jc
08/12/2017
Homme ou femme? Qui suis-je? Pensé-je comme je suis?
Thom: "L'intelligence, c'est la capacité de s'identifier à autre chose, à autrui."
Autrement dit l'acte de penser est l'acte de s'identifier à autre chose, à autrui.
Thom: "Le mâle est elliptique, la femelle est hyperbolique." (détails dans SSM, 2ème ed. pp. 96 et 97)
Une psychanalyste lacanienne: "Lacan est masculin, Thom est féminin." (sans explication)
Cosmogonie: De toute éternité était l'espace-temps, homogène, en fond d'écran. Une tabula rasa. Puis vint une chiure de mouche. Chiure ou oeuf? De mouche ou pas de mouche. Bref: vint donc un point qui déshomogénisa l'écran. Une cellule totipotente d'où sortira le monde?
Je pense alors avec méthode, c'est-à-dire avec la méthode thomienne: j'essaie de m'identifier au point.
Première façon: je me fais de plus en plus petit, de plus en plus en boule, pour finir par m'identifier au point qui devient donc une cellule qui ne peu peut-être pas tout, mais qui peut ce que je peux, ce qui n'est pas rien.
Deuxième façon: je regarde le point et je le ramène doucement à moi, en le grandissant peu à peu, pour finalement l'identifier à moi.
Peut-on dire qu'une façon de penser est masculine et l'autre féminine?
Dans la première façon le point comme la limite d'un faisceau de cercles concentriques de rayons de plus en plus petits? Dans la seconde le point comme l'intersection d'un faisceau de droites qui remontent à l'observateur?
Cercle=ellipse dégénérée. Droite=hyperbole dégénérée.
Première façon: pensée masculine?
Deuxième façon: pensée féminine?
Dualité homme/femme: transformation cercle/droite.
Inversion stéréographique: https://fr.wikipedia.org/wiki/Inversion_%28g%C3%A9om%C3%A9trie%29
Inversion gnomonique: https://fr.wikipedia.org/wiki/Projection_cartographique
jc
07/12/2017
Je veux ici revenir sur le fonctionnement du psychisme animal et du psychisme humain selon Thom (tel que je crois le comprendre) à propos d'un cas qui me semble archétype. En termes modernes cela donne:
Nous, animal ou humain, avons des CD. Sous certaines circonstances, externes ou internes, un certain CD est lu, entraînant l'exécution INCONSCIENTE d'un programme, d'une séquence d'actes (une chréode), la conscience étant informée ultérieurement (effet Libet) de l'exécution de ces actes "réflexe". C'est le cas lors de la vision d'une proie lorsque nous sommes affamés, où nous prenons alors conscience quelques dixièmes de secondes plus tard de cette action réflexe naturelle, action que nous tentons d'inhiber culturellement lorsque les circonstances l'imposent (qui n'a pas commencé à manger avant la maîtresse de maison!).
Bien que n'y connaissant rien (j'y vais au pif mais, j'espère, dans le fil de la pensée thomienne), je suis séduit par l'idée de neurones miroir comme déclencheurs pavloviens de l'exécution d'actes. Déclencheurs d'autant plus puissants et irrépressibles que "profonds". Et la profondeur maximale est, selon moi, atteinte lorsque ce sont les neurones miroir sexuels (liés aux catastrophes thomiennes ombilics?) qui entrent en action: on sait que dans ces conditions, il peut y avoir des coups de foudre INCONSCIENTS et durables (l'état amoureux) sur lesquels la conscience n'a aucune prise (pouvant créer des situations parfois socialement embarrassantes…).
Se déclenche alors une suite incontrôlable d'actes préliminaires (une chréode au sens de Waddington) aboutissant à l'acte sexuel. Ainsi la parade nuptiale de toute beauté de certains oiseaux que je ne peux qualifier autrement que de bouleversante, de quasi-divine*, et que je ne peux en aucune façon imaginer comme conséquence d'une quelconque sélection darwinienne**.
*: Chez nous les chiens, c'est moins divin, c'est "Comment vas-tu, flaire-moi le cul, ça va bien, flaire-moi le mien."
**: PhG: "Le darwinisme me semble ainsi complètement acceptable dans cette place que je lui accorde d’intuition (quoiqu’avec l’une ou l’autre réserve, dont celle-ci que je cite de seconde main et qui me paraît capitale justement pour le cas signalé ici, – d’après Georges Steiner dans Les Logocrates : «Il est intéressant de signaler que Thomas Huxley, vers la fin de sa carrière, en arriva à la conclusion que le darwinisme n’avait offert aucune explication plausible des origines du phénomène du langage»). Par conséquent, je suis (au sens de “suivre”) le darwiniste que vous êtes, mais avec des réserves importantes qui concernent justement le fond de notre débat." ("Le grain de sable divin", Dialogues Baquiast/Grasset)
alain pucciarelli
07/12/2017
Après l'opération Jérusalem, on est en droit de se demander si Trump réputé idiot ne serait pas un Machiavel méconnu. Il aggrave toutes les tendances agressives de la politique US en provoquant à terme l'échec des stratégies impériales menées avec obstination depuis au moins Clinton. Les Israéliens devraient réfléchir à deux fois avant d'accepter un cadeau empoisonné. Voilà une procédure florentine. D'une perversité inouïe. Bannon est-il derrière cette manoeuvre géniale? Si l'objectif est de semer le désordre et de permettre aux Etats Unis de revenir à leur affaires propres, en se lavant les mains des conséquences prévisibles de cette décision, tout en revendiquant leur soutien indéfectible à l'état hébreu, mettant au passage Israël devant ses responsabilités, cela pourrait fort bien réussir. Israël aura Jérusalem, et perdra toute chance de paix. Et de victoire militaire si le grand frère US le laisse tomber pour une raison ou une autre. Finalement, sous-estimer M. Trump est peut-être une erreur gravissime. Les éléments d'une tragédie se mettent en place. M. Trump en aura été le deus ex machina.
jc
07/12/2017
Ce sont des outils virtuels (mais pas virtualistes!), mathématiques bien sûr. Le matheux s'en sert comme le menuisier se sert d'une chignole ou d'un ciseau à bois.
Un matheux "bottom-upper" cherche toujours à dévoiler ce qui est (peut-être) caché: un "bottom-upper" est un découvreur, un apocalypseur.
1. La fibration-ciseau à bois.
Typiquement s'il voit un ensemble B de points, il va se dire: ces points sont peut-être des droites vues de dessus. Alors il va fibrer la base B par un ensemble F appelé fibre (ici une droite verticale), en faisant apparaître ce qu'on appelle un espace fibré, espace plus riche que la base initiale: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fibr%C3%A9
Et si ça ne marche pas il va essayer:
2. Le cobordisme-chignole:
La situation typique est la suivante: on voit trois ombres sur le fond de la caverne, sous forme de trois cercles disjoints. Ces ombres sont-elles celles d'un même "objet"? Autrement et plus généralement dit, y a-t-il un lien intelligible entre ces trois cercles. Réponse: oui: ces trois cercles sont les bas des deux jambes et le troisième la ceinture d'un même pantalon: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cobordisme
jc
07/12/2017
Le monde se présente à nous localement. Il y a des endroits de l'espace-temps où il ne se passe rien de bien intéressant (et, en général, nos sens ne les perçoivent pas tant ils sont incolores, inodores en sans saveur). Nos sens perçoivent là où il se passe quelque chose, là où il y a changement de forme (au sens généralisé), là où il y a morphogénèse (au sens anglo-saxon du mot), là où il y a singularité.
Le "savant" fait des photos de ces singularités, des cartes locales donc, qui forment un atlas. C'est la phase "présentation" de son travail: de quoi faut-il s'étonner?
La deuxième phase consiste à analyser ces cartes pour tenter de les recoller en un atlas intelligible (et utilisable par les "savants" à venir comme l'établi est utilisable par le menuisier). C'est la phase "représentation".
Pour écrire les lignes qui précèdent je me suis inspiré du "follower"¹ Jean Petit Petitot: http://jeanpetitot.com/ArticlesPDF/Petitot_ThomUrbino.pdf (p.7)
La situation des savants "followers" de Thom est donc celle de prisonniers dans le fond de la caverne de Platon. Ils doivent dans un premier temps interpréter les signes² qui apparaissent sur le mur du fond de cette caverne; et dans un deuxième temps ils doivent tenter de reconstituer l' "objet" qui produit de telles ombres, en tentant de "recoller" les singularités locales. On peut qualifier ces savants cavernicoles de "bottom-uppers". Dans la deuxième phase ils seront aidés par les "top-downers" situés à l'extérieur de la caverne, face à l'éblouissante lumière, c'est-à-dire par les élèves³ de Grothendieck.
La situation actuelle n'est donc pas, au fond, bien différente de celle décrite dans les aventures d' "Oumpah-Pah le peau rouge⁴": voyant les "Pieds plats" tenter de prendre d'assaut leur village par le Sud, les guetteurs se relaient pour envoyer des signaux de fumée. Signaux qui sont interprétés par le "savant" de l'époque, à savoir le sorcier "N'a qu'une dent"⁵, qui donne son verdict: "Troupeau de bisons au grand Nord". Rien de changé sous le soleil contre-civilisationnel, hormis la pédanterie (théorie du signal, Shannon, big data et compagnie). On notera que l'aristocratie française, représentée dans la tribu par le chevalier "Hubert de la Pâte feuilletée", dit "double scalp", avait à l'époque une classe certaine⁶.
1: Thom n'a pas voulu d'élève.
2: Thom cite fréquemment Héraclite: "Le Maître, dont l'oracle est à Delphes, ne dit ni ne cache; il signifie." Ce qu'il traduit: "La nature nous envoie des signes qu'il nous appartient d'interpréter."
3:Grothendieck a eu des élèves.
4. Dans ma jeunesse je ne lisais pas que Lucky Luke.
5. On notera qu'un seul par tribu suffisait.
6. Tout ça de mémoire; du plus de cinquante ans d'âge!
Disciple égaré
07/12/2017
Moi, j'ai plutôt aimé cette tribune de Monsieur Bonnal, et pensais qu'il fallait relire Le Hareng de Bismarck, d'un certain Jean-Luc Mélenchon… J'avais été frappé à l'époque de la virulence de son propos au sujet de nos chers voisins.
jc
07/12/2017
"La société n'existe pas." ("There is no such thing as society.")
C'est sans doute l'une des citations les plus marquantes de Margaret Thatcher. En septembre 1987, dans une interview au magazine Woman's Own, la chef de gouvernement conservatrice explique ainsi: "Nous sommes arrivés à une époque où trop d'enfants et de gens (...) rejettent leurs problèmes sur la société. Et qui est la société? Cela n'existe pas! Il n'y a que des individus, hommes et femmes, et des familles."
Trente ans de privatisations tous azimuths dans le bloc BAO. Je parie pour l'équation Privatisation=Déstructuration, pour le bloc qui débloque. Le président-moussaillon Macron semble avoir fait le pari inverse: en avant toute, vaillant pédalo!
jc
07/12/2017
Idéal divin de perfection (Ferrero), devise humaine d'ordre, d'harmonie et d'équilibre (Plotin): le fil rouge de Philippe Grasset.
Qu'est-ce que ça donne en petite section de maternelle?
Dans l'opposition tension/relâchement, opposition universelle qui se manifeste tant que l'idéal de perfection n'est pas atteint, on va s'intéresser ici aux processus d'harmonisation, de retour à l'ordre et l'équilibre naturels après une période de tension (musicalement de retour à la consonance après une dissonance).
Imaginons les 30 élèves de la classe rassemblés au hasard en cercle. Chaque enfant a son capital (génétique, épigénétique, naturel, culturel). En parfaite conformité avec la façon Système de voir les choses, on considère que ce capital est mesuré par un nombre évalué en euros. Par le hasard du rassemblement riches et pauvres se côtoient, ce qui entraîne des jalousies et donc des frictions entre voisins. Comment réguler harmonieusement ces tensions, comment revenir à un ordre et un équilibre?
Un processus classique de régularisation est celui de la douce chaleur. On considère que le capital de chacun est une température et on fait évoluer doucement cette température comme suit, disons toutes les minutes: à la minute suivante la température d'un enfant est la moyenne de sa température et de celle de ses deux voisins (celui de gauche et celui de droite) à la minute précédente (chaque enfant partage donc son capital avec ses deux voisins). Il est clair que la température va finir par s'égaliser dans toute la classe, rétablissant l'ordre, l'harmonie et l'équilibre, tout est parfait. Sauf que tout est mort: ce processus doux à la caresse est un processus d'harmonisation entropique.
Voici un autre processus de régularisation qui a l'avantage de préserver le capital de chacun. A chaque minute chaque enfant échange sa place avec l'un de ses deux voisins selon le mode "qui se ressemble s'assemble", de façon à se rapprocher de celui qui a un capital "plus voisin" du sien. Il est clair qu'à la longue la tension va tomber, et que va s'établir un ordre et un équilibre harmonieux (peut-être d'ailleurs le plus harmonieux possible): la société enfantine est apaisée. Il n'est pas impossible que des petits groupes d'amis se forment lors de ces jeux, lorsque l'instit siffle la récréation, groupes de 3, avec son centre, son leader.
Dans l'exemple précédent le capital de chaque enfant a été passé à la moulinette du banquier-instituteur, mélangeant (par exemple) son capital gentillesse et sa force physique (auxquels le banquier-instituteur a attribué une note pondérée). Comment réguler la société enfantine sans détruire le capital gentillesse et le capital force physique de chacun? Bonne question. Réponse: il suffit de faire la même chose en 2D. Chaque enfant aura alors 4 voisins. Et il se formera peut-être des petits groupes de cinq enfants, proches en gentillesse et en force physique, avec leur leader au milieu, leur centre organisateur. La société enfantine se construit…
Dans l'ébauche de mouvement H2O j'ai parlé de mouvement anti-capitaliste. En fait ce qui précède montre que le mouvement H2O est un mouvement anti-capitaliste-banquier. Je m'aperçois que le mouvement H2O est un mouvement capitaliste, un mouvement hautement capitaliste même car il capitalise sur la base des qualités de l'individu, frontalement opposé au bas-capitalisme, au capitalisme-banquier, au capitalisme-Système, qui, lui, capitalise sur la base de quantités mélangées et donc indifférenciées.
jc
06/12/2017
Ce n'est peut-être pas très construit mais je le sens confusément comme ça.
La philosophie sous-jacente au mouvement H2O est la philosophie naturelle (de -nette- préférence celle de Thom à, par exemple, celle de Newton). Aussi chez les H2O il importe au premier chef de savoir si un problème donné et son éventuelle solution sont naturels ou artificiels?
Or il semble que l'on évacue souvent cet épineux problème. Ainsi, par exemple typique, on glose à l'infini sur l'intelligence artificielle sans se poser la question de savoir ce qu'est l'intelligence naturelle. Et on parle de singularité, blablabla…
Selon moi l'artificiel ne peut se définir que par rapport au naturel car je n'imagine pas une définition ex-nihilo. Donc parler d'artificiel sous-entend implicitement qu'on connaît le naturel, et donc qu'on se connaît soi-même, puisque nous faisons partie intégrante de la nature.
Avec ce que je ne peux qualifier autrement que d'hubris, certains scientifiques (entre autres peut-être) se sentent habilités à passer outre ce problème préliminaire, considérant implicitement qu'ils connaissent la nature, et même plus, considérant que les instruments de mesure qu'ils ont conçus et testés grâce à leurs propres sens (ou grâce à leur raison dont rien ne dit qu'elle n'est pas artificielle) donnent des indications plus "réelles", plus "vraies", plus "objectives" que celles que leurs propres sens leur donnent.
Une connaissance authentique ne peut être qu'une co-naissance car la seule chose qui vaille est de se sentir en harmonie avec la nature. D'où, selon moi, le grand intérêt de la théorie embryologique de la morphogénèse de Thom et, en prime, l'intérêt d'un mouvement comme H2O.
Signé: Rantanplan.
Philippe Grasset
06/12/2017
Pour Mr. Jerzy Buczek,
La citation vient d'une interview de Crawford dans la revue Eléments n°169, décembre 2007-janvier 2018.
Bien à vous. PhG
jc
06/12/2017
Entre les Jean d'O par ci, et les Jean d'O par là des merdias sans honneur ni pudeur, j'ai noté:
- qu'à la fin de sa vie Jean d'Ormesson, qui a été un temps hospitalisé avec "monsieur Toulemonde" (donc sans doute pas à l'hôpital américain de Neuilly!), aurait réalisé pas mal de choses (la mort approchant, peut-être) et aurait dit à peu près ceci: "Il est vital pour notre société que chacun ait sa chance. Actuellement, faute d'argent, combien de Mozart assassinés."
Je le verrais bien, rien que pour ça, aristocrate H2O!
- qu'il a fait campagne pour défendre la réception sous la coupole de Marguerite Yourcenar, la première femme admise à l'Académie en 1980.
Progressisme sociétal ou recherche aristocratique de l'unité perdue?
jc
06/12/2017
Cette analogie thomienne a meublé mes insomnies de cette nuit. Car c'est le cercle qui est elliptique et qui donc, "logiquement", doit être associé à l'Homme, et par suite c'est la droite qui est hyperbolique* et qui donc doit, quant à elle, être associée à la Femme.
Si on suit cette logique c'est l'Homme qui est enfermé dans son cercle et qui tente peut-être d'en sortir. Et c'est la Femme qui est dehors et qui tente peut-être de se compactifier**. La Femme, artiste, fantasque, hyperbolique, planant au-dessus de l'Homme, scientifique, concentré, elliptique?
Thom: "Devant cette vision de la création artistique, comment le savant, accroché à la scission castratrice du Sujet et de l'Objet, pourrait-il ne pas se sentir inférieur? Certes savant et artiste cherchent tous les deux à reculer les limites de l'intelligible; mais le savant n'a pas la liberté ludique de l'artiste, il est assujetti à la règle impérative d'être compris. La Science ne peut guère que continuer sa tâche d'examen objectif des phénomènes; elle progresse par accumulation de faits, mais sur le plan des idées, sa démarche évoque plutôt celle de Sisyphe… L'art, lui, ne progresse pas, mais manifeste à la face du monde, continuel, le vouloir-être de l'Homme." ("Local et global dans l'oeuvre d'art", Apologie du Logos)
Je crois qu'en chacun de nous il y a de l'Homme et de la Femme. Je crois que le rapport Homme/Femme ne doit pas être envisagé sous le rapport de l'égalité ou de la différence, mais sous le rapport de la dualité, du duel.
*: On part d'une droite "double", on la dédouble en la remuant un peu, et on obtient une hyperbole dégénérée, réduite à ses deux asymptotes.
**: L'opération mathématique de compactification permet de ramener l'infini, de ramener l'inintelligible à l'intelligible.
jc
06/12/2017
Au "programme": initiation à l'harmonie des sons ,des couleurs, des goûts, des odeurs et des formes.
Initiation à l'harmonie des comportements (apprentissage de la socialisation, de l'échange, de l'économie): oeil pour oeil, dent pour dent, prêté-rendu, don-contre-don (travaux pratiques: anniversaires fêtés à l'école).
L'étude scientifique de ces harmonies me semble passionnante. (Ainsi on parle d'oreille absolue mais pas d'oeil absolu ni de nez absolu. Pourquoi?)
A la pêche sur la toile, premier coup de filet: http://m-morya.com/la-doctrine-secrete-vol-1/286-couleurs-sons-et-formes
jc
05/12/2017
Ceux imprégnés de la culture BD des années 1950/1960, dont je fais partie, connaissent Lucky Luke, le cow-boy solitaire qui tire plus vite que son ombre, son cheval Jolly Jumper et son chien Rantanplan, pas très malin mais qui néanmoins, parfois, sent confusément les choses. (Une sorte de réplique basse de l'intuition haute de PhG*, réplique basse qui a l'immense avantage, comme pour PhG avec son intuition haute, de permettre d'esquiver toute justification.)
Je considère ce site comme un divan psychanalytique et j'y déverse mes états d'âme en commentaires divers. Lorsque ces états d'âme versent dans le délire et que j'ai conscience de ce délire, je me réfugie derrière le pseudo de Rantanplan. Je ne sais pas si le véritable Rantanplan a décidé de suivre le véritable Lucky Luke parce qu'il tirait plus vite que son ombre; mais j'ai choisi Thom pour Lucky Luke parce qu'il arrivait à reconstituer les objets à partir de la simple observation de leurs ombres. Thom est un cavernicole* enchaîné dans la caverne de Platon, qui reconstitue ce qu'il y a au dehors en examinant seulement les ombres (surtout leurs singularités) qui se projettent sur le fond. (Au contraire je vois Grothendieck sorti de la caverne, regardant de face, droit dans les yeux, l'aveuglante lumière.)
Certains voient en Thom un matheux standard qui a démontré quelques théorèmes concernant la théorie des singularités (en complétant les travaux fondateurs du mathématicien américain Hassler Whitney): c'est la position de François Roddier et de Paul Jorion telle qu'ils me l'ont tous les deux indépendamment exprimée.
Certains voient en lui un peu plus, c'est-à-dire un matheux qui a un peu philosophé en discourant sur sa discipline (tel Hadamard, Poincaré, Riemann, etc.).
Certains le classent dans la catégorie des épistémologues contemporains comme Jules Vuillemin.
Rantanplan le sent confusément comme un immense penseur qui survole la pensée philosophique occidentale (voire universelle) des présocratiques à nos jours et réintroduit les mathématiques dans cette pensée philosophique (mathématiques qui avaient pratiquement disparu du discours philosophique depuis Platon). Son guide? La citation cavernicole d'Héraclite: "Le Maître dont l'oracle est à Delphes ne dit ni ne cache, il signifie." Autrement dit "La nature nous envoie des signes qu'il nous appartient d'interpréter, de déchiffrer".
* : qui avait peut-être à l'époque préféré Buck Danny…
**: Je dois ce qualificatif à R. Basillais, lecteur assidu de Dedefensa.
jc
05/12/2017
L'objectif des H2O ayant accédé au pouvoir est la recherche de la plus grande harmonie possible avec la nature.
Je viens d'entendre dans les merdias que la situation de l'éducation était très mauvaise comparée aux autres pays européens. Voici comment je vois les choses en petite section de maternelle.
I: Une éducation harmonieuse.
Dans le cadre H2O précité le "programme" de petite section de maternelle est de prendre conscience du cycle fondamental de la nature vivante, c'est-à-dire le cycle de la reproduction des espèces, en le faisant "comme pour soi", donc avec amour (et dans le "programme" figure donc l'objectif de faire prendre conscience à l'enfant de "s'aimer lui-même").
Bien que n'y connaissant rien dans ces domaines je crois à l'éducation par l'exemple, par mimétisme, et je suis séduit par cette idée de "neurones du mimétisme" alias "neurones miroir".
Je vois donc un jardin, pas seulement un jardin d'enfants, mais un jardin communal sous serre éventuellement chauffée, avec un coin réservé aux enfants, où chacun a son petit carré à entretenir et plantera le plus tôt possible une graine (de radis?) dont il surveillera l'évolution jusqu'à la fin du cycle, c'est-à-dire la production de nouvelles graines. Parallèlement il s'auto-éduquera par mimétisme en observant les adultes (des retraités, par exemple grands-parents ou arrière-grand-parents) faire la même chose que lui (sur des radis ou autre) un peu plus loin dans la serre. A côté de l'instit titulaire, chargé de la supervision et de l'intendance, il y aura tous les jours un couple de parents d'un des enfants pour assister l'enseignant et pour préparer le repas avec le plus souvent possible des fruits et légumes cueillis dans la serre. Et la pédagogie toute entière sera construite autour de ce thème fondamental.
Je répète que je n'y connais rien. Mais je sens le cerveau enfantin comme de la cire. Et il importe, de façon pour moi essentielle, que les premières empreintes dans cette cire, dont je pressens qu'elles sont quasi-ineffaçables, soient des empreintes saines.
II. L'harmonie en mathématiques (en très bref)
Il y a deux types très différents d'harmonie.
1. Le lissage harmonique, processus qui rend "douces à la caresse" des formes initialement rugueuses, anguleuses. Il en va ainsi du processus qui transforme une sculpture sur glace, magnifique mais piquante, en flaque d'eau, douce à la caresse mais informe. C'est le processus dont parle Gilles Châtelet dans son pamphlet. On peut, je crois, le qualifier de processus d'harmonisation entropique.
2. La division harmonique, qui est, quant à elle, directement liée à l'harmonie musicale (entre autres).
Je pense que cette harmonie peut (et même doit) être introduite au "programme" de petite section de maternelle: harmonie des sons, des goûts et des couleurs (cf. la toile à ce sujet). C'est cette harmonie qui intéresse les H2O.
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