jc
22/02/2026
Sur la forme.
- Je ne suis pas du tout convaincu qu'il s'agisse d'un texte rédigé par une IA (un faute d'orthographe aussi grossière que "on ne fait plus face à des adversaires distincte" est rzrissimee,.
Sur le fond.
- Je fais l'analogie entre Trump face à l'Iran, la Russie et la Chine (et je note que le Royaume Uni refuse l'accès US à Diego Garcia) et Napoléon face la coalition qui a réuni l'Angleterre, la Russie, la ,Prusse et l'Autriche contre lui. Pour moi, ce qui manque actuellement aux USA c'est un Talleyrand car je ne vois pas Witkoff, Kushner et Rubio faire le poids à eux trois (et Donald faire le poids face à Napoléon).
Talleyrand :
"« La véritable primauté, la seule utile et raisonnable, la seule qui convienne à des hommes libres et éclairés, c’est d’être maître chez soi et de n’avoir jamais la ridicule prétention de l’être chez les autres » (1792).
« Je persiste dans l’opinion qu’il est de la nature d’un État libre de désirer que les autres peuples soient appelés à la jouissance d’un bien qui, une fois répandu, promet à l’Europe, au monde, l’extinction d’une grande part des querelles qui le ravagent… » (1807) ;
« Le système qui tend à porter la liberté à portes ouvertes chez les nations soumises est le plus propre à la faire haïr et à empêcher son triomphe. » ;
« En cessant d’être gigantesque la France redevenait grande. » (1814)
Remarque finale.
Pour moi l'IA en est arrivée au point où elle sait capter correctement et reproduire la structure des langues. Et donc , pour ceux -dont je suis- qui pensent que c'est la fonction qui crée l'organe, l'IA sait auusi capter un peu de sa fonction, ce qui donne à l'interlocuteur humain l'impression que ce qu'elle dit a du sens, et donc qu'elle pense (alors que, à mon avis, elle ne sait au mieux que reproduire l'état actuel de la doxa (en piochant dans des "données" de moins en moins données et de moins en moins humaines, typiquement le Grokipedia de Musk).
Thom :
- "Je suis convaincu que le langage, ce dépositaire du savoir ancestral de notre espèce, détient dans sa structure les clés de l'universelle structure de l'Être." ;
- "L'homme en éveil ne peut, comme le nourrisson de neuf mois, passer son existence à saisir les objets pour les mettre en bouche. Il a mieux à faire : aussi, va-t-il « penser » c'est-à-dire saisir des êtres intermédiaires entre les objets extérieurs et les formes génétiques : les concepts." ;
"La pensée conceptuelle est une embryologie permanente.".
Une fois encore, la pensée de PhG est pour moi une embryologie permanente (et je ne vois rien de tel se profiler chez les IA -où sont leurs formes génétiques?-) :
"« Il suffit d’un mot, d’une phrase, d’une citation à placer en tête, la chose inspiratrice [en bref un prompt, c'est moi qui rajoute], qui ouvre la voie et là-dessus se déroule le texte, à son rythme, entièrement structuré, avec sa signification déjà en forme et en place. Je n’ai rien vu venir et j’ignore où je vais, mais j’ai toujours écrit d’une main ferme et sans hésiter… et toujours, à l’arrivée, il y avait un sens, une forte signification, le texte était devenu être en soi… C’était un instant de bonheur fou. »
jc
18/02/2026
Karim : "Je sais seulement que nous sommes piégés entre deux catastrophes : celle de la soumission et celle de la guerre. L’Empire a veillé à ce qu’il n’y ait pas d’autre issue. Il a anéanti toute autre possibilité. (...) Sauf une : La révolution. »
Révolution des idées ?
L'IA a besoin de "données" qui sont de plus souvent plus extorquées que données, ce qui fait qu'elle est de plus en plus prédatrice d'informations. L'IA, prédatrice, deviendrait-elle insensiblement sa propre proie, comme le capitalisme est, de mon point de vue, en train de le faire ? (1)
Thom : "L'assertion de nature translogique "Le prédateur affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie sociale".
Rappelant une fois encore l'une de mes citations thomiennes favorites :
"Les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés",
je propose de paraphraser comme suit la citation ci-dessus :
L'assertion de nature translogique "L'IA, affamée de données (comme le capitalisme qui en a accouché), est sa propre proie" est-elle à la base de l'embryologie sociale ?
Les sociétés humaines "développées" ( en Occident comme en Orient ) sont-elles ou non face à un mur infranchissable ?
Thom associe la prédation à la "fronce", deuxième de ses sept catastrophes élémentaires. Métaphoriquement l'humanité va-t-elle faire hurler son moteur social en deuxième vitesse jusqu'à la destruction dudit moteur, ou bien va-t-elle être capable de passer les vitesses supérieures jusqu'à retrouver un rythme soutenable?
Thom traite le sujet en l'illustrant dans ce que j'appelle sa vidéo "testament" (1994) : https://www.youtube.com/watch?v=fUpT1nal744 ( de 29'30 à 36' ).
Je suis de ceux qui pensent que la tradition sociale ne peut rester la même depuis l'origine de l'humanité, mais qu'elle évolue jusqu'à arriver à une organisation optimale qui dépend de l'espèce considérée. Et je considère que les abeilles sont arrivées à une organisation collective mature isologue à leur organisation biologique individuelle, alors que, actuellement, l'humanité est socialement dans la toute petite enfance.
(1) https://h16free.com/2025/08/29/81590-intelligence-artificielle-et-web-parallele
(2) Pour Thom il n'y a véritable information que lorsqu'il y a initialement un demandeur. Il a écrit tout un article sur le sujet intitulée "L'information : un Protée de la sémantique" que l'on trouve dans le recueil "Modèles Mathématiques de la Morphogenèse" (1974, 1980), et aussi à la fin du court métrage que Jean-Luc Godard lui a consacré ( https://www.youtube.com/watch?v=kbY_M22pijM à partir de 40' )
jc
17/02/2026
Kovac :" » Je sais seulement que nous sommes piégés entre deux catastrophes : celle de la soumission et celle de la guerre. L’Empire a veillé à ce qu’il n’y ait pas d’autre issue. Il a anéanti toute autre possibilité... » « ...sauf une, la révolution. »
Pour moi la révolution à faire est assez claire. Il s'agit :
- de passer d'une métaphysique de guerre (les "struggle for life" -darwinisme sauce Système-, "divide and conquer", individualisme, rationalisme et progressisme y mènent inéluctablement l'Occident) à une métaphysique de paix ;
- de réorganiser la société occidentale en ce sens.
Je propose comme mode de gouvernement une diarchie (1) populaire non héréditaire (diarchie Janus, une tête tournée vers le passé monarchique, l'autre vers l'avenir anarchique (2)).
Pour fixer les idées en France : roi et reine (hétéros…) tirés au sort parmi les enfants de -disons- six ans (et donc non héréditaire puisque pour une durée d'un an), le 14 Juillet étant décrété journée annuelle d'anarchie, avec décapitation symbolique des "chefs".
Pour moi les deux approches (alpha et oméga) ne sont pas antinomiques (alors que Guerre et Paix le sont), l'alpha renvoyant ici à l'amalgame (étymologiquement fusion amoureuse) du masculin et du féminin (3), et non à une dictature totalitaire (celle que l'élite occidentale actuelle tente de mettre en place). D'où les devises : "Unité-Harmonie-Diversité", "Vox Populi, Vox Dei" (4).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Diarchie
(2) Etat dans lequel chacun est suffisamment éduqué et élevé pour vivre en harmonie avec ses voisins (proches et lointains) sans avoir besoin de chefs. "En 1987, Jacques Ellul précise : « plus le pouvoir de l'État et de la bureaucratie augmente, plus l'affirmation de l'anarchie est nécessaire, seule et dernière défense de l'individu, c'est-à-dire de l'Homme ». " (Wikipédia)
(3) Hermaphrodite père-mère (et non flis-fille) d'Hermès et d'Aphrodite…
(4) « Ce n’est pas sans raison qu’on dit que la voix du peuple est la voix de Dieu. On voit l’opinion publique pronostiquer les événements d’une manière si merveilleuse, qu’on dirait que le peuple est doué de la faculté occulte de prévoir et les biens et les maux. » (Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, I, lVIII)
Denis Monod-Broca
16/02/2026
Il fréquentait les grands de ce monde. Son amitié était recherchée. Il était riche, puissant et admiré. Et puis il a été jeté à bas de son trône.
Jeffrey Epstein est un cas, chimiquement pur comme on dit, de victime émissaire.
Il est désormais impur : son nom seul, accolé à un autre nom, rend suspect, c’est-à-dire impur, le porteur de l’autre nom, même si ce dernier n’a jamais eu aucune relation d’aucune sorte avec lui.
Il a l’unanimité contre lui. Prendre publiquement sa défense est inimaginable. Sa culpabilité est une certitude partagée par tous.
La question de la culpabilité est essentielle et mérite quelques précisions. Ses crimes, indéniables, sont l’affaire de la justice et il a d’ailleurs, pour certains d’entre eux, été jugé et condamné. La culpabilité mentionnée ici va au-delà de ses crimes : elle est absolue, sans appel, elle est, si l’on ose dire, ontologique. Il est la culpabilité personnifiée. Cela transparaît par exemple dans la formule dite et redite de « Epstein, le pédocriminel ». D’après ce qu’on sait, il s’est rendu coupable, dans le domaine sexuel, de détournement de mineures, de diverses agressions sexuelles, de proxénétisme, etc., mais pas de pédophilie. Mais on ne peut s’empêcher d’imputer à la victime émissaire un crime absolu, impardonnable. Comme Œdipe est accusé d’inceste, comme Marie-Antoinette le fut, Epstein est accusé de pédophilie.
Enfin sont mises sur son dos des fautes collectives : jouissance à tout prix, disparition de toute morale, nihilisme, vanité, cupidité…
Toutes les caractéristiques de la victime émissaire sont réunies.
Il a suivi la « route des hommes pervers ».
A-t-il mis fin à ses jours pour rejoindre l’unanimité de la foule liguée contre lui ? Nul ne le saura.
Mais l’affaire Epstein continue ses ravages. Croit-on que nos sociétés seront rendues plus pures, croit-on qu’elles seront guéries de leurs crimes, par l’accusation et le châtiment de tous ceux, innombrables, que l’affaire atteint ?
Bien sûr que non ! Au contraire ! Cette affaire inouïe montre à quel point nous sommes collectivement prisonniers de superstitions vieilles comme le monde, à quel point la pensée magique oublie le savoir accumulé depuis des siècles et à quel point elle prend facilement le dessus sur la pensée véritable.
« Avoir un bouc émissaire, c’est ne pas savoir qu’on l’a »
jc
14/02/2026
[ Je radote. Mais j'ai néanmoins l'impression que mon brouillard intérieur se dissipe un peu, que ce que je conçois de mieux en mieux s'exprime de mieux en mieux. ]
Douguine :
« Le philosophe (...) sait, à l’avance, plusieurs couches de l’être plus qu'ils n'en savent eux, et cela lui donne le droit de gouverner les ignorants. "
Thom :
" En ce qui me concerne, je préfère croire à un réel – non globalement accessible parce que de structure stratifiée – dont l'herméneutique de la théorie des catastrophes permettrait de dévoiler progressivement les « fibres » et les « strates ». Mais tout progrès dans la détermination d'une telle ontologie stratifiée en « couches » d'être exigera :
i) L'emploi de mathématiques pures spécifiques – parfois bien difficiles – dans les théories jusqu'ici purement conceptuelles des sciences de la signification ;
ii) La reprise d'une réflexion philosophique sur la nature de l'être que les divers positivismes et pragmatismes ont depuis bien longtemps occultée."
Avec sa théorie des catastrophes élémentaires Thom propose sept couches d'être, sept déclinaisons de l'être-souche (à savoir celui qui persévère dans son être et rien d'autre). Pour lui l'assertion de nature translogique "le prédateur affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie animale, et il y associe la catastrophe "fronce".
Pour moi "notre" élite nihiliste actuelle est exclusivement prédatrice, son pragmatisme et son positivisme ne lui permettant pas de dépasser ce stade. Si les sept catastrophes sont échelonnés métaphoriquement sur une échelle de Jacob qui permet de s'élever pour entre-apercevoir les figures dont le prisonnier de la caverne de Platon voit les ombres, alors, de même que les animaux sauvages, "nos" nihilistes (Donald Trump est pour moi un exemple typique d'un prédateur qui ne peut et/ou ne veut se voir en proie) n'ont pas accès aux étages supérieurs.
Pour dépasser ce stade d'une société animale "inférieure", il est nécessaire (selon ma compréhension de la pensée thomienne) d'arriver à celui de l'échange par don et contre-don à propos duquel Thom écrit ceci (1) :
"La typologie des catastrophes élémentaires peut être utile au début, mais il ne faudrait pas s'y attacher rigidement. Après tout l'échange commercial don + contre-don est socialement assez fondamental, mais il n'existe aucune singularité de codimension < 4 qui le réalise ..."
Il n'y a que deux singularités dont le déploiement exige quatre dimensions : le "papillon" et l' "ombilic parabolique", alias le "champignon". Thom n'associant -à ma connaissance- que le don à la catastrophe "papillon", c'est donc jusqu'au septième barreau qu'il nous faut nous hisser.
Thom n'est plus là pour nous y aider. À nous de rechercher autour de nous les bons "panoramix" qui vont nous guider en nous élevant et/ou nous élever en nous guidant.
À ce propos j'aime bien l'image d'un cône (chapeau pointu) dont les strates sont des cercles horizontaux et les fibres des droites les plus pentues qui se rejoignent au sommet. Pour relier les strates -les couches d'être- entre elles (2), une société purement "top-down" n'a que des fibres descendantes, une société "bottom-up" n'a que des fibres ascendantes. Une société sera d'autant plus structurellement stable qu'elle aura les deux et saura s'en servir judicieusement.
Le bon sens paysan commande de (re)bâtir notre tour Eiffel sociale en commençant par les fondations. Il est impossible de se persuader pragmatiquement du bon sens de René Toutatis, il faut y croire (3) :
"Selon de nombreuses philosophies Dieu est géomètre; il serait peut-être plus logique de dire que le géomètre est Dieu."
(1) Lettre au psychopathologue et linguiste Benoît Virole.
(2) Famille "nucléaire", village, commune, canton, département, région, France, Europe, Monde.
(3) Thom utilise la catastrophe "champignon" dans son modèle de formation des organes sexuels qui permettent l'amour des corps. Mais puisqu'il lie par ailleurs intimement le corps et l'âme (#), cela vaut aussi pour l'amour platonique, ce qui renvoie à l'article de Douguine.
(#) "C'est sans doute sur le plan philosophique que nos modèles présentent l'apport immédiat le plus intéressant. Ils offrent le premier modèle rigoureusement moniste de l'être vivant, ils dissolvent l'antinomie de l'âme et du corps en une entité géométrique unique."
jc
13/02/2026
Sur ma lancée…
L'empereur et la duchesse.
Il s'agit de Napoléon 1er, stratège militaire hors pair et aussi organisateur "Top/Down" hors pair, qu'il s'agisse d'organisation militaire (1) ou d'organisation civile (création du corps préfectoral, du code civil "Napoléon", etc.)
Quant à la duchesse, il s'agit de celle de Dantzig, initialement lingère, épouse du général Lefebvre, fait duc par Napoléon. Elle et son époux (militaire à 18 ans, sorti du rang) sont pour moi tous les deux des "Bottom/Up", au moins symboliquement :
"Loyale envers l'Empereur, elle ne se privait pourtant pas de le critiquer et le désarmait — il l'appréciait pour sa franchise et la soutenait contre ceux qui voulaient la chasser de la cour —, tenant aussi tête à Talleyrand, pourtant expert en joutes verbales. " ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_Sans-G%C3%AAne )
Où situer Talleyrand, ce diplomate hors pair ? Pour moi celui-ci est un Janus, une tête tournée vers l'ancien régime aristocratique, l'autre vers le nouveau régime bourgeois.
Métaphoriquement je vois un paysage vallonné avec de multiples sommets (Napoléon à l'un d'entre eux) de hauteurs variant continuellement (et parfois éruptivement), symbolisant les principaux pouvoirs en conflit, tous reliés entre eux par des points-col.
C'est évidemment au point-col le plus complexe que je place Talleyrand (en espérant pour lui son unicité).
En maths un point col s'appelle aussi un point selle. Initialement et généralement un point col relie deux sommets et deux vallées, alias la tête et la croupe du cheval et les deux jambes du cavalier. Mais il existe (au moins par la pensée) des cols reliant trois sommets et trois vallées (voire plus), et les matheux parlent alors de selle de singes (2). Pour moi c'est clairement là qu'un diplomate doit se placer s'il veut espérer saisir au mieux la situation et en tirer profit .
C'est bien entendu là que je situe Talleyrand.
[ Le sobriquet de Talleyrand qui semble actuellement en vogue est "Le diable boiteux". Je lui préfère "L'octopus", car pour moi seule un diplomate- pieuvre est capable de se maintenir pratiquement immobile (3) sur une telle selle de singe pendant un tiers de siècle de rodéo quasi-continu.
(1) Je suis en train de lire le "Talleyrand" par Emmanuel de Waresquiel, d'où je tire (p.343) :
"Talleyrand se vantera plus tard en Angleterre d'avoir assisté, avec Decrès et Berthier, à cette fameuse nuit [du 23 août 1805 ?] au cours de laquelle à Pont-de-briques, près de Boulogne, Napoléon dicta à Daru toutes le opérations de la Grande Armée jusqu'à Vienne."
(2) La géométrie de la catastrophe thomienne "ombilic parabolique" est liée à celle d'une selle de singe.
(3) Le titre du livre est "Le prince immobile"
Disciple égaré
11/02/2026
Merci beaucoup de vous faire porte voix.
jc
11/02/2026
(Complément du .2)
Au moment où de plus en plus de gens sentent que se rapprochent l'effondrement et le désordre qu'il va nécessairement engendrer, certains commencent à envisager la suite. Il y a bien sûr ceux, nombreux, qui pensent comme Douguine qu'il est indispensable de choisir la voie archique, certains envisageant même une dictature totalitaire (grâce(!) à la surveillance généralisée que permettent les progrès techniques), avec pour conséquence le contre-révolutionnaire abandon de la démocratie.
J'envisage ici la voie inverse, la voie anarchique. C'est pour moi une continuation de "notre" voie révolutionnaire en ce sens que je considère que "notre" grande révolution n'a pas donné le pouvoir au peuple (en dépit de ce qui figure à l'article 2 de l'actuelle constitution), mais seulement à la bourgeoisie nihiliste, précisément celle qui est en cours d'effondrement.
Pour moi la voie "catastrophique" qui consiste à passer d'un gouvernement jacobin top/down à un gouvernement girondin bottom/up est incontournable, car l'autre voie, la voie gradualiste (typiquement celle qui permet de passer en douceur du bleu au rouge en passant par toutes les nuances de violet) est ici impraticable.
[ Par contre la voie contre-révolutionnaire évoquée ci-dessus peut hélas être graduelle (et les mougeons pourraient bien se retrouver assez rapidement sous la coupe d'une dictature totalitaire sans s'en apercevoir (ou en s'en apercevant trop tard). ]
De même que les révolutionnaires de 1789 ont vu beaucoup trop grand en pensant pouvoir passer directement d'une oligarchie à une véritable démocratie, de même je pense qu'on voit encore trop grand en pensant pouvoir passer directement de l'état actuel (post effondrement) à l'état anarchique. Il faut, selon moi, nécessairement passer par des révolutions intermédiaires.
Celle que j'ai utopiquement en vue consiste à passer par le stade intermédiaire d'une monarchie populaire non héréditaire. Et la façon la plus radicale de s'assurer qu'on va dans la bonne direction ( c'est à dire qu'on ne cherche pas à revenir à la situation 1788) est de tirer au sort pour roi et reine un garçonnet et une fillette de -disons 6 ans- (et donc pour une durée d'un an (1) ). Mais, avant d'arriver à l'anarchie, la prudence exige de passer -entre autres- par l'étape intermédiaire qui consiste à sélectionner bottom/up les régents des différentes strates de pouvoir (disons départements, régions, France…).
(1) Cee serait un geste d'une grande portée symbolique si Louis XX abdiquait -self-guillotine symbolique…- en couronnant lui-même les premiers des jeunes souverains nouvelle vague symbolisant l'unité de ce jeune royaume d'un nouveau genre (les couples royaux en fin de mandat abdiquant ensuite en faveur des suivants).
jc
11/02/2026
Prenant pour acquis qu'il y a des analogies métahistoriques entre les histoires des phénomènes naturels, de l'homme, des sociétés, des espèces et des langues, je ne peux résister à la tentation de faire une incursion en organisation sociale, c'est-à-dire en politique. Je la résume ici en deux mots : archie ou anarchie ?
Il me paraît très clair que Douguine a choisi le modèle archique (modèle "tradi" archi-emprunté depuis des millénaires).
Il est non moins clair que Thom a choisi le modèle anarchique. Mais si c'est évidemment clair pour Thom, ce n'est clairement pas clair pour tout le monde, en particulier pour moi !
Thom ne consacre que trois pages à la structure des sociétés à la fin de "Stabilité Structurelle et Morphogénèse" (sous-titré "Essai d'une théorie générale des modèles") qui en compte 350. Il y distingue deux grands types de sociétés : la société militaire et la société fluide. Quelques citations :
1. (pour moi la plus importante et la plus mystérieuse) "on pourrait très bien concevoir une société militaire sans chef unique, voire sans aucun chef [donc étymologiquement anarchique, c'est moi qui commente], mais le corps social serait alors au moins une variété de dimension trois (afin d'avoir un champ ergodique sans singularité et structurellement stable)."
2. "L'exemple type de société fluide est donné par le nuage de moustiques; chaque individu du groupe se déplace aléatoirement jusqu'à ce qu'il voie tous ses congénères dans le même demi-espace; alors il s'empresse de modifier son mouvement de manière à rentrer dans le groupe. Là , la stabilité est assurée en catastrophe par une barrière assurant une discontinuité du comportement."
3. "Le marxisme, qui veut expliquer la structure et l'évolution des sociétés à l'aide des seuls facteurs économiques, est l'analogue de la théorie métabolique de Child en embryologie et il souffre sans doute des mêmes simplifications. (1)"
4. "Il semble que le psychisme social présente un caractère fragmentaire très semblable au au psychisme animal : la société ne trouve sa conscience qu'en face d'une tâche urgente où son existence est menacée (une guerre par exemple) ;"
5. "Le mot célèbre de Goethe: "Mieux vaut une injustice qu'un désordre ne se justifie que dans la mesure où le désordre engendrerait des injustices pires encore. Mais si les individus ont atteint un niveau moral suffisant pour ne pas exploiter à leur profit immédiat une défaillance de l'autorité, (...) une situation très labile, à autorité fluctuante, a toute chance de se révéler le régime optimal pour les individus."
6; "Il serait également tentant d'envisager l'histoire des nations comme une suite de catastrophes entre formes métaboliques; quel exemple de catastrphe généralisée que la décomposition d'un grand empire, comme celui d'Alexandre."
Conclusion en forme d'interrogation : un prolongement réaliste des sociétés utopiques proposées par Thomas More et par François Rabelais ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Utopie
(1) Voici ce que Thom dit de la théorie de Child au chapitre 7, section "Théorie des gradients", sous-section "Formulation restrictive (Child)" : "L'épigenèse est guidée par la fonction réelle définie par l'intensité globale du métabolisme dont le gradient est non nul le long de l'axe céphalo-global. (...) La formulation métabolique de Child procédait évidemment du désir louable de rattacher le gradient épigénétique à une grandeur mesurable. (...) Mais il s'agit d'une grandeur tellement fruste, si peu chargée d'information, qu'il est évidemment dérisoire de vouloir lui confier la tâche de l'épigenèse entière. (Ne pas oublier que toute morphogénèse locale exige trois gradients, et non un seul… [ ce qui peut éclairer certains biologistes -je n'en suis pas- sur la mystérieuse citation 1…])"
jc
10/02/2026
L'idée m'en est venue en parcourant l'article de Douguine : "La voie supérieure est le domaine des objets eux-mêmes plutôt que de leurs ombres. Ceux qui portent ces objets, comme lors des processions dionysiaques, conversent entre eux, et leurs voix résonnent dans les murs de la caverne, donnant l’impression que les sons proviennent des ombres sur le mur.", d'où je tire qu'il ne faut pas se contenter des images, il faut aussi donner leur place aux sons.
Puisqu'il s'agit ici d'analogie, je ne peux laisser passer l'occasion de paraphraser (?) la célèbre analogie d'Aristote : "L'âme est au corps ce que la vue est à l'œil et ce que l'ouïe es à l'oreille".
Cette paraphrase fait alors sauter l'analogie aux yeux (et aux oreilles…) : les sept catastrophes élémentaires sont les analogues des sept notes de la gamme et de leurs combinaisons (unisson, octave, tierce, quarte, quinte -je ne suis pas du tout spécialiste mais je sais qu'il y est question de rapports donc d'analogies au sens d'Eudoxe-). Au fronton des écoles platoniciennes : "Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre", au fronton des écoles pythagoriciennes : "Que nul n'entre ici s'il n'est arithméticien". Il est pour moi très net que dans la deuxième partie du siècle dernier, Thom a été le plus prestigieux représentant de la première et Grothendieck de la seconde (Galois et Riemann l'ayant été au siècle précédent).
Pour avoir une idée de ce que peut donner la réunion des deux, rien de mieux que la danse en musique. Thom a un penchant très net pour le Boléro de Ravel, car il y voit une marche au chaos (évidemment top/down) par déblocage successif des degrés de liberté du "germe" initial (1).
Remarque pour guénoniens. L'opposition arithmétique/géométrie renvoie à l'opposition discret/continu dont Guénon parle en ces termes au chapitre II de "Le règne de la quantité et les signes des temps" : "la quantité se présente à nous sous des modes divers, et, notamment, il y a la quantité discontinue, qui est proprement le nombre 6 , et la quantité continue, qui est représentée principalement par les grandeurs d’ordre spatial et temporel ; quel est, parmi ces modes, celui qui constitue plus précisément ce qu’on peut appeler la quantité pure ?"
Remarques pour matheux.
1 Pour Thom l'opposition discret/continu est fondatrice des mathématiques, et domine toute la pensée. Ce n'est donc ci-dessus apparemment pas le cas de Guénon !. Mais je pense qu'il faut cependant relire ce dernier avec soin (par exemple, au chapitre I, lire ce qu'il dit des nombres pythagoriciens, nombres sacrés qu'il distingue des nombres profanes), en se souvenant que Guénon ne soupçonnait sans doute ni la puissance de la topologie alors naissante (que Thom a débusquée chez Aristote dans ES), ni a fortiori la portée de ses ramifications ultérieures (topologie algébrique pour Grothendieck, différentielle pour Thom).
2. Le fait que l'âme de la paraphrase ci-dessus soit la même dans les deux cas suggère une similitude des groupes (au sens mathématique) qui apparaissent dans les deux cas. C'est effectivement ce qui se passe (2, chapitre 4, 4.4.2 et 4.4.3).
3. Le mathématicien Yves André a écrit "Leçons de mathématiques contemporaines" à destination de l'IRCAM. J'ai été étonné de voir qu'il n'y est pas du tout de musique ! (2, chapitre 5)
4. La correspondance son/image est encore actuellement sujet d'actives recherches mathématiques. Il a été initié par l'ukrainien (naturalisé américain) Kac : "Peut-on entendre la forme d'un tambour ?" (3)
(1) https://www.youtube.com/watch?v=wkfXZSYzUxA
(2) https://cel.hal.science/cel-01359200/document (voir le chapitre 5, on y trouve la place de la théorie des catastrophes, Platon est cité à la fin) ]
(3) http://www.lptms.universite-paris-saclay.fr/nicolas_pavloff/files/2019/11/billlards-isospectraux.pdf
jc
10/02/2026
La métaphysique est l'étude de l'être en tant qu'être (1) et Parménide en est l'initiateur (ce qui est est, ce qui n'est pas n'est pas) (2).
Wikipédia propose une définition de la métahistoire (2).
Je propose celle qui suit : Étude de l'être en devenir en tant qu'être en devenir.
C'est à travers le prisme de cette définition que j'interprète la citation de Finkielkraust à laquelle PhG semble beaucoup tenir :
« Nous ne disposons plus aujourd’hui d’une philosophie de l’histoire pour accueilli les événements, les ranger et les ordonner. Le temps de l’hégéliano-marxisme est derrière nous. Il est donc nécessaire, inévitable de mettre la pensée à l’épreuve de l’événement et la tâche que je m’assigne, ce n’est plus la grande tâche métaphysique de répondre à la question “Qu’est-ce que ?” mais de répondre à la question “Qu’est-ce qu’il se passe ?”... »
Thom associe des verbes à chacune de ses sept catastrophes élémentaires, et c'est le verbe "devenir" qu'il associe à la deuxième qui est la catastrophe "fronce". Il ne donne pas de nom à la zéroième (trop simple pour la nommer) mais lui associe le verbe "être" et la célèbre citation de Spinoza ("tout être persévère dans son être", en rapport étroit avec la notion thomienne de stabilité structurelle).
La théorie des catastrophes est pour Thom une théorie de l'analogie qui permet de regrouper et de classifier les situations analogues. Le lecteur pourra ainsi lire la citation suivante -l'une de mes préférées, pour moi clairement métahistorique- en y remplaçant le mot évolution par le mot histoire :
"Les situations dynamiques qui régissent l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés, ainsi l'usage de vocables anthropomorphes en Physique est foncièrement justifié." (j'y rajouterais volontiers "des espèces et des langues")
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9taphysique
(1) Ma source est thomienne : "C'est Konrad Lorentz qui dans son discours Nobel a énoncé la formule : « Toute analogie est vraie ». Je crois la formule aventurée : il faut la munir d'un addendum : Toute analogie, dans la mesure où elle est sémantiquement acceptable, est vraie. Ainsi, dans ce domaine de l’analogie, le sentiment d'acceptabilité sémantique entraîne sa propre vérité. C'est là un puissant
moyen d'investigation métaphysique (la métaphysique étant entendue ici en son sens technique : science des êtres en tant qu'êtres…)."
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9taphysique
jc
10/02/2026
J'ai terminé le .0 par l'archétype thomien de l'approche top/down, à savoir le développement de Taylor d'une fonction (indéfiniment) différentiable (avec un t), que l'auteur tente d'expliquer par une analogie biologique : développement de l'embryon à partir d'une cellule totipotente, et ce par différenciations (avec un c) successives. En fait c'est la notion mathématique plus locale (et plus subtile) de germe de fonction différentiable (connue et étudiée des matheux avant que Thom ne s'en empare (1)) qui est en jeu, et on notera que celui-ci parle de lignée germinale quelques lignes plus bas (2), et que l'on retrouve ce mot à la fin de ce que j'appelle la tirade de Porphyre (et, pour moi, ce n'est pas un hasard, par analogie cellule totipotente/Dieu tout en puissance)..
Thom a donc pris une analogie biologique pour expliquer son archétype top/down. Mais je suis de plus en plus convaincu (et ce qui se conçoit de mieux en mieux s'énonce, je l'espère, de plus en plus clairement) qu'il aurait pu l'éclairer par une analogie linguistique (3).
Peut-être les lignes qui précèdent inspireront-elles l'auteur des lignes qui suivent :
« Il suffit d’un mot, d’une phrase, d’une citation à placer en tête, la chose inspiratrice qui ouvre la voie et là-dessus se déroule le texte, à son rythme, entièrement structuré, avec sa signification déjà en forme et en place. Je n’ai rien vu venir et j’ignore où je vais, mais j’ai toujours écrit d’une main ferme et sans hésiter… et toujours, à l’arrivée, il y avait un sens, une forte signification, le texte était devenu être en soi… C’était un instant de bonheur fou. »
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Germe_(math%C3%A9matiques)
(2) "mais il subsiste toujours à l'intérieur de l'animal une lignée de cellules totipotentes, la lignée germinale, qui aboutira à la formation des cellules reproductrices (gamètes) dans l'individu adulte".
(3) Le dernier chapitre de SSM est intitulé "De l'animal à l'homme : pensée et langage" (profondément remanié dans l'ed. 1977). La citation qui suit est extraite du recueil "Modèles mathématiques de la morphogenèse" (1974, 1980) :
"On s'est beaucoup demandé, si, au cours de la formation proto-historique du langage, les mots concrets ont précédé les abstraits ou réciproquement. Il semble à peu près clair que l'abstraction est née du besoin de réduire à l'état de mot un concept concret préexistant comme structure stable autonome du psychisme (comme l'idée de souris dans le psychisme du chat) ; nous avons vu que la figure de régulation d'un concept est une sorte d'animal stylisé ; or, imaginons qu'à la suite d'une invasion du champ cérébral par le champ génétique, cet animal stylisé soit lui aussi apte à se reproduire, et pourvu d'une gonade (glande génitale) ; dans certaines conditions d'excitation, le concept fabriquera un « gamète » porteur du « logos » du concept. Ce gamète n'est autre que le mot, énoncé par le
locuteur. Dans l'esprit de l'auditeur, le mot, véritable semence du concept, pourvu qu'il rencontre un contexte approprié, germe et éclate : le « logos »du concept se déploie, et reconstitue la figure de régulation du concept, donc sa signification." (1968, Topologie et signification.)
jc
09/02/2026
Douguine top/down: "Le philosophe qui connaît la vérité retourne aux prisonniers pour diverses raisons et travaille à leur libération. Il sait, à l’avance, plusieurs couches de l’être plus qu'ils n'en savent eux, et cela lui donne le droit de gouverner les ignorants."
PhG bottom/up: "L’interprétation de la ‘pensée-dde.org’ dont je me fais l’émissaire évoque au contraire une ascension des prisonniers de la caverne grâce à la lumière qui leur est apportée."
Thom top/down et bottom/up:
"L'image de l'arbre de Porphyre me suggère une échappée en "Métaphysique extrême" que le lecteur me pardonnera peut-être. Il ressort de tous les exemples considérés dans ce livre qu'aux étages inférieurs, proches des individus, le graphe de Porphyre est susceptible -au moins partiellement- d'être déterminé par l'expérience. En revanche, lorsqu'on veut atteindre les étages supérieurs, on est conduit à la notion d' "hypergenre", dont on a vu qu'elle n'était guère susceptible d'une définition opératoire (hormis les considérations tirées de la régulation biologique). Plus haut on aboutit, au voisinage du sommet, à l'Être en soi. Le métaphysicien est précisément l'esprit capable de remonter cet arbre de Porphyre jusqu'au contact avec l'Être. De même que les cellules sexuées peuvent reconstituer le centre organisateur de l'espèce, le point germinal alpha (pour en redescendre ensuite les bifurcations somatiques au cours de l'ontogénèse), de même le métaphysicien doit en principe parvenir à ce point originel de l'ontologie, d'où il pourra redescendre par paliers jusqu'à nous, individus d'en bas. Son programme, fort immodeste, est de réitérer le geste du Créateur. Mais très fréquemment, épuisé par l'effort de son ascension dans ces régions arides de l'Être, le métaphysicien s'arrête à mi-hauteur à un centre organisateur partiel, à vocation fonctionnelle. Il produira alors une "idéologie", prégnance efficace, laquelle, en déployant cette fonction, va se multiplier dans les esprits. Dans notre métaphore biologique ce sera précisément cette prolifération incontrôlée qu'est le cancer.
Aristote a dit du germe, à la naissance, qu'il est inachevé. On peut dès lors se demander si tout en haut du graphe on n'a pas quelque chose comme un fluide homogène indistinct, ce premier mouvant indifférencié décrit dans sa Métaphysique; que serait la rencontre de l'esprit avec ce matériau informe dont sortira le monde? Une nuit mystique, une parfaite plénitude, le pur néant? Mais la formule d'Aristote suggère une autre réponse, théologiquement étrange: peut-être Dieu n'existera-t-il pleinement qu'une fois sa création achevée: "Premier selon l'être, dernier selon la génération"."
J'interprète ainsi cette citation thomienne dans le contexte du présent article. Selon moi savoir descendre l'arbre de Porphyre ne suffit pas au philosophe-roi pour "donner le droit de gouverner les ignorants". Il ne lui suffit pas de (con)descendre "jusqu'à nous, individus d'en bas", il lui faut nous prendre par la main pour nous aider à gravir l'arbre à notre rythme, il lui faut nous apprendre patiemment à nous élever, jusqu'à, pour ceux qui le peuvent et le veulent, raisonner en métaphysiciens.
Ma conclusion : l'éducation par les hussard noirs de la République ne suffit plus (l'IA arrive !). Il va falloir élever, une toute autre paire de manches…
PS :
1. Thom bottom/up
"À l'attitude "démiurgique" [incontrôlée, celle de la Science post-galiléenne] s'oppose une attitude que j'appellerai "herméneutique". Là on se place dans la situation de l'homme assis dans la caverne de Platon, qui voit les ombres projetées par la lumière d'un feu sur le fond de la caverne. Et l'on essaie de reconstruire les êtres réels dont on voit les ombres. Reconstituer un corps tridimensionnel à partir de son contour apparent, telle est la tâche herméneutique par excellence. Elle peut conduire à la manifestation d'entités permanentes, dont on s'efforcera de préciser les contraintes qualitatives ou quantitatives pesant sur leurs interactions. L'observation fait alors place à cette "démiurgie contrôlée" qu'est la modélisation (qualitative ou, dans le meilleur des cas, quantitative)." (Fin de la conclusion de ES)
2. Thom top/down
"Expliquons de manière assez élémentaire le mécanisme formel qui, à mes yeux, commande toute morphogénèse par l'analogie suivante entre le développement d'un embryon, d'une part, et le développement de Taylor d'une fonction à coefficients indéterminés d'autre part." (Début de SSM).
Pier Bouchart
09/02/2026
Après avoir pris connaissance du texte Gloire de la métahistoire après avoir lu dans un autre site en français le texte Douguine sur la Caverne de Platon y avoir écrit un commentaire de simple lecteur.
On est dans l'optique de De Defensa d'un retour au spirituel utilisant un mot valise mais tout à fait correct qui fait penser à l'Anti Presse site de Slodovan Despot suisse d'origine serbe qui également met en relation l'actualité surtout internationale contre le mondialisme avec une dimension spirituelle.
Une approche qui revient cela c'est sûr d'abord en Europe qui en est le siège. Le matérialisme immatériel de l'intelligence artificielle inquiète comme le moderne a ses pathologies.
L'histoire tout de même qu'elle ne soit pas gelée finalement comme le voulait un Fukuyama c'est apprécié chez plusieurs.
La métaphysique qui appelle à l'Être d'abord met en présence ceux qui en sont porteurs. De convaincre.
La raison souvent sèche y compris depuis l'école primaire à l'État à failli totalitaire ou le plus récent relativisme -post moderne- qui a lutté contre l'ultra-rationalité a sombré à son tour dans la déconstruction brute.
Dans nos têtes on a du rationnel, du relativisme comme une part de spirituel un peu caché. Des mélanges.
Diplomatiquement exprimé, néanmoins le combat des écoles se poursuit. Comme le multipolaire se met en place. Du Québec.
Pier Bouchart
09/02/2026
Celui qui a écrit le commentaire en dessous du texte Douguine: Caverne de Platon dans Euro-Synergie c'est moi. Monsieur Grasset intervient sur ce petit commentaire en disant l'incongruité d'y avoir mentionné Descartes. Ce commentaire a été écrit sous la colère se disant que Platon ne nous sauve pas en 2026. Le lecteur des sites web dont De Defensa n'est pas un métaphysicien sinon rarement.
Je connais Defensa ici nommé rapidement depuis 2014 et en suis un lecteur presque régulier en lien premier avec la critique de l'Empire U.S, avant la dimension "métaphysique" du site.
Nous avons lecteurs plus d'une fois des connaissances philosophiques souvent modernes depuis les Hobbes, Locke, Rousseau, Hegel puis les Marx, Freud et compagnie comme le plan politique pour politique il est premier sans nier son intérêt de baigner dans l'érudition philosophique plus ancienne chez D.D.
Quitte à être plus vulgaire ici, on peut penser le nihilisme depuis l'héritage de tous les philosophes même si c'est cavalier depuis Nietzche, on n'est plus en 1890 dans l'actualité de la -mort de Dieu-.
Le rapport au conservatisme en second terme du site, intéressant sur le fond, lui n'est si simple tout en notant le désordre de l'époque, des réalités en crise moderne comme la dénatalité, la nouvelle euthanasie libérale etc.
Le lecteur De Defensa est surtout silencieux. L'absence d'images, voire de vidéos du site encourage la lecture point, sans croire que les lecteurs sont nécessairement dans la grande sagesse. On prend oui connaissance de traditions malgré du scepticisme parfois. Suivant la guerre en Ukraine, les lecteurs reconnaissent les vrais instigateurs occidentaux.
Un Douguine a ses qualités sans nécessairement en devenir disciple. Courrier plutôt INTERNE me concernant pour la rédaction. Me suis inscrit, identifier.
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