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Les Wisemen pètent les plombs

Article lié : Les déraisons de leur sagesse extrême

Tatanka

  27/05/2006

Et ce n’était que le premier élément d’une stratégie destinée à faire baisser la garde de leur grand ennemi: la Chine.
Les projets de vitrification préventive de la Chine ne manque pas. Il ne faudrait pas qu’ils puissent riposter, avant…

En guise de préparation au charlie-hebdo spécial blasphème:

Article lié :

geo

  27/05/2006

De la Guerre des représentions au Jihad anti-occidental

le 21/03/2006   Alexandre del Valle

Le 16 mars dernier, une association turque basée à Bruxelles portait plainte contre le quotidien conservateur allemand Die Welt, coupable d’avoir publié des caricatures du prophète Mahomet et “provoqué la communauté des croyants musulmans d’Allemagne ». Particulièrement susceptible, l’Union des Démocrates turcs européens (UETD), prétendait que la publication avait « mis en danger avec légèreté la paix civile”. Cette requête liberticide faisait en fait écho à plusieurs déclarations publiques tout aussi liberticides du Premier Ministre turc R.T. Erdogan, qui a condamné à plusieurs reprises la publication des caricatures et a même proposé de « limiter la liberté d’expression » concernant les religions, notamment l’Islam, ceci au nom de la lutte contre le « blasphème » et « l’islamophobie ».

Le lien entre l’affaire dite des caricatures et la montée de l’islamisme un peu partout dans le monde, de la Turquie à Gaza en passant par le Maroc (où un sondage donne gagnant les Islamistes en 2007) est plus que jamais évident. Raison de plus pour refaire le point sur cette affaire de caricatures qui n’en finit pas de produire ses effets et réactions diverses.

L’Origine du scandale

L’affaire dite des « caricatures » de Mahomet remonte à septembre 2005, lorsque la rédaction du Jyllands Posten apprit que l’auteur d’un livre pour enfants sur le Prophète Mahomet n’avait pu trouver un seul dessinateur acceptant d’illustrer l’ouvrage. Le 17 septembre, en effet, le journal danois Politiken avait publié un article intitulé « Dyb angst for kritik af islam » (Peur profonde de la critique de l’Islam), expliquant l’incapacité pour l’auteur Kåre Bluitgen, de trouver des dessinateurs voulant illustrer son livre sur Mahomet. Face à cette autocensure manifeste, le plus grand quotidien (conservateur) du royaume, le Jyllands Posten, voulut tester la liberté d’expression, valeur fondamentale de la démocratie danoise, proposant, en signe de refus de «l’islamiquement correct », à une quarantaine de caricaturistes de représenter des portraits du Prophète Mahomet. Douze seulement acceptèrent. Leurs dessins, signés (certains dessins sont critiques, d’autres non), parurent le 30 septembre 2005, sous le titre “Les Douze visages de Mahomet”, c’est-à-dire cinq mois avant que l’affaire n’éclate dans le monde musulman et en Europe.

Initiateur de l’opération, Flemming Rose, chef de service culture du Jyllands-Posts, accompagne les caricatures d’un article alarmiste déplorant la frilosité grandissante des intellectuels danois, frilosité mise en évidence à plusieurs occasions et due à une campagne de terreur psychologique et physique orchestrée par les islamistes du Nord de l’Europe depuis l’assassinat de Théo Van Gogh: la même semaine en effet, une série d’évènement inquiétants n’ont cessé de confirmer la naissance d’une autocensure islamique : l’anonymat exigé par les traducteurs de la parlementaire musulmane libérale néerlandaise menacée de mort, Ayaan Hirsi Ali, dont la lutte contre les dérives de l’Islam est le cheval de bataille ; le retrait de l’un des tableaux d’une exposition par un musée inquiet des « réactions » des leaders musulmans ; ou même les fortes pressions exercées par un Imam sur un ministre afin que ce dernier exige des médias qu’ils donnent une « image plus positive de l’Islam », etc. Flemming Rose conclue ainsi son article : « nous sommes sur une pente glissante, personne ne peut prédire où l’autocensure peut nous mener ».

Pour récapituler brièvement, la plus controversée des caricatures représentait le turban de Mahomet en forme de bombe à la mèche allumée. Un autre représente Mahomet s’adressant à des kamikazes qui arrivent au paradis à la queue leu-leu : “Arrêtez-vous! Arrêtez-vous! Nous sommes à court de vierges !“Un autre dépeignant Mahomet, avec le croissant comme auréole : ange ou démon ?; un autre encore dépeignant Mahomet, la barbe hirsute et les yeux masqués par une barre noire, puisque l’on n’a pas le droit de représenter son visage, garde deux femmes voilées, le poignard à la main ; un autre enfin où Mahomet fait signe de s’arrêter à deux terroristes musulmans sur le point d’attaquer : “Du calme, mes amis, ce n’est qu’un dessin fait par un Danois incroyant…”.

Face à la publication des douze dessins, des associations musulmanes manifestent leur indignation et se déclarent « insultés ». Le 30 septembre 2005 : plusieurs leaders musulmans du Danemark à tendance intégriste exigent le retrait des dessins. Le 9 octobre, la Société Islamique du Danemark, dirigé par l’imam Abu Laban, proche des Frères musulmans égyptiens, syriens et libanais, exige des « excuses » et le retrait des dessins.

Le 14 octobre, 3 500 musulmans manifestent devant les bureaux du Jyllands-Posten. Toujours pas de retrait et d’excuses. Etonnamment, le 17 octobre, un journal égyptien publie les caricatures du Jyllands-Posten sans que cela ne déclenche une quelconque polémique ou réaction violente dans le monde musulman. Ceci en pleine période de Ramadan. Aucune protestation officielle n’est émise par les représentants égyptiens de l’Islam, pas plus que par l’Etat Egyptien, contre le journal danois Jyllands-Posts, ni même contre le Danemark. Indifférence qui va augmenter la colère des Islamistes danois, décidés à en rajouter et à tout faire pour mettre les Etats musulmans d’origine en porte-à-faux, notamment via la saisine des autorités religieuses, des structures des Frères musulmans à l’étranger et des grandes organisations islamiques pilotées par l’Arabie saoudite et l’Egypte (Organisation de la Conférence islamique ; Ligue arabe, Congrès du Monde Musulman, etc).

Le contexte égyptien et international « favorables »

Un premier événement « favorable » tombe à point nommé pour les Imams danois désireux de sensibiliser les Islamistes égyptiens : le 21 Octobre, en Egypte, des pogromes antichrétiens sont déclenchés sur fond de campagne électorale donnant les Frères Musulmans parmi les vainqueurs des législatives. Or c’est déjà une histoire de « blasphème » qui est à l’origine des pogroms anti-Coptes survenus principalement à Alexandrie. En effet, les milliers d’émeutiers qui ont attaqué le quartier chrétien, saccagé églises et commerces, poignardé des religieux, dont une nonne décédée depuis, tout en menaçant le patriarche copte de mort, ont agi en « représailles » de la diffusion d’un soi-disant « DVD blasphématoire » (pièce filmée) qui n’a jamais été produit ni distribué par les Coptes, mais au contraire par des Musulmans. D’après le quotidien Al-Doustour (La Constitution), les évènements dramatiques d’Alexandrie seraient la conséquence des « provocations » de l’église Saint-Georges… Aussi les hebdomadaires El-Midan et Al-Osbou’ ont-ils dénoncé « l’infidélité » des chrétiens d’Egypte, soi-disant « mêlés à un complot mondial anti-arabe » ! Explicite, le rédacteur en chef d’Al-Ousbou’, Moustafa Bakri, écrivait: « certains traîtres de la diaspora copte complotent avec les sionistes et la CIA dans le but d’expulser les musulmans de leurs terres ».

Plus soucieux « d’islamophobie » que de haine anti-chrétienne, les médias français et européens ont été fort silencieux sur cette affaire, évoquant à peine les “agitations interreligieuses”, comme si les bourreaux islamistes étaient à mettre sur le même plan que les victimes chrétiennes minoritaires…

Concurrence sunnito-chiite sur le marché de la haine anti-occidentale et anti-juive

En réalité, le « but de guerre » réel des Etats et organisations islamiques «indignées » par les caricatures et qui sont à l’origine directe de l’embrasement mondial actuel, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de conquête et d’intimidation orchestrée depuis plusieurs décennies par les cinq grands pôles mondiaux de la réislamisation radicale : (Frères Musulmans, Pakistan ; Salafisme-Wahhabisme saoudien-OCI ; Iran et confréries islamistes turcophones) décidés à conquérir l’Europe et islamiser à terme l’Occident. Or bien qu’étant divisés politiquement, ethniquement et parfois théologiquement, ces différents acteurs de la réislamisation n’en partagent pas moins une haine commune et convergente envers les « Juifs, les Croisés et les Mécréants », « le monde de l’impiété étant réputé Un » (Millatun kufru Wahida). Aussi ces divisions-concurrences (Fitna) existant au sein de la Oumma n’ont-elles fait qu’accroitre la haine anti-occidentale dans le cadre d’une véritable compétition, d’une course à la surenchère prosélyte et revancharde. D’où les amalgames Juifs-sionistes=Danois=Anti-musulmans=Europe=Américains=Chrétiens arabes, etc, d’où les plasticages d’églises chrétiennes au Pakistan, en Irak ou en Egypte, voire l’assassinat d’un prêtre catholique en Turquie, et d’où la régression théocratique observable au sein des mentalités publiques musulmanes, au nom du « retour » à la « vraie solution » : l’islamisme, qui apparaît plus que jamais comme la seule idéologie non « contaminée par les colonisateurs judéo-chrétiens » et capable d’offrir une alternative aux dictatures arabes corrompues, elles-mêmes supposées «imposées » par « l’Impérialisme occidental » et les é « Judéo-Croisés » (Al Yahoud wa’l Salibiyoun).

C’est dans le cadre de cet embrasement général et de cette fanatisation anti-occidentale croissante sur fond d’enlisement américain en Irak, de nucléarisation de l’Iran des Pasdarans et d’endiguement de la Syrie, que le très fanatique président iranien Mahmoud Ahmadinéjad, non content que les Occidentaux aient besoin de lui en Irak pour calmer les Chiites et si heureux des succès électoraux des Chiites irakien et libanais, puis des protégés sunnites palestiniens du Hamas, s’est à son tour saisi de l’affaire des caricatures. Son but : démontrer une fois de plus ses capacités de mobilisation et de nuisance face aux « pressions » euro-occidentales ou « américano-sionistes » et à ses concurrents sunnites arabes. D’où l’accusation totalement folle et fallacieuse consistant à accuser (une fois de plus !) les Juifs « sionistes » d’être à l’origine des caricatures, d’où aussi le concours lancé à Téhéran récompensant les meilleures caricatures de la Shoah et des Juifs en réponse à « l’offense » faite à « Un milliard trois cent mille Musulmans » dans le monde…

La « Tournée » des Imams danois en pays arabes ou la désinformation scientifique

C’est dans ce contexte, entre novembre et décembre 2005, qu’une délégation d’Imams et islamistes du Danemark proches des Frères musulmans égyptiens et palestiniens effectue une « tournée » des pays arabo-musulmans afin d’internationaliser une affaire interne, ceci dans le cadre d’une véritable Stratégie d’intimidation, d’un véritable plan d’Attaque contre les valeurs occidentales et les faibles démocraties européennes.

La délégation d’Imams Danois de La Société Islamique du Danemark se rend tout d’abord en Egypte, destination privilégiée où les Frères Musulmans ont remporté 88 sièges lors des dernières législatives et où règne un climat pré-insurrectionnel sur fond de pogroms anti-chrétiens ; puis au Liban et en Syrie, avant de passer par les territoires palestiniens. Les Imams sont furieux de constater qu’au Danemark, la publication des caricatures, tout comme les protestations officielles d’une dizaine d’ambassadeurs de pays arabes, ont laissé dans un premier temps de marbre le Premier Ministre, Anders Fogh Rasmussen. Emmenée par Imam Ahmad Abu Laban, Akhmad Akkari, Rais Huleyhel, la délégation d’imams intégristes danois entend obtenir sa revanche au Caire, cœur des médias du monde arabe et pays qui abrite (Al Azhar) l’une des plus grandes autorités mondiales du Sunnisme, le Cheikh Tantaoui. Les Imams danois exhibent partout un terrifiant dossier de 43 pages présentant au public musulman non seulement les 12 caricatures du journal danois, mais y ajoutant toute sorte de photos glauques et autres dessins bien plus choquant, voire totalement truqués et visant à provoquer une indignation extrême des interlocuteurs arabo-musulmans déjà remontés contre les Etats-Unis et l’Europe suite à l’affaire iranienne et à l’enlisement en Irak.

Se retrouvent pêle-mêle dans ce dossier des dessins produits par certains groupuscules danois trouvés sur internet, et même la photo d’un Français barbu doté d’un groin et d’oreilles porcines en plastique, qui avait gagné un concours annuel d’imitation du cochon en Auvergne, mais qui sera présenté par les Imams manipulateurs comme un blasphèmateur islamophobe singeant le Prophète… Trois croquis obscènes à forte connotation pédophile et zoophile sont même ajoutés au dossier, histoire d’envenimer un peu plus les choses et de fanatiser les interlocuteurs horrifiés par la « décadence » et « l’impiété » occidentale. Parfaitement rompus aux techniques de manipulation et de relations publiques, les Imams munis de cette véritable bombe à retardement, rencontrent successivement, lors de leur tournée:

- le Grand Mufti d’Egyte ; Cheikh Mohammed Sayed Tantawi ;

- Amr Moussa, secrétaire Général de la Ligue Arabe, basée au Caire ;

- le ministre des affaires étrangères d’Egypre ;

- Le Grand Mufti du Liban Muhammad Rashid Kabbani, etc

- plusieurs responsables des Frères Musulmans ;

- le chef chiite libanais Cheikh Muhammad Hussein Fadlallah ;

- le leader patriarche maronite du Liban Nasrallah Sfeir ;

- le Grand Mufti de Syrie Cheik Ahmed Badr-Eddine Hassoun.

La stratégie de l’intimidation

A partir de ce moment, l’indignation internationale islamique se met en marche aux termes d’une véritable Guerre des représentations. Scandalisé, le Ministre des Affaires étrangères d’Egypte, Ahmed Abou Gheït, lequel s’était déjà singularisé en défendant devant l’ONU quelques temps plus tôt un projet de résolution visant à interdire toute « attaque contre les religions », dénonce l’horrible « scandale » et adresse immédiatement une lettre au secrétaire général de l’ONU puis à la Ligue arabe. Quant au Cheikh Tantaoui, chef suprême de l’Islam égyptien et de l’Université sunnite d’Al Azhar, il est tout d’abord prudent mais est contraint lui aussi de durcir le ton afin de ne pas être débordé par les islamistes qui exigent « réparation ». Le 2 novembre 2005, le ministre des affaires étrangères libanais rencontre l’ambassadeur d’Egypte au Liban pour réfléchir aux « mesures à prendre contre le Danemark ». Le 8 décembre 2005, le Sommet islamique à La Mecque (Arabie saoudite) évoque officiellement le sujet des caricatures qui commence à faire du bruit. Le 29 décembre 2005, les ministres des pays arabes se réunissent au siège de la Ligue Arabe, au Caire, critiquant solennellement « l’Inaction du gouvernement danois ».

Dès le 27 janvier, l’intensité monte encore d’un cran : en marge du forum de Davos, l’Arabie saoudite décrète le boycott général de tous les produits danois, tandis que le gouvernement égyptien est en proie à une protestation populaire grandissante, laquelle ne tarde pas à rejaillir sur la Palestine voisine, elle aussi « travaillée » par les Frères musulmans, eux aussi vainqueurs des dernières élections (Hamas). Au Parlement égyptien, les Frères musulmans exigent de Moubarak la rupture des relations diplomatiques avec le Danemark et la Norvège, démarche reprise par la Fédération égyptienne des Chambres de Commerce, qui exige le boycott général, mesure désormais préconisée également par le Grand Mufti d’Al Azhar qui fustige » les pays qui salissent l’Islam et le Prophète »…

En janvier-février, soit quatre mois après la publication danoise initiale, émeutes, manifestations et protestations officielles sont déclenchées et orchestrées un peu partout dans le monde arabo-musulman. L’embrasement est global, planétaire. Et il prend chaque jour de l’ampleur. L’Affaire rivalise désormais avec celle des Versets Sataniques et est l’occasion des mêmes surenchères entre différents Etats ou organisations islamiques concurrents sur le marché mondial de la haine anti-occidentale (Pakistan, Syrie, Iran, Hamas, Hezbollah, etc) et pour le leadership de l’Islamisme (Arabie saoudite, Egypte, Iran, Koweït, Turquie). De Gaza à Karachi, des drapeaux danois, européens, français ou norvégiens sont brûlés. Des émeutes provoquent des morts au Pakistan. Des ambassades européennes sont prises d’assaut au Proche-Orient, sur fond de controverse autour de la suspension éventuelle du financement occidental de l’Autorité palestinienne.

En réalité, cette colère «mondialisée» est l’aboutissement d’une campagne menée comme une opération militaire. Son objectif n’est autre que répandre la terreur en Europe par le biais d’une nouvelle puissance globale diffuse - les fameux « Un milliard trois cent mille Musulmans composant la Oumma)- capable de contraindre l’Occident à se plier à ses exigences et règles. L’affaire des caricatures est en réalité tombée à point nommé : le but de guerre direct escompté est ici d’obtenir des autorités européennes et des médias occidentaux le désaveu d’un droit élémentaire en démocratie: celui de la critique des religions, fût-elle de mauvais goût ou même méchante.

L’arrière plan de l’affaire : Introduire la Charià dans les législations internationales

En fait, « l’affaire des caricatures » a été préparée savamment et scientifiquement pendant des mois par les islamistes danois qui ont « travaillé » les Etats musulmans et organisations islamiques dans l’objectif final de faire entrer dans le droit “international” et les législations nationales l’interdiction de changer de religion et de blasphémer, en attendant une application plus grande encore de la Charià. Ce qui arrive aujourd’hui avec les caricatures n’est que l’un des “cas pratiques”, un prétexte tombé à point nommer et destiné à susciter les scandales médiatico-politiques afin de faire aboutir les revendications liberticides et pro-Charià. La stratégie adoptée et les buts poursuivis par les Imams et Etats islamiques « indignés » vise, sous couvert de faire “respecter l’islam », à imposer leur vision du religieux au reste de la planète et donc aux Infidèles. Aussi le seul fait de ne pas se soumettre apparaît-il en soi aux intégristes islamiques comme un manque de “respect”, une « provocation ». Les images effrayantes de foule pogromisant les consulats danois sont là pour faire comprendre le message.

Il convient d’ailleurs de rappeler au public non averti que l’affaire des caricatures de Mahomet s’inscrit depuis des décennies dans le cadre d’une politique de longue haleine et d’efforts déployés par les Etats et organisations panislamiques visant à faire entrer dans le droit “international” et national l’interdit de changer de religion et l’interdit de blasphémer, préludes à l’application de toute ou partie de la Charià au sein des communautés islamiques d’Europe, de plus en plus homogènes et ghéttoisées de façon volontaire par les islamistes afin d’empêcher toute intégration des « Jeunes » musulmans aux valeurs « impies » des sociétés d’accueil. A cet égard, des organisations de défense des droits de l’Homme et des femmes ont bien décrit et déploré ces tentatives en direction de l’ONU (voir étude du droit international et européen effectuée par l’organisation française féministe CERF ; http://www.c-e-r-f.org/face_aux_obscurantismes.htm; http://www.c-e-r-f.org/fao-103.htm). Rappelons que l’ONU vote régulièrement des résolution contre l ‘ « islamophobie » : en mars 2004, à l’ONU le rapporteur d’une étude sur le racisme estime qu’il y a pire qu’attaquer les musulmans : attaquer l’islam lui-même ; en juin 2004, la Turquie accueille les représentants de l’ensemble des Etats « islamiques », l’OCI, qui tance l’Union européenne pour avoir critiqué des « peines instituées par la Charia », dont la lapidation…

Les caricatures en questions et la tradition musulmane

Face aux excuses finalement présentées par le Danemark, et même par le Jyllands-Posten, sans oublier l’Union européenne, excuses exigées par l’Organisation de la Conférence islamique, la Ligue arabe et la plupart des Etats musulmans, il est bon de rappeler quelques faits peu connus attestant que des Musulmans et des Etats musulmans ont pratiqué dans le passé et jusqu’à aujourd’hui des formes de caricatures et de blasphème bien plus radicales que celles du Danemark sans qu’il n’y eût ce type de réactions convulsives.

Directeur de la revue Islam de France, le Français converti à l’Islam Michel Renard, mais aussi le penseur tunisien Abdel Wahhab Medeb, ont rappelé que le dénigrement du Prophète est aussi vieux que le début de son action. Le Coran lui-même mentionne souvent les outrages verbaux subis par “l’Envoyé de Dieu”. Celui-ci a été traité de « menteur » (“Ils vont jusqu’à dire : un fagot de songes ! Encore les a-t-il inventés”, XXI, 5) ; de « faussaire » (“Les dénégateurs ont dit : Ce n’est là que mystification, qu’il combine en se faisant aider par un groupe d’autres gens”, XXV, 4) ; « d’apocryphe » (“Vont-ils prétendre que c’est de sa part discours d’apocryphe ?”, LII, 33) ; de « fou » (“votre compagnon ne s’égare ni n’est fol”, LIII, 2), etc. Aussi la Tradition islamique préconise-t-elle au musulman pieux de s’en remettre à Dieu de laver l’affront, le cas échéant.

Certes, les nouveaux censeurs de « l’Islamophobie » répètent à l’envi que l’islam “interdit” toute représentation du Prophète. Or si cette tradition a bel et bien été dominante dans la pensée musulmane, l’interdiction de la représentation du Prophète (qui n’a rien à voir avec celle bien réelle de Dieu), n’a jamais été une prohibition iconoclaste (lire l’article de Pierre Lory paru dans Discours psychanalytique 2, octobre 1989), mais plutôt un usage fortement ancré.

Parallèlement, il existe bel et bien en Islam toute une tradition artistique, en particulier d’origine persane et ottomane, qui a « maintes fois représenté le Prophète, que cela soit avec le visage voilé et ceint de la mandorle (flamme de sacralité) ou avec des traits proprement humains. Cet héritage pictural est partie incontestable de la conscience musulmane et de sa sensibilité artistique », rappelle Michel Renard. En réalité, l’affaire du blasphème et des caricatures danoises, tout comme jadis celles des Versets sataniques, s’inscrit dans le contexte d’une Stratégie d’intimidation de l’Occident et de conquête, reposant sur la victimisation et les scandales médiatiques. Le « rôle de la victime permet en effet aux fondamentalistes de drainer autour d’eux un capital de sympathie basé sur la “défense de la Oumma assiégée”, explique M. Renard. «Ce qui me gêne dans la réaction outrée de certains militants musulmans aujourd’hui, poursuit le penseur musulman français, c’est justement son côté unilatéral. Ils se disent blessés dans leurs convictions. D’accord. Ils parlent de “véritable déclaration de guerre à l’islam”. Mais quand un Zarkaoui égorge un captif, à genoux et les mains liés, devant une caméra qui diffuse ces images insoutenables sur internet, n’est-ce pas là une “véritable déclaration de guerre” contre un islam qualifié par ces mêmes militants de “religion de paix” ? N’est-ce pas ce genre de geste qui répand largement la “haine” contre les musulmans ? Où sont alors les communiqués de condamnations ? Où sont les rassemblements après la prière du vendredi ? Où sont les cris de colère ???

Tester les réactions européennes

En conclusions, l’affaire des caricatures de Mahomet est à replacer dans le contexte global d’une stratégie de conquête et d’intimidation mise en œuvre par les grands pôles mondiaux du Totalitarisme islamiste et dont les « Buts de Guerre » sont :

1/ la réislamisation des pays musulmans « apostats », laïques et/ou « pro-occidentaux » » ;

2/ l’instrumentalisation de la présence islamique immigrée croissante en Europe dans le but d’exercer des pressions et un véritable droit d’ingérence sur les politiques étrangères des pays d’accueil (Irak, Afghanistan, Israël, Turquie, etc), et sur les politiques nationales en matière d’Islam et d’immigration. Le but est ici d’obliger les démocraties occidentales et européennes à encourager de plus en plus la progression de l’Islam au nom du « communautarisme », du « droit à la différence », de « l’antiracisme » et de la « lutte contre l’islamophobie » détournés de leurs fondements originels et dévoyés en vecteur de conquête islamique.

En réalité, l’affaire des caricatures est arrivée à point nommé comme une nouvelle occasion de « tester » les faiblesses et les potentialités réactives de l’Europe culpabilisée, affaiblie psychologiquement, vieillie et terrifiée par la violence islamiste. D’où les demandes « d’excuses » de la Ligue arabe, du Congrès du Monde musulman et de l’Organisation de la Conférence islamique exigeant des Occidentaux et des anciens colonisateurs européens qu’ils se soumettent… Islam ne veut-il pas dire soumission ?

Comme on le constate chaque jour, la « tentation néo-obsurantiste » et « néo-munichoise » de l’Europe visant à céder aux exigences et aux menaces islamistes ne font qu’accentuer chez les adeptes du totalitarisme islamiste la représentation méprisante d’une Vieille Europe déclinante, déchristianisée, sans valeurs fermes et atteinte du « syndrome de Stockholm généralisé », phénomène psychologique de soumission volontaire et de peur qui pousse à défendre son bourreau éventuel ou réel que Bat Yé’Or a nommé, pour ce qui concerne l’Islam, la nouvelle « Dhimmitude », en référence au statut d’infériorité et d’humiliation des Chrétiens en Terre d’Islam. Devenue «Dhimmie volontaire », l’Europe semble ainsi prête à toutes les faiblesses et à tous les reniements pour « calmer la colère » grandissante des Etats ou organisations islamistes…

* Alexandre del Valle, géopolitologue, est notamment l’auteur de l’essai « Le totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties », et du « Dilemme turc, les Vrais enjeux de la candidature d’Ankara», paru aux éditions des Syrtes.

(1) Michel Renard, directeur de l’ex-revue Islam de France, 6 février 2006, samidzat, internet.

Le codeda Vinci

Article lié : “Da Vinci Code”, du sexe des anges et du virtualisme

carol DEBY

  26/05/2006

Un très sincère bravo pour cette analyse.
Vous remettez vos pendules à l’heure !

L'union europeenne a gouté le nouveau Poutine; Il est glaçial.

Article lié : L’Europe institutionnelle a goûté le nouveau Poutine: il est glacial

Bertrand Arnould

  26/05/2006

Si la derniere phrase de Poutine est dans la continuation de sa rebuffade, elle est également, pour qui veut se donner un peu de perspective, une proposition d’ouverture et presque d’alliance.

L'anatomie de ce mensonge

Article lié : Décadence accélérée du bobard

Robert Mainville

  26/05/2006

Intéressant article d’opinion dans le journal montréalais “Le Devoir”.  Entre autre, il démontre les liens entre les principaux journaux impliqués dans cette affaire (National Post, Jerusalem Post, etc), leurs propriétaires et quelques partis politiques.

Le plus dommage dans tous cela, c’est que, dans toute cette histoire, les anti-sémites trouveront matière à alimenter leur haine des juifs et d’Israël, grâce à une de ces bonnes vieilles théories conspirationnistes qu’ils aiment tant et qui, cette fois-ci, n’est pas entièrement loufoque.

http://www.ledevoir.com/2006/05/26/110022.html

Merci

Article lié : Décadence accélérée du bobard

Nevnev

  26/05/2006

Merci, c’est bon de lire des papiers comme ça. On se sent un peu moins pigeon sans pour autant être canard! :-)

vousavezoublie....

Article lié : Décadence accélérée du bobard

MHB

  26/05/2006

Vous avez oublie de mentionner XYMPHORA parmi ceux qui ont magistralement pulverise les bobards

LooseChange sera présenté à la Chambre du Parlement anglais

Article lié :

Thibaut

  25/05/2006

Le député du Labour, Michael Meacher, a déjà prouvé son énergie à faire connaître son profond scepticisme relatif aux explications et conclusions de la commission d’enquête des attentats du 11 septembre. Le 9 septembre 2005, une émission de la télévision neerlandaise lui a laissé la parole, de même qu’à M. von Bulow, ex ministre allemand, afin qu’ils puissent exprimer leurs doutes sur le même sujet. C’est à ma connaissance la seule diffusion télévisuelle européenne ayant eu pour thème une remise en cause de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. http://www.tweevandaag.com/index.php?module=PX_Story&func=view&cid=210&sid=29834%23
Ce même Michael Meacher est à l’origine aujourd’hui de la décision de présenter le film de Dylan Avery à la Chambre du Parlement britannique le 14 juin. Après le sondage Zogby de ce mois nous informant que 42% des Américains souhaitent qu’une nouvelle commission d’enquête soit mise sur pied pour faire la lumière sur ces tragiques événements, voici une initiative courageuse et bienvenue pour tous les insatisfaits (c’est un euphémisme), méprisés dans les médias traditionnels. Reste que ces mêmes médias, selon leur habitude maintenant bien rôdée, n’ont absolument pas relayé cette information. (le sondage Zogby cité plus haut non plus par ailleurs). “LooseChange” est visible en ligne ici:
http://www.loosechange911.com/
Ceux qui désirent remercier Michael Meacher pour son initiative peuvent le faire ici (quelques encouragement au pays de Blair lui seront sans doute réconfortants):http://loosechange911.blogspot.com/2006/05/parliament-funk.html

Merci à ce site incontournable et à ses visiteurs.

Thibaut
http://groups.google.com/group/medias-mensonges-desinformation

Propagande

Article lié : Faut-il avoir peur du “Sunburn”?

JDV

  25/05/2006

“L’aveugle au pistolet”(*)

Il est interessant de noter qu’avant les attaques précédentes de l’Irak, des tentatives de surévaluations des capacités militaires de ce pays ont eu lieu: “Irak, troisième armée du monde”, “ils vont se défendre sur leur terrain”, etc… Les faits les ont rapidement contredites.

D’identiques initiatives avaient précédé certaines offensives israeliennes, notamment contre la Syrie et plus spécifiquement la vallée de la Bekaa, “plus grand concentration de missiles anti-aériens du monde” dont les missiles sol-air se sont avérés sans effet grâce aux appareils de contre-mesure récents livrés par les américains.

Je crains que nous ne soyons à nouveau dans le même procédé. Quel pourraient être les buts recherchés:
- justifier le déploiement du matériel le plus récent
- justifier les demandes de crédits pour de nouvelles folies technologiques
- augmenter la tension
- augmenter le “challenge” et donc “l’héroisme” de nos p’tits gars et échauffer leurs esprits.
- détourner les esprits de la discussion du bien fondé de l’attaque vers des détails techniques, répliquant ainsi la fameuse technique commerciale: “allez-vous m’acheter une voiture verte ou bleue” alors que la question est de savoir si on va acheter une voiture.

Enfin demandons-nous de quoi nous parlons: si j’ai bien lu, nous parlons de 40 missiles vendus à la Chine, pays d’un autre format que l’Iran qui en détiendra combien: 4 à 10 pièces ? Ce ne sont guère des chiffres favorables à des tirs de saturation. Vu le prix unitaire de ces joujoux, c’est d’ailleurs peu réaliste.

Ils seront lancés depuis le sol ou depuis des lanceurs proches des côtes puisque le ciel et la mer sont acquits aux forces étatsuniennes. Nous savons que les sous-marins sont repérés par les satellites, sauf en eau profonde. Où est l’eau profonde dans ce “grand lac” ?

Nous parlons aussi de la nécessité d’équipes bien entrainées ! Par qui et depuis quand ?

Enfin, là où le Yakhont peu “lire” sa propre carte depuis 45.000 pieds -sous réserve que son radar ne soit pas brouillé- le Moskit doit être lancé en direction de cibles dont au moins les emplacements approximatifs ont été définis. Comment acquérir de telles informations sans satellites, avions de reconnaissances, Awacs, etc… ?

JDV

(*) “L’aveugle au pistolet” Chester Himes, Gallimard, 1970.

A propos des bobards

Article lié : Décadence accélérée du bobard

Vincent Robeyns

  25/05/2006

Bavo et merci.

..mais, oar Allah,, les russes vont finir par mourir de rire !!

Article lié : Du rire des généraux russes à la défaite en Afghanistan

MHB

  25/05/2006

Il me semble avoir lu ces jours-ci - et cela n a pas du manquer d attirer aussi votre attention, que le retrait des troupes americaines avec un abandon sur place et concomitant des armements americains ne pouvait se faire compte-tenu de l equipement “pratiquement tout russe” de l armee de Saddam,

D ou - pour le Pentagone -  la necessite de demander aux russes de l equiper pour permettre au nouveau gouvernement irakien de ne pas traumatiser les militaires irakiens en les equipant “made in USA”.

Est ce qu en fait le “contrat afghan” ne prefigure pas un enorme contrat d armements qui ne serait peut etre pas le “contrat du (20eme) siecle” mais la “galejade du (21eme) siecle” ?

Why not∫

Article lié : ...Jusqu’à 500.000 morts?

FREXPAT

  23/05/2006

The first war lasted 100 hours and over 200,000 people were killed. Somehow that makes your 100 deaths/day seem a little low…

A lot of the people that Saddam realeased, are the same people were are saying were unlawfully held.

Regardless, these stats would be non-existant if we had never invaded Iraq, so as far as I am concerned, any death there is somewhat due to the US invasion.

Who knows really? However, I think that this IBC website needs to be set straight, since they don’t know either.

Situation en Amérique Latine et Systèmes d'Armes made in France

Article lié : Partie à quatre : Chavez, USA, Russie et France (par défaut)

steph

  18/05/2006

Dire que le marché, notamment des avions de combat, a été pendant longtemps une chasse gardée des américains est vrai, mais inexacte, ou du moins, c’est une vision incomplète.
Le Brésil avait acheté des Mirage III (puis devrait acquérir en 2007 des mirages 2000), la force aérienne chilienne des Mirage 50 / Pantera, les argentins ont acquis des Delta Dagger (Certes israéliens, mais le design de base est français) et une poignée de super étendard, le Pérou est équipé de Mirage 2000, L’équateur possède en inventaire des Mirages F1…
Il y a donc un certains nombre d’éxceptions française sur ce continent, qui confirment la règle.
L’analyse que l’on peut en faire de cet état des choses est à la fois technique et opérationnelle, mais aussi “politique” et “psychologique”.
Dans le monde un certain nombre de forces aériennes et non des moindres (Inde, Egypte, Grèce…) ont fait le choix (politique) de s’équiper en double source de matériels US et Européens (et spécifiquement Français).
Cela apelle plusieurs réflexions intéressantes:
- Les Forces Aériennes équipées en double source ont eu maille à partir (Egypte) ou ont des raisons de se méfier (Inde) de s’équiper tout USA. A ce titre, on notera que la France est souvent choisit comme fournisseur d’appoint, ou comme alternative, pour le cas où... (Il faut pas oublier que c’est aussi le cas lorsque la Russie est fournisseur principal -Mig-29, Su-27/30- c’est par exemple le cas du Pérou)
- S’équiper en double source est un non sens économique (pièces détachées, maintenance, armements associés à l’avion, etc ..) c’est donc une décision politique… Le choix de la France est donc une décision politique liée à la perception que ces responsables politiques ont de notre pays (la question ici, n’est pas de savoir si c’est bien ou pas bien, mais de comprendre qu’il s’agit d’un fait)
- Les matériels français sont donc systématiquement opposables aux matériels US (Et russes). Opposables signifie aussi qu’ils sont comparables en terme de performances, de capacités, etc… et qu’ils sont perçus comme crédibles par les responsables opérationnels (les utilisateurs)
- Cet état des choses, donc des faits, est systématiquement ignoré et par les “déclinistes” français et par les américains.

Il est a noté que les derniers marchés perdus par la France l’ont été face à des matériels US de génération précédente ( F-15 ) face au meilleur de la technologie française ( Rafale ).
Ces pays en question (Corée et Singapour) ont toujours été acheteurs de matériels US. On peut donc se poser la question de comprendre pourquoi les responsables français ont décidés de se battre sur des marchés de toute façon acquis aux USA (politiquement, historiquement et opérationnellement).
La seconde réflexion est de savoir par quel mécanisme pernicieux, nous français, en sommes venus à nous auto-flageler sur la valeur technique d’un produit (le Rafale) alors qu’à la base l’erreur est commerciale… Cela en dit long sur le déclinisme français, car à aucun moment, il n’a été remis en question l’approche commerciale du fabricant (devinez pourquoi ...)

Les matériels français sont-ils mauvais ?
Si tel était le cas, serais-je tenté de dire, Aribus n’aurait jamais pu naître. C’est un fait.

Le Rafale (puisque c’est de cet appareil qu’il s’agit) est-il mauvais ?
Le problème du Rafale est avant tout une mauvaise décision industrielle : celle pour un petit pays comme la France de développer, produire et utiliser deux avions de combat modernes (Famille Mirage 2000 et Rafale) quasiment en même temps.
(Quels autres pays peuvent-il se permettre une telle chose ? Il en existe que deux, voire un et demi si on considère la position de la Russie)
Financièrement, cette position est intenable. La conséquence directe est un retard de 10 ans du programme Rafale. La stratégie du constructeur: arriver sur le marché des avions de nouvelle génération avant les américains tombe à l’eau.
Cette vision était-elle mauvaise ? On serait tenté de dire non, eu égard au succès du Gripen (arrivé à l’heure lui) sur les marché centre-européens et en Afrique du sud.
Il y a aussi les choix technico-opérationnels. La philosophie de conception du constructeur (Dassault) est assez particulière et différente de tous les autres appareils (Typhoon, F22, F35, Su30 etc ..) sauf peut etre le F18E et le JAS-39 gripen. Le Rafale est conçu comme un appareil multirole, et dans cette catégorie, il reste le meilleur produit jamais mis sur le marché. Tous reconnaissent l’excellence du savoir faire du constructeur (y compris les américains, même si jamais, il n’en parleront de façon ouverte, c’est à dire public).
L’appareil est donc, conçu comme un élément d’un système plus vaste (communications, renseignements, awacs etc ..) auquel il s’intègre. Il faut comprendre en disant cela que l’on peut tirer pleinement parti des qualités de l’appareil dans un environement intégré, comme une partie d’un tout,à la pointe de l’épée. Et c’est le cas de tres peu de forces aériennes dans le monde.
Il est intéressant de noter que cet environement intégré est né d’une impulsion US (network centric warfare). Or les acheteurs historiques de Dassault ont toujours eut une prédilection pour un maériel, avant tout, robuste et fiable et moins sophistiqué dans certains aspects. Un Mirage 2000 est plus court sur pattes (il va moins loin) qu’un F16 ou un F18, et pourtant, il s’est tres bien vendu de part le monde…
En autonome (c’est à dire que l’appareil n’évolue pas dans un environement intégré) le Rafale montre des insuffisances : vitesse trop faible (Mach 1.8) radar RBE2 insuffisant en portée, Missile MICA trop court (face au R-77 de Vympel)... Cela ne vaut pas dire qu’il n’est pas bon, mais comme les exercices l’ont montré (Face aux F-18E/F US et Su-30MKI Indiens) le Rafale est limite dans des situations de combat ou l’appareil opère seul (exception faite peut-être du combat tournoyant).
Face au F18E et Su 30MKI, le Rafale a été mis plusieurs fois en position d’échec par manque d’allonge, ce que certains acquéreurs peuvent juger inacceptable de la part d’un engin d’un tel prix… On les comprendra.
Il est a noté, à ce stade, qu’un radar de type AESA, que le missile METEOR et une évolution des moteurs, devraient lui permettre de se mettre à niveau ... vers 2012-2014 .. soit lors de l’entrée en lice du F-35. Cela nous promet probablement de franches empoignades franco-US sur un marché de plus en plus tendu (raréfaction et fractionnement des commandes) dans un contexte ou la décision d’achat sur étagère d’un avion de combat sera plus que jamais, politique….
Voilà donc, pour mettre ceraines choses en relief et compléter votre analyse.

Eh oui !

Article lié : La crise US de l’immigration à la lumière de la religion

Fram

  18/05/2006

Tocqueville ne suffit pas.
Pour avoir une idée de comment dépasser Tocqueville, je propose de lire “le grain tombé entre les meules. Existerons ecnore comme Russie au XXIème siècle” de Soljenitsyne, cet affreux réactionnaire intégriste, “qui était “OK” quand il dénonçait l’ennemi. Mais s’il est indépendant, alors, c’est un “galeux”.”
Et voilà : nous assistons à l’effondrement d’un système de pensée.

Ex aequo

Article lié : L’immigration et l’église catholique sont en train de devenir une force d’opposition essentielle aux USA

Fram

  18/05/2006

Notez que c’est exactement ce qui se passe en France, ou l’“Américain” Sarkozy rencontre l’opposition de l’Eglise sur cette question des migrants !

L’Eglise en a vu d’autres. Elle fera tomber tous les Empires. C’est une de ses vocations.“Et les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre Elle”. Promesse du Seigneur à Saint Pierre.

Sans la foi, le monde est incompréhensible. Ce n’est pas une pétition de principe, c’est un constat.