Tous les vaccins du monde

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Tous les vaccins du monde

31 juillet 2021 – Une constante de la crise actuelle déchirant les USA, c’est le soutien inconditionnel, au prix de narrative et de simulacres innombrables, de la presseSystème, – New York Times [NYT] et Washington Post [WaPo] principalement, – au parti démocrate, puis à son candidat émergé de nulle part en termes de popularité, puis au président-élu dans des conditions rocambolesques.

Cette pratique, tenant à une monopolisation extraordinaire de cette presseSystème et à une dérive gauchiste-marxiste constante et favorisée par les oligarchs qui en sont les maîtres, s’est donc effectivement poursuivie avec l’activité opérationnelle du président Biden. Elle s’appuie sur cette tactique décrite, et d’autre part sur une pathologie antitrumpiste extrême parce qu’obsessionnelle. (En gros, l’idéologisation gauchiste enfantée par cette pathologie.) Elle se manifeste, comme toute obsession pathologique, dans tous les domaines, y compris dans celui de la pandémie Covid19 immédiatement politisée et idéologisée.

La poutre-maîtresse de cette sorte de “système” est certainement l’entente sinon la complicité de ces deux partenaires, opérationnalisée par le soutien inconditionnel de la presseSystème à toutes les actions de Biden. C’est un grand événement de voir cette entente brisée de façon très spectaculaire à l’occasion d’une polémique concernant Covid19 et du fait de la position, extrêmement incertaine et variable, de l’organisme fédéral officiel de santé désigné CDC (Center for Desease Control and Prevention). Cela vient de se passer et cela s’est passé en deux temps, l’un sur une variation de plus du CDC, l’autre sur les réactions des deux pouvoirs d’habitude unis de la presseSystème et de l’administration Biden.

• La position du CDC varie au gré des variations de divers facteurs, dont aucun n’est maîtrisé, donnant une politique générale de lutte contre le Covid non seulement variable mais erratique et donc extrêmement vulnérable à la critique et à l’opposition aux mesures prises ou abandonnées, à l’efficacité ou non des vaccins, aux décisions de vaccination forcée ou laissée à la volonté des citoyens. (Tout cela, pour ajouter au désordre, avec l’interférence constante mais de plus en plus affirmée et légitimée des pouvoirs intermédiaires, – celui des gouverneurs des États essentiellement et même d’autorités inférieures, sur leur politique propre, sur les territoires contrôlés.). Cela amène à des doutes considérables sur la validité ou non des vaccins, sur les mesures à prendre ou à abandonner, et au renforcement des forces d’opposition à la politique fédérale centralisée dont la légitimité ne cesse de s’effriter.

• Le 13 mai, le président Biden, s’appuyant sur une évaluation annoncée comme décisive du CDC, annonçait la nouvelle politique de l’abandon du port du masque pour les personnes vaccinés, saluant l’ère nouvelle du “Retour à la Normale”.

« Le 13 mai, le président Biden organisait une cérémonie au Rose Garden [de la Maison-Blanche] au cours de laquelle il proclama : “Aujourd’hui est un grand jour pour l’Amérique. Si vous êtes entièrement vacciné, vous n’avez plus besoin de porter un masque. Faites-vous vacciner, – ou portez un masque jusqu’à ce que vous vous fassiez vacciner”.

» Le même jour, Rochelle Walensky, directrice du CDC, confirmait la déclaration de Biden : “Nous avons tous attendu ce moment, – celui où nous pourrions retrouver un certain sens de la normalité.”

» Walensky a poursuivi : “Toute personne entièrement vaccinée peut désormais participer à des activités intérieures et extérieures, – grandes ou petites, – sans masque ni veiller à la distanciation sociale. Si vous êtes entièrement vacciné, vous pouvez commencer à faire les choses que vous aviez cessé de faire à cause de la pandémie.”

» C’était en ce temps-là.

» Nous sommes dans un autre temps... »

• Mardi, l’“autre temps” en question, deux mois et demi après la date historique de la “victoire des vaccins”, changement à 180° de la politique du CDC. Cela concerne évidemment le port de masque et toutes les mesures de sécurité courantes depuis le début de 2020, soit toutes les choses abandonnées comme autant de conséquences heureuses du D-Day de la “victoire des vaccins” :

« Le CDC a publié une étude étayant sa décision de recommander à nouveau le port de masques à l’intérieur des habitations, tant pour les Américains vaccinés que pour ceux qui ne le sont pas. L’étude a examiné l’évolution de l’épidémie depuis le 13 mai et a révélé que les trois quarts des personnes testées positives étaient vaccinées.

» Le CDC [invite] tous les Américains vivant dans des zones à forte transmission du virus Covid-19 à respecter ces dispositions, quel que soit leur statut vaccinal. La directrice du CDC, Rochelle Walensky, a insisté sur le fait que cette décision avait été prise sur la base de nouvelles preuves scientifiques.

• Le véritable point d’affrontement à l’intérieur du clan gauchiste-sociétal US vient de la façon dont les deux journaux-amiraux de la presseSystème, le NYT et le WaPo, ont couvert l’événement du revirement du CDC ; d’abord en rapportant ce nouveau tête-à-queue d’une plume critique, ensuite en utilisant des documents internes fuités par le Centre, décrivant un certain désordre dans la décision aussi bien que dans les conditions menant à cette décision. Pour l’administration Biden, qui suit en cela les obsessions d’un président en mode pré-démence sénile, la question de la lutte contre le Covid est centrale, et elle est centrale même d’un point de vue idéologique... D’où une grosse colère assez confuse, qui rappellerait après tout les sorties de Trump contre la presse :

« Alors même qu’ils citaient des documents internes des CDC soutenant le renouvellement de l’obligation de porter un masque en raison de l’augmentation des cas de la variante Delta du Covid-19, le New York Times et le Washington Post se sont fait tancer par la Maison Blanche.

» “Les personnes vaccinées ne transmettent pas le virus au même rythme que les personnes non vaccinées et si vous ne tenez pas compte de ce contexte, vous faites fausse route”, a tweeté hier Ben Wakana, directeur adjoint de la communication stratégique de l’équipe de la Maison Blanche chargée de la lutte contre le virus Covid-19, montrant son mécontentement en s’attachant à un tweet du New York Times sur les nouvelles conclusions du CDC.

» Wakana a également tweeté sévèrement contre le Washington Post, qui a été le premier à publier les documents des CDC, qualifiant cette couverture-là de “complètement irresponsable” et “contradictoire des déclarations du CDC trois jours auparavant”. »

• Pour ajouter à la confusion, il faut consulter notamment la nouvelle donnée par le site NewWorldDaily (NWD) sur les traitements hors vaccins et hors-hospitalisation du Covid, et, plus loin, avec l’annonce que l’un des créateurs de vaccin, Pfizer (qui a doublé ses bénéfices l’année dernière), annonce à son tour qu’il travaille sur des formules de traitement classique de la maladie. Il s’agit en effet d’une rupture de la ligne officielle, – disons celle du Système, – barrant les traitements classiques et se concentrant sur le tripôle avec variables chronologiques (selon l’avancement ou l’éradication de la maladie) détection-hospitalisation-vaccination  

« Les médias traditionnels et les ‘Big Tech’ ont été impitoyables pendant la pandémie mondiale de COVID-19 qui a tué des millions de personnes dans leurs efforts pour supprimer les informations sur les traitements possibles des personnes infectées par le virus... [...]

» L’hydroxychloroquine et l'ivermectine ont été suggérées par diverses études et par des professionnels de la santé comme pouvant apporter une aide. Tous deux sont couramment utilisés pour d'autres affections.

» Et leur efficacité a été documentée dans un nouveau numéro du magazine intitulé “ENDING THE PANDEMIC : How vaccine mania and lust for power led to the all-out suppression of proven safe-and-effective COVID treatments”. [...]

» Mais aujourd'hui, Pfizer, l'une des entreprises qui a récolté de l'argent pour ses “vaccins” COVID, défie le black-out coordonné sur ces informations.

» Cette société  a annoncé audacieusement que “pour vaincre le COVID-19, il faudra probablement recourir à la fois à la vaccination et à un traitement ciblé pour ceux qui contractent le virus. Chez Pfizer, nous évaluons deux inhibiteurs de protéase antiviraux, – un candidat administré par voie orale et un candidat administré par voie intraveineuse, –  qui ont tous deux démontré une puissante activité antivirale contre le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), ainsi que d’autres coronavirus connus, dans des études in vitro et in vivo.”

» Pfizer a déclaré que ses produits, “en cas de succès et d’autorisation ou d’approbation”, permettraient “des options de traitement de bout en bout pour les patients atteints du COVID-19, y compris ceux qui sont exposés au virus, ceux dont l’infection a été diagnostiquée et qui sont traités en ambulatoire, et ceux qui sont hospitalisés pour une infection modérée à sévère.” [...]

» YouTube a admis, dans une déclaration, que ses politiques “n’autorisent pas le contenu qui encourage les gens à utiliser l’hydroxychloroquine ou l'ivermectine”. »

... Si j’ai donné toutes ces informations et nouvelles dans divers domaines du Covid, y compris celles qui concernent la nouvelle position de Pfizer qui fait partie du cirque, ce n’est certainement pas pour faire avancer la médecine ou la lutte contre la pandémie, ni mettre en lumière une réalité qui serait si étrangère à la vérité-de-situation. Ce sont des domaines où je n’ai ni ne prétends en aucune façon avoir la moindre compétence technique.

“Si j’ai donné toutes ces informations et nouvelles”, c’est plutôt parce que ce rassemblement d’informations et de nouvelles, toutes contradictoires d’une façon ou l’autre sans la moindre nécessité de complotisme ou d’hypothèses complotistes, décrit à merveille l’imbroglio-labyrinthique où nous a plongés la pandémie, la manière inconséquente où nous nous sommes lancés dans cette étrange bataille, à la fois autoritaires et assurés de nous-mêmes tout en accumulant les contradictions et les changements brutaux d’orientation, les alliances brisées et refaites, les incompréhension involontaires ou ignorées.

Le spectacle américaniste de cette “étrange bataille” est bien plus instructif encore que le spectacle français. Il est totalement politisé, idéologisé jusqu’à l’hystérie dès le premier jour, comme aujourd’hui lorsque l’éminent constitutionnaliste Jonathan Turley décrit les liens désormais officiellement établis entre l’administration Biden et Big Tech, pour que Big Tech fasse son travail de censure sur tout ce qui concerne le Covid. (Turley parle de ShadowState plus que du DeepState mais nous sommes dans la même galère.) C’est de la même ampleur que lorsque le même Turley commente le même jour, également stupéfié, l’attaque contre le Second Amendement décrit comme “raciste” par l’ACLU ; c’est la même bataille, la même crise, avec dans tous les coins des psychologies de désordre en action pour pousser à des désordres plus grands encore.

(Je l’ai déjà laissé entendre plus haut, je suis convaincu que se greffe sur l’état de santé de Biden de démence précoce une obsession sanitaire caractéristique de cet état, visible en public, entre toussotements et marmonnements divers, par le biais convulsifs des manipulations incessantes du susdit Biden et de son masque qu’il conserve avec entêtement, bien que vacciné, survacciné et hyper-vacciné ; et que cette obsession a un effet direct sur la manipulation politique des mesures anti-Covid, que répercute son personnel, comme ces attaques contre les journaux-frères du même parti, NYT et WaPo, décrites plus haut. Cette impulsivité compulsive est caractéristique de l’état obsessif, qui, à l’image du président fantoche-dément, touche tous ses services et par conséquent influe directement sur l’hystérisation de la crise.)

Tout ce que j’ai décrit ici, comme tout ce que j’écris à propos de cette situation crisique depuis un an et demi dans la logique de ce qui a précédé, n’implique certainement pas un engagement de mon chef par rapport aux divers composants de l’“étrange bataille”. Je m’en garderais bien, pas tant parce que je n’ai aucune connaissance qui m’y autorise de façon instructrice ou novatrice, – oh, je m’en garde bien ! – mais essentiellement, cette description et ces observations, parce que les éléments rapportés décrivent à merveille la chute stupéfiante qui nous entraîne dans le désordre cosmique où se niche le chaos de l’Effondrement du Système.

Il me paraît bien téméraire de parvenir à faire jaillir de ce cloaque de désordre, dans un grand élan d’excitation des esprits enfiévrés jusqu’à la folie, une classification acceptable qui, en plus, nous renseignerait à la fois sur les acteurs, sur les péripéties, sur les manœuvres secrètes, sur l’issue probable de cette “étrange bataille”, éventuellement pour poser tel ou tel jugement. Là-dedans, aucune alliance n’est assurée, aucune position n’est intangible, aucune perception ne doit être prise comme acquise ; il faut comprendre cela pour mieux observer, et rapporter le fruit de ces observations en se référant à des éléments d’une clarté et d’une évidence sans égales (Delenda Est Systema).

Pour terminer, conclure, etc., voici...

Je disais donc que “le spectacle [...] de cette ‘étrange bataille’ [...] est totalement politisé, idéologisé jusqu’à l’hystérie dès le premier jour”. Pour ceux qui ont le courage de me relire, je vais rappeler ce que j’écrivais le 27 février 2020, confiant aux lecteurs de ce Journal la stupéfaction qui me prenait à voir les premières réactions aux premiers signes du Covid, – on disait alors plus volontiers “coronavirus” que Covid, – moi qui ait connu plutôt que vécu d’autres pandémies dans mes années de jeunesse (grippe asiatique et grippe de Hong Kong). Cela est pour rappeler combien, dès les premiers signes, cet événement crisique du Covid, se greffant sur d’autres, après une séquence venue de 2015-2017 (Trump & Macron) et déjà hystérisée jusqu’aux rives de la folie, prenait déjà sa place pour battre le rappel décisif et ultime de la Grande Crise et sonner la charge du désordre de l’Effondrement du Système.

« ...Quoi qu’il en soit, vous voyez, notamment aux chiffres de victimes à une échelle globale, qu’il s’agissait dans le cas de ces épidémies du XXème siècle de choses sérieuses et absolument dévastatrices. Ce dont je puis témoigner “de l’extérieur”, – car je ne me suis pas vraiment intéressé à ces phénomènes mais en étais informé d’une manière générale, puisque déjà attentif aux affaires publiques du monde, indirectement ou directement sinon professionnellement, – c’est que dans aucun cas je n’ai le souvenir de ce déferlement extrêmement rapide sinon quasiment immédiat de préoccupations fiévreuses et parfois paniquées ; d’interprétations extraordinaires et apocalyptiques, de scénarios contradictoires et accusateurs ; avec des hypothèses de “guerre biologique”, de complots, de dénonciations de complotisme, etc. ; d’alertes économiques aussitôt mesurées à des risques d’effondrement catastrophique ; d’appréciations politiques entrant directement dans le jeu de l’affrontement, ou des simulacres d’affrontement des puissances ; avec enfin des perspectives dont certains vont jusqu’à en faire l’amorce de la fin d’une civilisation et de l’effondrement de notre bien-aimé Système.

» Dans mon temps, les événements survenaient, de manière imprévue mais sans prétention comme il sied à un événement. Nous n’y étions pas préparés et nous nous y faisions, nous nous y adaptions, tant bien que mal. Notre esprit n’était pas, en un instant, emporté par la chose, notre psychologie totalement fixée, et notre jugement immédiatement conduit aux hypothèses les plus extrêmes, jusques et y compris la protestation radicale et furieuse d’ainsi céder aux emportements extrémistes.

» En d’autres mots, nous n’étions pas prisonniers des événements, sinon complices de leur aspect dramatique, qui pour le confirmer, qui pour le combattre ; nous étions confrontés à eux et nous en arrangions comme nous pouvions, jusqu’à n’en plus pouvoir comme les plus malheureux dans ces épisodes. C’était le temps du monde qui poursuit sa destinée, la vie avec ses risques, parfois la mort qui termine le récit pour en ouvrir un autre ; mais jamais vraiment l’emprisonnement ni le bouleversement de soi à la seule nouvelle de la chose, à moins d’une confrontation directe.

» Quelle différence, aujourd’hui ! De là, ma stupéfaction, une fois de plus, dans cette époque qui ne cesse de me stupéfier. C’est comme si nous attendions tous ces événement comme une catastrophe inévitable, inéluctable ; comme si nous les appréhendions sans les prévoir, simplement par l’angoisse ou la folie qui nous habite déjà. C’est une sorte de « Levez-vous vite, orages désirés », mais sans Chateaubriand, sans espérances, sans ambitions d’en faire une ouverture vers de hautes destinées comme si l’être avait le pouvoir d’intercéder auprès de la nature du monde pour forger un destin exaltant (« Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! ») ; mais au contraire comme une fatalité tragique mais nécessaire pour les plus lucides, comme une hystérie psalmodiée et enfiévrée par des visions psychédéliques pour les plus captifs...

» Le coronavirus est aussitôt apparu comme un déclencheur de plus, après d’autres et avant d’autres événements de cette trempe, des obsessions et des intuitions que nous impose et dont nous gratifie cette Grande Crise de l’Effondrement du Système, et ainsi nous-mêmes jouets de ces événements qui nous emprisonnent par ce pouvoir qu’ils ont sur nous. Nous en sommes les jouets, mais pour mon compte sans que cela soit déplorable, – au contraire même, laissez-les faire, ces forces d’au-delà de nous car ce sont elles qui nous guident selon une sagesse de l’Au-Delà...

» Je suis stupéfié personnellement (“tactiquement”, dirais-je) par les effets de cet événement mais ne suis pas plus surpris que cela, objectivement (“stratégiquement” dirais-je), tant ils correspondent bien à cette époque stupéfiante. Nous sommes tous dans l’attente de choses formidables, de poussées sismiques incroyables, de symphonies métahistoriques grandioses, et nous voyons dans chaque événement qui nous est imposée, – même si nous en sommes les outils inconscients, – un signe de ce destin exceptionnel. »

Cette crise est pure comme un diamant et dure comme du granit. Rien ne la fera céder qu’elle n’ait donné tout ce qu’elle nous promet.

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