RapSit-USA2020 : Révolte des États

Brèves de crise

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RapSit-USA2020 : Révolte des États

L’argument de ceux qui veulent se débarrasser de Trump est que cette comédie a assez duré, que les demandes et plaintes de l’équipe Trump régulièrement rejetées par les Cours Suprêmes des États constituent une attitude dérisoire et procédurière d’entraver “la volonté du peuple”. Tout cela est appuyé d’un extraordinaire mépris nourri d’une exceptionnelle condescendance pour tout ce que Trump représente, y compris ses 74 millions d’électeurs selon le comptage soi-disant ‘officiel’, mais non encore enregistré et fort loin d’être inscrit dans le marbre.

Il ne reste plus effectivement à la presseSystème et à tout l’appareil de subversion du Système que la dérision, le mépris et la condescendance quand ce n’est pas le silence pur et silence, et les décisions de systèmes judiciaires totalement gangrenés par des démocrates pour stopper l’action de l’équipe-Trump. Cette action met chaque jour plus en évidence la fraude de type “massif” caractérisant l’élection du 3 novembre, pour le coup et essentiellement dans le silence extraordinaire de la presseSystème et l’ignorance volontaire comme La Boétie disait Servilité volontaire du reste du bloc-BAO saluant tous le nouveau président Biden. Il s’agit bien d’univers parallèles.

D’un autre côté, autre univers, voilà la grande nouveauté, pas loin d’un coup de tonnerre. La décision du Texas de porter plainte devant SCOTUS (Cour Suprême des États-Unis) contre quatre États (Géorgie, Michigan, Pennsylvanie, Wisconsin) a entraîné un mouvement considérable. Dix-sept autres États, le Missouri en tête, ont emboité le pas au Texas.

Désormais, SCOTUS est confronté à une demande de rien moins que l’annulation de l’élection présidentielle dans quatre États de l’Union, émanant d’un tiers des États de l’Union. Outre le Texas, nous avons dans cette ‘révolte des États’ : Alabama, Arkansas, Caroline du Sud, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Floride, Indiana, Kansas, Louisiane, Mississippi, Missouri, Montana, Nebraska, Oklahoma, Tennessee, Utah, Virginie Occidentale.

Considérant l’importance du mouvement, nous répétons ce que nous écrivions hier dans notre première réaction, lorsqu’il n’était question que du Texas. Nous présentions cette fronde du Texas, qui s’est étendue à 17 autres États en devenant plus précise dans sa principale demande qui l’annulation de l’élection du 3 novembre dans les quatre États mis en cause :

« Le Texas estime qu’à cause de modifications de leurs procédures électorales propres en 2019, ces quatre États “ont violé la clause électorale de la Constitution parce qu’ils ne sont pas passés par leurs législatures propres.”
» En gros, et d'une manière extrêmement grave mais très claire, le Texas dit aux quatre États qu’il assigne, conformément à la Constitution directement devant SCOTUS : “Avec vos nouvelles dispositions de vote qui facilitent la fraude, vous avez compromis la légitimité et la validité de l'élection du président, ce qui nous concerne directement, nous Texas, comme tous les États de l'Union.”

Un point essentiel à considérer, c’est que cette plainte auprès de la Cour Suprême ne vient pas de l’équipe Trump, et elle ne porte pas sur le choix de l’un ou de l’autre, mais bien sur le fait de la régularité de l’élection. On pourrait considérer qu’il y a eu des pressions de Trump, mais elles n’expliqueraient certainement pas tout, loin de là. D’ailleurs, la chronologie est révélatrice : il n’y a pas eu de coalition au départ, mais bien un enchaînement à partir de l’exemple du Texas (le Missouri, puis la Louisiane et l’Arkansas, etc.).

A notre sens, il faut d’ailleurs moins chercher pour le principal pragmatique un argument partisan à cette démarche (contre Biden, pour Trump, contre les démocrates gauchistes et progressistes-sociétaux, pour Trump le populiste, etc.) qu’un argument institutionnel et constitutionnel. La fraude est si flagrante, si “massive”, si maladroite aussi qu’elle ne peut plus ne plus être vue (rappelez-vous Lang il y a quatre jours, parlant des Pieds-Nickelés fraudeurs : « Une grande partie de ces actes étaient plus ou moins visibles si l’on avait des yeux pour voir. Des chauffeurs de camions ont été chargés de transporter des palettes de bulletins de vote Biden d'un endroit à l'autre. Les bulletins de vote Biden étaient passés dix fois dans des machines à compter. Remarquable !  Des réseaux informatiques magiques ! »)

... Et alors, c’est tout le processus électoral des États-Unis qui est mis en cause si l’élection est acceptée telle quelle. Comme l’ont déjà remarqué plusieurs commentateurs, “on ne pourra plus voter aux États-Unis ”, par manque de confiance, par les mises en cause légales, par la délégitimation des candidats avant même l’élection, etc. On comprend que cette perspective n’enchante pas nombre de directions d’États, qui doivent être élues, tandis que la perspective générale est une véritable déstructuration institutionnelle des États de l’Union, et des USA eux-mêmes.

C’est donc sur SCOTUS que repose la charge de la décision, car on pourrait presque dire “la charge de la faute” tant il s’avère que, quelque décision qui est prise, jusqu’à l’absence de décision qui serrait absolument catastrophique pour l’autorité de SCOTUS et l’équilibre du Système, nous allons vers une aggravation dramatique de la crise, avec profilage du type “guerre civile”, sécession avec ‘regroupements idéologiques’ (cela sonne mieux que ‘regroupements ethniques’

Qu’importe pour l’instant, les adversaires de Biden et des démocrates (plus que les “partisans de Trump”, car la folie des démocrates et l’inexistence de Biden finissent par créer des opposants qui sont très loin d’être partisans de Trump en temps normal), tous ces gens-là se réjouissent, dans tous les cas pour ceux qui mesurent l’importance de l’événement. Selon notre rapide tour de table globalisé, seuls les Russes [Sputnik et RT.com] prennent l’affaire très au sérieux ; même aux USA les réactions sont diverses et mélangées, parfois stupéfiantes lorsque pas une ligne n’est consacrée à la chose (là, vraiment, WSWS.org ne se distingue pas, redevenu pur marxiste-léniniste tendance Tchéka/NKVD ).

Sic Semper Tyrannis est des plus satisfaits, bien que n’étant nullement soutien de Trump, mais par opposition désormais radicale aux démocrates.

• Le colonel Lang écrit dans un court commentaire au texte de Fox.News annonçant la nouvelle : « Il me semble que les démocrates, dans toute leur gloire, sont devenus subversifs à l’égard de la Constitution, sauf dans la mesure où celle-ci soutient la création d'une république fictive comme l'Union soviétique. Nous allons maintenant voir si SCOTUS va nous sauver de cela. »

• Un lecteur impertinent mais aussi connaisseur écrit dans la rubrique de commentaire de ce texte, sur ce que pourrait faire SCOTUS (on n'imagine gère la Cour Suprême refusant d'examiner ces plaintes, la téaction dans les États plaignants, et sans doute ailleurs, seraient complètement déchâinée, évoquant bien entendu l'option de la sécession)  :

« Bye Bye Biden.
» SCOTUS ne peut pas refuser cette plainte et c’est une affaire entendue. La seule chose que SCOTUS peut faire pour éviter un verdict, c’est le remède boiteux de permettre à Biden de poursuivre en tant que Président élu. SCOTUS ne peut pas refuser d’entendre l'affaire avec le poids de tous ces États sur ses épaules, elle ne peut pas prendre en défaut la logique des plaignants, elle doit accepter l'argument du Texas et l’inconstitutionnalité de l'élection dans les quatre États mis en cause. Elle peut certes se considérer comme étant impuissante à trouver elle-même un remède, et alors il est plus que probable qu’elle cherchera un remède solide en confiant le soin d’un verdict sur l’élection aux législatures de ces États déviants, qui se trouvent être à majorité républicaine.
» Oh my darling, oh my darling, bye bye Biden. »

Si jamais il devait y avoir une décision de vote dans les quatre États, éventuellement demandé aux législatures des quatre États (tous à majorité républicaine), et même en sollicitant l’idée d’un “vote populaire”, quelles seraient les chances de Biden de gagner tout de même ? On vous laisse le texte en anglais (de RT.com) sans prendre le risque de nous aventurer dans les zéros, – lorsqu’il y a  “moins d’une chance sur un ou quatre quadrillion(s)”... :
« Referring to a declaration submitted by Charles J. Cicchetti, the legal filing claims the probability of Biden winning the popular vote in Georgia, Michigan, Pennsylvania, and Wisconsin independently, given President Donald Trump’s early lead in those states is “less than one in a quadrillion, or one in 1,000,000,000,000,000.” To win the four contested states collectively, the odds for Biden drop to “one in a quadrillion to the fourth power,” the lawsuit says. »

 

Mis en ligne le 10 décembre 2020 à 10H45