Covid’s Band

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Covid’s Band

30 octobre 2020 – Il est inédit, dans nos pratiques, que nous reprenions le ‘chapô’ d’un texte (les Anglo-Saxons doivent entendre Abstract dans ce cas) dans le corps de ce texte, par définition, puisque cette pièce écrite est censée résumer le propos qu’elle présente. Nous faisons une exception, dans ce cas, parce que le ‘chapô’ ne résume pas le texte, il tente plutôt d’indiquer son esprit et agit éventuellement comme une introduction concernant l’état de l’esprit. (Ce pourquoi il ne se réfère qu’à la crise Covid19, sans mention de l’attaque de Nice, parce que Covid19 reste dans notre analyse absolument l’outil central de la manufacture de la GCES.)

Il a parfaitement sa place ici...

• Céline, en ce temps-là, avait décidé de donner comme titre à son livre : ‘Guignol’s Band’, et loin d’être un mot de désespoir ce titre était un cri de dérision. • Dans notre démarche, Covid’s Band’ tient la même fonction, et peut-être même aurait-on pu trouver ‘Covid’s Bouffe’ (ou Covid-Bouffe, – retenons précieusement ces expressions, elles auront loisir de servir). • La pandémie Covid19 est en train en effet de hisser la civilisation occidentale, la modernité et le Système d’un même élan, au sommet inexpugnable d’un Everest de dérision. • ‘Tout ça pour ça’, êtes-vous bien sûr ? Oh, que oui ! Et bien précieusement encore, tenons ferme notre stupidité érigé en ‘Plus Grand Chapiteau du monde’ (autre titre à retenir). • Cette “seconde vague”, sous le plus grand chapiteau d’une noria de professeurs de médecine et de la suite sans fin de leurs spécialités extraordinaires, tous coiffés du même entonnoir avec l’inscription Big Pharma (il faut bien vivre), cette ‘seconde vague’ ressemble à la marée montante du soir, celle qui, plus jamais, ne redescendra. • Pour notre plus intense satisfaction, leur bêtise règne...

... Cela posé, nous espérons qu’il n’y en a pas trop, tout de même, pour ne pas juger, acte manqué fatal du jugement, cette évidence que nous sommes entrés enfin, à grands coups de ‘teuf-teuf’, dans l’immense et fort fameuse Mer des Grandes Tempêtes, entre la Mer de la Félicité et la Mer du Simulacre, à gauche de l’Océan des Miracles, dans ces lieux mythiques identifiés sur la seconde Lune, la Lune d’au-delà des Colonnes d’Hercule, située derrière la Lune-classique que ne foulèrent jamais, c’est bien connu, les non-astronautes d’Apollo XXXV, tournant dans les studios secrets du petit-fils adoptif de Stanley-Livingstone [« Doctor Livingstone, I presume »] Kubrick, ces studios sur les faux-pas qu’on jugerait fabriqués pour la satisfaction de ces jeux enfantins d’une Raison battue en brèche, sur la Lune situés dans le Zambèze, non loin du Lac Tanganyika d’alors.

...Tout cela, quel rapport nous nous le demandons, – parce que Kubrick se prénomme Stanley plutôt que Livingstone, et que la chose se passe ainsi (et PhG, du loin de son Journal dde.crisis où il surveille son désert des Tartarins-comploteurs, incliné à remplacer “communauté de civilisation” par “civilité de civilisation“, politesse si le lecteur préfère, parallèlement aux décomptes furieux et minutieux de la pensée indigéniste et des privilèges-blancs des suprémacistes enfin démasqués)...
« C’est là [dans le Zambèze] que Henry Morton Stanley, financé par le journal New York Herald en 1869, le retrouva finalement à Ujiji, non loin du Lac Tanganyika le 10 novembre 1871. Cet événement est un classique de l'histoire des explorations, notamment dans la mesure où la question initiale de Stanley lors de leur rencontre [“Dr Livingstone, I presume ?”] est “emblématique d’une certaine communauté de civilisation au cœur de la jungle” ».

Ainsi donc la NASA, dans les années à venir, après que les restes du Système auront été négociés au prix du zinc plaqué bling-bling, se réfugiera-t-elle dans le Zambèze, rendez-vous pris entre les chutes Victoria et le lac Tanganyika du Docteur Otto von Braun, ancien dignitaire de la SS. Toutes ces menteries plutôt fantaisistes auxquelles on nous pardonnera de prêter une plume barbouillée d’un masque suprémaciste, reflètent bien, si elles sont peu compréhensibles à la première audition, l’état d’esprit qui est le nôtre, à l’heure du re-confinement résultant du troisième complot à gauche en sortant et de la bonne marche des guerres de religion, dans leur modèle Saint-Barthélemy rénové. Qu’on nous pardonne certes d’afficher une humeur joyeuse, un entrain plein d’ardeur, presque une seconde jeunesse qui nous ramène à l’âge d’or des années 1962-1966 de la jeunesse de PhG, lorsque le futur éditeur de ce site croyait que le monde était destiné à lui appartenir sous peu, sinon d’ores et déjà sien, dans sa poche, sans autre faribole : entre « le temps de la  “grippe asiatique”  de 1957 (4 millions de morts, venue de Chine, – tiens donc) et celui de la “grippe de Hong-Kong” de 1968 (un à 2 millions de morts, venue de presque-la-Chine, – tiens donc). »

Essayez donc de nous comprendre, sinon de nous approuver (certainement pas cela que PhG aurait l’outrecuidance de vous demander, de sa part, de son toupet, et surtout parce que cela n’est en aucun cas le propos). Nous allons essayer d’exposer deux ou trois de nos intangibles positions que nombre de gens s’obstinent à ne pas comprendre, simplement en refusant de les regarder. Nos lecteurs vont voir que, sous le regard du site dedefensa.org dont l’éditeur (PhG) se juge seul comptable avec une responsabilité complètement assumée, s’agite un entassement vertigineux et colossal de folies, de bêtises, d’arrogances sans nombre, d’hybris divers et à deux balles, d’auto-simulation d’‘à chacun son simulacre’, bref que la chute de Rome de 411 vue par Augustin neuf mois plus tard, comme il rapporte la chose dans sa Cité de Dieu, fait figure d’événement élégant, structuré, d’événement de haute culture, du grand spectacle des studios de Boulogne-Billancourt à Cinecitta, – comparé, hein, à leur bastringue en fer-blanc d’Hollywood auquel nous voulons bien prêter l’acronyme de GCES...

Or, il importe de mette un peu de rangement, d’autorité, pour écarter l’amas d’ordures et permettre d’avoir un regard plus net. Les circonstances y invitent : autant la crise aux USA avec ses contradictions, que les mêmes en France, etc., offrent de passionnants théâtres d’observation de notre naufrage...

On s’arrête en France, si vous le voulez, parce que depuis 24 heures et pour 24-48 heures en plus et au moins, subsistent et subsisteront des lignes d’un partage très net permettant d’aborder le problème comme on doit l’entendre, c’est-à-dire dans sa dimension structurelle et nullement dans le domaine de son contenu, – c’est-à-dire le problème de la crise “dans sa dimension structurelle et nullement dans le domaine de son contenu”, – c’est-à-dire quelle forme et quelle structure de la crise et nullement “de quelle crise de quoi” il est question.

Ce qu’il faut, c’est une vision bien nette et bien dessinée et celles-ci rendues possibles par une vérité-de-situation elle-même nette et bien dessinée. Le matin ; hier jusqu’à 10H00-10H30, pesait sur nos réflexions et nos observations la colossale perspective du re-confinement. A partir de10H30 exista, devant nos yeux horrifiés, les actes terribles de Nice, c’est-à-dire la perspective terroriste dans toute sa cruauté et sa violence. Le Temps et sa crise ont fait une brutale embardée : une demi-heure avant la crise Covid19 dominait toute la scène de notre tragédie, une demi-heure plus tard c’était celle du terrorisme.

En vérité, aucune scène n’a éliminé l’autre, comme il est tout de suite apparu évident. Les deux ont éclaté vers un paroxysme, quasiment dans la même demi-heure de tragédie. On en est arrivé à croire, et l’on en arrive à croire, et l’on croit finalement comme s’il en était assuré qu’il s’agit du même paroxysme, – donc qu’il s’agit de la même crise. C’est un moment intéressant, disons une occurrence révélatrice pour la France où les deux crises sont très spécifiquement marquées, toutes deux passionnées, toutes deux déprimées, toutes deux renvoyant à des arrière-plans historiques importants et à des perspectives idéologiques remarquables.

La crise du Covid19 qui est la moins identifiable à cet égard de l’interprétation politique évenbtuelle, l’est pourtant d’une façon absolument foudroyante, aussitôt champ de bataille furieux de la ‘liberté individuelle’, des limites très sensibles de l’intervention du pouvoir dans la liberté de chacun, etc. Il faut garder ce constat du 7 octobre 2020 à l’esprit et en utiliser toutes les productions, toutes les dimensions :
« Ce qui est remarquable d’autre part dans le cas-Covid, et qui est absolument sans le moindre rapport avec aucune des pandémies du XXème siècle, et d’ailleurs de quasiment toutes les pandémies qui ont précédé, c’est son interprétation immédiate en termes politiques et même hyper-politique, ou ‘sur-politique’ comme l’on dit ‘surréaliste’. Nous ne parlons pas des effets et des conséquences politiques à terme (comme certains remarquent que la Grande Peste du XIVème siècle a eu des conséquences politiques et géopolitiques considérables.) Nous parlons de la perception immédiate, quasiment en temps réel ; et son interprétation idéologique quasiment immédiate elle aussi. Cela est absolument, complètement sans précédent ; et, par conséquent, on observe des conséquences politiques et psychologiques également immédiates et sans précédent dans cette situation, complètement hors-Covid19 ; par exemple sur les relations des USA avec la Chine, sur l’évolution de l’élection présidentielle aux USA et les troubles sociaux déstructurants graves depuis le 25 mai (Grande Emeute-2020). »

Il faut également observer que, dans le même temps exactement, cette sorte de développement parallèle de deux ou plusieurs crises a lieu aux USA, et l’on s’aperçoit que ces crises sont faites pour se compléter, et même pour prendre toute leur signification et leur dimension lorsqu’elles sont alignées comme nous le proposons. On énumère cela rapidement :
• depuis plusieurs jours, disons une grosse décade, fait rage une crise sur les Biden, à la suite de publications du New York Post, exposant le degré inouï de corruption de Joe & Familly, notamment Hunter, le Biden Jr. du scandale ;
• en même temps se poursuit et s’accentue en s’accrochant au cas, le comportement de ce que nous nommons ‘presseSystème’, qui se refuse à suivre ce scandale, sous des argument invraisemblables (voir l’attitude des GAFAM pourtant invités le 28 octobre à répondre aux sénateurs, notamment de Tweeter mené par son ‘gourou fou’ Jack Dorsey, en train de prendre le chemin de Howard Hughes sur sa fin ; ou voir encore l’attitude de la radio ‘publique’ NPR qui “n’a pas de temps à perdre” avec le scandale) ;
• à ce moment éclate la nouvelle de la démission de Greenwald, un journaliste non seulement honorable, mais professionnellement exceptionnel, clairement de gauche, affichant son homosexualité et ayant réussi l’exploit de sortir Snowden des griffes de la NSA, et terminant cette partie de sa carrière par la dénonciation, avec une virulence exceptionnelle, par le fait même de sa démission exceptionnellement documentée sur la vilenie et l’imposture des Masters of the Universe, la dénonciation disons-nous de la complète corruption de la presseSystème en quittant le site The Intercept dont il avait verrouillé le succès éditorial.

... Et tout cela s’agglutine bien entendu autour d’une des matrices centrales de la crise interne des USA, qui est l’aspect de la crise du système de la communication, de sa corruption, de son simulacre, etc. A cette aune, l’ensemble morphe en une nouvelle dynamique qui nous semble devoir produire une sorte de poussée/de puissance collective dont l’effet pourrait être favorable à Trump (clin d’œil du Ciel) malgré la cascade ininterrompue de sondages éventuellement faussaires. Nous voilà ramenés au cœur de la crise, avec un avios qui n’est même pas, surtout pas, un pronostic.

La dévoration de toutes les crises

Nous faisons souvent de cette sorte d’exercice avec les USA par les temps actuels qui courent, pour montrer comment, en un mouvement tourbillonnaire siphonnant les événements vers un trou noir, l’ensemble morphe continuellement en une seule crise qui absorbe continuellement toutes les crises, nous restituant sans cesse la dimension américaniste de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES).

Cette fois, nous avons l’occasion très puissante de faire ce même exercice pour la France, avec la simultanéité des paroxysmes (ceux en cours actuellement) s’imposant avec une force inattendue, réduisant d’autant les possibilités d’évasion de la communication et du simulacre. C’est en cela que la phase actuelle présente le plus grand intérêt : le paroxysme est aussi fort pour Covid19 (re-confinement aujourd’hui pour liquider le virus) que pour le terrorisme (décapitation à Nice hier, déclenchant notre puissante riposte malgré le risque étrangement détaillé, – simplement parce que l’hypotrhèse est étrange, –  d’une ‘guerre civile’ d’un nouveau style). Les deux textes qui se succèdent, du 28 octobre 2020 et du 29 octobre 2020, qui adoptent un ton similaire comme mesure de la gravité des événements, comme puissance de leurs essences, en portent témoignage.

L’on comprend bien que le premier nous parle de Covid19, que le second n’aurait pu exister sans la séquence ‘décapitation dans la basilique’ ; certains parlent donc d’un ‘emballement’ et de quelque chose de « crépusculaire » dans le sens où, effectivement, les crises différentes produisent en même temps un paroxysme (non pas leur paroxysme décisif mais un paroxysme après d’autres, pour ces mêmes crises, et avant d’autres on peut en être assuré) :
« Confinement, violences communautaires, terrorisme: ces 24 heures crépusculaires pour la France... Depuis mercredi soir, l’actualité semble s’être emballée. Jean-Loup Bonnamy décrypte un à un ces différents symptômes d’un pays qui n’a plus confiance en lui-même et ne sait plus faire face... »

D’une façon très inattendue sans doute, on pourrait comparer la situation présente de cette dynamique enchaînant les crises les unes derrière les autres, et les unes dans les autres, à cette question spécifique que pose Covid19 de l’établissement de chaînes infectieuses qu’il devient de plus en plus impossible de rompre, et s’alimentant à des clusters surgis de nulle part. (Il est intéressant de rappeler ici que l’emploi du mot cluster est d’abord de type guerrier, – les cluster bomb, qui contiennent tout un échantillonnage de sous-munitions [sous-bombes] s’éparpillant au moment de l’impact ; le caractère monstrueux de ces engins a été reconnu puisque son interdiction d’utilisation est actée par un accord international, ce qui n’empêche évidemment pas, ce qui encourage au contraire les guerriers US à les utiliser à partir de leurs consoles de guidage installées au Pentagone.)

Ce constat sur l’évolution structurelle des crises, sur leur structuration mortelle et quasiment impossible à défaire malgré les conseils et l’expérience des Deleuze, Derrida, Foucault & Cie, marque sans nul doute l’avancée décisive des crises tourbillonnaires, ou des crises en chaîne, des crises morphant et transmutant en un amalgame unique et absolument hermétique. La situation devient ainsi similaire à celle qui fait dire aux partisans de cette formule pour le cas Covid19 : “On ne peut vaincre un virus, il faut l’accepter et vivre avec lui”, – “On ne peut vaincre cette crise, il faut l'accepter et vivre avec elle”, – ce qui signifie la destruction (Effondrement) du Système, ce qui signifie la meilleure évolution possible...

Sans doute sommes-nous proches, sinon d’ores et déjà dans cette situation où le GCES a atteint largement son point de fusion et de mutation, et qu’il faut désormais s’en remettre à son verdict. La Grande Crise est en train de l’emporter, elle l’emporte d’ores et déjà, montrant dans les circonstances que nous décrivons l’aspect irrémédiable de sa puissance victorieuse. Désormais, nous sommes renvoyés de l’une à l’autre, d’une rive de l’Atlantique à l’autre, et cette évolution devrait rapidement faire sentir ses effets curatifs. La vertu indescriptible de cette évolution se nomme très classiquement et benoîtement “Le Roi est nu”.

Désormais, il n’y a plus rien qui puisse même ralentir cette Grande Crise et nous devons humblement, c’est-à-dire avec une humilité qui n’est pas sans grandeur, reconnaître la toute-puissance du Ciel. Les bizarres incantations de la modernité, les surprenantes prétentions des petits génies du genre, – genrisme, transgenre et transhumanisme, – invitent à l’apaisement devant l’évidence des choses, bien plus qu’à l’excitation des bulbes rachidiens et hypothalamus. Montherlant disait « Va jouer avec cette poussière », Céline ou bien est-ce la sœur de Marat nous hésitons : « Ce sont là viles turpitudes humaines qu’un peu de sable efface », et Malraux : « L’homme, ce misérable petit tas de secrets ». En vérité, tout être digne de ce nom doit se sentir, aujourd’hui, devant la mise à nu de la très-puissante vérité-de-situation capable d’embrasser celle du monde, comme une sorte d’allégresse, celle qui accompagne l’homme concevant enfin ce que c’est qu’être ‘enfin libéré’.

...Nous avons commencé ce texte , nous le confessons, de bien étrange manière, en évoquant le simulacre bien connu dans la presseSystème, des expéditions spatiales vers la Lune (“ ...dans l’immense et fort fameuse Mer des Grandes Tempêtes, entre la Mer de la Félicité et la Mer du Simulacre, à gauche de l’Océan des Miracles, dans ces lieux mythiques identifiés sur la seconde Lune, la Lune d’au-delà des Colonnes d’Hercule, située derrière la Lune-classique que ne foulèrent jamais, c’est bien connu, les non-astronautes d’Apollo XXXV, tournant dans les studios secrets du petit-fils adoptif de Stanley-Livingstone [« Doctor Livingstone, I presume »] Kubrick”).

Bien entendu nous demandons qu’on nous pardonne ; cet aspect de dérision devant des choses si sérieuses que New York Times, WaPo, Le Monde et toute la caravane devant laquelle les chiens n’aboient même plus n’est pas vraiment à notre avantage et ne prouve rien du tout, dans aucun sens. Il est bien entendu que l’homme n’a jamais marché sur la Lune malgré Tintin-Hergé, tout simplement parce que c’est glissant, une sorte de verglas permanent ; par contre, nous évoquerions plus sérieusement l’hypothèse fondamentale, qui marque le sous-bassement indirect de la campagne de Joe Biden, selon lequel après tout la Lune n’existerait pas. (Trump, pris à son propre piège, ne peut pas dire cela ; lui, il a acheté la Lune, en croyant faire une affaire, – vous pensez bien qu’il ne serait pas temps de lui apprendre qu’il a été victime d’une arnaque, qu’on lui a vendu du vent, un de ces vents solaires et redoutables qui dérèglent nos climats d’une si remarquable stabilité.)

Cela est pour observer que les événements vont leur train et que nous, Lilliputiens affolés devant ce Gulliver de pacotille qu’est le Système dont nous ne cessons d’affirmer l’inflation de sa puissance, n’avons rien de sérieux à apporter aux Grandes Explications du monde. Jonathan Swift n’est plus des nôtre, de ce monde voulons-nous dire... Nous sommes assis, un peu découragés malgré notre agitation en forme de danse de Saint-Guy, et allant balbutiant hystériquement, dans l’agitation de cette Grande Crise qu’il nous faut dénouer pour sauver le monde, l’anecdote célèbre du temps où l’Empire se préparait à dominer le monde : “Nous sommes comme cet officier de l’U.S. Navy, à Pearl Harbor, le 7 décembre 1941 à 10H00 locales, devant les carcasses fumantes des superbes cuirassés de la Pacific Fleet, et marmonnant pour lui-même : ‘Je sais bien que nous allons gagner cette putain de guerre (“this fucking war”), mais je me demande bien comment’.”

Qui leur dira de quelle “fucking war” il s’agit, et qu’il s’agit en fait qu’elle se dénoue par l’affirmation décisive et achevée de la Grande Crise qui porte avec elle l’Effondrement du Système. Cette chorégraphie enfin comprise et bien exécutée, qu’il en soit ainsi et que le Système s’effondre...

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