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Vous êtes avec nous (et vous vaccinez) ou vous êtes contre nous !

Article lié : Covid dévoilé : c’est GW Bush !

Jack V.

  28/07/2021

Le recours à Georges Bush pour faire pression sur lmes pays réticents à faire piquer leur population confirme que cette pandémie et ces "vaccination" sont le fait de l'état profond.

C'est une sorte une menace : Bush l'a déjà fait, titre Harding… Quelque part, cela indique aussi que la partie n'est pas jouée d'avance puisque on n'a recours à ce clown sinistre que pour faire comprendre qu'on aura recours à ses méthodes. 

Cela indique aussi qu'il ne fait pas bon se faire vacciner, notamment dans les pays à forte natalité puisque cette vaccination est de la même nature que les opérations qui ont mené l'Empire jusqu'en Irak.

Je sens que la Russie va bien vendre ses Su 75 et ses S500.

Dieu-Khaos au plus haut du verbe ? .3

Article lié : Au plus haut du verbe

jc

  28/07/2021

Il y a pour moi quelque chose qui cloche à associer le logos et le chaos. Il m'est en effet plus naturel d'associer topos et chaos -notions mystiques-, car je sens mieux le topos comme du logos en puissance, et le chaos comme du cosmos en puissance, logos et cosmos en étant les (des?) actualisations, comme un brouillard qui se dissipe et qui découvre l'harmonie du monde, la musique des sphères (https://fr.wikipedia.org/wiki/Harmonie_des_sph%C3%A8res). Dans le vocabulaire utilisé en mécanique quantique l'actualisation consiste pour moi, métaphoriquement, en le passage d'un espace flou avec des valeurs floues à un espace net avec des valeurs nettes (les spécialistes parlent d'espace propre et de valeur propre).

Thom : "(...) il y a une certaine opposition entre géométrie et algèbre. Le matériau fondamental de la géométrie, de la topologie, c’est le continu géométrique ; étendue pure, instructurée, c’est une notion «mystique» par  excellence. L’algèbre, au contraire, témoigne d’une attitude opératoire fondamentalement  «diaïrétique». Les topologues sont les enfants de la nuit ; les algébristes, eux, manient le couteau de la rigueur dans une parfaite clarté."
 

La barrière de Bernays.1

Article lié : Simplement dit : la rébellion du monde ?

jc

  27/07/2021

3. Qui sont, aujourd’hui, les principaux ingénieurs sociaux ?

Lucien Cerise : "On pourrait reformuler : qui, aujourd’hui, considère autrui comme un objet ? Je cite pas mal de noms dans mon bouquin. Ils se répartissent en catégories. Globalement, il faut distinguer :

1) les « petites mains », qui font de l’ingénierie sociale au quotidien dans leur travail et qui sont souvent des idiots utiles du système, tous ces gens qui travaillent dans le consulting, le management, le marketing, le business, la stratégie militaire, le Renseignement, l’informatique de haut niveau (intelligence artificielle, cryptologie), la robotique, la sécurité des systèmes, etc. ;

2) les « concepteurs », qui sont souvent des esprits très brillants, plus ou moins conscients du danger de leurs recherches, les Norbert Wiener, Kurt Lewin, Pavlov, Skinner, Albert Bandura et autres Gregory Bateson ;

3) les « salauds », eux-mêmes subgouvernement mondial, écrit noir sur blanc et assumé en toutes lettres par un David Rockefeller dans ses Mémoires ; et les planificateurs tels que Edward Bernays (et la « com’ »), Milton Friedman (et la stratégie du choc), Zbigniew Brzezinski (et le tittytainement) ou Georges Soros (et les révolutions colorées).

https://nicolasbonnal.wordpress.com/2019/02/20/%EF%BB%BFla-legendaire-interview-de-cerise-sur-le-systeme-qui-vaut-bien-cent-livres-mais-attention-plus-de-onze-mille-mots/
 

Dieu-Khaos au plus haut du verbe ? .2

Article lié : Au plus haut du verbe

jc

  27/07/2021

PhG écrit quelque part -ma doc est confinée- que sa facilité qu'il a à écrire est un don.

Le cheminement qui a conduit Thom "au plus haut du verbe" est, selon moi, tout autre. Thom a débuté par l'étude mathématique de la théorie des singularités (prolongement des travaux pionniers du mathématicien américain Hassler Whitney): en 1D le point-pli, en 2D les lignes de plis et les points-fronce, en 3D les surfaces de plis, les lignes de fronces et les points ?, etc. , et on conçoit aisément que les premières applications que Thom ait fait de sa théorie l'aient été en optique (foyers, focales, caustiques…). Puis est arrivée l'illumination lors de sa visite en 1962 ou 1963 d'un musée de Bonn où étaient présentés les différents stades d'un œuf de grenouille en train de gastruler, illumination à l'origine de Stabilité structurelle et morphogenèse (sous-titré Essai d'une théorie générale des modèles), et d'un rapport "vitaliste" entre mathématique et réalité, très différent du rapport "mécaniste" initié par Galilée, Kepler et Newton :

"Expliquons de manière élémentaire le mécanisme qui, à mes yeux, commande toute morphogenèse, par l'analogie suivante entre le développement d'un embryon d'une part, et une série de Taylor à coefficients indéterminés d'autre part. Le développement d'un embryon peut se décrire grosso modo de la manière suivante: à partir d'un œuf "totipotent" se séparent au cours du temps des masses cellulaires qui acquièrent des spécialisations histologiques irréversibles (en principe); mais il subsiste toujours à l'intérieur de l'animal une lignée de cellules totipotentes, la lignée germinale, qui aboutira à la formation des cellules reproductrices (gamètes) dans l'individu adulte.
Considérons d'autre part une fonction différentiable de deux variables x,y, nulle à l'origine x=y=0, dont on va former les développements limités jusqu'au troisième ordre (par exemple) ... [suivent des considérations mathématiques] ...
La suite de ces ensembles de bifurcation constitue donc l'analogue formel de la lignée germinale en embryologie. Bien entendu il ne s'agit là d'une analogie formelle qu'il ne serait nullement question de poursuivre dans le détail." (SSM, 2ème ed, p.32) .

C'est plus tard que Thom -selon ses propres dires- s'est intéressé à la philosophique -et en particulier à l'ontologie-, et il ne fait pour moi guère de doute que son échappée en métaphysique extrême rappelée au .1 prend sa source dans l'analogie œuf totipotent/Dieu tout puissant, analogie, lorsque jointe à l'analogie ci-dessus, qui conduit à l'analogie fonction indéfiniment différentiable non spécifiée et non différentiée/Dieu tout puissant. Pour moi c'est de là que Thom tire ses "hautes intuitions théologiques".

Dieu Khaos au plus haut du verbe ? .1

Article lié : Au plus haut du verbe

jc

  27/07/2021

Philippe Grasset, métaphysicien logocrate.

PhG, logocrate qui déroule ses textes à partir d''un mot, d'une phrase, comme Thom déploie ses singularités à partir de leur centre organisateur? De la puissance à l'acte, de la δύναμις (énergie potentielle) à l'ἐνέργεια (énergie agissante) pour aboutir à l'entéléchie (ἐντελέχεια), «état de ce qui est porté à complétion» (ἐντελής, « complet, achevé ») ? En citations originales :

Aristote :
1. "L'entéléchie sépare." ;
2. "Premier selon l'être, dernier selon la génération." ;

Thom :
1. "L'image de l'arbre de Porphyre me suggère une échappée en "Métaphysique extrême" que le lecteur me pardonnera peut-être. Il ressort de tous les exemples considérés dans ce livre qu'aux étages inférieurs, proches des individus, le graphe de Porphyre est susceptible -au moins partiellement- d'être déterminé par l'expérience. En revanche, lorsqu'on veut atteindre les étages supérieurs, on est conduit à la notion d' "hypergenre", dont on a vu qu'elle n'était guère susceptible d'une définition opératoire (hormis les considérations tirées de la régulation biologique). Plus haut on aboutit, au voisinage du sommet, à l'Être en soi (απλως). Le métaphysicien est précisément l'esprit capable de remonter cet arbre de Porphyre jusqu'au contact avec l'Être. De même que les cellules sexuées peuvent reconstituer le centre organisateur de l'espèce, le point germinal α (pour en redescendre ensuite les bifurcations somatiques au cours de l'ontogenèse), de même le métaphysicien doit en principe parvenir à ce point originel de l'ontologie, d'où il pourra redescendre par paliers jusqu'à nous, individus d'en bas. Son programme, fort immodeste, est de réitérer le geste du Créateur." ;
2. "Aristote dit quelque part que l’entéléchie sépare. Pour moi ça a été la formule qui m’a fait réellement comprendre l’Aristotélisme, du moins dans la mesure où je prétends pouvoir le comprendre."
3. "Dans la conception de l’acte que nous attribuons à Aristote, le but de l’acte (son telos) est le centre organisateur d’un processus qu’on peut regarder comme un champ morphogénétique, un anhoméomère de l’espace-temps ; on impose une forme au futur." ;

PhG :
« Il suffit d’un mot, d’une phrase, d’une citation à placer en tête, la chose inspiratrice qui ouvre la voie et là-dessus se déroule le texte, à son rythme, entièrement structuré, avec sa signification déjà en forme et en place. Je n’ai rien vu venir et j’ignore où je vais, mais j’ai toujours écrit d’une main ferme et sans hésiter… et toujours, à l’arrivée, il y avait un sens, une forte signification, le texte était devenu être en soi… C’était un instant de bonheur fou. »

Dieu-Khaos au plus haut du verbe ?

Article lié : Au plus haut du verbe

jc

  26/07/2021

PhG : "Je ressens le mot “chaos” comme quelque chose qui, au bout du désordre qu’il a accepté de prendre en charge, se révèle comme la matrice d’une conception unificatrice, comme une sorte d’animation de ce qui pourrait être une représentation encore fracassée, mais tendant à la re-composition de l’unité originelle. J’ai l’audace héroïque de voir dans le mot “chaos” un de ces signes si rares qui vous font croire, un de ces ébranlements soudains qui renforcent votre foi." Je suis content d'être retombé sur cet article sur le chaos (https://www.dedefensa.org/article/chronique-du-19-courant-chaos). Retombé parce que je l'ai commenté (un an plus tard) et donc parcouru, avec -déjà- un lien vers la carte du sens de Thom (http://strangepaths.com/forum/viewtopic.php?t=41). Cette citation de PhG me conforte dans l'idée que le chaos est en même temps hyper-désordre et hyper-ordre, que c'est l'harmonie suprême d'Héraclite, à savoir l'harmonie des contraires, à faire figurer sur la carte du sens par un pic éternellement ennuagé (le pic de l'inconnaissance of course) émergeant du massif de la poésie, au sommet duquel se trouve LA Singularité, L'Unité Originelle, LE Logos. Cela me conforte aussi dans l'idée de symboliser ça par le feu (union des contraires par fusion) et le tétraèdre, seul solide de Platon auto-dual (identique à lui-même en échangeant faces et sommets, comme est identique à elle-même une chose et son contraire lorsqu'elles ont fusionné), et je trouve que ça colle assez bien avec l'une des citations favorites de PhG :

Pseudo-Denys l'Aréopagite : « [...C’]est là qu’il fait taire tout savoir positif, qu’il échappe entièrement à toute saisie et à toute vision, car il appartient tout entier à Celui qui est au-delà de tout, car il ne s’appartient plus lui-même ni n’appartient à rien d’étranger, uni par le meilleur de lui-même à Celui qui échappe à toute inconnaissance, ayant renoncé à tout savoir positif, et grâce à cette inconnaissance même connaissant par-delà toute intelligence.»

Thom (légende de sa carte du sens) : "En haut, le calme des cieux.., éternel. En renversant le sens de l’axe, oy, la sérénité du néant.". Ce qui précède me conforte également dans l'idée de placer LA Régularité, LE Cosmos et LE Topos près de la mer de l'insignifiance, et de symboliser Topos et Cosmos par l'eau (et l'icosaèdre). Près de la mer mais distinct d'elle, comme le sommet du pic de l'inconnaissance est près du calme des cieux mais distinct de lui.

Au sommet du pic de l'inconnaissance je place Dieu-Khaos, Dieu tout puissant unique, Dieu qui, si on me demande de lui attribuer un genre, sera pour moi Déesse, Mater omnipotens. Reine des échecs, alors que je place Dieu-Cosmos, près de la mer de l'insignifiance, Dieu-impotent, Roi des échecs (et mat?). Ma position, qui n'est pas, il me semble, celle de saint Thomas -Dieu acte pur-, rejoint, je crois, celle de Thom dans sa métaphore de l'arbre de Porphyre, que j'ai souvent citée en commentaire sur ce site, qui se termine par : "Aristote a dit du germe, à la naissance, qu'il est inachevé. On peut dès lors se demander si tout en haut du graphe on n'a pas quelque chose comme un fluide homogène indistinct [l'Être en soi], ce premier mouvant indifférencié décrit dans sa Métaphysique. Que serait la rencontre de l'esprit avec ce matériau informe dont sortira le monde? Une nuit mystique, une parfaite plénitude, le pur néant? Mais la formule d'Aristote suggère une autre réponse, théologiquement étrange: peut-être Dieu n'existera-t-il pleinement qu'une fois sa création achevée: "Premier selon l'être, dernier selon la génération"."

Dieu tout puissant premier selon l'être, Dieu tout actant dernier selon la génération ? Je suis tombé tout récemment sur un article intitulé "La notion d'entéléchie dans la métaphysique" d'un certain Lambros Couloubaritsis, d'origine grecque, qui a révolutionné l'idée que je me faisais de la métaphysique aristotélicienne en général et de la distinction puissance/acte en particulier; de l'incommensurable avantage d'être grec pour lire Aristote : file:///tmp/mozilla_jc0/VX-010363_19-06-2018_14-32-47_abbyy.pdf
 

 

La barrière de Bernays

Article lié : Simplement dit : la rébellion du monde ?

jc

  26/07/2021

PhG : "C'est la dynamique de la chose qui nous importe". Je rappelle encore une fois ma citation thomienne favorite : "Les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés.". L'analogie corps humain/corps social conduit à l'analogie entre le néo-darwinisme -dont le dogme central est l'existence d'une barrière,  dite de Weismann, qui interdit toute action des cellules somatiques sur les cellules germinales- et un néo-spencérisme qui postulerait l'existence d'une barrière interdisant toute action du monde sur l'élite mondiale. Depuis quelques années -voire quelques décennies- ce dogme néo-darwinien -qui n'est pas un dogme darwinien, la théorie des gemmules en témoignant- commence à être attaqué et la barrière de Weismann commence à s'effriter. La lecture récente d'un article sur Edward Bernays, neveu de Freud et père de l'ingénérie sociale moderne, me conduit tout naturellement à appeler barrière de Bernays la barrière communicationnelle derrière laquelle s'abrite le Système, barrière qui se raidit visiblement, selon moi signe qu'elle commence elle aussi à s'effriter.

https://frontpopulaire.fr/o/Content/co577454/edward-bernays-et-la-fabrique-de-l-opinion-en-democratie-partie-1
https://frontpopulaire.fr/o/Content/co577460/edward-bernays-et-la-fabrique-de-l-opinion-en-democratie-partie-2

Le Rafale est bi

Article lié : Le JSFedor, anti-JSF

Alex Kara

  24/07/2021

" et dans les mêmes eaux (petit tiers) vis-à-vis du français “Rafale” et du suédois “Gripen”, – tous des monomoteurs relativement légers ; "

Non non, le Rafale est bi (moteur) et fier de l'être !

L'optimisme de Thom.1

Article lié : Le crépuscule de l’ombre

jc

  21/07/2021

Thom : "Seule une métaphysique réaliste peut redonner un sens au monde.", (dernière phrase de "Esquisse d'une sémiophysique"). Et il qualifie de minimale celle qu'il propose.

Précis de décomposition

Article lié : Au plus haut du verbe

jc

  21/07/2021

PhG en parle dans https://www.dedefensa.org/article/le-crepuscule-de-lombre , et je m'aperçois que j'y ai "posté" un commentaire intitulé "L'optimisme de Thom". En fouinant sur la toile je suis tombé sur un aperçu de quelques pages de "Précis de décomposition" par un certain Anthony Harel ( https://anthonyhareldotcom2.wordpress.com/2018/02/19/emil-cioran-precis-de-decomposition/ ) qui me remet en mémoire l'un des premiers livres de mon adolescence (rétrospectivement peut-être pas une bonne idée…), où l'on trouve comme titres intermédiaires : la décadence comme sens de l'histoire, le récit d'une décadence annoncée, idéologie du suicide, entre autres. J'y note la citation de Cioran : « la vie n’a pas de sens, elle ne peut en avoir », citation à laquelle j'oppose la dernière phrase de "Esquisse d'une sémiophysique" (1988) : Seule une métaphysique réaliste peut redonner du sens au monde" (Thom qualifie de minimale celle qu'il propose).

Nietzsche est un samoyède

Article lié : Nietzsche est un complot

jc

  20/07/2021

Taguieff : "« Face à Nietzsche, que faire ? C’est-à-dire que penser ? Non pas être “pour ou contre Nietzsche”, alternative partisane, mais penser avec et contre Nietzsche. ».  J'ose ce que Taguieff a sans doute osé penser, mais n'a pas pensé oser : "Être à la fois -je n'ose dire en même temps- “pour ou contre Nietzsche” et/ou "pour et contre Nietzsche".

René Thom a une conception de la logique qui diffère beaucoup de celle des modernes ("Avant Frege, il y a eu Boole, et c'est le début de la catastrophe."). Dans sa propre conception le "et" et le "ou" sont une seule et même conjonction de coordination, l''un se distinguant de l'autre par le franchissement d'un seuil : en deçà le "ou", au delà le "et". Après avoir fait remarquer au lecteur que le processus par lequel l'esprit arrive à lier en une forme unique une agrégation d'objets distincts est "le problème classique des mixtes -cf. le sophiste de Platon- que la logique moderne a cru pouvoir écarter à la faveur d'une reconstruction ensembliste de l'univers, reconstruction dont nous avons vu le caractère irréel et délirant;", Thom propose un modèle dynamique des mixtes : "Ce modèle pourrait peut-être rendre compte du fait, a priori surprenant pour notre mode de pensée façonné par des millénaires de logique, qu'il existe des langues où le les emplois de "ou, "et" sont pris en charge par une seule et même conjonction, la distinction ultérieure se faisant par l'adjonction d'adverbes du type : un seul, resp. tous les deux (1)." (1) [note de Thom] Une langue samoyède, cf. R. Jakobson, Essai de linguistique générale, Paris, Éditions de Minuit, p.82.".

En consultant Wikipédia on apprend que : "Le terme de samoyède vient du russe самоед (samoyed), traduit par l'étymologie populaire comme signifiant « qui se mange soi-même » (сам, sam → soi-même ; ед, ed → manger)". (Je rappelle que 1. pour Thom l'assertion de nature translogique "Le prédateur affamé est sa propre proie" -qu'il associe à la catastrophe "fronce"- est à la base de l'embryologie animale; 2. pour Héraclite "Lharmonie suprême est l'harmonie des contraires".)

Taguieff : "Face à Nietzsche, il faut penser librement. Tâche redoutable.". Thom : "(...) la mathématique est la fille de la liberté humaine. Elle en est peut-être le plus splendide rejeton.". Badiou : "L'ontologie c'est la mathématique." (Je suis d'accord avec Badiou sur ce point, quoique je préfère nettement l'ontologie "à la Thom" que l'ontologie "à la Grothendieck/Badiou").

Devant l'étrangeté du titre j'ai consulté l'étymologie du mot "complot" dans le wikitionnaire : "Pierre Guiraud (...) propose pour com-peloter le sens premier de « mettre ensemble des petits bouts de corde en les serrant autour d’eux ». Les trois sèmes dominants de cette reconstruction, « assemblage », « étroitement serré » et « recouvert donc caché », définissant la nature propre d’un complot, lui permettent de valider son hypothèse.". De com-ploter à com-manger il n'y a qu'un petit pas, celui qui consiste à ce que la tête de pelote, ivre de sa chair bleue, en ingurgite l'étincelante queue.

Je n'ai rien lu de Nietzsche.

Nietzsche n'était pas woke.

Article lié : Nietzsche est un complot

Didier Favre

  18/07/2021

Ce passage sur Nietzsche me stupéfie. Il y décrit des gens se sachant bons en ne considérant que leurs sentiments. C'est la seule source de leur savoir. Cette source les rends parfaits à leurs yeux. Ils ne peuvent plus créer car ils sont parfaits et haïssent passionément les créateurs qui leur imposeraient l'existence de nouvelles idées ou objets. Ils ne peuvent plus observer la réalité car elle leur dirait leurs limites. Cette dernière est leur construction. Cela fait d'eux des tyrans de la pire espèce, des religieux bien-pensants dans le pire sens du terme.
J'ai déjà lu tout cela ailleurs et dans un passé bien plus récent que celui de Nietzsche.
Les derniers hommes sont woke.

A propos des multiples manières de percevoir

Article lié : Les Grandes Convergences

laodan

  14/07/2021

Votre thèse, Monsieur Grasset, est que "les deux grands courants crisiques de la Grande Crise sont le courant pseudo-sanitaire du Covid, et le courant pseudo sociétal de l’ensemble wokenisme/querelle des genres". Vu de l'interieur de l'Occident votre thèse semble tenir la route. Mais the fait est que l'Occident ne représente pas plus de 10% de la populaton mondiale et que donc "l’immense vérité-de-situation de l'humanite" est nécessairement plus complexe et plus riche que la perspective offerte par les deux grands courants crisiques que vous evoquez.

Dans la perspetive du "temps long" il apparrait en effet que les interactions, entre les quelques 8 milliards d'humains qui peuplent aujourd'hui la terre, sont charactérisées par une convergence globale entre :

—d'une part le désordre de la "gouvernance-monde" (governance-world) qui est entrainé par le deplacement, de l'Ouest vers l'est, du centre de gravité de "l'économie-monde". Cela signifie deux choses. D'une part le centre de gravité de "l'économie-monde" quite le domaine de la civilization Occidentale ce qui implique que le pardigme de la Modernité est menace par un autre paradigme…  

—d'autre part une multitude d'effets secondaires convergent. Ces effets sont engendrés par "la raison qui est a l'oeuvre au sein du capital" parmi lesquels le changement climatique est le plus souvent invoqué. Leur convergence entraine un grand nombre d'interactions et passé certains seuils ces interactions entrainent des ruptures incontrolables des conditions de vie sur terre…  Ceci hausse la probabilité de ruptures sociétales qui du meme coup menacent le paradigme de la Modernité. 

Je qualifie cette convergence, entre le désordre de la "gouvernance-monde" et  la convergence entre une multitude d'effets secondaires, comme étant "The Great Convergence of Late-Modernity". Ceci implique evidemment que mon analyse annonce la fin de la Modernité et l'émergence d'une nouvelle ère historique.

Ce que vous charactérisez comme étant "la Grande Crise" est en realité l'aboutissement de l'incapacité de l'Occident d'accepter que le déplacement du centre de gravité de l'économie-monde donne lieu a un refus catégorique de son charactère exceptionel par le reste du monde. Autrement dit la brève illusion Occidentale se fracasse soudain sur le mur de la réalité. Comme Olivier le verseau l'indique dans son commentaire les Etats Unis d’Amérique sont une nation qui semble préférer le suicide à la défaite. Mais le fait est que le suicide des Etats-Unis s'est manifesté en terme de choix politiques antérieurs sur les 50 dernières années durant lesquelles leur budget de défense a éclipsé les nécessaires dépenses d'harmonization sociale de leur société nationale.  Et en conséquence, aujourd'hui que l'économie Chinoise est en passe de surpasser celle des Etats-Unis, ceux-ci n'ont simplement plus les moyens d'articuler une riposte crédible et en conséquence leur boussole s'affole entrainant des manifestations répétées de folie sociétale. 

Its tentèrent tous les moyens qui leur vinrent a l'esprit :

—- Avec the TPP Obama et Hillari tentèrent de marginalizer la Chine, de l'économie du Pacifique, sur son flan Est. Celle-ci riposta en annoncant les nouvelles routes de la soie originant sur son flan Ouest et destinées a relier la Chine avec L'Eurasie, L'Afrique at a tout le moins l'Europe du Sud et de l'Est. 

—- L'irruption de Trump sur la scene politique explosa en une cascade d'accusations et d'injures a l'encontre de la Chine. Celle-ci resta muette et digne. Covid-19 finalement forca les citoyens du monde d'observer le contraste entre la réponse apportée par l'Occident et par la Chine et ils furent temoins d'un coté d'une abjecte et bruyante incompetence politique tandis que de l'autre coté ils observèrent que les mots furent economisés et que le Virus disparut en un temps record.

—- Enfin avec l'éloignement de Trump l'Etat Profond des Etats-Unis est occupé de consolider les politiques initialement mises en oeuvre par Trump. Mais l'irruption du nombre grandissant de voix discordantes parmi les grands detenteurs de capital nous signale qu'un debat est en cours au sein de la classe dirigente de l'Occident qui indique d'eventuels changements á venir. 

Tout ceci nous donne a contempler le contexte dans lequel ont emergé "les deux grands courants crisiques de la Grande Crise". Mais la nouvelle perspective, offerte par "une vision mondiale" et par "le temps long", á elle seule est insuffisante "...pour mieux percevoir l’immense vérité-de-situation" de la condition humaine en cette fin de Modernité.  La Modernité nous a  séparés de l'idee de la culture que se faisaient nos lointains ancètres. Ils percevaient la culture comme un champ societal dynamique qui s'étale sur la longueur de notre civilization et de notre société.  Mais cela m'entraine plus loin que le champ d'un commentaire. Ceux qui sont interessés par cette perspective peuvent consulter mon dernier texte  "The continuum of the cultural field" .
 

Au plus haut du verbe : le Silence inspirateur de l'âme poètique et de l'esprit chevaleresque !

Article lié : Au plus haut du verbe

patrice sanchez

  14/07/2021

Si l’on y réfléchit de plus près, c’est par la faute du verbe si nous en sommes dans un tel état apoplectique et apocalyptique, ce verbe que ces messieurs dames de l'intellocratie se seront appropriés éhontément, sans retenue aucune, pour nous pondre idéologies et concepts branlants, héminégligents de toute spiritualité innée … et quand la source inspiratrice du verbiage abscons se fut tarie, eh bien, ils ont refilé la patate chaude de cette pensée héminéglente aux transinhumanistes avec la pensée zombie mais éternelle qu’ils nous promettent !
Nietzsche fut le seul alchimiste de l’ère moderne à avoir découvert le principe de l’âme soeur éternelle, un principe qui remonterait à l'ère des présocratiques, et nous en avons gardé le témoignage depuis Homère jusqu’aux chevaliers templiers allant représentés sur leurs médailles en compagnie de leurs âmes soeurs protectrices et inspiratrices…Cette providence personnelle, ce savoir secret, de la docte ignorance qui permettait d’accéder à une intuition illuminatrice, qui se transmettait par une élite s’est perdu progressivement et aura été “ éradiqué “ à l'ère moderne avec l’homme qui voulut être dieu ou satan et qui est en train de se prendre un retour de manivelle cataclysmique, en attendant le retour de ces fameuses âmes soeurs sauveresses, de ces Messies !?, à la conscience des hommes de bonne volonté par la grâce du cycle cosmique universel !
Rien de ce qui s’accomplit dans notre monde ne saurait être inutile nous enseigne la sagesse traditionnelle, apprenons à penser avec nos coeurs et nos esprits et la providence personnelle ne manquera pas de venir nous surprendre ce qui illustrera à merveille notre époque de tous les paradoxes et de tous les espoirs et espérances ... n'en déplaise aux prophètes de malheur !
Extrait de mon manuscrit : “ AU NOM DE LA RENAISSANCE DES ÂMES SOEURS ÉTERNELLES “
Providence personnelle En novembre 2016, lors de l’édition de mon autobiographie aux éditions l’Harmattan, « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » ou mon odyssée sous le soleil de minuit de Nietzsche/Zarathoustra … sans oublier les bons auspices du Philosophe Pierre Héber-Suffrin, j’avais écrit ceci en guise de conclusion : « Quand je vous disais que l'odyssée d'Ulysse semble presque insignifiante au regard de mes pérégrinations psychologiques et physiques. Cette odyssée sisyphienne que je viens de vous narrer, sisyphienne car la vie n'est au final qu'un éternel recommencement, cette vie que j'aurais empoignée à bras-le corps et sur laquelle j'aurais réussi à influer avec la complicité de mes pensées, n’est qu’un exemple de ce que vous pouvez tous réaliser, vous qui me lisez : être les acteurs conscients de votre existence. Je tenais absolument à vous en laisser le témoignage… » Eh bien, en ce mois de mai 2021, je viens de découvrir la preuve de toutes les preuves, ce mystère qui me taraudait l’esprit depuis de si nombreuses années, et qui, par un concours de circonstances labyrinthique comme cette si facétieuse providence personnelle en a le secret, m’aura guidé durant presque cinq années, pas à pas, jour après jour, vers la révélation de ce Principe éternel à la bienveillance infinie ... ce Graal de tous les Graal de la création intellectuelle et de la maîtrise du destin délivré par la grâce de l’âme soeur éternelle ! 
Preuve ULTIME par Nietzsche : « Providence personnelle. « Le Gai Savoir » — Il existe un certain point supérieur de la vie : lorsque nous l’avons atteint, malgré notre liberté et quoi que nous déniions au beau chaos de l’existence toute raison prévoyante et toute bonté, nous sommes encore une fois en grand danger de servitude intellectuelle et nous avons à faire nos preuves les plus difficiles. Car c’est maintenant seulement que notre esprit est violemment envahi par l’idée d’une providence personnelle, une idée qui a pour elle le meilleur avocat, l’apparence évidente, maintenant que nous pouvons constater que toutes, toutes choses qui nous frappent, tournent toujours à notre bien. La vie de chaque jour et de chaque heure semble vouloir démontrer cela toujours à nouveau ; que ce soit n’importe quoi, le beau comme le mauvais temps, la perte d’un ami, une maladie, une calomnie, la non-arrivée d’une lettre, un pied foulé, un regard jeté dans un magasin, un argument qu’on vous oppose, le fait d’ouvrir un livre, un rêve, une fraude : tout cela nous apparaît, immédiatement, ou peu de temps après, comme quelque chose qui « ne pouvait pas  manquer », — quelque chose qui est plein de sens et d’une profonde utilité, précisément pour nous ! Y a-t-il une plus dangereuse séduction que de retirer sa foi aux dieux d’Épicure, ces insouciants inconnus, pour croire à une divinité quelconque, soucieuse et mesquine, qui connaît personnellement chaque petit cheveu sur notre tête et que les services les plus détestables ne dégoûtent point ? Eh bien ! — je veux dire malgré tout cela, — laissons en repos les dieux et aussi les génies serviables, pour nous contenter d’admettre que maintenant notre habileté, pratique et théorique, à interpréter et à arranger les événements atteint son apogée. Ne pensons pas non plus trop de bien de cette dextérité de notre sagesse, si nous sommes parfois surpris de la merveilleuse harmonie que produit le jeu sur notre instrument : une harmonie trop belle pour que nous osions nous l’attribuer à nous-mêmes. En effet, de-ci de-là, il y a quelqu’un qui se joue de nous — le cher hasard : à l’occasion, il nous conduit la main et la providence la plus sage ne saurait imaginer de musique plus belle que celle qui réussit alors sous notre folle main. »
 

Pensée vagabonde

Article lié : Les Grandes Convergences

Olivier le verseau

  13/07/2021

Et quand la folie nous tient…
Cette folie n’est que le fruit d’un germe semé dans le laboratoire des siècles de l’industrialisation.
Elle a eu tout le temps de s’immiscer dans la marche du temps et les cadrans de la subconscience humaine.
Dieu étant mort pour une partie des sapiens sapiens, le scientisme a eu le champ libre pour occuper les esprits ou notre reste de raison.
Le monde est stone dit une chanson ; le monde est fou pourrait dire une autre.
Et combien de fois n’est-il pas comparé à ce « temps » qui précède la fin du Titanic ?
Cette folie qui a mené l’homme aux commandes d’un navire insubmersible à refuser d’accepter que la nature soit plus forte que tout. Nature dites-vous ? Ah oui, Dieu, peut-être…
Et comme vous le rappelez souvent Monsieur Grasset, en évoquant les états unis d’Amérique, une nation qui préfèrera le suicide à la défaite.
Ne peut-on élargir cette idée au monde dans sa globalité ?
L’homme est devenu un zombi, ignorant le passé, ignorant le temps, ignorant toute simple réalité, une espèce de drogué perpétuel, et bientôt doublement vacciné, criant comme une vierge effarouchée en regardant ce qu’il a fait de notre planète et replongeant aussitôt dans la consommation d’avoirs…
L’humanité est vouée à se suicider à petit feu, pan après pan, entraînant ceux qui résistent dans une irrésistible chute.
Nous saurons un jour qui sera peut-être sauvé.