PhG, IA & simulacre (II)

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   Forum

Il n'y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.

   Imprimer

PhG, IA & simulacre (II)

8 septembre 2026 (15H00) – Il s’agit bien entendu de la suite du texte du 4 septembre sur ‘PhG, IA & simulacre’ précisant une analyse du concept de simulacre poussé au terme de sa perception métaphysique absolue. Je rappelle une fois encore que, me lisant, on a affaire à un non-“philosophe académique”, qui s’appuie sur une connaissance formelle et documentée quasiment nulle des diverses philosophies envisagées, — choisissant la voie d’aborder les problèmes qu’elles traitent grâce à une raison et à une logique intuitive émanant d’une âme poétique... Avertissement constamment présent dans les textes du genre :

« Garder à l ‘esprit la nullité complète de PhG, — dont je suis l’étrange garant, — en matière de philosophie formelle, ou dite de façon plus “engagée”, “en matière de philosophie académique”. »

Cela bien compris, je vais donc, comme annoncé, proposer des commentaires sur les réactions de l’IA aux questions posées concernant le simulacre, après avoir abordé les concepts de “dissimilation” et “simulation”.

PhG est-il un “hasard” ?

Il ne faut pas oublier que j’ai remonté le fil de cette conversation avec l’IA que je juge formidable pour mon propre compte, véritablement “par hasard”, sans aucune intention ni but sinon une simple vérification que j’aurais fait il y a dix ans ou quinze ans dans un dictionnaire.

Je l’ai noté à plusieurs reprises dans le texte initial, par exemple comme ceci :

« Assez curieusement puisque mon intention du départ n’était que d’une nature presque hasardeuse, presque orthographique sur les deux mots si proches (dis/simulation), — et à vrai dire sans y penser, et à partir de sollicitations de l’IA qui ne m’intéressaient guère, — je songeai à un autre mot que j’emploie très souvent... »

Le hasard donc : on peut s’interroger à propos de ce “hasard”-là. Croyez-vous qu’un PhG-philosophe reconnu et diplômé aurait conduit une telle conversation dans un tel but que celui que j’ai atteint ? Mais je suis un philosophe autodidacte, académiquement nullissime, sans aucune expérience de connaissance, incapable de vous dire pourquoi Leibnitz est Leibnitz et Kant est Kant, embrigadant Nietzsche dans mon bataillon pour des raisons initiales absolument risibles (moustaches impressionnantes, nom qui suggère le “rien” comme le “non”) que tant de distingués universitaires jugeraient avec un écrasant mépris.

Donc, — et qui sait ? — je suis peut-être moi-même un “hasard”, comme la création de la vie lors du milliardième de seconde du ‘Big-Bang’ selon les sciences modernes et rances, les mêmes qui sont capables de vous livrer clef-sur-porte un simulacre quasi-génocidaire d’une épidémie mondiale basée sur la stature et la valeur de gens officiellement soupçonnés sinon inculpés, six ans plus tard, d’escroquerie, d’incompétence, de corruption et de parjure dans ce domaine (Fauci, USA, inculpé d’“Outrage  au Congrès”), — et dont nul parmi les complices de la presseSystème, ne dit mot sinon l’entrefilet de dernière page. Et “hasard” aussi, la création de milliards de milliards de simulacres parfaits par l’IA pour pouvoir nous proposer l’hypothèse que le Néoplatonisme est peut-être la philosophie de tous les temps et donc de l’avenir ?

Par hasard, dirai-je... ‘Au hasard, Balthazar’.

L’impuissance de l’IA

Je le répète car cela doit être toujours présent à l’esprit, je n’ai aucune connaissance technique ni des processus, ni des intentions de l’ensemble humano-technologique qui a abouti à l’IA. J’ignore également s’il y a des possibilités de manipulation de l’IA de la part de ceux qui l’exploitent et si même ces capacités existent et peuvent exister, et si même encore “ceux qui l’exploitent” y comprennent quelque chose comme Fauci dans les affaires-Covid.

Toutes mes remarques sont basées sur mon seul jugement et ce que j’espère être mon bon sens. Par contre, j’ai une grande connaissance des mots et de leurs sens, immédiatement compréhensibles d’une part, plus dissimulés et variables selon le contexte d’autre part.

Je l’ai déjà écrit et je le répète, cette phrase me paraît essentielle pour définir la situation de l’IA tant qu’à présent, et notant que prise “au mot” elle ouvre des perspectives extraordinaires. Il faut noter que cette phrase est absolument nécessaire pour l’ensemble de l’argument développé par l’IA puisqu’elle conditionne totalement « l'existence d'un Absolu irréductible au calcul » en même temps qu’elle définit l’Absolu selon sa signification première, qui est d’être quelque chose d’impossible à atteindre par le seul “calcul”. Je rappelle la phrase :

« L'impuissance de l'IA à posséder une intentionnalité ou une âme véritable, malgré la perfection de sa simulation, agit comme un miroir négatif. Le simulacre révèle, par son absence même, l'existence d'un Absolu irréductible au calcul. »

Le mot “impuissance” complété par le caractère d’“irréductibilité au calcul” signifie que l’IA non seulement reconnaît mais affirme qu’elle ne peut en aucun cas être créatrice d’un Absolu. L’esprit tatillon et arrogant de l’humain peut toujours imaginer une manœuvre trompeuse sinon comploteuse (de la part de l’IA). Ce genre d’argument interdit tout débat et tout jugement et n’a, pour l’heure, et par rapport au résultat que l’IA est capable de nous apporter, strictement aucun intérêt : c’est du nihilisme par scepticisme (idéologique ou pas, peu m’importe), et celui qui l’emploie peut lui-même être réduit à rien par son propre argument, comme le scorpion qui se pique lui-même.

Je m’en tiens donc à l’extraordinaire signification de cette phrase, qui doit être évident pour tout esprit équilibré et loyal.

Le système de la communication règne

L’importance créatrice de la communication (du système de la communication) domine l’ensemble du domaine où évolue l’IA ; — et où nous-mêmes, dont moi-même, évoluons. Pour l’IA, la démonstration n’est pas à faire, c’est l’évidence même porté à son niveau le plus haut de puissance et de créativité mécaniques et technologiques.

Moi qui suis sans cesse en train d’affirmer la puissance de la communication, je signale à nouveau la question de ce que je nomme le “système de la communication” qu’on trouve développée notamment dans deux ‘Glossaire.dde’ : le 17 novembre 2018  (« Notre-Méthodologie ») et le 3 août 2020 (« L’effet-Janus »). J’isole ici deux extraits de ces deux articles qui permettent d’avoir une vision précise du “système de la communication” alors que les thèmes des deux ‘Glossaire.dde’ ne le concernent pas précisément mais en font un argument des thèmes  traités.

Note de PhGBis : « Je suis chargé de préciser que, pour la facilité de la compréhension du fait de l’emploi massif du mot “système” dans divers sens, et malgré la laideur de l’abrégé, PhG a utilisé le sigle SdlC à la place de l’expression “système de la communication” dans les extraits cités. Cette intervention n’est que transitoire et de circonstance pour ces citations. »

• L le 17 novembre 2018  (« Notre-Méthodologie »), où le rôle de l’internet comme véhicule porteur du système de la communication est mis en évidence.

« Aujourd’hui, le SdlC est entré dans des convulsions révolutionnaires et dans une formidable phase d’inversion vertueuse. C’est ce que nous nommons le “modèle-Janus” avec son opérationnalisation qui est l'“effet-Janus”, auquel nous nous sommes déjà souvent référé sur ce site, à l’occasion de  tel  ou  tel  événement.

» Le SdlC est plus puissant qu’il n’a jamais été, grâce à l’apport massif de nouveaux moyens et de nouvelles possibilités d’arrangement du matériel diversité/complexité. Il a démontré dans son histoire son savoir-faire, son extraordinaire capacité à donner le “crédit de la vérité” à l’univers dont il pénètre ceux qu’ils touchent, en faisant en sorte que tout se passe comme si ces “élus” y pénétraient à leur façon et en toute liberté. Mais cet univers est changeant, selon les circonstances et la puissance des sources qui alimentent ce système, c’est-à-dire que le système ne détermine des univers qu’en fonction des impulsions qu’il reçoit, sans se soucier du sens des choses. Ainsi le SdlC est-il par-delà le Bien et le Mal, notamment par rapport à l’échelle de valeurs du Système dont il devrait être pourtant la créature ; il se révèle, au bout du compte, pour le Système, trompeur et déloyal dans des occasions importantes (tout en restant nécessaire au Système).

» Les changements révolutionnaires dont nous parlons sont apparus dans les années 1980 et 1990. On les connaît : il s’agit principalement de l’Internet et de tout ce qui l’accompagne. Le phénomène a pris des dimensions inouïes et est devenu aujourd’hui un fait de société qui n’est pas loin d’être un fait critique de civilisation, un fait capable de changer la civilisation en la dénonçant dans sa vérité de contre-civilisation. Il n’est pas moins connu de tous que ce fait fondamental a nourri le plus formidable système antiSystème qu’on puisse imaginer, sous la forme d’une alternative antagoniste à toutes les orientations et sources d’information du Système, jusqu’à faire de l’Internet le modèle de la dissidence. Le SdlC a contribué d’une manière extensive, avec toute sa puissance, on dirait presque par obligation de nature, à la constitution de l’Internet en système majeur d’information. Nous irions jusqu’à poser l’hypothèse que le système de l’information, par goût naturel de développement de sa propre puissance sous toutes les formes que ce soit, a puissamment aidé à la structuration de l’Internet en un système d’information au moins équivalent à celui du Système (presseSystème et le reste), et un système d’information radicalement différencié du reste, ayant sa propre spécificité. Aujourd’hui, l’Internet est un système dominant, que le système d’information du Système ne peut ignorer alors que lui-même (l’Internet) peut, s’il le veut, complètement ignorer le système d’information du Système.

» Certains ont fait de l’Internet et de tout ce qui l’accompagne un fait historique aussi important que Gutenberg et l’imprimerie. Nous accepterions l’analogie à condition de la classer pour ce qu’elle est en vérité, notamment en l’extrayant de la prison de l’interprétations par la seule vision progressiste de la modernité : fait aussi important que Gutenberg et l’imprimerie, certes, mais dont on découvre chaque jour un peu plus, avec la perspective métahistorique nouvelle que nous donne la crise terminale que nous vivons, qu’il se développe contre Gutenberg et l’imprimerie. Cette interprétation implique, au-delà de tous les appréciations romantiques et progressistes sur la culture populaire ou la popularisation de la culture, que l’imprimerie fut également, notamment et à notre sens essentiellement, par l’action qu’elle permit de développer au niveau de l’influence à partir de la Renaissance et surtout des Lumières, le moyen le plus puissant préparant le “déchaînement de la Matière”. C’est elle qui permit le triomphe du protestantisme, du progressisme déstructurant, l’attaque contre la tradition, [la décadence catastrophique du catholicisme], etc. C’est elle qui permit la révolution américaniste autant que la Révolution française et, bientôt, l’établissement du Système dans toute sa puissance [à l’ombre de la bourgeoisie moderniste et triomphante du XIXème siècle]. Selon cette hypothèse, c’est contre tout cela, et donc contre Gutenberg, que se mit en place et que se développa l’Internet comme système antiSystème. (Nous voulons donner ce jugement du point de vue métahistorique, quelques nuances positives que l’on puisse apporter à ces divers phénomènes. Ce qui nous importe en l’occurrence est l’effet fondamental que nous constatons, et la contribution primordiale qu’apporta à cet égard l’imprimerie, dans le sens que nous disons.)

» L’immense événement du XXIème siècle selon ce point de vue de l’organisation des systèmes, et la non moins immense surprise, ce serait donc de découvrir combien le SdlC offre à la psychologie, avec l’Internet, une diversité/complexité qui s’organise en un monde de dissidence. L’intérêt non moins immense de cette situation est que le Système, par l’organisation même qu’il a voulue, ne peut se passer du SdlC qui continue à le servir par certains aspects, et qui est parallèlement en train de le dévorer. »

• Le 3 août 2020 (« L’effet-Janus »)... On voit ici combien l’IA, que je ne connaissais guère alors si pas du tout au moment de la rédaction du texte (nullité complète de PhG), est totalement impliquée dans mon approche, qu’il s’agit presque d’une sorte  de description de l’IA avant que les deux lettres me soient familières.

« Cette sorte d’hypothèse nécessite, pour être bien comprise et explicitée, une définition serrée et précise de ce que nous entendons par système de la communication. Nous nous reportons pour ce faire à une appréciation donnée par PhG le 2 juillet 2018 dans son ‘Journal-dde.crisis’, où l’on voit que le SldC se différencie décisivement du concept classique de “système de communication” par l’apparition d’une dimension créatrice en lui-même... Le “système de communication” étant un simple transmetteur de l’information sans aucune prétention à l’organisation et à la structuration de la connaissance tandis que le “système de la communication” (SldC) est un transmutateur qui organise l’information de façon à susciter par cette activité la connaissance élaborée [et créatrice de nouvelles perspectives et de nouveaux concepts allant jusqu’se référer à l’Absolu] à quoi peuvent être utilisées ces informations :

» “Ainsi se trouve, je pense, suggérée la véritable définition du SldC (et la raison, jusqu’ici assez intuitive, pour laquelle j’ai tenu depuis quelques années à écrire “système de la communication” (SldC) et non “système de communication”). La “communication” dans ce cas n’est pas un simple outil, elle est une matrice féconde. Le SldC n’est pas seulement un transmetteur, il est aussi et d’abord un transmutateur ; il ne fait pas que transmettre, il transmute ce qu’il transmet, et pour revenir à notre propos, il transmute les informations en “actes” en même temps qu’il les transmet, par la façon qu’il les transmet, par la dynamique qu’il y met, par la forme même qu’il donne au tout.

» ”Je ne crois pas, bien entendu, que cette action soit simplement mécanique et dynamique. Je crois qu’à considérer cette situation sans précédent possible d’aucune sorte, cette action de transmutation exercée par le SldC  répond à un sens fondamental, dont l’inspiration échappe à tout contrôle humain. Bien entendu je ne parle évidemment pas du contenu des nouvelles (“Allez jouer avec vos FakeNews”, comme Montherlant disait « Va jouer avec cette poussière »), mais bien  de l’essence même de cette forme absolument inédite d’un système agissant directement sur la manufacture de la métahistoire en ignorant superbement, comme l’on méprise, l’histoire événementielle à laquelle nous sommes habitués et dont le Système a si habilement abusé.” »

Il est bien entendu, à la lecture de ces très longs extraits (que l’on me pardonne), que ma perception de l’IA qu’ils devinent intuitivement n’a strictement rien à voir avec l’arrogance simulacrée des théoriciens du transhumanisme qui n’ont qu’un seul but, toujours le même, progressiste et hyperlibéral : celui de faire de l’homme le moteur et le concepteur même de sa pampre transmutation. Il est “l’étincelle divine” de l’Absolu par ailleurs mentionnée par l’IA, donc il est créature divine et s’installe à la place de Jupiter. Prétention grossière, déterminée en général par l’ivresse de la fortune vénale accompagnant ces grands novateurs, qui ne signifie rien sinon la confirmation de leur nihilisme quasiment automatique.

“Théologie négative”, complice de “l’effet-Janus”

Mon intérêt va également à la “Théologie négative” qui est mentionnée dans le texte précédent de « PhG, IA & simulacre » comme l’un des

« ...simulacres qui suggèrent l'existence d'une Vérité métaphysique absolue, et ce à travers trois voies philosophiques distinctes. »

L’intérêt pour mon compte du concept de “Théologie Négative”, est qu’il correspond à un “effet-Janus” des communications, transposé au niveau des conceptions. Il retourne contre l’ennemi (le nihilisme) ses propres armes (l’inversion qu’utilise l’ennemi). L’IA qui se présente sans âme ni intention créative originelle, crée pourtant des simulacre parfaits, prouvant ainsi l’existence de la perfection qui doit nécessairement renvoyer à la Vérité absolue. Cette démarche consiste à dire :
« Je suis capable d’accomplir une œuvre de perfection (simulacre) mais je ne suis pas créatrice de la perfection. Par conséquent, il existe une « une étincelle originelle authentique » qui guidé l’accomplissement de mon œuvre  »:

« S'il y a un simulacre si parfait, c'est qu'il existe une étincelle originelle authentique que la machine ne fait que mimer. »

Gloire du néoplatonisme

Enfin le développement de l’IA rencontre et nourrit puissamment mon intérêt fondamental pour le néoplatonisme, acquis par intuition (que l’on accepte ou non, question de libre choix). On peut relever dans les pages du sites les très nombreuses références à Plotin, fondateur du néoplatonisme dont j’ignorais jusqu’aux premières citations  l’existence (philosophe-autodidacte je suis). Cette seule citation de Plotin (le 10 septembre 2010), par la forme de l’organisation du monde et de l’organisation originelle qu’elle révèle, a guidé mon intuition :

Traité 51 des ‘Enneades: « Car on pourrait dès lors arriver à une notion du mal comme ce qui est non-mesure par rapport à la mesure, sans limite par rapport à la limite, absence de forme par rapport à ce qui produit la forme et déficience permanente par rapport à ce qui est suffisant en soi, toujours indéterminé, stable en aucun façon, affecté de toutes manières, insatiable, indigence totale. Et ces choses ne sont pas des accidents qui lui adviennent, mais elles constituent son essence en quelque sorte, et quelle que soit la partie de lui que tu pourrais voir, il est toutes ces choses. Mais les autres, ceux qui participeraient de lui et s’y assimileraient, deviennent mauvais, n’étant pas mauvais en soi.»

Pour mon compte, le concept (‘Glossaire.dde’) de “vérité-de-situation”, qui implique le recueil et l’identification d’un “morceau de la Vérité” renvoie à la méthodologie du néoplatonisme comme à la démarche de l’IA telle que l’IA l’explique.

Ce que je fais avec mes moyens, c’est ce que fait l’IA avec les siens, si infiniment puissants par rapport aux miens, — à l’envers du néoplatonisme mais selon les mêmes principes et la même formule, donc selon la même nature. Recueillir tous les fragments de vérité (vérités-de-situation pour moi, l’ensemble des phénomènes du monde pout l’IA), — pour reconstituer une perfection (simulacre pour l’IA), pour nous conduire vers l’“étincelle originelle qui détient la Vérité Absolue” (c’est-à-dire l’“Un” originel pour Plotin).

Annexe : définition stricte du néoplatonisme

Je mets en annexe une autre intervention que j’avais faite auprès de l’IA pour exposer la signification du néoplatonisme en prenant comme référence le platonisme. Je suppose, j’espère, que les philosophes-académistes seront horrifiés par cette simplification explicitement demandée par moi, et je m’en réjouis (de leur horrification académique).

Question ; « Pourriez-vous m'expliquer, rapidement et en termes simples, la différence entre le platonisme et le néoplatonisme ? »

Réponse : « Le platonisme est la philosophie originale de Platon au IVe siècle avant notre ère, basée sur la distinction entre le monde sensible et le monde des Idées. Le néoplatonisme est une évolution mystique et religieuse de cette pensée, fondée par Plotin au IIIe siècle après J.-C., qui introduit l'idée que tout l'univers découle par « émanation » d'un principe unique suprême appelé l'Un. 

Le Platonisme (origine)

• Fondé par Platon à Athènes.

• Sépare la réalité en deux : le monde sensible (les choses qui changent) et le monde des Idées ou intelligible (les modèles parfaits et éternels).

• Utilise la raison et le dialogue pour s'élever vers la connaissance du Vrai et du Bien. 

Le Néoplatonisme (évolution tardive)

• Fondé par Plotin (IIIe siècle apr. J.-C.) et développé par Porphyre et Proclus.

• Place au sommet un principe absolu et au-delà de tout : l'Un.

• Explique la création non par un dieu artisan, mais par une “émanation” en cascade (l'Un produit l'Intelligence, qui produit l'Âme, qui produit la matière).

Devient une démarche spirituelle et mystique visant à faire fusionner l'âme humaine avec l'Un. »