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Lire et relire Joseph Tainter

Article lié : Notes sur une psychologie collapsologique

Alex Kara

  05/05/2018

Bon le podcast en question est très "Géo Trouvetou", avec des considérations fofolles comme des villes-sanctuaires alimentées par hydroéléctricité, le leasing des matières premières etc. Ceci après la disparition de 90 à 95% de la population mondiale, rien que cela…

Pour des esprits techniques et technologiques, la perspective d'un environnement post-apocalyptique est une Tabula Rasa formidable qui permettrait de reconstruire un monde plus efficient, avec les gadgets qui vont bien.

Or si l'on lit "Collapse of Complex Societies" de Joseph Tainter, qui est un archéologue, plusieurs choses ne concerdent pas avec cette vision des choses.

Tout d'abord il s'agit pas de ressources, sinon comme catalyseur ou comme détonateur. Ce qui est épuisé lors de l'effondrement d'une civilisation complexe est la volonté de coopérer, notamment la volonté de coopérer avec la "complexité", c'est-à-dire une ou plusieurs classes sociales spécialisées dans la coordination des actions de tous les éléments de cette société.

Cela peut apparaître de façon abrupte, ou bien se creuser pendant des siècles, comme la crise du IIIème siècle de l'Empire Romain annonce son effondrement deux siècles plus tard, où la perte de confiance et de coopération s'est traduit de manière démographique, mais également par l'abandon des fermes. On vote toujours avec ses pieds, c'est un scrutin permanent et sans appel.

La notion de confiance est absolument centrale dans une civilisation complexe, c'est pourquoi il n'y a pas de complexité sans une forme de religion d'Etat, instituant l'intérêt général sous des formes aisément compréhensibles par la plupart des gens, et concrétisée par quelque chose d'immédiatement constatable et utilisable, la monnaie.

Lorsque l'Empire diluait la portion de métal précieux dans la monnaie, il trahit la confiance de tous. Dans notre monde la monnaie ne vaut rien depuis 1971 au plus tard (fin de la convertibilité en or du dollar), il restait la religion d'Etat scientiste basée sur l'information permanente. Or depuis “9/11” au plus tard cela disparaît aussi, les fabrications médiatiques devenant autant de pulsations cardiaques prouvant que la bête n'est pas encore morte puisque son coeur bat encore. Le jour où l'on ne lira plus de tweet et que la télé restera éteinte est le jour où ce lien ténu unissant les peuples d'une économie planétaire se rompt, et la société complexe s'effondre.

Ce jour arrive lorsque la réalité s'impose de manière universelle comme en contradiction avec le discours de la société complexe. C'est le mot “universel” qui est important car les spécialistes constatent ce décalage dès leur formation, ce qui compte c'est la décision de celui qui n'a rien, et qui le moment venu décide qu'il vaut mieux ne plus accepter d'être payé en papier, avec tous les risques terribles que cela implique, plutôt que de continuer à un jeu dans lequel il a toujours perdu, et qu'il ne pense plus pouvoir gagner.

Les spécialistes, ingénieurs et autres anglophones soucieux de s'intéresser à l'évolution du monde font partie d'une toute petite fraction de la société, ils constituent de facto (et souvent de jure) la compexité de la civilisation en question. Leur survie n'est pas impossible, tout comme les évêques des villes ont sauvé ce qui restait de complexité après l'effondrement de l'Empire d'Occident, mais elle est très hasardeuse.

une émeute ?.......

Article lié : dedefensa.org, sentinelle des temps de tempête

ericb.

  03/05/2018

non sir!!!...  une révolution !!!!

Tempéte et collapse .

Article lié : dedefensa.org, sentinelle des temps de tempête

Christian Feugnet

  03/05/2018

Je ne sais pourquoi çà m' a évoqué immédiatement un souvenir précis que je suis pas prés d'oublier : ma premiére tempéte en mer sur un voilier . On a là une notion précise du collapse . Peut étre généralisable . Nous avons , l'équipage, été totalement surpris , le temps au départ était beau ce qui nous a enhardis pour le large . Mais trés vite , beaucoup trop vite le temps s'est obscurci à l'horizon , donc virement de bord  et encore plus vite  rapproché de nous . . Les vagues montent en rapport avec la vitesse du vent , faut savoir que si les vagues dépassent le bord du bateau , c'est cuit , elles retournent le bateau comme une crépe , faut étre rentré au port avant ..En plus grande viligeance et autres dangers les nombreux et aléatoires , hauts fond et récifs , sur cette cote risquée .  La tempéte c'est la crise , oui , et çà dure , mais le désalement ( couchage du bateau ), récif ou haut fond) c'est le collapse et çà va trés vite , sans espoir  , une vague qui vous tombe dessus , c'est plusieurs tonnes .
Heureusement l'équipage a tenu bon mais on a eu beaucoup de chances, il s'en ait fallu de peu .

Témoignage d'un lecteur...

Article lié : dedefensa.org, sentinelle des temps de tempête

EricRobertMarcel Basillais

  03/05/2018

Pour ma part, je ne suis pas abonné à un flux RSS de DDE. Donc je viens quand je pense pouvoir y trouver quelque chose absent ailleurs. C'est fréquent…

En fait les milieux strictement chrétiens s'en tiennent à l'Apocalypse de St Jean, où la perspicacité se montre surtout en matière écclésiale, peu discutée sur DDE ou sinon d'un point de vue non chrétien, assez peu au fait de la problématique, et pour cause.

Ce qui m'intéresse dans l'approche Plotinienne, Guénonnienne de M. Grasset (ou d'autres intervenants réguliers ou occasionnels ), c'est le point de vue plus serré que le Christianisme sur l'actualité, en voyant l'Histoire (Immanence-Transcendance oblige) comme objet de spiritualité (méta- historique) ou , un peu à la façon des Témoins de Jéhovah , comme PREUVE matérielle de certaines thèses spirituelles, sur l'Homme, la Matière et, sujet très important pour moi, liant les deux précédents : la Technosphère (au sens Russe, à la Vernadski ).

N'étant, en matière de TEMPS,  ni Irano-Judéo-Islamo-Chrétien, ni Platonico-Pythagoricien , mais Aristotélicien-Quanticien (temps sans début, ni fin, ni boucle) , je peux ainsi observer, avec une densité indépassable, sur le site de M. GRASSET, que je remercie ici par la même occasion, non seulement l'Histoire se faire, mais aussi les âmes des hommes se défaire, la Matière les siroter goulument  ; et les eschatologiques du Moyen-Orient, allumer le Feu Héraclitéen pour mieux s'y précipiter, selon l'idée de la fin du Monde qui les hante, un peu comme un suicide libérateur.

Πάντα ῥεῖ (Panta Rhei): "Tout s'écoule", Héraclite




 

Soutien complet à la Russie

Article lié : Syrie : la crise jusqu’à la guerre

EricRobertMarcel Basillais

  03/05/2018

M. Craigs se trompe ou feint.
D'un pareil "ami" , on peut très bien se passer.
La guerre (militaire) se déroule actuellement sur deux fronts : Intermarium et Moyen-Orient. Economie des forces. Liberté d'action. Feinte & Surprise.
L'American Way of Life ( I want it all I want it now), c'est fini !
Le moins que nous puissions faire, puisque les gesticulations politiques sont vaines, c'est de réfléchir spirituellement au monde d'APRES -GUERRE et de montrer des signes encourageants à ceux qui ont encore le manche et une très lourde responsabilité ( la mort de milliards  voire la destruction d'une part suplplémentaire de la biosphère ).

Par ailleurs, je suis las de voir les gens critiquer des gouvernements dont ils ne relèvent pas et asséner des propagandes étrangères. C'est inutile et fatiguant au mieux.

La femme au pouvoir

Article lié : La génération des sans pères

Christian Merlinki

  03/05/2018

Comme la paresse me gagne de temps à autre, j’ai copié/collé une réaction (à l’esprit caricatural et provocateur) que je fis, en 2016, sur un autre blog afin d’éclairer le regard d’un commentateur que je trouvais par trop crispé sur la politique franco française :
Gardez-vous de la politique ou alors si cela vous intéresse trop, réservez-vous la vraie politique, celle des affaires extérieures - qui est celle des hommes -. La seule politique véritable est géopolitique. Le gouvernement intérieur d'un Etat n'est pas politique, c'est une occupation ménagère à la société placée dans une perspective féminine de trésorerie familiale et de rapports sociaux où ses facultés de négociatrice, propres à la gente féminine, peuvent s'exprimer avec une efficience sans pareille. Cela n'a aucune envergure pour une personnalité mâle. L'homme à l'extérieur et la femme à l'intérieur. Si la femme a une supériorité dans la gestion du foyer, elle sera également très productive et stabilisatrice dans celle d'un Etat. Dans les rapports extérieurs, on parle d'éventualité de guerre et là n'est pas le rayon de la féminité mais de celui du mâle. Et pour ceux dont le principe féminin imprègne suffisamment leur personnalité, ils trouveront en la Diplomatie le meilleur des débouchés : expression d'une logique masculine avec une tournure et finesse d'esprit féminine. La femme entretient la maison et la maisonnée dans une relative harmonie, tandis que l'homme se préoccupe de protéger ce petit monde conçu par elle. Je pense qu'il était nécessaire de rappeler ces traits fondamentaux. Tous ces politiciens/acteurs n'existent que pour façonner l'opinion féminine mais ne dirigent pas réellement ; tout est théâtre et mise en scène. Ils sont, pour la plupart, inscrits au barreau et ont le sens de la Com, ce sont ces qualités qui prédominent pour imposer le produit « Etat » à la société. Pour la gestion réelle, tous ces politiciens ont leur cabinet technique et l'orientation de celle-ci est dictée par les impératifs extérieurs qu'ils soient à coloration économique, commerciale ou de défense. Ainsi, il est légitime de penser que si un homme s'intéresse aux préoccupations intérieures de l'Etat, c'est qu'il trouve son équilibre dans la soumission à la féminité, et subséquemment à sa femme et/ou sa ou ses filles. Comparons deux personnages russes, puisqu'ils sont en vogue, Mme Medvedev porte sûrement la culotte (préjugé intuitif sur Svetlana portant le tailleur altier et dominateur ; économiste) alors que Mme Poutine Lioudmila a été remerciée sur le trottoir tandis que lui a conservé la culotte; illustration de ce qui différencie deux politiciens : un avocat soumis pour la gestion du foyer russe et un agent secret dominateur pour sa protection. Un représentant en robe de chambre(s) avec maroquin ne pourrait tenir le rôle d’un dirigeant en treillis pour la défense de sa nation et son territoire. N’est-ce pas, par ailleurs, parmi les politiciens intérieurs que l’homosexualité se répande plus aisément et où la pédophilie soit la tare la plus discrètement répandue et parfois organisée en réseau de loisirs partagé? N’est-ce pas cela la confrérie ? Tandis que l’ambassadeur en treillis pointera son lance-flammes sur ce capharnaüm et ses cafards jouisseurs. Le « Grand jeu » a plus d’attrait que les petits jeux de vicieux. Non ? Je sais que mon intervention dégouline d'arrogance et d'une morgue déplacée qui peut heurter votre sensibilité et vous m'en voyez désolé, mais j'ai tenté d'amener votre regard vers ce qui me paraît l'essentiel, le reste n'est que futilité; les chamailleries dans la famille n'ont aucune importance autre que pour les femmes de l'intérieur et des pantouflards masturbateurs des chambres mais n'ont aucune influence sur la géopolitique, à contrario la géopolitique en a immanquablement sur la gestion intérieure qui en est tributaire.
 
Et en voici un autre commentaire que je déposais il y a quelques jours sur le blog concerné par ma 1ère réaction :
 
mon cher ami,

Tout en écoutant "Il combattimento di Tancredi e Clorinda" de Monteverdi, je songeais au livre dont je venais d'achever la lecture (L'infamille ou la perversion du lien de Philippe van Meerbeeck, paru aux éditions De Boeck Université, 2003, ISBN 2-8041-4326-0 ; ISSN 0777-527X) et me souvenais d'un passage qui me rappelait votre incompréhension sur mon intervention afin de décourager et éclaircir le regard d’un commentateur sur la politique nationale et internationale pour lesquelles j’ai une vision par trop caricaturale à vos yeux. Voilà donc que ma vision de la société est partagée et étayée par des professeurs d’université en psychiatrie - dans le but de vous distraire, bien sûr :

Pages 100/102
Le totalitarisme comme le dogmatisme seraient ainsi le fruit de sociétés dominées par le principe maternel. Prenons le cas de l’Allemagne nazie. Hitler avait promis à chaque Allemand blessé, fils ou fille d’un père humilié par la première guerre mondiale, en mal d’identité, une mère-patrie toute-puissante, nourricière et protectrice, dominatrice et exigeante. On trouve dans Mein Kampf d’incroyables pages sur la mère Allemagne. Hitler n’était en rien un père, il était l’introjection de la mère unique. Le IIIème Reich n’était pas un univers viril, ce n’était qu’un univers d’enfants dont le fantasme était d’être accueillis par une mère toute-puissante. Le lecteur doit savoir que la mère d’Hitler, Clara, a épousé son oncle et qu’elle a perdu trois enfants avant la naissance d’Adolf. Elle a donc reporté tout son amour sur lui.
Dans un ouvrage tout récent, sous le titre évocateur Big Mother. Psychopathologie de la vie politique, Michel Schneider, psychanalyste, auteur par ailleurs d’ouvrages sur la culture et la musique, s’en prend également à la toute-puissance de la mère, moins pour élucider les régimes totalitaires que pour déplorer les effets de la politique « maternante » des dirigeants politiques français. Non sans forcer le trait.
Écoute, proximité, caresses, urgence, amour, compassion, les hommes politiques jouent à la mère. Dirigeants n’osant plus diriger, citoyens infantilisés attendant tout de l’État : la France est malade de sa politique comme certains enfants le sont de leur mère. Et d’assortir ce constat d’une question : que sont les pères devenus ?
La Mère-État exerce une douce emprise sur ses sujets. Elle est à l’écoute de la société comme une mère de ses petits. Proche des citoyens, elle travaille à leur bonheur, prévoit et assure leurs besoins, pourvoit à leur sécurité, facilite leurs plaisirs… C’est le pouvoir du bon, le pouvoir du Bien, la mère étant bonne, toute bonne.
Le pouvoir dénoncé par Orwell, c’était le droit de regard. Le pouvoir aujourd’hui, c’est le devoir d’écoute. L’opinion ne veut pas d’un « Big Brother » qui les surveille mais d’une « Big Mother » qui veille sur eux. Assistance, sécurité et assurance sont les fonctions maternelles premières. La substitution d’un mode doux de contrôle social à l’ancien mode autoritaire, le traitement du déviant en malade, le remplacement de la punition par la réhabilitation médicale, l’emprise des professions d’assistance sur la famille et la société, tous ces traits s’inscrivent dans la croyance que tous les conflits peuvent se résoudre par une assistance maternelle publique qui absout l’individu de toute responsabilité morale et le traite comme une victime des conditions sociales.

Vous constatez que mon propos d’alors était encore bienveillant et non provocateur parce que sorti de l’esprit d’un quidam. Je ne suis donc ni outrancier ni psychopathe ;-).
Salutation cordiale.

 
Je sollicite votre indulgence pour cette longueur mais le sujet est interpellant.
 

Trés appréciable .

Article lié : La génération des sans pères

Christian Feugnet

  03/05/2018

Cette interprétation sexuelle , tout à fait à propos eu égards aux moeurs actuelles , ce sont à mon avis aussi , ces Mamans qui ont éduqué leurs fils , contre les péres er la virilité . En une époque un peu trop coocoonée , sécurisée , où les femmes ne risquent plus ( pour le moment ) , le viol de brutes , barbares . Sans réaliser que de telles époques sont éphéméres historiquement , surtout quand on en abuse .  Non pas que quelques réajustements des rapports hommes/femmes ne soient nécessaires mais là , il y a excés . Oui il y a aussi une "guerre" des sexes , à l'initiative des femmes , donc non virile , mais néamoins efficace .

Sur le discours de Poutine du 1er mars

Article lié : L’arsenal russe : à bon entendeur...

jc

  03/05/2018

Commentaire technique argumenté par Jean-Pierre Petit,  "savanturier" spécialiste en MHD, antiSystème de longue date.
C'est sur YouTube (à regarder rapidement avant qu'il ne disparaisse?).

Au dessus de Zupiter et des gouvernements US et Russes il y a la finance ...

Article lié : Syrie : la crise jusqu’à la guerre

patrice sanchez

  03/05/2018

La finance qui n'a pas de frontière et qui manipule tout, et tout ce cinéma géostratégique en technicolor tragi- comique n'est destiné avant toute chose qu'à sidérer le public au même titre que les attentats, ou bien dernière farce en date avec les blacksblock, pour au final détourner l'attention sur les magouilles indicibles des maîtres de l'immonde !

Ne pas oublier les rapports Poutine Kissinger et les financiers américains soutenant l'économie russe, les travaux du prof Anthony Sutton sont édifiants à ce sujet ... 
Ter repetita en somme !

https://resistance71.wordpress.com/2018/04/27/collusion-imperialiste-les-etats-unis-fournissent-toujours-du-materiel-militaire-electronique-a-la-russie-rien-na-change/

Le père de Camus aurait dit qu'un Homme, ça s'empêche !

Article lié : La génération des sans pères

patrice sanchez

  03/05/2018

Je dirai plutôt que nous avons une génération de dirigeants totalement formatés et zombifiés par les écoles de la ripoublique et les sociétés secrètes américaines, d'ailleurs il faudrait donner un nom à cette pathologie psychologique des temps finissants du règne de la matière !
Je proposerai le syndrome des héminégligents qui se prenaient pour des surhommes !
L'ami philosophe au marteau doit s"en retourner de rire dans sa tombe…

La crise jusqu'à la guerre....

Article lié : Syrie : la crise jusqu’à la guerre

D. M.

  03/05/2018

Les Russes ont parfaitement raison d'agir comme ils le font. La question n'est pas de savoir si la situation est bonne ou mauvaise en Syrie et au Moyen-Orient pour les Etats-Unis (ou Israël), mais de savoir si elle est bonne pour les Etats-Unis sur le territoire lui-même des Etats-Unis. Or, comme le peuple commence à gronder et que le mécontentement se fait de plus en plus durement sentir, la situation y devient catastrophique pour washington D.C. (ou l'état profond, ou ce que vous voudrez), si bien que pour essayer de se délivrer de cette menace, ils ne cessent de multiplier les provocations militaires dans l'espoir de s'attirer une riposte des Russes, qui leur permettrait de manière providentielle de désigner au peuple un autre ennemi qu'eux-mêmes, de réorienter sa fougue et de pouvoir se présenter en quelque sorte comme le défenseur autour duquel tout le monde, dans ce bas-peuple, doit venir se rassembler.

Et ils ne font rien d'autre, au reste, lorsqu'ils provoquent eux-mêmes un peu partout des attentats pour accuser des "terroristes musulmans" plus ou moins présents-absents et/ou manipulés, dans des opérations dont tout le monde augure qu'elles sont de type Gladio, etc. Mais cela finit par ne plus être suffisant, notamment aux USA.

La bonne politique pour la Russie est évidemment d'éviter de se laisser entrainer dans ce carrousel, et d'être autant qu'il est possible de le faire, partout accommodante, de traiter avec son "partenaire" US jusqu'au bout, pour rendre en quelque sorte sans remèdes les tensions qui règnent aux Etats-Unis et précipiter sur leur propre sol leur effondrement. Il faut laisser les Américains seuls avec eux-mêmes pour commettre ce fameux suicide d'un peuple "d'hommes libres" dont on entend parler de temps à autre. Toutes choses qui placeront bien sûr, au reste et accessoirement, tôt ou tard Israël au bord du gouffre au Moyen-Orient.   
 

La situation s'éclaircit...

Article lié : Syrie : la crise jusqu’à la guerre

Théo Ter-abgarian

  02/05/2018

Le papier de Paul Craig Roberts  met le doigt sur ce qui est devenu évident depuis des mois : le Quinette (USA, UK, France, Jordanie, Arabie Saoudite) ne cédera pas sur leurs buts de guerre. Et cela à n'importe quel prix, à commencer par le cout humain.  Leur pétition de principe est que la Russie n'osera pas in fine affronter des adversaires aussi déterminés. Cela est évident. Les Russes ont pris conscience que le Quinette ne reculera devant aucun procédé hors du droit international, aucun crime de guerre  (d'autant plus  que ce sont eux seuls qui définissent quels sont les crimes de guerre et qui sont les criminels de guerre !!!).
On note qu'il s'avérerait que l'attaque de la base de la 47ème brigade est une coproduction isrealo-américaine (emploi de bombes GBU-39 embarquées par furtifs  F-531). Donc….
En somme la roadmap est inchangée depuis mars 2011, telle que présentée par le président Sarkozy au patiarche des Maronites   : évacuation des Chrétiens d'Orient et autres minorités en Europe et au Canada et installation à Damas d'un régime islamiste saoudo- et israelo-compatible (et donc que la presse du CAC40  ne nous en  fasse plus des tonnes sur les Droits de l'Homme en Syrie !!!).
On ne voit pas bien ce qui pourrait s'opposer à ce scenario. Quant à la viabilité de ce projet quiconque a un tant soit peu connu ou vécu au Proche-Orient entrevoit ce que cela pourra générer. Et quant à l'avenir de l'Europe qui en paiera la première les conséquences, leurs dirigeants se contentent de gèrer les affaires courantes au jour le jour, de la manière la plus insane, c'est normal ni Macron ni Merkel n'ont d'enfants. C'est une explication phénoménologiste capitale.
 

faiblesse de la force

Article lié : Syrie : la crise jusqu’à la guerre

Marc Gébelin

  02/05/2018

 Je pense depuis un certain temps déjà que PGR a raison. La retenue des Russes n'est pas comprise pour ce qu'elle est: un souci de ne pas provoquer une guerre mondiale.
Elle est par contre comprise comme la peur du défi que leur lancent les yankees. Les Russes ne veulent pas la guerre parce qu'ils savent dans leur chair ce que c'est mais s'ils s'imaginent que laisser Israël bombarder qui il veut quand il veut leur permettra de bonnes relations avec leurs juifs israéliens, ils se trompent lourdement. Je crois que Poutine qui a connu le bolchévisme et sa déliquescence est trop influencé par le passé de son pays. Il a certes redressé la Russie mais sait-il exactement ce qu'est la Russie, le peuple russe? Je finis par en douter. Lao Tseu dit de l'expérience qu'elle est une lanterne allumée qu'on porte dans le dos et qui éclaire le passé. Poutine se fie trop à cette lanterne. Tant que les Juifs n'auront pas pris un gros coup sur le nez ils continueront à bombarder partout où ça leur plait. A la place de Poutine j’interdirai la totalité du ciel syrien et je livrerai vite les S300 voire 400 à l'Iran (et pas à la Turquie!) car les Juifs et les fondamentalistes Yankees préparent la guerre contre l'Iran. Quant au Hezbollah il faudrait que la Russie s'en fasse un allié car en cas de guerre il peut utiliser son "arme nucléaire": les raffineries d'Haïfa et tous les produits chimiques qui y sont entreposés. C'est là qu'Israël a son point faible mais il croit que Nasrallah n'osera pas.
Pour éviter la guerre qui vient, Poutine va être obligé de taper un coup très fort. S'il ne le fait pas la guerre viendra quand même et les Russes auront perdu l'initiative. Après Lao Tseu un peu de Sun Tsé éclairerait une lanterne cette fois portée devant…
 

Les Russes ne sont pas complètement idiots

Article lié : Syrie : la crise jusqu’à la guerre

Thierry Videlaine

  02/05/2018

D'après moi, les Russes comprennent parfaitement ce qui se passe ( c'est gros comme une maison ). Israël et les Etats-Unis veulent absolument  pousser la Russie à la guerre, étant assez stupides pour croire qu'elle restera conventionnelle et qu'ils la gagneront.
Mais les Russes sont assez intelligents, eux, pour comprendre que la guerre ne peut pas rester conventionnelle ( ce sont les Israélo-Américains qui enverront le premier coup nucléaire quand ils réaliseront qu'ils commencent à perdre ) et ils ne veulent pas déclencher une guerre nucléaire.

Je pourrais développer, mais ce n'est pas le lieu.

Par ailleurs .

Article lié : Sur leur exceptionnalisme électronique

Christian Feugnet

  01/05/2018

Quelques jours aprés , deux porte avions US l'un en méditerranée l'autre dans le golfe ce sont éloignés , çà  a été confirmé .