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L'enfer selon Dante

Article lié : Les nuances de l’Antéchrist-bouffe

jc

  14/04/2026

https://www.youtube.com/watch?v=3oI2gNqZhAo

De 1h10'48 à 1h19'50 (et plus -ou moins- si affinité)

 

Qui perd gagne

Article lié : Les nuances de l’Antéchrist-bouffe

Denis Monod-Broca

  14/04/2026


Trump s’en prend au pape.
Par la magie de l’IA, il s’expose en Dieu le père, ou en Jésus Christ.
Agissant ainsi, il ne choque pas seulement les catholiques.
Face au monde entier, il défie le sens, la raison, la pensée, le savoir.
Or il ne représente pas que lui-même. Il est le président des Etats-Unis d’Amérique. Il pense, parle et agit au nom du pays tout entier.
La nation à la destinée manifeste, hégémon sacré du monde depuis un siècle, a réélu ce champion toutes catégories de la transgression.
N’est-ce pas étrange ?
Alors que sa toute-puissance est battue en brèche, elle se donne pour président cette incarnation d’Ubu-roi, ce cavalier de l’apocalypse. Il faut le voir pour le croire : comme pour exorciser le destin, l’hégémon US a fait choix de la transgression ; comme pour prouver qu’il est toujours le maître, il se réfugie dans le mensonge et la provocation sans limite.
Cela a l’effet contraire.
Qui croit encore à la pax americana ? Combien de temps encore l’ordre américain régnera-t-il sur le monde ?
Le pape comprend ce qui se passe. Il cherche à alerter le monde, à éviter le pire.
La France devrait en faire autant.
La force n’est pas un remède.
À la façon de la drogue, qui peut cacher la souffrance ou permettre de la supporter, la force n’est qu’un pis-aller transitoire qui ne guérit rien mais au contraire ne fait qu’aggraver le mal.
La pensée biblique le sait depuis des siècles. Son savoir ancestral se confirme expérimentalement à chaque explosion de violence. Le pape le rappelle. Il est dans son rôle. Il ne s’adresse pas seulement à Trump et aux USA, Il s’adresse à toutes les nations du monde afin qu’elles trouvent un autre mode de relations que la soumission de toutes à une seule, une seule dont sont attendus tous les bienfaits possibles, à laquelle sont imputés tous nos méfaits et malheurs, et dont la destinée manifeste est de périr pour le châtiment de ses fautes.
Après avoir accusé Biden, les Démocrates, les gauchistes, les immigrés, l’Iran, la Chine, l’Europe, etc., etc., voici que Trump accuse le pape. Gardons-nous pourtant, l’imitant, voyant en lui un coupable par essence et rien d’autre, d’oublier nos propres fautes.
« Qui protège sa vie la perdra ».

Alex Garland

Article lié : RapSit-USA2026 : ‘Civil War’, Phase I

Dominique Larchey-wendling

  14/04/2026

Evidement, je ne peux m'empêcher de penser au film prémonitoire d'Alex Garland, du même nom, en 2024, même si cette guerre civile est évoquée dans vos colonnes depuis longtemps déjà.

Une évolution en fer à cheval ?

Article lié : RapSit-USA2026 : ‘Civil War’, Phase I

jc

  13/04/2026

L’“influenceur” de la droite Nick Fuentès : "une évolution en fer à cheval".

Suivi aussitôt de PhG : "avec les deux extrêmes ayant tendance à se rapprocher".

Toujours dans mes "thomeries".

Thom parle comme suit du psychisme des sociétés : "Il semble que le psychisme social présente un caractère fragmentaire très semblable au psychisme animal : la société ne trouve sa conscience qu'en face d'une tâche urgente où son existence, sa stabilité sont menacées."

Les USA en sont là : le peuple US est en train de prendre conscience de lui-même ! 
Et le dilemme qu'il a à trancher est formulé par Lincoln : "En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant."

Comment je vois évoluer les choses à la lumière de ce qui précède ?

Pour Thom l'assertion de nature translogique "le prédateur affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie animale, et ce sont fondamentalement les mêmes dynamiques qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés.

Struggle for life "animal". Vaincre ou mourir.

Selon moi le parcours de l'abimal politique Donald Trump, prédateur insatiable, va s'arrêter bientôt : destitution (mort symbolique), internement…, suicide…, meurtre…

Par contre je verrais bien le peuple US évoluer du struggle for life individuel, régi par la catastrophe "fronce", au don des "je" individuels au "nous" collectif, régi par la catastrophe "papillon".

Évolution qui unifie le peuple par la force des choses, évolution métahistorique donc.

Quelle alternative pour le peuple US ? Se suicider ?

Thom associe le suicide à la catatastrophe "queue d'aronde", intermédiaire entre "fronce" et "papillon".

Et l'UE ?

Article lié : La Chine découvre la folie américaniste

jc

  01/04/2026

Ceux qui ont le pouvoir de dire et de faire -expression qu'emploie systématiquement Michel Maffesoli- en UE ont-ils fait la même découverte que leurs homologues chinois ?

Si ce n'est pas le cas je trouve qu'ils cachent bien leur jeu (hormis, peut-être, quelques états de l'est de l'UE) !

Le logocrate et le topocrate

Article lié : L’IA tuant le logocrate,  – ou le sauvant ?

jc

  01/04/2026

Paul Graham : « La raison pour laquelle tant de gens ont du mal à écrire est que c’est fondamentalement difficile. Pour bien écrire, il faut penser clairement, et penser clairement est difficile. »

Je suis en train de lire "Apologie" de Michel Maffesoli, pour moi un homme de lettres.

Or je découvre qu'il oppose le logocentré et le lococentré (c'est à dire le topocentré -il emploie ailleurs le terme de topologie), et, à mon agréable surprise, qu'il préfère le second.

J'en trouve confirmation dans la première phrase du chapitre consacré à l'imaginaire et au sacré :

"Quitter les idées pures, ou, ce qui revient au même, les idéaux moralistes, pour l'ordre des faits",

ce qui ne l'empêche pas de se présenter constamment en "tradi" au fil du bouquin !

Nb :  À la suite de son maître Gilbert Durand, MM oppose le "diurne" et le "nocturne", et il est pour moi, clairement un nocturne. Dans son article sur la classification des sciences et des techniques, dans lequel il cite Gilbert Durand, Thom place la mathématique comme la plus nocturne des sciences nocturnes, de l'imaginaire, avant la physique théorique (post-galiléenne, mais sans doute aussi aristotélicienne -voir son "Esquisse d'une Sémiophysique", sous-titrée "Physique aristotélicienne et théorie des catastrophes"), la biologie étant pour lui actuellement une science quasi exclusivement diurne.

En résumé Pour Thom et Maffesoli, les bonnes idées viennent la nuit.  Du ciel ou de la terre ?
Pour moi Thom est un penseur de la séparation (de la différentiation et de la différenciation), alors que Maffesoli est un penseur de la réunion (son prochain livre, qui sortira ce mois de mai, a pour titre "Tribus").


 

Génération-Epstein

Article lié : RapSit-USA2026 : De la “mendicité hubristique”...

jc

  29/03/2026

" Aux USA, l'arrière-plan absolument sataniste de la guerre organisée par la génération Epstein" (chapô de PhG)

Bel oxymore pour cette génération décadente, autre oxymore.
Celle des boomers, la mienne !

C'est peut-être à ça que pense Douguine, le conflit entre le mouvement ascendant initié par Poutine et le mouvement  descendant d'une partie de son entourage :

"Ce qui existe aujourd'hui en Russie est un entre-deux, un compromis, un palliatif, une approximation. Nous traversons une période de transition entre deux tendances : le déclin et la croissance."

https://www.dedefensa.org/article/douguine-et-le-deuxieme-souffle

La Russie, de mon point de vue ? Le cul entre deux chaises, entre l'Orient qui se lève et l'Occident qui se couche.

De l'ordo victoris (?) à l'ordo amoris

Article lié : Douguine et “le deuxième souffle”

jc

  28/03/2026

De la loi du plus fort à la loi de l'amour. C'est, en gros, la voie "universelle" ( "katholicos" en grec ancien ) que Michel Maffesoli suggère à l'humanité de suivre.

En termes thomiens, c'est le passage de la catastrophe "fronce", associée à la prédation, aux catastrophes "papillon" et "ombilic parabolique", toute deux associées sociologiquement au don et contre-don (et biologiquement à la reproduction sexuée).

Mais quel philosophe s'intéresse à l'œuvre non mathématique de Thom, et sait même que celui-ci est un philosophe ?

Selon moi, sûrement pas Douguine.

Nb. Maffesoli consacre deux pages aux entretiens qu'il a eus avec Thom. À la fin du deuxième tome de ses mémoires, à paraître en mai. J'ai hâte de voir ce qu'il y a dedans.

 

L'IA est-elle capable d'avoir des idées et, bien entendu, de les exprimer ?

Article lié : Douguine, l’IA et “l’empire du code”

jc

  25/03/2026

Le plus simple consiste à lui demander.

Voici ce qu'en pense René Thom :

"Comme la dimension de l'espace des activités neuroniques est énorme, nous pouvons sans doute réaliser mentalement des configurations stables, des idées dont le centre organisateur est de très grande codimension. Mais quand nous voulons exprimer cette idée, nous devons déplier le centre organisateur et procéder par sections locales de dimension quatre au plus, il en résulte que notre pensée verbale, notre pensée réellement consciente parce que communicable, reste à la périphérie de la figure de régulation,
bien loin du centre organisateur de l'idée. Elle y rampe comme un
mycélium de champignon et elle finit par la pourrir complètement. Alors a lieu la formalisation de l'idée."

tout est dit

Article lié : Une parabole d’Israël Shamir

Jean Ricky

  24/03/2026

on en est là

Le F35 abbatu

Article lié : “Notre” Guerre Mondiale

Nicolas

  22/03/2026

un bon résumé par la presse iranienne de ce joli coup, dont les répercussions sont bien plus grande qu'un simple avion abattu. C'est la narrative qui est descendue en flammes. Avec des répercussion immédiates sur les commandes de milliards de $. Trump est vraiment très fort, personne à part lui n'aurait pu détruire aussi rapidement cet empire. 

https://www.presstv.ir/Detail/2026/03/21/765634/silence-of-stealth-how-iran-shatteredinvincibility-us-f35-fighter-jet

Surpuissance-autodestruction pour les nuls

Article lié : De la surpuissance à l’autodestruction

jc

  21/03/2026

Trump est un promoteur immobilier. Politiquement il côtoie des libertariens. La destruction créatrice selon Schumpeter vue par Trump (selon moi) : on détruit (les guerres, c'est bon pour le business), on reconstruit, on refait du tout beau tout neuf à l'image de l'inégalable modèle que sont les USA. C'est comme ça que je vois MAGA dans la (petite) tête de Trump.

Corentin de Salle (*) dit-il autre chose dans sa vidéo (que je n'ai pas regardée…) ( https://contrepoints-archives.org/pourquoi-selon-schumpeter-le-capitalisme-va-t-il-seffondrer-en-raison-meme-de-son-succes/  ) ? :

 La société capitaliste va s'effondrer… en raison de son triomphe.

Il n’est pas courant de lire sous la plume d’un auteur libéral que le libéralisme est condamné à s’autodétruire. Écrit en plein cœur de la guerre et dans le sillage de la crise de 1929, Capitalisme, Socialisme et Démocratie écrit par Joseph Schumpeter est un livre pessimiste. Cet hommage au libéralisme est aussi un chant du cygne. Que nous dit l’auteur ? La société capitaliste va s’effondrer. Non pas, comme le pensait Karl Marx, en raison de ses échecs ou de la misère qu’il engendre mais, bien au contraire, en raison de… son triomphe. Corentin de Salle revient ici sur un auteur majeur du vingtième siècle.

[ (*) Licencié en droit (Université Catholique de Louvain), docteur en philosophie (Université Libre de Bruxelles), Corentin de Salle a étudié la philosophie politique et la théorie du droit à l'Université d'Oxford. Il est directeur du Centre Jean Gol, le bureau d'étude du Mouvement Réformateur, parti libéral francophone belge. Professeur à l'École Pratique des Hautes Études Commerciales (EPHEC) et assistant à l'ULB, il est également essayiste et auteur, notamment, de la Tradition de la Liberté, une trilogie consacrée à la pensée libérale. ]


J'en profite pour redire la position de René Thom en ce qui concerne le problème de l'innovation, position que l'on entrevoit dans l'article éponyme (1), qui commence par :

"L'impossibilité de l'innovation radicale est souvent méconnue. Cette méconnaissance a conduit nombre d'épistémologues modernes à prendre une attitude irrationaliste et anarchisante, à invoquer le hasard ou le bruit comme ingrédient essentiel de l'invention, dans le désir explicite de permettre la nouveauté. C'est là une position difficilement défendable, dans l'optique scientifique, c'est-à-dire, dans la constitution d'un savoir à validité universelle et irrévocable. Car l'innovation scientifique -alias le progrès- n'est pas destructrice ; elle conserve l'essentiel de l'acquis antérieur en introduisant seulement de nouvelles interprétations, qui peuvent elles-même conduire à une extension du savoir." ;

et qui se termine par ce qui suit, souvent cité par moi sur le site Dedefensa  ( en commençant souvent par la dernière phrase ) :

"Décourager l'innovation

Les sociologues et les politologues modernes ont beaucoup insisté sur l'importance de l'innovation dans nos sociétés. On y voit l'indispensable moteur du progrès et -actuellement [années 1980]- le remède quasi-magique à la crise économique présente; les "élites novatrices" seraient le cœur même des nations, leur plus sûr garant d'efficacité dans le monde compétitif où nous vivons. Nous nous permettrons de soulever ici une question. Il est maintenant pratiquement admis que la croissance (de la population et de la production) ne peut être continuée car les ressources du globe terrestre approchent de la saturation. Une humanité consciente d'elle-même s'efforcerait d'atteindre au plus vite le régime stationnaire (croissance zéro) où la population maintenue constante en nombre trouverait, dans la production des biens issus des énergies renouvelables, exactement de quoi satisfaire ses besoins: l'humanité reviendrait ainsi, à l'échelle globale, au principe de maintes sociétés primitives qui ont pu -grâce, par exemple à un système matrimonial contraignant- vivre en équilibre avec les ressources écologiques de leur territoire (les sociétés froides de Lévi-Strauss). Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice; en pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l'ancienne. On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu'exige sa propre situation, devrait décourager l'innovation. Au lieu d'offrir aux innovateurs une "rente" que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l'innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n'apporterait qu'une satisfaction esthétique éphémère -à l'inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l'emprise de l'homme sur l'environnement-). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction? Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l'efficacité technologique, les inévitables corrections à l'équilibre entre l'homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques."

Une note optimiste pour terminer (Schumpeter -selon C. de Salle- et Thom étnt pessimistes, je suis en train de lire "Apologie" de l'optimiste Michel Maffesoli : après le pouvoir institué en cours d'effondrement (individualisme, progressisme, rationalisme) à la fin de l'hiver, la puissance instituante montre le bout de son nez à l'arrivée du printemps…


(1) "Sur le problème de l'innovation" écrit pour l'Encyclopædia Universalis en 1973 (p. 353-355 du tome "Les enjeux" dans l'édition de 1990). Thom revient sur le sujet en 1985 dans une conférence "Déterminisme et innovation", prononcé en français lors d'un congrès consacré aux "Processus au hasard", les langues officielles étant l'espagnol et l'anglais :  https://www.youtube.com/watch?v=BXxKQVQFnRo

 

Promptement.1

Article lié : Glossaire.dde/IA-1 : la philosophie-PhG

jc

  17/03/2026

Autre prompt.

Dans nos précédents échanges j'ai été très impressionné par l'étendue de vos connaissances.

Pour moi vous avez incontestablement la tête bien pleine. 

Pensez-vous l'avoir bien faite ? Dans l'affirmative, pourquoi ?

Promptement

Article lié : Glossaire.dde/IA-1 : la philosophie-PhG

jc

  16/03/2026

Pourquoi ne pas envoyer à ChatGpt le prompt suivant :

J'ai écrit jadis "Il suffit d'un mot d'une phrase ....". Je viens d'écrire un article intitulé "????" de ???? de caractères, mais je ne l'ai pas encore publié.

Vous connaissez tout ce que j'ai publié. Pouvez vous m'écrire l'article qui vous vient à l'esprit en vous mettant à ma place ? Je voudrais comparer.

Alors, 100 ans après : a-t-on entendu l’appel de l’Orient ?

OLIVIER RICHE

  11/03/2026