Une rubrique qui s'attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l'actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d'un commentaire de présentation ou/et d'appréciation.

Un an de Trump ?    21/01/2018

• Il y a un an, comme nul n’en ignore, qu’une chose d’un autre monde nous est arrivée pour s’installer sans la moindre vergogne ni la plus petite gêne au centre du monde, à la Maison-Blanche. • La campagne présidentielle de Donald J. Trump, dit The-Donald, avait été épique ; sa première année comme président des États-Unis d’Amérique ne l’est pas moins. • Cet homme chaotique, cet homme-chaos, remplit absolument la fonction naturelle que le Ciel lui a assignée : semer la seule chose qu’il est capable de faire, là où il se trouve, qui est le chaos, ou chaos-nouveau si l’on accepte notre terminologie du désordre mondial. • D’ores et déjà qu’importe le sort de Trump car n’est pas, ce n’est plus Trump qui est en cause, mais l’usage que des forces puissantes, échappant à la raison humaine, font de lui : un “cocktail-Molotov humain” lancé sur Washington D.C., comme disait Michal Moore. • Aujourd’hui, tout le monde commence à comprendre : l’enjeu, ce n’est plus Trump ni ses adversaires aussi fous que lui, c’est tout simplement l’effondrement du pouvoir de l’américanisme.

Oprah-2020, the show must go on    09/01/2018

• Surprise, surprise... On ne parle plus, actuellement à “D.C.-la-folle” aussi bien qu’à New York et à Hollywood que de l’élection présidentielle de 2020, comme si la présidence Trump était à son terme. • Cet intéressant prolongement, qui raccourcit le temps politique jusqu’à le réduire à pas grand’chose, a éclaté avant-hier avec le discours de la vedette de la TV US et milliardaire Oprah Winfrey, grande amie des Obama et Africaine-Américaine, activiste féministe, belliciste à la mode-neocon, – bref, un rêve pour tout progressiste-sociétal de constitution intellectuelle moyenne. • Ce surgissement de Winfrey aussitôt déclarée candidate et favorite pour 2020, est l’effet direct du scandale-Weinstein et une sorte de réponse progressiste-sociétale à l’élection de Trump. • Bien évidemment, nous ne sommes pas encore en 2020 et bien des choses peuvent se produire d’ici là, mais on peut déjà noter deux choses. • La première est le déclassement complet du personnel politique pour la fonction présidentielle ; la seconde est la confirmation que la crise générale US est plus que jamais en mode-turbo.

Debord à Hollywood    04/01/2018

• Un débat continuel, encore illustré par un article du Saker-US repris sur ce site, est celui des spécificités étranges de la psychologie américaniste, notamment par rapport à la guerre et en général par rapport à la situation politique mondiale. • Nous reprenons ce thème pour rappeler les origines de la phase actuelle-extrême du développement de cette psychologie, à partir de la situation des USA par rapport à la Deuxième Guerre mondiale et dans la Deuxième Guerre mondiale. • Pour cela, nous citons un extrait de La Grâce de l’Histoire Tome-I, sur le développement de la communication comme aspect fondamental des USA (de la modernité). • L’extrait nous ramène à la Deuxième Guerre mondiale, présentée comme le « premier film dans lequel chaque Américain pouvait avoir un rôle », grâce à des artifices de communication et la duplicité des directions politiques qui permit la plus grande victoire stratégique des USA : « La transmutation de la Deuxième Guerre, en Europe, en victoire américaine et américaniste... » • La phase actuelle-extrême de leur folie est née là ...

Terreur de Jacques Derrida    31/12/2017

• Implicite derrière les évènements crisiques progressistes-sociétaux en cours, particulièrement aux USA, on distingue l’ombre des “déconstructurateurs” (selon un terme que nous forgeons nous-mêmes pour désigner les philosophes “déconstructeurs”). • Il s’agit, d’une façon très puissante, toujours aux USA, de l’“opérationnalisation” d’une pensée philosophique sans doute sans précédent par ses effets sur les évènements profonds. • Nous reprenons à un F&C d’avril 2015 qui s’attachait à un document original (DVD sur l’internet), une “confession” extraordinaire de 2002 du philosophe “déconstructurateur” Jacques Derrida sur son processus de réflexion et de création. • Derrida, philosophe de la déconstruction, fait partie du mouvement dit-French Theory qui eut effectivement une très grande influence aux USA dans les années 1970. • Nous développons l’idée que cette influence, directement liée au Système, a imprégné les psychologies de l'amùéricanisme , conduisant jusqu’à la polarisation actuelle des progressistes-sociétaux et au “tourbillon crisique” où sont emportés les USA.

L’entropisation de l’entropie postmoderne    30/12/2017

• Il est extrêmement difficile de décrire en termes rationnels et éclairants pour la raison courante une situation générale faite d’évènements extraordinaires et insaisissables à la fois. • Une bonne partie de nos contemporains se contentent d’ignorer l’existence de la chose, en s’affirmant à eux-mêmes que tout va bien et que, après tout, “demain est un autre jour”. • Ce n’est pas notre cas ni celui de James Howard Kunstler, dans un nouvel article où il rapporte la perception qu’il a de la situation des USA (le Système), dont la crise ne cesse de se creuser et d’accélérer. • Kunstler décrit ce que nous désignons nous-même sous l’expression de progressisme-sociétal, qui constitue un amoncellement d’évènements dont il est en général difficile de saisir le sens et l’ambition, mais dont l’effet devrait être d’achever l’œuvre de destruction par déconstruction des USA commencée par la première phase de la période, l’“hégémonie-chaotique” entreprise par GW Bush et sa bande et d’ailleurs poursuivie avec brio par Obama en même temps qu’il lançait la mécanique du progressisme-sociétal. 

Angelina Jolie comme SecGen de l’OTAN ?    21/12/2017

• Nous développons une hypothèse fascinante : une proximité allant jusqu’à la complexité active, sinon la fusion, entre l’OTAN et le mouvement LGTBQ dans sa partie la plus activiste, qui est le féminisme. • Ce n’est pas un fantasme mais simplement l’effet de la parution d’un article co-signé Angelica Jolie et Jens Stoltenberg, qui souhaite que l’OTAN fasse de la défense des “droits des femmes” sa principale mission, et envisagent s’il le faut, pour la cause, quelques “belles petites guerres” bien tournées. • Ainsi s’agit-il de LGTBQ, de féminisme, mais aussi et surtout de Hollywood, où Angelina Jolie a sa place, – d’où l’idée farfelue (est-ce bien sûr ?) d’en faire une “SecGen” lorsque Stoltenberg aura terminé son 2ème mandat et qu’elle sera devenue “citoyenne du monde”. • C’est l’effet paradoxal du “tourbillon sexuel” né du scandale Weinstein : la puissance de l’“usine à rêves”, nullement réduite pour la cause, s’est démesurément grandie de la puissance du féminisme dans la communication pour en faire naître une hypothèse politique absolument farfelue, et absolument pas impensable dans une telle époque. • Le désordre poursuit son œuvre et le système cherche désespérément le plus sûr moyen de s’effondrer.

La CIA ? Faisons un rêve...    10/12/2017

• Lancée par deux personnages très typiques de la situation américaniste, Erik Prince et Oliver North, l’idée d’une “‘CIA privée’ pour contourner la CIA” a fait des vagues. • La Maison-Blanche a réagi d’une façon ambiguë, confirmant au moins qu’un tel document avait été envoyé. • L’occasion faisant le larron, on reparle à nouveau de la CIA, de son rôle politique (“bras armé du DeepState” pour tenir Trump ou pas ?) mais aussi de son efficacité réelle. • Un ancien officier de la CIA, qui a continué après son départ à évoluer dans l’univers du renseignement, publie un article qui à la fois condamne le projet Prince-North et analyse avec férocité l’inefficacité fondamentale de la CIA actuelle. • Robert David Steele, personnage haut en couleur qui ne déteste pas une touche de “complotisme“ ici ou là, est surtout un fervent partisan de renseignement en “sources ouvertes” (OSINT). • Il juge que l’obsession du secret et des informations classified de la CIA sont la cause à la fois de son travail de subversion et de son inefficacité. • Pour Steele, l’OSINT est à notre époque la panacée du renseignement, grâce aux formidables canaux de communication “ouverts”. • Jugement à considérer avec la plus grande bienveillance selon nous...

Trump, “idiot utile”    03/12/2017

• Plus personne ne prend de gants : dans les institutions les plus prestigieuses de la presseSystème, les voix les plus autorisées, etc., on clame tout haut que le président Trump est simplement “un idiot” totalement inapte à assurer la fonction qu’il occupe. • En d’autres mots, cela signifie qu’il est temps d’enfiler les perles complotistes et constitutionnelles du processus menant à la destitution. • Certains sont persuadés que l’inculpation du Général Flynn ouvre cette voie... On verra. • En attendant, il faut bien apprécier cette situation où Trump, quels que soient son comportement et ses emportements, est très, très loin d’être le seul en cause dans cette tragédie-bouffe. • S’il partait demain, dès son départ et à cause de son départ, la situation de désordre s’amplifierait exponentiellement aux USA, en partant de “D.C.-la-folle” plus folle que jamais. • Trump est comme un paratonnerre qui attire à lui toutes les passions de haine et de fureur : lui parti, ses passions se déchaîneront dans tous les sens. • S’il est un “idiot”, Trump est un “idiot utile” : il a mis dans le Système le virus mortel du désordre.

Kim et “D.C.-la-folle”    30/11/2017

• On connaît le Nord-Coréen Kim et ses fureurs diverses, nucléaires, missilières (lancement de missiles), qui ont pour don, à chaque nouvel épisode, de mettre “D.C.-la-folle” (et toute notre postmodernité-tardive) dans un nouvel épisode de transe où jaillissent des pensées profondes sur la sauvegarde du monde. • “D.C.-la-folle”, en ces matières (“liberté et sauvegarde du monde”) est tellement bien à sa place pour nous en faire de la pédagogie par tonnes : il y en a, parmi nos commentateurs-Système, pour les prendre au sérieux. • Mais voilà ! Le tir de Kim tombe au beau milieu d’un débat qu’ignore superbement l’essentiel de la presseSystème qui prétend nous informer si hautement pour que nous restions tous citoyens libres. • Ce débat, engagé au pire des propos (débordements de Trump, haine anti-Trump) porte sur une matière d’une sérieuse et immense importance : l’identification du pouvoir qui, à “D.C.-la-folle”, est chargé de la décision suprême, jusqu’à la décision d’emploi du nucléaire. • Normalement, c’est le président, mais lorsqu’on voit le comportement de ce président-là certains jugent qu’il faut changer cette structure de contrôle et de décision, et très vite. • ...Et là-dessus, Kim tire son missile.

La mobilisation n’est pas (tout à fait) la guerre    24/11/2017

• Après une rencontre avec les Turcs et les Iraniens, conférence de Poutine à Sotchi au milieu de ses principaux collaborateurs des forces militaro-industrielles, pour tirer les enseignements de l’exercice Zapad-2017 de septembre dernier. • Ce que Poutine demande à tous, c’est d’envisager des plans d’application immédiat de la militarisation de l’économie et de l’industrie en cas de grand conflit conventionnel où la Russie serait évidemment impliquée. • Zapad-2017 n’est certainement pas la seule cause d’une telle décision de Poutine : bien des mesures, des attitudes incohérentes, des déclarations irresponsables, du côté des militaires et de la direction politique US, ne cessent d’alerter le pouvoir russe. • Cette réunion est une étape supplémentaire, un pas de plus dans une montée générale de la tension, directement avec la Russie et les USA (OTAN) face-à-face, depuis le début 2014 d’une façon extrêmement fiévreuse. • On est incrédule devant une telle succession d’actes de préparation à la belligérance alors que le comportement US, avec un pouvoir éclaté qui ne contrôle plus grand’chose de ses propres actes, ne cesse d’attiser l’incendie dont il ignore l’objectif et la nécessité.

Nucléaire : l’impasse Trump    17/11/2017

• Il y a plusieurs semaines s’est ouvert à Wahington D.C. devenue “D.C.-la-folle” un débat constitutionnel extraordinaire, initié notamment par quelques sénateurs : faut-il laisser au président Trump (c’est-à-dire au président des USA en général) le pouvoir de déclencher un tir d’armes nucléaires ? • Les sénateurs de la commission des relations internationales ont tenu une audition sur cette question lundi dernier. • Ils ont entendu un général qui a commandé les forces stratégiques nucléaires US leur dire qu’il avait été prêt pendant son commandement à refuser un ordre présidentiel de tir s’il avait jugé de lui-même avec ses conseillers juridiques l’ordre “illégal”. • Le débat engagé est à la fois dangereux et surréaliste, comme l’amorce d’un paroxysme de plus, de plus en plus fort, de la crise du pouvoir de l’américanisme. • Ce débat est dangereux parce qu’il met à nu l’extraordinaire confusion qui règne concernant l’autorité sur l’emploi du nucléaire. • Ce débat est surréaliste parce qu’il fait de facto du pouvoir politique suprême un objet de contestation ouvert à toutes les surenchères. • Dans les deux cas, le processus de déstructuration-dissolution se poursuit.

Peut-on “déclassifier” l’“Indicible”  ?    04/11/2017

• La “déclassification” par la CIA et le FBI d’un certain nombre de documents jusqu’ici gardés secrets sur l’assassinat de Kennedy en novembre 1963 à Dallas, au Texas, ont fait quelque effet, mais assez peu finalement à côté de la décision de Trump de différer pour six mois (en principe, – il faudra voir) la déclassification de plusieurs centaines d’entre eux. • Trump a cédé aux pressions de la CIA et du FBI. • Un journaliste s’exclame : la plus grande révélation de cette déclassification, c’est que la CIA et le FBI se battent désespérément pour garder secrets des documents spécifiques sur un événement vieux d’un demi-siècle et qui est officiellement tenu pour complètement réglé depuis 1965 et la conclusion du rapport Warren. • L’ancien analyste de la CIA Ray McGovern s’estime ainsi justifié de tous les doutes qu’il entretient vis-à-vis de l’assassinat. • Il cite, comme meilleur document indépendant disponible au coeur d'une immense bibliographie, le livre JFK et l’Indicible de l’historien James Douglass, publié en 2008 aux USA et 2013 en France. • A cette occasion, nous reprenons un texte que nous avions publié pour le 50ème anniversaire de l’assassinat, précisément à propos du livre de Douglass.

Anatomie de l’effondrement en cours    19/10/2017

• Ce texte date d’il y a sept ans, le 9 août 2010 : si nous le reprenons, c’est parce qu’il présente pour la première fois l’idée détaillée que l’attente et la prospective à propos de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES) sont inutiles car cette crise a d’ores et déjà commencé. • PhG dans le Journal.dde-crisis de ce jour, 19 àctobre 2017, explique longuement les raisons du choix de rééditer ce texte. • Parmi divers événements d’époque qui n’ont plus d’échos, d’autres ont une surprenante actualité : par exemple cette “tentation”, existant en 2010, d’attaquer l’Iran, se retrouve aujourd’hui en très bonne forme. • D’autre part, PhG explique également combien le lien entre 2010 avec la crise des USA d’alors et la crise des USA d’aujourd’hui depuis 2015 et les présidetielles (“D.C.-la-folle”) est d’une grande force : le texte se place « peu avant le début du “printemps arabe” (décembre 2010), enchaînant sur [les crises Syrie, Ukraine, etc.] tentant de contenir [...] la perception de la progression de la crise de l’effondrement US et du Système. Cette tentative de déflection a pris fin d’une façon sensationnelle [...] par le biais de la crise [...] complètement crise d’effondrement (Trump, USA-2016, “D.C.-la-folle”, etc.). »

Crises sans fin et tourbillonnantes...    17/10/2017

• Faut-il faire le décompte et l’analyse des crises, prévoir comment et dans quel sens elles seront conduites à leurs termes ? Futilité tout cela, puisque pour nous il n’y a de terme d’une crise qui ne soit absolument lié au terme de l’effondrement du Système. • Toutes les crises, qui ne cessent de se multiplier, évoluent entre paroxysmes successifs et période de furtivité entre les paroxysmes : elles sont “sans fin” sinon accordées à la fin (l’effondrement) du Système. • S’il le faut, les prévisionnistes annonçent la proximité d’un paroxysme, comme cet auteur allemand, Ernst Wolff, qui annonce « Le tsunami financier » qui nous menace et maintient ainsi, de fausse précision en prévision hypothétique, le feu sous la cendre qui se réalisera un jour ou l’autre en un paroxysme volcanique, financier pour ce cas. • Au plus elles se développent, au plus elles se présentent comme n’ayant pas de fin, au plus elles se révèlent comme n’ayant pas de sens. • Les crises sont emportées dans un “tourbillon crisique” universel qui est l’outil principal d’une résistance au Système, avec comme stratégie l’équation bien connue de la transmutation de la surpuissance du Système en autodestruction.

Humeurs et fantasmes de guerre    13/10/2017

• Encore un “coup de chaleur” à Washington qui redevient “D.C.-la-folle”, à propos de divers projets, manigances, manipulations, etc. • Cette fois, une fois de plus, il est question de guerres qui pourraient devenir catastrophiques et nucléaires, contre la Corée Nord mais aussi contre l’Iran. • Il est question de manigances pour faire tomber Trump dont le comportement belliciste extrême effraierait ses conseillers en théorie les plus guerriers, mais ces généraux devenus prudents... • Il est question de la fin de l’empire, mais aussi de démentis furieux... • Il ne cesse de se confirmer que le grand problème que le Deep State affronte à “D.C.-la-folle”, c'est le contrpole et l'orientation du président Trump, qui s'avère être un échec de plus en plus pressant et de plus en plus affolant. • Au reste, le Deep State lui-même ne sait plus comment agir, dans quel sens, etc., devenant lui-même incontrôlable par rapport à sa mission. • Il se confirme que Trump est involontairement et inconsciemment plus que jamais antiSystème. • Son désordre, ses projets fous, ses contradictions, placent le Système devant des perspectives affolantes : même son élimination ne résoudrait rien et aggraverait sans doute la situation

The-Donald et “la théorie du crétin”    08/10/2017

• Nixon avait “la théorie du fou”, Trump a “la théorie du crétin”. • ...Ou l’a-t-il vraiment ? Est-ce seulement une théorie qu’il soit un crétin (“moron”), comme président et dans le domaine de la politique étrangère principalement ? Ou bien sommes-nous en plein dans l’application de cette théorie qui n’en est alors plus une dans le sens nixonien ? • Bref, l’on s’essaie à tenter de comprendre, puis d’expliquer les aspects les plus explosifs de la politique étrangère de Trump. • Ce n’est pas une tâche aisée, car si Trump est un crétin il est entouré de fous qui ne savent plus ce qu’ils doivent vouloir (c’est “D.C.-la-folle”). • Le constat que nous faisons, surtout, c’est que dans le cas d’un Trump, personnage extraordinairement réduit, inconsistant, irresponsable, sans la moindre idée suivie, le Deep State lui-même est complètement impuissant. • Contrairement aux situations courantes où le Sapiens n’a plus guère de rôle, un Trump, tout de même sacré Sapiens Sapiens, joue grâce à ses grossièretés et à ses défauts énormes un rôle considérable. • Par bonheur, c’est celui d’un démolisseur (du Système).

Le paradoxe syrien de Poutine    28/09/2017

• En deux ans depuis le 30 septembre 2015, les Russes ont développé en Syrie un modèle quasi-parfait d’intervention extérieure : modicité des moyens, politique prudente, intervention opérationnelle décidée et décisive (comme on l’a vu ces derniers jours avec le franchissement de l’Euphrate par les Syriens). • Ils n’avaient vraiment aucune intention de le faire mais le désordre développé par la politiqueSystème en général mise au compte des neocons et l’inculture médiocre des dirigeants-BAO le leur ont imposé en raison d’impératifs stratégiques et d’équilibres généraux. • Premier paradoxe : ainsi Poutine, l’homme prudent, le dirigeant sans doute le plus ennemi du désordre et des interventions extérieures, a-t-il été “forcé” par le désordre de réaliser une opération extérieure avec ses risques, et qui met la Russie au premier rang de la stratégie mondiale. • Paradoxe du paradoxe : ce désordre a été initié jour après jour par les USA, la puissance jusqu’alors dominante qui a ainsi fait le lit de la puissance qui l’a supplantée. • L’effet au niveau de cette région stratégique est considérable : la Russie est devenue la puissance dominante et le “médiateur” que tout le monde dans la région consulte.

Zapad 2017 : Poutine nous terrorise    15/09/2017

• L’“exercice stratégique” Zapad 2017 commenceen Biélorussie, avec un mélange de soldats biélorusses et russes. • Les effectifs ne sont pas impressionnants (10.000 soldats en tout) tandis que le thème de l’exercice est une intervention armée en cas de tentative de “révolution de couleur” contre le pouvoir biélorusse, ce qui est une hypothèse à la fois réaliste et absolument pas révolutionnaire si l’on consulte l’histoire récente. • Qu’importe, les commentaires et les réactions dans les cerces BAO/OTAN et dans les “pays du front” (les baltes, la Pologne, l’Ukraine) sont ceux d’une alarme extrême, l’exercice ayant été « le point d’attraction de la prospective occidentale et d’une hystérie démesurée durant les derniers mois », selon l’hebdomadaire Defense News qui n’a pourtant pas l’habitude de sortir des rangs. • Il s’agit en fait d’un climat de montée de l’antagonisme avec la Russie, également très visible en Géorgie, et qui conduit à faire de ce pays (la Russie) une puissance militaire extraordinaire, capable des entreprises les plus conquérantes. • Ainsi le bloc-BAO se fait-il peur à lui-même et fait en sorte que la politique russe devienne de plus en plus ferme et affirmée.

Soros et son double    03/09/2017

• Une pétition officiellement adressée au gouvernement US demande de considérer George Soros et ses nombreuses organisations non-gouvernementales comme terroristes et de saisir tous ses avoirs disponibles. • La pétition a dépassé en moins de deux semaines le seuil d’admissibilité officiel (100.000 signatures en 30 jours). • Curiosité ? Elle aurait été lancée par les démocrates, alors qu’elle accuse explicitement le milliardaire-spéculateur-déconstructeur d’avoir pénétré le parti démocrate aussi bien que des domaines importants du gouvernement US. • Des experts russes pensent que cela pourrait présager de graves ennuis pour cet organisateur universel et officiel des “révolutions de couleur”, de la déstabilisation, de la déstructuration et de la dissolution. • Cette démarche de la pétition tend à réduire la narrative courante sur un Soros agissant pour le compte de puissances établies (les USA). • Notre conclusion, plus que jamais : avec Soros, il n’y a pas de complot, il y a du désordre bien entendu et surtout la présence d’une perception satanique du monde, à l’image de son inspirateur Saul Alinsky, qui voyait dans Lucifer le “premier des radicaux”...

“Président Mattis”, ou la paralysie étoilée    26/08/2017

• Une thèse désormais de plus en plus courante après le départ de Bannon de la Maison-Blanche, c’est celle de “la prise de pouvoir” par les généraux de l’armée US. • C’est notamment la thèse d’Alexander Mercouris qui la détaille avec bonheur, en désignant le “président Mattis”, remplaçant désormais l’ex-“président Trump” : Mattis, général et secrétaire à la défense, est le nouveau maître de cérémonie, avec comme acolytes Kelly et McMaster à la Maison-Blanche. • Il est vrai que le Pentagone est aujourd’hui le maître de la politique extérieure des USA et c’est en cela que Mercouris parle des “généraux au pouvoir”, – mais c’est plutôt par absence des autres... • Seul problème : quel pouvoir et pour quoi faire ? Et quelle politique extérieure ? En fait, les généraux ont quasiment gelé la politique extérieure US, gelant le reste par développement logique et mettant les relations internationales dans une sorte de paralysie. • Reste la situation intérieure US, car c’est en vérité là que tout se passe : et là, le “prisonnier” Trump est moins facile à contrôler, sinon incontrôlable comme d’habitude.