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Trés bien , bon boulot le Bryan .

Article lié : Guide de l’antirussisme haut-de-gamme

Christian Feugnet

  08/02/2018

Comme si les Russes pouvaient se permettre de gaspiller , autant de ponon , à se genre de conneries .

Ajout 3

Article lié : Tourbillon crisique-43

Christian Feugnet

  08/02/2018

Je parle de rendement de machine thermique ,. Pas de qualité de la vie , le meilleurs gout des aliments , ou de la convivialité qu'il y avait autour et qu'on peut retrouver . Exemple , autrefois , pour juger de la température adéquate pour y faire cuire telle ou telle chose , les enfants prenaient beaucoup de plaisir à y mettre leurs boulettes , farcies de ce qu'ils aimaient , et estimer le temps de leur impatience à ce qu'eles soient cuites . C'est quand meme mieux qu'un jeu vidéo , non ?

Autre ajout , mon four , pourquoi je l'aime .

Article lié : Tourbillon crisique-43

Christian Feugnet

  08/02/2018

Ce truc de cons , nos anciens , c'est une machine thermique qui a 90% de rendement , on en fait plus des machines thermiques comme çà .
Malgré toute notre science , aux mieux une chaudiére ulta moderne , bourrée d'électronique , 50% !

Plus concret , sur les hasards futiles des tornades .

Article lié : Tourbillon crisique-43

Christian Feugnet

  08/02/2018

Personnel , concret . J'ai une maison , en France qui a 200 ans , charme ,pierres de tailles et , tout . An face un énerguméme qu'on voit jamais qui posséde un terrain ont il s'occupe pas depuis des décennies , depuis qu'il est en divorce , sans fin de son ex dulcinée . On sait pas qui gouverne , ce terrain . Lui , il a planté en face de chez moi et quelques voisins , pure fantaisie à cet endroit exposé aux vents violents , des peupliers , à chaque "tornade' , y a un ou plusieurs qui s'écroulent . 10 m de haut . Le dernier , juste à l'applomb de mon mur . A un poil prés c'eut pu étre sur mon toit . Les assurances c'est déjà douteux . Mais méme comment remplacer , des poutres de deux cent ans , de cette raille et de ce bois on en trouve plus , méme à prix exhorbitant  En dessous un four à pain, deux cent ans , fait avec des matériaux et selon des méthodes qu'on ne connait plus . Hasards infimes , insignifiants , ne concernant que ma petite personne , sauf pour moi . J'ai décidé de tous les couper ces peupliers , forçant l'autorisation du maire , en plus me donnant du bois pour mon four . Moi et de multiples autres on compte pas , mais c'est nous qui faisont l'ensemble !  Pour ceux qui croyent tout controler avec leurs manettes à la con , genre la fed et son fine tunning  !

Excellent le coup des paupiéres .

Article lié : Manuel de réparation de la doctrine stratégique US

Christian Feugnet

  07/02/2018

Comme il doit étre bien informé , à son poste , comment ne pas sombrer dans l'alcool . C'était déjà le cas de JR/Bush à Dallas , l'univers impitoyaableu ...de la corruption .

Je ne savais pas ....

Article lié : Néo-totalitarisme : Huxley fait le point en 1957

Didier Favre

  07/02/2018

... me sera impossible à dire après avoir lu ce texte. Il est exceptionnel.
Tous les auteurs cités nous avertissent de ce qui se passe maintenant. Le Système est annoncé. des esprits lucides et intelligents l'ont clairement décrit.
Vous notez une chose importante que je n'ai réalisée que très récemment. Notre suggestibilité est énorme. J'ai appris que les enfants fonctionnent sur ce système. Ils cherchent à savoir ce qui doit être fait. Une vidéo de Jordan Peterson où il explique la naissance du nazisme par ce fait me l'a enseigné. Cette attitude enfantine se prolonge souvent très tard dans la vie. Le succès de la manipulation démontre que cette attitude est répandue. En plus, cette attitude est encouragée par le "jeunisme". Tout manipulateur la décrit comme une ouverture d'esprit à de nouvelles réalités ou à des attitudes nouvelles. Toutes les questions sociétales deviennent suspectes quand elles sont vues depuis votre texte.
L'agitation permanente de notre société par des objets insensés nous évite de demander le respect de principes, de règles. Elle nous évite de disposer du teps nécessaire pour disséquer une décision politique, la comprendre. Elle nous évite de disposer du temps nécessaire pour s'y opposer ou pour l'amender.
Cette agitation peut être atteinte avec des questions sociétales de plus en plus délirantes. Elle peut être atteintes avec une immigration qui divise la société. Elle peut être atteinte avec les appels au goût du risque (pour nous pas pour ses promoteurs). Il s'agit de nous garder dans un état d'hébétude total.
Atteindre le niveau de la capacité à se gouverner soi-même est un gros travail en soi, même quand les conditions de vie le facilitent. Ici, les conditions de vie sont agitées sans cesse par des injonctions d'une morale qui m'apparaît de plus en plus douteuse. Nous sommes invités, encouragés et même forcés de rejeter tout principe de vie pouvant la structurer au nom de cette morale.
Ce qui me console est que cette morale (?) a du plomb dans l'aile. Elle est totalement insatisfaisante. Elle ne donne aucun sens à la vie de plus en plus de personnes. Il est de plus en plus simple de voir que ce qui est écris dans les journaux, à la télévision ou sur leurs sites associés ne décrit plus la réalité vécue chaque jour. C'est si dramatique que de plus en plus de gens se mettent à la drogue au point que les morts par overdose atteignent des sommets. Je regrette ces morts.
Je me console en voyant que toute personne qui a rencontré un orateur ou un écrivain respectant le principe de réalité se convertit à ce principe, même à son corps défendant.
Toutes ces personnes deviennent des menaces pour le Système. Toutes ces personnes sont alors accusées de complotisme, de "fake news" et pire encore de nazis, de propagateurs de la haine etc… Ces accusations ne sont souvent fondées que sur une réaction viscérale d'un adorateur du système à une déclaration décrivant correctement la réalité. Ces accusations ont trop souvent abouti à la mort sociale de leurs victimes. Je me console en me disant que ces accusations sont de plus en plus faibles. Elles ne provoquent chez moi que de la curiosité pour sa cible. Je pense que d'autres sont dans ma position (les drapeaux rouges de FaceBook me le disent, les gens allaient plus souvent sur les sites avec un drapeau que sans).
Je me console également en considérant les « SJW ». Ils m’apparaissent de plus en plus ridicules. Il devient de plus en plus simple de montrer leur vacuité. C’est si simple que parfois je me demande s’ils pensent par eux-mêmes. Voir des féministes défendre l’Islam qui affirme dans son livre saint que la femme est, au mieux, la moitié d’un homme ou des homosexuels défendre l’Islam qui les condamne sans appel me laisse rêveur.
Le système se raidit dans sa défense. Il est en train de transformer en crime toute parole qui le gêne. Il parlera d’apologie du terrorisme ou de propagation de la haine. C’est si vague que son application dépend de l’arbitraire de celui qui est au pouvoir. L’inconvénient est de faire de la prison pour délit d’opinion. Ce système est aussi en train de construire une guerre avec la Russie. Cette guerre permettra de faire taire tous les opposants pour collaboration avec l’ennemi.
Je pense que la raison profonde de toute la haine du Système pour les amoureux de la réalité est à chercher dans le rationalisme des Lumières. Il a promis à ses adorateurs le pouvoir total de leur volonté sur l’univers à condition de Le servir avec assez de zèle. Il a promis à ses adorateurs que l’univers sera un lieu merveilleux où il fera plus que bon d’y vivre à condition de Le servir avec assez de zèle. Ce rationalisme a détruit, phagocyté plutôt, tout ce qu’il a touché. Il a vaincu tout ce qu’il a touché.
Il a un besoin absolu de nouveaux territoires à conquérir et Il commence à en manquer. Son idée de la volonté qui domine tout le force à conquérir d’autres territoires. Il a un besoin absolu d’opposants à Sa volonté pour exister. Ce sont ses opposants qui donnent un sens à son existence en pouvant se dire que si tout ne marche pas à la perfection c’est la faute à truc ou à machin. Une fois vaincu, tout ira mieux. Il est très efficace dans son combat.
Le Système fournit à ses adeptes un « prêt-à-penser » permettant de réagir instantanément à toute réaction ou action de son opposant du moment, plutôt de sa cible du moment. La réaction ou plutôt l’agression peut se faire sans la moindre retenue ou scrupule vu l’inconnaissance de son adepte et son incapacité à se reconnaître couple de quoi que ce soit. Cette action sera donc brutale et efficace.
Elle le sera d’autant plus que ses présupposées apparaîtront insensées à sa cible. Elle ne pourra même pas les comprendre. Cela provoque un état de stupéfaction interdisant toute défense efficace. En plus, sa cible doit prendre le temps de trouver une réponse fondée sur ses principes et qui aurait un effet sur ceux qui viennent de l’agresser. Pire, si sa cible souhaite vivre indépendamment et sans conflit avec le Système, elle pourra affirmer cette volonté dans un esprit de paix et être reçue comme une agression inqualifiable car cette réponse rejette le « prêt-à-penser » du système d’une façon encore plus radicale qu’une réponse violente. Si la réaction violente est choisie par la cible, elle confirmera le Système dans son opinion qu’Il a raison d’agresser. Quelle que soit cette réaction de la cible, le Système se sentira très violemment agressé et pourra réagir très vite et encore plus fort. Le principe de réalité ou le désir de dire la vérité sont toujours vaincus par cette façon de réagir du Système.
S’y soumettre est la seule attitude admise par le Système. Toute opposition à Sa volonté est vécue comme de la haine noire. Toute volonté de vivre indépendamment de Lui est vue comme une menace existentielle par ses adeptes.
Ils sont menacés de devoir découvrir qu’ils sont vides, que leurs vies ont été vaines, que leur foi est une erreur. Ils sont menacés de devoir admettre que toutes leurs actions ont été des erreurs. Ils sont menacés de devoir admettre que l’Homme ne peut pas être son propre Dieu. Cela leur serait absolument intolérable. Essayez d’imaginer que quelqu’un vient vous enlever tout ce en quoi vous avez cru. Des guerres de religion et d’autres choses me montrent que nous, les hommes, préfèreront mourir et tuer plutôt que d’accepter cela. Cela est d’autant plus dur à admettre que les adeptes du Système ont vaincu tous leurs opposants dans le monde occidental et même au-delà.
Cette victoire nous laisse un goût amer dans la bouche. Elle a détruit la nature au point de pouvoir la considérer comme la sixième extinction globale sur la terre. Elle appauvrit les gens du commun même si le pays s’enrichit, mais en moyenne (Allemagne). Elle a laissé les hommes dans une vie totalement vide de sens. Son Homme Nouveau et Tout Puissant se découvre intérieurement totalement vide. Sans ennemis, Il n’a plus aucun sens. La neutralité axiologique de la « Rationalité » du Système prend ici un sens terriblement amer. C’est le vécu de chaque personne vivant dans ce truc. Il nous est offert de la consommation, de nouvelles « libertés » comme le mariage homosexuel. Il nous est offert du sexe, de la drogue, du sport télévisuel, des stars, du luxe. Les produits de consommation nous sont vendus pour remplir nos vies de ses objets. Aucun d’eux ne tiendra la promesse avec laquelle il nous est vendu.
Le Système nous a vaincus et laisse ses adeptes dans un vide existentiel insupportable. Ils tentent de s’inventer d’autres ennemis pour continuer à exister. Ils sentent bien que leur idée de l’Univers ne marche pas car ils se retrouvent face à eux-mêmes et il n’y a rien à y voir.
Je me demande si la critique du Système n’est pas une façon de le nourrir. Je me demande comment vivre en dehors du Système. C’est une question à se poser car Il est en effondrement. S’il triomphe encore, ce sera par l’intelligence artificielle d’un analogue de Skynet ou l’installation de quelques cyborgs ou même par des intelligences humaines fixées sur des supports artificiels, l’humanité disparaîtra. Le transhumanisme, les manipulations génétiques, l’intelligence artificielle peuvent encore s’imposer. Ce sera l’achèvement de l’humanité. Ce qui en restera sera totalement dépourvu de sens et ne pourra plus jamais évoluer vers un meilleur. Ce qui en restera se regardera comme parfait.
 

 

J'ai les paupières gonflées après la lecture de cet article hilarant !

Article lié : Manuel de réparation de la doctrine stratégique US

patrice sanchez

  07/02/2018

L'Humour avec un H face à la connerie du
N O M est encore le meilleur remède pour garder le cap et la santé mentale. Oui le H majuscule de Humour contre le minuscule h pour les néo-cons-sionistes de toutes contrées, mais en Préparation !
Merci à vous Messieurs Grasset, Bonnal et Orlov 

Il peut se le permettre.

Article lié : La Russie, centre de contre-culture

Ni Ando

  06/02/2018

Un peuple qui a été capable de faire Stalingrad à un contre deux contre ce que le Reich avait de plus puisssant et de plus efficace sur le plan militaire, et quand on a une vague idée de ce que cette bataille a été, peut certes se regarder sans rougir dans un miroir, mais aussi peut avoir des prétentions. Cela tombe bien, c'est l'anniversaire de cet evénement extraordinaire. Commémoration.

Depuis que l'ampleur et les pertes de la bataille des Champs catalauniques de l’an 451 ont été revues à la baisse la bataille de Stalingrad, la "mère de toutes les batailles", est devenue la plus grande et la plus féroce de l'histoire de l'humanité, devant celle de Moscou un an plus tôt. Avec les grandes batailles industrielles et d’anéantissement de Smolensk, Moscou, Koursk, du Dniepr, de la Vistule, etc…cette bataille atroce et invraisemblable est l’un des jalons majeurs de la guerre à l'est, théâtre principal du second conflit mondial en Europe. Elle a joué un rôle charnière dans l’anéantissement militaire du Reich nazi par l’Union soviétique (de juin 1941 à mai 1945 80% des pertes totales de la Wehrmacht sont subies contre les Soviétiques). Elle constitue le tournant militaire et psychologique du second conflit mondial.

Au fil des rotations d’effectifs, c’est un total de plus d’un million d’hommes de chaque côté qui s’y sont affrontés. Une Armée rouge affaiblie doit combattre à un contre deux, sous les bombardements massifs de la Luftwaffe, le plus efficace, le mieux armé, le plus important, bref le meilleur des corps d'armées de l'Allemagne nazie, la 6ième armée de Paulus (armée également connue pour le concours qu'elle  a apporté à l'einsatzgruppe C pour la commission du massacre de Babi Yar à Kiev, l'extermination les 29 et 30 septembre 1941 de 33 771 Juifs soviétiques). Lors des combats urbains, l'armée allemande y a consommé chaque jour un million de balles, 25.000 obus de mortiers, 22.000 obus d'artillerie et 6.000 roquettes (soit de 110.000 à 170.000 tonnes de munitions consommées par mois). L’envahisseur allemand y a déversé en moyenne 100 mines, obus et bombes par mètre carré de terre. Les pertes atteignent deux millions pour les deux camps dont près d’un million de tués, sans compter 100.000 morts parmi les civils russes. Stalingrad, c'est deux fois Verdun (six mois de combat contre trois mois pour Verdun, 912.000 tués au total contre 490.000 pour Verdun). Mais note l’historien Jean Lopez: " A la différence des unités de Pétain qui passaient quelques semaines dans l'enfer de Verdun avant de repartir pour des secteurs plus calmes, les divisions rouges entraient dans Stalingrad pour n'en plus ressortir". La bataille se déroule en trois périodes. D’août 1942 au 14 septembre, la conquête du glacis de Stalingrad par la Wehrmacht; du 14 septembre au 14 novembre, l'assaut contre la ville, et du 19 novembre au 2 février 1943 l'anéantissement de la 6ième Armée.

En août, la Wehrmacht s’élance vers Stalingrad avec 35 divisions dont 16 blindées et mécanisées. L’assaut commence le 19 août 1942. La ville évacue ses civils, mais elle est rasée le 23 août par des raids massifs de la Luftwaffe (plus de 2.000 raids, 43.000 tués, 50.000 blessés) qui largue en particulier des bombes de démolition d’une tonne. 12.500 bombes de ce type sont lâchées sur Stalingrad la seule première semaine de l’attaque (les cratères y ont la taille d’un immeuble de deux étages, l’asphalte fond lors des bombardements). 80% de l'espace habitable de la ville est rasé. A titre de comparaison, les bombardements allemands sur Londres à la fin de 1940 (le "blitz") font 50.000 tués mais en deux mois, non pas en une journée. La phase urbaine des combats démarre le 14 septembre. Tchouïkov doit se battre dos au fleuve. Il est soutenu par 300 canons lourds enterrés sur la rive opposée de la Volga. Il dispose initialement de 60.000 hommes épuisés qui viennent de battre en retraite, de 60 chars à peine et 400 canons (il recevra par la suite 100.000 hommes de renfort jusqu'au 1er novembre). En face, Paulus engage 150.000 hommes d'excellentes troupes puissamment armées, 1000 chars, plus de 1000 canons et lance-roquettes multiples. Il peut se reposer, en outre, sur 135.000 hommes gardant ses flancs et est soutenu par la plus puissante des Fliegerkorps de la Luftwaffe, qui a la maîtrise absolue du ciel (lors de l'assaut du 14 octobre la Luftwaffe assure 1000 sorties de bombardement sur un espace rectangulaire de 5000 mètres sur 1500!). Facteur aggravant pour les Soviétiques, s’il en fallait, l’acheminement des renforts est devenu très difficile depuis que les Allemands ont pris le contrôle de deux des quatre gares de la zone de Stalingrad. Les troupes sont donc débarquées de train à Leninsk, au sud de la Volga. De là, les colonnes d’infanterie parcourent à marches forcées, et de nuit afin d’éviter les attaques de la Luftwaffe, les 50 kilomètres de steppe qui les séparent du fleuve. Arrivées sur ses berges, elles doivent encore traverser à découvert la Volga sous le feu croisé des mitrailleuses, des canons et des bombardiers allemands. A bord des navires, des troupes du NKVD abattent tous ceux qui tentent de s'enfuir ou qui font preuve de "lâcheté" (se coucher pour se protéger était considéré comme de la lâcheté). Jean Lopez donne à Tchouïkov une chance sur cent de sauver Stalingrad. L'état-major de Paulus fixe à quatre jours maximum le délai pour prendre une ville qui, si elle s’étend sur quarante kilomètres le long de la Volga, fait à peine six kilomètres de large. La bataille urbaine va pourtant durer 69 jours et 69 nuits et se solder par un échec pour Paulus.

Elle va croître en intensité jusqu’en octobre 1942, où les Allemands lancent leurs dernières réserves. Tout ce que le Reich compte en Europe de troupes et de blindés disponibles prend la route de Stalingrad. Aucun des deux camps ne fait de prisonnier. La Wehrmacht ne fait pas de distinction entre civil et militaire. Enfants et adolescents de Stalingrad participent pourtant aux combats et accomplissent des missions de reconnaissance. La situation est si désespérée que le NKVD fusille sur le champ tout soldat exprimant des doutes sur l’issue de la bataille (14 000 soldats soviétiques seront fusillés à Stalingrad par le NKVD, l’équivalent d’une division d’infanterie). Le vétéran Ivan Gorine raconte ses souvenirs à Catherine Merridale, un professeur d’histoire contemporaine à l’université de Londres. "Nous voulions tous la défendre" (la Russie). "Je crois que les criminels ressentaient davantage de dévotion, d’amour pour le sol natal que les haut gradés du commandement ». Gorine est le seul survivant d’un bataillon disciplinaire de 330 « shtrafniki » envoyé à l’assaut d’une position allemande. Avec l'aide des ouvriers des usines des centaines d'immeubles d'habitation sont transformés en forteresses reliées par des corridors souterrains. L’un de ces immeubles, tenu par un peloton soviétique sous les ordres de Yakov Pavlov, tient près d’un mois face aux assauts incessants des Allemands. Dans un immeuble proche de la gare centrale, tenu par un bataillon, six hommes seulement survivent à cinq jours de lutte. La progression de la Wehrmacht se mesure en mètres. La gare centrale change 15 fois de mains du 14 au 19 septembre, pour rester aux mains des Russes, provisoirement. Dans le ciel, en septembre, les Allemands perdent 103 avions, les Soviétiques 520. Le 14 octobre, il faut aux Allemands engager pas moins de cinq divisions d’infanterie pour s’emparer de la seule « usine des tracteurs » (gigantesque complexe industriel de 4.000 mètres sur 1.500), qui sera reprise par les Russes en novembre. Il faut à Paulus deux divisions pendant une semaine de combats ininterrompus pour s'emparer simplement du silo à grains de Stalingrad. Les combats pour les usines « Octobre rouge », « Barricade » ou « l’Elévateur » donnent lieu à d’effrayants carnages. Le général Hans Doerr note « Pour chaque maison, chaque atelier, chaque château d’eau, chaque talus de chemin de fer, chaque mur, chaque cave, pour chaque tas de ruines, une bataille implacable fit rage, sans équivalent même durant la première guerre mondiale avec ses énormes consommations de munitions ». La pression sur les deux chefs militaires est intense : Paulus développe un tic incontrôlable à l’œil. Tchouïkov éprouve une manifestation violente d'eczéma qui exige de lui bander complètement les mains.
Pour les seuls combats de rue des 14 et 15 octobre les Soviétiques comptent 10.000 tués. « A Stalingrad, il n’y avait pas un pouce de terre qui ne fût imbibé de sang humain, russe et allemand. Des renforts arrivent. De beaux jeunes gars. Et deux jours plus tard, ils ont tous péri, il n’en restait plus un. Une fois, sur trois cent que nous étions, nous n’étions plus que dix à la fin du jour. Et quand les tirs ont cessé, et que nous nous sommes comptés, nous nous sommes embrassés en pleurant, tant nous étions bouleversés d’être encore en vie. Nous formions comme une famille ». Tamara Stepanovna Oumniaguina (engagée volontaire à 17 ans - Sergent de la Garde, brancardière). L'espérance de vie d'un soldat soviétique venant d'arriver dans la ville chute à moins de vingt-quatre heures. Les unités soviétiques sont détruites si rapidement qu'il semble n'en rien rester au bout de quelques jours. L'intensité des déflagrations est telle qu'il est courant que les bataillons perdent la moitié de leur effectif simplement en allant relever une unité. Les soldats russes se battent dans un demi-sommeil. Ils dorment rarement plus de trois heures d'affilée et quand ils sont à cours de munitions ils se battent au corps à corps. S'y révèlent des chefs de guerre d'une qualité exceptionnelle: Tchouïkov, le "taureau de la Volga" dont Jean Lopez pense qu'il aimait la guerre, Eremenko, Rodimtsev et son incroyable 13ième division de la Garde dont tous les soldats ont moins de 25 ans et qui casse net la déferlante allemande du 14 septembre avant, dans le même élan, de reprendre la colline Mamaïev aux régiments allemands (la 13ième Garde perd 80% de ses effectifs en quelques jours de combat, 320 survivants sur 10.000 hommes à la fin de la bataille), colline Mamaïev où les bottes des soldats des deux camps pataugent littéralement dans le sang (la colline change plus de huit fois de main au prix de dizaines de milliers de tués). Larissa Zemlakova, historienne, dit :“We do not know the exact figures of how many died on this hill, but after the war, when they looked at the soil, in each square meter there were between 500 and 1,200 metal fragments embedded in the soil from the thousands of bombs and bullets dropped here. “During the first spring of 1943, there was no grass on this hill because the grass couldn’t grow through the metal, but many, many people were lost on this hill.” Jean Lopez aborde la question de l'invraisemblable résistance de l'infanterie russe à Stalingrad, citant l'historien anglais Richard Overy "Comment l'Armée rouge a survécu à Stalingrad défie l'explication militaire".  En novembre, les Allemands parviennent enfin à occuper la plus grande partie de la cité (90%) mais se heurtent à une résistance irréductible dans les faubourgs ouvriers toujours solidement tenus par l’infanterie de Tchouïkov.

Le 19 novembre, la Stavka (QG de l’Armée rouge) engage 1.134.000 hommes, 900 chars et 13.500 canons dans l’ « opération Uranus », offensive visant à prendre en tenailles le corps d’armées de Paulus. Sous le feu roulant de plus de 3.000 pièces d’artillerie lourde, Joukov donne le signal d’une vaste contre-offensive sur un front de 400 km entre Don et Volga. Le même jour, à Stalingrad, Paulus se réjouit devant ses officiers d’avoir conquis deux blocs d’immeubles dans le quartier d’Octobre rouge. Les forces de l’Axe (430.000 hommes) sont enfoncées par l’élan furieux des Russes. Elles sont en partie anéanties ou battent en retraite précipitamment. Le 22 novembre, Paulus est encerclé avec 280.000 hommes (22 divisions). Le 31 janvier 1943, en tenue de feldmarechal, il remet sa capitulation au général Laskine. Le 2 février, les 90.000 survivants du corps d’armées rendent les armes. La défaite s’étend à la totalité du front sud et en deux mois (février et mars 1943) les Soviétiques ont repris tous les territoires conquis par la Wehrmacht au cours de la campagne de l’été 1942.

Le caractère de fin du monde de cette bataille inouïe vient de ce qu'elle se transforme très vite en un choc frontal et tectonique entre deux nations plus qu'entre deux armées. La Wehrmacht et les armées des pays satellites perdent en six mois de combat 760.000 hommes, l'équivalent de 50 divisions (à peu près la moitié de la totalité des effectifs engagés par le Reich dans sa campagne de France de 1940), 100.000 tués dans la phase finale, du 10 janvier à la capitulation, et 541.000 prisonniers (la Wehrmacht seule perd 1,3 millions d'hommes pour la seule année 1942 sur le front russe). Le Reich perd à Stalingrad des chars et des véhicules pour une quantité équivalente à six mois de production de son industrie de guerre, quatre mois pour les armes. La défaite de Stalingrad affecte les alliés de l'Allemagne : après avoir perdu durant l'hiver 1942-1943 la majeure partie de leurs troupes opérationnelles, la Roumanie, la Hongrie et l'Italie cessent pratiquement de participer à la guerre sur le front germano-soviétique. L’Armée rouge compte 478.000 tués et 651.000 blessés et mutilés, soit plus d’un million de victimes.

En 1941, la ville comptait 525.000 habitants. Le 4 février 1943, deux jours après la fin de la bataille, elle n’en comptait plus que 23.000 (moins de 5%) dont 7 survivants seulement dans le quartier central de Stalinski. Des immeubles de 1941 seuls 9% sont encore intacts. Au printemps 1943, il régnait une puanteur insupportable dans la ville, ses rues étaient envahies par les cadavres. 150.000 dépouilles humaines et 16.000 animaux morts n'avaient pas encore été enlevés. Le kourgane Mamaïev est devenu après 1945 une nécropole rassemblant les restes de plus de 36 000 combattants soviétiques (en 2013 y a été inaugurée une stèle révélant 17 000 nouveaux noms de soldat disparus). Le temps manquait en février 1943, l’urgence était ailleurs. Le front monstrueux de la guerre germano-soviétique se déplaçait vers l’ouest où se préparait la gigantesque bataille de Koursk (juillet - août 1943) avec ses 1,3 millions de tués, blessés et disparus, avant d’enchaîner sur la bataille du Dniepr (août - déc. 1943, 4 millions de soldats s’affrontent sur un front de 1.400 km) qui permettra enfin la libération de l’Ukraine, bataille tout aussi féroce et sanglante que celle de Stalingrad.

 

Un autre instant de vérité

Article lié : Davos, ou un instant de vérité

Auguste Vannier

  06/02/2018

Faut-il qu'ils soient inquiets pour que l'économiste en chef de Natixis admette que Marx avait bien compris les problèmes du Capitalisme:
https://proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/predictions-karl-marx.php

Mr Rodier

Article lié : L’observation inlassable de notre effondrement

Christian Feugnet

  06/02/2018

Pas ADN les mithocondries , que je sache , Arn , c'est pas la méme chose et puis leur membrane , là c'est pas celle d'une cellule . C'est pas grave . Je trouve aussi que le commentaire il est trop dur envers vous .

Pauvre Angela .

Article lié : Bonne soirée, Angela

Christian Feugnet

  06/02/2018

Elle a essayé de se tirer de ce baton merdeux qu'est l'Allemagne Atlantiste , pour une fin de carriére tranquille , et honorifique à l'ONU , maintenant faut qu'elle paye pour les Allemands .
Triste sort des femmes Allemandes , elles sacrifient leur vie , à faire carriére jusqu'à 40 ans , pour s'autoriser à penser qu'enfin elle pourrait s'autoriser à penser à un enfant . Eh ben non le fuhrer familial préfére l'accroissement du patrimoine de la lignée , valeur plus sure et plus durable .

Qu'est ce ce qui se passe ?

Article lié : Le Diable est un joueur invétéré...

Christian Feugnet

  06/02/2018

Aucun de mes commentaires n'est publié , sauf quand je dis du mal d'Orlov . Personna non grata , sauf pour faire le bouffon .  Trop présent , çà oui , je m'ennuie , prisonnier de l'hyper froid des Carpates , dans le chateau de Dracula , on peut rien faire , on hiberne , trop content de pas se faire vampiriser . . çà vous étes pas obligé de publier .

Incorrigible je suis , comme djeddai , qui veillit , j'ai l'esprit d'escalier .

Article lié : Le Diable est un joueur invétéré...

Christian Feugnet

  05/02/2018

Aprés tout se réordonne en courbe de Gauss , mais c'est pas les mémes , y a eu changement qualitatif , et puis surtout on cherche plus à les controler . Le Diable ramené à sa modeste condition , de faire valoir de Dieu,  médite , à la recherche d'idées .

Exactement c'est le poinr délicat du moment .

Article lié : Le Diable est un joueur invétéré...

Christian Feugnet

  05/02/2018

D'aiileurs Goldman Sachs s'exprime en ces termes , " nous faisons le travail de Dieu"  , mais çà c'est clair c'est l'Antéchrist, c'est comme Soros . Le Diable cherche lui comme eux à tout controler , méme le Hasard pour en faire du hasard , de la courbe de Gauss . Mais comme ils  veulent par là controler le réél , ils les déforment les courbes de Gauss , dans leur sens . Elles sont de plus en plus asymériques et ressérées . Au final ce ne sont plus des courbes de Gauss du tout , elles présentent des axes paraboliques , verticaux qui vont vers l'Infini . Mais mais là ce n'est pas l'Infini réél , il est imaginaire , orthogonal au réél , il va dans le sens inverse du temps . Ce qui améne certains mathématitiens à envisager l'existence d' un Infini actuel contradiction en soi c'est de la métaphysique .  Bolzano , Mandelbrot , et quelques autres notoires , mais tous irrecevables , croyants impénitents . Personnellement quoique non-croyant , je les aie pris au sérieux . C'est à dire que je crois que çà se projette sur le réel et que çà donne le Cygne Noir l'inconcevable improbable qui renvoie le Diable aux Enfers .

Je pense que la menace américaine est beaucoup plus grave

Article lié : Notes sur le nucléaire, le JSF et le simulacre

Jean-paul Baquiast

  05/02/2018