Bertrand Arnould
12/04/2015
Mon problème, c’est que je souffre des mêmes hallucinations et ce depuis pas mal de temps déjà, j’ai même une hypothèse pour compléter les suppositions de Rechetnikov sur ce qui constitue le gouvernement secret qui est à la manuvre derrière les états unis, qui avec israël ne sont que des pièces sacrifiables quand il le sera jugé utile, je ne déballerai pas cette hypothèse, cela serait trop long, laborieux et inutile car cela fait partie des choses auxquelles l’on arrive que par soi-même.
Merci à Philippe Grasset de nous avoir dégotté cette perle, grâce à cela je me sens moins seul, si vraiment pas plus rassuré cependant pour l’avenir matériel de mes enfants
Pierre Bacara
11/04/2015
Puisque l’info - bravo - est sous mes yeux (CR complet de l’audition), j’en profite pour signaler quelques autres informations qu’elle contient :
Yémen: “Les Saoudiens sont particulièrement inquiets, car ils doivent faire face à la problématique yéménite à leur frontière sud et à la problématique irakienne et de Daech à leur frontière nord. [...] Au Yémen, [...] la France a des intérêts importants dans le terminal pétrolier de Balhaf [...]. Le week-end dernier, les Américains [et] les Britanniques [ont retiré] leurs derniers soldats, stationnés à proximité dAden”.
Libye : “jai participé au Forum international pour la paix et la sécurité en Afrique [...] en décembre dernier à Dakar, et [...] le président tchadien Idriss Déby a [...] insisté sur le fait quaprès avoir créé le désordre en Libye en éliminant le président Kadhafi, lOTAN devait désormais trouver une solution pour ce pays [...]. La situation actuelle inspire une grande inquiétude à mes homologues égyptien et tunisien : Daech commence en effet à simplanter en Libye, combattant les affiliés à Al-Qaïda [...]. Il est en effet à craindre de voir des combattants de Daech venus du Levant Irak et Syrie affluer en Libye afin de prendre possession de certains territoires. [...] Daech cherche actuellement des ressources financières que la prise des champs pétroliers situés en Irak dans la région de Kirkouk, où ses hommes ont engagé une offensive voire en Libye, lui procurerait.
La Libye est déstabilisée, et [s’y trouvent] les principaux chefs terroristes dAQMI [...]. Enfin, les Égyptiens accueillent en ce moment des avions des Émirats arabes unis destinés à aller bombarder la Libye. Lélimination de Kadhafi a donc effectivement engendré une situation extrêmement complexe [...]”
Patrice Coste
11/04/2015
Nos parlementaires ne semblent pas tous si “sourds”.
Un intéressant rapport d’information du Sénat déposé le 9 juillet 2014, au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, s’intitule:
ÉTATS-UNIS : L’USAGE DE LA FORCE ET LA FORCE DE L’INFLUENCE
http://www.senat.fr/rap/r13-708/r13-7081.pdf
Ce rapport étudie la doctrine Obama (vs Bush), et recèle nombre d’éléments intéressants, comme le suggère son titre.
“Le Président Obama indique de façon claire quil entend utiliser tous les outils dinfluence et non les seuls outils de coercition”
Le chapitre 2 [II. UN LEADERSHIP ASSUMÉ PAR UN INTERVENTIONNISME LIMITÉ] présente la doctrine Obama en particulier via le New DoD Strategic Guidance 2012 et le discours de West Point.
Cette « doctrine Obama » tranche avec la doctrine républicaine « peace through strength » mise en uvre par le Président George W. Bush lors de son premier mandat. Cette doctrine se déploie dans la gestion des différentes crises et apparaît plus clairement à la lecture du discours prononcé à West Point, le 28 mai dernier.
«Lopinion internationale compte, mais lAmérique ne doit jamais demander la permission de protéger notre peuple, notre patrie ou notre mode de vie.»
Au chapitre 4 [UNE STRATÉGIE DONT LA PÉRENNITÉ NEST PAS TOTALEMENT ASSURÉE] dans [I LES RISQUES DE LINTERVENTIONNISME LIMITÉ] les phrases suivantes sont en gras:
Cette perception [du déclin des États-Unis] est renforcée par les actions qui laissent une impression dindécision, de flottement dans la conduite de la politique étrangère américaine.
Limpression de flou est aussi la traduction des difficultés du Président à faire prévaloir son point de vue au Congrès
Entre les champs du souhaitable, brillamment exprimés dans les discours du Président et les champs du possible, ceux que traduisent la mise en uvre souvent chaotique des décisions ou bien souvent lindécision, se dressent la complexité du monde et la place de linattendu.
Et quelques perles:
En Ukraine, les États-Unis estiment que le fait davoir pu façonner lopinion mondiale a contribué à isoler la Russie.
(Façonner l’opinion mondiale…. qu’en termes feutrés cela est dit.)
Dans la gestion de la crise ukrainienne, la capacité de la Russie à orchestrer la revendication de la majorité de la population russophone de Crimée comme lintervention de « forces non identifiées » pour neutraliser les forces fidèles au gouvernement ukrainien et permettre lorganisation du referendum au terme duquel la demande de rattachement à la Russie a été formulée, ont surpris les États-Unis et leurs alliés européens qui nont pu réagir que par limposition de sanctions dont les effets ne pourront se mesurer quà terme.
(Formulation très intéressante, on “glisse” sur l’intervention Russe, et on parle de “la revendication de la majorité de la population russophone”. Quant au droit international…)
A lire aussi: la conclusion générale de ce rapport, ainsi que les question/réponses de l’examen en commission.
perceval78
11/04/2015
On remarquera l’attitude de Claude Bartolone qui se fait excuser pour cette audition lien et qui tance ensuite
les députés qui sont du voyage à Moscou pour rencontrer leurs collègues de la Douma lien.
Thierry MARIANI ? @ThierryMARIANI · 23h 23 hours ago
#Moscou. Début du séminaire de travail entre 35 parlementaires russes et 17 français…. Le dialogue est rétabli
lien !
Le président du conseil René Viviani lien avait des attitudes un peu similaires La mobilisation n’est pas la guerre. Dans les circonstances présentes, elle apparaît, au contraire, comme le meilleur moyen d’assurer la paix dans l’honneur. On se souvient qu’il n’avait pu recevoir Jaurès la veille de son assassinat, on se souvient l’avoir cherché en vain toute la nuit pour d’ultimes tractations avec les émissaires italiens, on se souvient de son discours du 4 août 1914 Je salue enfin la France. Regardez-là telle quelle est : elle a le torse droit ; elle porte dune main qui ne tremble pas le drapeau de lespérance lien.
mumen
10/04/2015
Je n’ai rien lu d’aussi fort depuis longtemps…
perceval78
10/04/2015
L’on apprend donc aujourd’hui grâce au journal Sputnik, merci la presse Française, qu’un membre du renseignement Français,
a été auditionné à l’assemblée nationale le 25 Mars lien.
Le verbatim se trouve ici lien
C’est un général, ce qu’il dit est très clair : La vraie difficulté avec lOTAN, cest que le renseignement américain y est prépondérant, tandis que le renseignement français y est plus
ou moins pris en compte doù limportance pour nous dalimenter suffisamment les commanders de lOTAN en renseignements dorigine française.
LOTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir lUkraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse nous avions en effet constaté que les Russes navaient pas déployé de commandement ni de moyens logistiques, notamment dhôpitaux de campagne, permettant denvisager une invasion militaire et les unités de deuxième échelon navaient effectué aucun mouvement.
La suite a montré que nous avions raison car, si des soldats russes ont effectivement été vus en Ukraine, il sagissait plus dune manuvre destinée à faire pression sur le président ukrainien Porochenko que dune tentative dinvasion..
Nous comprenons donc, que nous sommes embarqués dans une organisation l’OTAN, qui peut déclencher une guerre suite à des informations données par le protectorat Américain, il est temps de ré-écouter ce qu’en disait le Grand Général lien.
Alexis Toulet
10/04/2015
Le directeur de l’Institut Russe des Etudes Stratégiques, l’un des principaux organismes d’analyse stratégique à la disposition des autorités russes, nous livre un entretien riche, intéressant et… surprenant.
Plus exactement, il le livre au site The Saker, orthodoxe fervent, fortement pro-russe et anti-américain (les intertitres du type “Et Satan mène le bal” sont de lui). Il prêche des convaincus, en somme.
Si l’entretien est véritablement surprenant, c’est que nous ne parlons pas là d’un propagandiste de bas étage, mais d’un institut d’analyse officiel qui est une sorte de rival russe à un Rand ou un Stratfor américains. Naturellement le directeur Léonide Reshetnikov ne dit pas nécessairement exactement ce qu’il pense et le résultat des analyses de son institut… mais il est difficile de croire qu’il s’éloigne trop de l’essentiel de la vision que présente effectivement cet institut d’études au président russe.
Et cette vision est… Ouh-là !
Sans doute, la télévision russe est-elle inondée d’une propagande crue, souvent grossière, concernant Etats-Unis et Europe. Ce que dit Reshetnikov en est-il une simple “version CSP+”, dans le sens de propagande plus raffinée mais toujours avant tout un discours contrôlé et manipulateur ?
Ce que je crains, c’est qu’il s’agisse d’une vision que cet analyste en chef certes peut avoir adapté pour raison de confidentialité et un peu épicé pour meilleur impact… mais qui corresponde dans les grandes lignes et surtout dans le tableau d’ensemble à ce qui est servi en privé au président russe, au gouvernement et aux responsables militaires.
On relèvera sans doute des erreurs dans son discours. Les raccourcis sur les missiles de croisière qui devraient être réadaptés à un lancement depuis le sol et les exagérations sur la rapidité d’un déploiement de 50 000 soldats en Afghanistan ne me semblent cependant pas l’essentiel. En réalité, l’adaptation des Tomahawks au surface-surface ne serait pas longue, et un déploiement prendrait certes plus de temps mais sans changer l’argument principal. Donc qu’il s’agisse d’erreurs, ou bien d’exagérations à visée de propagande, n’est pas le plus important.
Le plus important c’est ce tableau d’ensemble, cette vision hallucinée d’un monde occidental mobilisé en secret pour l’agression majeure et définitive contre le pays. Cette idée que la menace n’est pas potentielle, n’est pas un risque de long ou même de moyen terme. Mais que la menace est là. Que la date du jour est le 21 juin 1941.
Idée qui est particulièrement dangereuse dans la direction d’une nation certes solide et bien armée, mais largement dépassée dans la plupart des mesures de la puissance par les Etats-Unis et ceux qui les suivent.
Je ne vois que deux explications, toutes deux inquiétantes :
1. Reshetnikov a raison, et non seulement les Etats-Unis sont un empire bien plus néfaste que la plupart des critiques des Etats-Unis ne l’ont compris, mais encore un empire très dangereux car engagé dans ce qui pourrait dériver vers une nouvelle guerre mondiale
2. Reshetnikov a tort, et c’est l’essentiel des élites de sécurité de Russie qui est pris par une vision à tonalité paranoïaque du danger dans lequel se trouve leur pays, non pas quelques excités ou quelques propagandistes intéressés, mais les analystes intellectuels eux-mêmes ceux qui sont chargés de fournir une vision détaillée du monde extérieur aux autorités de Russie
Aussi compréhensif envers la politique étrangère russe en Ukraine et aussi critique envers la politique américaine que je puisse être, mon sentiment va clairement vers la deuxième option.
Mais cette option n’est guère plus rassurante que l’autre…
Il serait bon de ne pas aggraver cette vision hallucinée chez les dirigeants russes.
Alexis Toulet
10/04/2015
La référence assez sidérante en effet à Le May comme modèle pour notre époque, ainsi que les réflexions sur la manière dont peut être vue une telle référence depuis Moscou, sont intéressantes et effectivement inquiétantes.
Quelques notes s’imposent cependant sur le système S-500 et plus généralement la situation stratégique russe et autre.
Sur le S-500 :
1. Les remarques de Pepe Escobar “S-500 anti-missile missiles and anti-aircraft missiles can intercept any existing ICBM, cruise missile or aircraft. S-500s travel at 15,480 miles an hour; reach an altitude of 115 miles; travel horizontally 2,174 miles; and can intercept up to ten incoming missiles. They simply cannot be stopped by any American anti-missile system.” démontrent une chose de manière convaincante.
C’est que Pepe Escobar ne sait pas de quoi il parle.
Premièrement le chiffre de portée horizontale est incohérent avec une interception antimissile, deuxièmement il n’est pas question que le S-500 soit “stoppé par un anti-missile américain”... puisqu’il est lui-même un antimissile, troisièmement “any existing ICBM” est faux car ne concernant pas les balistiques longue portée que le S-500 ne peut intercepter.
2. Le système S-500 n’a PAS la capacité de stopper une frappe balistique un peu décidée, non seulement parce que les leurres terminaux pourraient le tromper, et encore parce qu’il est limité en vitesse terminale de ses cibles, mais encore de plus parce que la capacité à détruire 10 cibles est de toute façon insuffisante étant donné qu’un seul SNLE américain pourrait transporter plus de 300 têtes nucléaires aux limites de sa capacité, et presque 200 sans aller à ces limites.
Sur la thèse de “primauté nucléaire” de 2006 qui fit tant de bruit :
3. Les auteurs Lieber et Press, dont le CV est consultable en ligne, sont tous deux des docteurs en sciences politiques. Ils n’ont ni formation et expérience stratégique, ni formation et connaissances scientifiques ni d’ingénieur.
En termes français, ce sont deux diplômés de Sciences Po qui ont essayé d’expliquer la vie à des X et des diplômés de l’Ecole de Guerre. Le résultat est… comment le dire de manière gentille et polie…
Ah, j’y renonce. Disons seulement qu’il est bon pour chacun de rester dans son domaine de compétence.
4. Leur étude de 2006 reposait sur deux hypothèses sans lesquelles, ils le reconnaissaient eux-mêmes, ses conclusions ne pouvaient tenir :
a) Que les SNLE russes ne patrouillaient pas en permanence et qu’une Amérique choisissant l’agression pourrait détecter le moment où ils étaient tous au port
b) Que les balistiques mobiles russes ne patrouillaient pas, restant à la base à attendre passivement leur destruction préventive comme le reste des balistiques installés en silo
Ceci sans parler des autres critiques que cette étude mérite, naturellement. Notamment d’ignorer toute friction qui est pourtant le propre de l’action de guerre c’est le B.A. BA de tout livre de stratégie, d’ignorer toute mesure préventive que pourrait décider Moscou en cas de crise internationale, d’ignorer le risque de l’espionnage et de la fuite d’information… Voir le point 3 pour rappel.
5. Les deux hypothèses qui en 2006 pouvaient à l’extrême limite présenter une certaine vraisemblance à certains moments sont en 2015 à l’évidence non vérifiées :
- Depuis 2012 la Russie, à l’image de la France et de la Grande-Bretagne, fait à nouveau patrouiller en permanence 1 à 2 SNLE
- Pas d’information ouverte sur les cycles de patrouille des balistiques mobiles russes, mais vu l’augmentation de leur nombre depuis un certain nombre d’années, il est évident qu’ils doivent patrouiller - sinon, pourquoi les avoir acheté ?
Sur la situation générale de notre civilisation :
6. La stabilité de l’équilibre dissuasif, comme toute stabilité de quelque système ou situation que ce soit, n’est que conditionnelle et repose sur un certain nombre de présupposés.
L’un de ceux-ci, peut-être le principal, est celui d’une compétence minimale des décideurs, ou plus précisément de leurs conseillers.
Je ne suis personnellement pas inquiet outre mesure, car l’Amérique, comme la Russie comptent un grand nombre de gens compétents, par exemple d’ingénieurs et de chefs militaires qui savent vraiment de quoi ils parlent. Dans une crise future, un président américain ne pourrait manquer une fois entendu les éventuels clowns du type Lieber / Press de se retourner vers les chefs de son armée et ses conseillers techno-scientifiques en leur demandant “Mais dites-moi, est-ce que vraiment cela pourrait marcher ?”
Suite à quoi ils pourraient répondre “Monsieur le Président, étant donné que vous ne nous avez pas invité à un dîner de c..s, pourrais-je vous demander, avant de vous donner ma réponse, de bien vouloir faire sortir de la salle mon estimé collègue qui vient de parler ?”
7. Si la condition minimale et facile à remplir du point 6 n’est pas vérifiée, alors une résidence dans la campagne du Montana est préférable à l’appartement le plus luxueux de New-York, et une isba au fond de la Sibérie Orientale au plus bel appartement moscovite.
Eric Gaillot
09/04/2015
@perceval78
Au sujet du nouveau média que pourrait créer Khodorkovsky pour prendre la place de Poutine (et qui n’est, pour l’instant, qu’une rumeur), le montant affiché sur son site web tourne plutôt autour de $ 5 millions ($ 5,289,000 exactement). C’est déjà pas mal pour un projet voué à l’échec…
source: http://russia-insider.com/en/khodorkovsky-allocates-5-million-launch-new-media-outlet/5422
Jack v.
09/04/2015
Les Russes ont déjà leur idée sur la façon de frapper où cela fait (très) mal ... Les USA seraient pratiquement effacés de la carte du monde.
La région du parc de Yellowstone est centrée sur une caldera qui est le reliquat de l’explosion d’un ancien super-volcan qui se réveille de temps en temps.
Actuellement, le monstre est en train de se réveiller et il suffirait peut-être de quelques secousses nucléaires bien senties pour qu’il sorte de son sommeil en sursaut et de très mauvaise humeur et que la civilisation yankee ne subsiste plus que dans les livres d’histoire.
Si l’opération rate, il reste la possibilité de titiller la faille de San Andréas…
N’est-ce pas tentant, malgré les risques ?
En tout cas, la façon dont les Russes mettent en avant cette possibilité, laisse penser qu’ils s’adressent directement au public US pour lui suggérer de faire quelque chose pour mieux tenir ses militaires.
perceval78
09/04/2015
Anne Applebaum le dit bien dans son dernier article lien
In the 1980s, the Soviet leadership was terrified that a cowboy in the White House might just flip a switch and send a missile ... Ninety-nine percent of nuclear strategy is a stupid psychological game, which no one plays with enthusiasm. But if you refuse to play it at all, then you lose.
Puisqu’il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, les américains préparent et empilent les plans. Mark Galeotti, professeur à la New York University, pense que l’année 2016 sera terrible pour Poutine, le timing est bon (du point de vue S-500)
lien, il lui arrivera ce qui est arrivé à Khrushchev, la crise des missiles et hop ... c’est fini ... enfin dans le principe ...
AT: How might that kind of crisis cause Putin to lose power? What does the process look like?
MG: It would be a sense among the elites that he was no longer an asset but a danger.The best parallel would be the ouster of [Soviet Premier Nikita] Khrushchev in the Soviet era [in 1964]. He came to power on the basis of an
elite consensus that he could run the country in their interests, but then he became increasingly erratic. He got the Soviet Union involved in the Cuban missile crisis, and made a whole bunch of bad decisions that impacted the Soviet economy.
Pour réussir cette guerre psychologique , il faudra évidemment recourir aux vieux remèdes, RFE/RL et Voice of America
lien, références ultimes de la presse dite libre lien.
Et puis il faudra préparer une suite, à quoi bon virer Poutine si c’est pour mettre pire à la place. Les américains ont un candidat idéal, Khodorkovsky, celui là même qui projette de lancer une nouvelle télé en Russie, elle s’appellera 5th Power lien.
Cette chaine coûtera chère, 5 milliards, mais si le susdit individu devient président, on ne doute pas que l’affaire Yukos avancera d’un grand pas lien, c’est ce que les américains appellent le Win-Win ...
hervek
09/04/2015
J’ai revu le film hier soir :-)
Il y a 2 choses qui me frappe en lisant votre texte
1. la prise de conscience progressive de la disparition des alternatives chez le président US mais aussi chez le Gal Turgidson, ce qui n’empêche pas ce dernier de rebondir à chaque étape avec sa logique anti communiste.
2. l’enchainement des délabrements de la situation qui échappe aux protagonistes
Étonnant aussi la discussion sur l’humanité enfermé dans des mines et ou finalement l’argument le plus fort, non dit, ce n’est pas la survie de l’humanité mais la possibilité pour ses hommes puissants de se “taper” 10 minettes. Ça fait écho aux 72 vierges des paradis musulmans ...
dominique
08/04/2015
Daniel, le boulanger qui réinventa son métier pour se libérer !
https://vimeo.com/122174193
Voilà comment on devrait tous pouvoir vivre, non? Alors qu’on en est arrivés à se désoler qu’il fasse beau parce que ça augmente la pollution et empoisonne l’air donc nous avons besoin pour vivre… Tout cela pour enrichir tjs + ceux qui en ont le - besoin…
A bas le capitalisme et ses sbires!
perceval78
08/04/2015
On remarquera que le wall street journal avait qualifié Valentina Lisitsa de Justin Bieber de la musique classique
lien, à ce niveau de délicatesse on est pas à une interdiction prêt, peut être qu’il fallait sacrifier Valentina pour sauver Justin et de toute façon les pianistes nées à kiev sont légions lien. Pourquoi s’acharner sur une ukrainienne ? et pas sur un(e) Russe ? Ce n’est qu’un début
répond la presse ukrainienne lien
Will the Metropolitan Opera and Carnegie Hall now follow the Toronto Symphonys example and demand some transparency and honesty from its own controversial artists: conductor Valery Gergiev and soprano Anna Netrebko?
La dérussification est en marche, c’est dommage car tant Gergiev que Netrebko font honneur à la musique.
On se souvient qu’une polémique du même genre avait opposé Ravel et Debussy lien
Ravel refusa, au risque de voir sa propre musique bannie des concerts, de prendre part à la Ligue nationale pour la défense de la musique française.
Il serait même dangereux pour les compositeurs français d’ignorer systématiquement les productions de leurs confrères
étrangers et de former ainsi une sorte de coterie nationale : notre art musical, si riche à l’heure actuelle, ne tarderait
pas à dégénérer, à s’enfermer en des formules poncives.
La démarche Debussienne ne manquait pas de panache Trente millions de Boches ne peuvent pas détruire la pensée française… oui mais le talent était grand lien! Il ne suffit pas d’avoir des idées, il faut avoir du talent, qu’en pense le système ?
Olivier Riche
08/04/2015
“Il n’y a que violence dans l’univers ; mais nous sommes gâtés par la philosophie moderne, qui a dit que tout est bien, tandis que le mal a tout souillé, et que, dans un sens très vrai, tout est mal, puisque rien n’est à sa place.”
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