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Article lié : Londres versus Paris une fois de plus, avec Sarko anti-anglais…

viktor

  18/07/2005

Autant que je sache il n’y a eu aucune référence à cette histoire dans la presse française. Ok l’anecdote sur Sarko qui insinue a été reprise dans des dépêches mais sans cette mise en perspective qui semble toucher plus profondemment la diplomatie française. J’ai été stupéfait d’apprendre ça dans le NYT d’hier (article repris dans l’IHT). Est-ce que ça voudrait dire que nos journalistes se sont mis en vacance pour éviter les sujets qui fâchent nos chers hommes politiques ?

Question

Article lié : Gladio, toujours Gladio…

Paolo

  17/07/2005

Un bombage maison, sans aucun doute mais en vue de quoi ? Je ne comprends plus alors pourquoi les anglais prépareraient leur sortie d’Iraq alors qu’ils tiennent là un “virtuel” motif pour y rester et y laisser mourir par contamination radioactive 36% de leur troupes. L’organisation d’un casus belli “iranien”?

difficultés

Article lié : Journal de bord de dedefensa.org — 050714, un 14 juillet difficile

Jean-Paul Baquiast

  17/07/2005

J’espère comme sans doute tous vos lecteurs que vos difficultés se résoudront rapidement, au mieux de l’information que vous diffusez.
Je connais moi-même les difficultés de cet espèce d’apostolat qu’est la presse en libre-accès (http://www.automates-intelligents.com)

Bloc-notes : la quête...

Article lié : La quête désespérée d’une apparence d’ordre, — et partir, vite fait…

Colette Lavergne

  17/07/2005

Cette analyse me semble fausse. La sois-disante recherche de la paix en Irak (et ailleurs) ne constitue qu’un premier rideau destiné à la bien-séance dominante et naturellement aux “boys” et autre “baisés” de la guerre. Les EU sont faussement gênés de la poursuite de l’affrontement. Le capital US a besoin de la guerre pour assoir sa prédominance à l’échelle planétaire.
Une idéologie radicale (fondamentalisme religieux) constitue un ennemi pratique et utile dans la mesure où on la crée au fur et à mesure qu’on lui porte des coups. On ne s’attaque pas véritablement à un pays ou à un peuple mais à une idée. C’est très fort, car çà peut durer longtemps.
De plus, l’“idée” ennemie n’a aucune chance de l’emporter et d’autre part la posture rationaliste est impuissante face à la notre

Sarko l'américain...

Article lié :

louis kuehn

  15/07/2005

Il est remarquable comment tous les médias conformistes européens soutiennent Sarkozy. Les anglo-manes de toute sorte s’en prendent au “modèle français” pour le denoncer—tout en exaltant le modèle anglais. Un modèle qui—doit-on le rappeler?—produit de la misère à des niveaux non-européens (17% des jeunes sont pauvres, contre 7% en France…).

Et alors? Et alors il s’agit, bel et bien, de GUERRE ECONOMIQUE, menée par les Américains qui appuient le “modèle anglais” pour mieux détruire le secteur industrialo-militaire et high-tech français, et pour mieux manipuler les consciences dans toute la francophonie.

Ca, il faut le savoir.

Salut

Article lié : Journal de bord de dedefensa.org — 050714, un 14 juillet difficile

TDidier

  15/07/2005

quoiqu’il en soit, c’est déjà beaucoup.

Et bonnes vacances…

Qui est le plus barbare ∫

Article lié :

André

  14/07/2005

Extrait du journal Le Monde daté du 15 juillet

” Qui est le plus barbare ? “, écrit un musulman en colère

QUOTIDIEN britannique de centre-gauche, The Guardian a publié mardi 12 et mercredi 13 juillet deux ” commentaires” signés par deux musulmans qui éclairent les raisons de la sourde colère qui monte dans les communautés musulmanes et favorise le recrutement des ” djihadistes” prêts à passer à l’action. Pour les deux auteurs, l’invasion de l’Irak a joué et joue encore un rôle déterminant dans cette colère. Salim Lone, ancien porte-parole de la mission des Nations unies en Irak, est en colère. ” Oui, les terroristes sont barbares”, écrivait-il mardi. ” Mais il ne faudrait pas oublier les crimes contre l’humanité récemment commis à Falouja, Nadjaf, Qaïm, Jénine et dans les villages et les montagnes d’Afghanistan. Qui est le plus barbare ? (...) Pour chaque Occidental tué par des terroristes musulmans depuis la fin de la guerre froide, au moins cent musulmans sont morts dans les guerres et les occupations perpétrées par l’Ouest.”

” Né et élevé dans le Yorkshire”, comme il le souligne lui-même en rappelant que trois des quatre auteurs présumés des attentats de Londres venaient de cette région anglaise, Dilpazier Aslam, journaliste stagiaire au Guardian, rappelait mercredi que 2 749 personnes ont été tuées dans les attaques du 11 septembre 2001. ” Pour découvrir le coût de la “libération˜ des Irakiens, note-t-il, il faut multiplier ce chiffre par huit. Et encore, vous êtes encore loin du minimum estimé, de 22 787 civils tués à ce jour.” ” Mais maintenant que Londres a été touchée par le terrorisme, il n’est pas “cool˜ de dire cela”, écrit Dilpazier Aslam. Les Britanniques se demandent : ” Pourquoi nous ?” ” Même interrogation chez les mères irakiennes tandis que les “dommages collatéraux˜ augmentent de jour en jour en Irak”, assène l’auteur.

” NE FAITES PAS DE VAGUES”

” Les deuxième et troisième génération de musulmans -immigrés au Royaume-Uni- n’ont pas l’attitude silencieuse et la retenue de leurs anciens. Nous sommes beaucoup plus impertinents dans nos opinions et on se moque de savoir si elles vont ou non faire des vagues. Les jeunes musulmans britanniques n’en peuvent plus de ces soi-disant “leaders communautaires˜ qui restent silencieux tandis que monte la colère dans les rues. Je suis allé prier dans une mosquée de Leeds récemment pendant le mois de ramadan (...). Il y avait des centaines de gens, beaucoup originaires d’Irak. Pas un mot de l’imam sur Falouja -la ville irakienne qui venait d’être écrasée par l’armée américaine-”.

” Pour l’Aïd, à la fin du ramadan, poursuit Aslam, je suis allé prier à Sheffield. La plupart des gens présents étaient furieux de ce qui se passait en Irak. Là encore, pas un mot de l’imam.” Il faut arrêter cela, conclut Dilpazier Aslam. ” Car l’attitude du “ne faites pas de vagues˜ de nos anciens ne veut pas dire que l’agitation décline, elle signifie au contraire qu’elle montera jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de la contenir.”

Patrice Claude

Continuez !!!

Article lié : Journal de bord de dedefensa.org — 050714, un 14 juillet difficile

Anamorphose

  14/07/2005

Vous, et votre site, êtes INDISPENSABLE, Philippe Grasset ! Continuez ! Et pour ce qui me concerne, le passage à une version partiellement payante du site n’est pas un problème si ça peut aider)...

Qui est le plus barbare ∫

Article lié :

André

  14/07/2005

Extrait du journal Le Monde daté du 15 juillet

” Qui est le plus barbare ? “, écrit un musulman en colère

QUOTIDIEN britannique de centre-gauche, The Guardian a publié mardi 12 et mercredi 13 juillet deux ” commentaires” signés par deux musulmans qui éclairent les raisons de la sourde colère qui monte dans les communautés musulmanes et favorise le recrutement des ” djihadistes” prêts à passer à l’action. Pour les deux auteurs, l’invasion de l’Irak a joué et joue encore un rôle déterminant dans cette colère. Salim Lone, ancien porte-parole de la mission des Nations unies en Irak, est en colère. ” Oui, les terroristes sont barbares”, écrivait-il mardi. ” Mais il ne faudrait pas oublier les crimes contre l’humanité récemment commis à Falouja, Nadjaf, Qaïm, Jénine et dans les villages et les montagnes d’Afghanistan. Qui est le plus barbare ? (...) Pour chaque Occidental tué par des terroristes musulmans depuis la fin de la guerre froide, au moins cent musulmans sont morts dans les guerres et les occupations perpétrées par l’Ouest.”

” Né et élevé dans le Yorkshire”, comme il le souligne lui-même en rappelant que trois des quatre auteurs présumés des attentats de Londres venaient de cette région anglaise, Dilpazier Aslam, journaliste stagiaire au Guardian, rappelait mercredi que 2 749 personnes ont été tuées dans les attaques du 11 septembre 2001. ” Pour découvrir le coût de la “libération˜ des Irakiens, note-t-il, il faut multiplier ce chiffre par huit. Et encore, vous êtes encore loin du minimum estimé, de 22 787 civils tués à ce jour.” ” Mais maintenant que Londres a été touchée par le terrorisme, il n’est pas “cool˜ de dire cela”, écrit Dilpazier Aslam. Les Britanniques se demandent : ” Pourquoi nous ?” ” Même interrogation chez les mères irakiennes tandis que les “dommages collatéraux˜ augmentent de jour en jour en Irak”, assène l’auteur.

” NE FAITES PAS DE VAGUES”

” Les deuxième et troisième génération de musulmans -immigrés au Royaume-Uni- n’ont pas l’attitude silencieuse et la retenue de leurs anciens. Nous sommes beaucoup plus impertinents dans nos opinions et on se moque de savoir si elles vont ou non faire des vagues. Les jeunes musulmans britanniques n’en peuvent plus de ces soi-disant “leaders communautaires˜ qui restent silencieux tandis que monte la colère dans les rues. Je suis allé prier dans une mosquée de Leeds récemment pendant le mois de ramadan (...). Il y avait des centaines de gens, beaucoup originaires d’Irak. Pas un mot de l’imam sur Falouja -la ville irakienne qui venait d’être écrasée par l’armée américaine-”.

” Pour l’Aïd, à la fin du ramadan, poursuit Aslam, je suis allé prier à Sheffield. La plupart des gens présents étaient furieux de ce qui se passait en Irak. Là encore, pas un mot de l’imam.” Il faut arrêter cela, conclut Dilpazier Aslam. ” Car l’attitude du “ne faites pas de vagues˜ de nos anciens ne veut pas dire que l’agitation décline, elle signifie au contraire qu’elle montera jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de la contenir.”

Patrice Claude

En Irak ça va. Non, ça va pas.

Article lié :

louis kuehn

  14/07/2005

Ce texte de l’analyste américain George Friedman est à mon sens très révélateur: l’on y trouve du virtualisme, mais aussi du réalisme. Pourriez-vous en faire un compte-rendu? “L’Irak devient une menace moins dangereuse”, il dit… mais face à quoi? Aux développements en Asie centrale? A la montée chinoise?

L.K.

..
The Mail Memo: A Glimpse into U.S. Strategic Thinking

By George Friedman (Stratfor)

The Mail on Sunday, a British newspaper, recently published a memo that editors claimed had been leaked by a British official. The document, titled “Options for future UK force posture in Iraq” is dated 9 July 2005 and is marked “Secret-UK Eyes Only.” The document was a working paper prepared for the Cabinet. What makes the memo extraordinarily important is that it contains a discussion of a substantial drawdown of British and American troops in Iraq, beginning in early 2006. Given the July 7 bombings in London, the memo has not attracted as much notice as normally would be expected. That is unfortunate because, if genuine, it provides a glimpse into U.S. strategic thinking and indicates a break point in the war.

It is always difficult to know whether documents such as this are genuine. In Britain, a steady trickle of classified documents has been leaked to the press during the past month, all of which appear to have been validated as authentic. That means that the idea of a classified document on this subject being leaked to the press is far from unprecedented. There has been ample time for Prime Minister Tony Blair or his government to deny the story, but they haven’t. Finally, the document coheres with our analysis of the current situation on the ground in Iraq and the thinking in Washington. It makes sense. That’s certainly the most dangerous way to validate a document; nevertheless, with the other indicators, we are comfortable with its authenticity.

The document printed by the Mail contains the following lines:

  * Emerging US plans assume that 14 out of 18 provinces could be handed over to Iraqi control by early 2006, allowing a reduction in overall MNF-I from 176,000 down to 66,000.

  * There is, however, a debate between the Pentagon/Centcom who favour a relatively bold reduction in force numbers, and MNF-I whose approach is more cautious.

  * The next MNF-I review of campaign progress due in late June may help clarify thinking and provide an agreed framework for the way ahead.

According to this document, the strategic view of the United States is that the insurrection in Iraq either never existed or has been brought under control in most of the country. Therefore, security in these areas can be turned over to Iraqis—and, in some cases, already has been turned over. The memo states that the insurrection has not been brought under control in four provinces—obviously, the hard-core Sunni provinces in central Iraq. Given this strategic reality, the MNF-I (Multinational Force-Iraq) could be reduced from 176,000 to 66,000. The implication here is that the reductions would begin in early 2006 and proceed through the year.

The memo also says there is a debate going on between the Pentagon and Central Command on the one side, and the command in Iraq on the other. The Iraq command feels that withdrawal would be premature. They logically want more boots on the ground for a longer period of time, because they are responsible for the reality in Iraq. The Pentagon, CENTCOM and, by implication, the White House, see, from a distance, a more hopeful situation. Therefore, a debate has broken out between the most senior command and the theater command. The report appears to have been written in the spring, as it speaks of a review by MNF-I in June. Certainly, no fundamental shift in the reality has taken place since then, and it would be reasonable to assume that the same intentions hold—and that the command in Iraq still has serious reservations but that the president and secretary of defense probably have a good chance of prevailing.

It has been our view that the White House is not kidding when officials say they are optimistic about the situation in Iraq. What they see is a containment of the insurgency to a relatively small area of Iraq. They also see the guerrillas as split by inducements to the Sunni leadership to join the political process. The White House does not believe it has the situation under control in the four provinces, and the memo is quite frank in saying that Iraqi forces will not be able to take over security there. Nevertheless, the total number of troops needed to attempt to control the insurrection in those provinces is a small subset of the total number of forces deployed right now.

Behind this optimistic forecast, which appears reasonable to us, there lurks a more gloomy reality. The United States simply doesn’t have the troops to maintain this level of commitment. The United States is rotating divisions in on a one-year-on, one-year-off basis. The ranks of the National Guard and reserves—which, by the way, make up an increasingly large proportion of the active force—are particularly thin, as commitments run out and older men and women with families choose not to re-enlist. Another couple of years of this, and the ranks of the regular forces would start emptying out.

Even more serious, the United States does not have the ability to deal with other crises. Within the geopolitical system, Washington reacts to crises. But should another theater of operations open up, the country would not have forces needed to deploy. Washington has acknowledged this by dropping the two-war doctrine, which argues that the United States should be able to fight two Iraq-size wars simultaneously. That doctrine has been fiction for a long time, but this is more than just a Pentagon debate over the obvious. No one would have imagined in the summer of 2001 that U.S. forces would be fighting a war in Afghanistan, and be deployed in Tajikistan or Uzbekistan. The United States fights not only with the army it has, but in the theaters that geopolitics gives it.

The fact is that the United States bit off more than it could chew militarily in Iraq. The administration did not anticipate the length and size of the deployment and took no steps to expand the force. That means that at the current level of commitment, the United States would be wide open elsewhere if a major war were to break out. The problem is not only troops—although that isn’t a trivial problem. The problem is the logistical support system, which has been strained to the limits supporting forces in Iraq. Many of the anecdotal failures, such as the lack of armoring for Hummers, happen in all wars. But the frequency of the problems and the length of time it took to fix them point out the fact that the pipe from the factory to the battlefield in Iraq was not sufficiently robust. Supporting two widely separated, large-scale operations would have been beyond U.S. ability.

That fact is of overriding concern to the United States. U.S. grand strategy assumes that the United States is capable of projecting force into Eurasia, as a deterrent to regional hegemons. At this point, that capability simply doesn’t exist. The United States can sustain operations in Iraq and Afghanistan, and maybe squeeze out a few brigades for operations elsewhere—but that’s all she wrote.

That puts the United States in the most dangerous position it has been in since before World War II. During Korea and Vietnam, the United States was able to deploy a substantial force in Europe as well as capabilities in the continental United States. Iraq, a smaller war than Vietnam, has, along with Afghanistan, essentially absorbed U.S. force projection capability. It cannot deploy a multi-divisional force elsewhere should it be needed. Should the unexpected happen in Asia or Europe, the United States would lack military and therefore diplomatic options.

The reason for this is not solely the Bush administration. The forces created during the 1990s were predicated on assumptions that proved not to be true. It was assumed that operations other than war, or peacekeeping operations, would be the dominant type of action. Multi-divisional, multi-theater operations were not anticipated. The force was shaped to reflect this belief.

The manner in which Bush chose to fight the war against the jihadists involved the invasion of Iraq using a conventional, multi-divisional thrust. The Bush administration took a calculated risk that this concentration of force could deal with the Iraq situation before another theater opened up. So far, the administration has been lucky. Despite having miscalculated the length of time of the war, no other theater except Afghanistan has become active enough to require forces to deploy.

But a lucky gambler should not stay at the table indefinitely. What the Mail memo is saying is that the administration is going to take some chips off the table in 2006—more than 100,000 chips. The importance of the drawdown is that it will allow the force some rest. But it still assumes that there will be no threats in Eurasia that the United States would have to respond to until 2007 at the earliest, and ideally not before 2008. That may be true, but given the history of the second half of the twentieth century, it is pushing the odds.

The strategic analysis about Iraq may well be sound. However, the MNF-I is fighting the drawdowns because it knows how fragile the political situation behind this analysis is. The debate will be framed in terms of the conditions in Iraq. But that is not, in our view, the primary driver behind plans for withdrawal. The driver is this: The United States simply cannot sustain the level of commitment it has made in Iraq without stripping itself of force-projection capabilities.

Given the fact that it is now obvious that the Bush administration is not going to undertake a substantial military buildup, it really has only two choices: Maintain its current posture and hope for the best, or draw down the forces in Iraq and hope for the best. The Iraq command, viewing Iraq, has chosen the first course. The Pentagon, looking at the world, is looking at the second. There are dangers inherent in both, but at this point, Iraq is becoming the lesser threat.

Le pic de Hubbert (avant la vallée de larmes ∫)

Article lié :

Anamorphose

  14/07/2005


En écho aux dernières “Notes de lectures” de Ph. Grasset, intéressant article, sur le site du Grand Soir (http://www.legrandsoir.info/),conscré à l’imminente pénurie de pétrole que nous allons vivre et au choc économico-social, culturel, que nous allons vivre. Occasion sans doute de méditer ce vers de Hölderlin, “Du péril naît ce qui sauve” : peut-être ce méga-choc pétrolier sera-t-il l’occasion d’inventer un monde un peu moins con que celui que nous connaissons aujourd’hui…

“Le pétrole n’est pas un problème. Le pétrole est LE problème, par oleocene.org.

12 juillet 2005

Si des astronomes annonçaient qu’un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s’écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l’assemblée générale de l’ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d’expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit…. Vous trouvez ça logique ?

oleocene.org, 26 août 2004.

Tout le monde dit qu’il y a encore assez de réserves pour 40 ou 50 ans. Qu’en est-il en réalité ?

La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose. Pour de nombreux économistes, il n’y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr, des prix élevés sont mauvais pour l’économie, mais ils permettront d’exploiter des gisements qui ne sont pas rentables pour l’instant et ils stimuleront la recherche dans des sources d’énergie alternative. Certains pensent même que les ressources sont virtuellement illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves plus rapidement que les dépenses. Ces économistes sont si nombreux qu’on leur a même donné un nom : on les appelle les “économistes de la Terre plate”. Pour ces personnes, la loi du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que l’énergie à la même valeur que les différentes matières premières, alors quelle est en fait la condition nécessaire à l’obtention d’autres ressources (y compris l’énergie elle même). Ils pensent que l’économie “crée des richesses”, alors qu’elle ne fait que transformer les matières premières et que, sans énergie, il n’y a tout simplement plus d’économie.

Quand des économistes discourent à la télé et qu’entre deux sujets (le chômage, le prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l’économie les prix du pétrôle, ils ont tout faux. Le pétrole n’est pas un problème.

Le pétrole est LE problème.

(...)

Et puis… Il y a les autres. Il y a les géologues, bien sûr, mais également les techniciens qui exploitent les champs pétrolifères, les mains dans le cambouis. Ils ont une vision très différente de la vision rose bonbon que je viens de vous présenter.

1. Le Pic de Hubbert

Tout d’abord, soulignons que la prévision classique “il reste assez de pétrole pour tant d’années” est faite en supposant que la consommation reste constante. Malheureusement, c’est très loin d’être le cas. Ces dernières années, de nouveaux très gros consommateurs (la chine et l’inde pour l’essentiel) sont apparus sur le marché et consomment autant qu’ils le peuvent. Ceci étant dit, poursuivons.

Comme toutes les ressources finies, la production de pétrole a commencé et finira à zéro. Entre ces deux extrêmes, la production passe nécessairement par un maximum. On appelle ce maximum le “pic de Hubbert”, du nom du géologue qui l’a calculé le premier. Il se produit approximativement quand la moitié du pétrole disponible a été extraite, et tout laisse à penser que ce pic est imminent.

En 1956, le géologue King Hubbert a prédit que la production de pétrole aux USA atteindrait son maximum aux alentours de 1970 avant de commencer à décroître. Evidemment, tout le monde l’a ridiculisé. Et pourtant, il avait raison et, depuis 1971, la production de brut aux USA ne cesse de baisser. Bien sûr, ce phénomène n’est pas propre à ce pays mais commun à toutes les régions productrices. Seule la date diffère. A l’heure actuelle, la plupart des pays ont atteint ou dépassé leur pic de production. Les seuls pays ne l’ayant pas encore atteint sont au moyen-orient.

Maintenant il est évident que, si l’on considère la production mondiale dans son ensemble, le même phénomène doit se produire. Selon le site de l’ASPO, la date la plus probable est 2008… C’est plutôt proche, non ?

A ce point de notre raisonnement, quelques remarques s’imposent :

- Le gouvernement Américain actuel rassemble beaucoup de membres de l’industrie pétrolière. Il est très probable que leur invasion de l’Irak ait été planifiée en prévision du “peak oil”.

- Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumineux, on a besoin d’énergie (pompes, etc), et donc de pétrole. En d’autres termes, il arrive un moment où l’extraction n’est plus rentable, et ceci quel que soit le prix du marché. S’il faut brûler un baril pour en récupérer un, on ne le fera pas, même à 10 000 $ le baril. C’est un concept que les économistes de le Terre plate ont beaucoup de mal à comprendre… De nombreuses réserves d’hydrocarbures fossiles sont donc “hors de portée” et ne seront jamais utilisées sauf, peut être, comme source de matières premières. (...)

2. Les conséquences

Quelles seront les conséquences ? Immenses. Une fois le pic atteint, la production ne peut que chuter, ce qui signifie une explosion des prix. Actuellement, on a une crise pétrolière si la production est inférieure même d’un demi pour cent à la demande, mais cette crise sera bien plus sévère ! Bien sûr, il restera encore du pétrole pour quelques années, mais il sera cher. Très cher. Et les prix ne feront que monter…

Plus concrètement, l’explosion des prix du brut signifie, entre autre joyeusetés :

- La fin de la globalisation

Plus personne n’ira faire fabriquer des T-shirts à 10 centimes la douzaine à l’autre bout du monde si le prix du pétrole atteint des sommets. Evidemment, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car ces emplois pourraient retourner chez nous. Toutefois, cela signifie également un bouleversement immense de l’économie qui aura le plus grand mal à s’adapter. Cela signifie aussi que nombre de produits redeviendront, comme autrefois, des produits de luxe (par exemple, les bananes et le cacao pour les européens).

- La fin de l’industrie aéronautique

Cette industrie est extrêmement sensible au prix du pétrole. Dans un premier temps ils pourront survivre en augmentant leurs tarifs mais, passé un certain niveau, l’inévitable envolée du brut signera leur perte. Au tout début le l’aviation, le passage d’un avion poussait les foules, éberluées, à interrompre leurs occupations et à pousser des cris de joie tandis qu’ils désignaient de leur doigt l’appareil à leurs voisins. Ils se pourrait bien que, dans un futur proche, un phénomène similaire se produise à nouveau.

Regarde ! Ca alors, un avion ! Ca doit bien faire dix ans que j’en ai pas vu un !

- La fin du tourisme international

Si vous voulez un jour faire le tour du monde, il vaut peut être mieux partir maintenant. Par ailleurs, faut-il vraiment que je vous rappelle que l’industrie touristique est une des premières industries mondiales et une source importante de devises ?

- D’immenses bouleversements dans notre mode de vie

Certains aspects de notre mode de vie devont être révisés entièrement. Un exemple parmi d’autres est celui des grandes mégalopoles qui ont été bâties après la découverte du pétrole. Elles ont été conçues en intégrant l’automobile depuis le début et deviendront en grande partie inhabitables.

- La fin de la croissance

La croissance, ce n’est pas uniquement plus de biens produits, c’est également plus de matières premières et plus d’énergie consommées. Une diminution de la production globale de pétrole n’a qu’une seule issue : la décroissance, que cela nous plaise ou pas.

- Un crash boursier global

La bourse dépend entièrement de la croissance et les investisseurs viennent pour gagner de l’argent, pas pour en perdre. Peu de temps après le crash, la bourse fermera, “provisoirement” bien sûr, juste le temps que le marché se rétablisse. Il ne se rétablira pas.

- Un crash du dollar

C’est un point presque anecdotique par rapport à la situation qui affectera toute la planète (même si cet évènement pourrait bien être le premier à se manifester, voire même le déclencheur) mais il mérite d’être souligné. Pour résumer, les USA ont réussi depuis la dernière guerre mondiale à imposer le Dollar comme monaie d’échange pour le pétrole. En conséquence, tous les pays souhaitant en importer doivent emprunter des Dollars, soutenant ainsi de façon artificielle cette devise. Dans la pratique, cela signifie que les USA peuvent ainsi se permettre un déficit commercial considérable sans conséquence immédiate. En contrepartie, si ce système s’arrête, ils seront les tous premiers à en souffrir.

- Et évidemment, un chômage explosif, des émeutes, etc, etc.

Enfin, ce n’est pas tout. La fameuse “révolution verte” a été rendue possible par le pétrole. Le pétrole sert à fabriquer les engrais et les insecticides indispensables à l’agriculture moderne. Sans lui, les rendements s’effondrent. Conclusion : la population actuelle (plus de 6 milliards) ne pourra plus être nourrie en entier. Il est fort possible que plusieurs milliards d’humains meurent de faim dans un futur proche… (...)

Si vous voulez un aperçu de ce qui risque de nous arriver, vous n’avez qu’à regarder la situation en Corée du nord pour voir ce qui se passe quand il n’y a plus d’engrais ni d’essence pour les machines agricoles. Heureusement, tout n’est pas encore perdu puisque un peu d’aide humanitaire parvient encore à ce pays.

Grâce au pétrole.

3. En conclusion

Sachant :

- Que les derniers champs géants de pétrole ont été découverts dans les années 1960

- Que les champs géants d’Arabie Saoudite sont vieux de 60 ans, et devraient bientôt commencer à décliner

- Que les réserves des pays membres de l’OPEC ont été artificiellement gonflées dans les années 1980 suite à la “guerre des quotas” qui favorisait les pays possédant les plus grandes réserves, et que les réserves véritables sont donc inférieures à celles officiellement annoncées

- Qu’il faut trouver le pétrole avant de le consommer et que, depuis 1980, la consommation dépasse les réserves découvertes (nous dépensons actuellement quatre barils de pétrole pour chaque baril découvert)

- Que la fusion nucléaire ne sera pas maîtrisée avant une cinquantaine d’années au moins et que la fameuse “fusion froide” reste très hypothétique

- Que le gaz naturel commence déjà à manquer en Amérique du nord

- Que la plupart des énergies alternatives sont, en partie, rendues viables grâce à l’existence d’un pétrole bon marché (par exemple, il faut beaucoup d’énergie pour extraire le charbon et acheminer le minerai)

- Que le prix actuel du baril de brut est aux alentours de 43 $...

Je pense qu’il est temps de s’inquiéter sérieusement. Après tout, la crise de 1929 et les deux derniers chocs pétroliers n’étaient pas des évènements particulièrement joyeux. Il y a naturellement quelques optimistes qui prétendent que la situation est totalement différente, et que nous n’avons rien à craindre avant une quinzaine d’années supplémentaires (ce qui nous amène aux alentours de 2023). Je ne sais pas ce que vous en pensez mais, si la seule différence entre les pessimistes (ou plutôt les réalistes) et les optimistes est une misérable quinzaine d’années, c’est plutôt inquiétant.

Pour ceux qui seraient encore sceptiques, rappelez-vous les grèves des routiers (et des pêcheurs, mais on en a moins parlé et ils étaient plus faciles à ignorer). Le pays a été paralysé parce que le prix (hors taxes !) du pétrole était trop élevé. On parle ici de centimes. Imaginez ce qu’un prix à la pompe doublé, triplé, voire plus, engendrera ! Il suffit de moins d’une semaine pour que les produits frais commencent à manquer en magasin. Notez également que pendant la dernière grève des routiers en Grande Bretagne, les opérations chirurgicales non urgentes ont été annulées…

Au risque de vous surprendre, le pic de Hubbert a déjà eu des conséquences. Le pic global ne s’est, à priori, pas encore manifesté, mais les pics locaux qu’ont connus les pays producteurs ont eu au moins deux conséquences très intéressantes :

- Les USA ont connu leur pic de production en 1970. A peine trois ans plus tard, en 1973, les pays de l’OPEC se sentaient suffisament en position de force pour relever leurs tarifs, conduisant ainsi au premier choc pétrolier. Bien sûr, cette crise était politique. Néanmoins, elle ne se serait jamais produite si la géologie n’avait pas déjà limité la production des USA. De ce point de vue, cette crise était une répétition de ce qui nous attend. (La production hors du moyen-orient s’épuise plus vite, de sorte que, dans le futur, la production se concentrera de plus en plus dans cette région)

- L’ancienne URSS a connu son pic de production en 1987. Quatre ans plus tard, elle s’effondrait complètement. Bien sûr, on peut toujours dire que le communisme était inadapté et a fini par capituler devant le capitalisme triomphant. C’est peut être le cas, mais ce système a quand même tenu soixante-dix ans avant de s’en apercevoir.

Une dernière remarque pour finir. Les biocarburants ne sont pas non plus la panacée. Ces plantes ont aussi besoin d’engrais et de pesticides, et il faut donc du pétrole pour avoir un rendement suffisant. En outre, si l’on voulait faire rouler toutes les voitures au carburant vert, il faudrait une surface cultivable [1] supérieure à celle dévolue actuellement aux cultures agricoles [2] !
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[1] Une possibilité alternative serait de cultiver ces plantes directement dans l’océan. Il y avait un article sur le sujet sur Slashdot.

[2] Et ce problème n’est pas nouveau. À l’age d’or du cheval, en Angleterre, vers 1900, une part considérable de la production agricole était destinéee aux chevaux. Que l’on voyage en voiture ou en cheval, la problématique énergétique est la même : Si on veut de l’énergie pour se déplacer, il en reste moins pour se nourrir. Le pétrole a permis pendant des decennies de faire les deux, mais il faudra bientôt choisir.

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La liberte d'expression a disparu aux USA

Article lié :

Steven Rix

  12/07/2005

Un militaire americain a ete emprisonne pour avoir donne son opinion sur la guerre en Irak.

http://leonardclark.com/blog/

Article lié : Le rôle de notre mort: l’autruche qui chantait le Progrès

Damien

  12/07/2005

Excellent article sur le rôle de notre mort, ou l’autruche qui chantait le progrès.
Mais mon intuition est que l’on risque de montrer l’Europe comme victime, ce qu’elle est, mais pas seulement. Elle fait aussi preuve de grande faiblesse, ce qui est compréhensible lorsque l’on est faible victime, mais de lâcheté aussi, ce qui l’est moins. Sa grande faute est d’avoir oublié et rejeté son héritage religieux et de ne plus bien savoir comment l’invoquer maintenant. On est donc vulnérable à toutes sortes de manipulation par le politique du besoin qu’ont les gens de croire et de viser pour leur vies des fins plus hautes. Que les gens aient des inquiétudes spirituelles, disait St. Exupéry. Au lieu de renaître à elle-même, la France et l’Europe risqueraient vraiment de s’abandonner à une sirène d’homme politique un peu habile et qui aurait compris tout le profit qu’il peut tirer du sens religieux. Les évêques ne semble pas bien préparés, tout discour un peu ‘intégral’, un peu intellectuellement courageux reste terriblement proscrit par et pour nos fragiles psychologies.
Damien.

Les Etats-Unis, à bout de souffle in Irak, s'en prendent aux Nord-Coréens...

Article lié :

louis kuehn

  12/07/2005

THE GUARDIAN, LE 12 JUILLET

U.S. Urges N. Korea to Abandon Atomic Arms

Tuesday July 12, 2005 2:46 PM

AP Photo XAHN102

By BURT HERMAN

Associated Press Writer

SEOUL, South Korea (AP) - The United States urged North Korea on Tuesday to abandon its atomic weapons program as South Korea revealed it had offered the impoverished North massive energy aid to lure it back to nuclear disarmament talks after more than a year of deadlock.

Secretary of State Condoleezza Rice, who arrived Tuesday in Seoul for talks on the North Korea nuclear issue, said the United States wants to make the disarmament talks set to resume later this month a success.

``What we really need is a strategic decision on the part of the North that they are indeed ready to give up their nuclear weapons program,’’ Rice told reporters in Japan before she arrived in Seoul. ``Without that, these talks cannot be successful.’‘

Also Tuesday, a Chinese special envoy visited North Korea to urge it to work toward a deal in the new round of disarmament talks.

After a meeting with the top U.S. nuclear envoy in Beijing, North Korea said Saturday it would return to the nuclear talks during the week of July 25. The six-party negotiations - which include China, Japan, Russia, the two Koreas and the United States - last convened in June 2004.

In Seoul, Unification Minister Chung Dong-young said South Korea would provide electricity to the North if it agrees to give up nuclear weapons at the revived arms talks.

South Korean officials had previously refused to give details of the aid proposal which Chung made directly to North Korean leader Kim Jong Il at a meeting last month. The offer apparently convinced the North to end its boycott of the nuclear negotiations.

Chung said the South would provide electricity the North had been set to receive from proliferation-proof nuclear reactors that were to be built under a 1994 deal between Washington and North Korea.

``Our proposal to directly supply energy is to provide the power to replace the North’s nuclear energy, which is a key component of the nuclear issue,’’ Chung told a news conference.

That project has stalled and other energy aid also has been halted to the North since the latest nuclear crisis broke out in late 2002, after U.S. officials accused the North of running a secret uranium enrichment program. Enriched uranium can be used for nuclear energy but also for nuclear weapons.

The new 2 million kilowatts of electricity could be delivered by 2008 after infrastructure is built, Chung said. The earlier $4.6 billion reactor project would be scrapped, he said.

Chung said the North has not directly responded to the plan, which has also been presented to U.S. officials.

``We are going to keep on consulting with the North sincerely about the practicality and usefulness’’ of this proposal, he said.

Chung also echoed Rice’s calls for the arms talks to lead to a resolution of the nuclear crisis.

South Korea also pledged Tuesday to give 500,000 tons of rice to North Korea in aid separate from the nuclear issue. That agreement - reached after all-night bilateral economic talks - would be Seoul’s largest food shipment in five years to the North.

Meanwhile, senior North Korean officials told a visiting columnist from The New York Times that one of two nuclear reactors the North resumed building this year - which could potentially generate more weapons-grade plutonium - could be completed this year or next.

``To defend our sovereignty and our system ... we cannot but increase our number of nuclear weapons as a deterrent force,’’ Nicholas D. Kristof quoted North Korean Gen. Li Chan Bok as saying.

If the United States mounts a military strike to destroy the reactors, Li said it would be ``all-out war’’ and did not rule out the use of nuclear weapons, Kristof reported.

At the close Tuesday of inter-Korean economic talks at which the rice aid was negotiated, the two sides agreed the South would give the North raw materials to help it produce clothes, shoes and soap for use by its impoverished population. In return, the South will be given investment rights in North Korean mining operations.

The North and South also agreed to conduct a pilot run in October of reconnected railroad links across their heavily armed border and hold an opening ceremony for restored roads. The two Koreas also will open an economic cooperation office at a joint industrial zone just north of their border.

le virtualisme atteint ses sommets

Article lié :

louis kuehn

  11/07/2005

Le “journal géopolitique” de Strategic Forecasting (http://www.stratfor.com) nous dit que -voilà- les attaques de Londres n’ont pas eu, finalement, beaucoup d’impact sur le monde.

Louis


Geopolitical Diary: Monday, July 11, 2005

The remarkable thing about the July 7 terrorist attack in London is how unremarkable it was. For those hundreds wounded or the families of those killed, it was a catastrophic, life-changing event—yet at the cold and indifferent level of geopolitics, the attack affected the system little. The Sept. 11 strikes turned the United States and the international system on its head. The Madrid bombing changed the face of Spanish politics and had some limited effect on the coalition the United States had created to fight the war in Iraq. The bombings in London had none of these effects. Even the seismograph of day-to-day geopolitical events—the international financial markets—remained remarkably unfazed. Indeed, the markets seemed more interested in the course of a hurricane in the Gulf of Mexico, as that might have a material effect on oil prices.

Part of the answer for this has to do with nothing more nor less than the casualty count. The death toll remains unclear, but it will not be more than 100. There appears to be a bit of a quantitative scale being used in evaluating attacks of this sort. In a cold-blooded way, this is reasonable. The question that has been on the table since 9/11 has been whether that was the beginning of a campaign of increasingly effective attacks. Much of the response in the United States and elsewhere was based on two expectations: First, that the tempo of al Qaeda attacks would increase, and second, that their effectiveness would rise.

Neither has happened. The tempo of attacks outside the Muslim world has remained steady—about one attack every 18 months remains the pattern. This was similar to al Qaeda’s tempo of attacks prior to Sept. 11. Attacks within the Muslim world have definitely increased, but an attack in Iraq or Turkey or Pakistan does not have the same political effect—inside or outside the Muslim world—as an attack in a Western country. The constraint on al Qaeda appears to be its difficulty in coordinating attacks outside its home region (perhaps as a result of intelligence-sharing and interdictions around the world), coupled with the need to maintain a small cadre of personnel in the operation for security reasons. They can’t expand into the hundreds needed for a higher tempo of operations.

Second, the ferocity of the attacks has declined. The fear after 9/11 was that the World Trade Center attacks would be the baseline, and that follow-on attacks would be more extreme. The opposite has happened. It is as though al Qaeda has used up its A Team in planning and executing 9/11 and is now reaching farther down into the system. The evolution of al Qaeda that is being spoken about increases the network’s ability to survive; it does not make it more effective.

Another aspect was operational security. We reported that there were rumors that Israeli intelligence had warned the British one or more days before the attacks. Among the sources for these claims were Israeli media, including military radio, which were reporting them hours after the attack. Further inquiries confirmed that this was a widely held belief both in Israel and among U.S. intelligence personnel—some who claimed that the United States had told the British. The British immediately denied that any warning had been given, and the Israelis then denied it too.

The interesting thing about this was the response from the public. Some said the report was proof that Israel had planned the bombing. Others said that we were (no kidding) anti-Semitic for making it appear that Israel was behind the bombing. It is amazing that the wackos on both sides have now converged into a single world view.

The fact that the Israelis warned the British—if indeed they did—would be proof that Israeli intelligence has penetrated al Qaeda and that it is sharing intelligence. If the story is true—and the way it got to us, from multiple directions, gives us the feeling that it is true—the important information is that al Qaeda’s vaunted operational security has been penetrated.

If the warning was actually given, and the British ignored it, it could have been for very good reasons. One would be that it was not specific enough. The warning simply might have said that an attack somewhere was coming, because that is all that the Israelis picked up. It could have been that the Israelis are transferring continual warnings to everyone, as they pick them up—and most having been false alarms, this was ignored too. There is also the unlikely possibility that Britain, not wanting to disrupt the G-8 summit being hosted in Scotland, did not want to issue a warning that could abort the meeting. Any and all are possible, though again, with varying degrees of likelihood.

But amid all this, one thing seems certain. Al Qaeda cannot increase its operational tempo. The effectiveness of its attacks is declining. The political impact of the attacks is declining. And there are hints that al Qaeda’s security might not be as iron-clad as it once was.