perceval78
02/07/2015
Les élites anglo-saxonnes n’ont pas le moral ou plutôt elles commencent à ressentir le blues qu’on ressent quand on atteint ce qu’on recherchait et qu’on se rend compte que ça va pas être génial
Celestes Wallander a sans doute marquée les esprits lors d’une conférence sur la dissuasion mi juin à Wilton Park lien, lien
On remarquera que les presque seuls Non Anglo-Saxons invités étaient Français, encore un petit effort, ils vont nous adopter !
Y participait donc G. Lasconjarias un spécialiste de l’OTAN qui retweet ce matin un article de defenseone
Il faut se preparer à une longue guerre
lien
Y participait également Camille Grand, directeur du FRS, un think-tank Français proche d’Albion
@camille_grand Jun 30
Very interesting and comprehensive @voxdotcom piece, a must read “How World War III became possible” lien, lien
On s’excusera auprès de Camille Grand de ne pas comprendre ce qui peut être intéressant dans la destruction de la planète .
Y participait également Tony Brenton, ex ambassadeur de Grande-Bretagne en Russie qui au mois de Mai nous disait que c’était une honte de ne pas être à la grande parade à Moscou
È un peccato, ovviamente, perché si tratta di un grande anniversario per la Russia lien
On a du mal à suivre les Anglo-Saxons par moment ...
GEO
02/07/2015
eric basillais
02/07/2015
les Borgnes sont ROIS !
C’est bien connu !
Si, en effet, RENZI est classé premier de la classe “d’en haut” actuelle (le terme classe dirigeante serait un contresens), il n’en reste pas moins que, diplomatie ou pas, il pond pas mal de perles, relevées ici par des “SIC! “:
«... La Russie est notre plus grand voisin (SIC !), ...
....notre partenaire naturel dans la lutte contre le terrorisme (SIC !) ...l’UE ne doit pas se penser qu’en termes d’avantages économiques (SIC !).
La meilleure :
...L’Europe doit avoir une âme(SIC !)
Ah… ! La rhétorique !
christophe
01/07/2015
Je me demande si Alexander Mercouri ne joue pas un peu les divas russes, un peu comme une Castafiore du Bolchoï.
L’hypocrisie européiste l’aura, surement et à jute titre, rendu méfiant.
Ce pauvre Aléxis Tsípras essai de s’accrocher à une branche non pourrie dans la tempête alors que les canons continuent de fondre sur lui et son pays.
Il faut pardonner aux noyers…enfin pas tout-à-fait mort. L’adversité rend, quelques fois, les hommes sublimes.
perceval78
01/07/2015
La France n’était pas encore en froid avec les Russes en octobre 2013, notre Ambassadeur en Grèce prononça
un discours de commémoration de la Bataille de Navarin lien
Nous sommes réunis ici, Grecs, Britanniques, Russes et Français, pour commémorer la bataille de Navarin. Cest un lieu chargé dhistoire, dune grande histoire, puisqu aux dires de Thucydide, cest ici même, en 422, sur lîle de Sphactérie, que Démosthène et Athènes remportèrent une bataille décisive, le plus grand désastre spartiate de toute la Guerre du Péloponnèse.
Le temps sème l’oubli c’est bien connu, il n’est pas inutile de se rappeler que la bataille de Navarin fut livrée presque par hasard, les ottomans perdirent près de 60 navires et essuyèrent plus de 6000 morts lien, lien
Espérons qu’il n’y aura pas d’hasard malencontreux en mer noire ou en mer baltique.
Après Navarin le gouvernement Français de Charles X commençait déjà à avoir des doutes (c’est beau la constance) quant à sa politique Grecque, il fut donc décidé de précipiter les choses (on appréciera la logique).
Nos amis Anglais ne voulaient pas se mouiller mais voulaient contrer les Russes, ils eurent l’ extrème élégance de ne pas sopposer à ce que la France intervienne seule ... lien
Le vrai philhellénisme, le philhellénisme pour ainsi dire historique, avait duré autant que la guerre de l’indépendance et il devait finir avec elle Démétrios Bikelas, espérons qu’il en sera de même de l’hélléno-phobie de certains ...
eric basillais
01/07/2015
Excellent article ! 100 % sur l’analyse de M. Grasset. Et je ne peux que surenchérir :
Les initiatives diplomatiques russo-turques, russo-grecques, et maintenant turco-grecques vont non seulement dans le sens du remplacement du pipeline South Stream par Turkish Stream; mais dans la coopération énergétique proposée en Mer Egée sous l’aile de GAZPROM et POUTINE (on peut penser à des coopérations similaires avec le Liban, la Syrie et l’Egypte pour le gisement offshore de Méditerranée orientale).
La Russie atteindrait les mers chaudes d’un part (objectif géopolitique central ), les Balkans d’autre part ( Macédoine, Serbie, Hongrie, Slovaquie etc…) et donc contournerait le “mur” Ukrainien issu du coup d’Etat de 2014 à Kiev.
Plus profondément encore,la RUSSIE renouerait avec son passé commercial traditionnel avec le monde Grec puis Byzantin. Rien n’arrêterait la route de la SOIE vers l’Ouest, objectif stratégique du continent Eurasien.
Enfin, bien que la proposition comporte ici un prêt en devise (sans intérêt TRES IMPORTANT compte tenu des positions “religieuses” du FMI), la proposition géopolitique et de développement inclusif typique de l’OCS correspond à une sortie (par la force des choses imposée par le SYSTEME de “l’argent-imposture”) d’un univers symbolique irrationnel (Monnaie, “Economie” FMI-like) vers des échanges en NATURE doublés par un cadre géopolitique stabilisant : du pur bonheur au milieu du CHAOS semé par les mêmes.
Exemple percutant dans la région : traité bilatéral d’échange Pétrole contre Vivres et Biens de production (via la Caspienne) entre MOSCOU et TEHERAN. Avec l’avantage de “YUANiser” ensuite la vente sur le marché mondial…bref du grand art POLITICO anti-MONETARISTE.
eric basillais
01/07/2015
ici :http://angoulmois.hautetfort.com/archive/2015/07/01/de-la-trahison-technocrate-5649177.html
Peut être réutilisé en citant la source.
perceval78
01/07/2015
Bernie Sanders semble tout à fait irréprochable, question commerce c’est un vrai Socialiste lien
il a voté contre toutes les résolutions guerrières lien
Il se dit opposé à l’envoi de troupes en Ukraine lien
Si on y regarde d’un peu plus prêt lien
on s’aperçoit qu’il a quand même voté une résolution guerrière, la résolution S Con Res 21 du 4 29 99 lien
Elle devait permettre de légitimer le bombardement de la Yougoslavie
BILL TITLE: Authorizing the President of the United States to Conduct Military Air Operations and Missile Strikes Against the Federal Republic of Yugoslavia (Serbia and Montenegro)
Sanders vota OUI, mais la résolution ne passa pas à une voix prêt 213-213 lien
L’adjoint de Sanders, Jeremy Brecher justifia sa démission lien
Ce serait bien que Sanders nous explique pourquoi il a voté OUI ce jour là ... lien
perceval78
30/06/2015
On remarquera que le Luxembourg prend la présidence de l’UE le mercredi 30, on leur souhaite du fond du coeur bonne chance.
Le duché souffre du syndrome de la peau de chagrin, il a en effet été amputé de 1060 km² au traité des Pyrénées en 1659, de 2280 km² au traité de Paris en 1814, de 4730 km² au traité de Londres en 1839, l’on comprend que vu sa surface actuelle : 2586 km2, il ne survivrait pas à un nouveau traité.
Qu’à cela ne tienne, le MAE luxembourgeois Jean Asselborn prend son rôle très au sérieux, on l’a vu récemment
avec Fathallah Sijilmassi secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée lien, en Ukraine avc Porochenko
lien et à Londres sur invitation de Perfide Albion lien.
On comprend que les choses ne vont pas être faciles, mais un interview de Jean Asselborn nous rassure un peu lien
Il faut sortir du cercle vicieux dans lequel Bruxelles est toujours le bouc émissaire pour tout
tout à fait d’accord, nous proposons le Luxembourg ...
en cas de Brexit ... On perdrait un élément très important aussi en ce qui concerne nos relations avec les États-Unis
effectivement on aurait du mal à s’en remettre ...
On soutient activement l’initiative de la Commission européenne pour établir un “triple A social”
chaud devant ... chaud ...
Remarquons que Mr Asselborn a jugé utile de rencontrer Charles Grant président du CER, ce qui nous donne quelques indications sur le traitement qui va être réservé à la Grèce
Charles Grant @CER_Grant Jun 27
Tsiprass reckless behaviour + tactics forced other EU govts to back Germany. A cleverer Tsipras could’ve divided EU, weakened G’s hegemony
CER @CER_London 14h14 hours ago
“Today, as we face the #greekreferendum we see how dangerous referendums can be” Joschka Fischer at #CERat17 @PolishEmbassyUK
Charles Grant @CER_Grant Jun 21
Charles Grant retweeted Nick Malkoutzis
Alarming Greek view of Putin lien
On ne voudrait pas être méchant avec Mr Asselborn mais question finesse Perfide Albion c’est tout de même le niveau au dessus ...
perceval78
29/06/2015
On remarquera que Madame Reding qui est l’ancienne vice-présidente de la commission européenne est rapporteuse du Parlement européen sur tous les problèmes liées à TISA lien
On remarquera qu’elle vilipende les Grecs qui ne sont pas capables de faire des réformes structurelles de fonds lien
Il nous est apparu que lorsqu’il s’agissait du Luxembourg Madame Reding pleurnichait à chaudes larmes lien
Le Luxembourg risque en effet de perdre son sixième siège au CESE (la France en a 24 soit un rapport de 1 à 8)
Nous avons du mal à comprendre que ce qui n’est même pas une réforme soit difficile pour les Luxembourgeois, sachant que l’écart de population entre la France et le Luxembourg est de 120 !
Madame Reding s’était crue autorisée à faire la leçon aux parlementaires Français l’année dernière lien
elle déniait également aux anglais le droit de faire un référendum lien
Les choses étant ce qu’elles sont, il faut prendre aujourd’hui la seule mesure qui s’impose virer ces nains de jardins de l’UE.
eric basillais
29/06/2015
L’argumentation et la documentation de cet article sont très intéressantes et instructives.
Mais l’appel au citoyen lambda est contradictoire avec la défense d’intérêts capitalistes fussent-ils nationaux.
On demande à des serfs de défendre leurs seigneurs contre un asservissement plus élevé dans le schéma cybernétique : c’est véritablement stupide. Mais il est vrai que la stupidité est largement partagée : ça peut donc “marcher”. Et je veux croire que la situation est grave pour lire cet aveu de panique.
Justice immanente ou Karma, appelez cela comme vous le voulez.
Je n’aperçois aucune idée fondamentale concernant la technologie et la monnaie. Pourtant, la méthode est simple dans son principe : TOUTES les possibilités fondées sur un système technologique donné sont manifestées au cours de l’Histoire.
A bons entendeurs, Salut !
Coli
29/06/2015
à perceval78 : merci, je ne connaissais ce monsieur Ivo Daaler, il a dernière lui une brillante bibliographie. par exemple :
Winning Ugly: NATOs War to Save Kosovo, on voit à qui on a affaire !!
Cerise sur le gâteau, sa fiche wikipedia nous informe qu’il est probablement le prochain ambassadeur US à Paris. Ça promet ...
Jean-Paul Baquiast
29/06/2015
Voyez le cas échéant mon article de ce matin où je cite et fais écho au présent article de Maxime Chaix
http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1809&r_id=
olivier t
29/06/2015
Nous voilà enfin ou à nouveau face au mur, le disque est vraiment rayé, je soupçonne le diable de nous réserver quelque pirouette dont il a le secret… nous amenant encore plus loin dans le paroxysme crisique… et comme vous “A bon entendeur , Salut!”
Ni Ando
28/06/2015
“C’est aussi à cette époque que parut le “Voyage en Sibérie fait en 1767” (avec la description du Kamtschatka) de l’abbé-astronome Jean Chappe d’Auteroche. D’Auteroche est le représentant typique de l’intellectuel éclairé des Lumières. Pourtant son regard est complètement faussé par les préjugés. Envoyé à Tobolsk en Sibérie pour observer le fameux transit de Vénus sous le disque du soleil, fixé au 6 juin 1761 (la mission fut un succès scientifique), il ramena de son voyage un récit très négatif pour la Russie mais qui fit date en France. Comme dit l’un de ses critiques, il « se borne souvent à copier ses devanciers: il parle de choses qu’il n’a point vue et celles qu’il a observées l’ont été avec beaucoup de légèreté ».
Cette relation, pleine de faits et de détails curieux, est truffée d’observations désobligeantes. Tout y est négatif en particulier la vie sociale russe et l’état d’abaissement du peuple, soumis au servage. L’auteur donne I’impression de n’y avoir rencontré que brutalités, ivrogneries, coups de fouet et supplices. Les gravures qui accompagnent l’édition de 1768 sont on ne peut plus explicite tant l’auteur semble se délecter - il est contemporain de Sade qui fera un éloge du knout russe comme instrument de torture - des supplices russes. Tout y est minutieusement décrit, avec des spectateurs qui semblent prendre plaisir au spectacle des femmes dénudées punies à coups de fouet, dans une sorte de mise en scène qui « crée une pornographie de la barbarie ». L’ouvrage fut très bien accueilli en France et obtint l’honneur d’être réfuté par l’impératrice Catherine II de Russie elle-même, furieuse de la description de son pays. En 2003, Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie Française et originaire de Russie, a publié un livre dans lequel elle présente les deux versions qu’elle place à égalité sur le plan de la connaissance. Ce qui est au moins reconnaître qu’une même réalité peut avoir deux facettes.
Le point de vue antirusse d’Auteroche n’a donc rien d’exceptionnel, mais son livre est intéressant parce qu’il est très contemporain du récit qu’un capitaine de bateau japonais nommé Kôdayû a fait de la Sibérie et de la Russie de Catherine II. Or le Japonais n’y a pas du tout vu les mêmes choses que le savant français « éclairé ». Sa relation raconte son épopée de naufragé, échoué sur une île aléoutienne avec son équipage, avant d’être recueilli par les gouverneurs du Kamtchatka et d’Iakutsk et envoyé à la Cour de Catherine II. Il vécut plusieurs mois à Saint-Pétersbourg avant d’être finalement autorisé à rentrer au Japon. Il a appris le russe et traversé par deux fois la Russie de part en part. Son récit est recueilli et consigné par un scribe lettré, Katsuragawa Hoshù. Comme le dit le postfacier français, son récit est un «joyau de la littérature de voyage », Il raconte par le menu les murs, l’administration, la Cour, la cuisine, l’alcool, la nature, le peuple, la vie politique, les maisons de tolérance. Mais sans aucun jugement de valeur ni préjugé. Avec une lucidité et une sincérité totales et dépourvues de tout parti pris. Le Japonais a pourtant traversé les mêmes villes, les mêmes fleuves, assisté aux mêmes châtiments et quasiment rencontré les mêmes gens que le Français. Mais à les comparer, on croirait qu’ils décrivent deux planètes différentes, deux mondes opposés tant les impressions retenues et les expériences vécues sont dissemblables. Chez le Japonais, nulle trace du despotisme intolérable, du servage odieux et des punitions moyenâgeuses omniprésentes chez le Français. La Russie est décrite comme un pays normal, avec ses étrangetés et ses qualités, avec une empathie distanciée et dans un style qui évoque une sorte de procès-verbal poétique. Contrairement au voyageur européen, le capitaine japonais décrit ce qu’il a « vu de ses yeux », et non ce qu’il croit avoir vu, ou ce qu’on lui a raconté. La lecture des deux ouvrages est fascinante tant elle révèle l’influence - et, dans le cas de Kôdayû, l’absence d’influence - des préjugés sur la perception de celui qui écrit, et tant il apparaît que les Occidentaux semblent littéralement obsédés par le besoin de juger et d’amplifier le fossé civilisationnel existant entre leur monde et celui qu’ils visitent”.
Guy Mettan. “Russie-Occident une guerre de 1000 ans”. Editions des Syrtes. 2015.
Pour poster un commentaire, vous devez vous identifier