Francis Lambert
25/02/2011
“Nous avons coutume de penser que les banquiers, tout comme les politiciens, nous mentent une fois sur deux ...
Selon une étude (d’une sommité de la finance comportementale de l’université de Chicago, le professeur Richard Thaler), il ressort que les banquiers de Wall Street nous mentent 93% du temps !
C’est-à-dire qu’ils ne nous diraient—délibérément ou inconsciemment—la “vérité vraie” qu’une seule fois sur 13. (...)
C’est là qu’a surgi d’un coin de notre mémoire cette statistique demeurée célèbre : selon les bureaux d’études des principales banques introductrices, 98% des entreprises estampillées du label dot.com ou “nouvelle économie” bénéficiaient d’une recommandation de type “achat” ou “achat fort”. (NB une bulle précédent celle des subprimes et concernant les valeurs technologiques, principalement internet) (...)
Et quelle ne fut pas notre surprise, mercredi après-midi, de découvrir une déclaration étourdissante au sujet du risque systématique bancaire, faite par Thomas Hoenig—qui n’est autre que le “President of the Kansas City Fed”.
Il estime que le danger d’implosion du système financier est bien plus élevé en 2011 qu’en 2008.
Par ailleurs, selon lui, la taille des méga-banques issues de la reconfiguration du secteur (sous la houlette de Hank Paulson, son collègue Ben Bernanke et Tim Geithner) constitue une menace insupportable pour la stabilité de la société américaine.
Il plaide pour le démantèlement de ces super-ensembles aux activités hétéroclites, dont les niveaux de risque se télescopent—le mauvais risque chassant le bon. Il préconise l’extension de la Volcker Rule (inspirée du Glass-Steagall Act qui instaurait la séparation entre les métiers de banque de dépôt et de banque d’investissement), et l’exclusion d’activités non-essentielles au fonctionnement de l’économie de la garantie couverte en dernier ressort par les contribuables. (...)
Chercherait-on à tuer une seconde fois le système bancaire en le privant des moyens de gagner confortablement de l’argent ? A quoi serviraient les prochains assouplissements quantitatifs, dans ces conditions ? Autant injecter de l’argent directement dans l’économie réelle ! On nage en plein délire !
L’argent de la Fed ne contrôle plus rien. C’est même tout l’inverse puisqu’en rajouter ne fera qu’amplifier la flambée du prix des céréales et des carburants. C’est la recette imparable d’une déstabilisation sociale et politique—non seulement des dictatures, mais également des démocraties à l’échelle planétaire.
De mauvais esprits pourraient considérer que si c’était le but poursuivi, il ne serait pas loin d’être atteint, au grand dam des chancelleries du monde entier qui n’ont apparemment rien vu venir… à 93% !”
Extraits de Philippe Béchade http://www.la-chronique-agora.com/articles/20110224-3434.html
Francis Lambert
25/02/2011
Tout à fait,
j’avais envoyé un message de correction juste après avoir testé mon envoi (ce qui trahit ma profession) ... mais il n’a pas été publié.
Un signe que le syndrome eschatologique se polymorphise jusqu’au commentaire.
georges dubuis
24/02/2011
Dieu, l’argent, finance,conquêtes, armes,nations, énergies qui se heurtent à la fois et à la foi, quel raccourci du temps, çà nous fait tout drôle, il faudra bien parler un jour des terrorisés du vertige, Kadhafi le dernier des grands révolutionnaires, en overdose, subprimer son peuple à tout prix, UN exemple live, radical et étonnant.
Laurent Demaret
24/02/2011
Pour Francis Lambert
Il semble que vous ayez omis le k
http://www.urbandictionary.com/define.php?term=cock+whore
[url=http://www.urbandictionary.com/define.php?term=cock+whore]Lien direct ?[/url]
Francis Lambert
24/02/2011
http://www.urbandictionary.com/define.php?term=cockwhore
NB il manquait le “k”
Francis Lambert
24/02/2011
GEO
24/02/2011
Jacques Ellul soutenait que la religion se porte comme un charme dans notre monde déchristianisé, et sous deux espèces : le sacré du corps et celui de la technique, qui entretiennent des rapports pas simples. (Par exemple la sexualité et le corps en général se technicisent, devenant doublement sacrés.)
Lhyper capitalisme, chantre du sacré de la technique, a peut-être négligé le sacré du corps, ne serait-ce quà des fins de marchandisation dicelui. (Il faut défendre les mères porteuses, par exemple, technicisation désacralisante du corps, de celui de la porteuse pour le moins.)
On le retrouve dans lécologisme comme corps sacré de la nature, du moins on peut le penser.
Alors oui, la décomposition de lancienne religion peut se terminer en conflit entre les deux composantes du sacré post-chrétien, quand lhédonisme technophile narrive plus a les concilier.
Jean-Claude HENRY
24/02/2011
Le concept d’avion furtif est une notion fourre-tout et la propagande essaye de faire croire qu’un avion “furtif” est revêtu de la cape d’invisibilité d’Harry Potter. En réalité, un avion dit furtif a une signature radar plus ou moins réduite, mais il a toujours une signature radar. Et là encore, tout dépend de l’orientation de l’avion par rapport aux radars. Dans la configuration habituelle de détection, l’avion se dirige vers le radar qui doit le repérer et il expose ainsi sa plus petite surface et par conséquent le plus faible écho. Cependant, même dans ces conditions les Serbes ont abattu un F-117 avec un missile SA-3, alors qqu’ils ne disposaient pas d’équipements radars particulièrement sophistiqués. (Et maintenant, les Américains expliquent que les Chinois ont pu concevoir le J-20 furtif, grâce aux débris du F-117 qu’ils ont collectés à cette occasion.) Un avion militaire en déplacement produit une énorme bouleversement aérologique qui ne peut pas être masqué. C’est ainsi que depuis des années, l’Armée française suit, depuis notre territoire, les évolutions des avions furtifs américains qui évoluent à partir des bases du territoire américain (ou autres). Nous disposons en effet d’excellents matériels radar qui peuvent suivre ces avions grâce à la réflexion ionosphérique des ondes radars. En fait, le seul avion furtif est celui qui se trouve, moteur éteint, dans son hangar ! Pour en revenir au J-20, s’il n’est que de la camelote comme le soutiennent certains, c’est que son modèle, le F-117 en est aussi, comme semblent le démontrer les évènements du Kosovo.
Schlachthof 5
24/02/2011
Vu sur un site anarchiste, un éclairage intéressant de l’insurrection égyptienne :
http://www.anarkhia.org//article.php?sid=3020
D’abord détruire le Système, après on verra ?
Jean Lemoine
24/02/2011
Bien qu’il ne corresponde pas à la ligne éditoriale de ce respectable site, il est dommage que sa traduction fasse perdre au titre original son jeu de mots tout de même assez “goûtu”...
Article édifiant en tout cas !
michel BESCOND
23/02/2011
Un lecteur soulignait récemment les convergences d’analyse entre Dedefensa et Leap. On pourra désormais évoquer également à ce titre la position de Jorion.
Cette convergence d’analyses, partant de positions parfois très différentes, est en elle-même un évènement (“psychologique” dirait PH.Grasset?) dans le processus en cours d’effondrement du Système.
“Daprès vous, le capitalisme serait à lagonie. Il naura donc pas besoin des antisystèmes pour seffondrer ?
Il y a une dynamique dimplosion qui est en marche et les mouvements de contestation vont accompagner son effondrement. Jusquà aujourdhui, le système était toléré par la grande masse qui, sans en profiter directement, bénéficiait de ses avantages sociaux. Or, on nous dit aujourdhui que lEtat providence était un luxe. Mais ce nétait pas un luxe ! Cétait justement sa présence qui faisait que les gens ne se révoltaient pas. Sans lEtat providence, le système naurait jamais été accepté par la majorité de la population qui ne bénéficie pas directement de la manière dont le système fonctionne. Lerreur des dirigeants, cest de croire que tout le monde profitait du système et laimait, et quen retirant ici et là des subsides qui ne bénéficiaient en réalité quà des losers, ça marchera encore. Erreur totale dinterprétation. Cela dit, les élites ont une excuse : elles nont pas la maîtrise de la dynamique qui est à luvre, elles nont donc pas beaucoup le choix. [...]”
Paul Jorion 23/2/2011
Pascal B.
23/02/2011
“Ce déni de réalité, ou négationnisme de la réalité”
==> peut-être aurez-vous l’occasion de précisez en quoi ces deux postures diffèrent l’une de l’autre.
Pour ma part je vois dans le déni l’impuissance d’une posture subie en cela qu’elle résulte d’une incapacité psychologique à voir la réalité en face.
Le négationnisme quant à lui suppose selon moi une stratégie volontariste et donc réfléchie d’imposer à des fins politiques une représentation que l’on sait tronquée des faits !
“vous écrivez l’horreur métahistorique”
==> on pourrait tout aussi bien écrire “l’erreur métahistorique” si l’on reste dans la logique du déni !
Bien à vous !
Pascal Busnot (Héloup - 61) - lecteur et bientôt donateur
PS. Coquille : cette enchaînement crisique
Michel Chibolet
23/02/2011
Il me vient avec horreur qu’une fois de plus le leader maximo pourrait avoir raison. Castro laisse en effet la place a la possibilité d’une offensive otanienne en Libye. Vous y faites allusion en notant qu’elle pourrait, bien sûr, être faite au nom des droits de l’homme.
Plus j’y pense, plus ma fibre guerrière s’éveille: la libye, 6 millions de personnes environ, du pétrole, une situation stratégique que les responsables de la Rome antique, de Carthage, etc avaient bien étudiée. A cela des populations claniquement bornées, prêtes à de nombreuses manipulations. C’est vraiment une belle affaire, pas chère et bien bordée.
On a parfois l’impression que ces richesses et cette sottise appellent des maîtres spécialisées pour remettre tout le monde dans le droit chemin, celui des droits de l’homme (abstraits, bien sûr), des ordinateurs, de you tube, tweeter, social network, le droit chemin des ateliers pas chers, de la main-d’oeuvre sur place etc., bref la totale “moderne” de l’occident tout entier. On pourrait y conduire une “little beautiful war”
Je suis bien d’accord avec vous quand vous notez le “nihilisme occidentale” mais il faut reconnaître qu’il y a parfois (rarement) des stratèges occidentaux pas trop manchot. Si j’étais libyen, quelque soit ma tendance, je me ferais du souci.
Mustapha
23/02/2011
Bonjour,
c’est assez rare de voir un disccours aussi objectif. Et vous, vous en pensez quoi du J-20 ? Camelotte? Oû vrai avion furtif ?
Bien à vous
Olivier
22/02/2011
Merci Schlachthof 5 pour ce commentaire…. qui me rappelle un article d´Ellul à la fin de la IIème guerre mondiale intitulé “Victoire d´Hitler”.
La thèse qu´Ellul soutenait dans son article était qu´Hitler avait, d´une certaine manière, gagné la confrontation puisqu´il avait obligé ses adversaires à utiliser ses méthodes pour pouvoir le vaincre.
Thèse qui peut-être rapprochée à celle de M. Grasset avec le “choix du feu” passant de l´Allemagne aux USA.
Cordialement,
Olivier
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