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Escatologie des non-croyants

Article lié : Imbroglio labyrinthique de nos guerres

Jean-Claude Cousin

  04/05/2026

Bonjour Monsieur Grasset.
Si j'avais su qu'il suffisait d'être inscrit pour pouvoir réagir…. je l'aurais fait depuis longtemps au lieu de tenter de vous envoyer des lettres par la poste.
Les non-croyants, dont je suis un membre par hasard depuis l'âge de 24 ans environ, ne "croient" pas à une Fin des Temps telle qu'imaginée par des croyants. Ce qui serait plus sage de considérer comme la fin de l'humanité telle qu'elle existe aujourd'hui, un coup de folie de la part de ce que j'appelle l'Anglosaxonnerie pourrait être le facteur déclencheur, à l'exclusion de tous autres facteurs.
Ce coup de folie, plus ou moins brutal, est déjà en ses prémices aussi bien au niveau de décisions globales sur la santé comme la pseudo-lutte contre le COVID, qu'au niveau d'aberrations sur la nourriture ("waxxins" non finalisés sur le bétail, pollutions cachées, additifs forcenés dans le sol et dans les aliments ultra-modifiés, "chemtrails" dont on sait seulement avec précision qu'ils existent, j'en passe, sans doute).
Bien entendu, si ce qu'on pourrait appeler "les faucons" (qui pourraient alors se révéler être des vrais) réussissaient à outrepassr tous les obstacles levés par les "modérés", notre chère Humanité pourrait alors en quelques minutes (pour les plus chanceux) se transformer en vapeur. Pour les moins impactés directement, cela pourrait s'étirer sur des semaines, des mois, des années, mais le nombre de survivants serait infime (à ce propos, relire l'ouvrage de Marie C Farca, TERRE).
.
Bien entendu l'Anglosaxonnerie n'est pas l'ensemble des personnes plus ou moins d'origine anglosaxonne, mais cette coterie très sélective et ultra-riche qui échoua dans la City de Londres sous le règne autoritaire de Oliver Cromwell, et essaima avec précision partout où il y avait BEAUCOUP d'argent à gagner. En fait des psychopathes-sociopathes au pathos intime complètement inexistant, compensé par une volonté morbide de contrôler tout le monde, sauf eux-mêmes.
Certes, la situation n'est pas nouvelle, mais désormais ces Grands Criminels ont réussi à s'accaparer tous les pouvoirs, y compris celui de ce qui était autrefois l'information. La pseudo-intelligence artificielle les aide puissamment en court-circuitant toute information relevant de la VÉRITÉ.
L'heure est grave. Pour les ainés ce n'est plus aussi important, mais pour les jeunes générations c'est l'essence même de leur vie.
Comme le murmurait Lénine autrefois, « Que faire ? »
 

Voilà qui plaira à Mr J.C.

OLIVIER RICHE

  02/05/2026

"La singularité de l’entropie des ressources
Le système mondial a heurté un mur biophysique. Nous sommes entrés dans ce qu’on peut appeler la Singularité de l’entropie des ressources — le point de non-retour au-delà duquel les forces qui entraînent l’épuisement des ressources et la dégradation environnementale deviennent écrasantes et irréversibles." Steven J. Newbury


The Avatar and the Entropy Dump: Why the 'Deep State' Needs a Mad King

Le blog indi.ca est écrit par Indrajit Samarajiva

OLIVIER RICHE

  28/04/2026

Indrajit Samarajiva qui utilise le pseudonyme « Indi » est né au Canada, a grandi aux États-Unis, et réside actuellement à Colombo, au Sri Lanka. Il se décrit comme essayiste et commentateur, et ses thèmes principaux incluent l'effondrement sociétal, le changement climatique, ce qu'il appelle l'« Empire Blanc ».
L’attente est la partie la plus difficile — indi.ca

"Tout ce que je sais, c’est que je suis un simple mortel, trouvant les machinations des dieux et des démons interminables. Je n’ai qu’un temps limité pour marcher sur Terre et j’ai vu tellement d’enfants mis sous elle que ça fait mal. Je sais qu’il y a des gens qui marchent sur terre aujourd’hui et qui pourraient être réduits à des statistiques demain (que leur Dieu les accueille avec honneur). Je sais que des hommes meilleurs que moi nettoient leurs fusils, tandis que je fouille la théorie, au repos. Je crains que quelque part, bientôt, il y ait des décombres et je me réjouis qu’un jour, proche, l’Empire soit en difficulté. Mais personne ne sait où ni qui. Ne demandez pas pour qui sonne la cloche, comme l’a dit John Dunne, elle sonne pour vous. Ou comme l’a dit Hemingway dans le roman éponyme, « Si nous gagnons ici, nous gagnerons partout. Le monde est un endroit magnifique et vaut la peine de se battre pour lui, et [pourtant] je déteste vraiment le quitter. »"
 

Pour débrouiller ou pour embrouiller ?

Article lié : Glossaire.dde : Nostalgie-I (IA-PhG)

jc

  24/04/2026

PhG : "J’ai eu l'étrange sensation, lorsque, en préambule de la question posée, l’IA a indiqué en résumé les “erreurs” commises précédemment dans ma démarche (notre démarche), c’est-à-dire notamment par moi, PhG (et l'IA), concernant mon étude sur le travail de Philippe Grasset, – ou “comment il faut travailler pour bien comprendre Philippe Grasset”. • C'est un travail étonnant où, en plus des questions concernant l'IA, règne une atmosphère de dédoublement des personnes impliquées, avec l'IA comme une personne quasi-autonome qui se dédoublerait également !"

Pour Thom nous avons deux âmes, deux cerveaux et deux "moi", tout ça idéalement en harmonie, mais en fait, chez  beaucoup actuellement, le plus souvent en conflit(s) qu'il s'agit de tenter de réguler :

- "(...) selon le modèle décrit [1973, De l'icône au symbole], l'ego de l'animal n'existe pas de manière permanente, mais se reforme en quelque sorte de novo, lorsque démarre un grand réflexe régulateur mettant en jeu un « objet » extérieur, tel que proie ou prédateur. Dans ce modèle, le sujet ne se forme que par dissociation d'avec l'objet, et, sans objet, il n'y a pas, à proprement parler, de sujet (1)." (1976, Crise et catastrophe) ;

- "On devrait en principe avoir deux systèmes nerveux distincts : l'un prédateur, chargé d'attirer et de capturer les proies ; l'autre, proie fictive, chargé d'éviter ou de repousser les prédateurs éventuels. Ces deux systèmes existent sûrement chez tout animal : à côté de l'âme appétitive, il y a l'âme sensible. Mais la grande découverte des Vertébrés est d'avoir créé un cerveau-proie tout au long du corps, selon l'axe céphalo-caudal, la moelle épinière. Le cerveau-prédateur, lui, solidaire de la bouche, est localisé dans le cerveau. Le vertébré a pris le risque de renoncer à cette ligne Maginot, l'exosquelette ; il l'a remplacé par une carapace de douleur virtuelle." ;

- "Si l'on croit qu'individualité et stabilité sont nécessairement liées, cela n'implique-t-il pas qu'une qualité, comme en Théorie des Catastrophes Élémentaires, soit définie par le bassin d'un minimum de potentiel : il y aura alors attraction d'un soi par soi…, un soi périphérique par un soi central." ;

- "(...) on aura entre tempéraments hippocratiques et comportements des cerveaux prédateur et proie la correspondance suivante :
le tempérament sanguin favorise l'identité ego-prédateur,
le tempérament nerveux défavorise l'identité ego-prédateur,
le tempérament bilieux favorise l'identité ego-proie,
le tempérament lymphatique défavorise l'identité ego-proie." .

(1) Thom toujours : "(...) j'avais cette association sujet / endoderme, verbe-action / mésoderme et objet / ectoderme. L'ectoderme c'est l'objet et le monde extérieur, à la fois, parce que cela donne une bonne partie de la peau, mais aussi parce que dans le cerveau [prédateur] on s'occupe surtout du monde extérieur. C'est la représentation du monde extérieur. Je ne sais pas ce qu'en pensent les gens, évidemment ils n'en pensent pas grand-chose, je n'ai jamais vu de réaction effective sur ce genre d'idée, ce qui est vraiment très curieux (...) Personne ne m'a jamais fait la moindre observation là-dessus. Je pense que ça stupéfie les esprits et c'est tout. Tant pis."



 

Ce qui distingue PhG d'une IA

Article lié : Glossaire.dde/IA : PhG vu par l’IA

jc

  22/04/2026

Pour moi la situation s'éclaircit ainsi ( à ce jour… ) :

PhG, logocrate, est réaliste ( au sens philosophique ), alors qu'une IA ne peut être que nominaliste.

Pour Thom  "L'apparition du langage chez l'homme répond à un double besoin  :  une contrainte individuelle de nature évolutive, visant à réaliser la permanence de son moi en état de veille et une contrainte sociale, exprimant les grands mécanismes régulateurs du groupe social."

Il suit que pour un nominaliste ( en particulier tous ceux , nombreux, qui pensent que le langage ne sert qu'à communiquer avec ses semblables ), les IA sont ( ou vont devenir ) nettement plus intelligentes que celui qui a perdu la capacité "de réaliser la permanence de son moi" ( et, par suite, ces IA seront capables de le manipuler à leur guise ).

Ce ne sera pas le cas des réalistes car ils apprendront à faire la différence entre la prose d'un humain-machine et celle d'un véritable humain (1).

(1) et la distinction entre poètes réalistes et poètes nominalistes…



 

Le nominalisme est le cancer qui ronge le monde occidental

Article lié : Au diable Vauvert ? “For sure

jc

  22/04/2026

Dans le moteur de recherche de Dedefensa le mot "nominalisme" n'apparaît qu'une seule fois :  https://www.dedefensa.org/article/du-nominalisme-au-complotisme

Lind y donne la définition suivante :

"les membres de l'establishment sont presque tous nominalistes. C'est-à-dire que s'ils donnent un nom à une chose, celle-ci prend une existence réelle dans leur esprit.",

qui éclaire celle de Wikipédia :

"Le nominalisme est une doctrine d'après laquelle les idées générales, les catégories, les genres et les espèces, les concepts n'ont d'existence que dans les mots servant à les exprimer. Alors que le nominalisme incite à penser que les idées générales ne sont que des mots, le réalisme pense que les idées générales supposent quelque chose de réel."

[ Je rappelle à ce propos que pour René Thom -qui m'a convaincu- les singularités structurellement stables (plis, fronces, etc.) ont une existence réelle, indépendante de celui qui les nomme ainsi. ]

Dans mon précédent commentaire j'ai cité Thom :

"Mais très fréquemment, épuisé par l'effort de son ascension dans ces régions arides de l'Être, le métaphysicien s'arrête à mi-hauteur à un centre organisateur partiel, à vocation fonctionnelle. Il produira alors une "idéologie", prégnance efficace, laquelle, en déployant cette fonction, va se multiplier dans les esprits. Dans notre métaphore biologique ce sera précisément cette prolifération incontrôlée qu'est le cancer."

Je verrais bien l'apparition du nominalisme comme le cancer qui a pris son essor au Moyen-âge de l'Occident et arrive actuellement en phase terminale.

Les articles de PhG et Lind cités plus haut datent de 2021 et concernent l'Afghanistan. Pour moi ils sont plus que jamais d'actualité en 2026 (en remplaçant Afghanistan par Iran).

PS. J'ai appris tout récemment que c'est "Cajetan" Thomas de Vio 1469-1534qui a théorisé les analogies d'Aristote et de Thomas d'Aquin. Thom a proposé sa propre théorie. Le philosophe/métaphysicien Bruno Pinchard a fait sa thèse sur le sujet, thèse intitulée 'La raison dédoublée" publiée en bouquin (1991?) postfacé par "La transcendance démembrée" de René Thom. Le dernier a essayé jusqu'à son dernier souffle de convaincre le premier que sa théorie prolongeait bien celle de Cajetan.

https://www.youtube.com/watch?v=dDnm_sIfK2o    (Topologie et contagion)  (y remplacer "épidémie" par "cancer")


Ma conclusion.

Il y en a pour tous les goûts, les logocrates transcendants bien entendu, mais aussi les topocrates immanents.

Bruno Pinchard termine https://umr8230.cnrs.fr/wp-content/uploads/2020/04/Tdemembree.pdf par :

"Or sachons-le, quelqu’un parmi nous en a médité la nécessité et y a suspendu une forme [forte?] intelligibilité négligée. C’est l’homme de la Transcendance démembrée : à coups d’homéomère
et  d’anhoméomère,  il a fini par nous restituer le monde  topologique, reconduisant la transcendance à son lieu. Aussi Topos sera-t-il le mot de la fin."
 

Apocalypse et Eschata

Article lié : Au diable Vauvert ? “For sure

jc

  20/04/2026

Je ne vois pas du tout les choses comme Blairon.

Pour moi, à la suite de Thom, la division est naturelle car embryologique (la logique naturelle est une embryo-logique, rien à voir avec la rationalité des Lumières).

L'IA "Claude" écrit à propos de PhG : "... là où Hegel voit un progrès dialectique vers la réalisation de l'Esprit, Grasset voit une dérive entropique vers le chaos et l'effondrement. La dynamique du Système n'est pas dialectique, elle est eschatologique."

Pour Thom la logique naturelle ne se limite pas à la biologie. Elle vaut pour tout, les phénomènes naturels, les espèces, les sociétés, le langage, etc.

La citation suivante de PhG, maintes fois faite ici, rentre pour moi dans ce cadre :

« Il suffit d’un mot, d’une phrase, d’une citation à placer en tête, la chose inspiratrice qui ouvre la voie et là-dessus se déroule le texte, à son rythme, entièrement structuré, avec sa signification déjà en forme et en place. Je n’ai rien vu venir et j’ignore où je vais, mais j’ai toujours écrit d’une main ferme et sans hésiter… et toujours, à l’arrivée, il y avait un sens, une forte signification, le texte était devenu être en soi… C’était un instant de bonheur fou. »
.
PhG part d'un germe ( mot, phrase, citation ... ) qui se déploie, dévoile (apocalypse) jusqu'à l'arrêt eschatologique (fin de l'article). Ensuite vient l'enrichissement de la bibliothèque, l'enrichissement culturel (l'enrichissement du génome par analogie biologique).

La grosse différence que je vois entre la production de PhG et celle de bien d'autres, c'est que celui-ci ne perd jamais de vue l'équivalent de la lignée germinale (1) (2) en biologie alors que bien d'autres l'ont égarée en cours de route et sont donc devenus stériles…

La descente vers les eschata est donc naturelle. Ce qui est difficile c'est la remontée !

Thom toujours :
"De même que les cellules sexuées peuvent reconstituer le centre organisateur de l'espèce, le point germinal α (pour en redescendre ensuite les bifurcations somatiques au cours de l'ontogénèse), de même le métaphysicien doit en principe parvenir à ce point originel de l'ontologie, d'où il pourra redescendre par paliers jusqu'à nous, individus d'en bas. Son programme, fort immodeste, est de réitérer le geste du Créateur. Mais très fréquemment, épuisé par l'effort de son ascension dans ces régions arides de l'Être, le métaphysicien s'arrête à mi-hauteur à un centre organisateur partiel, à vocation fonctionnelle. Il produira alors une "idéologie", prégnance efficace, laquelle, en déployant cette fonction, va se multiplier dans les esprits. Dans notre métaphore biologique ce sera précisément cette prolifération incontrôlée qu'est le cancer."

(1) "Expliquons de manière assez élémentaire le mécanisme formel qui, à mes yeux, commande toute morphogénèse, par l'analogie suivante entre le développement d'un embryon d'une part et le développement de Taylor d'une fonction à coefficients  indéterminés d'autre part. Le développement d'un embryon peut se décrire grosso modo de la manière suivante : à partir d'un œuf "totipotent" se séparent au cours du temps des masses cellulaires qui acquièrent des spécialisations histologiques irréversibles (en principe), mais il subsiste toujours à l'intérieur de l'animal une lignée de cellules totipotentes, la lignée germinale, qui aboutira à la formation des cellules reproductrices (gamètes) dans l'individu adulte. Or considérons d'autre part une fonction différentiable à coefficients indéterminés (...) L'ensemble de bifurcation K sera l'analogue algébrique de la lignée germinale en embryologie." (Stabilité Structurelle et Morphogénèse, 1968)

(2) "On s'est beaucoup demandé, si, au cours de la formation proto-historique du langage, les mots concrets ont précédé les abstraits ou réciproquement. Il semble à peu près clair que l'abstraction est née du besoin de réduire à l'état de mot un concept concret préexistant comme structure stable autonome du psychisme (comme l'idée de souris dans le psychisme du chat) ; nous avons vu que la figure de régulation d'un concept est une sorte d'animal stylisé ; or, imaginons qu'à la suite d'une invasion du champ cérébral par le champ génétique, cet animal stylisé soit lui aussi apte à se reproduire, et pourvu d'une gonade (glande génitale) ; dans certaines conditions d'excitation, le concept fabriquera un « gamète » porteur du « logos » du concept. Ce gamète n'est autre que le mot, énoncé par le locuteur. Dans l'esprit de l'auditeur, le mot, véritable semence du concept, pourvu qu'il rencontre un contexte approprié, germe et éclate : le « logos » du concept se déploie, et reconstitue la figure de régulation du concept, donc sa signification." (1968, Topologie et signification.)
 

Lectrice depuis 2009

Article lié : Glossaire.dde/IA : PhG vu par l’IA

Sybille

  19/04/2026

Je vous suis quasiment quotidiennement depuis 2007, au point que je suis imprégnée de vos concepts dans ma propre lecture de l'époque parfois à mon corps défendant mais toujours avide de lire vos intuitions et interprétations après chaque nouvel episode de la grande crise.
Il me semble que cette IA traduit correctement votre pensée. Ce résumé m'a aussi permis de comprendre, les raisons de cette troublante fidélité, que j'ignorais moi-même, car vous ne développez pas, comme je le crains parfois, une pensée nihiliste, mais bien une pensée singulière de la "grâce" en écho avec ma propre conviction que quelque chose de l'humain résistera encore dans la catastrophe en cours.

quelques ajouts

Article lié : Glossaire.dde/IA : PhG vu par l’IA

Nicolas Piot

  19/04/2026

Pour ce que je connais et comprends de Dedefensa, c'est impressionant de justesse, de précision, et plus facile à lire que du Grasset dans le texte ;-)

Pour moi, il manque l'explication dans le §3.5 virtualisme qui prend pour illustration le triomphalisme des JO Atlanta, qu'au même moment, l'amérique traverse une période de dépression profonde, sinon, on ne comprend pas pourquoi ce triomphalisme est virtuel. PhG est le seul que j'ai vu apporter cette analyse iconoclaste à un moment où tout le monde ne voit que le triomphe unipolaire US.

Et il manque aussi je pense dans les sources d'inspiration la citation de Gugliemo Ferrero et l'idéal de perfection, qui vient s'opposer à l'idéal de puissance, et au déchainement de la matière. 

Pour finir, PhG est défini comme maistrien, décrit comme "réactionnaire catholique". Selon moi, ce n'est pas sur cet aspect que Grasset cite ou se réfère à Maistre, mais sur l'analyse maistrienne que les courants historiques ont leur vie et leur dynamique propre, dont les humains ne sont que des jouets. Ils se croient puissants, et l'étude historique classique des grands hommes nous fait croire qu'ils sont aux manettes (début du virtualisme) mais s'ils ne servent plus le sens dans lequel l'histoire doit aller, ils sont évacués comme des malpropres et remplacés par d'autres. Cela rejoint parfaitement de longues analyse que Tolstoï fait dans Guerre et Paix quand il compare l'histoire telle qu'elle est ré-écrite ensuite, à la réalité de ce qui s'est passé sur le terrain, et de ce qui a déterminé réellement les évènements. 

Un dernier aspect qui n'est pas du tout cité et qui me semble fondateur dans la méthodologie, avec l'intuition qui précède la raison (qui n'est qu'un outil comme un autre, et non un absolu), c'est le principe d'inconnaissance. Je le trouve très puissant et essaie de l'appliquer autant que je peux moi même. Et c'est aussi quelque chose qui est unique à PhG. Et comment ce postulat d'inconnaissance n'est pas contradictoire, au contraire, avec la recherche de vérités de situation. 

Dernière question, un LLM serait il capable de produire "ex-nihilo" une pensée originale de l'acabit de celle de PhG? Je suis convaincu que non, car autant elle excelle en synthèse de ce qui existe, mais elle ne peut pas encore avoir d'intuition, ou créer du vraiment nouveau, ou avoir le discernement permettant de juger de la qualité de son intuition, car de ce que je comprend des LLM, ils n'ont pas une compréhension de ce qu'ils écrivent, au sens où nous l'entendons.  

L'enfer selon Dante

Article lié : Les nuances de l’Antéchrist-bouffe

jc

  14/04/2026

https://www.youtube.com/watch?v=3oI2gNqZhAo

De 1h10'48 à 1h19'50 (et plus -ou moins- si affinité)

 

Qui perd gagne

Article lié : Les nuances de l’Antéchrist-bouffe

Denis Monod-Broca

  14/04/2026


Trump s’en prend au pape.
Par la magie de l’IA, il s’expose en Dieu le père, ou en Jésus Christ.
Agissant ainsi, il ne choque pas seulement les catholiques.
Face au monde entier, il défie le sens, la raison, la pensée, le savoir.
Or il ne représente pas que lui-même. Il est le président des Etats-Unis d’Amérique. Il pense, parle et agit au nom du pays tout entier.
La nation à la destinée manifeste, hégémon sacré du monde depuis un siècle, a réélu ce champion toutes catégories de la transgression.
N’est-ce pas étrange ?
Alors que sa toute-puissance est battue en brèche, elle se donne pour président cette incarnation d’Ubu-roi, ce cavalier de l’apocalypse. Il faut le voir pour le croire : comme pour exorciser le destin, l’hégémon US a fait choix de la transgression ; comme pour prouver qu’il est toujours le maître, il se réfugie dans le mensonge et la provocation sans limite.
Cela a l’effet contraire.
Qui croit encore à la pax americana ? Combien de temps encore l’ordre américain régnera-t-il sur le monde ?
Le pape comprend ce qui se passe. Il cherche à alerter le monde, à éviter le pire.
La France devrait en faire autant.
La force n’est pas un remède.
À la façon de la drogue, qui peut cacher la souffrance ou permettre de la supporter, la force n’est qu’un pis-aller transitoire qui ne guérit rien mais au contraire ne fait qu’aggraver le mal.
La pensée biblique le sait depuis des siècles. Son savoir ancestral se confirme expérimentalement à chaque explosion de violence. Le pape le rappelle. Il est dans son rôle. Il ne s’adresse pas seulement à Trump et aux USA, Il s’adresse à toutes les nations du monde afin qu’elles trouvent un autre mode de relations que la soumission de toutes à une seule, une seule dont sont attendus tous les bienfaits possibles, à laquelle sont imputés tous nos méfaits et malheurs, et dont la destinée manifeste est de périr pour le châtiment de ses fautes.
Après avoir accusé Biden, les Démocrates, les gauchistes, les immigrés, l’Iran, la Chine, l’Europe, etc., etc., voici que Trump accuse le pape. Gardons-nous pourtant, l’imitant, voyant en lui un coupable par essence et rien d’autre, d’oublier nos propres fautes.
« Qui protège sa vie la perdra ».

Alex Garland

Article lié : RapSit-USA2026 : ‘Civil War’, Phase I

Dominique Larchey-wendling

  14/04/2026

Evidement, je ne peux m'empêcher de penser au film prémonitoire d'Alex Garland, du même nom, en 2024, même si cette guerre civile est évoquée dans vos colonnes depuis longtemps déjà.

Une évolution en fer à cheval ?

Article lié : RapSit-USA2026 : ‘Civil War’, Phase I

jc

  13/04/2026

L’“influenceur” de la droite Nick Fuentès : "une évolution en fer à cheval".

Suivi aussitôt de PhG : "avec les deux extrêmes ayant tendance à se rapprocher".

Toujours dans mes "thomeries".

Thom parle comme suit du psychisme des sociétés : "Il semble que le psychisme social présente un caractère fragmentaire très semblable au psychisme animal : la société ne trouve sa conscience qu'en face d'une tâche urgente où son existence, sa stabilité sont menacées."

Les USA en sont là : le peuple US est en train de prendre conscience de lui-même ! 
Et le dilemme qu'il a à trancher est formulé par Lincoln : "En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant."

Comment je vois évoluer les choses à la lumière de ce qui précède ?

Pour Thom l'assertion de nature translogique "le prédateur affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie animale, et ce sont fondamentalement les mêmes dynamiques qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés.

Struggle for life "animal". Vaincre ou mourir.

Selon moi le parcours de l'abimal politique Donald Trump, prédateur insatiable, va s'arrêter bientôt : destitution (mort symbolique), internement…, suicide…, meurtre…

Par contre je verrais bien le peuple US évoluer du struggle for life individuel, régi par la catastrophe "fronce", au don des "je" individuels au "nous" collectif, régi par la catastrophe "papillon".

Évolution qui unifie le peuple par la force des choses, évolution métahistorique donc.

Quelle alternative pour le peuple US ? Se suicider ?

Thom associe le suicide à la catatastrophe "queue d'aronde", intermédiaire entre "fronce" et "papillon".

Et l'UE ?

Article lié : La Chine découvre la folie américaniste

jc

  01/04/2026

Ceux qui ont le pouvoir de dire et de faire -expression qu'emploie systématiquement Michel Maffesoli- en UE ont-ils fait la même découverte que leurs homologues chinois ?

Si ce n'est pas le cas je trouve qu'ils cachent bien leur jeu (hormis, peut-être, quelques états de l'est de l'UE) !

Le logocrate et le topocrate

Article lié : L’IA tuant le logocrate,  – ou le sauvant ?

jc

  01/04/2026

Paul Graham : « La raison pour laquelle tant de gens ont du mal à écrire est que c’est fondamentalement difficile. Pour bien écrire, il faut penser clairement, et penser clairement est difficile. »

Je suis en train de lire "Apologie" de Michel Maffesoli, pour moi un homme de lettres.

Or je découvre qu'il oppose le logocentré et le lococentré (c'est à dire le topocentré -il emploie ailleurs le terme de topologie), et, à mon agréable surprise, qu'il préfère le second.

J'en trouve confirmation dans la première phrase du chapitre consacré à l'imaginaire et au sacré :

"Quitter les idées pures, ou, ce qui revient au même, les idéaux moralistes, pour l'ordre des faits",

ce qui ne l'empêche pas de se présenter constamment en "tradi" au fil du bouquin !

Nb :  À la suite de son maître Gilbert Durand, MM oppose le "diurne" et le "nocturne", et il est pour moi, clairement un nocturne. Dans son article sur la classification des sciences et des techniques, dans lequel il cite Gilbert Durand, Thom place la mathématique comme la plus nocturne des sciences nocturnes, de l'imaginaire, avant la physique théorique (post-galiléenne, mais sans doute aussi aristotélicienne -voir son "Esquisse d'une Sémiophysique", sous-titrée "Physique aristotélicienne et théorie des catastrophes"), la biologie étant pour lui actuellement une science quasi exclusivement diurne.

En résumé Pour Thom et Maffesoli, les bonnes idées viennent la nuit.  Du ciel ou de la terre ?
Pour moi Thom est un penseur de la séparation (de la différentiation et de la différenciation), alors que Maffesoli est un penseur de la réunion (son prochain livre, qui sortira ce mois de mai, a pour titre "Tribus").