Tulsi G. et la Grande Sorcière

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Tulsi G. et la Grande Sorcière

26  octobre 2020 – Je reprends ici, à la fois prétexte et occasion d’aller au fond, une chronique de James Howard Kunstler du 22 octobre, sous le titre « Enter, the Dragon », consacrée à la passe d’armes Clinton-Gabbard, qui marque le retour d’Hillary dans l’arène folle de “D.C.-la-folle” (USA-2020).

Dans un déchaînement de verve éblouissant (on s’en aperçoit dans le texte que je reprends, en complément, après cette page du Journal, et dans sa langue original tant Kunstler emploie dans ce cas nombre d’expressions et d’images d’une saveur intraduisible), Kunstler attaque et frappe comme un sourd sur HRC (Hillary Rodham Clinton), comme si c’était, au-delà de la corrompue-corruptrice, une véritable créature du Malin, presque la Diable elle-même.

(Mélange des genre, et comment ! Pourquoi le Diable ne serait-il pas féminin, et j’écrirais alors “la Diable”, sans souci du mot “diablesse” qui est beaucoup trop terrestre et perd son sens extrahumain et ésotérique, pour une connotation qui n’est pas dépourvue de considération laudative.)

Ces mots, “Malin”, “Diable”, ce n’est pas un hasard dans mon chef... 

Ici et d’abord, je vais m’attarder un peu sur une anecdote, extraordinaire en vérité, – imaginez ce qu’on en ferait en fait de DeepFuckNews  aujourd’hui si la même chose était dite à propos de l’ordure-Trump ? Imaginez  les titres du Monde, du Guardian, de Sa -Sainteté The New York Times ! Donc, le 21 octobre 2019, nous avions introduit ceci en dernière minute dans le texte, trop discrètement par conséquent et du coup avec une bonne raison pour que j’y revienne ; un élément retrouvée par le canal de WhatDoesItMLeans, – source immonde pour le coup, et absolument à proscrire ô citoyens vertueux, – et pourtant qui nous la donne, et sans lui nous l’aurions ratée, ô citoyen vertueux.

Voici le citation :
« Ou bien, après tout, Hillary ne fait-elle que répondre aux suggestions de cette grande dame d’Eleanor Roosevelt, veuve de FDR et elle-même décédée en 1962. N’est-ce pas le gentil Bill, entre deux virées-Epstein, qui  nous confiait en 2012  “ce que tout le monde sait”, savoir qu’outre l'exercice de sa fonction de secrétaire d’État, sa femme trouvait le temps d'être un peu nécromancienne et communiquait “on a regular basis” avec Eleanor. Cela explique bien des choses. »

Regardez et écoutez le gentil et si séduisant Bill (le lien renvoie à une vidéo), avec sa voix presque enrouée et troublée d’émotions comme il sait si bien en jouer, ces émotions si graves à-la-bill (« Je n’ai jamais-eu-de-relations-sexuelles-avec-cette-personne ») ; regardez et écoutez Bill parlant de la Grande République, des sublimes Roosevelt... Non ! Il ne plaisante pas du tout durant cette intervention, d’ailleurs il s’agit d’une cérémonie officielle, il parle devant la famille Roosevelt, icône sacrée s’il en est, et devant un parterre de représentants de l’establishment, et son air si désolé nous touche au plus profond de la grande et belle histoire des incomparables États-Unis avec ses chevaliers de vertus, Epstein en tête... 

Il y a avec la vidéo une transcription du passage qui nous intéresse, présenté par Maglor Valinor ce 24 avril 2012, au cours de cette belle cérémonie :
« Lors d'une cérémonie d'inauguration du Franklin D. Roosevelt Four Freedoms Park à New York mercredi, l'ancien président Bill Clinton a déclaré que son épouse “était connue pour communier” avec Eleanor Roosevelt, et que Roosevelt lui avait transmis un message par Hillary.
» “Un merci spécial aux membres de la famille Roosevelt qui sont ici”, a dit Clinton, dans le parc situé sur l'île Roosevelt.  “Et aussi à celle qui n’est pas parmi nous, Eleanor, qui a fait en sorte que les quatre libertés soient incluses dans le préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948.”
» “Je le sais parce que, comme vous l’avez tous appris lorsque j'étais président, ma femme, aujourd'hui secrétaire d’État, était connue pour communiquer régulièrement avec Eleanor”, a-t-il dit.  “Elle m'a appelé hier soir en rentrant du Pérou pour me rappeler de dire ça. Eleanor lui avait parlé et lui avait rappelé que je devais le dire.”
» Dans le livre ‘The Choice’ de 1996, l'auteur Bob Woodward affirmait qu'Hillary Clinton avait eu des conversations imaginaires [on hésite sur la traduction du mot employé d‘imaginary’, qu’Hillary n’apprécierait pas] avec Eleanor Roosevelt et le Mahatma Gandhi à titre de libération thérapeutique. »

A cette lumière de la déclaration de Bill, alors qu’on a tant l’habitude de classer toutes ces nouvelles dans la rubrique pas sérieuse des ragots d’allumés de salon et de tables tournantes, la page de ce journal-dde.crisis du 6 novembre 2016 sur la présence du satanisme dans la campagne démocrate, avec Antéchrist et tout le bazar très sérieusement considéré, et Hillary en tête du lot, particulièrement versée dans le domaine de l’ésotérisme et créature très-élue avec une place de choix dans le non-dit du Eyes Wide Shut de Kubrick, – avec tout cela tout semble rendre un tout autre écho, n'est-ce pas ? Ces personnages, – outre leur corruption, leur cynisme, leur cruauté, ou plutôt avec tout cela qui les caractérise dans ce sens, – tous ces personnages sont en vérité possédés, possédés comme créatures du Diable, pas d'autre jugement, et jugement diablement sérieux ; et Hillary comme leur Grande Sorcière, titre à l’égal féminin et même supérieur, – féministe oblige, bordel de Dieu-satanique ! – à celui de Grand Sorcier, white, male, suprémacist, qui conduit le Ku-Klux-Klan.

Ne laissez pas traîner cette hypothèse dans les tiroirs de l’anecdote, elle est peut-être plus sérieuse qu’on ne la croirait, elle expliquerait bien des choses, elle donnerait à Hillary la dimension explicative de la résilience de ce personnage terrestrement, incroyablement pourri jusqu’à l’os, cette créature affreusement cruelle comme l’observe Cloughley (« avec Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État des États-Unis, blaguant devant un journaliste de télévision “We came, we saw, he died”, – la remarque la plus barbare et la plus inhumaine [à propos du massacre de Kadhafi] proférée par une figure publique dans ce siècle ») ; et cette Hillary qui pourtant survit, ressuscite de ses cendres maudites, plus immonde et catastrophique que jamais, sans parvenir à crever comme charogne dans les restes des festins diaboliques.

Peut-être la fureur du tweet de Tulsi qualifiant Hillary de “Queen of Wargonders”, ce qui a une signification ésotérique en rapport avec le Malin, avec cette Tulsi qui vient de contrées où l’on sait ce que le surnaturel pèse et elle-même avec sa foi religieuse en hindouisme, peut-être a-t-elle identifié ce que nous devons voir en vérité dans une époque où la raison-subvertien’est plus qu’un déchet de l’hybris vaniteux de sapiens-sapiens, et devenue territoire si fécond pour la semence diabolique. (*)

... C’est alors qu’il importe de revenir à Kunstler et à son texte. D’abord, Kunstler ne cache pas son admiration pour Tulsi G., comme il l’appelle, dans la façon dévastatrice qu’elle a eue pour répondre à l’attaque de Clinton :

« Ce n’est pas que Tulsi G soit la favorite, avec deux réseaux TV et toute la presseSystème de la nation l’ignorant systématiquement. Tulsi devait sans doute porter un gilet pare-balles exceptionnel parce qu’elle a facilement supporté l’attaque et y a répondu avec une hargne royale et une pincée de napalm :
» “Super ! Merci @HillaryClinton. Vous, la reine des bellicistes, incarnation de la corruption et personnification de la pourriture qui a rendu le Parti démocrate malade pendant si longtemps, vous êtes enfin sortie de derrière le rideau où vous vous dissimuliez...
» “Depuis le jour où j'ai annoncé ma candidature, il y a eu une campagne concertée pour détruire ma réputation. Nous nous demandions qui était derrière tout cela et pourquoi. Nous savons maintenant que c'était bien entendu vous, grâce à vos réseaux et à vos puissants alliés dans les médias de la presseSystème et le système de la sécurité nationale...” 
» Ouch!... » 

Après cette appréciation élogieuse et également significative de la réponse de Gabbard à l’attaque de Clinton, Kunstler pose la question de savoir si Clinton pourrait finalement être candidate : « Le parti démocrate serait-il assez malade et pourri pour finalement faire de Hillary Clinton sa candidate pour 2020 ? Pour sûr, dirais-je... »

Le reste du corps de texte, jusqu’à la conclusion, est une revue de détails des favoris, avec leurs faiblesses, leurs casseroles, leurs mensonges, et d’ailleurs même pas un mot pour le pauvre Sanders qui s’échine à paraître un candidat de gauche en suivant à la virgule le “Hillary talking points” et en acceptant d’être le candidat manipulable favori des gamines gauchistes duSquad.

(J’ai vu récemment Sanders à un show télévisé, retour de son malaise cardiaque, nous déclarer pompeusement que Trump était “le président le plus corrompu de toute l’histoire des USA”, – et que ce soit vrai ou pas importe peu, le personnage [Sanders] est dans son langage et ses simagrées embarrassées épouvantable d’asservissement à la doxa du parti, avec ses contorsions pour continuer à paraître socialiste, – qu’il soit ou non socialiste d’ailleurs, peu me chaut, ce Sanders a un caractère de carton-pâte prémâché, une ontologie absolument pourrie par le Système.)

Kunstler termine donc sa très rapide revue de la situation par ces deux paragraphes où il revient sur l’héroïne de l’aventure : « Et bien sûr, on s'interroge beaucoup sur le DNC lui-même [la commission dirigeant le parti démocrate] et sur le mélange singulier d’arnaqueurs, de requins de Wall Street et de bellicistes qui dirigent actuellement l'organisation. On dirait une équipe de campagne d’Hillary. Le DNC a transféré l'ensemble de ses capacités à l’équipe de campagne d'Hillary en 2016 et en a fixé la nomination avec les super-délégués cousus-main pour elle. Est-il possible qu’Hillary contrôle toujours le DNC ? Je pense qu'une grande partie du butin rassemblé dans la Fondation Clinton au fil des ans a permis à Hillary d'acheter les restes en lambeaux de tout ce qui est encore utilisable dans le DNC. Tout ce fric pourri a largement servi à fabriquer toutes les saloperies montées de toutes pièces qui ont lancé Russiagate, Ukrainegate, et maintenant Impeachgate.
» Le prochain point crucial sera la poursuite devant la justice d’un paquet de fonctionnaires et d’élus, nommés et retraités, tous des acteurs de la guerre civile administrative actuelle entre les branches et agences du gouvernement lui-même. Le risque est que ce soit un coup de trop et une tâche trop lourde pour un gouvernement constitutionnel tel que nous le connaissons aujourd'hui. On verra. Quoi qu’il en soit, Toute cette pourriture mènera aux gros poissons, la tête pourrie du parti : Barack Obama et Hillary. S’ils sont officiellement impliqués, ce sera le dernier râle pour le vieux parti démocrate. Peut-être que quelque chose de nouveau s'organisera alors autour de la solide Tulsi G. Elle n'est pas la seule à espérer un tel coup de torchon. »

Tout cela dit, je reviens sur ce qui fait le centre de mon propos : la dimension ésotérico-satanique de la Clinton, révélée indirectement et en passant par Woodward, ex-espion de la Navyet chroniqueur attitré de l’establishment américaniste depuis le Watergate. Autrement dit, message depuis longtemps bien compris par ce milieu (direction-Système à D.C. aussi bien qu’Hollywood) dont la spiritualité totalement invertie et satanique constitue une donnée “objective” dont nous ne tenons jamais assez compte, quand nous ne l’ignorons pas complètement, dans nos territoires soumis aux restes pourris de l’empire en décomposition. A cette lumière, là aussi, certains pourraient comprendre que la dernière phrase du tweet de réponse de Tulsi G. prend une autre signification, comme on était tenté de le proposer dans un texte précédent : « Il est maintenant clair que cette primaire est entre vous et moi. Ne vous cachez pas lâchement derrière vos candidats faux-nez. Participez directement à la course. »

Je ne dissimule pas une seconde combien je suis intéressé par l’interprétation diffuse qui se dégage de l’addition de ces différents éléments, autour d’une personnalité si marquée qu’est celle d’Hillary Clinton, avec son aura de satanisme, à la fois bibeloterie d’ésotérisme, à la fois marque puissante imprimée par elle dans une politiqueSystème qu’elle a si parfaitement épousée, qu’elle a si parfaitement servie en activiste zélée de la chose, et politiqueSystème qui ne répond en rien à une logique d’une politique classique, même “impériale”, et qui répond en tout à un courant suprahumain de déconstruction et d’entropisation nihiliste...

On s’est beaucoup attaché sur ce site aux définitions diverses ce la “politiqueSystème” ; disons que ces quelques phrases, tirées du Glossaire.dde sur le sujet font  l’ affaire :

« [L]a politiqueSystème est incompréhensible selon les normes politiques. Elle constitue la représentation opérationnelle d’une force étrangère à l’arène politique, au cadre historique et à l’entendement rationnel humain, une force étrangère à notre monde tel que nous le percevons, à peine maquillée en “politique“ comme un grossier faux-nez pour pouvoir figurer dans cette arène mais sans s’en expliquer, ni de sa présence, ni de ses buts. (D’ailleurs qui, parmi les acteurs-figurants historiques habituels, – les directions politiques du bloc BAO, – songerait à l’interroger ? Comme on l’a vu, ils sont intellectuellement paralysés et, d’une certaine façon, tenue sous la complète fascination du phénomène.)
» Pour appréhender la politiqueSystème, il faut quitter le cadre historique normal et accepter une approche métahistorique qui, seule, fournit la clef de la compréhension de la substance et du rôle de la politiqueSystème... »

Il apparaît évident, avec tous ces éléments rassemblés, que l’explication d’une Hillary Clinton comme créature satanique, donnant à la politiqueSystème la dimension du Mal qui seule lui convient, s’insère absolument dans l’appréciation logique de cette situation. Dans ce cadre absolument métaphysique, il apparaît clairement que la possibilité de l’entrée dans la course à la présidence d’Hillary Clinton introduirait l’élément-clef porteur, d’une façon ou d’une autre, du détonateur déclenchant le paroxysme de la crise ultime, de la Grande Crise d’Effondrement du Système, par le moyen de l’attaque du Mal contre une création (les États-Unis) dont il (le Mal) est en grande partie le géniteur, – portant à son point de fusion l’équation surpuissance-autodestruction.

C’est dans ce cadre que la phrase de Gabbard, personnalité dotée d’une très grande puissance dialectique et d’un arsenal intellectuel impressionnant pouvant être l’une et l’autre portés et transmutés en une arme redoutable par le système de la communication, prendrait tout son sens : « Il est maintenant clair que cette primaire est entre vous et moi. »

Note

(*) Lorsqu’il a commencé à être question de la candidature Gabbard, des messages très hostiles à son encontre ont été diffusés, sous pseudio, souvent semblant être sous une forme automatique (mêmes arguments, même structure de texte). Ces messages mettaient en cause son implication dans une secte, et surtout offrait l’accusation, – mortelle dans cette époque de basses eaux d’égout où nous vivons, – d’“extrême-droite”, directement ou indirectement qu’importe. Toutes les conditions et présupposés de ces messages avaient l’allure suspecte ; quant à l’“accusation” d’extrême-droite, elle est, par définition, la mesure de l’universelle sottise qui habite les zombieSystème et leur allégeance aveugle. Qu’ils reposent en paix. En attendant, cela laisse à penser dans le sens de ce texte, sur les conditions de la tragédiebouffe et du satanisme-bouffe qui sont en train de marquer la scène de la crise de l’américanisme, – et du rôle qu’y pourraient tenir respectivement Clinton et Gabbard.

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Enter, the Dragon

You’d think Hillary Clinton might come up with a better zinger than “Russian asset” when she flew out of her volcano on leathery wings Friday and tried to jam her blunted beak through Tulsi Gabbard’s heart. Much speculation has been brewing in the Webiverse that the Flying Reptile of Chappaqua might seek an opening to join the Democratic Party 2020 free-for-all. Wasn’t “Russian asset” the big McGuffin in the Mueller Report — the tantalizing and elusive triggering device that added up to nothing — and aren’t most people over twelve years old onto that con by now?

It’s not like Tulsi G was leading the pack, with two cable news networks and the nation’s leading newspapers ignoring her existence. Tulsi must have been wearing her Kevlar flak vest because she easily fended off the aerial attack and fired back at the squawking beast with a blast of napalm:

“Great! Thank you @HillaryClinton. You, the queen of warmongers, embodiment of corruption, and personification of the rot that has sickened the Democratic Party for so long, have finally come out from behind the curtain. From the day I announced my candidacy, there has been a concerted campaign to destroy my reputation. We wondered who was behind it and why. Now we know — it was always you, through your proxies….”

Ouch! The skirmish does raise the question, though: is the Democratic Party so sick and rotted that it would resort to entertaining Hillary Clinton as the 2020 nominee? Fer sure, I’d say. The party has been on suicide watch since the Mueller Report blew up in its face. At this point, it’s choking to death on its current leaders in the race. Apart from his incessant hapless blundering on the campaign trail, Joe Biden will never survive assisting his son Hunter’s grifting adventures in foreign lands. It’s just too cut-and-dried and in-your-face. The kid scammed millions out of Ukraine and China and it’s all documented. Mr. Biden will soon announce his retirement from the field — to spend more time with his family, or for vague health reasons.

Mrs. Warren has been on a roll since August — with Joe B foundering — but she has two big problems: 1. She seems incapable of telling the truth about her personal “story.” For decades she pretended to be a Cherokee Indian for the purpose of career advancement on various college faculties (including Harvard), and lately she told a whopper about being fired from a teaching job years ago on account of being pregnant, apparently unaware that a tape recording existed of her telling a totally different story — that she quit the job to do something else, even when they offered her a new contract. How many times would those bytes be replayed in 2020? And 2. She’s retailing a cargo of economic policy bullshit that would turn the USA into Venezuela with sprinkles on top, and she’s already hard-pressed to explain all the numbers that don’t add up in her Medicare-for-all package. Over the weekend, she demanded that transgender illegal border jumpers “must” be released into the United States. There’s a winning issue in the Rustbelt states!

And of course, there are questions a’plenty about the DNC itself and the peculiar mix of race hustlers, Wall Street catamites and war-hawks currently running the outfit. Sounds like a Hillary quorum to me. The DNC handed off the whole operation to the Hillary campaign in 2016 and fixed the nomination with super-delegate hugger-mugger. Is it possible that Hillary still controls the leadership? My guess is that a big chunk of the loot assembled into the Clinton Foundation over the years has enabled HRC to buy the tattered remnants of the DNC lock, stock, and barrel. All that funny money bought a whole lot more, too, including all the predicating bullshit that kicked off RussiaGate, UkraineGate, and now ImpeachGate.

The next gate to go through will be the wholesale prosecution of a whole lot of government officials, elected, appointed, and retired, for the malicious shenanigans that led to the current administrative civil war between the branches and agencies of the government itself. It may prove to be a gate too far for the existence of constitutional government as we’ve known it. All that rot leads to the heads of the big fish: Barack Obama and Hillary. When they are officially implicated, that will be the last roundup for the old donkey. Perhaps something new will organize around the stalwart Tulsi G. She is not alone out there.

James Howard Kunstler