2015.
Bémol sur le “désordre” médiatisé....
1/ Les traités TISA, CESA, TAFTA sont en cours de négociation : ils prévoient à terme un EMPIRE multinational composé de 50 états-nations asservis aux USA et/ou Israël.
2/ Réciproquement, les l’OCS-BRICS prévoit un élargissement des coopérations et de l’intégration au Pakistan(double emploi avec l’empire sioniste, on verra), l’Iran…
3/ Sur le plan monétaire, le FMI implémente un “RESET”, pas un simple “TURN OFF”. A la fin du chaos il y aura moins de zones monétaires qu’avant. En particulier la notion de PHOENIX pourrait jouer pour la zone dollar en s’étendant à l’Atlantique, et l’Indo-Pacifique (Thalassocratie)
La menace de guerre permet de relancer les vieux trucs pour ramener les foules à l’adhésion là où le régime (capitaliste) ne donne plus du tout ce qu’il a promis, loin s’en faut…. Sans parler d’un financement et de l’industrie des armes (missiles mais aussi robots) et de la Recherche-Développement, toujours bonne à prendre dans ce processus fondamentalement DESTRUCTEUR (énergie—>entropie) et TECHNO-SCIENTIFIQUE.
Donc si arme de destruction massive il y a, elle ne sera pas nucléaire même si la radio-activité pourrait encore s’élever (comme elle le fait en temps de paix : tchernobyl, fukushima, essais divers, fuites…). Mais virale.
François Jéru
09/02/2015
Uniforme, Chasuble d’apparat en sanctuaire, Chemise+Bolero en septaum [ Chemise d’un Pouvoir - Bolero d’une Daya ]
pour en faire l’instrument des conduites qui seules nous révéleront à nous-même…
François Jéru
09/02/2015
Gendarmiorie locale : Nom ? Prénom ? Lieu de naissance ? Date de naissance ? Nom du père ? Nom de la mère ? Actes de naissance ?
Et cela ... « En arkhê ên ho logos, kai ho logos ên pros ton theon, kai theos ên ho logos » est-ce le commanditaire de l’ouvrage qui le dit ? ou bien l’un des personnages de l’auteur ?
Q1: Pourquoi avez-vous choisi ce pseudo, cet alias “Jean” ?
Q2: Pour monchef, pourriez votre traduction personnelle ?
perceval78
09/02/2015
Médiapart qui n’en finit pas de nous étonner, nous présente Strobe Talbott comme un « ami » de la Russie Ce lundi 2 février, huit hauts anciens responsables américains, aujourd’hui membres de puissants think tanks, ont demandé à l’administration Obama de fournir des armes au régime ukrainien. Jusqu’alors, Barack Obama s’y est refusé. Parmi ces responsables, l’influent Strobe Talbott, ancien conseiller de Clinton et spécialiste de la Russie, d’ordinaire considéré comme un « ami » de la Russie lien 1, lien 2.
Médiapart aurait il des infos que le commun des mortels n’a pas, on n’ose imaginer que ce journal si sérieux ressorte une histoire montée de toute pièce par le FSB pour décridibiliser le camarade Strobe First of all, the SVR literally did a background personality investigation of Talbott. It decided that he was vulnerable through his ego. Like many Westerners, who were eager to see themselves as expert on the Soviet Union and later on Russia, that they would come rushing in and have ideas on how to save these poor, simple-minded Russians; and that they naively did not realize they were dealing with a tiger, a sleeping tiger, but a tiger lien
La journée est décidément placée sous le signe des narcotiques en tout genre ...
Strobe Talbott ?@strobetalbott Aug 30
Hollande is worst example of West’s state of denial about Putin’s intent & action. He’s isn’t just sleepwalking; he’s asleep & dreaming.
Alain Vité
09/02/2015
Un petit rappel de toute cette affaire des missiles de Cuba 1962. Les lecteurs du site qui connaissent l’histoire déjà passeront avantageusement à autre chose. L’épisode montrait déjà l’inversion et la falsification des faits par les USA, et en illustre le fonctionnement et la propagande.
Peut-être étaient ils déjà mythomanes à l’époque, ou savaient ils encore quand ils mentaient.
*** Le castrisme ***
D’abord, s’il y a eu révolte à Cuba en 1959, c’est que l’île a eu ras le bol de la United Fruit Co, entreprise US initiatrice et marionnettiste de “républiques bananières” dans toute l’Amérique latine et ailleurs, dont Cuba était un exemple représentatif. Le président cubain Batista s’est enfui aux USA profiter de sa retraite de la United fruit Co, mais l’employeur états-unien n’a jamais toléré cette démission de la succursale cubaine. D’où la “Baie des cochons” et nombre d’autres crimes et actes de guerre US sur l’île, lesquels conduiront Cuba, avec sa position géographique, à devenir un allié rêvé pour l’URSS.
L’aventure communiste de Cuba vient de là, de la tyrannie criminelle d’un planteur étranger soutenu par son gouvernement, mais on n’en parle pas, on parle seulement de la dictature castriste soutenue par l’URSS.
Tout ce qu’on a vu depuis, l’Iran, l’Irak, le Rwanda (où c’était la France en Afrique qui était visée) la Syrie, l’Ukraine, etc. relève de variations autour de ce même thème de résistance aux USA et d’une présentation inversée de la situation.
*** La crise des missiles turcs, dits “de Cuba” ***
Un autre exemple de la démarche. En 1961, Les USA installent des missiles balistiques en Turquie et en Italie, et les dirigent vers l’URSS. L’URSS a installé des missiles à Cuba en 1962, en représailles, mais ils sont pourtant présentés comme étant à l’origine de la crise. Le reste est connu.
Voilà, tout part de là, d’Italie et de Turquie, mais on ne le dit pas, on ne parle que de Cuba, avec encore un cas d’inversion des faits. Les missiles italiens et turcs ont été retirés en 1962 et 1963, ce qui a permis de résoudre la crise.
perceval78
09/02/2015
Ce soir, comme dun cerf, la fuite vers la source
Ne cesse quil ne tombe au milieu des roseaux,
Ma soif me vient abattre au bord même des eaux.
Mais, pour désaltérer cette amour curieuse,
Je ne troublerai pas londe mystérieuse :
Nymphes ! si vous maimez, il faut toujours dormir !
lien...
Le corps n’est pas à contempler, mais à nourrir de significations pour en faire l’instrument des conduites qui seules nous révéleront à nous-même…
lien
Adieu, Narcisse
Meurs ! Voici le crépuscule.
Au soupir de mon cur mon apparence ondule,
La flûte, par lazur enseveli module
Des regrets de troupeaux sonores qui sen vont.
Mais sur le froid mortel où létoile sallume,
Avant quun lent tombeau ne se forme de brume,
Tiens ce baiser qui brise un calme deau fatal !
lien
Yodalfo M.C.
09/02/2015
Cependant, rien n’empêche un citoyen américain de présenter
“the kind of behavior that might indicate a narcissistic personality disorder…”
Ce serait même un effet immédiat de l’enchantement de la liberté pure et parfaite, que de se croire le centre du monde, au milieu du Middle West, avec un grand’père débarqué en Normandie en 1918, celui du voisin parmi les “Monuments men”, et 45 ans de résistance aux Soviets.
De même, pour les comportements d’ INCULPABILITÉ, “Dun point de vue psychiatrique, on parlerait dun comportement de maniaco-dépressif mélangeant la paranoïa et la schizophrénie”. Tous nous en veulent, alors que les USA se conçoivent comme la première puissance pour le Bien.
Et en effet, comment faire résider la légitimité en un “common man” qui ne désirerait pas le bien pour lui, sa famille, sa Nation, et le monde. Dans tous les films, le héros part sauver sa famille, et du même coup sauve l’Amérique, voire, toute la planète: et cest bien la même chose, le SENS COMMUN, du citoyen commun, sauver son foyer, et faire ce qu’il faut pour cela.
La version russe remplace le foyer par la Sainte Terre de Russie, et le citoyen par Poutine, ou l’occupant du Kremlin. Seuls les Russes ont gagné la seconde guerre mondiale -narcissisme. Ils ont été assiégés par les base de l’OTAN -paranoia.
Tant le citoyen américain que le Kremlin se trouvent face à la complexité du monde. Cette complexité trouble leurs cervelles qui échafaudent des représentations pathologiques de la réalité, et de l’adversaire.
Mais un instinct nous a déjà sauvés, l’instinct de conservation, en 1962. Ce n’est pas l’IDÉE de la dissuasion qui est déterminante, c’est son imminence. L’ultimatum. Le réel.
Yodalfo M.C.
09/02/2015
Excellent article, qui pourrait être éclairé par un trait sur la base de la démocratie américaine - de son mythe fondateur.
Ce trait particulier justifie les premiers amendements, tant sur le port d’armes pour les particuliers, que sur la liberté d’expression, et l’acharnement à les maintenir.
Tocqueville l’avait décrit, et il en pressentait les conséquences:
«Cette majorité se compose principalement des citoyens paisibles, qui, soit pas goût, soit par intérêt, désirent sincèrement le bien du pays. Autour d’eux s’agitent sans cesse les partis…» et, plus loin
«Aux Etats-Unis, les hommes les plus remarquables sont rarement appelés à la direction des affaires publiques…/...le peuple… son instinct ne manque guère de lui désigner ceux… » Donc, l’instinct du farmer moyen lui interdit les hommes remarquables.
Ce trait consiste en ce que le citoyen ordinaire, le “common man” (le John Dow de Franck Capra) dispose forcément (d’insinct!) d’assez de sens commun pour juger intelligemment d’une situation pratique. Sans quoi sa vie personnelle ou professionnelle serait en faillite, et on retrouve là une sorte de darwinisme social. S’il ne disposait pas de cette capacité, comment lui donnerait-on le droit de vote? Puisque c’est décidé, il le possède, alors il élira le shériff, le procureur et même son pasteur. Tous les pouvoirs régaliens de la monarchie de Droit Divin descendent sur le citoyen en une parfaite épiphanie. Isolé dans sa petite maison dans la prairie, il ne peut pas attendre les ‘Fédéraux”!Il “sait” par quelque effet de la grâce quand user de son colt, contre les sauvages et le loups d’abord.
perceval78
09/02/2015
On remarquera que pas moins de 8 sénateurs américains s’étaient déplacés à Munich, dont l’inévitable Mc Cain
et le much more self-controlled
sénateur Bob Corker, celui la même qui vient d’écrire au président Obama, pour lui dire qu’un accord à l’unanimité (3 personnes) avait été signé et qu’il convenait de le respecter lien.
Mc Cain et Bob Corker étaient déjà ensemble pour l’appel bi-partisan en faveur de la livraison d’armes à l’ukraine
lien.
Et la France dans tout ça, elle s’exprimait hier par la voix de de son ministre Laurent Fabius, en anglais, je le regrette, Alain Vité se joindra certainement à moi, deux infos sont passées, 1 notre ministre était du déplacement à Moscou, 2 il y en a marre de la possibilité de véto à l’ONU
C’est exactement ce que disait BHL à John Mc Cain en novembre 2012 7 min 11s
let me tell you first how honored i am to sit next to senator mccain. senator mccain embodyies for me
and for many frenchman one of the most noble things, physical bravery, physical courage…
...
of course it would be great to have united nations. of course it would be better. please, if united nations was moral authority, then it would be indispensable. we could not do it without. but united nations has—is so corrupt—morally corrupted ...this security council. this is a joke ...
C.C.
08/02/2015
Oui, Canossa, très bien dit: deux présidents (bon, un président et une chancelière) qui arrivent à Moscou, pas de président pour les accueillir, pas de Lavrov, car il est à Munich, donc pas de “têtes” à la passerelle, pas de tête à l’aéroport, pas de fleurs, on monte dans les voitures et on fonce au Kremlin. Canossa, oui, et la prochaine fois ce serait à pied dans la neige… Tout cela est très symptomatique, car à Moscou, le decorum et le protocole, ou leur absence sont sacrés. Image forte, car début février à Moscou l’Aquilon est plus terrible que le Mistral.
Poutine est las de tout ça et le montre, Lavrov a montré son caractère à Munich, las aussi des ricanements et des braiments dans la salle.
Ils maintiennent le cap uniquement pour voir, comme vous le dites mieux que moi, jusqu’où la cohésion (ou la bêtise) va aller. Car ils savent ce que vaut la parole de chacun des trois.
Ni Ando
08/02/2015
La Fédération russe a les pieds dans la vision globale, le bloc occidental les a dans la glaise locale dUkraine, dans son soutien déshonorant à Pravii Sektor (plus romantique que nazi ou plus nazi que romantique ?). La seule guerre possible, selon les vux de certains du coté de Washington DC, serait celle que la Russie déclencherait elle-même. Dans ce cas de figure, la Russie prendrait un risque réel et démesuré. Mais puisque ce nest ni dans la tradition russe ni dans son intérêt bien compris le risque que la classe politique de Moscou décide de partir en guerre est quasiment égal à zéro (strictement rien de tel naffleure dans les discours des politiques russes et dans les médias russes). Historiquement, la Russie a toujours gagné les guerres quont lui a faites, moins souvent celles quelle a fait aux autres (statistique historique : ce pays gagne près de 80% des guerres qui la confrontent). Le risque est du côté occidental où le déclenchement de guerres dagression est devenu une habitude pathologique (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Lybie, etc ), où lon se soucie désormais comme du guigne de ce que lon appelle le droit international, où lon tend à mépriser le droit et la démocratie en pratique alors quon ne cesse daffirmer leur suprématie. Le temps joue pour la Fédération russe qui peut se contenter ici de construire et dattendre. Cest-à-dire le temps pour que les contradictions créées par le bloc occidental deviennent intenables. Ledit bloc ne perdra pas la face, il se trouvera bien des narratives nouvelles pour magnifier la déculottée à venir. Dans la crise ukrainienne en cours les politiques russes sont bien plus des joueurs de go que des joueurs déchecs.
Sinon, lu sur le net :
« Les Américains sont comme les enfants dun chef de la mafia qui ne savent pas ce que fait leur père pour gagner sa vie, et ne veulent pas le savoir, mais se demandent ensuite pourquoi quelquun a jeté une bombe incendiaire à travers la fenêtre du salon. Cette croyance fondamentale dans les bonnes intentions de lAmérique est souvent liée à « lexceptionnalisme américain ». Examinons combien la politique étrangère des États-Unis a été exceptionnelle. Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, les États-Unis ont : tenté de renverser plus de 50 gouvernements étrangers, dont la plupart avaient été élus démocratiquement, largué des bombes sur les populations de plus de 30 pays, tenté dassassiner plus de 50 dirigeants étrangers, tenté de supprimer un mouvement populiste ou nationaliste dans 20 pays, grossièrement interféré dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays, mené le monde par la torture ; non seulement par la torture appliquée directement par des Américains sur des étrangers, mais aussi par la fourniture de matériel de torture, de manuels de torture, de listes de personnes à torturer, et de conseils personnalisés par des formateurs américains, en particulier en Amérique latine. Cest en effet exceptionnel. Aucun autre pays dans toute lhistoire ne peut prétendre à un tel bilan ». William BLUM (Le Grand Soir, 09/2014).
« Comment répondre lorsque je vois que dans certains pays islamiques il y a une haine viscérale de lAmérique ? Je vais vous dire comment je réponds : je suis étonné. Je suis étonné de voir une telle incompréhension de ce quest notre pays que les gens nous haïssent. Je suis - comme la plupart des Américains, je narrive tout simplement pas à le croire parce que je sais combien nous sommes bons ». George W. Bush un mois après le 11/9.
A ceci lon voit que, tout compte fait, lanti-américanisme est une preuve de salubrité mentale.
Yodalfo M.C.
08/02/2015
Quand Porochenko brandit des passeports de soldats russes, je vois un fait historique.
Quand l’enquête sur le vol MH 17 ne communique rien: il y a un fait. Qu’il n’y a pas de communication. Le pourquoi reste une question, et ouvre à des interprétations.
Quand un article détaille des faits, soit, les pérégrinations de l’Antonov, je vois un fait très probablement vérifiable: l’itinéraire.
Mais quand je lis 16 termes référents à une imagination, je le dis: ce n’est pas fondé.
Christian Merlinki peut bien ramener Hérodote et son bouc, je n’ai pas été CHOQUÉ par ces indices de l’existence de magouilles américaines, dont je ne doute pas, mais par la méthode consistant à les affirmer en s’appuyant sur des suppositions.
Que le monde de la communication fonctionne sur l’approximation, ce n’est pas d’aujourd’hui. Sur le mensonge: les armes de Saddam Hussein., hé bien, le fait historique est le mensonge, pas les armes de destruction massives.
Simplement DeDefensa ne devrait pas écrire:
“il est clair”.
Ne pas vouloir s’attacher aux preuves, c’est ouvrir la voie aux négationnismes, aux dénis et aux conspirationnismes. Attention!
Maintenant, dans cette affaire, UNE CHOSE EST CLAIRE, c’est que deux Etats en déficit de démocratie et d’institutions, l’Ukraine et la Russie, sont affrontés avec toute la mauvaise foi. Or, il y a un fait historique, c’est que des Etats malades comme l’étaient l’Autriche Hongrie et l’Empire Tzariste de 1914, ...
sont capables de précipiter dans la guerre des pays solides. C’est ici que l’implication des USA devrait être discutée.
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