perceval78
30/08/2015
GEO
29/08/2015
Ou les bonnes raisons de frédéric Lordon contre la “ligne Sapir”:
http://blog.mondediplo.net/2015-08-26-Clarte
(...........) sortir de leuro quelles quen soient les voies. Si la sortie de leuro a à voir avec la restauration de la souveraineté, peu importe de quelle souveraineté lon parle. Et en avant pour le front indifférencié de « tous les souverainistes ». Nicolas Dupont-Aignan est « souverainiste » : il est donc des nôtres. Et puis après tout Marine Le Pen aussi, ne le dit-elle pas assez. Alors, logiquement, pourquoi pas ? Car voilà la tare majeure du mono-idéisme : il est conséquent sans entraves. Il suivra sa logique unique jusquoù elle lemmènera par déploiement nécessaire des conséquences qui suivent de la prémisse unique. Peu importe où puisque, lIdée posée, on ne peut quavoir confiance dans la logique qui, ancillaire et neutre, vient simplement lui faire rendre tout ce quelle porte.
On la compris puisque la chose entre dans son concept même : le mono-idéisme suppose leffacement radical de toutes les considérations latérales de tout ce qui nappartient pas à son Idée. Que, par exemple, le Front national ses errances idéologiques en matière de doctrine économique et sociale lattestent assez ait pour seul ciment véritable dêtre un parti raciste, que la xénophobie soit lunique ressort de sa vitalité, la chose ne sera pas considérée par le souverainisme de la sortie de leuro quand il se fait mono-idéisme. Puisque la Cause, cest la sortie de leuro, et que rien dautre nexiste vraiment. On envisagera donc lâme claire de faire cause commune avec un parti raciste parce que « raciste » est une qualité qui nest pas perçue, et qui ne compte pas, du point de vue de la Cause. Voilà comment, de l« union des républicains des deux bords », en passant par « le front de tous les souverainistes », on se retrouve à envisager le compagnonnage avec le Front national : par logique mais dune logique qui devient folle quand elle na plus à travailler que le matériau de lIdée unique.
Il faut avoir tout cédé à une idée despotique pour que quelquun comme Jacques Sapir, qui connaît bien lhistoire, ait à ce point perdu tout sens de lhistoire. Car la période est à coup sûr historique, et lhistoire nous jugera. Si lon reconnaît les crises historiques à leur puissance de brouillage et à leur pouvoir de déstabilisation des croyances et des clivages établis , nul doute que nous y sommes. Nous vivons lépoque de toutes les confusions : celle de la social-démocratie réduite à létat de débris libéral, celle au moins aussi grave de révoltes de gauche ne se trouvant plus que des voies dextrême-droite. Or on ne survit au trouble captieux de la confusion quen étant sûr de ce quon pense, en sachant où on est, et en tenant la ligne avec une rigueur de fer. Car en matière de dévoiement politique comme en toute autre, il ny a que le premier pas qui coûte et qui, franchi, appelle irrésistiblement tous les suivants. Cest pourquoi l« union de tous les souverainistes » mène fatalement à lalliance avec lextrême-droite.
Cest pourtant une fatalité résistible : il suffit de ne pas y mettre le doigt car sinon, nous le savons maintenant à de trop nombreux témoignages, cest le bonhomme entier qui y passe immanquablement. Ici la rigueur de « ne pas mettre le doigt » na pas de meilleures armes que la robustesse de quelques réflexes où en est-on sur la question du racisme , et le décentrement minimal qui, ne cédant pas complètement au mono-idéisme, permet didentifier les périls. La fermeté des concepts aussi : en loccurrence ceux par lesquels on fait sens des signifiants « nation » et « souveraineté », faute desquels on est voué aux sables mouvants de la confusion puisquici ce sont la droite et lextrême-droite qui tiennent la lecture dominante, à laquelle on succombera nécessairement si lon na pas une autre lecture à leur opposer fermement.
(.............)
il y a pire que légarement : légarement pour rien. Car voici la tragique ironie qui guette les dévoyés : le FN, arrivé au pouvoir, ne fera pas la sortie de leuro. Il ne la fera pas car, sitôt que la perspective de sa réussite électorale prendra une consistance sérieuse, le capital, qui ne se connaît aucun ennemi à droite et aussi loin quon aille à droite, le capital, donc, viendra à sa rencontre. Il ne viendra pas les mains vides comme toujours quand il a sérieusement quelque chose à réclamer ou à conserver. Aussi, contre quelques financements électoraux futurs et surtout contre sa collaboration de classe car, comme sen aperçoit, pour sa déconfiture, le pouvoir actuel avec son pacte de responsabilité en bandoulière, le capital a bel et bien le pouvoir de mettre léconomie en panne par mauvaise volonté [3] contre tout ceci, donc, le capital exigera le maintien de leuro, son vrai trésor, sa machine chérie à équarrir le salariat. Croit-on que le FN opposera la moindre résistance ? Il se fout de leuro comme de sa première doctrine économique et comme de toutes les suivantes. Le cur de sa pensée, sil y en a une, est bien ailleurs : il est dans une sorte de néocorporatisme vaguement ripoliné pour ne pas faire trop visiblement années trente, et sil est une seule chose à laquelle il croit vraiment, elle est sans doute à situer du côté du droit du petit patron à être « maître chez lui » (éventuellement additionné dune haine boutiquière pour limpôt qui nous étrangle).
Tragique destin pour tous ceux qui auront cru voir en lui la dernière église des vrais croyants et qui finiront à létat de recrues scientologues, essorées et refaites, rendus par-là à avoir partagé, quoique depuis le bord opposé, la même croyance que les propagandistes eurolibéraux, la croyance du FN qui chamboule tout, quand il est si clair quil ne chamboulera jamais rien (à part les vies des immigrés, ou des fils dimmigrés, qui vivent en paix sur notre sol et qui, elles, seront bel et bien dévastées) : car enfin a-t-on jamais vu le parti de lordre perturber lordre ? Et croit-on que le parti des hiérarchies ait à cur de déranger les hiérarchies en loccurrence celles du capitalisme ? Au moins les eurolibéraux ont-ils, pour ce qui les concerne, leurs intérêts obliques à entretenir cette effarante bêtise : cest quil faut bien que le FN soit assimilé à une sorte de révolution pour mieux éloigner le spectre de toute révolution soit encore et toujours le travail de la symbiose fonctionnelle, et léditorialisme, empressé daccorder au FN sa revendication la plus centrale et la plus frauduleuse (« il va tout bousculer ! »), lui rend sans même sen rendre compte le plus signalé des services.
Ceci dailleurs de toutes les manières possibles. Car on nen revient pas du rassemblement parfaitement hétéroclite des visionnaires en peau de lapin occupés à déclarer caduc le clivage de la droite et de la gauche jamboree de la prophétie foireuse où lon retrouve aussi bien lextrême-droite (mais cest là une de ses scies de toujours) que lextrême-centre, de Bayrou à Valls, pour qui la raison gestionnaire permet enfin de faire léconomie dinutiles querelles (« idéologiques » disent les parfaits idéologues de « la fin des idéologies »). Malheureusement pour eux, le déni du réel saccompagne immanquablement du retour du refoulé. « Ça » revient toujours. Cest même déjà revenu : en Grèce, sous le nom de Syriza avant quun incompréhensible Tsipras ne sombre dans un tragique renoncement. Le tsiprasisme nest plus quun astre mort, mais certainement pas la gauche en Grèce et partant en Europe.
Or cette persévérance suffit à ruiner et les imputations immondes de leuropéisme et les dévoiements dune « gauche » qui croit pouvoir passer par la droite de la droite. Car de même quon ne prouve jamais si bien le mouvement quen marchant, on ne démontre pas plus irréfutablement la possibilité dune sortie de gauche de leuro quau spectacle dune incontestable gauche qui se propose de sortir de leuro drame de linsuffisance intellectuelle : à certains, il faut le passage au concret pour commencer à croire vraiment à une possibilité que leur esprit ne parvient pas à embrasser tant quelle demeure simplement abstraite.
Dieu sait quil fallait être ou bien de la dernière mauvaise foi ou bien intellectuellement limité pour ne pas concevoir une sortie de gauche de leuro cest-à-dire une vision de gauche de la souveraineté. Mais maintenant elle est là : une grosse minorité de Syriza, défaite par la trahison de Tsipras, mais décidée à continuer de lutter sous les couleurs nouvelles de la Gauche Unie, établit désormais in concreto lexistence de la « sortie de gauche » : une sortie que rien nentache à droite, ni « repli nationaliste » puisque nous avons là affaire à des gens dont les dispositions internationalistes sont insoupçonnables, ni « dérive xénophobe » puisque pour le coup le seul point daccord, mais absolu, au sein de Syriza, touche à la question de limmigration, de son accueil et de sa régularisation. Et seuls les deux neurones de Jean-Marie Colombani, la haine incoercible de Quatremer pour tout ce qui est de gauche, mais aussi les préventions affolées de lalter-européisme, pourront trouver justifié de sexclamer au repli identitaire.
La gauche est là. Même réduite au dernier degré de la minorité institutionnelle, elle ne mourra pas. Elle vit en Grèce. Elle revivra ailleurs en Europe, et spécialement en France, pour peu quon sy aperçoive, léchec de Tsipras enfin médité, quelle na de salut quhors de leuro et bien sûr quen en sortant par son côté à elle. Mais il faut être en proie au fétichisme de la sortie pour ne plus désirer sortir que pour sortir, cest-à-dire pour se préparer à sortir accompagné nimporte comment. Et avoir sérieusement oublié de se poser la seule question qui vaille, la question de savoir pour quoi faire, et par suite avec qui ? la seule qui ramène quelque clarté et fasse apercevoir certaines improbables alliances pour ce quelles sont : aberrantes, dévoyées, et promises à la perdition, au double sens de légarement moral et de léchec assuré.
Jack v.
29/08/2015
Pierre Audabram
28/08/2015
Bonjour Bertrand,
D’abord je vous remercie d’avoir bien voulu apporter du grain à moudre à ma première intervention sur ce forum. Je salue aussi la pertinence de vos positions. Vous me permettrez néanmoins d’examiner celles-ci en tâchant d’être constructif. A propos des élites, je ne me cantonne pas, contrairement à ce que vous laissez entendre, aux seules élites politiques, mais aussi au monde très large des media mainstream, ainsi qu’à l’univers de la science universitaire. A un niveau moindre, les élites locales ne doivent pas être oubliées non plus. Je sens bien vous chagriner un peu en ce qui concerne les hommes de sciences, mais il est des vérités qu’il convient de sortir de sous le boisseau. Vous n’ignorez pas, je suppose, la réalité de la participation de non-professionnels à des projets scientifiques. Il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau, loin de là. A côté de ceux et celles qui veulent réellement aider la recherche de manière sincère, se trouve une armée d’intervenants, souvent plus ou moins vaguement issus de l’univers assez glauque de la sociologie, et qui n’entendent pas contribuer à l’effort de « plus de science », mais veulent une autre science. Dans un excellent article tout juste paru le 25/08/2015, Sciences « participatives » ou sciences captives ? », l’auteur, Marcel Kuntz, met en garde contre les agissements par ruse de ces intervenants extérieurs qui entendent peser sur la science en se mêlant aux soutiens sincères de celle-ci, se servant d’eux comme caution. Je le cite : « Les associations de malades sont ainsi souvent instrumentalisées, dans des colloques par exemple, comme étant exemplaires de la science participative. Qui peut être contre le rapprochement de la médecine et des malades ? Les deux parties ont chacune intérêt à « plus de science », même s’il peut y avoir divergences de vues ». Par contre, je ne suis pas Marcel Kuntz dans sa déclaration selon laquelle nous assistons à une déclinaison de la démocratie participative, soupçonnant cette dernière de profiter essentiellement aux mouvements populistes dont on sent bien qu’il ne porte pas ceux-ci dans son cur. Point clé maintenant de son analyse, je cite : « L’idéologie postmoderne comprend un ensemble de déconstructions qui incluent celle des valeurs des Lumières. Elle n’ouvre pas seulement la porte à toutes sortes de charlatanisme, elle promeut un relativisme au cur même de l’activité scientifique. Nous basculons ici des illusions d’un progrès inéluctable par la science vers un excès inverse : une science qui ne serait qu’une opinion comme une autre, qui produirait plus de mal que de bien et qui, par conséquent, doit être maintenue sous contrôle « citoyen », c’est-à-dire captive ». Que dire encore sur les grossières manipulations dans le domaine du climat qui n’ont de scientifique que le nom, mais servent des buts politiques ? Point n’est besoin de réfléchir longtemps au dénominateur commun qui relie entre elles les dérives des diverses élites ; il s’agit, encore et toujours du mensonge utilisé plus que jamais comme outil de pouvoir. Et qu’on n’essaie pas de minimiser la responsabilité personnelle de chacun de ceux qui appartiennent à cette élite, arguant qu’elles sont manipulées de l’extérieur, etc. Non, chacun y gagne un certain avantage, une notoriété scientifique pour l’un et la publication de ses travaux, une promotion dans l’appareil politique pour l’autre, etc. Tous sont responsables et, ma foi, la situation est à ce point inextricable, que je défie quiconque de me dire vers qui nous pouvons maintenant nous tourner. Il va de soi que si la corruption de nos élites est à son comble, l’effet mimétique produisant les mêmes résultats sur la masse du peuple, la priorité qui se dégage de ce constat ressort en la nécessité absolue de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser la rotation des élites en faveur d’hommes et de femmes insensibles à l’appât du gain, aux honneurs, aux plateaux de télévision, etc. Cette nouvelle élite existe déjà virtuellement parmi nous et, grâce à l’élévation naturelle de son état de conscience, débusque plus ou moins consciemment, selon les degrés atteints par chacun, les mensonges et les illusions de notre société postmoderne. Si on ajoute à cela les sublimes qualités humaines qui la caractérisent, son honnêteté absolue, son souci permanent du bien-commun, sans rechercher un quelconque avantage pour elle, ses dispositions particulières lui permettant de détecter sur le champ toutes sortes de mensonges, comment ne pas imaginer qu’à la faveur d’un événement populaire ayant son origine dans le manque de confiance grandissant que ressent le peuple envers ses dirigeants, comment ne pas imaginer un scenario providentiel grâce auquel ces hommes et femmes nouveaux pourraient accéder aux affaires ? C’est ce qu’il nous faut croire car, qu’on le veuille ou non, nous nous trouvons face à un phénomène irréversible mais encore souterrain, qui deviendra de plus en plus visible au cours des années qui viennent.
Je vous rejoins tout à fait sur la probabilité d’une guerre car les ingrédients, hélas, sont maintenant au complet. Métaphysiquement cette échéance s’apparente tout à fait à ce qu’on fait subir les hordes de Gog et Magog, plus explicitement dénommées « le fléau de Dieu ». Les exemples regorgent, dans l’histoire, de ces civilisations qui, ne croyant plus en elles-mêmes, s’employaient par la licence et les déviances innombrables à favoriser leur auto-destruction. Le fléau de Dieu n’est jamais loin : nous sommes dans la même situation et devrons probablement très bientôt subir ce qu’un bourgeoisisme athée, bouffi et lâche mérite comme calamités.
Vous avez raison d’affirmer le caractère central de la spiritualité dans la condition humaine, évidence qui apparaîtra de plus en plus dans les mois et les années qui viennent. Par contre, je ne vous suis pas sur vos conclusions par rapport à la Gnose chrétienne. C’est un lourd débat sur lequel je compte revenir. Vous semblez confondre gnosticisme avec gnose ce qui est la posture la plus commune de nos jours. Si la Tradition est universelle, la forme qu’elle emploie pour se divulguer est chaque fois adaptée au groupe humain auquel elle s’adresse. Pour ce qui concerne le Christianisme, celui-ci contient en lui-même des enseignements d’une telle profondeur que, pour le chercheur averti, son cuménicité, à savoir sa capacité à résumer en lui-même toutes les autres doctrines, ne fait plus aucun doute. C’est aussi un vaste débat sur lequel j’aimerais revenir. Mais un obstacle de taille devra au préalable être contourné : quand on parle de Gnose, on imagine tout de suite une part d’enseignements secrets auxquels n’ont pas accès ceux qui ne sont pas initiés. En réalité, ceux qui s’adonnent à ce genre de travail sont arrivés dans la vie avec, déjà, une certaine conviction de leur vie spirituelle en ses possibilités de développement. Par l’étude et, surtout, par la pratique des vertus et l’éradication totale du mensonge fait aux autres et à soi-même, ceux-là accèdent graduellement à d’autres états de conscience pouvant aller jusqu’à un point à partir duquel les découvertes qui y sont faites ne peuvent plus être traduites en langage humain. C’est bien là la signification réelle du terme ésotérisme. Cette Gnose ou cet ésotérisme existent toujours et, pour mieux illustrer mes propos et en guise de conclusion, je laisse la parole à Saint Paul : « C’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits (1), sagesse qui n’est pas de ce siècle (2), ni des chefs de ce siècle (3) qui vont être anéantis (4). Nous prêchons la sagesse divine, mystérieuse et cachée, que Dieu avant les siècles avait destinée pour notre gloire (5), sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue ».
1) Pour ceux qui arrivent en ce monde avec ce bagage spirituel évoqué plus haut.
2) Connaissance qui est totalement inconnue de la science de l’époque.
3) Qui ne provient pas des autorités de l’époque : rois, reines de l’époque.
4) Qui vont tous mourir alors que cette sagesse est éternelle.
5) Que Dieu a de tout temps réservé à cette élite spirituelle qui traverse les âges.
Bonne soirée à tous.
Pierre Audabram
perceval78
28/08/2015
Heureusement Google a gardé le document en cache lien
Google sait presque tout lien
Mais peut être pas autant que la NSA (cf Core Secrets, a usage exclusif de la NSA)
The highest level of classification. Information at this level is released only to select government individuals
lien
Le retour des néo-cons rassure les citoyens mal informés
il s’agit de ne pas baisser les bras face aux bolcheviques
lien
Les femmes ont gagnées la partie mais pas le prolétariat
lien
Philippe Grau
28/08/2015
A propos de Sapir et de l’alliance avec le FN.
Il y a des choses qui ne passeront jamais, désolé.
Vous faites fausse route sur la réalité du FN, il n’est en rien anti-système. Il est passéiste et garde bien au chaud une roue de secours pour le capitalisme (même mondialisé) au cas où
Un dessin vaut un discours :
http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2015/08/Racisme.jpg
Bertrand Arnould
28/08/2015
Pierre, merci de votre analyse et de votre lucidité, cependant, rappelons nous que si nos “élites” sont incompétentes, c’est seulement en politique, car s’ ils n’ont aucun courage dans l’exercice de cette politique, ils sont très forts pour nous jouer le jeu de alternance, illusoire bien sûr, puisqu’ils ont fait leurs études ensembles, font partie des même loges, fréquentent les mêmes milieux, ont les mêmes intérêts, ils semblent indéboulonables et quand la situation leur échappe, avec la complicité des médias vendus, ils vous font apparaître une personne providentielle, qui va tout changer et au final, désamorce la prise de conscience.
Il faut prendre conscience que les vrais changements en classe politique, ce sont toujours fait lors d’une guerre ou d’une révolution, tout est prêt pour cela, je pense beaucoup plus à la guerre, car une révolution ne serait qu’une manipulation de plus.
Merci également pour la part de votre intervention concernant le Christianisme instrumentalisé et perverti depuis Constantin et même avant, le crime contre la raison d’être spirituelle chez l’être humain, le plus grand crime qu’il puisse être, pour ceux qui en doutent, rappelez vous des souffrances extraordinaires qu’ont choisi de subir, ceux qui ont voulu garder leur liberté spirituelle!
Nous assistons actuellement, épaulé par les découvertes en 1945 et 49 des écrits de Nag-Hammadi en haute Egypte et de Qumran sur les bords de la mer morte, à un retour de la Gnôse chrétienne, mais sous une forme qui ne dit pas son nom, la nouvelle spiritualité assimilant les principes du Bouddhisme avec la Gnôse et l’origine extraterrestre de notre création et de notre hiérarchie Divine, le tout, plus ou moins, New-age, qui est une suite de la Théosophie de Mme Blavatsky, rappelons-nous de cette parole; le 21eme siècle sera spirituel ou ne sera pas!
Jung, qui illustre dans ces paroles le retour de intuition qui est nécessaire pour ouvrir la voie au raisonnement, les plus grandes découvertes ont très souvent été le fait d’intuition de la part de gens n’ayant pas de (dé) formation universitaire, cela va libérer la science qui va cesser de se prendre pour la religion.
Bonne soirée à tous
perceval78
27/08/2015
Pierre Audabram
27/08/2015
Bonjour à tous les membres du forum,
Le phénomène relevé dans l’article et qui concerne plus particulièrement la vie politique des Etats-Unis, est un phénomène que l’on retrouve un peu partout sur la planète. Il peut se d’écrire en peu de mots : l’ensemble des élites de la planète, quelles que soient les positions qu’elles occupent, a atteint son seuil d’incompétence et l’a même dépassé depuis un certain temps. Quelles que soient les modalités des changements auxquels nous ne manquerons pas d’assister, nous nous trouvons en présence des prémisses d’une rotation des élites. Le même phénomène s’est, dans l’histoire, affirmé à la fin du moyen-âge avec l’irruption de là Renaissance et des “lumières”. Nous pouvons nous contenter d’assister en spectateur passif au déroulement du processus et avoir la satisfaction de dire, ensuite : “vous voyez, j’avais bien raison”, mais cette posture est une faute grave vis à vis de ces lois naturelles auxquelles l’humanité dans son ensemble est, quoi qu’elle puisse en dire, soumise, lois auxquelles font allusion les animateurs de dedefensa.org. Si la nécessité d’un changement d’élites s’affirme autant aujourd’hui, c’est que celle qui doit prendre le relais est déjà parmi nous. Mais nous nous heurtons là à une énorme difficulté : tout est fait pour camoufler celle-ci et pour l’orienter sur les nombreuses voies de garage disponibles. Des centaines de milliers de vies sont ainsi gâchées, surtout depuis la fin de la dernière guerre mondiale. Il y a donc urgence à apprendre à reconnaître ceux et celles qui sont à même de nous sortir du très mauvais pas dans lequel nous nous trouvons. M. PH. Grasset a évoqué dans un article le fait que le Christianisme avait été subverti; ce n’est pas une fatalité car le Christianisme est comme les poupées russes, il y a toujours un autre intérieur disponible à ceux qui ont la force et le courage de chercher. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est Carl Gustav Jung qui en parle le mieux. En tout cas qu’il souligne avec pertinence la nécessité du réveil de l’Esprit. Je citerai un passage de son ouvrage “L’Ame et la Vie” : “Qu’on n’imagine pas que l’on comprend le monde uniquement par l’intellect ; on le comprend tout autant par le sentiment. Aussi le jugement de l’intellect représente-t-il tout au plus la moitié de la vérité ; et il doit, s’il est sincère, avouer son insuffisance. Il y a des dons de l’esprit ; il y en a aussi du cur qui ne sont pas moins importants. Et pourtant les hommes de cette sorte sont souvent plus utiles et plus précieux pour le bien de la société que ne le sont les autres”. Tout est dit, déjà en 1945. Si Dieu me permet, ainsi que les responsables du blog, je reviendrai plus longuement et en détail sur la démarche à engager.
Sincères salutations à tous.
Pierre Audabram
perceval78
27/08/2015
... Tantôt le réel, tantôt lillusion nous recueille; et lâme, en définitive, na point dautres ressources que le vrai, qui est son arme, et le mensonge, son armure lien
Plus ça va mal, plus il y aura du fric à se faire
Ever. 1637, 1797, 1819, 37, 57,84, 1901, 07, 1929, 37, 73, and 1987… God damn did that motherfucker fuck me up good, 92, 97, 2000, and whatever this is gonna be called. Theyre just the same thing over and over ... Theres always been and theres always gonna be the same percentage of winners and losers, happy fucks and sad sacks lien
Soyons positifs, la nouvelle République européenne va enfin sortir des limbes lien
les Français sont de plus en plus impliqués dans la survie de l’Allemagne lien
La diplomatie Française fait sa mue
Vincent Jauvert @vjauvert Aug 25
Speed dating entre ambassadeurs et patrons de PME à #SemaineAmbass lien
Paul Nizan n’est plus
Tant qu’on ne saura pas exactement à quoi s’en tenir, on aura le droit de soupçonner que l’optimisme de Londres et de Paris
est moins justifié par le contenu positif des propositions franco-britanniques que par le désir de créer des espoirs et de rejeter la responsabilité d’une déception possible sur le gouvernement soviétique.
L’expérience de ces derniers mois nous persuade que la réalité des propositions franco-britanniques est souvent beaucoup plus mince que des bruits qu’on répand sur elles. lien
Reste le socialisme, tel un phare dans la nuit
Le Socialisme français s’est dégagé unanimement et avec éclat de ces odieuses machinations. Il proclame une fois pour toutes
qu’il n’a besoin d’aucune inspiration de gouvernement étranger pour se donner tout entier à l’indépendance et au salut de la nation. lien
La situation est donc désespéré, il y a évidemment la tentation de l’abandon, l’équinoxe de septembre semble une date idéale
...quand le jour est égal à la nuit, que le oui est égal au non, qu’il est indifférent que le oui ou le non l’emporte ...
mais l’histoire nous apprend qu’il faut toujours s’accrocher jusqu’à l’ultime seconde, ... one day a king will come ... lien
OUR MAN is treading water barely keeping his head above water
looking at his raft burning.
What has he done?
His head drops below the water level.
Then pops back up.
Then, from behind him we see a dinghy with some fishermen in
it motoring up to him. lien
Hashem Sherif
27/08/2015
Je vous propose cet article qui permet de mieux préciser l’identité du système
http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0025995
Auguste Vannier
26/08/2015
@Christophe
Mon expérience (certes limitée) ne laisse aucunement présager d’une possibilité de “mélange” des militants et sympathisants.
Le matraque des clichés médiatiques, relève d’une propagande, pas de l’information et encore moins d’une pensée politique (mais peut-être d’une arrière pensée!):
-“les 2 extrêmes qui se rejoignent” (on tourne en rond);
-“les bruns-rouges” dans le même sac (l’injure ne fait pas l’analyse);
-“ni de droite, ni de gauche” (summum de l’idéologie de l’apolitisme)..
Si vous avez eu accès à un programme (ou même à un socle) du FN, faites le nous savoir.
Il ne peut pas y avoir d’ambiguïté sur ce qui est tellement floue qu’on ne le distingue même pas!
Personnellement je ne tiens pas à “survivre” sous un régime d’extrême droite (car l’alliance avec un de ses partis est un pacte Faustien) A tout prendre le néolibéralisme me semble moins oppressif…
Ilker de Paris
26/08/2015
En février 2015, le même Georges Friedman a tenu une conférence au “Chicago Council” là encore d’une étonnante clarté (calculée ?).
Lors de cette conférence Friedman parle de la Russie évidemment, de l’Allemagne, de l’importance pour les États-Unis d’empêcher toute alliance entre ces deux pays, de l’Europe, de l’extrémisme islamique, que Friedman ne classe pas parmi les menaces existentielle pour les États-Unis, de la politique de “diviser pour mieux régner” etc
Claude Courouve
26/08/2015
On ne résout pas un théorème, on le démontre. On résout un exercice ou un problème.
DO
26/08/2015
Bonjour M. Grasset.
J’aimerais bien vous supporter financièrement mais je suis bien trop fauché pour une donation quelconque. De plus, je n’habite pas en France, ce qui rend toute transaction bancaire, même pour 1 euro symbolique, prohibitive voire absurde (la banque recevrait plus que vous en raison des frais de transaction).
Ceci-dit, je vous lis très régulièrement et ce, malgré quelques “lourdeurs” de style (*). J’essaie par conséquent d’attirer l’attention de mon entourage sur vos écrits. Ce n’est pas pas facile, croyez-moi, car avant de vous lire et vous comprendre, je pense qu’il faut faire soi-même un travail de remise en question de l’histoire officielle et autres dogmes à caractère propagandiste
(*) Excusez l’expression quelque peu péjorative mais vous aimez bien flâner dans votre prose, vous semblez être un grand Romantique :)
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