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L'inanité de la puissance maritime∫

Article lié : De Moscou à Pékin, la course change

Bruno Hanzen

  25/03/2006

Les Etats-Unis sont avant tout une puissance maritime. L’OTAN est, lui-même, une alliance de puissances maritimes.
Le rapprochement sino-soviétique peut signifier, s’il se concrétise réellement, que les communications terrestres via la masse eurasienne vont pouvoir se développer (à nouveau?). Voyez, par exemple, le projet de “nouvelle route de la soie” (Chine, Iran, Turquie).
Dans ce cas de figure, les communications maritimes perdent leur importance et la puissance maritime aussi. Nous aurions alors une modification majeure des facteurs géo-stratégiques, probablement la première de cette ampleur depuis la Renaissance et les grands voyages.
Le grand perdant serait les Etats-Unis. La meilleure façon pour eux de contrer cette tendance serait d’entretenir l’insécurité en Eurasie, spécialement en son centre. C’est une des explications possibles de la politique américaine au Moyen-Orient et en Asie Centrale depuis la chute de l’Empire Soviétique. Pour autant qu’ils aient une politique réfléchie…

Re: Politique occidentale en flagrant délit...

Article lié : La politique occidentale prise en flagrant délit

louis kuehn

  25/03/2006

Excellent analyse, car les auteurs ont le mérite de parler franchement, et d’individuer deux noeuds fondamentaux de la phase actuelle des relations internationales.

En premier lieu, la politique étrangère états-unienne, en insistant dans la pénétration de l’espace géopolitique ex-soviétique (Europe orientale et sud-orientale, Caucase, Asie centrale), pousse Moscou à se détacher de l’axe euro-atlantique (car l’OTAN domine celui-ci, et la France a été isolée dans sa tentative de sortir l’UE de la subordination à l’OTAN meme).

Par conséquent, Moscou se rapproche cohéremment de Pékin. A ce propos, j’invite quand-meme tous le monde à considérer comment, sur le long terme, Russie et Chine auront aussi des raisons pour se disputer l’espace sibérien, vu l’impressionant déclin démographique russe et l’appétit énergétique chinois.

De toute façon, dans les cinq prochaines années, il est prévisible que la coopération stratégique russo-chinoise continuéra, et que des politiciens aussi médiocres que soumis tels J. Barroso et sa Commission seront choqués par leur meme faillite.

Le second noeud est donc celui des conséquences dans le déclin du projet d’Europe-puissance, qui a été détourné par les tenants du fédéralisme européen. La vision gaulliste d’une Europe de patrie était, à mon sens, la seule pouvant garantir l’unité dans la politique étrangère et la continuité historique avec la tradition nationale européenne.

La vision fédéraliste, au contraire, est parfaitement compatible avec la volonté états-unienne de détruire les nations et de favorir l’essor de grands espaces intégrés aux structures financières et sécuritaires atlantiques (voir le projet mégalomane du “Grand Moyen-Orient”).

Là encore, le rapprochement russo-chinois déstabilise l’Europe, car cette dernière a choisi l’intégration euro-atlantique et se retrouve incapable de mener une politique de coopération renforcée avec Moscou en autonomie par rapport à Washington. Autrement dit: aujourd’hui, la politique russe des pays européens passe par Washington, car au cas contraire, elle est toute suite attaquée et déstabilisée par les atlantistes (très puissants en Europe).

Ce constat devrait pousser les intélligences européennes à considérer l’hypothèse (française/gaulliste) d’une réstructuration de l’Europe, dans un sens “souverainiste” et pourtant non “anti-européen”. Le fédéralisme européen devrait etre abandonné, et une politique fondée sur la coopération renforcée, sur des sujets-clé (défense, technologie, anti-terrorisme, énergie), devrait y etre substituée.

Encore, la France pourrait retrouver son role d’Etat stratège européen à condition de diminuer le role de la Commission (dominée par les clients de Washington comme Mme Kroes). Aussi, la coopération avec Washington ne devrait pas empecher celle avec Moscou, Pékin, Delhi, voir Téhéran si l’Iran renonce à sa posture violemment anti-occidental dans le futur.

L.K.

la débâcle de Harvard en Russie

Article lié :

Richard

  24/03/2006

un intéressant article sur les magouilles des “spécialistes” de Harvard envoyés en Russie pour développer le capitalisme.

How Harvard lost Russia

http://www.institutionalinvestor.com/printer.asp?SID=606787&ISS=21211&HEADLINE=How%20Harvard%20lost%20Russia&PUB=62

“Then, in quiet contrast, there is the case of economics professor Andrei Shleifer, who in the mid-1990s led a Harvard advisory program in Russia that collapsed in disgrace. In August, after years of litigation, Harvard, Shleifer and others agreed to pay at least $31 million to settle a lawsuit brought by the U.S. government. Harvard had been charged with breach of contract, Shleifer and an associate, Jonathan Hay, with conspiracy to defraud the U.S. government.

Shleifer remains a faculty member in good standing. Colleagues say that is because he is a close longtime friend and collaborator of Summers.

In the following pages investigative journalist David McClintick, a Harvard alumnus, chronicles Shleifer’s role in the university’s Russia Project and how his friendship with Summers has protected him from the consequences of that debacle inside America’s premier academic institution.”

Un coup d'épée dans l'eau

Article lié :

Balajo

  24/03/2006

L’article qui suit à été publié dans le Monde du 23 mars dernier. Les professeurs Stephen Walt, directeur des études à la Kennedy School de l’université Harvard, et John Mearsheimer, professeur de sciences politiques à l’université de Chicago font une analyse prennant le contre-pied du raisonnement habituel aux Etats-Unis selon lequel “ce qui est bon pour Israël est bon pour les USA”. Ils prônent une approche pragmatique des relations entre les deux pays, ce faisant, nul doute qu’ils se heurteront à l’antipragmatisme absolu des illuminés de la Bible, ces bigots au pouvoir à Washington qui attendent le jour du jugement dernier, jour qui implique de très près Israël..mais c’est une autre histoire..

Une étude américaine critique la politique pro-israélienne des Etats-Unis
LE MONDE | 23.03.06 | 14h29
WASHINGTON CORRESPONDANTE

Dans un essai intitulé Le lobby israélien et la politique étrangère des Etats-Unis, les professeurs Stephen Walt, directeur des études à la Kennedy School de l’université Harvard, et John Mearsheimer, professeur de sciences politiques à l’université de Chicago, estiment que les Etats-Unis confondent trop souvent leur intérêt national avec celui de l’Etat juif au risque de “compromettre leur sécurité”. Ils incriminent l’action du “lobby pro-israélien”, un groupe qu’ils définissent comme composé d’individus et d’organisations qui “travaillent activement” en vue d’influencer la diplomatie américaine. “D’autres groupes d’intérêt ont réussi à tirer la politique étrangère américaine dans le sens qu’ils souhaitaient, mais aucun n’a réussi à l’emmener aussi loin de ce que l’intérêt national américain recommanderait, tout en réussissant à convaincre les Américains que les intérêts des Etats-Unis et d’Israël sont à peu près identiques”, écrivent les deux chercheurs.

Ce texte de 83 pages, placé sur le site Internet d’Harvard dans la série des “documents de travail”, n’a pas été retiré du site malgré les protestations des associations pro-israéliennes ; toutefois l’université a fait ajouter un paragraphe sur la page de garde indiquant qu’il n’engage que ses auteurs.

La thèse prend le contre-pied du raisonnement habituel aux Etats-Unis, selon lequel la menace terroriste a rapproché Israël et l’Amérique. Pour les deux universitaires, qui comptent parmi les animateurs de l’école “réaliste” en matière de politique internationale, si les Etats-Unis ont un problème de terrorisme, c’est “en bonne partie parce qu’ils sont alliés à Israël, non pas l’inverse”. De même, les Etats-Unis “n’auraient pas à s’inquiéter autant” de la menace irakienne ou syrienne, s’il n’en allait de la sécurité d’Israël. Un Iran nucléarisé ne serait pas un tel “désastre stratégique”, le régime de Téhéran sachant qu’il s’expose à une riposte foudroyante.

Depuis la fin de la guerre froide, estiment les chercheurs, Israël n’apparaît plus comme “un atout stratégique” aidant à contenir l’expansion soviétique dans la région, mais comme un “fardeau”. Pour les deux professeurs, qui étaient opposés à la guerre en Irak, le lobby a été, avec le gouvernement israélien, non pas l’unique facteur, mais “un élément critique” dans la décision de renverser le régime de Saddam Hussein.

“OPÉRATIONS D’ESPIONNAGE”

Les auteurs rappellent qu’Israël est le premier bénéficiaire d’aide économique et militaire des Etats-Unis, avec l’Egypte (environ 500 dollars par habitants par an), alors que son revenu par personne est équivalent à celui de l’Espagne ou de la Corée du Sud. Israël reçoit la somme en un seul versement, contrairement aux autres pays, ce qui lui permet de la placer et de toucher des intérêts. Les autres pays sont pour la plupart tenus de se fournir en équipements militaires auprès des Etats-Unis, ce qui n’est pas le cas d’Israël, qui fait vivre son industrie militaire.

L’Etat juif ne se comporte pas pour autant en “allié loyal”, accusent MM. Walt et Mearsheimer. Il a livré de la technologie sensible à la Chine. Les auteurs citent aussi un rapport de l’organisme budgétaire du Congrès (GAO), selon lequel Israël “se livre aux opérations d’espionnage les plus agressives contre les Etats-Unis, parmi tous les alliés”.

Deux membres de la principale organisation de lobbying, l’Aipac (American Israel Public Affairs Committee), qui se définit elle-même comme “le lobby de l’Amérique pro-israélienne”, sont poursuivis pour avoir livré des informations confidentielles sur l’Iran obtenues de l’analyste du Pentagone Larry Franklin. Larry Franklin a été condamné, en janvier, à près de treize ans de prison.

Dès parution, le texte a suscité des critiques virulentes, notamment sur la partie où il met en cause les cercles de réflexion et la presse pour leur partialité en faveur d’Israël. M. Mearsheimer a indiqué au Monde qu’aucune publication américaine n’a accepté de le diffuser.

Les deux chercheurs ont commencé leurs travaux en 2002 après avoir été frappés par la manière dont Ariel Sharon avait ignoré les demandes du président Bush de surseoir à la reprise de contrôle des villes de Cisjordanie, alors qu’une telle opération nuisait à l’image des Etats-Unis dans le monde arabe. “Notre ambition est de faire en sorte que les Etats-Unis suivent une politique qui sert l’intérêt national américain, dit-il. Nous ne pensons pas que la guerre en Irak correspondait à cet intérêt. Il nous a paru clair que cette politique était conduite pour une bonne part par le lobby israélien. Cela nous a paru de bon sens d’écrire là-dessus et d’ouvrir le débat.”
Corine Lesnes
Article paru dans l’édition du 24.03.06

... mainmise sur les relations internationales ∫

Article lié : De Moscou à Pékin, la course change

MHB

  24/03/2006

La politique americaine de ces cinquante dernieres annees visait peut etre initialement a la mainmise sur les relations internationales ... parce u a l epoque la globalisation n avait pas encore ete inventee.

Encore que l on puisse se demander si l evolution iterative des relations internationales comme l avait defini Henry Kissinger (“du court terme, - sur - du moyen terme - peut etre - du long terme: jamais”) n avait peut etre qu un but (inavouable et incontournable) qui etait precisement la globalisation ....a l americaine et n avait rien a voir avec une hypotetique mainmise sur les relations internationales car qui dit mainmise n a rien a faire du reste et les politiques des presidents americains ont toujours ete controlees en dernier resort ce bastion du concensus et d un isolationisme qui se devoile parfois dans les relations internationales. Les derniers evenements le montrent bien et la perennite des deux partis au pouvoir - en alternance peut etre - mais toujours en consensus (“don’t rock the boat”) ne font que confirmer ce haut dedain pour les relations internationales qui ne representent rien par comparaison avec les benefices d une globalisation a l americaine.

Cette globalisation a ete demolie par la destruction des deux tours - l evaluation actuelle du dommage a l economie (300 milliards $) est certainement encore en-dessous du cout reel car il faut peut etre yrajouter les 1 ou 2 milliards par jour que coute l Irak et les surcouts du systeme a la Orwell mis en place lentement mais surement

Vous avez dit décliniste ∫

Article lié :

Fred

  24/03/2006

Quand la vision de l’étranger n’est restituée qu’à partir de journalistes appartenant à des journaux “libéraux”. On retrouve tous les ingrédients du déclinisme dans cet article fabuleux… On y retrouve même les marottes de certains anglo-saxons, le blabla sur la rupture Sarkozienne et tout et tout.

————————————————————————————————————————

Le CPE vu de l’étranger
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=3037

Quatre mois après les émeutes en banlieues, la France refait la Une des médias étrangers avec le CPE. Tour d’horizon, entre incompréhension et colère

La France, pays des manifestations. En ces jours de grogne contre le CPE, le monde en a la confirmation : la contestation sociale est bien une réalité française. A l’étranger, on ne manque pas de le souligner, et de rappeler au passage la Révolution française, Mai 68, voire les récentes émeutes des banlieues. Mais le mouvement anti-CPE suscite surtout beaucoup d’incompréhension, voire de colère.

“Mai 68 est de retour”

En vogue en France, le parallèle entre mars 2005 et Mai 68 est encore plus courant à l’étranger, surtout depuis que manifestants et casseurs ont choisi l’emblématique Quartier latin comme nouveau QG. Au lendemain de l’occupation de la Sorbonne, plusieurs quotidiens italiens titraient “Mai 68 est de retour”. Mais le quotidien allemand Die Welt n’est pas de cet avis: “Comme par un réflexe de Pavlov surgissent les images du “conflit générationnel” de Mai 68 et de la fuite de De Gaulle à Baden-Baden devant la jeunesse. Cette association a en réalité à peu près autant de choses en commun qu’une bouteille de château Lafite avec un rollmops”. Et d’ajouter: “En 1968, la France était prospère, s’ennuyait et rêvait de parricide.”

La question de la précarité

Beaucoup d’analystes étrangers ne comprennent pas que la France, pénalisée par une croissance faible et un chômage élevé, refuse d’assouplir les règles en vigueur sur le marché du travail. C’est dans les pays où les emplois précaires sont désormais la règle que l’incompréhension est la plus grande, comme aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Italie - où la flexibilité constitue l’un des thèmes clés de la campagne électorale de Romano Prodi, candidat de gauche. Quelques voix de gauche s’élèvent tout de même pour soutenir le mouvement. D’après le Financial Times Deutschland, le CPE “aggrave la discrimination à l’égard des jeunes”. Le Guardian va plus loin et encourage les jeunes Français à ne pas suivre le “miracle économique” britannique. Et à réaliser “combien il y a à gagner en combattant dans les rues”.

L’idéalisme à la française

Les Français vivent en dehors de la réalité. Voilà l’explication communément avancée à ce mouvement dont l’ampleur interpelle. A en croire la presse étrangère, derrière ce violent rejet du CPE se cacherait une tendance plus profonde de la France: le refus de céder à la pression libérale. Pour le New York Times, “le capitalisme est diabolisé au profit du souvenir d’un passé révolutionnaire romantisé”. Certains journaux font d’ailleurs le rapprochement avec le non français au référendum: Jason Burke, du quotidien britannique The Observer , soupçonne la mobilisation d’être en fait une punition contre le gouvernement. El Pais, quotidien espagnol de centre gauche, estime que “comme pour la Constitution européenne, la France est victime de ses peurs ne veut pas aller de l’avant”.

De l’incompréhension à la colère

Si ce constat est répandu, les réactions qu’il suscite sont très variables. Certains portent un regard un brin moqueur mais affectueux sur des Français un peu trop idéalistes mais attachants. Un journaliste suisse du Temps avoue ainsi ne pas comprendre le message mêlant antilibéralisme et antimondialisation. Mais d’autres ressentent un véritable agacement. En refusant de concéder certains acquis face aux réalités du marché, les Français se penseraient différents, pour ne pas dire meilleurs. L’éditorialiste du journal espagnol El Mundo s’en prend aux “enfants gâtés de la gauche”. De l’autre côté de l’Atlantique, le Wall Street Journal voit dans les manifestations “les derniers symptômes d’une démocratie malade”. D’après le quotidien économique, “si la France veut renverser sa tendance (...) elle a besoin de mettre à bas les barrières de la législation du travail dans tous les secteurs, et pas seulement pour les moins de 26 ans.”

Les politiques sont aussi responsables

“Le problème, écrit l’International Herald Tribune, c’est que la France manque d’hommes politiques capables de parler franchement, de solutions réelles et définitives”. Pire, le même journal accuse Jacques Chirac d’avoir exacerbé le réflexe français de défense inconditionnelle des acquis sociaux, en cautionnant l’idée - de gauche - que tout risque individuel était inacceptable.

Face à cet enlisement dans le politiquement correct, certains voient dans le ministre de l’Intérieur et président de l’UMP une solution d’avenir. “Si l’heure est au déclin français, alors Nicolas Sarkozy, qui prône une rupture nette (...) avec le passé, est l’homme qu’il faut”, analyse Jason Burke. “Mais, ajoute-t-il, si ce thème fait long feu, l’actuel ministre de l’Intérieur sera perçu comme un politicien ambitieux, et peut-être dangereux, qui tire sur tout ce qui bouge”.

La France court-elle à sa perte ?

Selon l’ampleur de la colère, les pronostics sont plus ou moins alarmistes. Le quotidien allemand Die Welt n’hésite pas à évoquer la “décadence et la chute de l’Empire romain”, le Wall Street Journal le “déclin de la France”.

A la question de savoir comment Dominique de Villepin peut se sortir de la crise, Die Welt imagine que le Premier ministre pourrait se contenter de renflouer l’appareil étatique, comme l’ont déjà souvent fait ses prédecesseurs, notant que, depuis des décennies, la France créée de plus en plus de postes de fonctionnaires, là où le secteur privé ne fait qu’en supprimer.

Une chose est sûre, l’agitation en France fait réfléchir ses voisins, même lointains, qui se voient renvoyés à leur propre situation. Un député du parti socialiste allemand (SPD) laissait entendre la semaine dernière qu’un retour des tensions sociales en Allemagne n’était pas à exclure.

JSF, ou la tunique de Nessus de Tony BLAIR.

Article lié : Le JSF et nos lecteurs

LeBayorre

  23/03/2006

Je suis d’ accord avec la rédaction de DeDefensa, le poker menteur va se poursuivre au moins jusqu’ au 05/12/2006 ; sur le thème “Chéri, fais moi peur, sinon j’ achète le french Rafale”. Mais il y a des risques de débordements en politique intérieure britannique.

Ceci dit, il serait de bonne politique pour la France de faire la danse des sept voiles devant Tony BLAIR, histoire d’ accroître la confusion, pcc “La discorde chez l’ennemi” de Ch. de G. ; “l’Art de la Guerre” de Sun-Tzé.

Avec un risque : celui de transférer des technologies françaises à un pays qui n’ aura pas complètement rompu avec les “special relationships”, et donc de voir atterrir lesdites technologies tricolores sur le bureau du FeldMarschall von RUMSFELD (si ce n’est déjà fait).

Il y a quand même quelque chose d’intéressant dans la chronique d’ Alexandre ADLER, c’ est l’ explication de la décision Estadunienne. D’ après AA, GWB, RUMSFELD et RICE seraient tombé d’ accord pour trouver que BLAIR s’ est montré “wobbly” en négociant avec l’ Iran et les autres européens, et que ça méritait une sanction.

Conclusion : vous êtes avec nous, les USA inconditionnellement et aveuglément, sinon on tord le cou à votre industrie d’ armement.
Autre conclusion : les USA sont décidés à attaquer l’ Iran, seuls s’ il le faut, et quelque soit l’ opinion internationale.

Mainstream, mainstream, mainstream...

Article lié :

Fred

  23/03/2006

“On” utilise ce mot en sachant tous ce qu’il désigne. Mais si on veut le dire en français, on dit quoi ?

La presse “du courant dominant” ? Ce n’est pas aussi joli. Il doit bien y avoir moyen de trouver une contraction élégante non ?

sur fukuyama

Article lié : Fukuyama, ou The End of the Logic

yodalf

  23/03/2006

je me réfère à mon commentaire sur Brzezinski du 16 mars…

les uns croient voir le déclin américain, les autres le retour à un isolationnisme, les troisièmes une crise mondiale du dollar et du système monétaire.
Ce sont des méditations qui cherchent à donner un sens aux évolutions en cours, et sont générées par l’absence de résultats en Afghanistan: Bin Laden court toujours, mais on va y donner la mort à un converti chrétien… et en Irak, chacun sait!
Fukuyama aussi cherche à se situer.
Il est cependant clair que la dispersion des forces, comme le disaient les Anciens stratèges chinois, est ce qui affaiblit les grands empires - la grenouille de la fable. En ce sens ce que nous voyons, dans le nationalisme unilatéral US, est une sorte de péché d’orgueil, une dispersion dispendieuse qui use les opinions publiques et ruine leur prestige.

Le discours sur le déclin serait alors bien plus une vision, depuis les USA, des limites déjà existantes (mais jusque là méprisées) des moyens et de la stratégie américaines, donc un amère prise de conscience, ainsi qu’un réajustement des relations internationales dans les sens du multilatéralisme. je dirais volontiers, un mutilatéralisme pour une période de temps. La Première Puissance mondiale se montre comme n’étant pas la superpuissance omnipotente ayant tous les droits - pas plus que Louis XIV n’en disposait, lui qui, ayant la prépondérance en Europe, a dû finir par se ruiner face à toutes les coalitions qu’il avait suscitées.
Encore une fois, la pauvreté de la culture exportée par les USA, leur dette de 30 000$ par personne, le sentiment de déclin (défini par Brzezinski), la révolte andine contre le TLC (plus qu’une ” révolution mondiale”), la mondialisation des débats et des décisions politiques des grandes puissances , tout ces nouveaux phénomènes posent un défi à l’humanité, c’est celui de trouver par quoi on pourrait remplacer le “capitalisme” - et sa croissance, s’il s’avère que son déclin est réel.
Le déclin américain, alors, serait le signe manifeste d’une double impasse qui existe au niveau planétaire et qui est à la fois capitaliste et spirituelle.

Il est cependant “logique” qu’au lieu de laisser les Européens (qui n’ont toujours pas de vraie politique internationale) se réjouir des échecs US et s’éloigner d’eux, Fukuyama leur conseille de rester leur allié: en effet, face à d’autres situation conflictuelles, la puissance mal armée et sans stratégie qu’est l’UE, ne saurait se passer des USA.  Evidemment, il en irait autrement si les Européens disposaient d’un vrai pouvoir législatif, de vraies élections qui donneraient les conditions de vrais débats (si apparaissaient de vrais enjeux, programmes et leaders… ce qui reste une condition hypothétique). De façon “néo-réaliste”, ces données n’existant pas, Fukuyama ne voit pas d’autre solution que de proposer de coller aux USA alors même qu’ils risquent de s’enfoncer dans leur isolationnisme, et peut être même de plonger le monde dans une crise monétaire pour sauver le dollar et la dette.
le défi est donc bien là. Les islamistes proposent leur solution… les Chinois profitent de la confusion pour augmenter leur commerce et leur puissance continentale… reste à l’Europe certainement la tâche de trouver des réponses à ces défis, si cette puissance composite, dépendante du parapluie militaire US, ne veut pas se retrouver en train de glisser sans le vouloir dans le gouffre ouvert par les Bush - et les démocrates.

bourse iran

Article lié : L’IOB iranienne? Pas (encore?) au courant

Vladimir KOMAR

  22/03/2006

bonjour,
j’ai sursauté samedi matin en ecoutant un commentaire sur France Inter vers 9H,annoncant un accord en vue entre americains et iraniens sur le nucleaire,depuis silence et que dire de l’article de la Pravda http://english.pravda.ru/world/asia/21-03-2006/77628-oil-0,annoncant l’ouverture de la bourse iranienne?

JSF: vers un nouveau cas Dubai∫∫

Article lié : Le JSF en Barnum globalisé

louis kuehn

  22/03/2006

Fears grow over new Dubai revolt
[Financial Times, 22 Mars]
By Stephanie Kirchgaessner in Washington and James Boxell in London
Published: March 21 2006 20:58 | Last updated: March 22 2006 00:39

US docksArab and US officials are growing nervous at the prospect of a second congressional uprising against the acquisition of American assets by a Middle Eastern-controlled company in the wake of the Dubai Ports World debacle.

A person familiar with the thinking of both the US and United Arab Emirates said officials were concerned that the pending investigation of Dubai International Capital’s £700m ($1.2m) purchase of Doncasters, a privately-held British aerospace manufacturer that works on sensitive US weapons programmes, including the Joint Strike Fighter, could provoke a similar backlash and further damage the relationship between the two countries.

Although the proposed transaction has not yet drawn much attention in Congress, the first signs of unease emerged on Tuesday when John Barrow, a Democratic lawmaker, released a letter demanding a tour of Doncasters’ Georgia facility.

DP World chief says dispute was ‘shock’
Click here

“It is reported that your facility produces turbine engine parts critical to tanks and military aircraft…one must assume [it] plays a necessary and substantial role in the nation’s ongoing military efforts in Iraq and Afghanistan,” Mr Barrow wrote.

The Treasury has said the deal will be subject to an extensive 45-day investigation, pushing back the completion to as late as May.

The review comes as officials from Dubai work to ease tensions in Washington after protests forced DP World, also a state-owned company, to agree to divest five US port terminals acquired from the UK’s P&O.

Sheikha Lubna Al Qasimi, the UAE’s economy minister, who is visiting Washington, said in an interview that the overall relationship with the US, including security and intelligence, remained paramount. She did not want to prejudge the regulatory review of the Doncasters deal but conceded that the UAE needed to do more to “educate” the people in the US, including lawmakers.

President George W. Bush, who defended the DP World deal but was unable to quash the rebellion by members of his own party, has emphasised the UAE’s role as an ally in the “war on terror”.

Even if the administration were to approve the Doncasters deal, the reaction to the DP World deal has signalled to foreign investors in the US - particularly in Arab countries - that Congress has the capability to derail any deal.

Doncasters generated 35 per cent of its sales in the US in 2004 and would be likely to draw interest from private equity buyers if Arab ownership were to be blocked.

Adler et le JSF

Article lié : Le dernier truc à la mode: menacer de quitter le JSF

Jmeu

  22/03/2006

Au sujet justement du projet JSF (que je suis attentivement, essentiellement par votre intermédiaire, en croisant les doigts pour que la GB abandonne sa participation), je vous signale qu’Alexanre Adler, chroniqueur dans “les Matins” de France Culture, a déjà évoqué deux fois cette semaine (et notamment ce matin) une information “de la plus haute importance” : la Grande Bretagne, et les autres pays européens auraient déjà dit non aux Etats Unis.

J’ignore d’où il tire ses infos, mais je n’ai trouvé nulle part la moindre trace d’une telle décision.

Bon, comme c’est Alexandre Adler qui le dit, méfiance : en général, ses prévisions se révèlent rigoureusement inverses de la réalité (aïe !), sa chronique était naze, on peut pas dire qu’il maîtrisait le sujet.

Avez-vous idée de ce qui aurait pu le conduire à tenir de tels propos ?

JSF: vers un nouveau cas Dubai∫∫

Article lié :

louis kuehn

  22/03/2006

Fears grow over new Dubai revolt
[Financial Times, 22 Mars]
By Stephanie Kirchgaessner in Washington and James Boxell in London
Published: March 21 2006 20:58 | Last updated: March 22 2006 00:39

US docksArab and US officials are growing nervous at the prospect of a second congressional uprising against the acquisition of American assets by a Middle Eastern-controlled company in the wake of the Dubai Ports World debacle.

A person familiar with the thinking of both the US and United Arab Emirates said officials were concerned that the pending investigation of Dubai International Capital’s £700m ($1.2m) purchase of Doncasters, a privately-held British aerospace manufacturer that works on sensitive US weapons programmes, including the Joint Strike Fighter, could provoke a similar backlash and further damage the relationship between the two countries.

Although the proposed transaction has not yet drawn much attention in Congress, the first signs of unease emerged on Tuesday when John Barrow, a Democratic lawmaker, released a letter demanding a tour of Doncasters’ Georgia facility.

DP World chief says dispute was ‘shock’
Click here

“It is reported that your facility produces turbine engine parts critical to tanks and military aircraft…one must assume [it] plays a necessary and substantial role in the nation’s ongoing military efforts in Iraq and Afghanistan,” Mr Barrow wrote.

The Treasury has said the deal will be subject to an extensive 45-day investigation, pushing back the completion to as late as May.

The review comes as officials from Dubai work to ease tensions in Washington after protests forced DP World, also a state-owned company, to agree to divest five US port terminals acquired from the UK’s P&O.

Sheikha Lubna Al Qasimi, the UAE’s economy minister, who is visiting Washington, said in an interview that the overall relationship with the US, including security and intelligence, remained paramount. She did not want to prejudge the regulatory review of the Doncasters deal but conceded that the UAE needed to do more to “educate” the people in the US, including lawmakers.

President George W. Bush, who defended the DP World deal but was unable to quash the rebellion by members of his own party, has emphasised the UAE’s role as an ally in the “war on terror”.

Even if the administration were to approve the Doncasters deal, the reaction to the DP World deal has signalled to foreign investors in the US – particularly in Arab countries - that Congress has the capability to derail any deal.

Doncasters generated 35 per cent of its sales in the US in 2004 and would be likely to draw interest from private equity buyers if Arab ownership were to be blocked.

Oui, le calme est bizarrement calme

Article lié : L’IOB iranienne? Pas (encore?) au courant

Fred

  22/03/2006

Bonjour,

Je me posais la question… j’essayais de comprendre pourquoi cette semaine était si calme. Pas d’agressions verbales autour des négociations à l’ONU… pas de nouvelles particulières. A part l’énième révolution orange regroupant quelques milliers de personnes qui semble plus impressionnante/intéressante dans les commentaires que les centaines de milliers de participants aux manifestations en France… (j’ignore pourquoi des associations occidentales les incitent à manifester quand on voit l’innefficacité patente de ce mode d’expression dans nos belles démocraties, à l’écoute du peuple, et tout et tout).

Donc, oui, c’est étrange cet dénégation qui n’en est pas une. Au point où nous en sommes, finalement, les iraniens exploitent-ils ce qui est une désinformation qui ne serait pas de leur fait… ou ont-ils au contraire fait marche arrière, histoire d’avoir moins de pression avec leur nucléaire ?

Political Statistics

Article lié : ...Jusqu’à 500.000 morts?

jj mollo

  21/03/2006

There have been many posts that challenge the study published in Lancet.  The stated goal of the study was to measure “excess” deaths from any cause whatsoever, but there is no way to determine what would have happened if the US had refrained from invading Iraq.  There are also other problems with the study that I have documented on my own web site.

To keep things simple, please note that the Iraqi press identifies events involving a dozen deaths as significant.  Perhaps there are 5 or 10 deaths for each death noted in the press.  I deliberately choose a high number.  Let us say there are 100 Iraqi deaths due to war related violence every day.  That would be 36,500 per year, at most 100,000 since the war began.  This is not good, but it is a much more reasonable number than 500,000. 

There is also no reason to blame all these deaths on American malfeasance.  When Saddam released all the criminals from jail, he became responsible for many of these deaths.  When Syria allows suicide bombers to cross its borders, it becomes responsible for some of these deaths.