Christian Feugnet
18/02/2018
Vous vous désolez du F35 . En fait plus généralement vous , vous désolez du déclin de notre civilisation . Le F35 , par toutes ses implications en est une caricature et ses images d'Epinal , le champion de l'écrasement , quand il arrive à décoller et performance à faire un tour dans le ciel .( tout est fait pour , surtout prolonger ce marché for juteux , s'abreuver aux grosses mamelles de l'état , quoi de plus délicieux et profitable ) .J''espére que les pilotes ont au moins , une bonne prime : le salaire de la peur et un bon parachute .
Moi je me réjouis , j'adore , je me delecte , j'en voudrais beaucoup d'autres des projets comme çà . C'est couteux en termes techniques , mais aussi marketing et corruption .
C'est le pognon de l'Empire qui s'y engloutit . Je l'aime tellement cet Empire , le Systéme comme vous dites , que tout ce qui contribue à son tourbillon crisique , m'exhalte .
Alors evidemment , le déclin de notre cibvlisation est source de désolation .Y a des trucs éprouvés , ailleurs , ou dans d'autres remps , le stoicisme , la contemplation Boudhique , ou la poésie comme Dante et sa divine comédie ( là je crois qu'il ne ferait plus qu'un vers , anéantissez moi , ce bordel .) .
Je préfére Epicure et son jardin secret , en attendant que tout çà s'écroule , faut tenir jusque là .
Tino Candela
16/02/2018
Vous pouvez aussi entrer jsf comme mot-clé sans guillemets, et ça marche mais seulement dans la "recherche avancée"...
725 articles !!
Didier Favre
16/02/2018
À vous lire, je me demande si j'ai compris quelque chose à cette histoire.
Les agences de renseignement savent avec une certitude étrange que les élections ont été et seront manipulées. La seule idée qui va dans ce sens est l’élection de Trump qui n’était pas le candidat de ces agences. Cela situe leurs gens à un niveau de certitude de la connaissance de la réalité qui me stupéfie.
Ils savent ce que les gens doivent avoir dans la tête. C’est une telle certitude que toute dichotomie de la réalité avec leur savoir est vécu comme un complot d’un agent extérieur.
Le problème avec cette idée est que si j’ai raison, c’est totalement délirant. Cela revient à écrire un roman et traiter ce qui s’y trouve comme une description de la réalité. C’est un peu comme si le film « Men in Black » décrivait une réalité factuelle. J’ai aimé le film pour son humour, pas pour son réalisme.
Les formes de manipulations que je peux imaginer sont soit une pénétration du système de vote électronique, soit une publicité vraiment efficace.
Le premier cas pourrait se résoudre avec un retour au bulletin de vote en papier. Personne ne le dit parfait mais il est impénétrable à la manipulation à distance et toute manipulation se verrait facilement, si on s’en donnait la peine.
Le second cas me laisse rêveur. Les partis politiques dépensent des milliards de dollars pour faire voter leurs clients de la façon désirée. Les Russes auraient fait mieux qu’eux avec une fraction ridicule de ces montants et un nombre de message tout aussi ridicule par rapport au trafic habituel.
Il devient beaucoup plus compréhensible si les personnes qui votent cherchent une alternative à ce que les publicitaires des partis leur imposent. Toute divergence, même légère, de la ligne des publicitaires et des agences de renseignement en devient bonne à prendre. Vu la mauvaise situation générale du pays, même des fous délirants deviennent attirants. Dans tous les cas, ces électeurs sortent du déterminisme-narrativiste. Cela est vécu comme une menace absolument mortelle pour les défenseurs du Système.
Comme je les imagine incapable de voir autre chose que leur fable dans le monde, le moindre écart est vécu comme une manipulation externe au Système. Cela ne peut venir que de gens fonctionnant dans un monde hors-Système. Tous les adeptes sont d’accord entre eux pour y rester. Le suspect numéro 1 en devient la Russie.
Elle n’en peut rien mais elle est coupable simplement par son existence. Même si elle donne beaucoup de gages au Système et si elle ne s’en écarte pas beaucoup, elle est effrayante et coupable de n’importe quel malheur du Système par leurs natures respectives.
Cette vision du monde par le Système montre un mépris absolu pour les personnes qui y vivent. Elles n’ont que le droit d’y adhérer. Ce sont des êtres parfaitement manipulables. On peut leur faire avaler n’importe quoi. Les élections ne sont qu’un jeu pour faire durer le truc.
Les « élites » en deviennent des êtres divins, des idoles d’eux-mêmes, au dessus des lois et de la population. Elles se voient nécessaires à la masse de la population qui ne saurait vivre sans elles dans le monde si complexe qu’elles ont bâti. La population doit donc être soumise et alignée avec les êtres, se voyant, supérieurs, merveilleux, incapables de la moindre erreur, du moindre mensonge et disposant d’une connaissance complète de leur réalité.
Les élections en deviennent vraiment des élections de papier comme les tigres du même nom.
PS : Le complotisme sert à discréditer les gens qui se posent des questions sur le comportement des élites. Il existe des complotantes totalement déjantés mais ils ne sont vraiment pas tous dans ce cas. Les élites, par leur unité de pensée, leur usage immodéré de ce qui leur sert de Raison, leurs explications filandreuses du monde car contredites par le moindre coup d’oeil dans une rue de grande ville ou au travail, leur discours obligé, leurs lois interdisant de fait tout écart de la pensée (discours de haine = pensée selon des principes, ou un idéal transcendant par exemples), leurs manipulations de plus en plus évidentes des opinions, du vide sidéral de leurs discours, de leur déni de ce que je vois chaque jour en sortant de chez moi, me poussent à considérer que les complotistes touchent une réalité. C’est presque toujours critiquable mais pas toujours.
Je pense que ces complotistes ont touché quelque chose de réel qui terrifie nos « élites ».
Je pense aussi que nos élites sont conscientes de l’échec de leurs Lumières. Elles savent que leur machine à rêves est vide et arrêtée. Mais il leur est impossible d’accepter que tout ce qu’elles imposent et ont imposé est faux.
« Pourtant, elle tourne » comme aurait dit un de leurs martyrs laïques. Elles devront l’accepter, le savent et veulent perdurer. La guerre, style « 1984 » est un moyen qui nous pend au nez et j’en ai très peur.
Alain Charmes
16/02/2018
Une recherche avancée avec "jsf" (entre guillemets) fait ressortir 725 occurrences :)
EricRobertMarcel Basillais
16/02/2018
La description des -ismes par Orlov relève du Simplisme.
Christian Feugnet
16/02/2018
Cet article a le mérite de mettre en évidence la tendance porteuse du moment , partout . D'une part , d'autre part ses variétés à vocations opposées , "nationalistes" , riches de guerres internes et externes , de destructions , en un mot .
Est il préférable , voire , possible d'y opposer une solution , bonne pour tous ,( une Internationale , quoi ? , ou humaniste ou oecuménique selon affinités ) en dehors de la possibilité d'infliger aux autres plus de destructions que d'en subir soi méme , ce qui est semble t il , la plus recherchée par chacun , faute de mieux .
Il me semble évident , que ces divers ismes , se répartissent , géographiqement , et pas fortuitement .
Mais selon la répartition des 3 formes du Capital ( corrélativement du travail et de sa reproduction , pour y inclure l'autre sexe .) , les formes financiére , commerciale et productive , complémentaires mais séparées . A ces nuances prés , commerciale , inclu industriel ( Allemagne et Japon , champion de l'exportation , et de l importation) , Angleterre , US champions de la finance , Russie , Chine , de la production et reserve de main d'oeuvre . Je n'ai pas employé finance , commerce production là comme catégories , mais comme concepts . La solution réside dans la reproduction du travail , c'est ce que chacun s'efforce de ne pas faire , en dehors du travail lui méme , à qui est dénié ( y compris dans le communisme ) . le droit de penser et de parler . C'est si l on veut travestir , un probleme de libido , (éros /thanatos ).
Marc Gébelin
15/02/2018
Titre provocant mais pas tant que ça… Bien sûr Poutine veille sur les intérêts de son grand pays qui a besoin non pas tant de prendre sa revanche sur 1991 (ça c'est les Russes qui l'ont fait tous seuls), que sur les dix années qui ont suivie (ça ils l'ont fait avec l’aide des Chicago boys qui ont aidé à ruiner la Russie). Gorbatchev a cru aux promesses de Clinton? Oui. Pourquoi? Par idéalisme, parce qu'il a fait confiance.
Poutine fait plus tellement confiance mais il voudrait quand même pouvoir faire confiance car au fond de son âme il préfère les Américains blancs aux Chinois jaunes (c'est pas de l'humour, c'est pas du racisme, c'est un constat). Mais bon, c'est les Chinois qui achètent le pétrole russe et si entre Sun Tzu et Dostoïevski, à première vue, il y a peu de points communs, en cherchant bien on pourrait en trouver quelques uns…
La Russie a commencé son multiculturalisme en reprenant Kazan aux Mongols mais à Kazan les trois religions monothéistes s’entendent pas trop mal et, en cherchant, on trouverait bien quelques bouddhistes ou Mongols égarés ayant dressé pagode dans cette magnifique cité. Choïgu, il est pas blanc d'ailleurs et ferait un bon successeur de Poutine.
En 1814, après la défaite de notre Corse d'empereur, celui de Russie, Alexandre, voulait avec l'empereur d'Autriche (souvenir scolaire dont je n'ai plus la trace hélas mais qui est bien réel) refonder les relations des pays européens sur des bases religieuses, chrétiennes, bref bannir la guerre, sceller une réconciliation européenne qui ne soit pas exclusivement politique, oublier que les états sont des "monstres froids". Ils auraient bien aimé les deux empereurs, les réchauffer un peu. Idéalisme.
Poutine, oublieux du marxisme léninisme, copain avec Cyrille né comme lui à Leningrad, de plus en plus conscient de ce que son pays porte de promesse (bien plus qu'une "alternative" au mondialisme étatsunien) comme futur de civilisation, sent bien qu'il est, que son pays est, à un tournant de l'histoire, que la Russie va redevenir un puissance civilisatrice lorsque l'Europe et les Usa, gays, pro GPA PMA, peut être pro pédophiles (je sais le pire n’est jamais sûr mais j’ai des craintes) seront à terre. C'est pas encore demain que la Russie montrera son âme russe (les oligarques, souvent juifs, l’en empêche) mais pour après demain. Entre temps, la Chine qui aura mis un peu en sourdine sa "route de la soie", révisé son objectif purement mercantile qui ne vise qu’à nous étouffer un peu plus sous des tonnes de marchandises, aura peut-être le chic de nous faire goûter son opéra et sa musique au lieu de nous gaver d’écrans plats.
A la mort de l’Amérique, personne ne souhaite une Chine, ni une Russie dominatrices. On souhaiterait juste un peu d’idéalisme. Mais cette fois du vrai.
Marc Gébelin
14/02/2018
A la lecture des différents commentaires, je vois une autre piste d'interprétation que personne ne mentionne (moi compris).
La Syrie délivrée à 90% de daesh est-elle promise à devenir le jouet d'Israël? Ne pas oublier que ceux qui voulait détruire la Syrie c'était 1, les Usa; 1bis, Israël; 2, la Turquie; 3, les Saoudiens et leurs satellites du golfe. A quoi aura servi l'intervention décisive des Russes depuis 2015 si c'est pour laisser la Syrie amputée de son pétrole du Nord Est, rongée par tous les djihadistes (qui sont loin d'être tous morts ou en prison) que les Amerlos-Israéliens, à petite dose, injecterons comme bon leur semblera, quand bon leur semblera sur son territoire?
A-t-on oublié que le Golan est territoire syrien volé à la Syrie (comme la Palestine fut volée aux Palestiniens) et qu'il semble y avoir là aussi, du pétrole. Perd-on de vue qu'au large de Gaza, il y a du gaz que les Israéliens veulent s'approprier comme d'ailleurs au large du Liban?
Si la Syrie après avoir grâce aux Russes, aux Iraniens et au Hezbollah triomphé de ses ennemis, doit rester une autre Lybie où le chaos sera lui pareillement entretenu mais d'une autre façon, alors je repose ma question: à qui et à quoi aura servi l'intervention russe de 2015.
Un commentateur argumente en comparant le nombre d'avions, le nombre d'hommes disponibles dans chaque camp. Certes ce n'est pas une abstraction, mais Israël oserait-il se frotter aux 2 bases Russes dans le nord e la Syrie alors que déjà il perd des F16 avec de vulgaires Sam 2 ? Trouve-t-on déplacé que Bachar veuille définitivement protéger son territoire des raids Israéliens qui durent depuis 20 ans en toute impunité? Trouve-ton déplacé qu'il veuille récupérer son territoire de 2011 voire de 1974? Que risqueraient les Russes, je le répète, à donner une leçon à Netanyahu? Pas une grosse, juste une petite, une indiscutable comme il l’a fait en janvier contre l’attaque de drone? Par exemple 3-4 avions abattus avec les pilotes prisonniers et deux trois casernes explosées sur le territoire Israélien par des Kalibr venus de nulle part?
Si vous ne vous défendez jamais, au nom je ne sais de quelle conception diplomatique très élaborée, vous finissez immanquablement par pousser l'agresseur à augmenter son agression. Jusqu'où ira-t-elle? Jusqu'où Israël s'arrogera-t-il le droit de faire ce qu'il veut dans tout le Moyen Orient. Il a détruit l'Irak, il a collaboré à la destruction du Soudan, il détruit la Syrie, a certainement participé au 11 septembre 2001, il rêve d’une attaque nucléaire sur l'Iran dont il a les moyens.
Que faut-il attendre du trio des malades mentaux Trump-Kushner-Netanyahou si ce n'est encore et toujours plus de guerres, de sabotages, de meurtres et de complots? Le cancer de la guerre a été introduit en 1948. Depuis cette date, tous les 2 ou 3 ans une guerre ouverte ou larvée ravage la région. Il faudra bien qu'un jour on s'en rende compte et qu'on en tire les conséquences. Laisser les fanatiques, extrémistes pseudo religieux, agir à leur guise au nom de la défense de la "démocratie" ou de je ne sais quelles "valeurs occidentales" nous retombera un jour sur la figure. Je dis bien nous les Européens et peut plus encore les Français.
Le peuple de Syrie après 7 ans de guerre et de destructions sans précédent, a-t-il le droit de connaître la paix? A-t-il le droit d’être chez lui non dans un pays ravagé mais reconstruit ? Sans paix, pas de reconstruction, sans reconstruction à court terme, pas de paix mais un terrorisme renaissant et des trafics partout qui achèveront la Syrie. Le cancer peut-être jugulé à condition que les professeurs de médecine s’y attellent et cessent de changer de pied dans leur danse macabre.
Spiridon
14/02/2018
Cette interprétation des évènements fait la part trop belle aux clichés véhiculés par "l'opposition" renvoyant encore Trump non plus à une soi-disant médiocrité intrinsèque mais à une dépendance totale des quelques personnes qu'il a lui-même choisies.
Elles ne tiennent pas compte de l'évolution lente mais visible de la situation: la publication du rapport qui a rendu hystériques les démocrates, montrant qu'il fallait du temps, beaucoup d'efforts et de manipulations de la part de Trump., la quantité impressionnante de gens virés au FBI et au DOJ etc..Les pulsions guerrières de Trump n'en sont pas, elles n'ont été que des poires pour la soif pour tromper la galerie: les bombardements en Syrie n'étaient que sur un désert calculé, la rhétorique anti Corée du Nord un évident rideau de fumée pour amorcer le dialogue etc..
La plus belle preuve récente: l'aveu par le général Mathis que l'usage d'armes chimiques par l'état syrien n'était nullement prouvé, dans aucun des cas! Dans ce cas voilà plus un général qui se "rallie" à Trump qu'un Trump manipulé comme une marionnette! Quant aux déclarations de Tillerson elles s'expliquent par le fait que cette fois-ci c'est lui qui a été utilisé comme rideau (ce qui n'était pas le cas sur la Corée du Nord). Les rôles changent et sont bel et bien distribués par le président.
Christian Feugnet
14/02/2018
Les Us sont en position d'Empire et se comporte comme tel . Nulle raison à attendre de lui , celà n'y a plus court . Souvenez cous Gorbachev '"nous allons vous rendre le pire service , vous priver d'ennemi " . Parce que qu'est qui fait sombrer , un Empire , c'est lui méme , son intérieur , c'est pas les Barbares , et c'est vrai pour tous : Chinois , Indou , Perses , Arabes , Mongols Egyptiens , que sais je , çà suis toujours les mémes étapes . Prenons le Perse du coté de Darius III y avait plus de Grecs de son coté que du coté dAlexandre . Prenons les Romains . Marx a dit "Dictature du prolétariat! " les Marxistes ont pris çà pour une formule futuriste , pleine de promesses malgré sa contradiction . Pourquoi parce que personne n' a percuté que le prolétariat ( mot latin , je rappelle . ) . il lui restait plus que l'Armée .
Plus besoin de tribuns , ils avaient l'Empereur et les sénateurs n'avaient plus qu'à la fermer . De toute façon ils ne savaient méme plus porter une arme . ( au début encore un couteau pour tuer Jules) . Au final y a plus que les Barbares pour faire le sale boulot de défendre l'indéfendable , c'était quoi des prolétaires non reconnus , étrangers , sans papiers , pas payés
Le complexe militaro industriel , ce truc moderne qui nous tombes desssus , çà n'a rien à voir ! Vous percutez toujours pas!
Pourquoi Poutine nous aiderait t il dans notre probleme au lieu de laisser une tentation de nous y enfoncer ?
EricRobertMarcel Basillais
14/02/2018
Nous vivons les heures les plus sombres de l'Histoire. Chacun est énervé et souhaiterait une fin heureuse… et rapide. Impatience…
La stratégie de Poutine est la même que celle de la Chine : préserver la Paix ( au maximum) ET transformer le monde selon le projet stratégique sino-russe : modifier la perception des alliés des USA (Japon, Allemagne, Turcs ...) jusqu'à évincer les USA de l'Eurasie sans combattre ( méthode Sun Tzu).
Il y a une énigme quand même au fond que perçoit confusément PCR : les intérêts financiers mondiaux sont préservés. Le glissement semble s'opérer sans accroc, du Dollar vers le Yuan.
Je ne crois pas du tout à l'ANTI-Système : s'ils ne veulent pas d'hégémon mondial, les sino-russes se voient peut-être encore puissances mondiales post-Effondrement USA, une sorte de revenche pour l'effondrement soviétique de 1990.
Par ailleurs, les USA en ont encore sous le pied malgré tout : ils tentent de mobiliserles petits pays dans les zones régionales, effrayés par l'hégémonie régionale des sino-russes.
L'Europe centrale, Ukraine comprise. Le Vietnam, Taiwan, le Japon peut-être aussi. L'Indonésie et l'Australie. L'Inde. Les Emirs. Et bien sûr l'Angleterre. Bref, un front juste assez puissant pour prévaloir au moment du passage à l'Acte Suprême ( nous en sommes toujours aux préliminaires…).
Et puis qui sait ? Peut-être y -a-t-il des petits jeux dans le "grand jeu" qui nous échappent complètement ?
Alexis Toulet
14/02/2018
Je trouve cette intervention de Paul Craig Roberts très décalée voire déplacée. Le sous-entendu de son indignation est en effet double : d'une part l'idée que la Russie pourrait devenir une sorte d'opposant perpétuel en tout temps et en tout lieu aux Etats-Unis par extension au "Système" ainsi que de "parrain" et protecteur général de tous leurs opposants, d'autre part qu'elle le devrait. Ni l'une ni l'autre proposition ne peuvent être prises au sérieux.
Sur la question du "pourrait" :
- Roberts soutient qu' "il n'aurait pas fallu plus de deux semaines à la Russie et à la Syrie pour libérer toute la Syrie des djihadistes soutenus par les Etats-Unis". Il n'avance aucun fait à l'appui de cette idée. Et il y a toutes raisons de l'estimer fausse, voire délirante, si l'on compare les forces de la Russie sur place à celles des djihadistes et autres rebelles ainsi que la taille et la nature du terrain
- Roberts approuve Lendman qui estime que la Russie pourrait "mettre Israël dehors". C'est encore pire que la première affirmation : rappelons que la force aérienne israélienne non seulement est incomparablement plus grande que la force aérienne russe en Syrie, elle compte même davantage de chasseurs modernes que l'armée de l'air russe toute entière ! En effet, entre 1992 et 2008 la VVS avait arrêté tout achat de nouvel avion de combat… Et si l'on parle de l'armée de terre israélienne comparée à la force terrestre russe en Syrie, le rapport de force est encore plus déséquilibré
- D'une manière plus générale, au-delà de la situation en Syrie, il faut prêter atttention au rapport de force fondamental. La Russie est un Etat plus de deux fois moins peuplé que les Etats-Unis, dix fois moins prospère avec un budget de défense quinze fois plus petit.
Certes, la politique étrangère et de défense américaine est massivement inefficace. Certes, la Russie dispose de l'autonomie énergétique et d'une dissuasion nucléaire tous-azimuts indépendante. Tout cela permet à Moscou de défendre son "pré carré" et de riposter à l'occasion (Géorgie, Crimée, Syrie). Mais qui peut croire qu'un pays disposant de moyens relativement si réduits comparés à ceux de la superpuissance pourrait faire beaucoup plus ?
Sur la question du "devrait" :
Là je ne sais même pas quoi dire ! De quel droit qui que ce soit serait-il en position d'attendre de la direction russe qu'elle serve ses intérêts, plutôt que ceux de la Russie ? Qu'elle le fasse plus ou moins bien, voilà qui est sujet à discussion sans doute. Mais l'apprécier n'est au fond l'affaire de nul autre que les Russes et eux seuls.
Quant à imaginer que Poutine ou le groupe autour de lui aurait l'obligation morale de jouer le rôle de protecteur et de chevalier blanc pour tous les opposants aux aventures militaires américaines… Je me permets d'imaginer que l'idée ferait sourire Poutine et les autres dirigeants, à moins qu'elle ne les scandalise. Il faut rappeler que la sagesse populaire dit "Aide-toi, le Ciel t'aidera". Et non "la Russie t'aidera"...
J'ai en vérité l'impression que l'attitude de Paul Craig Roberts se rapproche de celle d'un néo-conservateur inversé. Considérer que la Russie doit riposter au méchant, qu'elle doit le "punir" car toute agression est une redite de Munich-1938, qu'elle est appelée à devenir le chef de file d'un "empire du bien" en quelque sorte… ce n'est pas du néoconservatisme en effet, c'est plutôt du Неоконсерватизм :-) !
Marc Gébelin
13/02/2018
Je suis hélas plutôt d'accord avec PCR et d'autres qui formule des critiques plutôt raisonnables à l'égard de la politique de Poutine en Syrie et ailleurs. Il a la désagréable habitude de quitter le terrain avant de finir le boulot, ce qui permet aux Yankees de continuer leurs provocations.
Quant à son "amitié" pour Israël, sous prétexte qu'il y a environs 1,5 millions de Russes en Russie, je la trouve plutôt suspecte. En quoi ce Juifs russes auraient-ils mérité qu'on tint compte de leur présence eux qui ont déserté la mère patrie avec capitaux et bagages?
Les craintes des contributeurs semblent hélas justifiées. La Syrie sauvée des djihadistes va rester un abcès inguérissable tant que Poutine ne mettra pas le hola au criminel Netanyahou. Faudra-t-il que l'Iran se montre plus décidé pour que la paix enfin s'établisse? Israël aujourd'hui n'est pas loin d'être un tigre de papier et un petit avertissement par quelques Kalibr (russes pas syriens) le ferait réfléchir et calmerait ses ardeurs. De même les Amerlos retranchés dans l'est. Que ferait Trump si demain 50 soldats yankees se faisait tuer par une attaque russe? Il appuierait sur son "gros bouton". Je ne le pense pas.
Poutine est trop prudent, trop conciliant, ça va se retourner contre lui dans pas longtemps.
jc
13/02/2018
Précision.
Le titre "La mémoire fascine", immédiatement suivi de "René Thom l'avait judicieusement remarqué lors de l'un de ses entretiens [cf. Prédire n'est pas expliquer]", peut laisser penser que le problème de la mémoire a fasciné Thom.
Après avoir parcouru (et reparcouru) PNPE assez attentivement je n'y trouve pas trace d'une telle allusion. Par contre la suite du paragraphe concernant la recherche scientifique semble directement inspirée par ce que Thom dit p.128.
Remarque.
Que dit Thom à propos de la mémoire?
Il en propose un modèle en appendice de "Stabilité structurelle et morphogénèse" (écrit aux alentours de 1965, publié en 1972). Sa conclusion corrobore celle du titre "Zéta c'est béta"(historiquement c'est plutôt l'inverse!): "Quelles que soient les vertus de ce modèle, il montrera qu'il ne faut pas espérer localiser de manière stricte les souvenirs, soit spatialement dans des neurones spécifiques, soit chimiquement en des substances bien déterminées."
On sait la tentative de Thom d'élaborer une biologie théorique, structurelle et fonctionnelle, face à l'imposante biologie mainstream actuelle, expérimentaliste et réductionniste. À la période de gloire de la théorie des catastrophes (milieu des années 1970) Thom a été présenté comme un nouveau Newton: la comparaison a, depuis, médiatiquement fait long feu. Mais je suis de ceux qui pensent que ce feu couve encore, que Thom est peut-être bien néanmoins un Newton de la biologie.
On sait la vigoureuse impulsion donnée par la théorie newtonienne à la mécanique, impulsion qui a mis deux siècles (le XlXème) pour produire pleinement ses effets (mécanique des milieux continus). La métaphore (un peu rustre!) suivante ne me semble pas totalement dénuée de fondement. Newton grand horloger de la mécanique céleste face à l'horloger suisse et sa mécanique terrestre. Thom théoricien de la biologie face aux praticiens? Que l'on retire son mécanisme d'échappement ou l'un de ses rouages et la montre perd la mémoire du temps. Que l'on inhibe une enzyme ou que l'on modifie une protéine et l'on perd la mémoire…
La dernière phrase de PNPE est une citation de Nietzsche: "Les idées neuves arrivent toujours sur des pattes de colombe…"
Pascal B.
13/02/2018
Prenons garde à ne pas projeter sur Poutine nos états d'âme déprimés d'enfants déçus que leur sauveur ne soit pas le cowboy héroïque qu'ils aiment fantasmer. Les hypothèses ici déplorées sont peut être pertinente en totalité ou partie. Mais il est très surprenant de ne trouver sous la plume de ces analystes aucune autre piste d'interprétation qui prendrait en ligne de compte la complexité de la situation. Comme le fait que les Américains n'attendent que de voir Poutine répondre aux provocations et fasse ainsi leur jeu en apparaissant comme agressif et belliqueux. Comme le fait également que Poutine est candidat à sa réélection. Un détail. Avec des supporters aussi defaitistes on peut estimer que le leader de la résistance à l'Empire parmi les plus tentaculaires ayant jamais existé n'est pas aidé de ce côté-ci. Heureusement pour lui qu'il possède un brin d'expérience et son entourage proche aussi. Parfois on a l'impression que certaines personnes vivent dans un monde de toute puissance propre aux jeunes enfants ou règne le "tout tout de suite" ...
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