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Le F35 abbatu

Article lié : “Notre” Guerre Mondiale

Nicolas

  22/03/2026

un bon résumé par la presse iranienne de ce joli coup, dont les répercussions sont bien plus grande qu'un simple avion abattu. C'est la narrative qui est descendue en flammes. Avec des répercussion immédiates sur les commandes de milliards de $. Trump est vraiment très fort, personne à part lui n'aurait pu détruire aussi rapidement cet empire. 

https://www.presstv.ir/Detail/2026/03/21/765634/silence-of-stealth-how-iran-shatteredinvincibility-us-f35-fighter-jet

Surpuissance-autodestruction pour les nuls

Article lié : De la surpuissance à l’autodestruction

jc

  21/03/2026

Trump est un promoteur immobilier. Politiquement il côtoie des libertariens. La destruction créatrice selon Schumpeter vue par Trump (selon moi) : on détruit (les guerres, c'est bon pour le business), on reconstruit, on refait du tout beau tout neuf à l'image de l'inégalable modèle que sont les USA. C'est comme ça que je vois MAGA dans la (petite) tête de Trump.

Corentin de Salle (*) dit-il autre chose dans sa vidéo (que je n'ai pas regardée…) ( https://contrepoints-archives.org/pourquoi-selon-schumpeter-le-capitalisme-va-t-il-seffondrer-en-raison-meme-de-son-succes/  ) ? :

 La société capitaliste va s'effondrer… en raison de son triomphe.

Il n’est pas courant de lire sous la plume d’un auteur libéral que le libéralisme est condamné à s’autodétruire. Écrit en plein cœur de la guerre et dans le sillage de la crise de 1929, Capitalisme, Socialisme et Démocratie écrit par Joseph Schumpeter est un livre pessimiste. Cet hommage au libéralisme est aussi un chant du cygne. Que nous dit l’auteur ? La société capitaliste va s’effondrer. Non pas, comme le pensait Karl Marx, en raison de ses échecs ou de la misère qu’il engendre mais, bien au contraire, en raison de… son triomphe. Corentin de Salle revient ici sur un auteur majeur du vingtième siècle.

[ (*) Licencié en droit (Université Catholique de Louvain), docteur en philosophie (Université Libre de Bruxelles), Corentin de Salle a étudié la philosophie politique et la théorie du droit à l'Université d'Oxford. Il est directeur du Centre Jean Gol, le bureau d'étude du Mouvement Réformateur, parti libéral francophone belge. Professeur à l'École Pratique des Hautes Études Commerciales (EPHEC) et assistant à l'ULB, il est également essayiste et auteur, notamment, de la Tradition de la Liberté, une trilogie consacrée à la pensée libérale. ]


J'en profite pour redire la position de René Thom en ce qui concerne le problème de l'innovation, position que l'on entrevoit dans l'article éponyme (1), qui commence par :

"L'impossibilité de l'innovation radicale est souvent méconnue. Cette méconnaissance a conduit nombre d'épistémologues modernes à prendre une attitude irrationaliste et anarchisante, à invoquer le hasard ou le bruit comme ingrédient essentiel de l'invention, dans le désir explicite de permettre la nouveauté. C'est là une position difficilement défendable, dans l'optique scientifique, c'est-à-dire, dans la constitution d'un savoir à validité universelle et irrévocable. Car l'innovation scientifique -alias le progrès- n'est pas destructrice ; elle conserve l'essentiel de l'acquis antérieur en introduisant seulement de nouvelles interprétations, qui peuvent elles-même conduire à une extension du savoir." ;

et qui se termine par ce qui suit, souvent cité par moi sur le site Dedefensa  ( en commençant souvent par la dernière phrase ) :

"Décourager l'innovation

Les sociologues et les politologues modernes ont beaucoup insisté sur l'importance de l'innovation dans nos sociétés. On y voit l'indispensable moteur du progrès et -actuellement [années 1980]- le remède quasi-magique à la crise économique présente; les "élites novatrices" seraient le cœur même des nations, leur plus sûr garant d'efficacité dans le monde compétitif où nous vivons. Nous nous permettrons de soulever ici une question. Il est maintenant pratiquement admis que la croissance (de la population et de la production) ne peut être continuée car les ressources du globe terrestre approchent de la saturation. Une humanité consciente d'elle-même s'efforcerait d'atteindre au plus vite le régime stationnaire (croissance zéro) où la population maintenue constante en nombre trouverait, dans la production des biens issus des énergies renouvelables, exactement de quoi satisfaire ses besoins: l'humanité reviendrait ainsi, à l'échelle globale, au principe de maintes sociétés primitives qui ont pu -grâce, par exemple à un système matrimonial contraignant- vivre en équilibre avec les ressources écologiques de leur territoire (les sociétés froides de Lévi-Strauss). Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice; en pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l'ancienne. On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu'exige sa propre situation, devrait décourager l'innovation. Au lieu d'offrir aux innovateurs une "rente" que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l'innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n'apporterait qu'une satisfaction esthétique éphémère -à l'inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l'emprise de l'homme sur l'environnement-). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction? Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l'efficacité technologique, les inévitables corrections à l'équilibre entre l'homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques."

Une note optimiste pour terminer (Schumpeter -selon C. de Salle- et Thom étnt pessimistes, je suis en train de lire "Apologie" de l'optimiste Michel Maffesoli : après le pouvoir institué en cours d'effondrement (individualisme, progressisme, rationalisme) à la fin de l'hiver, la puissance instituante montre le bout de son nez à l'arrivée du printemps…


(1) "Sur le problème de l'innovation" écrit pour l'Encyclopædia Universalis en 1973 (p. 353-355 du tome "Les enjeux" dans l'édition de 1990). Thom revient sur le sujet en 1985 dans une conférence "Déterminisme et innovation", prononcé en français lors d'un congrès consacré aux "Processus au hasard", les langues officielles étant l'espagnol et l'anglais :  https://www.youtube.com/watch?v=BXxKQVQFnRo

 

Promptement.1

Article lié : Glossaire.dde/IA-1 : la philosophie-PhG

jc

  17/03/2026

Autre prompt.

Dans nos précédents échanges j'ai été très impressionné par l'étendue de vos connaissances.

Pour moi vous avez incontestablement la tête bien pleine. 

Pensez-vous l'avoir bien faite ? Dans l'affirmative, pourquoi ?

Promptement

Article lié : Glossaire.dde/IA-1 : la philosophie-PhG

jc

  16/03/2026

Pourquoi ne pas envoyer à ChatGpt le prompt suivant :

J'ai écrit jadis "Il suffit d'un mot d'une phrase ....". Je viens d'écrire un article intitulé "????" de ???? de caractères, mais je ne l'ai pas encore publié.

Vous connaissez tout ce que j'ai publié. Pouvez vous m'écrire l'article qui vous vient à l'esprit en vous mettant à ma place ? Je voudrais comparer.

Alors, 100 ans après : a-t-on entendu l’appel de l’Orient ?

OLIVIER RICHE

  11/03/2026

L'IA et les mathématiques

Article lié : Penser l’IA, donc penser notre pensée...

jc

  08/03/2026

ChatGpt (interrogé -par autre que moi- dans un contexte mathématique) :

" Permettez-moi d’être très clair sur un point important.

Je ne “comprends” pas un sujet au sens humain du terme. Je ne possède ni intuition géométrique vécue, ni vision synthétique stable comme celle qu’un chercheur construit au fil des années. Ce que je fais est différent :

    j’agrège des structures connues,

    je reconnais des schémas mathématiques,

    je reconstruis des enchaînements plausibles à partir de la littérature.

Cela produit parfois des reconstructions justes, mais aussi parfois des enchaînements seulement plausibles, qui peuvent contenir des erreurs ou des glissements conceptuels. "

Voilà, pour moi l'essentiel est dit : ChatGpt ne possède ni intuition géométrique vécue, ni vision synthétique stable !

                                                                                                                              —————-

Dans son article sur la mathématique essentielle (1) René Thom oppose la mathématique de la maîtrise, mathématique (que je qualifie de "démiurgique"), à la mathématique de l'intelligibilité (que je qualifie d' "herméneutique"), et se situe très clairement du côté des mathématiques de l'intelligibilité, alors que ce sont les mathématiques de la maîtrise qui sont au cœur de l'IA ( drastiquement limitées par les possibilités du hard ware et du soft ware informatiques ). Pour un philosophe "classique" ( ce que je ne suis pas) et pour un français (j'en suis), je verrais bien là la distinction entre Descartes ( une mathématique qui permet "nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature" ) et Pascal ( pour qui la mathématique permet de percevoir ce que le non-mathématicien ne peut (1) ). Et Thom est bien entendu du côté de Pascal (2), en allant selon moi beaucoup plus loin que lui dans cette direction (3).

De formation à la fois scienctifique et philosophique, Thom a retiré de la première un goût pour la précision des définitions. Je redonne une fois encore les siennes en ce qui concerne l'intelligence et la pensée :

"L'intelligence est la capacité de s'identifier à autre chose, à autrui ; (...) il faut en quelque sorte "entrer dans sa peau", il s'agit là presque d'une identification amoureuse." (le chat affamé de Thom aime plus la souris qu'il convoite que lui-même…)

"La pensée conceptuelle est une embryologie permanente"

Thom précise sa position dans un paragraphe intitulé "La double origine du langage" (pour moi la double origine ET la double fonction du langage) :

"L'apparition du langage répond chez l'homme à un double besoin: une contrainte individuelle de nature évolutive, visant à réaliser la permanence de son moi en état de veille et une contrainte sociale, exprimant les grands mécanismes régulateurs du groupe social.
La première contrainte répond au besoin de virtualiser la prédation. L'homme en éveil ne peut, comme le nourrisson de neuf mois, passer son existence à saisir les objets pour les mettre en bouche. Il a mieux à faire: aussi va-t-il "penser", c'est-à-dire saisir les êtres intermédiaires entre les formes extérieures et les formes génétiques : les concepts." (fin de Stabilité Structurelle et Morphogenèse, ed.1977, ce n'est pas dans celle de 1972)


(1) " Les réels et le calcul différentiel ou la mathématique essentielle " (figure dans Apologie du logos, Hachette, 1990)

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hexagramme_de_Pascal

(3) Finis les pour moi, selon moi, à mon avis, à mes yeux, etc. (l'heure est grave), j'affirme que THOM EST UN TRÈS GRAND PHILOSOPHE, et j'ai l'impression que la très grande majorité des philosophes "classiques" ne s'en sont pas encore aperçus (en particulier Alexandre Douguine). Je remets ici une citation thomienne faite tout récemment sur ce site :

"Si l'on veut comprendre l'auteur il faut rentrer dans son monde. (...) Dans ma propre écriture, je mêle de manière indissoluble la pensée verbale et l'idéalité mathématique. Ce style mixte irrite le mathématicien professionnel, habitué à traiter mathématiquement l'être mathématique; et déconcerte le non-géomètre à qui la face mathématique de ma pensée échappe irrémédiablement. mais je vis de ce contact, et si ma pensée a quelque valeur, c'est de cette symbiose qu'elle la tire. La pensée purement mathématique est aveugle, mais capable de marcher, et même fort loin. La pensée intuitive, au contact du réel, est le paralytique de la parabole, qui voit, mais ne peut progresser sûrement."

Conséquence de cette position métaphysique : les matheux ont tourné le dos à Thom (car l'abandon du principe de non-contradiction signifie l'abandon des démonstrations), mais cela ne l'a pas, semble-t-il, rapproché des philosophes :

- "car c'est dans l'intuition que réside l'ultima ratio de notre foi en la vérité d'un théorème -un théorème étant avant tout, selon une étymologie aujourd'hui bien oubliée, l'objet d'une vision." ;

- " Pourquoi, au début de la pensée philosophique, les Présocratiques, d'Héraclite à Platon, nous ont-ils laissé tant de vues d'une si grandiose profondeur ? Il est tentant de penser qu'à cette époque l'esprit était encore en contact quasi-direct avec la réalité, les structures verbales et grammaticales ne s'étaient pas interposées comme un écran déformant entre la pensée et le monde. Avec l'arrivée des Sophistes, de la Géométrie euclidienne ; de la Logique aristotélicienne, la pensée intuitive fait place à la pensée instrumentale, la vision directe à la technique de la preuve. Or, le moteur de toute implication logique est la perte en contenu informationnel : ‘‘Socrate est mortel'' nous renseigne moins que ‘‘Socrate est un homme''. Il était donc fatal que le problème de la signification s'effaçât devant celui de la structure de la déduction. Le fait que les systèmes formels des mathématiques échappent à cette dégradation de la ‘néguentropie' a fait illusion, à cet égard, une illusion dont la pensée moderne souffre encore : la formalisation – en elle-même, disjointe d'un contenu intelligible – ne peut être une source de connaissance. "

Erratum

Article lié : La Java des stratégies

Michel Guex-H.

  06/03/2026

Mon commentaire précédent comporte une erreur :  l'épisode relaté ne date pas d'un quart de siècle, mais d'un demi-siècle (entre 1969 et 1972)

Les évangéliques et la guerre

Article lié : La Java des stratégies

Michel Guex-H.

  06/03/2026

Cela fait un quart de siècle qu'un ami, réagissant à l'admiration de quelques réformés face à la "merveilleuse" victoire militaire des Israéliens, les avait scandalisés en affirmant : "Quand l'Écriture ditt "Le désert refleurira", elle ne parle pas des trois salades (sic)  du néguev", expliquant ensuite que le "désert" est spirituel, et que c'est lè que la Vie doit rena'itre.
Par la suite, ma frèquentation (momentanée) .de sites évangéliques francoèhones m'a montré leur incompréhension de cette réalité, d'où leur appui aux horreurs en cours

La mathématique : entre hard power et soft power

Article lié : Penser l’IA, donc penser notre pensée...

jc

  04/03/2026

Dans son article sur la mathématique essentielle (1) René Thom oppose la mathématique de la maîtrise (mathématique que je qualifie de "démiurgique") à la mathématique de l'intelligibilité (que je qualifie d' "herméneutique"), et se situe très clairement du côté de la mathématique de l'intelligibilité, alors que ce sont les mathématiques de la maîtrise qui sont au cœur de l'IA ( drastiquement limitées par les possibilités du hard ware et du soft ware informatiques ). Pour un philosophe "classique" ( ce que je ne suis pas) et pour un français (j'en suis), je verrais bien là la distinction entre Descartes ( une mathématique qui permet "nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature" ) et Pascal ( pour qui la mathématique permet de percevoir ce que le non-mathématicien ne peut (1) ). Et Thom est bien entendu du côté de Pascal (2), en allant selon moi beaucoup plus loin que lui dans cette direction (3).

De formation à la fois science et philosophique, Thom a retiré de la première un goût pour la précision des définitions pour l'utiliser dans la seconde. Je redonne une fois encore les siennes en ce qui concerne l'intelligence et la pensée :

"L'intelligence est la capacité de s'identifier à autre chose, à autrui ; (...) il faut en quelque sorte "entrer dans sa peau", il s'agit là presque d'une identification amoureuse." (le chat affamé de Thom aime plus la souris que lui-même…)

"La pensée conceptuelle est une embryologie permanente"

Thom précise sa position dans un paragraphe intitulé "La double origine du langage" (pour moi la double origine ET la double fonction du langage) :

"L'apparition du langage répond chez l'homme à un double besoin: une contrainte individuelle de nature évolutive, visant à réaliser la permanence de son moi en état de veille et une contrainte sociale, exprimant les grands mécanismes régulateurs du groupe social.
La première contrainte répond au besoin de virtualiser la prédation. L'homme en éveil ne peut, comme le nourrisson de neuf mois, passer son existence à saisir les objets pour les mettre en bouche. Il a mieux à faire: aussi va-t-il "penser", c'est-à-dire saisir les êtres intermédiaires entre les formes extérieures et les formes génétiques : les concepts." (fin de Stabilité Structurelle et Morphogenèse, ed.1977, ce n'est pas dans celle de 1972)


(1) " Les réels et le calcul différentiel ou la mathématique essentielle " (figure dans Apologie du logos, Hachette, 1990)

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hexagramme_de_Pascal

(3) Finis les pour moi, selon moi, à mon avis, à mes yeux, etc. (l'heure est grave), j'affirme que THOM EST UN TRÈS GRAND PHILOSOPHE, et j'ai l'impression que les philosophes "classiques" ne s'en sont pas encore aperçus (en particulier Alexandre Douguine). Je remets ici une citation thomienne faite tout récemment sur ce site :

Conséquence de cette position métaphysique : les matheux ont tourné le dos à Thom (car abandon du principe de non-contradiction signifie abandon de démonstrations), mais ce n'a pas rapproché Thom des philosophes :

"Si l'on veut comprendre l'auteur il faut rentrer dans son monde. (...) Dans ma propre écriture, je mêle de manière indissoluble la pensée verbale et l'idéalité mathématique. Ce style mixte irrite le mathématicien professionnel, habitué à traiter mathématiquement l'être mathématique; et déconcerte le non-géomètre à qui la face mathématique de ma pensée échappe irrémédiablement. mais je vis de ce contact, et si ma pensée a quelque valeur, c'est de cette symbiose qu'elle la tire. La pensée purement mathématique est aveugle, mais capable de marcher, et même fort loin. La pensée intuitive, au contact du réel, est le paralytique de la parabole, qui voit, mais ne peut progresser sûrement."

[ Pour Thom "c'est dans l'intuition que réside l'ultima ratio de notre foi en la vérité d'un théorème -un théorème étant avant tout, selon une étymologie aujourd'hui bien oubliée, l'objet d'une vision." ]
 

Pouvoir symbolique : le hard power US face au soft power iranien

Article lié : Le martyre d’Ali Khamenei

jc

  04/03/2026

[ Commentaire sur https://www.dedefensa.org/article/le-martyre-dali-khamenei ET sur https://www.dedefensa.org/article/lamerique-survivra-t-elle-en-2026 ]

Résumé cruciverbiste : Fait tapis en cinq lettres. Khamenei : ISLAM ; Trump : POKER.

Résumé en devises : Iran : In God we trust ; USA : In Gold we trust.

Résumé Wikipédia : "On peut associer le pouvoir symbolique à une forme de soft power." ; Le hard power (en français la coercition ou la manière forte) est un concept utilisé principalement par le réalisme dans les relations internationales. Il désigne la capacité d'un corps politique à imposer sa volonté à d'autres corps politiques à l'aide de moyens militaires et économiques. Le hard power s'oppose au soft power (la persuasion, la manière douce)."

                                                                                                                   ————————

Dans "Révolutions, catastrophes sociales ?" (1), Thom oppose le soft power au hard power, en s'attachant à " établir qu'aucune société stable ne peut exister sans une certaine forme de pouvoir sémiologique", "sous forme d'une formule (verbale ou écrite) qui a pouvoir de persuasion sur lui" (2).

                                                                                                         ———————-

(1) 1985, figure dans Apologie du Logos, Hachette, 1990

(2) "Par quels moyens les gouvernants peuvent-ils obtenir l'obéissance des gouvernés? Trois modes de persuasion peuvent être envisagés. d'abord la contrainte physique : violence, force des armes. Ensuite, la contrainte économique : le dominant peut disposer de moyens de production (terres, capitaux, outils, etc.) qu'il met à la disposition du dominé, à charge pour ce dernier de travailler pour lui. Enfin le pouvoir des signes : le gouvernant peut obtenir l'adhésion du gouverné en excipant d'une formule (verbale ou écrite) qui a pouvoir de persuasion sur lui. Ce dernier type de pouvoir -qu'on appellera dorénavant "pouvoir sémiologique"- semble  a priori moins évident que les deux autres; et cependant, notre modèle va lui donner une importance prépondérante. il importe donc d'établir qu'aucune société stable ne peut exister sans une certaine forme de pouvoir sémiologique."
 

La fusion du Dao De Jing (道德经) et du tableau de Mendeleïev

OLIVIER RICHE

  03/03/2026

Guerre version xiangqi.
https://no01.substack.com/cp/185980275

Matin Kovac et René Thom

Article lié : « Être dans le monde, mais pas du monde »

jc

  01/03/2026

Martin Kovac :

» Le néoplatonisme enseigne qu'il existe un médiateur entre l'Esprit pur (‘Noos’) et la Matière lourde (‘Hylé’) : l'‘Anima Mundi’. C'est un champ vivifiant qui imprègne tout. Pour l'homme moderne, dont la perception s'est sclérosée, ce médiateur est toutefois inaccessible. Pour pouvoir revenir à l'Unité (‘Epistrophé’), nous devons d'abord abandonner la Matière. »

Pour René Thom (qui reste platonicien malgré son admiration pour Aristote) :

- "La synthèse ainsi entrevue des pensées "vitaliste" et "mécaniste" en Biologie n'ira pas sans un profond remaniement de nos conceptions du monde inanimé." ((Début de la conclusion de "Une théorie dynamique de la morphogenèse" (1966) )

- "(...) on pourrait rapporter tous les phénomènes vitaux à la manifestation d'un être géométrique qu'on appellerait le champ vital (tout comme le champ gravitationnel ou le champ électromagnétique) ; les êtres vivants seraient les particules ou les singularités structurellement stables de ce champ ; les phénomènes de symbiose, de prédation, de parasitisme, de sexualité seraient autant de formes d'interaction, de couplage entre ces particules… La nature ultime dudit champ, savoir s'il peut s'expliquer en fonction des champs connus de la matière inerte, est une question proprement métaphysique ; seule importe au départ la description géométrique du champ, et la détermination de ses propriétés formelles, de ses lois d'évolution ensuite."

- "D'un être — ou objet — on distingue classiquement son existence, son Dasein, le fait que l'être occupe une certaine portion d'espace-temps, et son essence, c'est-à-dire la totalité de ses aspects, de ses qualités. L'attitude matérialiste, traditionnelle en Science, consiste à dire que l'existence précède l'essence (en fait, l'existence implique l'essence) ; le modèle de la théorie des catastrophes en Morphogenèse va à l'encontre de cet axiome, car il présuppose que, dans une certaine mesure, l'existence est déterminée par l'essence, l'ensemble des qualités de l'être. On peut y voir une résurgence du schème aristotélicien de l'hylémorphisme : la matière aspirant à la forme." ;

- "Car le modèle de la théorie des catastrophes offre une réalisation mathématique du schème hylémorphique d'Aristote. La « forme », définie comme la singularité algébrique d'un potentiel (c'est l'« essence » du processus) se déploie sur la matière, qui va subir les catastrophes préinscrites dans le déploiement de la singularité. Un tel schéma assure la transition entre le « logique » et le « morphologique » entre eidos et morphè.".


Mon commentaire : PhG a bien raison de distinguer (depuis longtemps) Matière et matière (distinction que René Guénon ne fait pas lorsqu'il  assimile les deux au Mal).

-

suite

jc

  01/03/2026

de la parabole, qui voit, mais ne peut progresser sûrement."

[ Pour Thom "c'est dans l'intuition que réside l'ultima ratio de notre foi en la vérité d'un théorème -un théorème étant avant tout, selon une étymologie aujourd'hui bien oubliée, l'objet d'une vision." ]

La guerre ou la paix ne sont plus maintenant des œuvres humaines.

Article lié : Analyse et plaidoirie pour la Tradition

Ni Ando

  01/03/2026

"La guerre ou la paix ne sont plus maintenant des œuvres humaines, voulues par l’homme, mais deux aspects de la même fatalité qui entraîne vers d’autres catastrophes une humanité qui ne veut plus ni le mal ni le bien, ni la vie ni la mort, et dont le rêve inavouable, inavoué, serait qu’on inventât pour elle des machines qui la dispensent de penser, de vouloir, de prévoir…".
Georges Bernanos. « La civilisation contre l’homme » 1943.
 

Analogie pour moi frappante

jc

  01/03/2026

Je suis frappé par l'analogie entre le titre "Être dans le monde mais pas du monde" précisé par  "On trouve ci-dessous la description parabolique d’une façon de préserver les âmes et de les conduire à la rencontre de l’Esprit, en en appelant aux néoplatoniciens." d'une part,

et "La théorie des catastrophes est une théorie mathématique mais ce n'est pas une théorie de la mathématique", citation thomienne précisée par "Dans sa confiance en l'existence d'un univers idéal [platonicien], le mathématicien ne s'inquiétera pas outre mesure des limites des procédés formels, il pourra oublier le problème de la non-contradiction." d'autre part.

[ Conséquence de cette position métaphysique : les matheux ont tourné le dos à Thom (car abandon du principe de non-contradiction signifie abandon de démonstrations), mais ce n'a pas rapproché Thom des philosophes :
"Si l'on veut comprendre l'auteur il faut rentrer dans son monde. (...) Dans ma propre écriture, je mêle de manière indissoluble la pensée verbale et l'idéalité mathématique. Ce style mixte irrite le mathématicien professionnel, habitué à traiter mathématiquement l'être mathématique; et déconcerte le non-géomètre à qui la face mathématique de ma pensée échappe irrémédiablement. mais je vis de ce contact, et si ma pensée a quelque valeur, c'est de cette symbiose qu'elle la tire. La pensée purement mathématique est aveugle, mais capable de marcher, et même fort loin. La pensée intuitive, au contact du réel, est le par

[ Je rapelle également à ce propos que, pour Thom, l'assertion de nature translogique "Le prédateur affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie animale, assertion que je suis tenté de transposer par analogie biologie/sociologie en "Le capitaliste affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie sociale".]