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Deux de plus.

Article lié : Deux Su-57 sur les plate-bandes du Pentagone

Ni Ando

  24/02/2018

Deux Su57 supplémentaires auraient atterri hier ou ce jour à Hmeymim portant à quatre le nombre d'appareils. Quatre, c'est trop pour tester les capacités opérationnelles. Il est possible que le gouvernement russe pose les bases d'une domination complète du ciel syrien avec des missions d'interdiction aériennes confiées aux nouveaux appareils.  Si c'est confirmé c'est un démenti aux commentaires de la presse MS qui indiquait que l'armée russe en Syrie n'avait pas les moyens d'assurer sur place la maintenance de ces avions, ou que ces appareils n'étaient pas encore aptes au combat. Une décision a été prise à Moscou, sans doute portant sur le respect de l'intégrité territoriale syrienne.    

Un culte du sexe qui naît avec le

Article lié : Transgenre-turbo, “nouvelle façon d’être fou”

Nicolas Prenant

  24/02/2018

Pour répondre à une question posée dans un commentaire, je cite la phrase que j'ai remarquée :

"Mais ici, je ne vois pas à quel dieu ces pionniers du sexe nouveau peuvent se référer. Croire qu’eux-mêmes suffiront pour être des dieux est faire preuve d’un orgueil sidérant."

La question posée m'évoque irrésistiblement le "divin marquis" très souvent cité, peut-être pas forcément ouvertement dans les milieux LGBT, mais dans certains milieux où le sexe est effectivement déifié.

Je crois que l'humain est formellement constitué pour ériger des mythes et des cultes, et que toutes ses dépendances peuvent acquérir un statut sacré à un moment donné, au moins pour l'individu concerné. La "science", parfois bien mal nommée en s'arrogeant pour elle seule le statut d'une discipline de connaissance, quand l'histoire humaine en a croisé bien d'autres, est fort bien placée pour prétendre à ce statut de religion moderne (ou postmoderne), avec sa prétention à des vérités universelles et ses saintes paroles qui valent souvent comme dogmes. Il est vrai que quand la science prétend tout expliquer et toucher à tout, il devient fort tentant d'y bâtir inconsciemment un clergé et des textes sacrés où deviennent hérétiques ceux qui s'accrochent encore aux anciennes traditions tout comme ceux qui seraient également "trop en avance". La sexualité hyper-spécifique jusqu'à devenir parfois purement individuelle, qui est défendue et justifiée par la science en acquiert de fait un caractère acceptable qu'il devient interdit de contester… D'où cette espèce de ferveur hystérique et religieuse qui surgit quand quiconque s'en prend à la "spécificité" d'un autre ou d'une minorité.

Containment

Article lié : Deux Su-57 sur les plate-bandes du Pentagone

Ni Ando

  24/02/2018

Le retournement est intéressant. Le pays qui vit naître le prince qui, pour plaire à son impératrice en inspection dans son empire, faisait poser de fausses façades dans les villages sur des bâtiments décrépis afin de donner une impression de prospérité, semble désormais vivre dans le réel. A l'inverse, point de prince Potemkine à Boston et une vieille tradition de croyance presque infantile dans les bienfaits du scientisme. Pourtant, les Etats-Unis semblent s'enfoncer chaque jour plus profondément dans les marais du virtuel. On peut prédire au Su 57 un destin très différent de celui, funestement prévisible, du F35. En amont, lors de la conception à Komsomolsk-sur-l'Amour, il y a eu certes une profusion d'intelligence technologique et de créativité, mais aussi beaucoup de bon sens. Les ressources financières du CMI russe sont limitées au regard des besoins et du rôle géopolitique mondial de ce pays. Le gaspillage de celles-ci dans des projets sans utilité prouvée est devenu rare en Russie. Les matériels sont longuement testés avant la production en série. Quand le prototype, bien que superbe sur un plan technique, prouve qu'il ne répond pas au besoin défini, il est abandonné. On ne trouve pas en Russie ce phantasme du technologisme  sur la base du seul critère de la technique pure. A l'instar des matériels de qualité que le CMI produit maintenant depuis quelques années on peut parier sans grand risque que sur les 100 ou peut-être 200  Su 57 que l'Etat russe commandera sur quelques années la plupart seront des machines opérationnelles et efficaces, contrairement au F 35 (sauf erreur un Su 57 peut en théorie abattre un adversaire à 200 km de distance contre 120 km pour le F-35). Le rapport prix/qualité joue largement en faveur de la Russie (à priori 70/80ME pour le Su 57 vs 120/130ME pour le "fer  à repasser", "frais de mise en service compris" si l'on prend comme exemple la dernière offre faite par Lockheed Martin Corp au gouvernement belge. Enfin, les caractéristiques spécifiques de ces appareils n'exigent pas qu'ils soient produits en grand nombre pour peser efficacement en cas d'affrontement. Face à un régime qui n'entend que la force brute le Su 57 aura certainement son rôle stabilisateur à jouer. Les outils du "containment" de la puissance étasunienne semblent se mettre en place étape par étape.
 

Epuisement puis folie que j'aimerais éviter

Article lié : Transgenre-turbo, “nouvelle façon d’être fou”

Didier Favre

  23/02/2018

Fascinante, cette idée que la description d’un phénomène nouveau le crée ou soutient son développement jusqu’à maturité. Le transcgenre relève d’abord d’un malaise avéré difficilement. Quand il est reconnu comme tel, il est disséqué scientifiquement et devient ainsi un phénomène acceptable. Il est alors popularisé et vulgarisé.
Se reconnaître homme ou femme a toujours été décrit dans la littérature comme une opération difficile avec des troubles plus ou moins sérieux. Je date d’une époque où être homosexuel était une honte absolue et les psychologues ou psychiatres expliquaient qu’un stade de développement était une période d’homosexualité latente qui n’aboutissait pratiquement jamais à l’acte.
Dans cet état de trouble, n’importe qui est facilement manipulable car il cherche plus ou moins désespérément un sens à ce qu’il traverse.
La normalité de l’homosexualité devient le sens de ce trouble. La normalité du transgenre devient un autre sens de ce même trouble. Je m’attends à voir surgir d’autres explications scientifiques. Je me demande même dans quelle mesure les lettres LGBT et toutes celles qui suivent selon les puristes n’est pas une application directe de cette recherche de sens.
Le père de toutes ces recherches de sens basées uniquement sur les pulsions sexuelles m’apparaît se nommer Freud. Il a ramené la personne entière à ses pulsions. Ces dernières définissent son identité dans le cadre freudien. Comme il a donné une apparence scientifique à ses découvertes, il est devenu admissible de croire que notre plus grande transcendance est notre envie de « baiser ». C’est scientifique donc c’est vrai.
L’avantage est que c’est sans la moindre connotation morale ou culpabilisante. Cela soulage de tout ce qui dépasse les envies personnelles. Le désir devient notre dieu. La libération sexuelle prend un goût assez bizarre quand je la regarde de ce point de vue.
L’inconvénient est que cela fait des nous des individus formatés dans un cadre sur lequel nous n’avons aucune prise car ce cadre est « scientifique ». Un chemin de sortie de cette uniformisation est la variété des pulsions. L’adorateur du désir peut affirmer son unicité en variant ses pulsions. Je date d’une époque où chacune d’elles était une perversité. Je prends le pari que si nous suivons la ligne de ces 40 dernières années elles seront toutes admises avec bien d’autres choses auxquelles je ne peux même pas penser. (NB : j’y renonce sereinement)
Cela lance aussi un très curieux phénomène. Il s’agit d’un côté de « scientifier » les comportements humains. C’est une forme de sanctification mais à l’aune du Système. Ces comportements deviennent des normalités, des choses normées. Si vous les suivez, vous devenez parfaitement prévisibles. Je pense ici aux mathématiques. Si vous appliquer des opérations mathématiques, le résultat sera inéluctable. Les programmes d’ordinateur peuvent servir d’image. L’important est que vous notiez que si vous savez un comportement « scientifié » vous devenez aussi particulier qu’une table de multiplication.
Cela révolte tout humain que je peux imaginer. Cela révoltera d’autant plus un adepte du Système qui se voit comme un dieu totalement libre de ses actes et à la conquête de nouvelles libertés à travers la science. Par conséquent, il va se mettre à la recherche d’une marque distinctive qui l’individualisera pour lui permettre de se voir comme le créateur de sa personne. Dans le cadre de l’identité par les pulsions sexuelles, il lui reste à inventer une autre sexualité. Je pense donc que l’alphabet ne sera pas suffisant pour nommer toutes les variantes existantes et à venir de la sexualité vue sous cet angle.
Ce manque de lettres n’est qu’un détail par rapport au problème que cela cache. À force de créer de nouvelles formes de sexualité, toutes plus ou moins rapidement assimilées par « scientification », nous adeptes du Système vont manquer d’options. Vraiment créer du nouveau à partir du domaine unique des pulsions sexuelles est, au mieux, limité dans le temps ou devient si bizarre qu’il est impossible de se faire reconnaître par la « science » comme un être particulier, un pionnier (archétype très bien connoté de nos jours). Le problème du manque de lettre cache le problème beaucoup plus sérieux du vide intérieur.
Ne plus avoir de nouvelles sexualités à créer (et cela arrivera très vite) va confronter les adeptes au vide de sens du Système. En deux mots : « Pourquoi baiser ? » Il n’y a plus d’identités à gagner dans l’opération. Il n’y a plus de conquêtes à faire. Il n’y a plus de territoires à découvrir. Il ne reste que les délires les plus fous. Là, je ne m’y avancerai pas.
Je n’ai qu’un exemple de roman de gare en tête. Le monsieur n’est excitable que si sa dame se fait recouvrir de mercurochrome. Si cela vous excite, vous êtes beaucoup plus moderne que moi. Avec cet exemple, je pense que les délires les plus fous deviennent possibles. Mais à ce niveau, les pionniers vont se sentir seuls car il laisseront derrière eux tous les humains moyens de mon acabit. Les premiers seront vis-à-vis des seconds un peu comme le barde Assurancetourix face à son public. « Barbares ! Ignares ! » tel était le jugement du barde.
Ce barde suscite quand même mon admiration. Je pense que tous les individus moyens voulant s’élever dans le Système ont un moyen assez pratique de le faire. Il s’agit d’écouter les experts. Les « scientifiques » du sexe pourront leur expliquer comment devenir meilleurs ou supérieurs. C’est toute une industrie et elle ne se limite pas au sexe. La « scientification » des comportements prend une très grande valeur.
Elle devient le moyen d’acquérir de nouvelles compétences, de nouvelles qualités, une nouvelle personnalité, de nouvelles libertés à très peu de frais. Il suffit de faire les gestes appropriés pour acquérir cela. Je pense ici à un drogué m’expliquant que le trip est une expérience transcendantale. D’autres que lui l’ont écrit et expliqué. Le comportement « scientifié » devient, vu sous cet angle, une drogue. Il suffit d’en prendre pour devenir supérieur.
Pour croire qu’un truc pareil peut marcher, il est impératif de croire que tout individu peut apprendre de l’extérieur tout et n’importe quoi. C’est une forme de divinisation de sa personne. Subitement, il est supposé capable de tout faire. Il est aussi impératif de croire que tout individu est, au fond de lui-même, un vide absolu qu’il est possible de remodeler à volonté. Si ces conditions étaient réalisées, ce qui est donné plus haut (consommer du sexe sous une forme nouvelle rend supérieur), alors il serait vraiment possible de devenir supérieur.
Cela place les pionniers au niveau des prophètes du paradis terrestre, des utopistes, des êtres ayant absolument tous les droits sur les autres. Ils donnent à leurs « frères humains » des libertés nouvelles, des moyens nouveaux, des territoires nouveaux, des valeurs nouvelles etc… C’est de l’autorité du plus haut niveau que je puisse imaginer. Le seul exemple que j’aie en tête se nomme Mahomet. Il a cette position pour les Musulmans.
Mais ici, je ne vois pas à quel dieu ces pionniers du sexe nouveau peuvent se référer. Croire qu’eux-mêmes suffiront pour être des dieux est faire preuve d’un orgueil sidérant. Nous retrouvons le vide. Le pionnier fait une trouvaille. Il est disséqué par des scientifiques et est vulgarisé au monde. S’il veut continuer à exister dans ce monde, il doit montrer que sa trouvaille a d’autres aspects que ceux qui ont été étudiés et transmis. À part ses adorateurs les plus proches, il va vite se faire oublier. Surtout que d’autres personnes aimeraient aussi être des pionniers adorés par leurs « frères humains ». Chaque chercheur centré sur lui-même, ici ses pulsions, est limité. Son épuisement total arrive à une vitesse assez stupéfiante.
Il peut être soutenu par ses adorateurs à qui il a donné sa nouvelle sexualité et faire des célébrations de sa personne pour s’encourager à continuer et à rassurer ses adeptes qu’ils sont dans la voie de la vérité. Ce soutient mutuel peut masquer le vide atroce de toutes ces personnes. Il ne peut pas le remplir.
L’effort exigé est tel que l’épuisement menace tout le monde. Après un moment, tous succomberont. La déception associée est terrible. Un banquier français avait travaillé avec Madoff et s’était retiré avant le scandale pour cause d’âge. Il s’est suicidé. Un de ses amis expliqua que cela a été provoqué par le fait qu’il a découvert dans le scandale que tout le travail et les relations qu’il avait fait et nouées était du vent. Il ne l’a pas supporté. Je crois que cet exemple se généralise aisément et à plusieurs niveaux.
Le cas de la sexualité délirante générée par des études « scientifiantes » n’est pour moi qu’un phénomène particulier de la très grosse histoire en cours. L’économie, la politique, la philosophie, les religions et bien d’autres choses sont « scientifiées » de la même manière par le Système. Elles sont toutes éviscérées de leur entrailles et dévitalisées. Elles sont toutes épuisées par le processus que je décris pour la sexualité. Elles sont à un niveau de vide intérieur qui commence à se voir. C’est nouveau.
Cela va rendre bien des gens complètement fous malgré leur parfaite santé mentale. Ils n’auront simplement plus les contacts nécessaires avec la réalité pour rester normaux. Je pense donc que de nouvelles formes de folie apparaissent maintenant ou vont apparaître.

La version russe du F-35, alias JSF...

Article lié : Deux Su-57 sur les plate-bandes du Pentagone

Alexis Toulet

  23/02/2018

S'il faut être un peu direct, le Su-57 est pour l'essentiel la version russe du F-35. Ambitions et rodomontades similaires, planning de production décalé et réduit - d'ailleurs, encore faudra-t-il faire voler le premier exemplaire de production, avant de songer à en fabriquer d'autres.

Le jugement apparaît un peu dur ? Oui peut-être. Après tout, les Russes n'ont du moins pas commencé la production en série d'un appareil qui ne marche pas. Et le Su-57 n'a pas (encore ?) pris autant de retard que le F-35. Un très joli ratage cependant : avoir dégoûté les Indiens qui ont préféré se retirer du programme commun pour développer cet avion - après avoir émis moult critiques - et acheter plutôt… eh bien du Rafale naturellement.

Un point commun indubitable avec le F-35 : on "déploie" des prototypes ou appareils "de série" qui ne fonctionnent pas afin de jouer au supergrand. Comme les Etats-Unis. Et sans plus d'effet que de communication : les personnes informées savent bien à quoi s'en tenir. 

Transgenre-turbo, dans un tourbillon crisique-turbo ?

Article lié : Transgenre-turbo, “nouvelle façon d’être fou”

David Cayla

  23/02/2018

Je me faisais la réflexion qu'avant l'ère de la "civilisation de la consommation de masse" (drôle de façon de définir une civilisation), l'immense majorité des gens n'avaient guère d'autres vêtements que ceux qu'ils portaient sur le dos tous les jours, et retiraient lors de la moisson s'ils ne voulaient pas suffoquer sous leurs vêtements de gros drap. A quoi j'ajouterais qu'en y réfléchissant un instant, ce serait une drôle d'idée que de porter des vêtements légers et donc fragiles pour s'employer aux travaux des champs (travaux manuels).

Du reste, si la vision de ces corps plus ou moins dénudés en plein effort a pu faire fantasmer certains écrivains, ces hommes et ces femmes en plein effort, si la question leur avait été posée de savoir à quoi ils pensaient, auraient sans doute invité le causant à se joindre à eux dans l'effort et réfléchir ensuite à ce qu'il aura ressenti en travaillant. Cette digression m'amène à la suite de mon propos, la construction des identités homme/femme, car quelque chose me dit que l'immense majorité des gens qui ont vécu sur terre ne se sont jamais posé la question.  Ils faisaient comme leurs parents, leurs proches, dans un univers où l'horizon se bornait le plus souvent à l'espace qu'ils pouvaient couvrir en quelques heures de marche. S'ils se pensaient comme le fils ou la fille de leur père et de leur mère, le frère ou la soeur de leurs frères et soeurs,... je doute qu'ils se pensaient en tant qu'homme ou en tant que femme si ce n'est que les hommes étaient très certainement et très naturellement attirés par les femmes, et réciproquement.

Mais dans notre société de consommation de masse où chacun est un inconnu pour l'autre, où l'injonction est de satisfaire son moindre caprice pourvu qu'on puisse se le payer ? Dans notre société où les parents sont contraints de déléguer à des tiers l'éducation de leurs enfants sans réaliser à quel point, et de plus en plus, les seuls contacts sociaux qu'ils auront seront d'autres enfants qui ont tout autant besoin d'une éducation que personne ne viendra leur apporter (ou disons, que des adultes leur apporteront par bribes) ? Comment construire son identité dans un tel univers qui vous propose en guise d'anxyolitique de vous réfugier dans votre propre petite bulle individuelle sitôt que vous en éprouverez le besoin ? Que ce soit une bulle technologique (smartphones,...), issue de la pharmacopée (antidépresseurs,...), voire aussi la bulle de son logement individuel… qu'on partagera… ou pas… avec un compagnon ou une compagne, avec ou sans enfants, dans la même chambre ou en faisant chambre séparée, en partageant les mêmes occupations, ou en ayant chacun ses occupations,... La quête du logement individuel pouvant d'ailleurs confiner à la folie, avec ces bulles immobilières en gestation un petit peu partout dans le monde…

Dans une telle société, et cela vaut d'abord pour les classes les plus éduquées ou dit autrement, les plus bourgeoises, les processus éducatifs ont tâché de compenser un temps cette absence des adultes par le biais de la coercition, mais le point de rupture a été atteint en 1968 lorsque la jeunesse estudiantine a découvert l'avenir qui serait le sien (tous ces efforts pour quelque chose qui n'en vaut absolument pas la peine ?). La démocratisation de l'enseignement qui a suivi n'a fait qu'élargir le phénomène à l'ensemble des couches de la société occidentale, avec pour corollaire un allègement constant des contraintes éducatives, une marche vers la néantisation par dissolution progressive de toutes les structures éducatives.

Alors la folie transgenre là-dedans… Une folie parmi d'autres, dans un monde pris de folie…

Rectification , sous peine d'inchoérence apparente .

Article lié : Le mensonge compétitif

Christian Feugnet

  23/02/2018

Plus c'est gros plus çà passe : dans les fabriques à mensonges . Pour raison simple , pour les éxécutants c'est plus facile à comprendre et diffusér surtout sans compétition .

son nom est personne

Article lié : Transgenre-turbo, “nouvelle façon d’être fou”

Marc Gébelin

  22/02/2018

C’est une hypothèse que j’avais faite autrefois en pensée… mais ce n’est même pas l’hypothèse constructiviste-marxiste bien connue de la Beauvoir "qu’on ne nait pas femme mais qu’on le devient", car… si seulement la mode, c'est-à-dire une dynamique à mortalité rapide, impulsée dans la société (peut importe par qui), est capable d’agir sur l’âme de certaines personnes au point qu’elles finissent par douter non seulement de leur sexe biologique mais aussi de leur sexe mental, affectif, psychique, un point Godwin d’une nature particulière est atteint.
Car un transgenre n’est ni un homo, ni un hétéro. Il n’est ni blanc, ni noir, ni non blanc ni non noir, il "se promène" dirais-je (du moins il le croit et peut-être l’affirme à ses amis), dans les genres qui de ce fait n’existent plus car leur référence c’est bien les hommes qui vivent dedans! Les genres ne sont pas suspendus dans le ciel! Le nom qu’on pourrait donc donner à ces nouveaux venus sur la terre est le fameux Outis, personne, mais pas dans le sens qu’Homère donne à son héros pour souligner l’acquisition par lui d’une nouvelle compétence issue de la donnée anthropologique innovante qu’Athéna symbolise, la raison intellectuelle (qui contient la Ruse).
Un transgenre est-il rusé ou tout simplement usé? Le nom de Personne qu’on lui applique désignera alors une absence, un vide psychique, un moi dissout, un lieu dévasté que la psychiatrie appelle tout simplement et avec raison, la folie.
 

L'expression , initiale est vis pacem , para bellum .

Article lié : Si Vis Bellum, Para Bellum

Christian Feugnet

  22/02/2018

C'est déjà  un paradoxe, mais aisé à résoudre . Néanmoins cette substitution révéle bien , la contradiction , si l'on passe du jugement logique classique qui exclu , les jugements de valeur donc le jugement apodictique . 
Le jugement apodictique est celui qui pose la contradiction , mais pas entre deux jugements , entre deux couples de jugements dont chacun  est un jugement de valeur sur l'autre qui porte sur le réél , mais opposés , pour les deux à ceux de l'autre couple .
Le premier couple  de jugements , à mon avis , porte sur le fond, apparent de la guerre , la lutte contre l'extérieur , posé en évidence comme l'ennemi , sous forme , "formidable" découverte ,de guerre hybride .
La réciproque de ce premier  couple , c'est la guerre hyride intérieure , vrai motif de la guerre , la pacem intérieure . Ainsi les choses s"éclairent . Il se s'agit pas de folie , ni pour D.C , ni pour Hitler . Méme pour 14/18 , l'abattage réciproque franco allemand , de leurs oppositions intérieures , ou pour Napoléon : la décimation des forces populaires  par ses guerres , dont la France ne c'est jamais remise ( sauf les Corses qui l'avaient forcé à fuir , le bonuaparte . ) .
Les guerres US apparemment connes ont un effet for bénéfique intérieurement : épuiser le peuple Américain .

Excellent Titre ! Point OMEGA en vue....

Article lié : Si Vis Bellum, Para Bellum

EricRobertMarcel Basillais

  22/02/2018

En effet, tout le monde réarme et c'est la course aux armements. En particulier, dans le domaine des Robots, des Rail Gun ( super -artillerie), du nucléaire tactique, de la DCa ( les fameux S400 russes ...), pour ne rien dire d'un domaine que M. GRASSET connaît trop bien : l'aviation ( et ses extensions spatiales).

J'en oublie ou ignore sûrement et d'ailleurs, ce n'est pas grave pour mon propos :

M. GRASSET pointe du doigt l'essentiel : le SYSTEME ( que je ne limite pas aux USA, mais à tous les protagonistes de cette guerre mondiale HIGH TECH) VEUT LA GUERRE .

Il y aura des morts cette fois ( fini les amuse-gueule "terroristes"). Probablement 500 millions en 1 mois en cas d'entrée "nucléaire".  Probablement davantage, puisque tout le monde semble désormais acquis à l'utilisation banalisée, "convenue" pour ainsi dire,  d'une telle arme.

Pour ce qui concerne l'Anti-Modernité dont je me fais l'Apôtre ( en précisant de quoi il s'agit ), le processus d'auto-destruction militaire me semble encore le plus court chemin vers le Point d'Arrêt, le point OMEGA au delà duquel, loin des idéologies des derniers siècles, l'Humanité survivante pourra reprendre un développement beaucoup plus sage.

Le fera-t-elle ? Attendons le point Omega…

Malheureux, vous avez raison !

Article lié : Comptine : “Les ‘13 trolls russes’ et Wall Street”

Didier Favre

  20/02/2018

 


Kunstler se demande pourquoi Mueller ne s'intéresse pas aux trafics d'influences d'Hillary, du FBI et compagnie. Les traces en sont si nombreuses que même nous en sommes au courant. Vous résolvez cet étonnement.
Les obsédés de l'influence russe vivent dans une réalité à  part que vous nommez déterminisme-narrativiste ou narrative-déterministe (je n'ai pas envie de vérifier). J'y vois là  la source de l'inculpabilité de ses croyants. Ils ne peuvent pas avoir tort car ils sont ceux qui savent, ceux qui sont dans le vrai. Cela les place dans une forme d'inconnaissance que vous définissez fort bien. Cette inconnaissance est très agréable intellectuellement. Elle les place dans un monde oû ils jouissent d'un contrôle total et parfait de la réalité parfaitement compréhensible et dans le rôle hollywoodien des gentils.
Vu de l'extérieur, cette vision du monde est aussi cohérente que délirante. Elle a été construite avec une rationalité rigoureuse mais basée sur l'adoration que ces gens se portent à  eux-mêmes.
Cela leur rend toute avancée de leur part bonne. Toute avancée de leur part est donc un progrès dans le sens le plus fort du terme. Ils vivent cette évolution comme une nouvelle histoire de la révélation du Christ mais sans Lui. Ils ont pris la place du Christ. Ils sont ceux qui vont faire Son travail à  Sa place et mieux que Lui.
Cela leur donne les moyens émotionnels de fournir un effort collectif et personnel pour imposer leur vision du monde à  tous ses habitants. Leur vision du monde est la seule possible, la seule "sainte" selon leurs termes.
Cette dérive vers la dimension religieuse des adeptes du Système mais où leur idole, est leurs propres personnes, s'impose à  mon esprit comme une évidence.
La notion de Progrès y est inscrite, l'impossibilité pour les Modernes d'accepter que quelque chose d'ancien pouvait être au moins aussi bon qu'une chose actuelle ou réciproquement que le mal atteint des sommets jamais vus auparavant s'y trouve aussi, la confiance totale en eux-mêmes s'y impose, la soumission absolue du monde des hommes et de la nature à  leur volonté qui fonde leur adoration d'eux-mêmes. En un mot, ils ont compris le monde, l'ont soumis, savent ce qu'il faut faire pour arriver au paradis terrestre et se voient comme les agents de ce bien total et parfait.

Dans cette position, la simple existence d’une entité montrant par sa seule présence persistante que cette narrative-déterministe est fausse est vécue comme une agression de la pire espèce. Les Russes se montrent ici hors narrative. Ils y ont goûté, l’ont testée avec Eltsine et l’ont recrachée avec Poutine. Des Occidentaux se sont dits qu’il y avait là matière à curiosité et se sont mis à écouter les Russes dans cette nouvelle attitude. Ce qu’ils racontent me donne une sensation d’air frais. J’ai l’impression d’avoir enfin des informations sensées à me mettre sous le neurone.
Elles sont hors narrative - donc « fake news » - et je suis « victime » de la terrible et puissante « propagande russe ». L’existence de la Russie et le fait qu’ils informent correctement montrent la fausseté de la « narrative » du BAO. Ils sont donc une menace terrible.

Cette menace n’est pas du tout claire. Elle vise une chose qui n’existe pas mais qui est traitée comme étant plus réelle que la réalité. J’aime ici penser au mot d’hyperréalité associé au post-modernisme. Est hyper-réel, pour moi, tout ce qui est assez fort pour cacher la réalité malgré sa fausseté. Cette dernière propriété rend la démonstration de toute agression contre elle difficile.

C’est comme vouloir démontrer qu’un coup de poignard a blessé un courant d’air. Mais quand ce courant d’air agite vos neurones vous sentez durement le coup. Ce vide perturbé par la présence d’une entité vivante provoque une angoisse dont la moindre manifestation de vie devant elle en devient forcément la cause. (Il y a des angoisses en psychologie de ce type. Les phobies se comprennent aussi comme cela.) Si vous souffrez d’arachnophobie, les araignées vous font vraiment peur et elles ne sont pas du tout la cause de cette peur. J’ai lu que c’est une forme de névrose pas trop méchante pour en éviter une bien plus sérieuse (je me demande ce que tout cela veut dire). Je tigresse car mes idées sur ce point ne sont pas très claires mais il me reste comme socle (si je peux l’écrire) une construction mentale complètement faussaire qui est menacée par la réalité. Le ou les porteurs de cette construction souhaitent survivre. Par conséquent, ils se mettent dans une forme de rêve éveillé qui consiste à rejeter de plus en plus violemment un objet ou un être qui leur évite d’aller au fond de leur problème.
Cet évitement du coeur du problème fait que toutes leurs agressions ne les soulagerons pas. Chaque agression les mettra devant ce problème et le ravivera. La cause derrière leur fureur est active et leur pourrit la vie. Chaque combat contre le simulacre de cause provoquant leur douleur avive leur névrose cachée par leur phobie des Russes. Elle se développe en eux et en devient beaucoup plus douloureuse. Je crois savoir que l’étape suivante est la psychose. La personnalité des névrosés devient totalement désordonnée et perd toute intégration (schizophrénie ?). D.C.-la-folle pourrait bien en être une manifestation. Chaque action antirusse va faire empirer l’état général du patient. Chaque action antirusse renforce les sentiments explosifs habitants les porteurs du Système. Un arachnophobe qui lutte énergiquement contre les araignées va y mettre de plus en plus d’énergie et trouver des araignées dans de plus en plus d’endroits proches de lui. Il peut vouloir exiger de la planète que tous les humains luttent contre les araignées à plein temps s’il est assez puissant. Même dans ces conditions, la moindre trace d’araignée croisant ses pas va le faire exploser de tous les sentiments négatifs.
Là, je retrouve le problème de la communication janus. Elle permet d’imposer la vision de l’arachnophobe ou d’autre chose en phobie au monde. Elle permet aussi de faire voir à tout le monde que l’arachnophobe passe les limites de la décence. Elle met aussi l’arachnophobe devant de plus en plus d’araignées à mesure que son influence augmente. Il va aussi vouloir contrôler de plus en plus de monde par des moyens de plus en plus inavouables. Comme il notera facilement que ses sujets ne sont pas aussi arachnophobes que lui, il se méfiera d’eux. L’espionnage de tous en devient une nécessité. Il aura des adeptes de plus en plus sincères mais il ne pourra pas avoir des adeptes parfaits dans leur soumission. Si ces derniers se soumettent totalement, ils renoncent totalement à leurs vies et dans tous les sens du termes. L’arachnophobe vivra ces restrictions, même minimales, comme des trahisons. L’arachnophobe va donc s’effondrer sous le poids de sa propre puissance à cause de ce problème.
En conclusion, je retrouve le schéma du déterminisme-narrativiste avec sa communication janus, l’inculpabilité et l’inconnaissance des adeptes du Système. J’y ajoute un côté religion de l’homme où il est son propre dieu qui a complètement triomphé du reste de l’humanité au 20e siècle. Il en résulte un écart entre ces hommes dieux et le réel (pas méchant mais implacable) qui fait échouer toutes leurs entreprises (F35, Syrie, Lybie…) et, encore pire entre eux-mêmes et l’image qu’ils ont d’eux mêmes. Cet autre écart est une souffrance terrible pour ses porteurs.
La Russie est une piqure de rappel qu’ils ont tort et ne pourront donc jamais lui pardonner d’exister. Celui qui a dit « Ils ne veulent qu’une chose, que la Russie cesse d’exister. » l’a fort bien compris. J’ignore s’il comprend la motivation de ces gens mais nous avons tous besoin de comprendre cette motivation. Sa compréhension nous permettrait de nous orienter dans ce monde de fous.

 

Petite objection .

Article lié : Comment Internet et l’informatique ont créé notre dystopie

Christian Feugnet

  20/02/2018

Pourquoi vous utilisez Internet ? Par contrainte , parce que bétise et vulgarité , s'y  deploie . Vous y faites le pédagogue , le croisé des valeurs , en déplorant le cours du monde . Mais n'est ce pas en soi , facile et vulgaire , qui ne déplore pas le cours du monde . Vous croyez peut étre , puisque c'est porteur , qu'ainsi vous allez étre porté .

Un fait .

Article lié : “Mercenaires” postmodernes, l’exemple russe

Christian Feugnet

  20/02/2018

Selon moi , il existe , un bon indicateur du sentiment patriotique : le service militaire obligatoire . Que certains s'efforcent de rendre de plus en plus pénible et inutile , et malgré celà , de l'opinion publique à cet égard . Eh bien en Russie , il existe encore , quoiqu'il soit de l'aménager pour les couches supérieures , 30 % des jeunes sont pour , 50% neutres ou pour . En Occident , hors de questions .

A mon avis , vous chipotez , là , jouez sur les mots .

Article lié : “Mercenaires” postmodernes, l’exemple russe

Christian Feugnet

  20/02/2018

A mon avis , en Russie , il existe encore un profond sentiment patriotique , contrairement aux US , pour ne citer qu'eux . Il faudrait selon ce contenu , revisiter la notion de mercenaire , le formalisme privé/ payé suffit il .? J'en doute .
Qu'est ce , à mon avis qu'un mercenaire , sur le fond , un mercenaire : quelqu'un qui rend sa compétence , pour n'importe quoi selon le prix et les conditions , il est sans foi ni loi question pognon .
A ce compte là , celui qui est formel , vous pouvez inclure les cosaques comme mercenaires , ce qui n'est pas post moderne , mais je ne connais pas de cas où les cosaques ont trahis les Russes .

Réhabiliter le MA

Article lié : Comment Internet et l’informatique ont créé notre dystopie

Dominique Muselet

  20/02/2018

Bonjour, 

J'apprécie bcp vos articles ainsi que tous ceux postés sur ce site. Merci!
J'ai une question sur le MO. Il me semble que pour vous c'est une période d'obscurantisme, mais je viens de lire plusieurs livres qui expliquent que le MA a servi de repoussoir aux époques et aux religions suivantes (protestantisme, notamment) suivantes pour des raisons politiques et qu'il a  été calomnié et vilipendé plus que de raison. Ainsi il semble que les serfs n'étaient pas les esclaves qu'on prétend, qu'ils avaient un droit imprescriptible sur leur terre dont leurs enfants héritaient et que quand les seigneurs fatigués de leurs "avantages" ont voulu changer leur situation, ils se sont parfois révoltés, il semble que les impôts au MA étaient inférieurs à ceux d'aujourd'hui et que les pauvres étaient moins pauvres, la société étant moins individualiste, notamment. il semble que le peuple n'était pas aussi inalphabète, idiot et sale (en fait les gens se lavaient à cette époque semble-t-il) qu'on le dit et que les chasses aux sorcières aient été plutôt le fait de la Renaissance et des protestants, il semble que la foi (catholique) n'était pas aussi néfaste qu'on l'affirme et que c'est surtout le fait que l'imprimerie était globalement aux mains des protestants qui a permis de répandre sur elle l'anathème. Il semble donc que la situation était bcp plus variée et contrastée qu'on le laisse penser…
Bref j'aimerais avoir votre avis là-dessus…