Alexis Toulet
17/07/2015
Pour tourner d’une autre manière l’intuition dont nous parlait Philippe Grasset - ou une autre peut-être, je dirais qu’il arrive qu’une explication d’un événement n’en épuise pas toute la matière, mais ne reste qu’à la surface.
Si notre hôte trouva récemment la métaphore de l’Orque pour désigner la structure directrice de l’Union européenne, et ceux qui la servent, si la NASA attribua tout naturellement le nom de Mordor à une zone sombre inattendue sur une lune froide perdue aux confins du système solaire, c’est bien entendu que l’oeuvre de Tolkien, référence littéraire devenue référence hollywoodienne, parle à tant de gens que ses symboles peuvent être compris de tous. En un mot, qu’elle est désormais dans l’air du temps. Explication entièrement rationnelle, et explication correcte sans aucun doute. Mais explication pas nécessairement complète.
Nul besoin de se perdre dans l’ésotérisme pour être frappé par le symbole de cette tempête sans précédent de mémoire d’homme qui aux derniers jours avant l’an 2000 frappa la France, déracinant nombre d’arbres même centenaires, et jusqu’au moulin de Valmy… Le diplomate, essayiste et inventeur du mot “souverainisme” Paul-Marie Coûteaux écrivait qu’il y fallait sans doute voir l’annonce de bouleversements à venir. Ce n’était pas à mon sens une échappée vers le pur imaginaire, plutôt une tentative d’interprétation poétique d’un événement qui, de fait, s’y prêtait fort bien.
Faut-il rappeler l’aurore boréale qui en 1938 fera le ciel rouge sang, comme en signe d’une prochaine grande guerre ? Et la foudre qui frappera Saint-Pierre de Rome le jour de la démission du pape Benoît XVI, comme en signe de… eh bien de quoi au juste d’ailleurs la chose est obscure ? Là encore, nul besoin du strict point de vue rationnel d’y voir davantage que des coïncidences, mais un regard poétique en revanche peut s’en servir comme d’un tremplin pour songer.
Pourvu bien sûr que ce regard poétique ne verse pas dans le systématisme et ne se croie pas en mesure de faire d’intuitions et de poésie une science - ce dont notre hôte se garde bien il me semble - car d’un si affreux mélange des genres on ne sortirait rien de bon, rien qu’un ésotérisme de bazar.
Puisqu’il s’agit avec Pluton, Charon et le Mordor d’un petit robot, ambassadeur si fragile de la distante humanité près des lointains astres infernaux - pardon je voulais dire les astres de la ceinture de Kuiper, faut-il filer la métaphore ?
- On peut remarquer que la petite sonde vaillante, après un coup d’oeil rapide au Mordor, s’est rapidement éloignée pour s’enfoncer encore plus profond dans l’espace. Il est certaines choses dont il vaut mieux s’éloigner en effet, même si c’est pour encore davantage s’enfoncer dans l’inconnu. Plus précisément, il VAUDRAIT mieux s’en éloigner, mais ce n’est pas nécessairement ce que nous faisons…
- Sait-on assez que la difficulté principale d’une mission si lointaine est l’énergie de bord, si rare et si précieuse aussi loin du Soleil et alors que le froid environnant dépasse toute imagination ? Non seulement le budget énergétique d’une telle sonde est-il calculé au plus juste, mais tout est fait pour économiser et conserver la faible et précieuse chaleur. L’humanité confrontée dans les prochaines décennies à la diminution tendancielle - et pour finir catastrophique - des sources d’énergie fossiles qui seules permettent sa civilisation industrielle, alors que les sources renouvelables ne sont pas en mesure de prendre le relais, pourrait sans doute y trouver un symbole et en prendre de la graine.
- Et l’énergie de bord du petit robot… n’est autre qu’une bonne dizaine de kilos de plutonium. Eh oui, un pacte avec les enfers peut-être ? Sauf si l’énergie nucléaire est vue avec un regard plus rationnel - il en faut tout de même parfois, de la rationnalité - auquel cas on peut la voir aussi comme l’une des meilleures chances d’empêcher que l’effondrement de notre civilisation industrielle ne soit total. Une poire pour la soif et un viatique au moment de s’enfoncer dans l’inconnu, et une civilisation industrielle qui s’effondre, voilà bien de l’inconnu en effet !
Résumons : un minuscule robot s’éloigne en ce moment même des terres du Mordor sans leur jeter un second regard, économisant drastiquement l’énergie qui est sa vie même, énergie qu’il tire de la fission des atomes, alors que bravement il plonge dans l’inconnu.
Cet ambassadeur nous ressemble, ou plutôt il serait souhaitable que nous lui ressemblions davantage.
Olivier Riche
17/07/2015
Heureux en vérité nous vivons,
Amicaux au milieu de lhostilité.
Parmi les gens hostiles,
Nous demeurons, libres de haine.
Dhammapada 15.197
perceval78
17/07/2015
Bonne nouvelle, l’année dernière nos amis ukrainiens tentaient de nous faire croire que le Mordor c’était la Russie
Carl Bildt @carlbildt 7 Mar 2014
With @sikorskiradek by the Narva river looking at Russia on the other side.
Vasya Okhrimenko @VasyaOhrimenko 7 Mar 2014
@carlbildt @sikorskiradek Mordor..
Finalement c’est Mark Galeotti, un copain de Carl Bildt qui nous apporte un démenti définitif #MordorIsNotRussia lien
Méfiance cependant les références ne sont peut être pas les bonnes
En 1936 Tolkien lien fit une conférence sur Beowulf, poème épique Anglo-Saxon en trois actes lien Beowulf, the monsters and the critics qui fait toujours date lien
Sa notoriété ne passa pas le channel à l’époque, on en trouve qu’une petite critique dans la Revue Historique de juillet-décembre 1938 lien
Il est vrai qu’à l’époque une pluie de problèmes autrement plus importants flottait sur l’Europe lien
Qu’en est il aujourd’hui ? Tolkien nous prévient, il ne suffit pas de tuer Grendel et sa mère Ogresse, il faut aussi tuer le dragon !
If the dragon is the right end for Beowulf, and I agree with the author that it is, then Grendel is an eminent suitable beginning ... triumph over the lesser and more nearly human is cancelled by defeat before the older and more elemental…
but in that first moment, which often comes in great lives, when men look up in surprise and see that a hero has unawares leaped forth The placing of the dragon is inevitable: a man can but die upon his death-day
Beowulf, l. 112 : eotenas ond ylfe ond orcneas (des géants, des elfes et des orques)
En vieil anglais, la signification du mot orc reste floue. Ce mot est aussi rapproché aux mots þyrs (ogre) et heldeofol (démon de lenfer). En latin, le mot orcus désigne la divinité infernale de la damnation, face sombre de Pluton (mot ayant donné « ogre » en français). lien
DO
17/07/2015
@Hervé K
N’était-ce point ce que Varoufakis sous-entendait dans une interview récente au sujet des membres de l’Eurogroupe ? Des gens sans aucune réaction à des arguments économiques (présentés par Y.V.) appelant le débat, au moins une réaction ...
HervéK
17/07/2015
“un Orque sorti des entrailles du Mordor de Tolkien”
Dans la mythologie du monde de Tolkien, les orques sont des elfes qui été capturés et torturés par le Mordor.
http://fr.jrrtolkien.wikia.com/wiki/Orque
Je pense que ca renforce l’image des Orques utilisés pour caractériser les Eurocrates. Ces gens qui issus du peuple, peut être plus que les nomenklatura des états et dont la psychologie est torturée par le Système
Pour aller plus loin, on pourrait dire que Junker, Tusk et avant Barroso sont des Sarroumane qui ont trahi leur ordre et leur mission et se sont soumis à l’Empire avec la subtilité comme les Eurocrates de penser encore pouvoir dominer le Mordor / le Système ou du moins de s’en affranchir dans leur espace ne voyant même plus qu’ils en sont le jouet.
Cdlt
Hervé
François Jéru
17/07/2015
Le fait : 300 GUERRES entre 1913 et 2013
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La question : Comment les Etats insolvables s’arment-ils ?
paient-ils leurs créanciers et ceux des “fournisseurs” subventionnés ?
DO
17/07/2015
@Auguste Vannier
Je suis bien de votre avis!
Mon avis est que tout ceci va empirer, le problème est systémique, comme on le sait. Ceci implique que même les bonnes volontés participent de cette auto-destruction. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire car il est moralement plus souhaitable de se tourner vers le Bien que le Mal, en dépit du fait que les actions de bien de nos jours participent aussi à la dynamique du chaos grandissant. On peut espérer que la (ou l’auto) destruction du Système va assainir la place pour les futures générations. Pendant ce temps, je choisis de mener ma barque le mieux possible sans faire de mal consciencemment à autrui.
Auguste Vannier
17/07/2015
La perversion de la raison et la faiblesse des psychologies se répandent jusque chez des lecteurs de Ph.Grasset…
J’ai bien lu ici qu’une alliance FDG/FN était envisageable??
J’hallucine!
Quand on sait d’où vient “le fond de commerce” de la famille Le Pen et sur quoi il s’appuie, il y a de quoi sursauter pour un citoyen qui comme moi trouve beaucoup de grain à moudre dans les analyses et les propositions portées par JL Melenchon, à la simple idée d’un tel rapprochement.
A part la dénonciation du “système” et de la “secte” (qui n’est pas, loin de là, l’exclusivité du FN), il n’ y a pas l’ombre de la moindre communauté d’idées ni de valeurs avec la vraie gauche (comme d’ailleurs avec la vraie droite , c’est à dire celle non abîmée par le sarkozysme)
J’en frémis encore.
perceval78
17/07/2015
en 2010 un article paru dans der Spiegel lien, lien
, disait qu’en 1990 un Général Russe, Gely Batenin, pressentant que Kaliningrad serait une source de problèmes dans l’avenir, aurait proposé aux allemands de récupérer l’ex Königsberg. Gorbatchev réfuta l’information lien mais peut être était ce vrai, les Russes étaient très imaginatifs à l’époque.
C’est le même général qui recommandait de ne pas laisser l’Allemagne seule après la réunification
cf “NATO Role for Germany a Stumbling Block,” Globe And Mail 5 May 1990, p. 5
A neutral or nonaligned Germany can scarcely correspond to the interests of European security. The concentrated, powerful military-economic potential of united Germany in central Europe would alarm neighbors stripped of the possibility to bind Germany in a security system ...
The NATO ministers are doing all they can to make it easy for the Kremlin to accept Gen. Batenin`s reasoning. They approved a plan that would allow Soviet troops to remain in East Germany during a transitional period to be negotiated and promised that no NATO military forces would go into that territory. And Secretary General Manfred Woerner pledged that NATO has no intention of shifting the balance in Europe to the detriment of the Soviet Union
lien
Nos amis Anglo-Saxons insistent beaucoup sur le pacte Germano-Soviétique ces temps ci, on leur rappellera le Pacte Germano-Polonais de 1934, qui sera rompu par Hitler en 1939 : le fameux couloir de Dantzig lien
... le seul fait que la Pologne, qui avait été un des états les plus attachés à la Société des Nations, s’en éloigne
sous couleur d’auto-défense, peut déjà avoir des conséquences prochaines d’une souveraine gravité ...
Lhomme veut la concorde, mais la nature sait mieux que lui ce qui est bon pour son espèce: elle veut la discorde Emmanuel Kant né à Königsberg
eric basillais
16/07/2015
Dans la même veine :
Poutine a pesé sur l’Iran à Vienne afin d’économiser en Iskander…etc
Il y a véritablement toute une algèbre ( calcul des prédicats) parfaitement “cohérente” ( au plan logique) une fois admis une prémisse fausse comme vraie…
Evidemment on délire assez vite…
Folie rationnelle (ou du moins “rationalisante”).
Par ailleurs, on peut aussi botter en touche en invoquant les conditionnalités ( genre votes aux congrès US etc….)
eric basillais
16/07/2015
Une précision : le classement en PIB en parité de pouvoir d’achat donne la FRANCE en 25° position. Source perdue.
perceval78
16/07/2015
On apprenait hier que le président Obama avait téléphoné à Poutine pour le remercier dans l’affaire Iranienne lien
Qu’il nous soit permis de remarquer des parallèles à 150 ans de distance (revue des deux mondes) 1866 1867
On laissera de coté : la bataille de Sadowa,le retrait du Mexique, les affaires Grecques et autres joyeusetés.
Une France Conservatrice qui sent bien que les choses ne peuvent durer mais qui fait tout pour que cela perdure
En effet, si la politique que le corps législatif venait d’acclamer avait pour but le maintien de la paix, elle reposait sur le maintien de l’ordre de choses actuellement existant en Allemagne comme en Italie, et cet ordre de choses était un des derniers vestiges des traités de 1815.
Cette conséquence, l’esprit si profondément conservateur du corps législatif l’avait envisagée sans répugnance, et le pays lui-même l’eût acceptée en s’en remettant à l’avenir du soin d’emporter les restes d’un édifice déjà en ruine; mais l’empereur, qui en toute circonstance avait proclamé son aversion pour ces traités, qui les avait dénoncés à la face de l’Europe, ne pouvait supporter la pensée de concourir à en prolonger l’existence lien
lettre de l’Empereur à son ministre des affaires étrangères : 1er juin 1866
En dehors de ces circonstances, je crois plus digne de notre pays de préférer à des acquisitions de territoire le précieux avantage de vivre en bonne intelligence avec, nos voisins, en respectant leur indépendance et leur
nationalité lien
Le ministre d’état donna lecture le 13 juin au corps législatif de la lettre impériale…Au reste, la guerre était déjà commencée en Allemagne et en Italie, et la France n’avait plus qu’à attendre les événemens avec l’espoir, confirmé par la lettre impériale, que ses intérêts seraient respectés lien
La Crise Luxembourgeoise : Mir wëlle bleiwen waat mir sinn lien
Au milieu de ces événemens, l’exposition universelle de 1867 venait de s’ouvrir, et l’on comptait sur une ère de calme et de prospérité quand tout à coup la question du Luxembourg vint mettre la France à deux doigts de la guerre. On sait dans quel esprit de défiance inquiète les traités de Vienne avaient organisé contre la France et à ses portes la confédération germanique. Non contente de comprendre dans cette confédération toutes les populations allemandes, les cours coalisées l’avaient fortifiée par l’adjonction artificielle de plusieurs pays étrangers à l’Allemagne, notamment du grand-duché de Luxembourg ...
le gouvernement français et le roi grand-duc furent con-
duits à ouvrir des pourparlers au sujet de la cession du duché de Luxembourg à la France, cession que le cabinet des Tuileries se flattait de faire accepter de bonne grâce par celui de Berlin en entamant avec lui une négociation confidentielle et amicale, et comment ces projets furent renversés par la révélation prématurée et promptement rendue publique qu’en fit à la Prusse le roi grand-
duc…
la révélation prématurée des pourparlers engagés avec le roi grand-duc fut sur le point d’allumer entre la France et la Prusse une guerre dont il était impossible de calculer les conséquences. L’opinion publique se souleva en Prusse à la pensée « qu’une vieille terre allemande allait être arrachée à la patrie commune…
Par une dépêche en date du 15 avril 1867, le marquis de
Moustier, tout en maintenant le droit qu’avait eu la France de traiter de la cession du Luxembourg, déclarait en même temps que les préoccupations de la France se concentraient exclusivement sur les considérations qui touchaient à la sécurité de sa frontière ...
Le retrait de la garnison du Luxembourg, disait-il, nous rendra possible de renoncer nous-mêmes à un territoire dont la cession était consentie en notre faveur par son légitime souverain et où nous appelaient les voeux des populations ; la paix de l’Europe sera ainsi assurée… lien
La souplesse diplomatique Russe
Nouvelle politique extèrieure lien
On s’est servi contre elle de la propagande, et elle s’est
jetée dans toutes les propagandes contre les autres. On l’a menacée du droit des peuples, de ce principe nouveau des nationalités, et elle s’est mise, elle aussi, à se servir de cette arme, qu’elle manie avec une dextérité byzantine unie à tout l’orgueil de la force lien
A vrai dire, dans cet écroulement de l’ordre de 1815, dans cette dissolution de toutes les alliances, elle a gagné plus qu’elle n’a perdu; elle y a trouvé surtout la possibilité d’accomplir jusqu’au bout ses vues sur la Pologne, de faire en quelque sorte sa rentrée, une rentrée assez bruyante, dans les affaires d’Orient, en un mot de redevenir une puissance d’autant plus redoutable qu’à une force toujours incontestable elle joint aujourd’hui l’influence de ses propagandes lien
un de ceux où se révèle le mieux ce qu’il y a de nouveau dans les vues et le travail de la politique russe, c’est l’apparition inattendue d’une mission américaine tombant vers le milieu de 1866 en plein monde de Saint-Pétersbourg et de Moscou pour offrir au tsar les félicitations du peuple des États-Unis à la suite de l’attentat de Karakosof.
Aussi les journaux russes, revenant à l’idée de la dissolution
prochaine de l’empire ottoman, se hâtaient-ils de faire une part a la république américaine dans ces dépouilles orientales; ils lui laissaient entrevoir la possibilité de s’établir dans les îles de l’archipel, de jouer un rôle dans la Méditerranée en défendant la Mer-Noire contre les invasions des flottes occidentales, tandis que l’escadre russe de la Baltique serait prête à défendre les intérêts américains au nord de l’Europe lien
Andrew Johnson : le pire président Américain
lien
l’expansion territorial : achat de l’Alaska lien
Procédure d’empeachment contre Johnson
Lorsque les chambres se réunirent en 1866, après les élections qui renouvelaient leurs pouvoirs, la position de M. Johnson était à peu près désespérée. Il avait perdu dans cette triste campagne jusqu’à l’ombre d’une popularité depuis longtemps compromise lien
Message du président Johnson au Sénat et à la chambre des représentants 3 décembre 1866 lien
Le président Américain qui rappelle les principes d’harmonies
Jackson disait que l’intervention du gouvernement général doit, toujours être limitée à la sphère de ses devoirs, et il ajoutait que le moyen de maintenir notre gouvernement et de préserver l’Union n’était pas
« d’empiéter sur les droits et les pouvoirs des divers états. En cherchant à rendre fort notre gouvernement général, nous l’affaiblissons. Sa véritable force consiste dans la politique qui laisse autant que possible les individus et les états libres d’eux-mêmes, qui protège- plutôt qu’elle ne contrôle, qui
se fait sentir non pas par son pouvoir, mais par son heureuse influence, et qui cherche non pas à attacher plus fortement les états au centre, mais bien à laisser chacun graviter sans obstacle dans son orbite constitutionnelle lien
mumen
16/07/2015
Mr Grasset, je ne suis toujours pas en accord avec votre explication strictement psychologique (démence) des événements les plus troublants. C’est à dire sur la question la plus élevée de la géopolitique.
Pour ne prendre en illustration que le seul “mariage pour tous”, comment ne pas voir qu’il s’agit d’une volonté indépendante de toute démocratie, qui n’était absolument dans aucun air du temps, qui s’est trouvée imposée sans prévenir et /simultanément/ à un ensemble de pays ? Comment ne pas voir sa vocation /prévisible/ de division, d’affaiblissement de la religion millénaire et de délitement de la société dans chaque pays concerné ?
Nous pourrions voir les mêmes manuvres, oui, le même *complot* à l’oeuvre dans la promotion, au choix, de l’Islam en Occident ou de la haine de l’Islam en Occident, ce qui est bien la même chose, quand la soi disant vertu est au service de ce qui divise *ouvertement* les peuples.
Un délire ? une démence ?, non, pas un instant, cela fonctionne comme il se doit et comme d’habitude sur plusieurs niveaux : c’est indiscutablement un plan. Semer le chaos /est/ l’outil de communication du plan, c’est une arme de destruction massive de la G4G. Pendant que nous parlons de la bêtise des politique, des aberrations de la politique, pend
Plus précisément, c’est une partie d’un plan plus vaste, qui court vraisemblablement depuis des générations et pour des générations d’un groupe d’humains qui nous nommons l’oligarchie faute de pouvoir les désigner, dont les méthodes héritent de la féodalité (pour faire court) et qui ont bien compris que pour vivre “heureux” (entendre pour ne pas être détrôné), il faut vivre caché.
eric b
15/07/2015
Je cite :
” Marc Crapez revient sur l’accord trouvé entre les responsables européens et le gouvernement grec. Pour lui, l’Allemagne n’a pas cherché à châtier la Grèce : l’accord n’est peut-être pas viable, mais il est parfaitement sensé.”
Vraiment le genre de raisonnement à appliquer d’urgence dans la vie de tous les jours !!!...
Exemple: un journaliste “système” n’est peut-être pas débile mais il est parfaitement azimuté.....???...
D.M.
15/07/2015
Assurément, lidée de vouloir coaliser des forces éparses contre le système est une bonne idée; cest une idée très naturelle, la première peut-être; mais dans le cas de Mme le Pen et de M. Mélenchon, la difficulté politique ne serait sans doute pas tant de les accorder, eux deux - en tant que personnes je veux dire - ce qui est toujours possible après tout, que de mélanger les multitudes qui sagrègent autour de lun et de lautre, de les convaincre de marcher dorénavant main dans la main, et de se porter un mutuel appui, tant sont grands les motifs de clivage qui les séparent, et tant doivent être simples et compréhensibles les idées quon leur présente. Cest une hypothèse dont on peut discuter « entre intellectuels », mais sil fallait imaginer de tels revirements en pratique, au fur et à mesure que cette union prendrait corps, on peut regarder comme très probable que les deux dirigeants se couperaient à mesure de leur base, et cela dautant plus quils deviendraient vulnérables à lintérieur de leurs propres mouvements, et que leur influence sen ressentirait certainement très durement. Et cela, sans compter, en outre, laction érosive des médias, qui viendraient singénier à empêcher la chose, et sans qui, au fond, rien nest possible.
Pour le reste, cest vrai, vous avez raison; je nai pas grand chose à proposer, tant la situation ressemble à une guerre asymétrique qui aurait été portée à son paroxysme, et où les atouts sont désormais tous dans la même main, et où, peut-être, il ny a plus grand chose à faire.
Le sentiment dun militaire serait de vous dire que dans une telle situation, il faut se placer dans une position dattente et de préparation, en vue de pouvoir se disposer à agir à la première occasion, dès lors que les circonstances samélioreront, pour porter des coups efficaces à lennemi.
A nous donc, peut-être, de déjà savoir nous unir.
Un dernier mot enfin, hors de notre discussion. Je me permets, et jen profite, pour vous dire que vos écrits sont très bons sur dedefensa, en ouverture libre; votre érudition vous honore. Un seul mot donc: continuez.
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