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Convergence des catastrophes

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rousselet

  04/02/2003

La «Convergence des catastrophes»
Guillaume Faye
Guillaume Faye est né en 1949. Il a été, aux côtés d’Alain de Benoist, l’un des principaux animateurs du GRECE (Groupement de Recherche et d’Etude sur la Civilisation Européenne) et de la Nouvelle Droite, qu’il a quittée en 1986, lui reprochant un certain embourgeoisement et une dérive intellectualiste. Préférant suivre sa propre voie de «provocateur» et «d’éveilleur» nietzschéen, il a publié coup sur coup trois livres-choc: l’Archéofuturisme (1998), La colonisation de l’Europe (2000), et Pourquoi nous combattons (2001). Dans le premier de ces livres, il prévoit une crise de civilisation de grande ampleur, à une échéance de 15-20 ans: c’est ce qu’il appelle la «convergence des catastrophes». Pour l’après-crise, il appelle à la construction d’un grand Empire européen, l’«Eurosibérie», fondé à la fois sur les valeurs archaïques, essentielles, et sur l’utilisation la plus audacieuse des sciences et des techniques: d’où le concept d’«Archéofuturisme».
Jadis, maintes civilisations se sont écroulées, mais il s’agissait de désastres régionaux qui ne concernaient pas toute l’humanité. Aujourd’hui, pour la première fois dans l’Histoire, une civilisation mondiale, extension planétaire de la civilisation occidentale, est menacée par des lignes convergentes de catastrophes qui résultent de l’application de ses propres projets idéologiques. Une série d’enchaînements dramaturgiques convergent vers un point fatidique, que j’estime au début du 21ème siècle, entre 2010 et 2020, pour précipiter ans le chaos le monde que nous connaissons, avec l’ampleur d’un séisme civilisationnel. Les «lignes de catastrophes» concernent l’écologie, la démographie, l’économie, la religion, l’épidémiologie et la géopolitique.
La civilisation actuelle ne peut pas durer. Ses fondements sont contraires au réel. Elle se heurte, non pas à des contradictions idéologiques—qui sont toujours surmontables—mais pour la première fois, à un mur physique. La vieille croyance aux miracles de l’égalitarisme et de la philosophie du progrès, qui sous-entendait que l’on pouvait obtenir toujours plus, le beurre et l’argent du beurre, a fait long feu. Cette idéologie angélique a débouché sur un monde de moins en moins viable.
La modernité initie la convergence des catastrophes
Pour définir le contenu d’un éventuel archéofuturisme, il faut résumer la critique fondamentale à faire de la modernité. Issue de l’évangélisme laïcisé, du mercantilisme anglo-saxon et de la philosophie individualiste des Lumières, la modernité a réussi à établir son projet planétaire, fondé sur l’individualisme économique, l’allégorie du Progrès, le culte du développement quantitatif, le «droit-de-l’hommisme» abstrait, etc. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus car le projet réussi de cette conception-du-monde de s’arroger le Règne de la Terre entre en crise avant de s’effondrer, probablement au début du prochain siècle. La roche tarpéienne est près du Capitole.
Résumons brièvement la nature de ces lignes-de-catastrophes:
1) La première est la cancérisation du tissu social européen. La colonisation de peuplement de l’hémisphère Nord par les peuples du Sud, de plus en plus importante en dépit des affirmations rassurantes des médias, est lourde de situations explosives, surtout associées à l’effondrement des Eglises en Europe, devenue terre de conquête pour l’Islam; l’échec de la société multiraciale, toujours plus multiraciste et néo-tribale; la progressive métamorphose ethno-anthropologique de l’Europe, véritable cataclysme historique; le retour du paupérisme à l’Ouest comme à l’Est; la progression lente mais constante de la criminalité et de la consommation de stupéfiants; l’effritement continu des structures familiales; le déclin de l’encadrement éducatif et de la qualité des programmes scolaires; le grippage de la transmission des savoirs culturels et des disciplines sociales (barbarisation et décompétence); la disparition de la culture populaire au profit d’un abrutissement des passes passivisées par l’électro-audiovisuel (Guy Debord s’est suicidé parce qu’il avait vu trop juste dans sa Société du Spectacle, rédigé en 1967); le déclin continu des tissus urbains ou communautaires au profit de zones péri-urbaines floues sans lisibilité ni cohérence, ni légalité, ni sûreté; l’installation, en France particulièrement, d’une situation endémique d’émeutes urbaines—un Mai rampant en plus grave; la disparition de toute autorité civile dans les pays de l’ancienne URSS en proie au déclin économique.
Tout cela se déroule au moment où les Etats-nations voient décliner leur autorité souveraine, sans parvenir à enrayer paupérisme, chômage, criminalité, immigration clandestine, puissance montante des mafias et corruption des classes politiques; et au moment où les élites créatrices et productives, en proie au fiscalisme et à une surveillance économique accrue, sont tentées par le grand voyage américain. Une société de plus en plus égoïste et sauvage, en voie de primitivisme, paradoxalement dissimulée et compensée par le discours de la «morale unique», angélique et pseudo-humaniste, voilà ce qui se remarque de plus en plus, année après année, jusqu’au point de rupture.
2) Mais ces facteurs de rupture sociale en Europe seront aggravés par la crise économico-démographique qui ne fera qu’empirer. Dès 2010, le nombre d’actifs sera insuffisant pour fiancer les retraités du «papy-boom». L’Europe croulera sous le poids des vieillards; or des pays vieillissants voient leur économie ralentie et handicapée par le financement des dépenses de santé et des retraites de citoyens improductifs; de plus, le vieillissement assèche le dynamisme techno-économique. L’idéologie égalitaire de la (vieille) modernité a empêché de porter remède à cette situation, du fait de deux dogmes: d’abord l’anti-natalisme (cet ethno-masochisme) qui censura les tentatives de redressement volontariste de la natalité; ensuite le refus égalitariste de passer du système de sécurité sociale de répartition au système de capitalisation (fonds de pension). Bref, nous n’avons encore rien vu. Le chômage et la paupérisation empireront, tandis qu’une classe minoritaire, branchée sur les marchés mondiaux, appuyée par la classe des fonctionnaires et salariés protégés, prospérera. L’horreur économique est au rendez-vous. L’égalitarisme, par effet pervers, prouvant par là qu’il est l’inverse de la justice au sens platonicien, fabrique des sociétés d’oppression socio-économique. L’Etat-providence social-démocrate, fondé sur le mythe du Progrès, s’effondrera aussi sûrement, mais dans un plus grand fracas que le système communiste. L’Europe est en voie de tiers-mondisation. La crise est devant nous, ou plutôt la rupture des verrous de l’édifice socio-économique qui tient lieu de civilisation.
L’Amérique, immense continent voué aux migrations pionnières et habitué à une culture brutale et à un système conflictuel de ghettos ethniques et économiques, apparaît moins vulnérable que l’Europe. Elle peut encaisser une rupture d’équilibre. Tout au moins sur le plan de la stabilité sociale, car elle n’échappera pas à un éventuel maelström général.
3) Troisième ligne dramaturgique de catastrophe de la modernité: le chaos du Sud. En s’industrialisant contre leurs cultures traditionnelles, les pays du Sud, en dépit d’une croissance trompeuse et fragile, ont créé chez eux un chaos social qui va s’aggravant. Les récents événements d’Indonésie en sont un intersigne. L’homme d’affaires franco-anglais Jimmy Goldsmith, reniant avec perspicacité sa famille de pensée, l’avait parfaitement analysé: émergence de métropoles-champignons gigantesques (Lagos, Mexico, Rio, Calcutta, Kuala-Lumpur ...) qui deviennent des jungles infernales: coexistence d’un paupérisme qui tient de l’esclavage avec de riches et insolentes bourgeoisies autoritaires et minoritaires appuyées par des «armées de police» destinées à la répression intérieure; destruction accélérée de l’environnement; montée des fanatismes socio-religieux, etc. Les pays du Sud sont des poudrières. Les génocides récents de l’Afrique centrale, la montée en Inde, Malaisie, Indonésie, Mexique, etc., de conflits civils violents (appuyés ou pas sur l’extrémisme religieux et souvent attisés par les Etats-Unis) ne constituent que l’avant-goût d’un avenir sombre. L’idéologie égalitaire dissimule cette réalité en se félicitant d’un «progrès de la démocratie» dans les pays du Sud. Discours trompeur, car il s’agit de simulacres de démocraties. Et puis, est-ce que la «démocratie» du modèle helléno-européen, par effet pervers (l’hétérotélie de Monnerot), par incompatibilité mentale, n’est pas lourde tragédies si on l’applique de force aux cultures du Sud? Bref, la greffe du modèle socio-économique occidental dans les pays du Sud s’avère explosif.
4) Quatrième ligne de catastrophe, récemment expliquée par Jacques Attali: la menace d’une crise financière mondiale, qui serait beaucoup plus grave que celle des années trente et entraînerait une récession générale. La chute des bourses et des monnaies est-asiatiques, comme la récession qui frappe cette région, en serait le signe avant-coureur. Cette crise financière aurait deux causes: a) beaucoup trop de pays sont endettés par rapport aux capacités bancaires créditrices mondiales; et pas seulement les pays pauvres. Le service de la dette des nations européennes est préoccupant. b) L’économie mondiale repose de plus en plus sur la spéculation et la logique des flux de placements rentables (bourses, sociétés fiduciaires, fonds de pensions internationaux, etc.); cette prévalence du monétarisme spéculatif sur la production fait courir le risque d’une «panique générale» en cas d’effondrement des cours dans un secteur: les spéculateurs internationaux retirant leurs avoirs, l’économie mondiale se trouverait «déshydratée», avec des investissements en chute libre, du fait de l’effondrement du marché des capitaux où les firmes industrielles et les Etats empruntent. La conséquence: une récession globale et brutale, funeste pour une civilisation qui repose entièrement sur l’emploi économique.
5) Cinquième ligne de catastrophe: la montée des fanatismes intégristes religieux, principalement l’Islam, mais pas seulement, puisque les polythéistes indiens s’y mettent ... Le surgissement de l’Islam radical est le contrecoup des excès du cosmopolitisme de la modernité qui voulut imposer au monde entier le modèle de l’individualisme athée, le culte de la marchandise, la déspiritualisation des valeurs et la dictature du spectacle. Par réaction à cette agression, l’Islam s’est radicalisé, en même temps qu’il redevenait dominateur et conquérant, conformément à sa tradition. Sa pratique globale ne cesse d’augmenter, au moment où le christianisme, qui a perdu toute agressivité prosélyte, décline—même en Amérique du Sud et en Afrique noire—par suite du suicide que fut le Concile Vatican II, la plus grande gaffe théologique de l’histoire des religions. En dépit des dénégations rassurantes des médias occidentaux, l’Islam radical progresse partout comme un incendie et menace de nouveaux pays: Maroc, Tunisie, Egypte, Turquie, Pakistan, Indonésie, etc. Conséquences: guerres civiles à venir dans les pays bi-religieux, comme l’Inde; affrontements en Europe—surtout en France et en Grande-Bretagne—où l’Islam risque de devenir dans vingt ans la première religion pratiquée, et multiplication de crises internationales impliquant les Etats islamiques, dont certains pourront détenir des armes nucléaires «sales». A ce propos, il faut dénoncer la niaiserie de tous ceux qui croient qu’un «islam occidentalisé et respectueux de la laïcité républicaine» est possible. Il est impossible, parce que l’Islam est consubstantiellement théocratique et rejette l’idée de laïcité. Le conflit semble inévitable. Hors d’Europe et en Europe.
6) Un affrontement Nord-Sud, aux racines théologico-ethniques, se profile. Il remplace, avec une probabilité accrue, le risque, pour l’instant conjuré, d’un conflit Est-Ouest. Nul ne sait la forme qu’il prendra, mais il sera grave, car fondé sur des enjeux et des sentiments collectifs bien plus forts que l’ex-polarité polémique Etats-Unis / URSS, capitalisme / communisme, de nature artificielle. Les puissantes racines de cette menace sont, tout d’abord, le ressentiment tenace, refoulé et dissimulé des pays du Sud face à leurs anciens colonisateurs. La racialisation des discours est impressionnante. Récemment un Premier ministre asiatique a traité le gouvernement français de «raciste» au terme d’un litige économique banal où un investisseur italien avait été préféré à une entreprise de son pays. Cette racialisation des rapports humains, conséquence concrète (hétérotélique) du cosmopolitisme «antiraciste» de la modernité, se remarque évidemment aussi en Occident: le leader musulman noir américain Farrakhan, comme les groupes de rap aux Etats-Unis et en France (NTM, Ministère Amer, Doc’Gynéco, Black Military, etc.) ne cessent d’en appeler subrepticement à une «vengeance contre les Blancs» et à la désobéissance civile. Le cosmopolitisme égalitaire a paradoxalement installé le racisme globalisé, pour l’instant sous-jacent et implicite, mais pas pour longtemps.
Mis en présence, au contact les uns des autres dans la «ville globale» qu’est devenue la Terre, les peuples se préparent à s’affronter. Et c’est l’Europe, victime d’une colonisation de peuplement, qui risque d’en être le champ de bataille principal. Et ceux qui prétendent que le métissage général est l’avenir de l’humanité se trompent: ce dernier ne sévit qu’en Europe. Les autres continents, principalement l’Asie et l’Afrique, forment de plus en plus des blocs ethniques imperméables qui exportent le surplus de leurs populations, mais n’en importent pas.
Point capital: l’Islam devient l’étendard emblématique de cette révolte contre le Nord, revanche freudienne contre «l’impérialisme occidental». Dans l’inconscient collectif des peuples du Sud s’installe cette idée-force: «les mosquées s’installent en terre chrétienne». Vieille revanche des Croisades, retour de l’archaïque, retour de l’histoire, comme un boomerang. Les intellectuels—musulmans ou occidentaux—qui prétendent que le fondamentalisme conquérant et intolérant n’est pas l’essence de l’Islam se trompent lourdement. L’essence de l’Islam, comme celle du christianisme médiéval, c’est le totalitarisme théocratique impérial. Quant à ceux qui se rassurent en expliquant doctement que les pays musulmans sont «désunis», qu’ils sachent simplement qu’ils sont moins désunis entre eux que ligués contre un adversaire commun, surtout quand surgiront les cas d’urgence. Cette colonisation du Nord par le Sud apparaît comme un colonialisme mou, sans franchise, appuyé par des appels à la pitié, à l’asile, à l’égalité. C’est la «stratégie du renard» (opposée à celle du lion) notée par Machiavel. Mais en réalité le colonisateur, qui se justifie par l’idéologie occidentale et «moderne» de sa victime, dont il feint d’adopter les valeurs, ne les partage nullement. Il est anti-égalitaire, dominateur (en se prétendant dominé et persécuté), revanchard et conquérant. Belle ruse d’une mentalité restée archaïque. Pour le contrer, ne s’agirait-il pas de redevenir mentalement archaïque et de se débarrasser du handicap démobilisateur de l’humanisme «moderne»?
Autre fondement d’un conflit Nord-Sud: un litige politico-économique global. Guerre pour les marchés et les ressources rares en voie d’épuisement (eau potable, réserves halieutiques, etc.), refus des quotas de dépollution par les pays nouvellement industrialisés du Sud, exigence de ces derniers de déverser leurs surplus de population vers le Nord. Dans l’histoire, ce sont les schémas simples qui s’imposent. Un Sud complexé, pauvre, jeune, démographiquement prolixe, fait pression sur un Nord moralement désarmé et vieillissant. Et n’oublions pas que le Sud se dote d’armes nucléaires alors que le Nord pusillanime n’a que les mots «désarmement» et «dénucléarisation» à la bouche.
7) Septième ligne de catastrophe: le développement d’une pollution incontrôlée de la planète, qui ne menace pas cette dernière (elle a encore quatre milliards d’années devant elle et peut reprendre à zéro toute l’évolution), mais la survie physique de l’humanité. Cet effondrement de l’environnement est le fruit du mythe libéralo-égalitaire (mais jadis aussi soviétique) du développement industriel universel et d’une économie énergétique pour tous. Fidel Castro, pour une fois bien inspiré, déclarait dans son discours à l’OMS à Genève le 14 mai 1997:
Le climat change, les mers et l’atmosphère se réchauffent, l’air et les eaux se contaminent, les sols s’érodent, les déserts s’étendent, les forêts disparaissent, l’eau se fait rare. Qui sauvera notre espèce? Les lois aveugles et incontrôlables du marché? La mondialisation néolibérale? Une économie qui croît en soi et pour soi comme un cancer qui dévore l’homme et détruit la nature? Ceci ne peut être la voie, ou bien ne le sera que pendant une période très brève de l’Histoire.
On ne saurait mieux dire ...
Arial,Helvetica>Fidel Castro, en prononçant ces paroles prophétiques, devait avoir en tête l’arrogance irresponsable des Etats-Unis qui refusent de réduire (sommets de Rio, puis de Tokyo) leurs émissions de dioxyde de carbone. Mais aussi ce «marxiste paradoxal» pensait-il à l’adhésion de tous les peuples au modèle du profit marchand pur et à court terme, qui pousse à polluer, à déforester, à dévaster les réserves halieutiques océanes, à piller les ressources fossiles ou végétales, sans aucune planification globale? Fidel Castro en appelle ici sans le savoir, non au marxisme, aussi dévastateur que le libéralisme, mais à l’antique sagesse justicialiste platonicienne.
8) Il convient d’ajouter: que la «toile de fond» de ces sept lignes catastrophiques convergentes est saturée de facteurs aggravants, d’accélérateurs, pourrait-on dire. En vrac: la fragilisation des systèmes techno-économiques par l’informatique (le fameux bug de l’an 2000); la prolifération nucléaire en Orient asiatique (Chine, Inde, Pakistan, Irak, Iran, Israël, Corée, Japon ...) de la part de pays en intense rivalité, aux réactions nerveuses et imprévisibles; l’affaiblissement des Etats face au pouvoir des mafias qui contrôlent et amplifient le commerce des drogues (naturelles et de plus en plus chimio-génétiques), mais s’appuient aussi sur de nouveaux secteurs économiques allant de l’armement à l’immobilier en passant par l’agro-alimentaire; ces mafias internationales, avertissait un récent rapport de l’ONU, disposent de moyens supérieurs à ceux des instances internationales répressives. N’oublions pas non plus le retour des maladies virales et microbiennes archaïques: le mythe de l’immunité sanitaire s’effondre. Le Sida en fut la première brèche. Nous sommes menacés, du fait notamment de l’affaiblissement mutagène des antibiotiques et de l’intensité des déplacements humains, par le retour d’un désordre sanitaire mondial. Récemment, à Madagascar, quatorze cas de peste pulmonaire ne purent être traités.
Bref, n’y a-t-il pas toutes les raisons de penser que la modernité va droit au mur et que l’accident planétaire est irréversible? Peut-être pas. Mais peut-être ... L’essence de l’Histoire, son moteur, n’est-ce pas le carburant de la catastrophe? Mais là, pour la première fois, la catastrophe risque d’être globale dans un monde globalisé. Robert Ardrey, brillant éthologue et dramaturge américain, prophétisait en 1973: «Le monde moderne ressemble à un train de munitions qui fonce, dans le brouillard, par une nuit sans lune, tous feux éteints».
Ces catastrophes annoncées sont le fruit direct de l’indécrottable croyance aux miracles de la modernité: pensons au mythe du niveau de vie élevé possible pour tous à l’échelle planétaire, et à la généralisation d’économies à fortes consommations énergétiques. Le paradigme de l’égalitarisme matérialiste dominant—une société de consommation «démocratique» pour dix milliards d’hommes au 21ème siècle sans saccage généralisé de l’environnement—est une utopie à l’état brut.
Cette croyance onirique se heurte à des impossibilités physiques. La civilisation qu’elle a produite ne pourra donc pas durer longtemps. Paradoxe du matérialisme égalitaire: il est idéaliste et matériellement irréalisable. Et ce, pour des raisons sociales (il déstructure les sociétés) et surtout écologiques: la planète ne pourra physiquement supporter le développement général d’économies hyper-énergétiques accessibles à tous les humains. Les «progrès de la science» ne sont pas au rendez-vous. Il ne faut pas rejeter la techno-science, mais la recentrer dans une perspective inégalitaire. Nous verrons cela plus loin ...
Le problème n’est donc plus de savoir si la civilisation planétaire érigée par la modernité égalitaire va s’effondrer, mais quand. Nous sommes donc en situation d’état d’urgence (l’Ernstfall dont parlait Carl Schmitt en expliquant que l’égalitarisme libéral n’avait jamais compris ni intégré cette notion capitale, puisqu’il pense le monde de manière providentielle et miraculeuse, dominé par la ligne ascendante du progrès-développement). La modernité et l’égalitarisme n’ont jamais envisagé leur fin, jamais reconnu leurs erreurs, jamais su que les civilisations étaient mortelles. Pour la première fois, il y a une certitude: un ordre global de civilisation est menacé d’effondrement parce que fondé sur un paradoxal et bâtard matérialisme idéaliste. On demande une nouvelle vision du monde pour la civilisation de l’après-catastrophe.
C’est au bord du gouffre que les populations européennes réagiront à ce qui leur arrive. Quand l’hédonisme économique sera brisé. Il ne faut pas attendre de solutions efficaces avant une catastrophe prévisible. C’est le consumérisme, le confort, les innombrables «commodités» de la société de consommation, l’ahurissement de la société du spectacle, qui ont brisé les ressorts de la résistance. Affaiblissement par une mollesse de vie, un individualisme débridé, et par des rêves audiovisuels et publicitaires d’une existence et d’expériences oniriques et virtuelles. Ce que l’anthropologue Arnold Gehlen nommait les «expériences de seconde main». De l’opium socio-économique. Mais cette société, fondée sur la conspicuous consumption («consommation ostentatoire»), comme l’avait noté Thorstein Veblem au début du siècle, a sapé ses propres fondements économiques et sociaux. Elle a détruit ses rêves de liberté, d’émancipation, d’égalité, de justice et de prospérité en les poussant si loin, jusqu’à l’absurde, que par un effet boomerang, elle n’est plus capable de résister aux crises financières, aux délinquances, aux séismes sociaux qu’elle a générés. Phénomène de retournement dialectique bien décrit par Marx et par Jules Monnerot. Cette société a provoqué un affaiblissement anthropologique global, où toutes les défenses immunitaires s’effondrent. Le remède n’en sera que plus fort et douloureux. Nous nous avançons vers une Révolution à coté de laquelle la Révolution russe n’aura été qu’un petit chahut.
Quelle: Extrait de L’Archéofuturisme, l’Aencre 1998.

La déclaration des 8 ∫

Article lié : Diplomatie WSJ

Tom Erichsen

  03/02/2003

http://www.libre-pensee.qc.ca/forum/viewtopic.php?t=273

Quelques recherches effectuées (voir ci-dessus) permettent de mieux cerner le travail de Mike-Michael Gonzales-Gonzalez.

Réponse à S. Zitzler: Un discours "révélateur" (ô combien!) d'un universitaire américain.

Article lié :

Cycloid

  02/02/2003

Sur le site conseillé par S Zitzler,“Foreign Policy”, nous trouvons : “A Grand Strategy of Transformation “, par John Lewis Gaddis.
J. L. Gaddis est un historien, professeur à l’université de Yale, nous apprend la fiche biographique au bas de l’artricle. Mais il est aussi l’auteur de “The Landscape of History, ou comment les historiens planifient le passé”. De plus, Gaddis est passé par l’Hoover Institute et est reconnu comme un spécialiste de l’histoire de la guerre froide, sur laquelle il a publié au moins 7 bouquins. Il ne nous apparaît pas, à priori, un esprit contestataire, comme Noam Chomsky ou comme Ramsey Clark, l’ex-Attorney général de Lyndon Johnson. C’est l’Américain bien pensant.
Malgré d’habiles réticences, de subtiles réserves à la François Mauriac, visant à démontrer sa parfaite objectivité, Gaddis me semble être un laudateur de l’administration Bush.
De plus, son article plutôt long constitue une démonstration de la volonté hégémonique des Etats-Unis. L’historien étale sa culture en se référant inutilement et pédantesquement à Metternich, Bismarck, Lord Salisbury, Périclès, Hamlet,, et à Henry V et sa bataille d’“Agincourt” (Azincourt). Voilà notre G.W.Bush bien encadré pour pénétrer glorieusement dans l’Histoire. Gaddis analyse deux rapports de G.W. sur la NSS (National Security Strategy), celui du 1er juin 2002, exposé à West Point, et celui du 17 septembre 2002, particulièrement controversé actuellement.
Mais que dit ce dernier exposé ? Pour l’ex-fellow du Hoover Institute, il y a 3 faits marquant: 1) Nous défendrons la paix et combattrons les terroristes et les tyrans.
2) Nous préserverons la paix en établissant de bonnes relations avec les grands pays.
3) Nous élargirons la paix en encourageant des sociétés libres et ouvertes sur chaque continent..  Gaddis compare cette déclaration à celle contenue dans le rapport NSS de
décembre 1999, sous Clinton, où il y avait également 3 volontés qui étaient exprimées:
augmenter la sécurité de l’Amérique, renforcer la prospérité économique américaine et promouvoir largement la démocratie et les droits humains.
Gaddis en conclut : ” Les différences sont révélatrices. Les objectifs de Bush sont de défendre, préserver et étendre la paix ; la déclaration de Clinton semble simplement assumer la paix.” L’historien continue encore sa lecture quasi biblique ou talmudique des textes présidentiels pour nous asséner :” La NSS de Bush est plus énergique, plus travaillée et de manière inattendue, plus multilatérale que celle de son prédécesseur”.
.On nous dit : “révélateur” ? Mais attendez; vous allez voir comment un historien américain arrive naturellement à la notion d’hégémonie pour son pays.
“La première grande nouveauté se situe dans l’équation de Bush : terroristes = tyrans et sont une source de dangers. Dans le passé...il fallait de grandes capacités industrielles et de grandes armées…pour menacer les Etats-Unis.”, écrit Gaddis Il cite Bush:  “Maintenant, des réseaux mystérieux, ou des individus, peuvent apporter de grand chaos et souffrances dans nos territoires. Les stratégies qui ont gagné la Guerre Froide ...n’agissent plus…Comment allez-vous contenir une ombre ? Comment allez-vous dissuader quelqu’un qui veut se suicider ?”. Gaddis rêve alors sur les bons vieux anarchistes travaillant sans “sponsors”, puis cite à nouveau Bush :” Aujourd’hui, nos ennemis voient, en les armes de destruction massives,  des armes de choix…Nous ne pouvons laisser nos ennemis frapper les premiers”. Gaddis fait quelques commentaires plutôt approbateurs sur l’ action préventive (preemption), puis assène : “LA PREEMPTION REQUIERT L’HEGEMONIE”. Et hop ! Passez muscade ! les hot-dogs sont cuits !
Après ça, des consolations bushistes : créer une balance de force qui favorise la liberté humaine, renoncer à des avantages unilatéraux. Gaddis nous dit que le corpus du NSS de
septembre dit clairement que “NOS FORCES DOIVENT ETRE SUFFISAMMENT COSTAUDES POUR DISSUADER LES ADVERSAIRES POTENTIELS DE POURSUIVRE UNE CROISSANCE MILITAIRE DANS L’ESPOIR DE SURPASSER, OU D’EGALER LA PUISSANCE DES ETATS-UNIS. “
idem pour la NSS de West -Point :” L’Amérique possède , et a l’intention d’élever une puissance militaire au-dessus de tout défi”, avait alors déclaré Bush.

Gaddis s’interroge tout de même ” Comment, dites, le reste du monde va-t-il répondre à Bush ?” mais c’est, dit-il en un long paragraphe, en développant la coopération avec les grandes puissances ! Plus loin, on trouve cette réflexion du spécialiste en matière de guerre froide : “L’hégémonie US est acceptable parce qu’elle est liée à certaines valeurs que tous les états et toutes les cultures- sinon tous les terroristes et tyrans- partagent : le refus de l’oppression, de la servitude, de l’arrestation arbitraire”.
Plus loin, Gaddis assure qu’il y a plus de cohérence dans la stratégie de Bush que dans celle de Clinton .
Dans un autre paragraphe, Gaddis titre ;” Ce que la NSS n’a pas dit”.
Ha! dit le lecteur, après ce panégyrique, la botte de chardons. Mais non, voyons !
L’historien se demande : Bush est-il comparable à Hamlet ou à Henry V ?
Suit une longue disgression pour trouver que Bush est comparable à Henry V !
Ce dernier avait démontré son goût de la victoire à Agincourt, pardon, Azincourt, en rossant les Français, en 1415. Bush a eu aussi sa victoire,  sur les talibans! Gaddis ne nous dit pas s’il trouve une ressemblance entre les talibans et les Français.
Vraiment, on croirait lire un article de “Je suis partout” encensant le maréchal Pétain.
Mais l’érudit flagorneur n’a pas encore vidé tout son sac.
G.W. a annoncé en tonitruant qu’on allait apporter au monde ahuri, la preuve des accointances de Saddam avec al Qaeda. Gaddis rectifie : Saddam n’aide pas Osama de manière active. C’est plutôt que les régimes autoritaires du Moyen-Orient supportent indirectement le terrorisme en continuant à produire des générations de chômeurs, non représentés et dès lors “radicalisables”, des jeunes que peuvent recruter Osama et d’autres qui lui sont semblables.
La paille et la poutre ! Si tous les laissés pour compte, les clochards ci-devant assurés ou employés chez Enron et autres châteaux de cartes réputés invincibles, devenaient les proies consentantes des mouvements d’extrême droite US, suivaient la voie désignée par “les carnets de Turner”, et s’unissaient pour répéter les actes qui ont dévasté Okhlahoma City, il deviendrait dangereux d’habiter aux USA. Ce paragraphe est-il un avertissement, ou une connerie de plus à charge du cuistre de la batellerie US ?
Cet incorrigible pédagogue a un moment de sérieux, lorsqu’il se demande quel accueil les GIs trouveront à Bagdad. Il fait allusion à la Corée (du Sud évidemment).
Les Américains sont-ils encore les bienvenus en Corée du Sud ? Au Brésil ? En Argentine ?
On a oublié chez nous qu’après les orgies folles et la liesse populaire dionysiaque de la libération (deux mois de folie), les rudesses et la brutalité des GIs se sont développées (Insécurité des rues, femmes violées). L’Europe occidentale libérée ne connut la paix qu’en 1947, avec le départ de la masse US.
Le dernier paragraphe est rigolo : il s’intitule “Maintaining the moral high ground “.
Gaddis commente une phrase d’une NSS bushiste “aucune nation ne peut construire seule un monde plus sûr et meilleur ” Il répond :” Ces buts ne peuvent être que difficilement atteints, jusqu’à ce que l’action elle-même repose sur un support multilatéral”.
Si on reprend les différentes prises de positions de l’article, et qu’on en tire une conclusion, on obtient le résultat suivant.:
Somme toute, le nouveau rêve américain est celui d’une société virtuellement féodale :
le bon plaisir du suzerain est accompli par les vassaux obéissants. Quant à ceux-ci, en pratique, l’historien qu’est Gaddis sait qu’ils peuvent être des tyrans comme Suharto, comme Vidéla, comme Mobutu ou comme Pinochet, mais qu’il seront toujours bien considérés au Bureau Ovale, tant qu’ils seront des “puppets” maniées par l’administration américaine, elle-même soumise aux diktats de la céleste Finance (aujourd’hui, le lobby pétrolier). Saddam Hussein a été propulsé par Reagan et Bush l’Aîné, qui connaissaient sa moralité (dont ils se fichaient impérialement). Mais Saddam a voulu faire cavalier seul, et seulement alors l’administration américaine l’a considéré comme “voyou”.
Le sycophante de Bush, pour paraître objectif, fait de très prudentes réserves : il effleure la question du mécontentement du peuple américain, dont une partie peu négligeable entre dans la misère, ce dont Bush ne parle jamais: “L’ administration Bush n’a jamais fait de rapprochement entre la politique intérieure et la haute stratégie. C’est la plus grande erreur jusqu’à présent”.
Fin de ce commentaire. Conseil : lire “La Tentation impériale”, de PHILIP S. GOLUB,
le Monde Diplomatique, septembre 2002

L'analogie hitlérienne

Article lié : L'analogie hitlérienne, — ou le fin-fond de la pensée et du commentaire postmodernes, et la clé du virtualisme

Claude Chevolet

  31/01/2003

En fin de compte et sans vouloir verser dans le manichéisme, l’analogie hitlérienne ne s’applique parfaitement qu’à G.W.Busch lui-même et dans la forme, son language s’apparente à celui du chancelier du Reich au moment du triste canular des minorités sudètes.

vaza-t-on laisser Busch assiner des enfants

Article lié :

delabon

  30/01/2003

Bonjour,
Les boucher d’Amérique pour les beaux yeux des pétroliers de Dick Chenay vice-président des USA et ceux des Israéliens et de Madeleine Albright l’apatride vont une fois de plus égorger des enfants en Irak. Ayant moi-même échappé par miracle au sort que ces “libérateurs” ont réservé aux enfants Français en 1942 en bombardant Boulogne Billancourt, mais aussi à tous ceux qu’ils ont massacrés entre 1942 et 1945 en France, en Belgique en Allemagne en les brûlant au phosphore comme à Dresde faisons quelque chose chacun à notre place pour les empêcher de recommencer avec les enfants Irakiens qu’ils affament et privent de médicament depuis déjà 11 ans.
Nous ne sommes pas impuissants nous pouvons les contrer chacun sans grands cris ni manifestation en boycottant tous les jours leur produits.
Déjà n’utilisons plus AOL mais aussi n’achetons plus de disques Universal ou Time Warner, ni aucun autre produit américain ou Israélien même si ces produits sont faits dans nos pays car dès lors que ces marques sont américaines ou israéliennes les bénéfices vont dans les poches de ces bouchers. Et comme d’autre pays par lâcheté, aveuglement ou vénalité de leurs dirigeants se sont joints à ces barbares ne traitons plus avec les Italiens, les Hongrois, les Anglais, les Portugais, les Espagnols, les Tchèques.
Même si au départ nous ne sommes pas nombreux Internet nous permettra de comme dans le Cid de nous retrouver nombreux en arrivant au port, c’est à dire au jugement à Nuremberg de TOUS LES CRIMINELS de guerre y compris de ceux qui n’ont pas été jugé en 1945 Roosevelt, Truman Eisenower Churchil et autre bombardeurs.
Voyons la réalité en Face, ce ne sont pas les enfants de Busch qui vont mourir mais des enfants anonymes en Irak. Rions des larmes de crocodiles des “humanitaires qui se taisent, agissons tous les jours dans les supermarchés là où nous vivons.

L'analogie hitlérienne, - ou le fin-fond de la pensée et du commentaire postmodernes, et la clé du virtualisme

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Jean-Paul de Beauchêne

  25/01/2003

L’utilisation abusive de l’analogie par les publicistes américains est facilitée par deux attributs essentiels de la langue anglaise telle qu’elle est maniée par les anglias et les américains un peu instruits.
D’abord la langue anglaise fonctionne par associations d’images quand la langue française fonctionne par associations d’idées.
Ensuite, alors que la langue française est une langue d’explication, faite pour partager des idées, la langue anglaise est une langue de combat, taillée pour emporter une conviction.
C’est ce qui explique par exemple l’emploi de mots comme “methodology” pour “method”, “ideology” pour “idea” et bien d’autres. La significatio éthymologique est différente, mais leur volume plus ronflant est plus à même d’impressionner l’interlocuteur.
En gros, la langue anglaise est impropre à un raisonnement logique (un de mes professeurs, américain, de l’université de Stanford me disait qu’on ne peut pas faire de mathématiques pures en anglais, qu’il fallait utiliser le français), et permet donc toutes les dérives logiques si l’intérêt de la cause - la Couronne, la Nation ou le Business - l’exige.

Des flèches acérées se croisent au dessus de l'Atlantique

Article lié :

paul.malgoire

  24/01/2003

Entre le 22 et le 23 janvier 2003, des propos incisifs ont été échangés entre les ministres de la Défense américain et français. Monsieur Rumsfeld, de grande monoculture pétrolière, a exprimé son mépris arrogant vis-à-vis de la “Vieille Europe”. Son homologue
française, la ministre Alliot-Marie, a pris la mouche et riposté en clamant que le monde n’était plus à l’ère des cavernes, et que la loi n’était plus forcément celle du plus fort
(petit excès d’optimisme, mais combien sympathique).
L’attitude de Rumsfeld traduit un état d’esprit répandu dans les milieux financiers US.
L’anti-européanisme primaire des Américains néolibéraux
Rumsfeld a révélé dans sa fureur la pensée profonde des dirigeants américains d’aujourd’hui,
pour qui le droit des nations est roupie de sansonnet. On peut lire dans “Synergies Européennes”
(16 octobre 2002), un article sur l’ “europophobie”, par le Pr Paul Gottfried, qui enseigne la
philologie classique et les sciences politiques au Collège d’Elizabethtown (Université de
Pennsylvanie).Il entretient ses lecteurs européens de : ” La vision négative de l’Europe chez les
néo-conservateurs américains”.
” Depuis quelques années…la droite américaine orchestre une campagne de moqueries contre l’Europe et les Européens” Elle considère avec mépris, écrit Gottfried, ” les nabots européens, leur cynisme, leur lâcheté et leur antisémitisme pathologique (!!!!)”
Cette droite, qualifiée par Gottfied, de “néo-conservatrice” diffuse sa propagande dans
des journaux comme “Weekly Standard” de Rupert Murdoch, la “National Review” et le “Wall Street Journal.”
“L’élément qui unifie ce camp néo-conservateur” affirme encore Gottfried, “est une foi en
la nécessité morale d’établir un empire américain; cette foi est assortie d’une méfiance
profonde à l’endroit des Européens, qui pourraient contrecarrer ce projet.”
Selon Gottfried, l’Europe serait dans le collimateur de l’alliance anti-terroriste.
“C’est la France qui essuie le plus de mépris de la part des Europophobes”.
Rumsfeld, le montreur de marionnettes
Le tireur de ficelles actionnant la marionnette Bush apparaît de plus en plus comme
étant Rumsfeld. Son autorité dans la famille Bush remonte loin et a très probablement
joué un rôle prééminent dans la stratégie géopolitique visant au contrôle énergétique
planétaire par les USA. La première guerre du Golfe a permis de découvrir l’existence d’une camarilla secrète téléguidant le président.
Les Commandeurs de l’ombre. ou la Démocratie à l’Américaine
Jean Edward Smith, de l’université de Toronto (1) , dénonçait dès 1992, la présence d’un petit cercle d’hommes d’affaires entourant le président Bush père, dont les conseils et manigances se donnaient et s’accomplissaient en secret, sans aucun contrôle du Parlement. Ces gens de cabinet obscur se méfiaient de l’opinion publique et du système de décision démocratique. Rumsfeld était le modèle de ces éminences grises, mais attendait le moment
opportun pour déclarer ouvertement ses volontés : il fut patient durant 12 ans.
Le 15 août 1990 (2), le président Bush (père) déclarait: “Nos emplois, notre mode de vie, notre propre liberté et la liberté des pays amis de par le monde souffriront si le contrôle des plus grandes réserves pétrolières tombe dans les mains de cet homme: Saddam Hussein.” Le 11 septembre 1990, s’adressant aux sessions conjointes du Congrès, il affirmait: “Nous ne permettrons pas qu’une richesse aussi vitale soit dominée par quelqu’un d’aussi brutal”.
Question : quand Hussein aura disparu, qui contrôlera cette richesse énergétique?
L’Irak ne deviendra-t-il pas une base pour l’expansion militaire américaine vers l’Iran
(rogue state), le royaume saoudien, et surtout la Caspienne ?
De belles guerres en perpectives, car la Chine, l’Inde et les deux Corées pourraient ne pas se laisser faire.
Conspiration à long terme ou politique brouillonne ?
“Les réactions exprimées par le président Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney sur les situations en Afghanistan et au Proche-Orient et la désintégration accélérée du système monétaire et financier international actuel, traduisent une nation dont le dirigeant n’est pas dans l’univers réel, une nation obsédée par les mensonges délibérés destinés à perpétuer l’illusion selon laquelle une reprise économique est effectivement en cours.”(3)
C’est le point de vue d’un Américain honnête mais croyant aux valeurs humanitaires de son pays..
Mais la lente ascension de la CIA, dont le directeur devient président des Etats-Unis, puis est battu, mais revient indirectement au pouvoir suprême par l’intermédiaire de son malléable fils, ne traduit-elle pas une sourde et opiniâtre volonté de domination mondiale ?
Quels arguments faut-il encore fournir aux Européens sceptiques, qui croient encore à
la philanthropie d’un Oncle douloureusement incarné ?
————————————————————————————————————————————————————
(1)James Ridgeway, “The March to War”, Four Walls Eight Windows. New-York, 1991, p. 84.
(2)Jean Edward Smith. “George Bush’s War” Holt édit., New-York, 1992.
(3) Lyndon LaRouche : “Les empereurs Bush et Néron” (2 avril 2002)
          http://solidariteetprogres.online.fr/Lyn/Neron.

American Grand Strategy

Article lié :

S. Zitzler

  15/01/2003

http://www.foreignpolicy.com/issue_novdec_2002/gaddis.html

For your information and maybe commentary.

Désinformation

Article lié :

Claude Rossignolet

  22/12/2002

La guerre arrive. Vite, lisez cet ABC de la désinformation:

1. Dictionnaire bushiste très abrégé

Charnier : lieu où vos ennemis ont enterré vos amis
(même s’il n’y en a qu’un).
Criminel de guerre : celui qui fait la guerre contre vous ou votre
alliance.
Extrémiste : prêt à tout pour résister à votre camp.
Fasciste : épithète que vous devez vous efforcer d’utiliser le
premier, car votre ennemi essayera lui-même de vous l’appliquer.
Raciste : 1.quiconque établit une différence entre Islam et Chrétienté.
    2. quiconque se risquera à faire une remarque sur la politique de l’Etat d’Israël.

Terroriste : tout auteur d’actes de violence qui n’est pas de votre côté (qui est bien sûr le BON !).

Déviationniste : celui qui, dans votre groupement politique, n’est pas d’accord avec vous.

Totalitaire : adjectif aussi péjoratif que “rogue” (anglais : voyou) redéfini sans cesse, pour toujours arriver à cette constatation : est totalitaire quiconque approuve la politique
de votre ennemi.

Fanatique : un beauf qui ne croit pas aux mêmes valeurs que vous.

Nationaliste : quelqu’un qui aime son pays, lequel n’est pas allié
au vôtre.

2. Quelques exemples de l’effet percutant d’un synonyme judicieusement employé :
- Les civils palestiniens sont tués (ou abattus)
les civils israéliens sont assassinés ou massacrés.
- Une noce afghanne anéantie par un bombardement US,
c’est un dommage collatéral.
- Le bombardement d’une unité US par des avions US est
une effroyable et terrifiante erreur.
- Une riposte anti-aérienne irakienne lors de la tournée du laitier anglo-américaine (bombardement matinal quotidien du sud de l’Irak), c’est une tentative de crime de guerre prémédité. Le bombardement journalier, c’est un acte de guerre préventive (Si vis pacem,
para bellum).

3. L’usage de l’hyperbole : à user avec circonspection, sinon, on risque d’être contredit par un témoin soucieux de précision.
Exemple : Jérôme Bony, envoyé spécial du “Point” en Yougoslavie, écrivait dans un reportage que lorsqu ‘il se trouvait à 50 km de Tuzla, on lui disait d’aller voir là-bas les 4000 femmes qui avaient été violées (par les Serbes).
A 20 km, ce chiffre tombait à 400; à 10 km, à 40. Une fois arrivé sur place il ne trouva que 4 femmes pour témoigner.

4. Gare aux mensonges : dans la “La Libre Belgique” du 14 janvier 1996, une rectification était publiée, concernant le viol de 3 soeurs catholiques par les monstres serbes. Lucia Vetruse, religieuse, et 2 autres nonnes avaient eu ainsi leur vie détruite, et elles allaient devoir assumer une maternité non désirée comme affirmait la lettre de Lucia à sa Supérieure au Vatican.
La relation de ce sacrilège horrible avait été publiée par la
“Notizie dei gesuiti d’Italia”, puis, à la une, dans “La Libre
Belgique” et dans “La Croix”.
Hélas ! La lumière fut faite dans ” La Libre ” de janvier . La lettre était un faux, envoyé par un prêtre catholique bosniaque “dans le but de sensibiliser la communauté internationale”.

5. Travaux pratiques
Les journalistes en herbe qui rêvent de faire carrière dans l’information mondialisée
peuvent s’entraîner en imaginant des reportages pouvant convenir à cette Guerre
de début du 3e Millénaire, qui semble vouloir éclater d’un jour à l’autre.
Allons, debout les plumitifs !
Haut les coeurs ! Il faut diaboliser l’ennemi à fond, que diable !
A vos plumes ou vos claviers.
Soyez des créateurs de psychose : la gloire vous attend !
Apprêtez-vous à décrire les terribles choses que les Chevaliers de l’Occident DOIVENT
découvrir dans le pays du sanglant dictateur.
(Soyez tranquilles : ils en découvriront).

Suggestions de titres :
“L’Horreur au quotidien”. 
“La folie criminelle du dernier dictateur de l’Histoire” (démontrer que grâce à l’héroïsme surhumain des GIs et des Tommies, cette guerre sera cette fois “la der des der”).
“La terrible confession d’un policier de Saddam”.
“Le boucher de Bagdad saucissonnait ses adversaires” (un peu d’humour bravache, dans la peinture de l’insoutenable).
“Le martyre inimaginable des Kurdes irakiens”.
“Satan lui-même est supplanté dans le mal par le sanguinaire tyran”.
“Saddam le Terrible à l’oeuvre, aidé par ses atroces acolytes”.
“Silence, on assassine le peuple”.

Entraînez-vous à introduire dans chaque phrase, chaque proposition, un terme évocateur
d’effroi ou de dégoût. Faites naître dans le subconscient de vos lecteurs une pulsion de meurtre, les amenant à penser :” Ha! Si je tenais une de ces immondes crapules !”.
Bestial, horrible, monstrueux, terrifiant, cauchemardesque… voilà quelques adjectifs qui
donneront du pittoresque sadique à vos divagations..

Et surtout, créer des images pour faire rêver les pipelettes :
pieuvre glaciale et sans pitié; spadassins sortis de fosses fétides aux ordres d’un Ogre
inassouvissable; incarnation damnée du Meurtre (des capitales, beaucoup de capitales!):
l’Adolf monstrueux sorti d’un conte des Mille-et une -Nuits.
D’autres images pour faire trembler les lecteurs : lire les reportages des journalistes
européens qui décrivaient, de loin, les atrocités serbes au Kosovo : ils annoncent le
style des as du virtuel du XXIème.

Bonne inspiration.

wOTAN, dieu de la Guerre Sainte et Eternelle

Article lié :

Pierre Greenhill

  18/12/2002

Voici un texte clair, qui se passe de commentaires, sinon de rappeler que W.B.  compte bien sur l’OTAN pour assassiner les Irakiens, et qu’après eux, on pourrait continuer le divertissement aux dépens d’autres “rogue states”.

«  Mercredi 4 Décembre 2002 Otan / Russie & Bélarus »
« À LA LIMITE DE LA LEGALITE INTERNATIONALE »
« Lorsque Riga entend déployer un radar militaire tridimensionnel TPS-117…»
« Le ministère letton de la Défense n’en fait guère mystère, l’Otan a décidé d’installer d’ici en été 2003 un TPS-117 qui contrôlera l’espace aérien de la Russie occidentale et de la Biélorussie, a appris Novosti (29 nov. 02). »
« Ce radar sera déployé à Audrini, à 50 km de la frontière russo-lettonne, a indiqué le secrétaire d’État à la Défense, Edgars Rinkevics, lors d’une rencontre avec les autorités locales de Rezekne et d’Audrini.  Le radar TPS-117 fera partie du système uni de contrôle aérien des pays baltes Baltnet qui sera branché au système de contrôle aérien de l’Otan. Son installation a été décidée en dépit des protestations de l’opinion locale.
Le ministre de la Défense, Girts Valdis Kristovskis, est allé même jusqu’à avertir que toute protestation contre le   déploiement du radar serait qualifiée d’ ” acte commis au détriment des intérêts nationaux “.»
« Rappelons que ce type de radar contrevient aux anciens traités Start russo-américains, est un dispositif essentiel de l’Axe anglo-saxon face à ce qui reste de l’Union Soviétique. À cet éclairage, on comprend mieux l’accueil fait aux pays baltes par l’Alliance Atlantique (autrement dit Washington), en dépit de la propension de ces dits États à violer l’essentiel des accords régissant les droits de l’Homme et à réhabiliter tout ce qui rappelle la collaboration avec l’Axe précédent, autrement dit l’hitlérien….»

http://www.geostrategie.com/cogit_content/ameriques_breves/LALIMITEDELALEGALITEINTERN.shtml

Schisme∫

Article lié : Les rapports de l'Europe avec les USA et la question catholique — de defensa, rubrique “de defensa”, Volume 17, n°20 du 10 juillet 2002

  11/12/2002

Monsieur, vos analyses sont plus fines que celels de la presse généraliste. Mais allez plus loin! Arrêtez de faire de la littérature! Les mots ont un sens! Ou bien vous faire de la littérature post-moderne -ie vous reprenz des mots que les “intellectuels” disent ” du pass” et vous les utilisez pour “faire beau” et donnez un côté “intelligent” à vos textes. Ou bien vous vous demandez pourquoi vous utilisez ces mots.
E.g.? Schisme?  Réfléchissez à ce à quoi les Protestants ne croient pas (mais ils n’ont fait qu’actualiser au XVIème siècle des hérésies déjà infirmées par l’Eglise). Et vous arrêterz peut-être de n’être qu’un commentateur! Mais il est vrai que c’est votre gagne-pain. Relisez la vie de SAint AMrtin par Sulpice Sévère.
Vous méritez ce texte un peu brutal! Qui aime bien châtie bien.

PS :  Cette réflexion me vient de loin. Déjà quand j’ai lu votre livre “LE monde malade…”

Eucharistie et mondialisation

Article lié : Les fondements du souverainisme — par Damien Arnaud

Ancien haut fonctionnaire de la commission

  11/12/2002

Excellent texte de Damien Arnaud. Moins sur le fond que la compréhension que c’est la direction de toute réflexion. Approfondissez la différence entre monde catholique et monde protestant.  A vous lire

Karl Rove

Article lié : King-Rove

jean

  07/12/2002

Bonjour

la dernière phrase de l’article sur Karl rove me semble ambigue même si cela n’empêche pas de comprendre.

“La politique extérieure US est plus que jamais, plus qu’elle ne l’a jamais été, un complément de la politique intérieure. Elle est appréciée, pesée et décidée en fonction de ses effets sur la politique extérieure. “

Il faut supposer que le dernier “Elle” peut être remplacé par “cette dernière”?

merci pour le travail que vous faites. Je vous lis, et les lecteurs du grand soir, avec beaucoup de plaisir.

Ni Marx, ni Jésus...mais le Veau d'Or.

Article lié :

Guy Lalonde

  26/11/2002

Un livre est paru récemment, qui suscite un enthousiasme presque délirant chez les droitistes à tous crins, ceux qui vilipendaient Pierre Bourdieu et qui vomissent sur les partisans d’une altermondialisation, comme Bové.
Ce livre, qui est une longue suite de professions de foi envers l’humanisme des Etats-Unis d’ Amérique, affirme que ce sont les adeptes de la nouvelle langue de bois politiquement correcte qui lancent des calomnies sur la politique extérieure des USA.
Il nous assure que s’il y a détresse dans certains pays du Tiers-Monde, ce n’est pas
la faute au comportement économique de l’Amérique. C’est au contraire grâce à Elle que certains pays s’en sortent, mais oui.. L’Amérique n’est pas belliqueuse. Mais Elle a été attaquée par l’Afghanistan et Elle s’est courageusement défendue. Elle est gravement menacée par l’Irak : Elle prendra logiquement et moralement les devants. Etc.

L’auteur de ce percutant bouquin est un ancien socialiste qui a viré sa cuti au cours des années 1970, puis a brandi l’étendard d’un anticommunisme que d’ “affreux gauchistes” ont qualifié d’hystérique; il s’érige maintenant en laudateur du nouveau libéralisme,
de la dérégulation, de l’OMC, de l’AMI etc.
Il y a trente-deux ans, ce philosophe a écrit un livre à succès, où il rejetait la doctrine de Marx, ainsi que l’enseignement de Jésus.
Fortement impressionné par les mouvements de révolte dans les campus américains, et par les hippies, il déclarait alors : ” Il y a une base commune à toutes les tendances de la révolte américaine et de ses prolongements européens : c’est le refus d’une société subordonnée au profit, dominée exclusivement par l’économie, régie par l’esprit de compétition et de l’agressivité mutuelle de ses membres.. .” (sic,sic,sic !!!).
En trente ans, le philosophe cartésien est devenu le gourou du système néocapitaliste. Entraîné par la virulence de son antimarxisme, il n’a pas vu que les révolutionnaire de 1968 allaient précisément évoluer vers le culte de l’argent, que les “winners” seraient de plus en plus adulés , et les “losers” rejetés. Il est entré dans le système pseudo-intellectuel qui affirme que la liberté doit être complète, sans limite (notamment la liberté du plus fort de traiter n’importe comment le plus faible)..
Son discours est maintenant un assemblage de dogmes qu’il croit être des raisonnements.
Il assène ses convictions à la manière des capucins missionnaires qui ont sillonné la France au XIXème siècle pour la rechristianiser.
Ce nouveau prophète a du prendre des leçons de prêche chez Moon et chez Billy Graham.
Il ne tient aucun compte des éclaircissements qui ont été récemment donnés sur la politique extérieure des USA depuis la fin de la deuxième Guerre Mondiale : subversion sanglante de l’Indonésie et du Chili, appui militaire et financier à l’Irak de Saddam, durant la décennie 1980, soutien à bin Laden au début des années 1990, financement massif d’un état islamiste, le Pakistan, où sont éclos les talibans, etc., etc.

Notre gourou vit dans une bulle où il lui arrive d’avoir de mauvaises fréquentations.

Mais pour la droite et parfois l’extrême-droite, il aurait réussi sa vie, car il ferait honneur à la France.
Comment ?
Parce qu’il est anticommuniste, faisant partie du “board” de l’Institut d’Histoire Sociale, une fabrique de libelles destinés à laver les cerveaux de Français qui abriteraient encore des concepts marxistes.
Parce que ce prêcheur est devenu un “winner” embrigadé dans des postes lucratifs ou honorifiques…ou les deux.
Mais l’ancien idéaliste est-il heureux ?
Est-ce le fantôme de sa jeunesse qui, transparaissant sous les traits du thuriféraire
inconditionnel de la nouvelle Rome, lui donne cette expression de dromadaire triste,
tellement caractéristique des vieux anxieux.
Car le philosophe qui admirait en 1970 la liberté des jeunes de Berkeley, est devenu en 2002 un vieillard de 78 ans, rabâchant inlassablement le thème de l’obsession antiaméricaine, dont il accuse les Français, et qu’il a commencé à ressasser il y a plus de vingt ans.
Il se rapproche inexorablement du temps du radotage : alors chantera-t-il peut-être des comptines moonistes dans le genre de :
    « Qui est-ce qui aime les nougats ?
    « C’est le ” team de la joie ”
    « Et qui mange des raviolis ?
    « C’est le ” team de la vie “. »
On pourrait ajouter : ” Qui aime l’Oncle Sam ? C’est le team des grandes âmes”.
L’attachement au culte du Veau d’Or est la pire condition morale pour un vieillard se rapprochant de la mort..

JSF in Holland : a Dirty Deal ∫

Article lié : Notes sur l'actualité d'un échec et l'avenir d'une erreur

Foreign Press Foundation - Henk Ruyssenaars

  25/11/2002

L.S. !

The decision to buy the JSF was taken by the Dutch military in very undemocratic and secret sessions with Dutch Air Force generals and Lockheed Martin’s representatives (like JSF’s sales boss Burbage) already in 1998. This was confirmed by secret /internal government documentation. After commotion and questions in the NOT informed Dutch House of parliament, the Dutch ‘industry-paper NRC Handelsblad’  happened to publish an article with a quote concerning these military “Einzelgänger”. Without however informing it’s readers about the risks and consequences for the French Rafale etc. and the rest of the European aviation industry with it’s Eurofighter : Quote :
” Onlangs bleek uit interne documenten van Defensie dat de luchtmacht al in 1998 een beargumenteerde keuze voor de JSF heeft gemaakt. Dat gebeurde nog vóórdat de Kamer in 1999 de beslissing had genomen dat de F-16 moest worden vervangen door een nieuw gevechtsvliegtuig. Een woordvoerder van het ministerie erkende vorige week desgevraagd dat de luchtmacht ,,voor de muziek uit’’ liep en dat er sprake was van ,,vooringenomen standpunten’‘’.

De kwestie heeft voor beroering gezorgd in de Tweede Kamer. Regeringspartijen PvdA en D66 vinden dat ze ,,te mager’’ zijn geïnformeerd. Volgens het Tweede-Kamerlid F. Timmermans (PvdA) had de staatssecretaris van Defensie ,,harder moeten ingrijpen’‘. Zowel PvdA als D66 vindt dat het departement van Defensie stukken over de opvolging van de F-16 alsnog naar de Kamer moet sturen.” end quote NRC.

The NRC-article’s ‘link’ on the Web went ‘dead’ a short while ago, but it can still - in Dutch - be found in Google’s cache at URL :

http://216.239.39.100/search?q=cache:dp6vPJdEhMEC:www.nrc.nl/nieuws/binnenland/1011678673015.html+%22Nog+veel+risico%27s+bij+deelname+JSF+%22&hl=nl&lr=lang_nl&ie=UTF-8

And the NRC-article is in the FPF archive of course.

Best regards,

Henk Ruyssenaars
FPF/The Netherlands