Marc Gébelin
22/11/2016
« Fillon, vainqueur comme il l’a été hier soir, est entré dans l’antiSystème comme “on entre en politique”, », dites-vous.
Hum… Dans Fillon, il y a Fille et là, dans la mémoire longue des Français on touche à la fille nationale, à la pucelle… enfin, on devrait y toucher mais comment? Certainement pas par la virginité? Moins encore par les visions spirituelles? Par la paysannerie peut-être? Ou alors la catholicité productive! Cinq enfants avec une Pénélope british, une descendante des brûleurs de Rouen, ça a dû marquer son catholicisme social! Notre Fillon Fille de France est-elle issue de la "vieille France républicaine" sarthoise, je veux dire celle qui s’affuble de ce nom et qui l’est autant que pouvait l’être Pie IX ou Pie X. Cette vieille France là a, depuis belle lurette, fait contre mauvaise fortune bon cœur, c'est-à-dire qu’en son cœur elle est anti-républicaine et en sa fortune aussi mais moins, car un catholique s’il aime l’argent ne l’étale pas (c’est pas un Sarko), ne fait pas de scandale avec ses femmes et finit par aimer son prochain quand il n’a plus d’autre choix. C’est ce qu’a fait notre Fillon de France.
Fillon, catholique donc, élève d’un certain ministre du travail bedonnant presque socialiste (dans le sens antique bien sûr), se crut et se croit travailliste, sensible aux problèmes sociaux. Son programme économique est très original. Diminution des "charges", ces charges que les employés, les ouvriers, les "nécessiteux" en somme, appellent eux des cotisations, ensuite c’est une grande admiration pour la loi schön Connery, cette loi scélérate que Rebsamen a fui avec raison et qu’on a collé sur le dos de la marocaine de service. En matière de social, il y a mieux. Tout son "programme révolutionnaire" consiste d’après Jacques Sapir en cinq points :
1. 100 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les dépenses publiques,
2. 40 milliards de baisse des charges pour les entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux
et fiscaux pour les ménages
3. Fin des trente cinq heures dans le secteur privé et retour aux 39 heures dans la fonction publique.
4. Suppression de l’ISF pour aider au financement des entreprises,
5. Recul de l’âge de la retraite à 65 ans et unifier tous les régimes de retraite pour maintenir le pouvoir d’achat des retraites
Ça fait vingt ans qu’on fait ça avec le succès qu’on connaît (Juppé sait). Il y a vraiment de quoi bouleverser le cœur des Français au chômage, des Français qui sont sur sa pente, des Français qui travaillent mais n’arrivent pas à boucler leur budget et des tous ceux qui le bouclant quand même ne seront pas obligatoirement convaincus d’un programme ultra libéral qui risque d’avoir vingt ans de retard sur les Usa (du Mitterrand à l’envers en somme), ça doit faire du monde. Pour qui voteront ces Français là? On imagine déjà la campagne de Marine dénonçant les mesures antisociales, l’anti-russisme discret mais d’autant plus arrogant du personnage qui, sous couvert de fausse compréhension de Poutine voudrait nous faire croire qu’il est l’inventeur d’une géopolitique inédite. Monsieur fréquente assidument le Club Valdai, le Davos du froid non pour y faire de brillantes analyses mais pour s’y montrer. Non, je ne crois pas à Fillon. Il va offrir à Marine des arguments en or auxquels Mélenchon devra se raccrocher coute que coute, c'est-à-dire risquer de se griller et d’être toujours une longueur derrière le FN. Fillon fera-t-il élire le FN ou sera-t-il élu grâce à un électorat FN déboussolé qui reconnaitra en lui quelques unes de ses "valeurs" comme il les avait retrouvées en 2007?
Citation d’un connaisseur:
« Hormis le libéralisme décomplexé (mais n’oublions pas la partie libérale du FN), Fillon avance une sorte de programme FN soft, qui ne laisserait à la présidente du FN qu’un positionnement plus dur, véritable repoussoir pour le centre de gravité de l’électorat français, qui se situe actuellement au centre-droit. Sauf si elle choisit une ligne sociale, la ligne d’Egalité &Réconciliation, qui permet de réconcilier droite et gauche souverainistes contre le programme libéral oligarchique. Juppé en était la version soft, Fillon en est la version dure.
Florian Philippot a donc stratégiquement raison de croiser le fer avec Jérôme Chartier, le porte-parole de Fillon, sur le plateau de France 2, ce dimanche 20 novembre au soir. C’est le dernier combat. Après, il n’y en aura plus ».
On verra qui a raison. En tout ça va être intéressant.
Christian Feugnet
22/11/2016
Je généralise assuremment outranciérement . Il me semble que ces phénoménes nouveaux , nous précise l'avenir . La facilité consiste à raisonner par analogie pour anticiper sans nécessité .
Ainsi on entrevoit un retour au nationalisme par opposition au globalisme et au social par rapport au sociétal ( meme s'il est péjoratif : populisme ) .
Que nenni ! Ce qui , à mon avis rend le mieux compte serait plutot cette notion mathématique étrange d'Univers paralléles , du globalisme de communautés , en quelque sorte , au sein de nations .
perceval78
22/11/2016
On dira ce qu'on voudra, Nigel Farage est celui qui a déserté les Brexiteers au lendemain du référendum.
Cet homme a toutes les caractéristiques du salaud et du traitre, Shame on Him !
Nos amis anglais ont évidemment fait grand cas des références de Steve Bannon, depuis que Theresa May a perdu la main sur le déclenchement de l'article 50
, il y a des airs de guerre civile en Albion.
On parle de Tony Blair pour prendre la tête des anti-brexiteers, promis juré il n'est plus dans les affaires et ne cotoie plus les dictateurs, promis juré ...
Christian Feugnet
22/11/2016
Sur le fond et la forme à mon avis . Voilà synthétisé , de maniére sobre mais accessible toute la problématique actuelle . Il s'en dégage , ce que je crois étre le futur paradigme : mettre à jour , les probabilités , la théorie , etc ...Avec le réel . çà va étre long à réaliser , méme si çà commence maintenant , vu l'inertie de noz élites . Une consolation : un enrichissement pour les contrariants .
Marc Gébelin
22/11/2016
« Fillon, vainqueur comme il l’a été hier soir, est entré dans l’antiSystème comme “on entre en politique”, »
Hum… Dans Fillon, il y a Fille et là, dans la mémoire longue des Français on touche à la fille nationale, à la pucelle… enfin, on devrait y toucher mais comment? Certainement pas par la virginité? Moins encore par les visions spirituelles? Par la paysannerie peut-être? Ou alors la catholicité productive! Cinq enfants avec une Pénélope british, une descendante des brûleurs de Rouen, ça a dû marquer son catholicisme social! Notre Fillon Fille de France est-elle issue de la "vieille France républicaine" sarthoise, je veux dire celle qui s’affuble de ce nom et qui l’est autant que pouvait l’être Pie IX ou Pie X. Cette vieille France là a, depuis belle lurette, fait contre mauvaise fortune bon cœur, c'est-à-dire qu’en son cœur elle est anti-républicaine et en sa fortune aussi mais moins, car un catholique s’il aime l’argent ne l’étale pas (c’est pas un Sarko), ne fait pas de scandale avec ses femmes et finit par aimer son prochain quand il n’a plus d’autre choix. C’est ce qu’a fait notre Fillon de France.
Fillon, catholique donc, élève d’un certain ministre du travail bedonnant presque socialiste (dans le sens antique bien sûr), se crut et se croit travailliste, sensible aux problèmes sociaux. Son programme économique est en effet très social. Diminution des "charges", ces charges que les employés, les ouvriers, les "nécessiteux" en somme, appellent eux des cotisations, ensuite c’est une grande admiration pour la loi schön Connery, cette loi scélérate que Rebsamen a fui avec raison et qu’on a collé sur le dos de la marocaine de service. En matière de social, il y a mieux. Tout son "programme révolutionnaire" consiste d’après Jacques Sapir en cinq points :
1. 100 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les dépenses publiques,
2. 40 milliards de baisse des charges pour les entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux
et fiscaux pour les ménages
3. Fin des trente cinq heures dans le secteur privé et retour aux 39 heures dans la fonction publique.
4. Suppression de l’ISF pour aider au financement des entreprises,
5. Recul de l’âge de la retraite à 65 ans et unifier tous les régimes de retraite pour maintenir le pouvoir d’achat des retraites.
Ça fait vingt ans qu’on fait ça avec le succès qu’on connaît (Juppé sait). Il y a vraiment de quoi bouleverser le cœur des Français au chômage, des Français qui sont sur sa pente, des Français qui travaillent mais n’arrivent pas à boucler leur budget et des tous ceux qui le bouclant quand même ne seront pas obligatoirement convaincus d’un programme ultra libéral qui risque d’avoir vingt ans de retard sur les Usa (du Mitterrand à l’envers en somme), ça doit faire du monde. Pour qui voteront ces Français là? On imagine déjà la campagne de Marine dénonçant les mesures antisociales, l’anti-russisme discret mais d’autant plus arrogant du personnage qui, sous couvert de fausse compréhension de Poutine voudrait nous faire croire qu’il est l’inventeur d’une géopolitique inédite). Monsieur fréquente assidument le Club Valdai, le Davos du froid non pour y faire de brillantes analyses mais pour s’y montrer. Non, je ne crois pas à Fillon. Il va offrir à Marine des arguments en or auxquels Mélenchon devra se raccrocher coute que coute, c'est-à-dire risquer de se griller et d’être toujours une longueur derrière le FN. Fillon fera-t-il élire le FN ou sera-t-il élu grâce à un électorat FN déboussolé qui reconnaitra en lui quelques unes de ses "valeurs" comme il les avait retrouvées en 2007?
Citation d’un connaisseur:
« Hormis le libéralisme décomplexé (mais n’oublions pas la partie libérale du FN), Fillon avance une sorte de programme FN soft, qui ne laisserait à la présidente du FN qu’un positionnement plus dur, véritable repoussoir pour le centre de gravité de l’électorat français, qui se situe actuellement au centre-droit. Sauf si elle choisit une ligne sociale, la ligne d’Egalité &Réconciliation, qui permet de réconcilier droite et gauche souverainistes contre le programme libéral oligarchique. Juppé en était la version soft, Fillon en est la version dure.
Florian Philippot a donc stratégiquement raison de croiser le fer avec Jérôme Chartier, le porte-parole de Fillon, sur le plateau de France 2, ce dimanche 20 novembre au soir. C’est le dernier combat. Après, il n’y en aura plus ».
On verra qui a raison. En tout ça va être intéressant.
Dont Acte
21/11/2016
Loser… loser… comme vous y allez ! En note de gueule, façon archétypes de cours de récré, oui, peut-être : le bien peigné à lunettes martyrisé par le grand cinglant et le petit sadique. Mais ça ne va pas plus loin. Parce que votre loser, libéral convaincu, il est dans le camp du proviseur, du CAC40, du Médef, c’est le fayot de service qui rafle les bonne notes et qui gagne à la fin, c’est tout. Il n’est qu’un autre pion très obéissant du Système.
Christian Feugnet
20/11/2016
C'est le Happening qui crée la réalité du spectateur .
Encore faut il qu'il aie suffisemment de temps libre et de disponibilité pour se laisser happer . Là y a un petit probléme , les anticipations du spectacle correspondent de moins en moins à la réalité du spectateur . .
Patrice
20/11/2016
"Telle est la démocratie théorique. Elle proclame la liberté, réclame l’égalité, et réconcilie ces deux sœurs ennemies en leur rappelant qu’elles sont sœurs, en mettant au-dessus de tout la fraternité. Qu’on prenne de ce biais la devise républicaine, on trouvera que le troisième terme lève la contradiction si souvent signalée entre les deux autres, et que la fraternité est l’essentiel".
C'est de Bergson, in Les deux sources de la morale et de la religion.
Difficile de faire plus concis et complet sur cette problématique…
Cela pour dire que quand certains (Valls comme Sarkozy et d'autres) parlent de "valeurs républicaines" et tutti quanti, sans vouloir-pouvoir-savoir préciser de dont il s'agit…
Ces jours ci, on a droit à une relance politico-commerciale de l'essai de M. Abdennour Bidar, tentative certainement méritoire sur la "Fraternité". Lequel Abdennour Bidar, philosophe de son état et natif de Clermont-Ferrand par ailleurs, philosophe français donc, n'a jamais, à ma connaissance, fait référence à Bergson….
Absence d'autant plus étonnante que Bergson poursuit ainsi: "ce qui permettrait de dire que la démocratie est d’essence évangélique, et qu’elle a pour moteur l’amour. On en découvrirait les origines sentimentales dans l’âme de Rousseau, les principes philosophiques dans l’œuvre de Kant, le fond religieux chez Kant et chez Rousseau ensemble"
L'opus de M. Bidar étant très lié au "contexte musulman" voire islamique, la référence à Bergson, unissant le volet religieux (du bon coté) et le volet républicain, semblait pourtant s'imposer.
Bien que qualifié en son temps de "chien de garde" - par une autre grande "référence" réactualisée récemment cf. Les nouveaux chiens de garde - Bergson est quand meme un, sinon le, "philosophe républicain quasi-panthéonisé".
Patrice
20/11/2016
De Laurent Fabius, dans son dernier opus qui prétend "expliciter" la diplomatie hollandienne, cette perle sur Barack Obama:
« une personnalité brillante dont certaines réalisations ont été remarquables (qui) manifeste avec nous, comme avec tous les autres, un réalisme froid qui confond souvent partenaires et supplétifs ».
qui confond souvent partenaires et supplétifs… On peut reprocher beaucoup et trop de choses à Fabius ou la diplomatie hollandienne, mais, ici au moins, pas un total manque de lucidité.
Le terme de "supplétifs" avait aussi été utilisé en son temps par Pierre Joxe alors ministre de la défense, qui avait fait un esclandre lors d'une réunion avec le chef d'état major US lors de la guerre du Golfe. Cet épisode avait par ailleurs démontré à l'E.M. français qu'il était totalement aveugle et dépendant du renseignement militaire US, de ses satellites, ce qui avait conduit ensuite au développement des moyens de renseignement français. D'où une position bien plus confortable: "on ne voit pas tout, mais comme les américains ne savent pas ce que l'on voit…" .
Christian Feugnet
20/11/2016
Y aurait beaucoup à dire . Je me contentrai de banalités .
La couleur des Clintons c'est vulgairement du violet , pale imitation , ersatz comme disaient les Allemands pendant la guerre . Couleur des évéques , faute de moyens , par rapport aux cardinaux . Le vrai pourpre , celui qui coute trés cher , on peut le classer dans les rouges .
Christian Feugnet
20/11/2016
çà me rappelle que chez les peuples antiques en état de communisme prolongé , Egypte , Scythes , Mayas , etc , on enterrait aussi tous les amis , serviteurs , concubines et objets précieux , pour la résurrection dans le séjour éternel . Bien avant leur mort naturelle , par amour pour lui .
Christian Feugnet
20/11/2016
A signaler d'abord que la logique distingue n'ont pas une seule forme d'opposition : la contradiction ( anti) mais quatre . Par exemple Trump est aisément qualifié ( qualifiable de nazi , national socialiste , deux termes pourtant opposables , alors que lui conviendrai mieux social nationaliste , autre opposition , surtout réalisé par un capitaliste .
Que Trump soit dans la confusion me semble nécessaire à son but , et sa tactique : comme il l'a énoncé : surprendre .
Qans la formule PV = RT on dissocie P et V , en vue de faire des machines thermiques , machines à vapeur , chaudiéres , frigo , compresseurs .
Ce sont les organes de ces machines qui font la différence selon le but .
Dans la Nature P n'est pas séparé de V , et lorsque qu'on tente d'instaurer une nouvelle machine , elle ne l'est pas d'emblée , faute d'expérimentation .
Ainsi , malgré eux , les constructeur soviétiques de frigo ont réalisé d'excellents radiateurs ( comme par analogie avec leur systéme social ) , ancétres des pompes à chaleur .
Autrement dit Trump est dans la confusion , de méme que le peuple et le systéme , parce qui'il sait ce qu'il veut , mais pas la méthode et le chemin pour y parvenir . Il innove .
François Jéru
19/11/2016
ERRATUM sur la période 46 milliards de profits banksters NWO_(guillemets)"USA"
$ 46 milliards de profits nets pour le seul second trimestre 2016.
Jean-paul Baquiast
19/11/2016
Plutôt qu'en appeler à Merkel pour sauver le "rêve européen", commeValls (voir ci-dessous) il faudrait par tous moyens disponibles (et la France en a beaucoup) combattre la domination de l'Allemagne et celle de l'UE-USA
Cf https://www.rt.com/op-edge/367398-forum-hollande-merkel-eu/
Patrice
19/11/2016
LE NOUVEL ENNEMI
S’il existe une pensée dominante dans la société actuelle, c’est la croyance en la magie du marché. La doctrine capitaliste du laissez-faire prétend que le bien commun est le mieux servi par la poursuite sans entraves de l’intérêt personnel.
Mais à moins qu’il soit modéré par la reconnaissance d’un intérêt général qui doit prévaloir sur les intérêts particuliers, notre système actuel est voué à s'effondrer.
Je considère que la menace venant du capitalisme du laisser-faire est plus grave aujourd’hui que celle des idéologies totalitaires
STABILITÉ ÉCONOMIQUE
Au delà des préférences individuelles qui s'expriment dans les comportements de marché, les individus étaient guidés par un ensemble de principes moraux qui trouvaient leur expression hors du périmètre des mécanismes de marché. [...] De fait, ces principes n'ont souvent pu se maintenir lorsque des alternatives sont devenues disponibles. Les valeurs du Marché ont servi à saper les valeurs traditionnelles.
Ce qui n’était qu’un moyen d’échange a usurpé la place des valeurs fondamentales, inversant la relation postulée par la théorie économique. [..] La société a perdu ses ancrages.
DARWINISME SOCIAL
La richesse s’accumule entre les mains des possédants, et si aucun mécanisme n’impose la redistribution, les inégalités peuvent deviennent intolérables.
La cooperation fait partie intégrante du système tout autant que la competition, et le slogan "la survie des plus adaptés" déforme ce fait.
RELATIONS INTERNATIONALES
Le capitalisme-brigand qui a pris le contrôle de la Russie est si inique que le peuple pourrait bien se tourner vers un dirigeant charismatique qui prometttrait le redressement national, au prix de libertés civiles.
L'ONU a été totalement discrédité en tant qu'institution de maintien de la paix. La Bosnie a fait à l'ONU ce que l'Abyssinie avait fait à la Société des Nations en 1936.
C'est de George Soros, in "La menace capitaliste", 1997
http://www.theatlantic.com/magazine/archive/1997/02/the-capitalist-threat/376773/
Etonnant non?
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