perceval78
13/04/2015
Pourquoi 36 ? un élément de réponse peut être, un journal égyptien nous apprend que la vente de 36 Rafales au Qatar a été ajourné lien.
Au final on remarquera l’exceptionnelle complémentarité Américano-Française, les généraux Français osent s’exprimer, mais les députés évitent de poser des questions dérangeantes,
aux états unis c’est l’inverse lien.
Mr Asselineau s’étonne que le porte avion Charles de Gaulle soit mis sous commandement américain, mais au final si on y regarde bien, c’est peut être la France qui permet de pallier au nombre insuffisants de porte avions américains à flots lien.
Du coup on se prend à rêver de coopérations plus importantes, le général Gomart nous le dit bien, les américains veulent simplement qu’on leur fasse la traduction des documents
Pour cela, nous avons dû déterminer de quel type de renseignements ils avaient besoin, et surtout traduire ces renseignements en anglais avant de les leur transmettre.
Puisque l’on sait que le F35 ne sortira jamais et que les A10 iront à la casse, on se prend à rêver d’une US Air force totalement Rafaliser ...
Mr Asselineau toujours, dont on aimerait bien que les députés aient le sens de la question qui dérange, se demande 23min22s pourquoi l’analyse des boites noires du GermanWings a pris moins de 48h, alors que celle des MH17 court toujours 8 mois après les faits, au passage pourquoi ces résultats apparaissent ils dans la presse américaine plutôt que française ? lien, le BEA serait il espionné par la NSA ?
Du coup un petit think tank allemand s’inquiète de ce que la France ne soit pas prête à abandonner ses intérêts nationaux lien, ah bon ? la lecture de leur profession de foi nous apporte la réponse lien
Wer einen Governancewechsel in Europa will und in diesem Zusammenhang auch die administrative Qualität der Kommission verbessern möchte, steht natürlicherweise in schroffer Opposition zum pathologischen Staatsinterventionismus französischer Politik und zu den frankreichnahen Instituten mit prestigeträchtigen Namen wie Robert Schuman, Jean Monnet, Bruegel .
Vous n’avez rien compris Herr Kerber, Jean Monnet et Robert Schumann , c’est pas la France , c’est les USA ...
Aldebert Morgenstern
13/04/2015
Et donc le groupuscule en question n’est pas responsable de ce qu’il fait, c’est la faute au déchaînement de la matière, c’est limpide.
François Jéru
13/04/2015
2013, le 10 déc.
” Un « mall » très luxueux dans une grande capitale, doté de boutiques de luxes qui sadressent à une consommation qui monte en gamme, va subir des coupures délectricité. LInde, le Brésil, la Russie illustrent très bien ce type de problèmes.”
http://www.bsi-economics.org/index.php/macroeconomie/item/227-pays-emergents-ralentissement-ordre-structurel
Olivier Riche
13/04/2015
Il me semble d’avoir lu le glossaire et l’ensemble des articles depuis deux ans, que la seule mise en cause qui tienne est celle du Système et de sa toute puissance.
Mettre en évidence le fait que les maître du système soient tous ou en majorité issus d’un groupuscule ne fait que nous détourner de l’objet de notre contre civilisation : le Système représente lopérationnalisation du déchaînement de la Matière” et à travers la modernité la disparition de toute référence métaphysique (la Tradition) ou spirituelle.
Surmontez le colérique par labsence de colère;
Surmontez le malfaisant par la bonté ;
Surmontez lavare par la générosité ;
Surmontez le menteur par la vérité.
Les paroles du Bouddha - Dhammapada 17.223
Jean-Paul Baquiast
12/04/2015
Sans être spécialiste, je pense que Alexis Toulet a raison. Aussi perfectionné que soit l’anti-missile S 500, il ne servirait à rien en cas d’attaque massive de missiles intercontinentaux à tête nucléaire, ce dont serait capable, comme il l’écrit par ailleurs, un SNLE américain patrouillant non détecté dans l’immense étendue des mers. A plus forte raison si plusieurs de ceux ci attaquaient en même temps.
La seule non pas défense mais réaction serait pour les Russes de faire immédiatement entrer en action leurs propres SNLE, qui eux aussi patrouillent en permanence et non loin des côtes US. Dans ce cas la 1e frappe US détruirait à coup sur une partie de la Russie, mais la frappe en retour russe détruirait pratiquement tous les Etats-Unis.
Ce serait certes la MAD, mais avec une grande chance pour la Russie, au territoire plus étendu, de s’en sortir mieux, après la fin des retombées et de l’hiver nucléaire.
Bien sur, ce serait de toutes façons la fin de nos civilisations respectives, mais ce qui resterait des Russes repartiraient d’un meilleur pied que les Américains, car ils sont plus rustiques. Resterait aussi la Chine. Quant à l’Europe, n’en parlons pas.
Donc si je ne me trompe pas dans cette analyse, il faudrait que les stratèges US soient complètement fous pour ne pas la faire.
Qu’en pensez vous?
Aldebert Morgenstern
12/04/2015
Vous préférez donc perdre un soutien plutôt que de vous fendre de quelques lignes d’explications. Soit.
Bertrand Arnould
12/04/2015
Mon problème, c’est que je souffre des mêmes hallucinations et ce depuis pas mal de temps déjà, j’ai même une hypothèse pour compléter les suppositions de Rechetnikov sur ce qui constitue le gouvernement secret qui est à la manuvre derrière les états unis, qui avec israël ne sont que des pièces sacrifiables quand il le sera jugé utile, je ne déballerai pas cette hypothèse, cela serait trop long, laborieux et inutile car cela fait partie des choses auxquelles l’on arrive que par soi-même.
Merci à Philippe Grasset de nous avoir dégotté cette perle, grâce à cela je me sens moins seul, si vraiment pas plus rassuré cependant pour l’avenir matériel de mes enfants
Pierre Bacara
11/04/2015
Puisque l’info - bravo - est sous mes yeux (CR complet de l’audition), j’en profite pour signaler quelques autres informations qu’elle contient :
Yémen: “Les Saoudiens sont particulièrement inquiets, car ils doivent faire face à la problématique yéménite à leur frontière sud et à la problématique irakienne et de Daech à leur frontière nord. [...] Au Yémen, [...] la France a des intérêts importants dans le terminal pétrolier de Balhaf [...]. Le week-end dernier, les Américains [et] les Britanniques [ont retiré] leurs derniers soldats, stationnés à proximité dAden”.
Libye : “jai participé au Forum international pour la paix et la sécurité en Afrique [...] en décembre dernier à Dakar, et [...] le président tchadien Idriss Déby a [...] insisté sur le fait quaprès avoir créé le désordre en Libye en éliminant le président Kadhafi, lOTAN devait désormais trouver une solution pour ce pays [...]. La situation actuelle inspire une grande inquiétude à mes homologues égyptien et tunisien : Daech commence en effet à simplanter en Libye, combattant les affiliés à Al-Qaïda [...]. Il est en effet à craindre de voir des combattants de Daech venus du Levant Irak et Syrie affluer en Libye afin de prendre possession de certains territoires. [...] Daech cherche actuellement des ressources financières que la prise des champs pétroliers situés en Irak dans la région de Kirkouk, où ses hommes ont engagé une offensive voire en Libye, lui procurerait.
La Libye est déstabilisée, et [s’y trouvent] les principaux chefs terroristes dAQMI [...]. Enfin, les Égyptiens accueillent en ce moment des avions des Émirats arabes unis destinés à aller bombarder la Libye. Lélimination de Kadhafi a donc effectivement engendré une situation extrêmement complexe [...]”
Patrice Coste
11/04/2015
Nos parlementaires ne semblent pas tous si “sourds”.
Un intéressant rapport d’information du Sénat déposé le 9 juillet 2014, au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, s’intitule:
ÉTATS-UNIS : L’USAGE DE LA FORCE ET LA FORCE DE L’INFLUENCE
http://www.senat.fr/rap/r13-708/r13-7081.pdf
Ce rapport étudie la doctrine Obama (vs Bush), et recèle nombre d’éléments intéressants, comme le suggère son titre.
“Le Président Obama indique de façon claire quil entend utiliser tous les outils dinfluence et non les seuls outils de coercition”
Le chapitre 2 [II. UN LEADERSHIP ASSUMÉ PAR UN INTERVENTIONNISME LIMITÉ] présente la doctrine Obama en particulier via le New DoD Strategic Guidance 2012 et le discours de West Point.
Cette « doctrine Obama » tranche avec la doctrine républicaine « peace through strength » mise en uvre par le Président George W. Bush lors de son premier mandat. Cette doctrine se déploie dans la gestion des différentes crises et apparaît plus clairement à la lecture du discours prononcé à West Point, le 28 mai dernier.
«Lopinion internationale compte, mais lAmérique ne doit jamais demander la permission de protéger notre peuple, notre patrie ou notre mode de vie.»
Au chapitre 4 [UNE STRATÉGIE DONT LA PÉRENNITÉ NEST PAS TOTALEMENT ASSURÉE] dans [I LES RISQUES DE LINTERVENTIONNISME LIMITÉ] les phrases suivantes sont en gras:
Cette perception [du déclin des États-Unis] est renforcée par les actions qui laissent une impression dindécision, de flottement dans la conduite de la politique étrangère américaine.
Limpression de flou est aussi la traduction des difficultés du Président à faire prévaloir son point de vue au Congrès
Entre les champs du souhaitable, brillamment exprimés dans les discours du Président et les champs du possible, ceux que traduisent la mise en uvre souvent chaotique des décisions ou bien souvent lindécision, se dressent la complexité du monde et la place de linattendu.
Et quelques perles:
En Ukraine, les États-Unis estiment que le fait davoir pu façonner lopinion mondiale a contribué à isoler la Russie.
(Façonner l’opinion mondiale…. qu’en termes feutrés cela est dit.)
Dans la gestion de la crise ukrainienne, la capacité de la Russie à orchestrer la revendication de la majorité de la population russophone de Crimée comme lintervention de « forces non identifiées » pour neutraliser les forces fidèles au gouvernement ukrainien et permettre lorganisation du referendum au terme duquel la demande de rattachement à la Russie a été formulée, ont surpris les États-Unis et leurs alliés européens qui nont pu réagir que par limposition de sanctions dont les effets ne pourront se mesurer quà terme.
(Formulation très intéressante, on “glisse” sur l’intervention Russe, et on parle de “la revendication de la majorité de la population russophone”. Quant au droit international…)
A lire aussi: la conclusion générale de ce rapport, ainsi que les question/réponses de l’examen en commission.
perceval78
11/04/2015
On remarquera l’attitude de Claude Bartolone qui se fait excuser pour cette audition lien et qui tance ensuite
les députés qui sont du voyage à Moscou pour rencontrer leurs collègues de la Douma lien.
Thierry MARIANI ? @ThierryMARIANI · 23h 23 hours ago
#Moscou. Début du séminaire de travail entre 35 parlementaires russes et 17 français…. Le dialogue est rétabli
lien !
Le président du conseil René Viviani lien avait des attitudes un peu similaires La mobilisation n’est pas la guerre. Dans les circonstances présentes, elle apparaît, au contraire, comme le meilleur moyen d’assurer la paix dans l’honneur. On se souvient qu’il n’avait pu recevoir Jaurès la veille de son assassinat, on se souvient l’avoir cherché en vain toute la nuit pour d’ultimes tractations avec les émissaires italiens, on se souvient de son discours du 4 août 1914 Je salue enfin la France. Regardez-là telle quelle est : elle a le torse droit ; elle porte dune main qui ne tremble pas le drapeau de lespérance lien.
mumen
10/04/2015
Je n’ai rien lu d’aussi fort depuis longtemps…
perceval78
10/04/2015
L’on apprend donc aujourd’hui grâce au journal Sputnik, merci la presse Française, qu’un membre du renseignement Français,
a été auditionné à l’assemblée nationale le 25 Mars lien.
Le verbatim se trouve ici lien
C’est un général, ce qu’il dit est très clair : La vraie difficulté avec lOTAN, cest que le renseignement américain y est prépondérant, tandis que le renseignement français y est plus
ou moins pris en compte doù limportance pour nous dalimenter suffisamment les commanders de lOTAN en renseignements dorigine française.
LOTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir lUkraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse nous avions en effet constaté que les Russes navaient pas déployé de commandement ni de moyens logistiques, notamment dhôpitaux de campagne, permettant denvisager une invasion militaire et les unités de deuxième échelon navaient effectué aucun mouvement.
La suite a montré que nous avions raison car, si des soldats russes ont effectivement été vus en Ukraine, il sagissait plus dune manuvre destinée à faire pression sur le président ukrainien Porochenko que dune tentative dinvasion..
Nous comprenons donc, que nous sommes embarqués dans une organisation l’OTAN, qui peut déclencher une guerre suite à des informations données par le protectorat Américain, il est temps de ré-écouter ce qu’en disait le Grand Général lien.
Alexis Toulet
10/04/2015
Le directeur de l’Institut Russe des Etudes Stratégiques, l’un des principaux organismes d’analyse stratégique à la disposition des autorités russes, nous livre un entretien riche, intéressant et… surprenant.
Plus exactement, il le livre au site The Saker, orthodoxe fervent, fortement pro-russe et anti-américain (les intertitres du type “Et Satan mène le bal” sont de lui). Il prêche des convaincus, en somme.
Si l’entretien est véritablement surprenant, c’est que nous ne parlons pas là d’un propagandiste de bas étage, mais d’un institut d’analyse officiel qui est une sorte de rival russe à un Rand ou un Stratfor américains. Naturellement le directeur Léonide Reshetnikov ne dit pas nécessairement exactement ce qu’il pense et le résultat des analyses de son institut… mais il est difficile de croire qu’il s’éloigne trop de l’essentiel de la vision que présente effectivement cet institut d’études au président russe.
Et cette vision est… Ouh-là !
Sans doute, la télévision russe est-elle inondée d’une propagande crue, souvent grossière, concernant Etats-Unis et Europe. Ce que dit Reshetnikov en est-il une simple “version CSP+”, dans le sens de propagande plus raffinée mais toujours avant tout un discours contrôlé et manipulateur ?
Ce que je crains, c’est qu’il s’agisse d’une vision que cet analyste en chef certes peut avoir adapté pour raison de confidentialité et un peu épicé pour meilleur impact… mais qui corresponde dans les grandes lignes et surtout dans le tableau d’ensemble à ce qui est servi en privé au président russe, au gouvernement et aux responsables militaires.
On relèvera sans doute des erreurs dans son discours. Les raccourcis sur les missiles de croisière qui devraient être réadaptés à un lancement depuis le sol et les exagérations sur la rapidité d’un déploiement de 50 000 soldats en Afghanistan ne me semblent cependant pas l’essentiel. En réalité, l’adaptation des Tomahawks au surface-surface ne serait pas longue, et un déploiement prendrait certes plus de temps mais sans changer l’argument principal. Donc qu’il s’agisse d’erreurs, ou bien d’exagérations à visée de propagande, n’est pas le plus important.
Le plus important c’est ce tableau d’ensemble, cette vision hallucinée d’un monde occidental mobilisé en secret pour l’agression majeure et définitive contre le pays. Cette idée que la menace n’est pas potentielle, n’est pas un risque de long ou même de moyen terme. Mais que la menace est là. Que la date du jour est le 21 juin 1941.
Idée qui est particulièrement dangereuse dans la direction d’une nation certes solide et bien armée, mais largement dépassée dans la plupart des mesures de la puissance par les Etats-Unis et ceux qui les suivent.
Je ne vois que deux explications, toutes deux inquiétantes :
1. Reshetnikov a raison, et non seulement les Etats-Unis sont un empire bien plus néfaste que la plupart des critiques des Etats-Unis ne l’ont compris, mais encore un empire très dangereux car engagé dans ce qui pourrait dériver vers une nouvelle guerre mondiale
2. Reshetnikov a tort, et c’est l’essentiel des élites de sécurité de Russie qui est pris par une vision à tonalité paranoïaque du danger dans lequel se trouve leur pays, non pas quelques excités ou quelques propagandistes intéressés, mais les analystes intellectuels eux-mêmes ceux qui sont chargés de fournir une vision détaillée du monde extérieur aux autorités de Russie
Aussi compréhensif envers la politique étrangère russe en Ukraine et aussi critique envers la politique américaine que je puisse être, mon sentiment va clairement vers la deuxième option.
Mais cette option n’est guère plus rassurante que l’autre…
Il serait bon de ne pas aggraver cette vision hallucinée chez les dirigeants russes.
Alexis Toulet
10/04/2015
La référence assez sidérante en effet à Le May comme modèle pour notre époque, ainsi que les réflexions sur la manière dont peut être vue une telle référence depuis Moscou, sont intéressantes et effectivement inquiétantes.
Quelques notes s’imposent cependant sur le système S-500 et plus généralement la situation stratégique russe et autre.
Sur le S-500 :
1. Les remarques de Pepe Escobar “S-500 anti-missile missiles and anti-aircraft missiles can intercept any existing ICBM, cruise missile or aircraft. S-500s travel at 15,480 miles an hour; reach an altitude of 115 miles; travel horizontally 2,174 miles; and can intercept up to ten incoming missiles. They simply cannot be stopped by any American anti-missile system.” démontrent une chose de manière convaincante.
C’est que Pepe Escobar ne sait pas de quoi il parle.
Premièrement le chiffre de portée horizontale est incohérent avec une interception antimissile, deuxièmement il n’est pas question que le S-500 soit “stoppé par un anti-missile américain”... puisqu’il est lui-même un antimissile, troisièmement “any existing ICBM” est faux car ne concernant pas les balistiques longue portée que le S-500 ne peut intercepter.
2. Le système S-500 n’a PAS la capacité de stopper une frappe balistique un peu décidée, non seulement parce que les leurres terminaux pourraient le tromper, et encore parce qu’il est limité en vitesse terminale de ses cibles, mais encore de plus parce que la capacité à détruire 10 cibles est de toute façon insuffisante étant donné qu’un seul SNLE américain pourrait transporter plus de 300 têtes nucléaires aux limites de sa capacité, et presque 200 sans aller à ces limites.
Sur la thèse de “primauté nucléaire” de 2006 qui fit tant de bruit :
3. Les auteurs Lieber et Press, dont le CV est consultable en ligne, sont tous deux des docteurs en sciences politiques. Ils n’ont ni formation et expérience stratégique, ni formation et connaissances scientifiques ni d’ingénieur.
En termes français, ce sont deux diplômés de Sciences Po qui ont essayé d’expliquer la vie à des X et des diplômés de l’Ecole de Guerre. Le résultat est… comment le dire de manière gentille et polie…
Ah, j’y renonce. Disons seulement qu’il est bon pour chacun de rester dans son domaine de compétence.
4. Leur étude de 2006 reposait sur deux hypothèses sans lesquelles, ils le reconnaissaient eux-mêmes, ses conclusions ne pouvaient tenir :
a) Que les SNLE russes ne patrouillaient pas en permanence et qu’une Amérique choisissant l’agression pourrait détecter le moment où ils étaient tous au port
b) Que les balistiques mobiles russes ne patrouillaient pas, restant à la base à attendre passivement leur destruction préventive comme le reste des balistiques installés en silo
Ceci sans parler des autres critiques que cette étude mérite, naturellement. Notamment d’ignorer toute friction qui est pourtant le propre de l’action de guerre c’est le B.A. BA de tout livre de stratégie, d’ignorer toute mesure préventive que pourrait décider Moscou en cas de crise internationale, d’ignorer le risque de l’espionnage et de la fuite d’information… Voir le point 3 pour rappel.
5. Les deux hypothèses qui en 2006 pouvaient à l’extrême limite présenter une certaine vraisemblance à certains moments sont en 2015 à l’évidence non vérifiées :
- Depuis 2012 la Russie, à l’image de la France et de la Grande-Bretagne, fait à nouveau patrouiller en permanence 1 à 2 SNLE
- Pas d’information ouverte sur les cycles de patrouille des balistiques mobiles russes, mais vu l’augmentation de leur nombre depuis un certain nombre d’années, il est évident qu’ils doivent patrouiller - sinon, pourquoi les avoir acheté ?
Sur la situation générale de notre civilisation :
6. La stabilité de l’équilibre dissuasif, comme toute stabilité de quelque système ou situation que ce soit, n’est que conditionnelle et repose sur un certain nombre de présupposés.
L’un de ceux-ci, peut-être le principal, est celui d’une compétence minimale des décideurs, ou plus précisément de leurs conseillers.
Je ne suis personnellement pas inquiet outre mesure, car l’Amérique, comme la Russie comptent un grand nombre de gens compétents, par exemple d’ingénieurs et de chefs militaires qui savent vraiment de quoi ils parlent. Dans une crise future, un président américain ne pourrait manquer une fois entendu les éventuels clowns du type Lieber / Press de se retourner vers les chefs de son armée et ses conseillers techno-scientifiques en leur demandant “Mais dites-moi, est-ce que vraiment cela pourrait marcher ?”
Suite à quoi ils pourraient répondre “Monsieur le Président, étant donné que vous ne nous avez pas invité à un dîner de c..s, pourrais-je vous demander, avant de vous donner ma réponse, de bien vouloir faire sortir de la salle mon estimé collègue qui vient de parler ?”
7. Si la condition minimale et facile à remplir du point 6 n’est pas vérifiée, alors une résidence dans la campagne du Montana est préférable à l’appartement le plus luxueux de New-York, et une isba au fond de la Sibérie Orientale au plus bel appartement moscovite.
Eric Gaillot
09/04/2015
@perceval78
Au sujet du nouveau média que pourrait créer Khodorkovsky pour prendre la place de Poutine (et qui n’est, pour l’instant, qu’une rumeur), le montant affiché sur son site web tourne plutôt autour de $ 5 millions ($ 5,289,000 exactement). C’est déjà pas mal pour un projet voué à l’échec…
source: http://russia-insider.com/en/khodorkovsky-allocates-5-million-launch-new-media-outlet/5422
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