Christophe
28/02/2018
Christian Feugnet
28/02/2018
Mais mieux encore , car là , il s'agit de moutons , le peuple par définition , on en attends pas moins de lui .
Non , de nos élites , classes , cultivées , décideurs , à qui on offrirait sans limite de la monnaie gratis , moins vulgaire que le Nutella .
Or c'est ce qui se passe depuis au moins trente ans !
. ?
EricRobertMarcel Basillais
28/02/2018
De tout ce Chaos crisique émerge des pépites de SurHomme. Ils quittent le Bonheur factice pour rejoindre le Front… parfois des deux côtés du Front… le Système étant ambigü...
Mad Max le chauffeur d'avions
27/02/2018
Monsieur Alexis Toulet, vous vous amusez beaucoup et c'est bien agréable : le SU-57 pourtant ...en parade au-dessus de la Syrie, pour faire oublier son échec en Inde (?), pour épater la galerie, pour le plaisir de « déployer » des prototypes ou appareils de série qui ne marchent pas, ou pour « jouer au supergrand » comme les Etats-Unis sans plus d'effet que de « communication » sont paragraphes cruels pour les humains qui tentent de comprendre quelque chose aux affaires ! Mettez la grosse bête russe sur la même étagère que le F-35 au rayon « défense » du casino, et voilà que vous opérez un petit dérapage de très intrépide nature.
Un article publié dans la revue Aerospace Daily & Defense Report et daté du 20 septembre 2017 ( http://aviationweek.com/defense/will-us-retrofit-older-f-35s-fight-or-buy-new ) avait décrit le mieux le théâtre technico-obsessionnel américain dont le F-35 est le produit emblématique. Il y a été rappelé que cet « avion » n'est en l'état ni un vrai prototype, ni un appareil de série. C'est « autre chose ». Les plus ou moins 270 F-35 déjà livrés soulèvent une question qu'on n'aurait même pas imaginé envisageable (même pour rire) dans un complexe économique et industriel normal : « Que va-t-on en faire ? »
Quand on fabrique des prototypes, on en fait cinq ou six, parfois un peu plus, on les teste, on les casse éventuellement, on les met de côté à la fin et quand le programme est au point, on produit des appareils de série forts différents avec les cascades de modifications imposées par les essais. Le F-35, montagne de technos et de mécaniques fort ésotériques a bénéficié de cette très jolie idée qui consiste à produire les appareils de série en grand nombre tout de suite. Les essais ? On verrait bien plus tard. Malins les gens chez Lockheed Martin : aucun retour en arrière possible, les usines (pardon : les « laboratoires ») tournent à plein régime et l'argent rentre tout de suite.
Et on voit : le produit final après essai des « choses » produites est tellement différent de celui qu'on espérait (pardon : qu'on a lancé au début) que retrofiter les 280 appareils déjà livrés (c'est-à-dire modifier l'original pour qu'il fonctionne normalement) sera finalement plus cher que… de les mettre à la casse et de les refaire en entier.
Hollé !
Du joli travail, très « complexe militaro-industriel » à la Eisenhower puisque la planche à billets tourne à plein régime : 280 « avions » payés, dont un bon nombre par les gentils Européens. 280 à refaire et à repayer (« pas chers, promis ! ») et un produit final qu'on a peine à appeler un système d'armes tant il donne des sueurs froides aux aviateurs (quand ils ne tombent pas tout simplement dans les pommes parce que l'air qu'il respirent dans le cockpit leur empoisonne les poumons).
On s'amuse un peu mais le refrain est connu. Pour parler gentiment à monsieur Alexis Toulet, disons juste que ce refrain américain est connu jusqu'à l'overdose par les collègues russes. Depuis dix ou vingt ans ils voient le théâtre guignol de la techno pieuvre s'emparer avec gloutonnerie de l'ex-excellence aéronautique américaine pour en faire des choses étranges dont ils ont le secret (enfin un vrai secret !) comme le F-35. Le spectacle est très vivant et très hollywoodien, les Russes le connaissent et comme ils veulent faire eux aussi un très bon show, ils se gardent comme de la peste de toute imitation (éviter les copyrights peut-être ?) et font un truc à eux : le SU-57 par exemple. Comme le loup, il ressemble au F-35, il a les yeux du F-35, il a la tête du F-35 ...mais ce n'est pas un F-35 : c'est un avion, un vrai, qui vole un moment en s'appelant « prototype », qu'on essaie un peu et qui finit par voler tout court. Pas trop usine à gaz on espère, mais un bon truc russe, solide, avec de grosses machines dedans - y compris de belles trouvailles high-tech parce que ça marche bien, sans laboratoire de recherche insonorisé, sous atmosphère stérilisée et sans cage de faraday pour le garer le soir.
D'ailleurs monsieur Toulet, sans vouloir vous vexer (on reste amis) : le SU-57 n'est pas fait pour affronter le JSF F-35 ! C'est pour faire des grimaces au F-22. Avion d'appui tactique pour l'un (le F-35 camion à bombes); avion de supériorité aérienne pour les autres (F-22 et SU-57).
Le F-22 donc (le vrai frère de l'air du SU-57) été produit pour un parc annoncé de 750 avions. On a arrêté les frais après 187 appareils, 400% plus chers que prévus, les chaine sont démantelées. Il n'aurait d'ailleurs pas été exportable (avant un F-44 peut-être de 68ème génération). Le SU-57 probablement non plus avant un petit temps. Le F-35 se vend bien, merci, pour une seule raison : ses concepteurs ont obligé les heureux clients à s'engager (et à financer) le programme dès le lancement. Coincés. Sauf les Belges, s'ils arrivent à faire cesser leur jalousie dévorante de ne pas avoir été coincés comme tout le monde au bon moment en se coinçant maintenant, na !
Alors si les Russes déploient des avions de génération hollywoodienne, c'est parce qu'ils savent jouer aux échecs et surtout – surtout – parce qu'ils sont aux antipodes des modèles de développement industriels de la défense américaine ! On fabrique, assez peu cher (pas mal le SU-57 avec un budget de la défense dix fois inférieur au Pentagone), on essaie de pas trop charger en techno inutiles, on teste assez vite, si ça marche pas on laisse tomber et on fait autre chose.
Les « rodomontades » russes ont ceci de particulier qu'elles sont quotidiennement soumises à l'hypothèse du test de vérité (le vrai cette fois) : qu'un général américain veuille démontrer (et ils auront de plus en plus besoin de démontrer) qu'il est le plus fort et qu'il peut faire un carton sur les Russes. Si le SU-57 « ne marche », c'est embêtant. Mais il n'est pas là pour ça (et encore ?) Il communique un peu, il est beau mais surtout pour « les personnes informées (qui) savent bien à quoi s'en tenir » ses prototypes vont (avant les vrais) titiller l'US Air Force là où elle pense régner sans partage : les longueurs d'onde, les signatures, les petites choses dont US Air Force (Air Farce ?) va vite se voir confirmé qu'elle ne les possède plus toute seule – voire qu'il en existe d'encore plus pétillantes… On fait le pari ?
Le SU-57 en Syrie, c'est comme le lièvre et la tortue. Avec le corbeau et le renard en plus. Les personnes informées (qui) savent bien à quoi s'en tenir, cher monsieur Toulet, comprendront : on ne court jamais très vite avec un fromage.
EricRobertMarcel Basillais
26/02/2018
J'ai beaucoup apprécié le chapeau de M. GRASSET. Le texte de M. Magnier étant simplement approprié aux circonstances, quand celui de M. GRASSET voit loin, très loin devant et derrière à la fois…
Sur le caractère inhumain du processus, j'ai toujours quelques réserves quant à un Monisme larvé... Néanmoins, si on met de côté les questions ( toujours importantes pour moi) de formulations, M. GRASSET est sans doute le seul, parmi les Anti-systèmes que je croise sur le Net, qui sent bien le caractère d'impuissance des hommes les plus puissants de la Planète.
Ah ! Comme ils voudraient bien éviter l'escalade ! Ah ! Comme ils voudraient bien avoir le dessus définitivement afin d'imposer, à tant, la désescalade ! Ah ! Comme cela se dérobe à une vitesse frôlant celle de la Lumière ! Ah ! Comme ils en remettent une couche : IA, Robots, Drones, RailGuns, Qbits… jetant du combustible dans le brasier avec la meilleure intention de l'éteindre.
Manoeuvrer les psychologies, contraindre les corps, ils savent faire… mais la Technologie ... qui tient qui ? Effectivement tout cela ressemble à un processus inhumain, du moins dans lequel l'humanité est un simple accessoire, un peu comme l'ouvrier des Temps Modernes ! Exactement comme lui. Des Charlots ! Tous des Charlots ! Spectacle "gratuit" mais attention à la Pyrotechnie ...
Peut-on annuler le Final ? Réponse : Non.
Christian Feugnet
26/02/2018
C'est le "finale" qui m'accroche , j'aurais préféré decisive . La bataille finale , je la situais plutot du coté du Golan .
Peut étre que Trump et les déboires de Netanyahou anticipent là dessus , pour le pentagone , question moral des troupes , exclu d'envisager une défaite .
Celà dit vos débeloppements sont excellents , à l égards des turpitudes du moment . . .
Christian Feugnet
25/02/2018
Vous faites bien de précisez , ce dont vous parliez .
Ceci dit , le full circle est encore une façon facile , à mon sens , d'éviter de penser . C'est mieux que le mauvais infini du progrés linéaire .Comme pour les concepts , çà réduit l'extension mais limite la compréhension .
Il existe encore d'autres façons plus complexes de se représenter , avec plus de compréhension . le vortex , tourbillon crisique , qui lui méme peut étre dans un sens élargi ou rétreci . , combine , cercle et droite mais sans retour pour le cercle , et malgré un écart à chaque tour , ce méme écart peut étre aléatoire .
Il convient de se représenter celà à 4 dimensions , c'est à dire 4 axes orthogonaux ( 3 pour l'espace et un pour le temps ) .
Corrélativement en espace dit des phases , en 4 rapports espace temps , distance , vitesse , accélération , plus ,et c'est là que çà coince accélération de l'accélération . La compréhension spécifique du présent : où allons nous ? . Réponse évidente mais inopérante , vers l'anéantissement , jusqu où ? Puique le Néant , absolu n'existe pas , méme en poussiére nucléaire .
Hashem Sherif
24/02/2018
En lisant votre article, me viennent à l'esprit les deux chapitres de Tocqueville dans le tome II de "De la démocratie en Amérique"
Chapitre XXII "Pourquoi les peuples démocratiques désirent naturellement la paix, et les armées démocratiques naturellement la guerre"
Chapitre XXIII "Quelle est, dans les armées démocratiques, la classe la plus guerrière et la plus révolutionnaire"
Ni Ando
24/02/2018
Deux Su57 supplémentaires auraient atterri hier ou ce jour à Hmeymim portant à quatre le nombre d'appareils. Quatre, c'est trop pour tester les capacités opérationnelles. Il est possible que le gouvernement russe pose les bases d'une domination complète du ciel syrien avec des missions d'interdiction aériennes confiées aux nouveaux appareils. Si c'est confirmé c'est un démenti aux commentaires de la presse MS qui indiquait que l'armée russe en Syrie n'avait pas les moyens d'assurer sur place la maintenance de ces avions, ou que ces appareils n'étaient pas encore aptes au combat. Une décision a été prise à Moscou, sans doute portant sur le respect de l'intégrité territoriale syrienne.
Nicolas Prenant
24/02/2018
Pour répondre à une question posée dans un commentaire, je cite la phrase que j'ai remarquée :
"Mais ici, je ne vois pas à quel dieu ces pionniers du sexe nouveau peuvent se référer. Croire qu’eux-mêmes suffiront pour être des dieux est faire preuve d’un orgueil sidérant."
La question posée m'évoque irrésistiblement le "divin marquis" très souvent cité, peut-être pas forcément ouvertement dans les milieux LGBT, mais dans certains milieux où le sexe est effectivement déifié.
Je crois que l'humain est formellement constitué pour ériger des mythes et des cultes, et que toutes ses dépendances peuvent acquérir un statut sacré à un moment donné, au moins pour l'individu concerné. La "science", parfois bien mal nommée en s'arrogeant pour elle seule le statut d'une discipline de connaissance, quand l'histoire humaine en a croisé bien d'autres, est fort bien placée pour prétendre à ce statut de religion moderne (ou postmoderne), avec sa prétention à des vérités universelles et ses saintes paroles qui valent souvent comme dogmes. Il est vrai que quand la science prétend tout expliquer et toucher à tout, il devient fort tentant d'y bâtir inconsciemment un clergé et des textes sacrés où deviennent hérétiques ceux qui s'accrochent encore aux anciennes traditions tout comme ceux qui seraient également "trop en avance". La sexualité hyper-spécifique jusqu'à devenir parfois purement individuelle, qui est défendue et justifiée par la science en acquiert de fait un caractère acceptable qu'il devient interdit de contester… D'où cette espèce de ferveur hystérique et religieuse qui surgit quand quiconque s'en prend à la "spécificité" d'un autre ou d'une minorité.
Ni Ando
24/02/2018
Le retournement est intéressant. Le pays qui vit naître le prince qui, pour plaire à son impératrice en inspection dans son empire, faisait poser de fausses façades dans les villages sur des bâtiments décrépis afin de donner une impression de prospérité, semble désormais vivre dans le réel. A l'inverse, point de prince Potemkine à Boston et une vieille tradition de croyance presque infantile dans les bienfaits du scientisme. Pourtant, les Etats-Unis semblent s'enfoncer chaque jour plus profondément dans les marais du virtuel. On peut prédire au Su 57 un destin très différent de celui, funestement prévisible, du F35. En amont, lors de la conception à Komsomolsk-sur-l'Amour, il y a eu certes une profusion d'intelligence technologique et de créativité, mais aussi beaucoup de bon sens. Les ressources financières du CMI russe sont limitées au regard des besoins et du rôle géopolitique mondial de ce pays. Le gaspillage de celles-ci dans des projets sans utilité prouvée est devenu rare en Russie. Les matériels sont longuement testés avant la production en série. Quand le prototype, bien que superbe sur un plan technique, prouve qu'il ne répond pas au besoin défini, il est abandonné. On ne trouve pas en Russie ce phantasme du technologisme sur la base du seul critère de la technique pure. A l'instar des matériels de qualité que le CMI produit maintenant depuis quelques années on peut parier sans grand risque que sur les 100 ou peut-être 200 Su 57 que l'Etat russe commandera sur quelques années la plupart seront des machines opérationnelles et efficaces, contrairement au F 35 (sauf erreur un Su 57 peut en théorie abattre un adversaire à 200 km de distance contre 120 km pour le F-35). Le rapport prix/qualité joue largement en faveur de la Russie (à priori 70/80ME pour le Su 57 vs 120/130ME pour le "fer à repasser", "frais de mise en service compris" si l'on prend comme exemple la dernière offre faite par Lockheed Martin Corp au gouvernement belge. Enfin, les caractéristiques spécifiques de ces appareils n'exigent pas qu'ils soient produits en grand nombre pour peser efficacement en cas d'affrontement. Face à un régime qui n'entend que la force brute le Su 57 aura certainement son rôle stabilisateur à jouer. Les outils du "containment" de la puissance étasunienne semblent se mettre en place étape par étape.
Didier Favre
23/02/2018
Fascinante, cette idée que la description d’un phénomène nouveau le crée ou soutient son développement jusqu’à maturité. Le transcgenre relève d’abord d’un malaise avéré difficilement. Quand il est reconnu comme tel, il est disséqué scientifiquement et devient ainsi un phénomène acceptable. Il est alors popularisé et vulgarisé.
Se reconnaître homme ou femme a toujours été décrit dans la littérature comme une opération difficile avec des troubles plus ou moins sérieux. Je date d’une époque où être homosexuel était une honte absolue et les psychologues ou psychiatres expliquaient qu’un stade de développement était une période d’homosexualité latente qui n’aboutissait pratiquement jamais à l’acte.
Dans cet état de trouble, n’importe qui est facilement manipulable car il cherche plus ou moins désespérément un sens à ce qu’il traverse.
La normalité de l’homosexualité devient le sens de ce trouble. La normalité du transgenre devient un autre sens de ce même trouble. Je m’attends à voir surgir d’autres explications scientifiques. Je me demande même dans quelle mesure les lettres LGBT et toutes celles qui suivent selon les puristes n’est pas une application directe de cette recherche de sens.
Le père de toutes ces recherches de sens basées uniquement sur les pulsions sexuelles m’apparaît se nommer Freud. Il a ramené la personne entière à ses pulsions. Ces dernières définissent son identité dans le cadre freudien. Comme il a donné une apparence scientifique à ses découvertes, il est devenu admissible de croire que notre plus grande transcendance est notre envie de « baiser ». C’est scientifique donc c’est vrai.
L’avantage est que c’est sans la moindre connotation morale ou culpabilisante. Cela soulage de tout ce qui dépasse les envies personnelles. Le désir devient notre dieu. La libération sexuelle prend un goût assez bizarre quand je la regarde de ce point de vue.
L’inconvénient est que cela fait des nous des individus formatés dans un cadre sur lequel nous n’avons aucune prise car ce cadre est « scientifique ». Un chemin de sortie de cette uniformisation est la variété des pulsions. L’adorateur du désir peut affirmer son unicité en variant ses pulsions. Je date d’une époque où chacune d’elles était une perversité. Je prends le pari que si nous suivons la ligne de ces 40 dernières années elles seront toutes admises avec bien d’autres choses auxquelles je ne peux même pas penser. (NB : j’y renonce sereinement)
Cela lance aussi un très curieux phénomène. Il s’agit d’un côté de « scientifier » les comportements humains. C’est une forme de sanctification mais à l’aune du Système. Ces comportements deviennent des normalités, des choses normées. Si vous les suivez, vous devenez parfaitement prévisibles. Je pense ici aux mathématiques. Si vous appliquer des opérations mathématiques, le résultat sera inéluctable. Les programmes d’ordinateur peuvent servir d’image. L’important est que vous notiez que si vous savez un comportement « scientifié » vous devenez aussi particulier qu’une table de multiplication.
Cela révolte tout humain que je peux imaginer. Cela révoltera d’autant plus un adepte du Système qui se voit comme un dieu totalement libre de ses actes et à la conquête de nouvelles libertés à travers la science. Par conséquent, il va se mettre à la recherche d’une marque distinctive qui l’individualisera pour lui permettre de se voir comme le créateur de sa personne. Dans le cadre de l’identité par les pulsions sexuelles, il lui reste à inventer une autre sexualité. Je pense donc que l’alphabet ne sera pas suffisant pour nommer toutes les variantes existantes et à venir de la sexualité vue sous cet angle.
Ce manque de lettres n’est qu’un détail par rapport au problème que cela cache. À force de créer de nouvelles formes de sexualité, toutes plus ou moins rapidement assimilées par « scientification », nous adeptes du Système vont manquer d’options. Vraiment créer du nouveau à partir du domaine unique des pulsions sexuelles est, au mieux, limité dans le temps ou devient si bizarre qu’il est impossible de se faire reconnaître par la « science » comme un être particulier, un pionnier (archétype très bien connoté de nos jours). Le problème du manque de lettre cache le problème beaucoup plus sérieux du vide intérieur.
Ne plus avoir de nouvelles sexualités à créer (et cela arrivera très vite) va confronter les adeptes au vide de sens du Système. En deux mots : « Pourquoi baiser ? » Il n’y a plus d’identités à gagner dans l’opération. Il n’y a plus de conquêtes à faire. Il n’y a plus de territoires à découvrir. Il ne reste que les délires les plus fous. Là, je ne m’y avancerai pas.
Je n’ai qu’un exemple de roman de gare en tête. Le monsieur n’est excitable que si sa dame se fait recouvrir de mercurochrome. Si cela vous excite, vous êtes beaucoup plus moderne que moi. Avec cet exemple, je pense que les délires les plus fous deviennent possibles. Mais à ce niveau, les pionniers vont se sentir seuls car il laisseront derrière eux tous les humains moyens de mon acabit. Les premiers seront vis-à-vis des seconds un peu comme le barde Assurancetourix face à son public. « Barbares ! Ignares ! » tel était le jugement du barde.
Ce barde suscite quand même mon admiration. Je pense que tous les individus moyens voulant s’élever dans le Système ont un moyen assez pratique de le faire. Il s’agit d’écouter les experts. Les « scientifiques » du sexe pourront leur expliquer comment devenir meilleurs ou supérieurs. C’est toute une industrie et elle ne se limite pas au sexe. La « scientification » des comportements prend une très grande valeur.
Elle devient le moyen d’acquérir de nouvelles compétences, de nouvelles qualités, une nouvelle personnalité, de nouvelles libertés à très peu de frais. Il suffit de faire les gestes appropriés pour acquérir cela. Je pense ici à un drogué m’expliquant que le trip est une expérience transcendantale. D’autres que lui l’ont écrit et expliqué. Le comportement « scientifié » devient, vu sous cet angle, une drogue. Il suffit d’en prendre pour devenir supérieur.
Pour croire qu’un truc pareil peut marcher, il est impératif de croire que tout individu peut apprendre de l’extérieur tout et n’importe quoi. C’est une forme de divinisation de sa personne. Subitement, il est supposé capable de tout faire. Il est aussi impératif de croire que tout individu est, au fond de lui-même, un vide absolu qu’il est possible de remodeler à volonté. Si ces conditions étaient réalisées, ce qui est donné plus haut (consommer du sexe sous une forme nouvelle rend supérieur), alors il serait vraiment possible de devenir supérieur.
Cela place les pionniers au niveau des prophètes du paradis terrestre, des utopistes, des êtres ayant absolument tous les droits sur les autres. Ils donnent à leurs « frères humains » des libertés nouvelles, des moyens nouveaux, des territoires nouveaux, des valeurs nouvelles etc… C’est de l’autorité du plus haut niveau que je puisse imaginer. Le seul exemple que j’aie en tête se nomme Mahomet. Il a cette position pour les Musulmans.
Mais ici, je ne vois pas à quel dieu ces pionniers du sexe nouveau peuvent se référer. Croire qu’eux-mêmes suffiront pour être des dieux est faire preuve d’un orgueil sidérant. Nous retrouvons le vide. Le pionnier fait une trouvaille. Il est disséqué par des scientifiques et est vulgarisé au monde. S’il veut continuer à exister dans ce monde, il doit montrer que sa trouvaille a d’autres aspects que ceux qui ont été étudiés et transmis. À part ses adorateurs les plus proches, il va vite se faire oublier. Surtout que d’autres personnes aimeraient aussi être des pionniers adorés par leurs « frères humains ». Chaque chercheur centré sur lui-même, ici ses pulsions, est limité. Son épuisement total arrive à une vitesse assez stupéfiante.
Il peut être soutenu par ses adorateurs à qui il a donné sa nouvelle sexualité et faire des célébrations de sa personne pour s’encourager à continuer et à rassurer ses adeptes qu’ils sont dans la voie de la vérité. Ce soutient mutuel peut masquer le vide atroce de toutes ces personnes. Il ne peut pas le remplir.
L’effort exigé est tel que l’épuisement menace tout le monde. Après un moment, tous succomberont. La déception associée est terrible. Un banquier français avait travaillé avec Madoff et s’était retiré avant le scandale pour cause d’âge. Il s’est suicidé. Un de ses amis expliqua que cela a été provoqué par le fait qu’il a découvert dans le scandale que tout le travail et les relations qu’il avait fait et nouées était du vent. Il ne l’a pas supporté. Je crois que cet exemple se généralise aisément et à plusieurs niveaux.
Le cas de la sexualité délirante générée par des études « scientifiantes » n’est pour moi qu’un phénomène particulier de la très grosse histoire en cours. L’économie, la politique, la philosophie, les religions et bien d’autres choses sont « scientifiées » de la même manière par le Système. Elles sont toutes éviscérées de leur entrailles et dévitalisées. Elles sont toutes épuisées par le processus que je décris pour la sexualité. Elles sont à un niveau de vide intérieur qui commence à se voir. C’est nouveau.
Cela va rendre bien des gens complètement fous malgré leur parfaite santé mentale. Ils n’auront simplement plus les contacts nécessaires avec la réalité pour rester normaux. Je pense donc que de nouvelles formes de folie apparaissent maintenant ou vont apparaître.
Alexis Toulet
23/02/2018
S'il faut être un peu direct, le Su-57 est pour l'essentiel la version russe du F-35. Ambitions et rodomontades similaires, planning de production décalé et réduit - d'ailleurs, encore faudra-t-il faire voler le premier exemplaire de production, avant de songer à en fabriquer d'autres.
Le jugement apparaît un peu dur ? Oui peut-être. Après tout, les Russes n'ont du moins pas commencé la production en série d'un appareil qui ne marche pas. Et le Su-57 n'a pas (encore ?) pris autant de retard que le F-35. Un très joli ratage cependant : avoir dégoûté les Indiens qui ont préféré se retirer du programme commun pour développer cet avion - après avoir émis moult critiques - et acheter plutôt… eh bien du Rafale naturellement.
Un point commun indubitable avec le F-35 : on "déploie" des prototypes ou appareils "de série" qui ne fonctionnent pas afin de jouer au supergrand. Comme les Etats-Unis. Et sans plus d'effet que de communication : les personnes informées savent bien à quoi s'en tenir.
David Cayla
23/02/2018
Je me faisais la réflexion qu'avant l'ère de la "civilisation de la consommation de masse" (drôle de façon de définir une civilisation), l'immense majorité des gens n'avaient guère d'autres vêtements que ceux qu'ils portaient sur le dos tous les jours, et retiraient lors de la moisson s'ils ne voulaient pas suffoquer sous leurs vêtements de gros drap. A quoi j'ajouterais qu'en y réfléchissant un instant, ce serait une drôle d'idée que de porter des vêtements légers et donc fragiles pour s'employer aux travaux des champs (travaux manuels).
Du reste, si la vision de ces corps plus ou moins dénudés en plein effort a pu faire fantasmer certains écrivains, ces hommes et ces femmes en plein effort, si la question leur avait été posée de savoir à quoi ils pensaient, auraient sans doute invité le causant à se joindre à eux dans l'effort et réfléchir ensuite à ce qu'il aura ressenti en travaillant. Cette digression m'amène à la suite de mon propos, la construction des identités homme/femme, car quelque chose me dit que l'immense majorité des gens qui ont vécu sur terre ne se sont jamais posé la question. Ils faisaient comme leurs parents, leurs proches, dans un univers où l'horizon se bornait le plus souvent à l'espace qu'ils pouvaient couvrir en quelques heures de marche. S'ils se pensaient comme le fils ou la fille de leur père et de leur mère, le frère ou la soeur de leurs frères et soeurs,... je doute qu'ils se pensaient en tant qu'homme ou en tant que femme si ce n'est que les hommes étaient très certainement et très naturellement attirés par les femmes, et réciproquement.
Mais dans notre société de consommation de masse où chacun est un inconnu pour l'autre, où l'injonction est de satisfaire son moindre caprice pourvu qu'on puisse se le payer ? Dans notre société où les parents sont contraints de déléguer à des tiers l'éducation de leurs enfants sans réaliser à quel point, et de plus en plus, les seuls contacts sociaux qu'ils auront seront d'autres enfants qui ont tout autant besoin d'une éducation que personne ne viendra leur apporter (ou disons, que des adultes leur apporteront par bribes) ? Comment construire son identité dans un tel univers qui vous propose en guise d'anxyolitique de vous réfugier dans votre propre petite bulle individuelle sitôt que vous en éprouverez le besoin ? Que ce soit une bulle technologique (smartphones,...), issue de la pharmacopée (antidépresseurs,...), voire aussi la bulle de son logement individuel… qu'on partagera… ou pas… avec un compagnon ou une compagne, avec ou sans enfants, dans la même chambre ou en faisant chambre séparée, en partageant les mêmes occupations, ou en ayant chacun ses occupations,... La quête du logement individuel pouvant d'ailleurs confiner à la folie, avec ces bulles immobilières en gestation un petit peu partout dans le monde…
Dans une telle société, et cela vaut d'abord pour les classes les plus éduquées ou dit autrement, les plus bourgeoises, les processus éducatifs ont tâché de compenser un temps cette absence des adultes par le biais de la coercition, mais le point de rupture a été atteint en 1968 lorsque la jeunesse estudiantine a découvert l'avenir qui serait le sien (tous ces efforts pour quelque chose qui n'en vaut absolument pas la peine ?). La démocratisation de l'enseignement qui a suivi n'a fait qu'élargir le phénomène à l'ensemble des couches de la société occidentale, avec pour corollaire un allègement constant des contraintes éducatives, une marche vers la néantisation par dissolution progressive de toutes les structures éducatives.
Alors la folie transgenre là-dedans… Une folie parmi d'autres, dans un monde pris de folie…
Christian Feugnet
23/02/2018
Plus c'est gros plus çà passe : dans les fabriques à mensonges . Pour raison simple , pour les éxécutants c'est plus facile à comprendre et diffusér surtout sans compétition .
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