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Vérité du Western

Article lié : Pour Justin, la guerre est finie ...

Auguste Vannier

  11/08/2015

Pour faire écho au commentaire de Zoulikha Chergui, un autre célèbre Western (un peu parodique quand même)avec Clint Eastwood, “Le Bon , La Brute et le Truand”, dit pas mal aussi une certaine vérité de l’USAmérique.
Dans la séquence finale , un cimetière (ou se cache le butin d’un hold up), le “bon” s’adresse au “truand”: “dans la vie il y a ceux qui ont un revolver et ceux qui ont une pelle, alors il faut que tu creuses maintenant”...
J’ai comme l’impression que la Philosophie politique étrangère USAméricaine est là toute entière…(d’autant plus que dans l’histoire c’est le Bon qui trucide la Brute, qui truande le Truand et qui emporte le butin!).

Vocabulaire et concepts, et une vielle référence…

Article lié : L’“État profond” selon Bhadrakumar, et définition

Christian Steiner

  11/08/2015

L’expression « Etat profond » (deep State) est, comme vous le dites, un non sens dans les cas des USA, puisque ils ne sont pas un Etat (pas « un Etat au sens principiel », c’est-à-dire lié à la notion de nation, de souveraineté, de bien commun etc. – toujours vos mots).

Même si l’expression « Etat profond » est née pour décrire la situation en Turquie, elle a été reprise et employée par les dissidents US pour désigner la chose qu’ils sentaient à l’œuvre à Washington. Et certes, l’expression y est maintenant consacrée par l’usage. Largement diffusée dans ce sens malheureux par le cinéma aussi.

C’est donc à un pur exercice intellectuel que je me livre pour me demander quelle serait l’expression adéquate à employer dans le cas des USA. (Ne serait-ce que pour le distinguer de l’usage neuf et pertinent, qu’à la suite de Bhadrakumar, vous faites pour la France, la Russie, l’Inde manifestement, la Chine j’imagine, malgré ce qu’en dit Bhadrakumar. Ne serait-ce également que pour clarifier ce que sont réellement les USA dans la tête de leurs dissidents – ce qui pourrait avoir son utilité après tout dans leur combat ?)

On pourrait donc utiliser l’expression « système profond ». Avec une minuscule puisqu’il s’agit du système de l’américanisme, ce « système » mis en place par le courant représenté par Alexander Hamilton (quelque chose comme un néolibéralisme, déjà [1]) contre Jefferson, entre 1789 et 1804. Et non pas du Système, qui nous tient tous et qui tient lui d’une dynamique plus large liée à l’im-monde (l’absence de monde), à l’idéal de puissance, au déchaînement de la Matière etc.

On pourrait, mieux encore, utiliser l’expression « Deep system » afin de le réserver au système de l’américanisme.

Quant au Système avec sa majuscule, on pourrait également concevoir l’équivalent d’un Etat profond, mais réservé à cette entité non principielle, que l’on pourrait donc appeler « Système profond », et qui désignerait les occurrences conjoncturelles où des sapiens acceptant le chantage effrayant du déterminisme-narrativisme font temporairement réseaux ou interactions autour d’une poussée hystérique ou l’autre, autour d’une « politique-système » ou l’autre… Réalité qui s’est mise en place autour de 2001 mettons, qui s’est cristallisée après octobre 2008, qui se manifeste depuis 2014 (mettons autour de juillet, avec l’épisode MH17)… Et que nous ne devrions pas avoir à utiliser très longtemps encore, au rythme où vont les choses…

Nous pourrions ainsi distinguer l’« Etat profond » (qui se manifeste sur fond de souveraineté, dans des pays comme la Russie, la France etc. ; dans l’emploi de Bhadrakumar) ; le deep system (de l’américanisme), que dénoncent les dissidents US ; et le Système profond…

Histoire de savoir de quoi l’on parle… Distinguer principes structurants et dynamisme déstructurant, légitimité et illégitimité, avatar du Système et Système…

Alternativement (je continue à « penser tout haut »), si on réserve la notion d’Etat à l’ensemble des structures étatiques et, qu’en tant que tel, il existe dans le monde beaucoup d’Etats qui ne correspondent pas à ce qui était désigné par le vieux terme d’ « Etat-nation », c’est-à-dire un Etat qui se base sur des notions principielles pour représenter la nation historique et vivante,
alors on pourrait désigner l’aspect positif de l’Etat profond – c’est-à-dire cette « continuité officieuse sinon cachée des positions et des intérêts principiels de l’État représentant la nation historique » - par l’« Etat-nation profond ».

[1] En fait, je me demande même si ce qu’à créé Hamilton, premier Secrétaire au Trésor, n’a pas à voir avec cette intuition exposée par Walter Benjamin en 1921, dans ses Papiers, « Le capitalisme comme religion ». Benjamin y décrit la transformation du protestantisme en capitalisme (Et le fait qu’Hamilton soit lui même de père écossais et de mère descendant de Huguenots, c’est-à-dire ait un héritage protestant assez lourd, ne rend pas la chose impossible).
La description de la chose qui en découle est assez effrayante, mais on ne peut en même s’empêcher d’y voir une description assez actuelle du « monstre ».
Je résume en deux mots : on aurait à faire à une religion purement cultuelle, où tout ce qui compte est la pratique du culte, à savoir les pratiques utilitaires du capitalisme - investissement du capital, spéculations, opérations financières, manœuvres boursières, achats et ventes de marchandises, de chiffres etc. (on ajoute facilement aujourd’hui : manipulation des indices, des produits dérivés, les opérations robotisées etc.). Pas besoin d’idéologie ni de dogme - encore moins de théorie économique dans lesquelles l’argent doit créer de la richesse : l’argent est la richesse elle-même. L’argent est artificiel et il est vivant, l’argent produit de l’argent et encore de l’argent. Tout ce qui compte est là : que l’argent vivant crée de l’argent. Nulle autre finalité. Joli nihilisme en vérité.

C’est bien sûr dedefensa.org qui avait signalé cette thèse de Walter Benjamin, mais je n’ai pas retrouvé la référence de l’article. Cela doit dater de juin 2012 ou peu avant.

Toujours est-il que le travail de redécouverte de cet écrit, fait par Michaël Löwy et publié dans Raisons politique en 2006 sous le titre « Le capitalisme comme religion : Walter Benjamin et Max Weber », est accessible ici :
Version html : http://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2006-3-page-203.htm
PDF à télécharger : http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RAI_023_0203

Oui, mais...

Article lié : Washington-la-folle et la Troisième-dernière

Jack v.

  11/08/2015

Que fait l’aviation israélienne dans les montagnes grecques ?

Il était une fois l'amérique

Article lié : Pour Justin, la guerre est finie ...

zoulikha chergui

  11/08/2015

le cinéma américain est riche , surtout en son age d’or que je situe pour ma part dans les années 50/60.
Il y a le cinéma de propagande qui a façonné pour longtemps la pensée de nombre d’entre nous et le cinéma , non pas d’auteur, mais contenant un regard plus acéré sur l’Amérique (bon pardon les USA);
l’un de ces films fait écho à votre propos et vos réflexions sur la capacité des étauniens , compris ceux qui se disent antisystème, à aller au bout de leur réflexion sur eux même: il s’agit du film “l’homme qui tua Liberty Valence” et cette phrase finale qui résume si bien cette incapacité à ouvrir totalement la porte à la vérité:
“On est dans l’Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende » (This is the West, sir. When the legend becomes fact, print the legend).
le “virtualisme”, la pensée falsifiée, le refus de la vérité sont entièrement contenus dans cette phrase et mieux encore, l’acceptation sans réserve du mensonge de ceux qui font ” l’Amérique”..

Pushing on a string

Article lié : L’“État profond” selon Bhadrakumar, et définition

Alex Kara

  10/08/2015

L’Etat Profond est présent dans toutes les sociétés complexes (= hiérarchisées), sans quoi rien ne se ferait. Mais toutes les sociétés complexes du passé se sont effondrées, et il est ici souvent question de l’effondrement de la nôtre.

L’Etat Profond de l’Empire Romain d’Occident avait bien essayé de rendre l’agriculture à nouveau attirante pour pallier à la fuite des ruraux vers les villes, mais comme l’avait décrit un archéologue, c’était comme pousser sur une ficelle (“pushing on a string”).

On parle des années Eltsine, mais qu’il y avait-il eu juste avant ? Un Etat Profond sans aucun doute bien rodé, mais l’immense lassitude de la population soviétique, le manque de perspectives et donc d’investissement dans le projet collectif. A la fin, il n’y avait rien que l’Etat Profond ne puisse faire faute de relais auprès de la population.

Mars 2003 avait été un épisode extraordinaire où l’on vit le retour d’une souveraineté française qu’on avait vu moribonde depuis au moins une dizaine d’années.  Cet épisode n’était qu’un instant fugace, depuis notre souveraineté est bien morte, et son souvenir est sans cesse outragé.

Les Français, comme les Grecs ou les Allemands, ne croient plus à une quelconque souveraineté. L’Etat Profond états-unien, ou globalisé, ou qu’importe, justement, peut bien ordonner ce qu’il veut, il ne pourra berner que les idiots, or ce ne sont pas ces idiots qui peuvent transformer les ordres en réalité.

Donc, finalement, c’est bien encore les gens du peuple qui ont le dernier mot, et toutes les réunions de Bilderberg, de l’Etat Profond ou du Pharaon Kih-Oskh ne sont alors plus que des artifices pour consoler leurs membres.

Profonde Analyse

Article lié : L’“État profond” selon Bhadrakumar, et définition

Auguste Vannier

  10/08/2015

C’est une de ces analyses qui surgissent sans doute comme une “intuition haute”, au fil des contributions de dedefensa, et qui m’en font un lecteur attentif.
Dans le paysage des responsables politiques et des hauts fonctionnaire, qu’il faut bien dire assez délabré par nos 2 derniers Présidents, il m’a semblé apercevoir quelques uns de ceux qui pourraient participer de cet “Etat Profond” (versant positif): H.Vedrine d’il y a encore peu (mais qui semble désormais s’absorber dans le “Système”);
JL Melenchon , qui s’emporte de conviction et d’argumentation serrée dans ses confrontations fréquentes aux journalistes robots de la pensée convenue;
D. De Villepin, qui tient ferme une position de vraie diplomatie, comme on le sait, depuis sa mémorable déclaration à l’ONU, et dont j’ai entendu (à propos de la Syrie) une remarquable contre-argumentation face à “l’intellectuel système” F.Encel https://www.youtube.com/watch?v=nLjDfz9T0to

How i stopped worrying and learned to love the bomb

Article lié : Nul ne sait de quoi hier sera fait

Stephane Eybert

  09/08/2015

Les armes nucleaires tactiques sont belles pas si mechantes que ca…

https://www.youtube.com/watch?v=OTE_Eshm2xw

Rigueur Scientifique?

Article lié : L’opinion à l’abattoir ou les sondages à l’encan

Auguste Vannier

  08/08/2015

Le sondage est une “technique” d’enquête.
La rigueur d’un Institut de sondage peut-être qualifiée de technique, en aucun cas de scientifique. Ce serait réduire la démarche scientifique à des outils et méthodes d’investigation.
Mais nous avons là, un exemple frappant de la confusion introduite par la “modernité” entre Science (démarche d’élaboration collective et délibérative de connaissances), et Techno-sciences (utilisation pragmatique de connaissances et techniques scientifiques visant essentiellement à une efficacité par rapport à un but).
Or le sondage d’opinion est essentiellement un moyen d’influence et de manipulation de l’opinion, comme le montrent à foison les usages qui en sont fait en marketing et en politique (qui redouble en marketing politique).
Récemment, le Nai grec donné largement vainqueur par un institut de sondage réputé sérieux…

Votre article

Article lié : L’opinion à l’abattoir ou les sondages à l’encan

Aline Bakhache

  08/08/2015

En lisant votre article, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à celui que j’ai lu hier sur le site de sputniknews. Aussi, je voudrais le partager avec vous :
Les Japonais doivent-ils remercier les USA pour avoir reçu une bombe sur la tête? http://fr.sputniknews.com/international/20150807/1017428485.html
Par contre, un autre article, faisant référence au même institut PEW, donne une vision autre de cette soi-disant réussite de la politique d’endoctrinement des USA :
Les habitants des pays de l’Otan refusent de faire la guerre pour leurs alliés http://fr.sputniknews.com/international/20150807/1017430535.html#ixzz3iDgW9Lt6
Bonne lecture

traduction du texte de Stéfano Fassina

Article lié : Une insurrection contre l’euro ?

Claude Roddier

  05/08/2015

Le Comité Valmy a traduit l’appel de Fassina et y a ajouté une note

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6218

Note du Comité Valmy :
Le camp des adversaires de l’euro se renforce en France et en Europe.
Des économistes qui souvent, ont soutenu le dogme de la monnaie unique ou la nécessité de la réformer “pour sauver l’Union Européenne”, ont pris conscience de ce que l’euro est en réalité l’un des éléments essentiels qui génèrent le reflux économique et social ainsi que celui de la démocratie en Europe. Cela est positif.
Stéfano Fassina se prononce donc pour une alliance de fronts de libération nationale. Nous nous en félicitons avec d’autant plus d’intérêt, que cela est convergent avec la stratégie que nous préconisons, depuis notre combat fondateur contre la ratification du traité de Maastrischt.
L’appel de Stéfano Fassina est pertinent. Mais il comporte ce qui nous paraît-être une ambiguïté majeure : il est contradictoire de préconiser la sortie de l’euro tout en prônant de “tenter de sauver l’Union Européenne”.
Il est illusoire de vouloir “sauver l’Union Européenne” !
Celle-ci n’est pas réformable, nous l’avons définie comme intrinsèquement perverse. Il est nécessaire d’en rejeter le carcan définitivement.
Ensuite, les peuples libérés et les nations souveraines pourront construire, s’ils le jugent utile, des alliances dépourvues de volontés hégémoniques sur la base de l’égalité et de l’intérêt réciproque, peut-être à l’exemple des BRICS. CB.

Les larges manches du Général ?

Article lié : Le JSF des Marines opérationnel : déploiement au Smithsonian Institute

Alain Vité

  04/08/2015

Confucius a été un architecte fondamental de la structure sociale chinoise, autour de 500 avant Jean-Claude, et du

comportement des groupes et des êtres dans la société.

Il disait : “En période de grande corruption dans la société, l’homme sage range ses principes dans sa manche”.

(A savoir qu’à cette époque, les Chinois n’avaient pas de poche à leur vêtement, ils rangeaient leurs affaires entre autre

dans de grands ourlets de leurs manches)

Non pas pour négliger ces principes et se mettre à en croquer comme le font les autres, mais pour survivre - quitte à

devoir en croquer de temps à autre pour ne pas attirer la mauvaise attention. Quel que soit le contexte, le sage ne perd

jamais de vue son devoir principal : assurer la stabilité et la sûreté de son foyer et de sa famille.

N’oublions pas que les temps de grande corruption sont aussi des temps de grande menace pour les honnêtes.

Peut-être que ce général de Marines, solide et réputé, accepte nos temps misérables, range ses principes dans sa manche, et

accompagne le courant en tâchant de le modérer s’il peut, sans grand espoir visiblement.

D’un autre côté, Confucius disait aussi : “Lorsque l’époque est indigne, l’homme sage met honneur à décliner les grandes

charges et de leurs corruptions”. La dignité du Général Dunford a peut-être touché sa limite.

Reconnaissons aussi que la perversion de notre époque dépasse peut-être (qui de nous est allé voir ?) ce qu’à pu connaître Confucius, non pas dans la nature de notre décadence - celle d’un empire de plus - mais dans son intensité et son agilité.

La Chine ancienne vivait au rythme des saisons et pas des GHz des fibres optiques. Elle était populeuse oui, mais locale et

finalement sédentaire et désertique, comparée à notre sur-démographie multi-migratoire mondialisée. Centralisée et

administrée, contrairement au pouvoir néo-libéral désincarné dans le tissu affairiste mondial. Dominée par quelques lettrés

qui contrôlaient une information manuscrite et lente, sans rapport avec notre époque de surinformation numérique

instantanée, débridée et irresponsable.

(On pourrait aussi mentionner le paternalisme confucéen traditionnel, vs le féminisme moderne déstabilisant et notre difficulté à rebâtir des repères sexués dans un monde qui perdu aussi tous les autres, mais on commencerait à s’égarer du sujet)

Il en allait de même pour les autres pays, mais les maximes de Confucius viennent de Chine, alors voilà.

Peut-être que ce général accepte ce chemin car il a pris conscience qu’il n’y a rien à faire pour changer l’époque,

ou que peut-être, son papa ou éventuellement son souvenir, sera fier d’un fils avec une carrière aussi culminante (ce qui serait confucéen là aussi, la piété filiale étant la clé de voûte de tout comportement individuel confucianiste)

Confucius ou non, ça ne doit pas être facile d’être ce général, qui doit envoyer ses troupes risquer leur vie en les sachant soutenues depuis les airs par cette guimbarde boursoufflée et inexploitable, le JSF.

Et voilà, concis et laconique comme d’habitude ; ah, j’vous jure…

l'enjeu

Article lié : Postmodernité en action : interventionnisme, migration, hyperdésordre

zoulikha chergui

  04/08/2015

j’ai lu avec la plus grande attention (comme souvent) votre analyse qui contribue a alimenter notre réflexion et nos débats (intérieurs) sur cette période qui ne ressemble à nulle autre et qui pourtant est dans le continuum des échecs majeurs de nos prédécesseurs.
La séquence que vous rapportez des échanges entre Régis Debré ,Michel Field et Colosimo est malheureusement profondément affligeante (la séquence et non votre analyse).

Affligeante parce qu’elle emprunte les mêmes lieux communs et les parti pris binaires qui font le miel des intellectuels paresseux et pressés qui changent de paradigme aussi vite qu’un nuage croise le soleil.
Il n’y a pas d’opposition fondamentale entre shia et sunni comme il n’y a pas d’opposition fondamentale entre catholiques et orthodoxes.
De même parler des perses comme des occidentaux en opposition aux arabes( qui seraient des orientaux) et tout aussi simpliste.
Le chisme est transversal et s’il est majoritaire dans un pays comme l’Iran, il n’en fait pas une spécificité iranienne ni même perse.
La civilisation perse etait brillante , ancienne   plus ancienne que les monothéismes qui en sont pour partie issus, l’autre grande civilisation est en Irak vrai berceau du monothéisme.
L’Islam lui a donné une force nouvelle qui s’intègre parfaitement à la pensée islamique .
Mais la confrontation politique qui a conduit à  la rupture n’a pas été le fait des perses mais des partisans de ALI qui étaient comme la plus part des peuples entourant la Mecque des peuples d’ancienne culture (SYRIENS, IRAKIENS et PERSES) certains cont choisi la sunna les autres ont chois, comme partisans d’ALI led’ouvrir comme justification de la rupture politique, le cycle de l’imamat.
Mais la pensée Islamique a évolué et s’est enrichie de divers apports et courants et est très “créative”: alaouites, druzes yesidis ont rivalisé d’imagination pour adapter l’Islam à leurs propres spécificités intégrant cultes et croyances antérieurs et passé multi millénaire..

Le sunnisme n’est pas spécifiquement arabe (les pakistanais , les indonésiens, les turcs , les ouighours , les malaisiens sont très majoritairement sunnites) ; en revanche l’Islam , le christianisme et le judaisme sont fondamentalement de ce bassin culturellement arabe qu’est le moyen orient , profondément inscrits dans une terre très arabe au sens où on l’entend aujourd’hui parce que déterminée par la langue et non par la race.
C’est cette langue qui sert la liturgie des maronites et des coptes, comme elle sert la psalmodie liturgique des musulmans. Dans les églises de Gaza les gazouis de confessions musulmane (en majorité sunni) prient au côté de leurs frères chrétiens (orthodoxes ou catholiques)et dans la même langue quand c’est dans la SYRIE de Bachar EL Assad que l’on prie dans la langue du Christ l’araméen, préservée depuis 2000ans quand elle a complètement disparue en “occident” qui prie (quand ça arrive) dans les langues locales.
De ne l’avoir pas compris les croisés ont quitté Jerusalem.
Car les chrétiens d’Orient, déjà considérés comme des “arabes” par les croisés (qui ne représentaient pas encore le bloc BAO) n’avaient que mépris pour eux.
Cette complexité se retrouve dans la même configuration aujourd’hui au liban, en syrie et en Irak dont on s’apperçoit au fil de l’actualité qu’il existe toujours des chrétiens arabes méprisés avec la même désinvolture que sous Richard coeur de Lion..
Je vous convie à visionner la vidéo de Julia BOUTROS chantant la lettre de Nasrallah aux soldats du HEZB devant un auditoire totalement chrétien pour comprendre et mesurer l’incroyable ignorance de nos intellectuels.
Comme Choîgou le bouddhiste faisant le signe de croix un 9 mai sur la Place Rouge devant ceux qui ont accepté de venir rendre hommage aux résistants de la guerre sacrée.
Je ne parlerai pas des grands penseurs sunnites dont l’existence semble ignorée de Régis DEBRE mais pourtant si célèbres et dont je ne citerai qu’un ABDELKADER disciple d’EL ARABI (surnommé fils de Platon) et qui lui aurait donné son comptant de débats.
Qui sont aujourd’hui les vrais débatteurs? où est la pensée “occidentale”? Enfermés dans le débat “laicité” “religion”, porte étroite qui impose à chacun de ne se déterminer qu’à travers une acceptation sans réserve de la pensée laîque, hors laquelle vous êtes au mieux une relique du passé au pire un complotiste arriéré.
Mais ce qui me semble le plus important à souligner plus que ces oppositions parfaitement factices , c’est que ce qui ressort de ce siècle mouvementée qui n’est que dans le continuum du précédent et dont il a assumé tous les échecs sans les corrigés, les faisants siens et gloire, c’est que ce décante les termes du vrai combat de celui qui fixera pour très lontemps le destin des hommes: celui qui oppose ceux qui ,de quelque confession ou obédience que ce soit, croient que l’ essence de l’homme échappe à la connaissance et qu’il ne peut dominer le monde n’en étant qu’une infinitésimale particule et justifiant l’humain et ceux qui affranchis de toute autre contrainte que celle du temps entendent devenir demiurges.
Ce qui explique les attelages improbables comme celui de la France laïque et l’Arabie saoudite wahhabite qui squatte les plages de la côte d’azur au grand dam des estivants et au grand profit des commerçants; vous rendez vous compte des milliers d’abayas chez les commerçants alors que l’on a voté une loi sur l’interdiction du vooile “islamique”?, alors qu’importe les burkinis! si les dollars remplissent les caisses et les migrants n’ont pas de bouées. .
Savez-vous que les Séoud ont anéanti toute référence visible au Prophète et ont déjà détruit l’essentiel des vestiges des temps premiers de l’Islam à la Mecque.
C’est de ceux là,  de ces “sunnites” là, dont nos débatteurs se désolent de n’être pas occidentaux. Mais monsieur, ils le sont, parfaitement; ils disposent de toutes les spasmes consuméristes de l’occident..
Les quataris, les bahreinis (minorité sunite au pouvoir) font leur meilleur effort pour ouvrir à l’occident laique les bases militaires qu’ils souhaitent.
Mais pas aux Russes ni quand ils étaient communistes et pire encore aujourd’hui qu’ils ont retrouvé la foi orthodoxe.
Les Saoudiens, quataris, jordaniens, turcs “adorent ‘occident et se sentent proches des évangélistes, plolygames et sectaires comme le sont ces ersatz de l’empire musulman, assis sur un tas d’or et accrochés à leurs abayas comme dernier rempart avant l’épuisement de leurs barils de pétrole.
et l’occident c’est quoi, c’est quelles valeurs, Dmitri ORLOV l’a si bien dit ces derniers jours, elles ont toutes été soldées.
L’OCCIDENT c’est une géographie, une unité de valeur? un ensemble de croyances? non rien de tout ceci. Vous le définissez comme un bloc atlantiste. C’est donc pas grand chose, cela ne fera jamais une littérature, car ont ne réuni pas des peuples ni autour d’une monnaie ni autour d’unités de chars et de porte avions.
Aujourd’hui le monde est mouvant, les hommes ont le ressenti que de grandes choses arrivent et dont ils ne sont que les infimes particules.
Le désordre et la confusion des esprits vient justement de ces pensées binaires où l’on pense le dialogue en terme d’Occident versus Orient.
L’occident c’est l’orient à tous les étages de sa foi,  de sa pensée et de ses valeurs. Elles sont inscrites dans le christianisme et dans la lettre au corinthiens de Paul , le rabbin, le juif, le premier penseur de la foi chrétienne.
Savez vous que le premier soufi est une femme ,elle est sunnite et elle marchait dans les rues de sa ville un seau à une main et une torche de feu dans l’autre et quand ont lui demandé où elle allait ainsi elle répondit: je vais éteindre les flammes de l’enfer avec mon seau et mettre le feu au Paradis avec ma torche pour que l’on puisse adorer Dieu sans crainte ni désir.
Il est dans l’orthodoxie mêlée aux peuples grecs et slaves et donc orientaux eux aussi .
c’est l’occident qui a échoué dans ses colonisation du monde (INDE CHINE AFRIQUE) qui se cassera encore une fois les dents de n’avoir rien compris à la subtilité du monde parce qu’ils ont tout pris de l’orient sauf le raffinement de sa pensée et sa capacité à comprendre la complexité humaine,  d’où l’humilité de l’orient face à Dieu
 

d' un axe l'autre

Article lié : Le Souverain potiche du Nouvel Âge

marc gébelin

  02/08/2015

C’est vrai qu’on avait un peu tendance à l’oublier ce fameux Axe… Après l’ “américano-sioniste” qui valut à qui vous savez quelques avanies, merci à l’auteur de nous rappeler le rôle politique du Vatican qui, il y a peu, reconnut l’Etat d’Israël alors qu’au départ ce n’était pas sa tasse de thé.

Et puis, la synagogue romaine faisant son lent travail de sape, les cardinaux ayant choisi un polonais férocement anti-communiste, la shoah devenant la religion officielle de “la communauté internationale”, il était temps de dénoncer l’axe “américano-papiste”... Merci donc de l’article.

Mais ne soyons pas trop pessimistes, conformément aux coups de fouet du Christ sur le dos des marchands du temple, nous allons voir bientôt sa sainteté condamner le “prêt à intérêt” sauf si Goldmann Sachs (vous voyez ce que je veux dire), ou Soros s’y opposent et envoient les Femen monter leur seins (d’ailleurs bien peu appétissants) au Vatican pour Noël.

Psychopathes amok versus crétins corrompus...

Article lié : Les insaisissables maîtres de Wall Street

Franck du Faubourg

  02/08/2015

Martin Armstrong s’oppose avec véhémence à l’idée d’un Pouvoir supérieur qui tirerait les ficelles selon un plan pré-établi depuis mille ans , pour un but qui doit durer 10 000 ans. Mais il ne considère pas que l’existence d’un “Club” constitué par un groupe de gens, et d’institutions plus ou moins captives, liés à la haute finance soit un Complot. C’est pour lui un Fait.

interview récente illustrant le propos:
https://www.youtube.com/watch?v=ywFmBych6Go&index=2&list=PLG2B8mAyemKdXIdMK1EC2lhNIDaio5q7L

Il s’est épanché sur le sujet pendant les longs mois ou il était en prison (ses amis et connaissances avaient monté un site- hélas désormais fermé -  sur lequel était affichée sa correspondance “de prison”, en .pdf)
Armstrong est concret et pragmatique , formé à la réalité du trading.
Il faut savoir que la partie la plus interessante de son travail porte sur la reconstruction de l’Histoire économique. Pour comprendre et pouvoir évaluer/ calculer les cycles, il a engagé des recherches historiques sur à peu près 6000 ans d’Histoire connue, et les a reformulées selon des critères économiques - donc financiers. Le peu qu’il dévoile est absolument fascinant!
Contentons nous de relever que les “jeux de Pouvoir” par des puissants sont pour lui partie intégrante de l’Histoire et que cela n’est pas toujours synonyme de Pouvoir Affiché et officiel, comme une institution politique, par exemple.
En bon pragmatique, il donne une définition de ce qui se trame dans ces sphères non officielles, selon son expression favorite : “Behind the Curtain”.
Ceci pour mieux évaluer sa notion du conspirationisme, qu’il rapprocherait plutot des constructions fantasmagoriques fabriquées pour discréditer et neutraliser les enquètes “sérieuses” , à la manière des narratives faites par un Majestic 12 pour éteindre les soupçons liés à l’assassinat de Kennedy.

Oui, il semble n’y avoir - selon Armstrong - pas de pilote dans l’avion; en forcant le trait , il y aurait des tribus de psychopathes arrogants et inconséquents, et des crétins corrompus, à peu près aussi inconséquents que les premiers, dans la cabine de pilotage.
Ca s’est vérifié dans le temps. Rien de nouveau sous le soleil.Hélas.

A cet égard, l’aventure de la Construction Européenne, sous influences des élites anglo-saxonnes, affichant ses foirages sans mollir, est un bon exemple.

On préférerait s’appuyer au moins sur l’idée que ces désastres servent un plan quelconque…

PS: quelques videos du jour traitant du Club:
Vernochet et Valérie Bugaud, excellent:
https://www.youtube.com/watch?v=a4ZcsRgC5ak
Asselineau et l’Euro
https://www.upr.fr/conferences/la-tragedie-de-leuro

Rule of Law of the Jungle

Article lié : Le Système produit désormais ses “dissidents” officiels

perceval78

  31/07/2015

On remarquera que Georgii Logvynskyi est vice président du parti populaire européen à l’APCE lien
ou il siège avec Thierry Mariani, cela nous promet des réunions animées.

On remarquera qu’il est aussi directement impliqué dans l’arnaque dont a été victime la société française de spiritueux Belvédère en Ukraine.

Le CEO français Jean-Noël Reynaud s’en était ému dans une lettre au Kyiv Post lien
, il ne faut pas confondre “Rule of Law” et “Rule of Law of the Jungle”, les derniers rebondissements de l’affaire lien semblent montrer que les Ukrainiens confondent, il est vrai aussi que la France n’en est plus à un milliard près.