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Christian Steiner - (christian.steiner[at]unil.ch)
28/10/2008
Lié à l'article «Une transition dans tous ses états»
Vous nous décrivez, depuis deux ou trois semaines, une situation où l’intérieur du système américaniste (et notamment les militaires, peut être plus lucides, pragmatiques ou cru dans leur façon de s’exprimer) commence à prendre conscience de l’ampleur des problèmes auquel le système est confronté et de la fragilité soudaine de ce dernier face à ces problèmes.
Et vous avez d’autre part cités dans plusieurs de vos articles précédents la conscience qu’avaient eu la direction soviétique à la fin des années 70 /débuts des années 80, des problèmes auquel le système soviétiques était confronté, qui avait abouti à la conclusion des réformes nécessaires, laquelle avait mené Gorbatchev au pouvoir avec mission de sauver la chose.
Comme je n’avais que 13 ans en 1980 et que je n’ai aucune formation d’historien, je me permets de vous demander quels étaient alors les sentiments des gens au pouvoir en URSS, quels dangers étaient-ils alors perçu (outre la peur d’une agression russe lors de la "great soviet scare" de c.1982-3), qu’est-ce qui a motivé la volonté de réforme de la direction soviétique (l’état économique intérieur ? les pénuries alimentaires récurrentes ? la dégradation des conditions de vie du peuple ? les problèmes spécifiques de leur CMI ? la conscience du retard pris dans certains domaines militaires par rapport aux USA ?). Bref, en quoi y aurait-il des parallèles et des différences avec la situation des USA actuellement ? (outre l’organisation centralisée et la psychologie des uns, qui les rendait plus aptes à affronter des difficultés, et l’organisation décentralisée des autres et une certaine angoisse psychologique des autres qui les rend a priori, mais sait-on jamais, moins aptes à supporter pareille perspective de remise en cause ; et pourtant, ne s’y achemine-t-on pas aussi vers une nécessité de réforme radicale, c-à-d- de révolution ?)
En vous remerciant pour la qualité de votre travail et votre volonté de proposer envers et contre tout un journalisme si précieusement "contextualisé" et mis en perspective.
C. Steiner
(PS : pour les donations, ça suivra, mais j’ai des problèmes récurrents avec Paypal, que je n'utilise que rarement. Je ne sais pas si cela est le cas avec d’autres lecteurs ?)
Stéphane Reposo - (sreposo[at]gmail.com)
28/10/2008
Lié à l'article «Copié-collé: les réactions française et russe face à l’attaque US en Syrie»
Il faut aller voir le site de l’agence de presse officielle syrienne SANA.
http://www.sana.sy/index_fra.html
Les titres des communiqués :
L'Espagne et la France expriment leur inquiétude de l'agression de Boukamal
Afflux de condamnations de l'acte terroriste contre des civils au Boukamal
La Russie exprime son inquiétude vis-à-vis de l'agression américaine contre la localité de Boukamal
La Ligue arabe condamne vivement l'agression américaine contre le Boukamal
Condamnation de large envergure de l'agression américaine contre la région de Boukamal
Le Quai d'Orsay affirme l'attachement de la France au principe du respect de la souveraineté des pays
Les journaux russes dénoncent l'agression américaine contre Boukmal
...
Père Iclès - (vance[at]imel.org)
28/10/2008
Lié à l'article «La crise d’une civilisation parasitaire»
Merci à Bertrand Arnould pour sa réponse. C'est effectivement à quelque chose dans le genre que je pensais.
Maintenant et à quelques jours des élections présidentielles US et alors même que le Pentagone reconnaît entrer dans une période de turbulences, on enregistre cette agression contre la Syrie (il faut appeler un chat un chat) qui vient sans doute préparer le terrain pour le futur "test" d'Obama made in USA et non dans le reste du monde comme le prétendait Joe Biden.
La chose en soi est un test voire un défi à l'ONU puisque Obama est le chouchou de l'ONU et que cette attaque est une violation tout à fait dans la tradition néoconservatrice des règles de cette organisation.
Ni ANDO - (elambe22[at]gmail.com)
28/10/2008
Lié à l'article «Taillé pour la France»
Un article interessant de Fédor Loukianov "Accord Russie-UE: un "Helsinki-2" serait le bienvenu" qui met en avant une dificulté de nature "ontologique" dans les tentatives de rapprochements entre la Fédération de Russie et l'Union Européenne.
"Le modèle qui fut mis à la base de l'APC en vigueur prévoyait "l'européisation" de la Russie, en fait, un rapprochement unilatéral de la Russie des schémas européens, au moyen de l'adoption progressive des normes et des règles de l'UE. Cet objectif était tout à fait net et partagé par les deux parties dans la première moitié des années 1990, mais pour différentes raisons, il n'est plus d'actualité. Dans le contexte d'une Russie renforcée, l'idée "d'harmoniser les législations" ne fonctionne plus, alors que Bruxelles ne reconnaît aucun autre format de relations avec ses proches voisins et partenaires".
Cette difficulté est peut être temporaire, mais elle explique que l'évolution future des rapports Russie/club UE se fait et fera davantage dans le cadre de rapports bilatéraux (Allemagne et France en particulier) que dans celui de l'institution UE.
http://fr.rian.ru/analysis/20081027/117976055.html
Stephane Eybert - (mittiprovence[at]yahoo.se)
27/10/2008
Lié à l'article «La dynamique de la crise et de l'Histoire déchaînée»
http://video.google.com/videoplay?docid=-3309910462407994295
Bertrand Arnould - (Bertrand.Arnould[at]yahoo.fr)
27/10/2008
Lié à l'article «Complications sans nombre au milieu des ruines en désordre»
Je ne suis pas très fort en communication; le lien de l'article cité dans mon post précédent est:
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10674
Bertrand Arnould - (Bertrand.Arnould[at]yahoo.fr)
27/10/2008
Lié à l'article «Complications sans nombre au milieu des ruines en désordre»
Jetez donc un oeil a cet article :Un piège pour la Russie : les néolibéraux étasuniens et les fascistes ukrainiens derrière l’opération « Table rase »
- par Vadim Stolz, Comaguer - 2008-10-24
sur le site : http://www.mondialisation.ca
dans la colonne actualité.
Il y a là la réponse a une partie des questions que vous posez
Bilbo
27/10/2008
Lié à l'article «Un président de guerre?»
Une large part du mode de vie américain tient en la force du dollar. Actuellement le dollar résiste assez bien grâce à trois choses :
- c'est la monnaie de la plus puissante armée du monde.
- c'est la monnaie de compte des matières premières et notamment du pétrole.
- c'est la première composante des réserves de devises étrangères.
On peut éventuellement y ajouter le soutien dû au yuan manifestement sous-évalué mais dont les variations face au dollar sont très encadrées.
Sur les second et troisième points, Obama n'aura aucune prise. Le second point a même une date butoir : en 2011 émergera la nouvelle monnaie commune de 5 pays du Golfe. Cette nouvelle monnaie impactera fortement sur le troisième point.
Dès lors il ne reste plus à Obama que le premier point pour permettre aux USA de continuer à emprunter le plus lontemps possible dans leur propre monnaie.
L'armée ruine le pays, mais sans elle le dollar s'effondrerait et la désindustrialisation massive qu'a subie le pays depuis près de 30 ans aurait des conséquences catastrophiques.
Obama a-t-il donc le choix ?
Père Iclès - (vance[at]imel.org)
26/10/2008
Lié à l'article «Le monstre au cœur du système, qui dévore l’intérieur de nous-mêmes»
Est-ce que derrière l'Amérique de Bush qui répète ses erreurs sans en tirer de leçon il y en a une autre plus tordue, plus secrète, moins lisible qui serait à l'oeuvre, de façon efficace, dans l'ombre de la première dont elle a prévu, voire organisé le déclin ?
D'où venait l'idée de diffuser les photos d'Abou Ghraib ? Qui est derrière tous les couacs de la politique étrangère US depuis 2001 ( exemple, les missiles "égarés" de Barksdale) ? Qui met des bâtons dans les roues du système US ?
On pourra me retorquer que le système est assez idiot pour s'en mettre lui-même, virtualisme oblige, mais ça ne me satisferait pas... La crise bancaire, je veux bien qu'elle soit le résultat d'une gabegie basée sur la soif de profit et le chacun pour soi, il n'empêche qu'elle ne pouvait pas ne pas être prévue, donc attendue. Qui en a accepté la survenue et qui compte en profiter ? Qui en sortira plus puissant et qui sera affaibli ?
Il serait intéressant de comprendre les buts d'un Soros en Georgie (mais pas seulement), ceux d'un Brzezinski dans l'élection US sans les faire passer pour des vieillards séniles attachés de façon nostalgique à un passé impérial à jamais révolu et impuissants à changer la course d'un système sur lequel ils n'auraient aucune prise.
La situation ne me semble pas aussi limpide qu'il y paraît à première vue.
Alain Vité - (pouet123[at]free.fr)
26/10/2008
Lié à l'article «Alerte rouge à propos du “coming crash” du Pentagone»
Ca a peu de rapport avec le sujet de l'article, mais la question me revient régulièrement à l'esprit et donc je la pose quand même.
Au fur et à mesure du déclin de la puissance US, leur protection d'Israel sera fragilisée.
Nombre de Musulmans, islamistes ou non et avec ou sans leur nation, ont de profonds griefs contre Israel, que ce soit de longue tradition antisémite, par écoeurement devant le sort des Palestiniens ou autre.
Du reste, humilier les Palestiniens affaiblis avec une telle constance au bord de l'inhumanité, relève pour moi de l'inconscience (gardons les considérations morales de charité ou autre pour la sphère privée) : de nombreux Musulmans du monde entier, pas seulement ceux des voisins d'Israël qui sont souvent déjà hostiles, n'attendent que l'occasion de venger les Palestiniens, de porter atteinte à ce petit frère des USA, d'attaquer le Sionisme, tout ça à la fois ou autre. Sans parler d'éventuels ennemis non musulmans.
A quoi s'ajoute l'affaiblissement politique d'Israël, qui s'il dure ne fera qu'inciter leurs ennemis à des interventions plus dures et plus tôt.
Qu'Israël possède la bombe atomique est une protection précieuse, mais n'empêchera pas les troubles et les attaques sous des formes diverses et inventives, de la part d'adversaires d'autant plus déterminés que les USA seront moins en mesure d'intervenir.
Surtout qu'à tort ou à raison, cet affaiblissement US apparaît aux yeux des islamistes comme l'éclatant succès de leur stratégie, et "une invitation à reproduire l'exploit".
Ca n'augure rien de bon pour cette région du monde, déjà bien troublée, et où les intérêts internationaux sont nombreux et complexes.
Et donc je me demande comment vous voyez ça, Ô Grand Sachem à la vue perçante.
Lorsque j'étais adolescent, ma mère se demandait si Israël n'avait pas "secrètement envie de se faire écraser, à force de tout faire pour que ça leur arrive un jour", ce qui me semble relever d'un freudisme approximatif, mais révéle néanmoins le de longue date le malaise de l'attitude israëlienne.
En regardant le monde plutôt avec les outils que vous exposez au fil de vos articles, je soupçonne en fait la politique palestinienne d'Israël d'être analogue à la politique militariste des US, un moyen de pallier des faiblesses structurelles de la société et de la politique (je ne connais la structure ni de la politique ni de la société israëlienne)
Ce qui m'éveille des questions subsidiaires : est-ce le prévisible travers électoraliste (peut-être même plutôt clientéliste) de démocraties qui ont pris de la puissance trop vite et suite à des faits de guerre ? celui des "peuples élus" ? la dérive normale d'un pays pollué par l'américanisme à force d'être soutenu par lui ? un cumul de tout ça ? rien de tout ça ?
J'aimerais beaucoup que vous puissiez donner des éléments de réponse, tant sur la possible évolution de la région autour d'Israël que sur les éventuels convergences de causes ou de système entre les dérives israëliennes et celles US.
Si vous ne le faites pas, je bouderai -au moins par principe, et puis ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivé- mais quoi qu'il en soit je vous remercie pour l'éclairage incomparable que vous apportez sur le monde.
Nous sommes un de ces jours où ma situation financière dramatique (la crise n'a rien à y voir même si elle n'enjolive pas les perspectives) m'encombre, j'aimerais participer à votre dedefensathon avec mieux que des mots...
Exocet
26/10/2008
Lié à l'article «La dynamique de la crise et de l'Histoire déchaînée»
On oublie trop la différence entre un homme et le son de sa voix sur l'écran et la vie réelle*. http://fr.rian.ru/analysis/20081024/117934107.html Retouche du réel avec du réel* ( la social fabrique et son éthno centrisme inferno....) http://fr.rian.ru/analysis/20081022/117886921.html
Jean-Paul Baquiast - (jp.baquiast[at]wanadoo.fr)
25/10/2008
Lié à l'article «La dynamique de la crise et de l'Histoire déchaînée»
Je partage à 100% les diagnostics de DDE sur le rôle actuel de la France, celui de Jouyet et, par dessus le tout, celui de Sarkozy. Dans le désert actuel, c'est décidément l'homme de la situation. Pourvu que cela dure.
Si vous me permettez de me citer voyez http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=158&r_id=
Stephane Eybert - (mittiprovence[at]yahoo.se)
24/10/2008
Lié à l'article «Ecoutez-le, vous les maîtres du monde…»
Greenspan le money master qui joue le role du money dumber
Regardons l'histoire:
http://video.google.com/videoplay?docid=-515319560256183936&ei=X0MCSbTANZbC2gKKhNC_BQ&q=the+money+masters
Nicolas Stassen - (fc163984[at]skynet.be)
24/10/2008
Lié à l'article «Obama déjà triomphant, plus que jamais confronté à l’“hypothèse Gorbatchev”»
Droits de l’homme
Ziegler: "La crise est une occasion formidable"
Gérald Papy
Mis en ligne le 24/10/2008
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Jean Ziegler, du Conseil des droits de l’homme de l’Onu, décrète la fin du néolibéralisme triomphant.
Il cite Morales et la Bolivie en exemples de réveil du Sud.
Jean-Luc Flémal
Entretien
L’ancien rapporteur de l’Onu pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler, publie "La Haine de l’Occident" (*). Aujourd’hui membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme, il a un regard très percutant sur la crise actuelle.
La reconnaissance des dommages de l'esclavagisme et de la colonisation et des réparations sont-elles un préalable à l'établissement de saines relations entre le Nord et le Sud ?
Le Sud l’exige. C’est très mystérieux ; ce n’est que maintenant que resurgit cette mémoire blessée, cette récupération de l’identité qui se traduit ensuite par la double revendication, réparation et repentance. Un parallélisme peut être fait avec la Shoah. Pendant longtemps, elle a été renvoyée au silence. Et ce n’est que trente ans après qu’elle s’est installée dans la conscience collective comme un fait irréfutable, créateur de revendications. Une chose semblable est en train de se passer avec les peuples du Sud.
Il y a deux haines. La haine pathologique représentée par al Qaeda, le salafisme, qui est à combattre. Mais elle est née de la même souffrance que la haine raisonnée. Sartre dit dans "La Critique de la raison dialectique": "Pour aimer les hommes, il faut détester fortement ce qui les opprime." C’est la mémoire des blessures de ceux qui ont souffert et en même temps, c’est la haine du système capitaliste meurtrier que l’Occident a imposé à la planète. Les Blancs sont aujourd’hui 13 pc de la population mondiale ; ils sont très minoritaires. Depuis 500 ans, par des systèmes toujours différents mais qui s’aggravent dans le mépris et l’exploitation, ils règnent sur la planète.
Pour vous, l'ordre économique actuel est le produit des systèmes d'oppression antérieurs ?
Oui, de la conquête, de l’esclavage, du colonialisme. Edgar Morin, qui n’est pas un trotskiste frénétique, a déclaré que "la domination de l’Occident est la pire de l’histoire humaine dans sa durée et son extension". Cet ordre du monde a une double caractéristique: il est meurtrier et absurde. Meurtrier: selon les chiffres de la FAO, toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim ; 100000 personnes meurent de faim ou de ses suites par jour et 923millions de personnes sont gravement et en permanence sous-alimentés. Absurde: ceci se passe sur une planète où l’agriculture actuelle pourrait nourrir sans problème (2700 calories par individu par jour) 12milliards d’êtres humains. Il n’y a aucune fatalité. Un enfant qui meurt de faim aujourd’hui est assassiné.
La crise financière actuelle peut-elle dès lors être salutaire ?
Elle est créatrice de souffrances. Il y a 10000 familles par jour aux Etats-Unis qui sont expulsées de leur logement. La récession commence ; le chômage va augmenter à Bruxelles, à Paris ou à Genève. Il ne faut pas minimiser la souffrance, réelle, en Occident.
Mais c’est une occasion formidable. Le néolibéralisme, cette théorie obscurantiste, a dominé le monde pendant vingt ans, depuis que l’Union soviétique a explosé en août1991. Il disait: "Le marché est totalement autonome, s’autorégule" ; "Les lois économiques sont des lois naturelles" ; "Le chômage de masse augmente, c’est le marché" ; "Il y a une délocalisation des industries vers les pays périphériques, c’est le marché" ; "On n’y peut rien". Cette théorie était totalement triomphante, légitimatrice de cet ordre meurtrier du monde ; aujourd’hui, elle s’écroule. Les malfaiteurs eux-mêmes font appel à l’Etat. Et comme on vit tout de même en démocratie en Occident, ce rejet peut provoquer une prise de conscience du mensonge néo-libéral.
La réaction d'un dirigeant comme Nicolas Sarkozy vise-t-elle à changer le système ou à l'accommoder pour assurer sa survie ?
Elle ne vise pas à changer le système. Nicolas Sarkozy est un mercenaire. Face à la mémoire blessée du Sud, il répond en justifiant le colonialisme dans son discours de Dakar. "Le colonialisme avait de bons côtés ; on a fait des écoles, des routes asphaltées" Les Africains répondent: "Et les 85000 morts à Madagascar? Et le travail forcé? Quand les agents de Léopold II sont arrivés au Congo, il y a avait 20millions d’habitants dans l’immense bassin congolais, seize ans plus tard, il y en avait dix millions" Tout cela est justifié par Nicolas Sarkozy par son refus de la nostalgie. Le 12octobre, à l’Elysée, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel président la réunion des membres de l’Eurogroupe. Après trois heures et demie de débats, ils disent: "Nous avons libéré 1700 milliards d’euros pour le crédit interbancaire en Europe et pour permettre aux banques d’augmenter le plancher de leurs capitaux propres de 3 à 5 pc." Si une femme au Darfour apprenait cela alors que les rations distribuées par les Nations unies dans les camps de réfugiés sont 700 calories en-dessous du minimum vital pour des raisons budgétaires Dans cette crise, il y a quelque chose de totalement choquant.
Les émeutes de la faim observées ces derniers mois dans de nombreux pays sont-elles annonciatrices d'une vaste révolte sociale du Sud ?
Je crois. Ce sont des signes avant-coureurs de ce réveil du Sud, appuyé sur une mémoire récupérée, une identité reconstituée et un refus radical de l’ordre du monde.
Dans votre livre, vous détaillez la situation du Nigeria, comme exemple de collusion entre Occidentaux et dirigeants corrompus, et, a contrario, celle de la Bolivie. L'exemple bolivien démontre-t-il que la solution doit venir du Sud ?
Totalement. En Bolivie, pour la première fois depuis 500 ans en Amérique du Sud, à travers des élections libres, un Indien accède au pouvoir le 1erjanvier 2006. En six mois, il rétablit la souveraineté énergétique. Il rétablit le contrôle bolivien sur les champs pétroliers, gaziers et sur les mines. La Bolivie était le deuxième pays le plus pauvre d’Amérique latine derrière Haïti alors qu’elle est propriétaire, après le Venezuela, des plus grandes ressources pétrolières. En 2005, l’Etat bolivien touchait sur les revenus pétroliers 5 pc et les sociétés pétrolières étrangères 95 pc ; aujourd’hui, ces dernières touchent 18 pc et l’Etat bolivien 82 pc. Dans deux ans, les caisses seront remplies de milliards de dollars qui seront immédiatement transformés en hôpitaux, en routes, en infrastructures, en programmes contre la malnutrition C’est extraordinaire. Et les sociétés pétrolières sont restées en tant que sociétés de service. Les Norvégiens ont beaucoup conseillé Evo Morales et ont calculé qu’en leur laissant 18 pc, ils resteraient parce que c’est encore très très rentable
(*) "La Haine de l’Occident", éd. Albin Michel, Paris, 2008, 298 pp., 21€
http://www.lalibre.be/actu/monde/article/455070/ziegler-la-crise-est-une-occasion-formidable.html
Dedef - (DedefGm[at]gmail.com)
24/10/2008
Lié à l'article «On ne prend plus de gants»
Sarkozy doit quand même agacer beaucoup de monde!
Pierre Avril, notre envoyé spécial à Strasbourg
21/10/2008 |
http://www.lefigaro.fr/international/2008/10/22/01003-20081022ARTFIG00071-ue-controverse-sur-le-gouvernement-economique-.php
«Nous avons un certain nombre de groupes européens dont la valeur est le tiers de ce qu'elle était il y a six mois», a indiqué mardi Nicolas Sarkozy, devant le Parlement européen à Strasbourg,
«Dogme de la concurrence»
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a émis des réserves vis-à-vis des propositions françaises. «Je ne suis pas, par principe, contre les fonds souverains», a expliqué le numéro un de l'exécutif communautaire, même s'il s'est déclaré «sensible» aux arguments du président français. Bruxelles craint un regain de protectionnisme de l'Europe vis-à-vis des autres grandes puissances économiques. D'ailleurs, la récente tentative de l'UE de réglementer les investissements en Europe du géant gazier russe Gazprom a plutôt fait un flop. D'autres États, comme la Grande-Bretagne, voient dans cette initiative une tentative franco-française de multiplier les aides d'État à l'industrie, au risque de fausser la concurrence. Mardi, Berlin paraissait sur la même longueur d'ondes. «La proposition française visant à protéger l'industrie européenne grâce à des participations étatiques contredit tous les principes d'une politique économique couronnée de succès», a déclaré le ministre de l'Économie, Michael Glos dans une interview aujourd'hui au Frankfurter Allgemeine Zeitung . «Les interventions étatiques dans le secteur de la banque et de l'assurance sont une exception indispensable, afin d'empêcher l'effondrement des circuits financiers. Aussi l'Allemagne reste-t-elle ouverte aux capitaux du monde entier», a-t-il ajouté. La doctrine allemande reste toutefois fragile. Dans le passé, la Deutsche Bank, entreprise emblématique outre-Rhin, avait étudié l'opportunité de faire entrer à son capital un fonds chinois avant, finalement, de décliner cette offre. Néanmoins, Berlin a durci sa législation nationale relative aux fonds souverains. En réponse à ces critiques, Nicolas Sarkozy a mis en cause «le dogme de la concurrence» et invité l'Europe à faire preuve de «jeunesse d'esprit».
CMLFdA - (dude686[at]libero.it)
23/10/2008
Lié à l'article «On ne prend plus de gants»
Nicolas Sarkozy veut diriger la zone euro jusqu'en 2010
LE MONDE | 22.10.08 |
Strasbourg, Paris, Bruxelles
D'une pierre deux coups. Nicolas Sarkozy veut profiter de la crise financière pour imposer sa vision économique de l'Europe et continuer à présider l'Union européenne (UE) au niveau de la zone euro, au moins pour une année supplémentaire. Le président français a amorcé cette offensive au Parlement européen, mardi 21 octobre. Elle a été confirmée au Monde par plusieurs conseillers de l'Elysée.
L'ambition de M. Sarkozy part d'un diagnostic partagé : les crises géorgienne et financière ont montré que l'Europe avait besoin d'une présidence forte pour exister : faute de quoi, il aurait été impossible de négocier avec Moscou sur la crise géorgienne ou de concocter un plan européen de sauvetage des banques. Le traité de Lisbonne n'étant pas entré en vigueur à cause du non irlandais, l'Europe ne disposera pas, comme prévu, d'un président stable du Conseil, élu pour deux ans et demi. L'Union va continuer d'être dirigée au hasard des présidences semestrielles. Le 1er janvier 2009, elle se retrouvera dans les mains des eurosceptiques tchèques Vaclav Klaus et Mirek Topolanek, dans un pays en pleine crise gouvernementale, puis des Suédois, hors de l'euro.
Pour aggraver le tout, la Commission sera en fin de mandat, avant les élections européennes de juin 2009. Les circonstances seront peu propices à l'action. Le chef de l'Etat ne veut pas l'envisager : "Je ne laisserai pas revenir sur une Europe volontariste", a-t-il insisté devant la presse.
M. Sarkozy a annoncé une feuille de route en décembre pour résoudre le problème de la présidence tournante. Faute de ratification irlandaise, il sera impossible d'agir au niveau des Vingt-Sept. Mais il est possible de contourner les Tchèques, puis les Suédois, en se réunissant au niveau des seize dirigeants de la zone euro, comme ce fut le cas dimanche 12 octobre, avant le Conseil européen.
M. Sarkozy a esquissé sa proposition devant le Parlement européen en expliquant que "la seule réunion des ministres des finances n'est pas à la hauteur de la gravité de la crise". Les chefs d'Etat et de gouvernement étaient les seuls, selon lui, à pouvoir décider du plan de sauvetage des banques de 1 800 milliards d'euros, qui a constitué "un tournant dans cette crise". La réunion périodique de cette instance constituerait un "gouvernement économique clairement identifié de la zone euro".
RÉTICENCES DE L'ALLEMAGNE
L'Eurogroupe n'a aucune existence juridique et peut donc se doter d'une présidence sans traité institutionnel. La solution la plus audacieuse pour diriger ce forum consisterait à procéder à une élection. La seconde, plus simple, serait de décider que la France continue d'exercer la présidence au niveau de la zone euro, jusqu'à ce que la présidence de l'Union revienne à un pays ayant la monnaie unique, ce qui sera le cas le 1er janvier 2010, avec l'Espagne. Cette deuxième thèse semble naturelle au secrétaire d'Etat aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui rappelle que les Belges ont dirigé un an l'Eurogroupe, en 2001, suppléant la présidence suédoise qui n'est pas dans l'euro. De même, les Grecs avaient remplacé en 2002 les Danois.
Le président ne serait autre que Nicolas Sarkozy, qui inviterait le premier ministre britannique, pour que la City, première place financière d'Europe, soit à bord. "Si l'on fait une élection, il faut un chef d'Etat leader et pas un chef d'Etat suiveur", assure un conseiller de M. Sarkozy. Interrogé sur la candidature de Jean-Claude Juncker, premier ministre et ministre des finances luxembourgeois, qui préside l'Eurogroupe au niveau des ministres des finances, M. Sarkozy a répondu : "Bien sûr, pourquoi pas ? Il faudra qu'on l'élise."
Derrière des mots aimables, le président français ne veut pas de M. Juncker, dont il estime qu'il a fait preuve de peu d'initiative dans la crise financière, et dont il a critiqué le pays pour son opacité financière. Outre l'Eurogroupe, M. Sarkozy voudrait utiliser un argument analogue pour présider l'Union pour la Méditerranée jusqu'à ce que vienne le tour de l'Espagne : Suède et République tchèque ne sont pas riverains de la Méditerranée.
M. Sarkozy n'a pas prévenu Angela Merkel avant son discours. Il attend sa réaction. Il faudrait que la chancelière accepte des réunions au plus haut niveau de la zone euro, alors que l'Allemagne a toujours été réticente à un gouvernement économique. Et qu'elle dise oui à une présidence Sarkozy.
Cécile Chambraud, Arnaud Leparmentier et Philippe Ricard
Pour Jean-Pierre Jouyet, "la question ne se pose pas"
La question de l'éventuelle présidence de la zone euro n'est pas à l'ordre du jour, a indiqué mercredi le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, en réaction aux informations du Monde. "La question ne se pose pas", a déclaré M. Jouyet à l'AFP en marge de la session du Parlement européen à Strasbourg. Selon lui, les pays de la zone euro doivent d'abord décider s'ils veulent renouveler les réunions au sommet de la zone euro, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, comme celle du 12 octobre à Paris. "S'il souhaitent ensuite donner une incarnation politique" à ce forum, sous la forme d'un président de la zone euro, "il leur appartiendra d'en décider", a-t-il ajouté. – (Avec AFP.)
CMLFdA - (dude686[at]libero.it)
23/10/2008
Lié à l'article «L'Europe et son avenir incertain»
Nicolas Sarkozy veut diriger la zone euro jusqu'en 2010
LE MONDE | 22.10.08 | 10h26
Strasbourg, Paris, Bruxelles
D'une pierre deux coups. Nicolas Sarkozy veut profiter de la crise financière pour imposer sa vision économique de l'Europe et continuer à présider l'Union européenne (UE) au niveau de la zone euro, au moins pour une année supplémentaire. Le président français a amorcé cette offensive au Parlement européen, mardi 21 octobre. Elle a été confirmée au Monde par plusieurs conseillers de l'Elysée.
L'ambition de M. Sarkozy part d'un diagnostic partagé : les crises géorgienne et financière ont montré que l'Europe avait besoin d'une présidence forte pour exister : faute de quoi, il aurait été impossible de négocier avec Moscou sur la crise géorgienne ou de concocter un plan européen de sauvetage des banques. Le traité de Lisbonne n'étant pas entré en vigueur à cause du non irlandais, l'Europe ne disposera pas, comme prévu, d'un président stable du Conseil, élu pour deux ans et demi. L'Union va continuer d'être dirigée au hasard des présidences semestrielles. Le 1er janvier 2009, elle se retrouvera dans les mains des eurosceptiques tchèques Vaclav Klaus et Mirek Topolanek, dans un pays en pleine crise gouvernementale, puis des Suédois, hors de l'euro.
Pour aggraver le tout, la Commission sera en fin de mandat, avant les élections européennes de juin 2009. Les circonstances seront peu propices à l'action. Le chef de l'Etat ne veut pas l'envisager : "Je ne laisserai pas revenir sur une Europe volontariste", a-t-il insisté devant la presse.
M. Sarkozy a annoncé une feuille de route en décembre pour résoudre le problème de la présidence tournante. Faute de ratification irlandaise, il sera impossible d'agir au niveau des Vingt-Sept. Mais il est possible de contourner les Tchèques, puis les Suédois, en se réunissant au niveau des seize dirigeants de la zone euro, comme ce fut le cas dimanche 12 octobre, avant le Conseil européen.
M. Sarkozy a esquissé sa proposition devant le Parlement européen en expliquant que "la seule réunion des ministres des finances n'est pas à la hauteur de la gravité de la crise". Les chefs d'Etat et de gouvernement étaient les seuls, selon lui, à pouvoir décider du plan de sauvetage des banques de 1 800 milliards d'euros, qui a constitué "un tournant dans cette crise". La réunion périodique de cette instance constituerait un "gouvernement économique clairement identifié de la zone euro".
RÉTICENCES DE L'ALLEMAGNE
L'Eurogroupe n'a aucune existence juridique et peut donc se doter d'une présidence sans traité institutionnel. La solution la plus audacieuse pour diriger ce forum consisterait à procéder à une élection. La seconde, plus simple, serait de décider que la France continue d'exercer la présidence au niveau de la zone euro, jusqu'à ce que la présidence de l'Union revienne à un pays ayant la monnaie unique, ce qui sera le cas le 1er janvier 2010, avec l'Espagne. Cette deuxième thèse semble naturelle au secrétaire d'Etat aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui rappelle que les Belges ont dirigé un an l'Eurogroupe, en 2001, suppléant la présidence suédoise qui n'est pas dans l'euro. De même, les Grecs avaient remplacé en 2002 les Danois.
Le président ne serait autre que Nicolas Sarkozy, qui inviterait le premier ministre britannique, pour que la City, première place financière d'Europe, soit à bord. "Si l'on fait une élection, il faut un chef d'Etat leader et pas un chef d'Etat suiveur", assure un conseiller de M. Sarkozy. Interrogé sur la candidature de Jean-Claude Juncker, premier ministre et ministre des finances luxembourgeois, qui préside l'Eurogroupe au niveau des ministres des finances, M. Sarkozy a répondu : "Bien sûr, pourquoi pas ? Il faudra qu'on l'élise."
Derrière des mots aimables, le président français ne veut pas de M. Juncker, dont il estime qu'il a fait preuve de peu d'initiative dans la crise financière, et dont il a critiqué le pays pour son opacité financière. Outre l'Eurogroupe, M. Sarkozy voudrait utiliser un argument analogue pour présider l'Union pour la Méditerranée jusqu'à ce que vienne le tour de l'Espagne : Suède et République tchèque ne sont pas riverains de la Méditerranée.
M. Sarkozy n'a pas prévenu Angela Merkel avant son discours. Il attend sa réaction. Il faudrait que la chancelière accepte des réunions au plus haut niveau de la zone euro, alors que l'Allemagne a toujours été réticente à un gouvernement économique. Et qu'elle dise oui à une présidence Sarkozy.
Cécile Chambraud, Arnaud Leparmentier et Philippe Ricard
Pour Jean-Pierre Jouyet, "la question ne se pose pas"
La question de l'éventuelle présidence de la zone euro n'est pas à l'ordre du jour, a indiqué mercredi le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, en réaction aux informations du Monde. "La question ne se pose pas", a déclaré M. Jouyet à l'AFP en marge de la session du Parlement européen à Strasbourg. Selon lui, les pays de la zone euro doivent d'abord décider s'ils veulent renouveler les réunions au sommet de la zone euro, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, comme celle du 12 octobre à Paris. "S'il souhaitent ensuite donner une incarnation politique" à ce forum, sous la forme d'un président de la zone euro, "il leur appartiendra d'en décider", a-t-il ajouté. – (Avec AFP.)
Ilker de Paris - (bailpou[at]yahoo.fr)
23/10/2008
Lié à l'article ««Les gens sont vraiment terrifiés»»
Nous sommes en Europe plus protégés qu'aux Etats-Unis où les gens sont, pour le coup, plus aux prises avec la réalité, ainsi une dégradation économique est plus rapidement perçue.
Personnellement, le grand changement aux Etats-Unis n'est pas vraiment le retour d'un sentiment de peur mais la naissance d'un sentiment de désespoir qui est le produit du sentiment de n'être plus en phase avec la réalité, de n'avoir plus raison, de n'être plus libre, plus souverain ou maître (de son propre destin comme celui des autres, ce qu'on appelle l'hégémonie), le désespoir c'est l'impossibilité d'agir.
Les Etats-Unis sont le pays, au moins en croyance, de la liberté, d'une promesse d'avenir meilleure, de la positivité, du progrès qui à leur tour reposent sur les puissances économique, technologique qui valident cette croyance, or, avec l'effondrement systémique que l'on vit, l'horizon s'obscurcit parce que les bases de la capacité d'action sont sapées, ainsi lorsque la légèreté est remplacée par la lourdeur, le nouveau par la routine, le succès par l'échec, la liberté devient fatalité et le sentiment de désespoir se développe.
De plus avec un Président comme Bush qui au lieu de se sacrifier, qui permettrait de créer une rupture avec la l'échec, le fiasco vécus, continue d'affirmer avec un air béat qu'il avait raison, qu'il représente je ne sais quel Axe, il devient alors difficile de "s'en sortir" pour les Américains. Ce président qui ne cesse de parler de "liberté" a réussi ce tour de force d'enfermer la société américaine : c'est ce qui arrive lorsque la parole n'est pas en phase avec la réalité, et que vous chez Dedefensa dénoncez, je crois, comme "virtualisme".
Cette situation est peut-être analogue avec celle de 1929 avec la "grande dépression", que nous vivons actuellement avec beaucoup plus de force, car le système libérateur est devenu liberticide, ainsi un nouveau départ américain imposerait une mise en cause du système néolibéral qui a échoué, pour être remplacé par quoi ? En tout cas, Obama, qui dans sa campagne parle de "changement" ce qui est significatif, est plus apte à apporter des réponses, que McCain qui n'a pas compris la gravité, ni pris la mesure de la crise que vivent les Etats-Unis.
Exocet
23/10/2008
Lié à l'article «Les risques obligés d’Obama»
Ca serait pas si dramatique que cela..que le crépitement linguistique du maverick Mac cain soit élu à l'arraché d'une surprise de novembre ou simplement par défaut de reconnaissance d'une couleur de peau désavantageuse ( tant pis pour les fans d'obamania, la religion flottante et extasique étant une bulle médiatique de nos jours proprement déflationiste aussi prompte à crever le symbole fatigué .. ..).. .Le peuple américain goutera scéance tenante les affres de la faillite systémique et les joies des impayés du systéme dollar même pas encore blanchit..Directos dans les entrailles noircis de l' enfer , mac cain n'aura même pas le temps d'augmenter les taxes pour sauver les infrastructures US désarticulés.... Imaginez donc mac cain se rendant à Moscou suppliant Poutine et Medvedev de lui octroyer un plan de sauvetage de l'américanisme en déroute, in 'live'..Ca vaudrait un ballon d'essai, de toute facon au point ou ils en sont autant que le scénario soit bien noir comme un taliban dormant dans la suite du FMI, faute de places à l'Hotel.......le décor est planté, mais les clients seront différents..et le déficit budgétaire serait moins sévérement garantit..,facon de parler le Russe sans métaphores guerriére excessives .. quoi!!
Nicolas Stassen - (fc163984[at]skynet.be)
23/10/2008
Lié à l'article «La crise d’une civilisation parasitaire»
Bush to Host World Leaders at Nov. 15 Economic Summit
By Dan Eggen
Washington Post Staff Writer
Thursday, October 23, 2008; A08
President Bush will host a summit on the global economic crisis in Washington on Nov. 15, kicking off landmark negotiations among world leaders on financial reforms less than two weeks after American voters go to the polls to choose a new president.
The timing and focus of the meeting highlight the severity of the economic crisis that will face Republican John McCain or Democrat Barack Obama after the Nov. 4 election and illustrate how rapidly the president-elect will need to engage on the issue.
Bush has agreed to host the meeting as the start of a series of ambitious summits aimed at overhauling the regulatory framework for global finance first put in place more than six decades ago at a similar summit at Bretton Woods, N.H. The gathering will include leaders of the Group of 20, an organization of major industrialized and developing nations, as well as central bankers and international finance officials.
In announcing the summit's schedule yesterday, White House press secretary Dana Perino said the administration "will seek the input of the president-elect." But she added that the administration thinks that the severity of the global crisis requires nations to move ahead before a new U.S. president is sworn in on Jan. 20.
"We think it's important not to wait to have this meeting," Perino said. "The time will be just about right to have it then, because a lot of the emergency measures that these countries have put forward are hopefully starting to have an impact" on credit markets.
Perino said a venue has not yet been selected. The summit will be preceded by a White House dinner on Nov. 14, she said.
Both campaigns praised the decision to hold the summit but offered few details regarding the candidates' views on the key issues on the agenda.
Obama declined to say whether he would attend the meeting if elected, telling reporters in Richmond, Va., that "we still have one president at a time."
"I don't want to make commitments at this point in terms of our participation, my participation in something, before I've even won the election," he said.
Obama, who last month called for a G-20 meeting on the crisis, cautioned that the issues facing world economies are not going to be resolved in a single summit. "I've got some ideas and my economic team has some ideas in terms of the direction that we should move," he added. "But I don't want to get too far ahead of myself on the details of that."
Brian Rogers, a spokesman for the McCain campaign, said the Arizona senator is "pleased to see world leaders drawing together in this time of global economic crisis."
"This summit offers an opportunity to share information, examine ideas and compare plans for responses to the financial stresses," Rogers said. "It is an important opportunity to take urgent steps to recovery and prevention of similar crises in the future."
The summit was also welcomed by Senate Majority Leader Harry M. Reid (D-Nev.), who called it a "positive, constructive step." Reid and House Speaker Nancy Pelosi (D-Calif.) had urged Bush in a letter last month to meet with international leaders to discuss the financial crisis.
"I am hopeful that the meeting will not only address the immediate crisis facing the global economy, but will begin to make the international financial system stronger and more secure," Reid said.
In a joint statement issued Saturday, Bush, French President Nicolas Sarkozy and European Commission President José Manuel Barroso had announced agreement on a series of summits to address the crisis and to discuss far-reaching reforms. The agenda is likely to include increasing market transparency, revising the rules that govern global investment flows, and improving oversight of big banks, ratings agencies and hedge funds.
But Sarkozy, British Prime Minister Gordon Brown and others have signaled a desire to go much further in regulating markets than Bush seems inclined to do. Brown said yesterday that he wants greater cross-border oversight of banks and other financial firms, while Sarkozy called for much stricter government supervision of financial markets.
Asked yesterday whether Bush agrees with such proposals, Perino said many countries will come to the summit with their own recommendations and ideas, including the United States. She said that it is "too early to say" what will emerge from the summit, and that leaders will discuss "how they can enhance their commitment to open, competitive economies, as well as trade and investment liberalization."
The G-20 -- which says it represents about two-thirds of the world's population -- includes Argentina, Australia, Brazil, Canada, China, France, Germany, India, Indonesia, Italy, Japan, Mexico, Russia, Saudi Arabia, South Africa, South Korea, Turkey, the United Kingdom and the United States. The European Union, which is also a member, is represented by the rotating presidency of its council and the European Central Bank. The managing director of the International Monetary Fund, the president of the World Bank and other top officials of the two institutions also usually participate in G-20 meetings.
Staff writer William Branigin contributed to this report.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/10/22/AR2008102201448_pf.html
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October 23, 2008
Bush Calls 20 Nations to Summit on Markets
By SHERYL GAY STOLBERG and MARK LANDLER
WASHINGTON — President Bush will convene leaders of 20 nations in Washington on Nov. 15 for an emergency summit meeting to discuss the economic crisis, the White House said Wednesday. But the session, coming less than two weeks after the presidential election, could put Mr. Bush on a collision course with his successor.
The White House said Mr. Bush would “seek the input” of the president-elect, and both the Republican nominee, Senator John McCain, and the Democrat, Senator Barack Obama, praised Mr. Bush for convening the session. But neither man committed to attending, and the White House conceded it did not quite know how the meeting would play out.
The White House envisions the meeting as the first of a series of international meetings intended to lay the groundwork for a possible overhaul of the rules governing financial markets, in much the way that the conference at Bretton Woods, N.H., in 1944 remade the global financial system — spurred by the Great Depression and World War II.
Many economists say such a meeting is necessary and important, coming at a time when fears of a contagion among emerging market economies have multiplied. But from the American political perspective, the timing — at the tail end of a lame-duck administration — is terrible.
If history is any guide, Mr. Obama and Mr. McCain might prefer to steer clear. Historians say Mr. Bush’s summit meeting brings to mind similar efforts of another president facing tough economic times, Herbert Hoover. During the Great Depression, in the waning days of his administration, Hoover tried to draw the president-elect, Franklin D. Roosevelt, into policy prescriptions for the economy, but Roosevelt steadfastly resisted.
“Roosevelt simply did not want to get close to him or be identified with anything he would want to do, because he was terribly unpopular, and the same now exists with George W. Bush,” said the historian Robert Dallek. “In some ways, he’s trying to rescue his reputation, and the last thing Obama or even McCain are going to care about is saving George Bush’s reputation.”
The White House press secretary, Dana Perino, said Wednesday that it was “too early to say” if the incoming president would attend. “Let’s just let this election happen,” Ms. Perino said. “We don’t want to box the next president in.”
Mr. Obama, appearing in Richmond, Va., said the meeting provided “an opportunity to advance the kind of cooperation” that he himself had called for last month, when he advocated global coordination in addressing the credit crisis. Mr. McCain’s senior economics adviser, Douglas J. Holtz-Eakin, called the session “an important opportunity to take urgent steps toward recovery.”
One question, though, is how much Mr. Bush can accomplish with so little time left in office and foreign leaders already looking toward a successor who could easily undo any commitments he makes.
The conference will come just days before Mr. Bush’s last official foreign trip, to South America for a conference of leaders of Asian-Pacific nations. Ms. Perino said the White House thought it was important not to wait.
“We didn’t want the financial crisis to happen at all,” she said, adding, “but now that it’s happened, we can’t control the timing of it.”
Some economists said the meeting could have a calming effect on markets, if only by demonstrating that world leaders are willing to cooperate. “At best it does something; at worst it does no harm,” said Carmen M. Reinhart, a professor at the University of Maryland who is writing a book on financial crises.
But others are skeptical that a meeting pulled together on such a hurried basis could produce substantive results. They said that the Bretton Woods conference, which resulted in the creation of the International Monetary Fund and the World Bank, was years in the planning.
“Things like this that produce real results for the world are planned years in advance,” said Edwin M. Truman, who was an assistant secretary of the Treasury under President Bill Clinton. “The notion that you’re going to have something come out of this in three months is probably naïve.”
Indeed, the meeting is being planned in such haste that Ms. Perino said the White House was not yet certain where it would be held. She said the goal was for the leaders to “agree on a common set of principles for reform” and then direct financial experts “to put meat on the bones when it comes to fleshing out the principles.”
Mr. Bush has been under intense pressure from his counterparts in Europe, notably President Nicolas Sarkozy of France, to hold a meeting of world economic powers. But the White House at first sounded resistant to the idea; administration officials have said Mr. Bush is concerned that adding new layers of regulation could stifle free markets and free trade.
On Saturday, Mr. Sarkozy and the president of the European Union, José Manuel Barroso, had dinner with Mr. Bush at Camp David and apparently brokered a deal. Although Mr. Sarkozy had suggested earlier that day that the meeting be held in New York, the White House wanted it in Washington, on Mr. Bush’s turf.
The president also insisted that the sessions include developing nations — a decision that experts said acknowledges the risk that such countries face, especially now that larger, more prosperous nations have poured billions into stabilizing their banks. The rescue measures adopted by Western countries, including the United States, actually heighten the risk for emerging markets, because banks in those countries are now less safe than those in the Western economies.
The talks come as nations like Hungary, Ukraine and Belarus are showing the same symptoms — flight of foreign capital, plummeting currencies and soaring inflation — that hit Iceland recently, capsizing its banking system and hobbling its economy.
All these countries are in talks with the International Monetary Fund for loans to stabilize their banks. With Western banks pulling back credit, the list of countries at risk of a financial crisis could grow to include several more in Central Europe and Latin America, economists say.
“You’ve got a lot of emerging markets who are going to go to this meeting and say ‘You’ve got to take this seriously,’ ” said Simon Johnson, a former chief economist of the International Monetary Fund.
With Europe and the United States both paying for costly bank bailouts, however, they have limited resources to help countries directly. That suggests a growing role for the fund, as well as for the World Bank. The White House has invited the heads of both institutions to the meeting.
The countries invited are drawn from the so-called G-20, a forum of rich and emerging nations that was convened in 1999 after the Asian economic crisis. Its members are: Argentina, Australia, Brazil, Canada, China, France, Germany, India, Indonesia, Italy, Japan, South Korea, Mexico, Russia, Saudi Arabia, South Africa, Turkey, Britain, the United States and the European Union.
http://www.nytimes.com/2008/10/23/business/economy/23bush.html?_r=1&ref=world&oref=slogin
Un premier sommet pour réformer la finance mondiale
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.10.08 | 16h48 • Mis à jour le 22.10.08 | 17h25
Le premier sommet d'une série sur la crise financière se tiendra le 15 novembre près de Washington, avec la participation des dirigeants du G20, a annoncé, mercredi 22 octobre, la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. Un haut responsable de l'administration avait indiqué peu auparavant, sous couvert de l'anonymat, que ce premier sommet viserait à "discuter des causes de la crise financière", "passer en revue les progrès faits" pour résoudre la crise, "développer des principes de réformes nécessaires pour faire en sorte que [la crise] ne se reproduise pas", et "charger des groupes de travail de formuler des recommandations que les dirigeants envisageraient au cours d'un prochain sommet".
Nicolas Sarkozy avait obtenu le week-end dernier à Camp David l'accord de principe de George Bush à l'organisation de cette rencontre aux Etats-Unis. Mais son envie de le voir se tenir à New-York même, "là où la crise a commencé", n'a pas été entendue. "Il n'est pas sûr que cette symbolique séduise totalement les Américains", explique un conseiller de Nicolas Sarkozy. Fixer la date de tenue du sommet posait également des problèmes car les emplois du temps des chefs d'Etat pour les prochaines semaines sont déjà saturés. Cette réunion ne pouvait pas avoir lieu avant les élections américaines du 4 novembre.
"DES DISCUSSIONS LOURDES DE SENS"
Si la date et le lieu ont enfin été fixés, la tenue de ce sommet reste un gros chantier. Outre le contenu, l'intitulé même du futur sommet est l'objet de discussions, souligne la présidence française. Nicolas Sarkozy propose que ce sommet jette les bases d'une "refondation" du capitalisme. Mais "il n'est pas sûr que [le président chinois] Hu Jintao signe en bas de page l'idée de refonder le capitalisme", estime un de ses conseillers. Le président allemand du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, préfère parler d'"économie sociale de marché". "On va avoir, même sur le plan du vocabulaire, des discussions lourdes de sens", souligne le même conseiller.
Sans parler d'une "boîte à outils", comme celle sur laquelle se sont mis d'accord les quinze pays de la zone euro, puis les vingt-sept de l'Union européenne, pour faire face à la crise, Paris souhaite que le futur sommet parvienne d'abord à un "diagnostic partagé" des causes de la crise et des réponses à y apporter. "Ce qu'on souhaite c'est d'abord identifier les causes de la crise financière", explique l'Elysée. "Deuxièmement apporter des réponses à tous ces dysfonctionnements, corriger les erreurs qui ont été faites dans la gestion de la finance mondiale à travers tous les acteurs qui ont dérapé." Les corrections souhaitées par Nicolas Sarkozy visent notamment à renforcer la surveillance des acteurs et la régulation des marchés financiers.
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/22/un-premier-sommet-pour-reformer-la-finance-mondiale_1109976_1101386.html#ens_id=1089411