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Todo Nada - (todoynada[at]neuf.fr)
05/11/2008
Lié à l'article «GW, le président après lequel on ne veut plus être président»
Il n'est jamais sage de sous-estimer le cynisme et la crapulerie des protagonistes du grand jeu politique. A mon sens, on ne prend pas assez en compte l'hypothèse d'un choix délibéré des factions au pouvoir de passer la patate chaude, que dis-je, brûlante, à la fraction la plus naïve et la moins utile de l'establishment, ie les démocrates.
Ayant constaté les cafouillages de leur politique étrangère belliciste, ayant perçu le début de l'effondrement de l'économie (le cœur de la crise étant très probablement encore à venir, avec une forte dévaluation du dollar et une dette nationale toujours plus en expansion), peut être même ayant entraperçu la gravité réelle des défis posés par l'extinction des ressources naturelles (pétrole, minerais, air pur, climat supportable), il est tentant, et somme toute pragmatique, de laisser l'addition à d'autres; surtout après avoir pris soin pendant que l'on était encore aux commandes de siphonner ce qui pouvait encore l'être de la richesse publique (les milliards du plan Paulson ).
Quels risques pour les détenteurs réels du pouvoir (ie les cercles restreints des clans politico-affairistes) de laisser les manettes pour quelques années (mois?) à un nouveau venu? Ils savent/pensent, pour bien connaître les arcanes du système US dont ils sont les architectes et les fins utilisateurs, que les marges de manœuvre pour changer radicalement la route d'un tel paquebot sont infimes, sans un soulèvement populaire auquel ils ne croient pas une seconde (à juste titre vu l'état de la conscience politique des populations occidentales ); ils savent d'autre part qu' Obama a été élu avec LEUR argent (énormes contributions financières à ce dernier...), et qu' au royaume de l'argent roi cela donne des assurances sur la vie; last but not the least, ils ont des réserves immenses d'argent et de pouvoir pour se mettre à l'abri des turbulences économiques, financières et climatiques possibles (on sait peu que le "ranch" de GW Bush est équipé du nec plus ultra des équipement écologiques autonomes pour l'eau et l'énergie- faites ce que je dis, pas ce que je fais...)
Quels avantages pour les mêmes? Bien sûr, éviter le pénible travail de nettoyer les écuries d'Augias ; se faire oublier quelque temps -l'époque moderne a la mémoire courte et l'analyse myope- afin de ne pas donner prise à la rancœur. Privilégier une fois de plus une vision politique du "sauveur" venu d'en haut au détriment d'une réelle réflexion sur les pratiques sociales concrètes, et en bons communicants offrir du symbolique (enfin un président noir !) pour faire oublier l'essentiel (bizness as usual).
Mieux encore, réapparaître en sauveur quand l'équipe au pouvoir est épuisée par une tache insoluble, et avoir la latitude d'imposer des solutions douloureuses pour les libertés et les portefeuilles, certes, mais comme les solutions "libérales" ont échoué, n'est ce pas...Pour les plus réactionnaires d'entre eux, avoir la satisfaction de "prouver" que les noirs et les libéraux, décidément, sont bien des incapables...
Quelques indices donnent à penser que cette hypothèse n'est pas si "complotiste" (invective devenue fumeuse qui sert de plus en plus souvent à couvrir une naïveté voulue ou aveugle sur la réalité des rapports de pouvoir modernes): n'est-il pas étonnant que le camp républicain ait choisi pour le représenter un "maverick" de 73 ans sans charisme et une hurluberlue sans grande carrure politique, tous les deux sans réseaux puissants, et qu'ils n'aient "pas pu" mobiliser plus d'argent que leurs adversaires?
En conclusion, les frustrations et les rancœurs risquent fort d'être à la hauteur des attentes et espérances que la candidature Obama a engendrées: immenses...
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
04/11/2008
Lié à l'article «Pour qui, le “mandate for change”?»
... Le journaliste d’investigation britannique Greg Palast ( http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2310 ) détaille toutes les techniques qui ont été mises en oeuvre par l’administration Républicaine pour décourager ou éliminer nombre d’électeurs Démocrates des listes électorales. Ces manoeuvres jouent à la marge, mais aux USA, les derniers scrutins présidentiels se sont joués à bien peu de chose. Le déplacement de 300 voix en 2000 et de 60 000 en 2004 aurait suffi à inverser le résultat. (...)
- Swing state Colorado. Before this election, two Republican secretaries of state purged 19.4 percent of the entire voter roll. ...
- Swing state New Mexico. One in nine voters in this year’s Democratic caucus found their names missing from the state-provided voter registries. ...
- Swing state Indiana. In this year’s primary, ten nuns were turned away from the polls because of the state’s new voter ID law. ...
- Swing state Florida. (NB : état présidé par le frère de W.Bush ... déjà à la source de son élection litigieuse au détriment de Gore en 2000)
Despite a lawsuit battle waged by the Brennan Center for Justice, the state’s Republican apparatchiks are attempting to block the votes of 85,000 new registrants ...
- And so on through swing states controlled by Republican secretaries of state.
The Ugly Secret. ... We don’t count all the votes. In 2004, based on the data from the US Elections Assistance Commission, 3,006,080 votes were not counted : "spoiled," unreadable and blank ballots ... This Tuesday, it will be worse. Much worse. (...)
How to Steal an Election in Five Easy Steps:
- Step One : The "Dumpster" Vote - Purge Voters, Provisional Ballots ... Why are we removing millions from the voter rolls ? The answer is the GOP’s secret weapon, the Help America Vote Act, signed by George Bush in 2002. ...
- Step Two : "Verification" (and Elimination) of New Voters ... A Wall Street Journal poll shows new voters prefer Obama by an eye-popping three to one (69 percent to 20 percent). So, the Republican game plan is simple : don’t let new voters vote. ...
- Step Three : New ID Laws ... for example, Professor Matthew Barreto of the University of Washington found that 10 percent of white voters in Indiana don’t have the needed ID. And, for blacks, it’s about double - 19 percent lack the ID required to vote. ...
- Step Four : Spoiling Ballots ... Another study shows that Hispanics’ vote choices are six times as likely to fail to be recorded when they vote on computers versus paper ballots. ...
- Step Five : Rejecting Mail-In Ballots ... Last time around, over half a million mail-in ballots were junked : everything from postage due to not liking your signature to a circle checked, not filled in. Mailing in a ballot is playing Russian roulette with it. About a tenth get junked. ...
Exit Polls and Exit Stratagems
These millions of uncounted ballots - spoiled ballots, provisional ballots rejected, absentee ballots disqualified - fully explain the difference between exit polls (which, for example, gave Kerry Ohio in 2004 and Gore a win in Florida in 2000) and the official count. Exit pollsters ask, "Who did you vote for ?" They never ask, and can’t know, "Did your vote count ?" ...
It comes down to this :
Can the margin of trickery, vote suppression and ballot destruction - three to six million votes - be overcome ? Yes. Because they can’t steal all the votes all the time. Two days before the election, John McCain is down by only 4 percent in some polls. But these are polls of "likely" voters. They exclude first-time and many low-income voters.
So, the answer to vote suppression is for something unlikely to happen - for the "unlikely" voters to simply overwhelm the statistical assumption of their laziness. As I’m sure Mr. Obama, a professor of constitutional law, could tell you : the best legal response to systematic vote suppression is to get off yo’ ass !
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
03/11/2008
Lié à l'article «“Trahison” as usual...»
... As grave as their situation already was, they say, Britain - their old friend, NATO ally and trading partner - made it immeasurably worse.
... Britain took the extraordinary step of using its 2001 antiterrorism laws to freeze the British assets of a failing Icelandic bank. (NB : l'usage détourné des lois anti-terroristes par Brown contre les Islandais ... en attendant le continent maudit)
... The Icelandic prime minister, Geir H. Haarde, accused Britain of “bullying a small neighbor” and said the action was “very out of proportion.”
... Gordon Brown, had sacrificed Iceland “for his own short-term political gain,” thereby turning “a grave situation into a national disaster.”
... “The compensation that we would give would be twice as much per head as the reparations Germany faced in the Treaty of Versailles after the First World War,” she said. “That is something we cannot afford.”
... Britain’s decision had sent Iceland back some 30 or 40 years, to a time when it was an isolated, poor country, dependent mostly on its fishing trade.
We need solidarity from partners, from friendly countries, and we thought the U.K. was one of them.”
( Politique Britannique toute réaliste : une attaque disproportionnée avec les armes du terrorisme contre un petit pays non protégé par l'eurozone et réduit absurdement à la faillite : vive Brown, vive l'alliance avec Poutine et que crèvent les morveux.
Sarkozy choisit ses amis, Brown après Blair, Berlusconi, Poutine ... vive "la grande vision" des grandes Nations d'europe.
Les hyènes d'europe ressortent des bois. )
2008/11/02, New York Times : Iceland, Mired in Debt, Blames Britain for Woes, SARAH LYALL
http://www.nytimes.com/pages/world/europe/index.html
Bilbo
03/11/2008
Lié à l'article «GWOT enterrée par une “nouvelle pensée” washingtonienne?»
Le premier ministre irakien Maliki a d'ores et déjà gagné face aux Américains. En effet aucun accord de sécurité bilatéral n'est signé à ce jour et peut-être aucun ne le sera avant le 31 décembre.
Or le congrès des Etats-Unis ratifie toujours ce genre d'accord et l'actuel parlement a d'ores et déjà fini sa cession.
Rien ne sera donc ratifié avant la fin du mandat américain en Irak. L'ONU va pouvoir remettre la pression...
Bilbo
03/11/2008
Lié à l'article «La Grande Guerre et sa mémoire insatisfaite, – pour comprendre notre époque»
"Commence ce mois de novembre 2008, cette année mois du 90ème anniversaire de la Grande Guerre."
Cette introduction est erronée et frappante.
Erronée parce que le 90ème "anniversaire" de la Grande Guerre a eu lieu en 2004. En 2008, c'est l'Armistice qu'on commémore.
Fêter la fin d'un évènement tragique comme la Grande Guerre, commémorer le 90ème anniversaire de l'Armistice est une bonne chose.
Je suis originaire d'Arras, ville de front tout autant que Verdun. Mon père m'a fait "visiter" quelques-uns des 170 cimetières dans un rayon de 15 km. C'est largement suffisant pour comprendre et ressentir l'horreur et les implications mondiales de ce conflit qui devait être la "Der' des Der'".
Pour la faire appréhender par tous ceux qui n'ont pas eu la "chance" de voir les restes de ce conflit, il n'est nul besoin de grandes phrases, de citations de Paul Valéry ou autres ou encore de grandes envolées comme vous les appréciez tant. Par respect pour les victimes de ce drame, des mots simples, qui visent le coeur plutôt que l'esprit, eussent été préférables.
Votre introduction est également frappante de cette mentalité occidentale (si ce n'est chrétienne) qui fascinée par la fin et la mort plutôt que par le commencement et la naissance. Combien de commémorations de la mort d'une personne célèbre pour une commémoration de naissance ?
Pourtant, le plus souvent, les personnes sont célèbres pour le bien qu'elles apportent à leur société, qu'elles soient artistes, scientifiques ou politiques (beaucoup plus rare).
Quelle peut être cette pulsion morbide qui pousse ainsi à "fêter" la disparition de quelqu'un qui a contribué significativement à la culture, à la science, à l'Etat ?
Est-ce symptomatique d'une civilisation en fin de vie ?
Vous-mêmes, au quotidien, vous vous concentrez sur la description et l'analyse de la fin de la civilisation occidentale (ou de sa domination) plutôt que sur le début d'autre chose. C'est vraiment dommage de gaspiller tant de temps et de talent à décrire et analyser ce qui sera bientôt du passé alors qu'il y a tant de choses qui émergent.
Enfin, livre pour livre, je vous recommanderai donc de (re)lire "A l'Ouest, rien de nouveau", écrit par Erich Maria Remarque au sortir de ce conflit au cours duquel il avait été blessé.
Très cordialement.
Jean-Paul Baquiast - (jp.baquiast[at]wanadoo.fr)
02/11/2008
Lié à l'article «La Grande Guerre et sa mémoire insatisfaite, – pour comprendre notre époque»
J'ai commandé le livre et je l'attends avec impatience, pour le commenter.
Je suis persuadé, ayant encore en mémoire les récits de la grande guerre recueillis pendant mon enfance, se mélant à mes souvenirs personnels de la guerre de 39/45, que tout reste encore à comprendre de la première.
Stéphane - (sreposo[at]gmail.com)
01/11/2008
Lié à l'article «La dynamique de la crise et de l'Histoire déchaînée»
Je lis régulièrement les médias iraniens (dont de nombreux sont en Anglais, je recommande http://www.presstv.ir/ au passage).
Il y a eu une évolution assez nette du discours « à l’international » depuis quelques semaines.
Pendant deux ans, on nous a servit un discours qui, en substance, voulait montrer que l’Iran développait ses capacités défensives dans tous les domaines, en insistant sur le fait qu’il n’y avait aucune intention agressive, qu’il s’agissait de mesures de protection visant à décourager un quelconque agresseur. Pendant ce temps, américains et surtout israéliens multipliaient les communiqués-menaces, allant jusqu’à dire qu’il n’y avait plus d’alternative à l’attaque de l’Iran…
Un beau matin, un sbire du corps des gardiens de la révolution change la donne. Il proclame qu’après analyse des scénarios de conflit, une attaque préventive iranienne donnerait de très bons résultats… Et le discours officiel a commencé à glisser, passant de « nous pouvons nous défendre » à « nous pouvons tout aussi bien attaquer ».
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
31/10/2008
Lié à l'article «Lind, plus que jamais Cassandre»
Un jour il décide de devenir riche, lui aussi.
Pour démarrer, il choisit d’acheter un vieux cheval à un cowboy.
Il emprunte sans difficulté 500 dollars à la banque du coin, qui aime par dessus tout les jeunes gens audacieux.
Il donne les 500 dollars empuntés au cowboy qui lui promet la livraison du canasson.
Las ! Une semaine plus tard, le cowboy vient voir Bob pour lui annoncer que le cheval est mort.
Bob lui dit alors : "No problem, man ! Tu me rends mes 500 dollars."
Le cowboy : "Gosh ! Je ne les ai plus. Je les ai refilés à ma sœur, pour qu’elle aille se soigner."
Bob, qui mûrit vite, réfléchit et lui dit : "All right, chap ! Je prends quand-même le cheval."
Le cowboy très surpris (il ne sera jamais riche) : "Le cheval ? Pour en faire quoi ?".
Bob : "Je vais le vendre en montant une loterie. Je suis sûr de trouver tout un paquet de gens qui tenteront le coup."
Le cowboy s’étonne : "Tu ne peux pas faire une loterie avec un cheval mort !"
Petit clin d’œil de Bob : "Pourquoi veux-tu que je dise que le cheval est mort ?"
Deux mois plus tard, le cowboy croise Bob, lunettes de soleil, montre étincelante et chaussures de cuir fin.
Aussitôt, le cowboy lui demande : "Alors ? Ta loterie, ça s’est passé comment ?"
Bob : "Super ! J’ai vendu 500 tickets à 3 dollars la mise. Du coup j’ai fait mes premiers 1000 dollars de profit !"
Le cowboy : "Mais…. Tu n’as pas eu de réclamations ?"
Bob : "Si, bien sûr. De la part du gagnant. Mais on s’est arrangé : je lui ai rendu sa mise."
Aujourd’hui, Bob vend des produits structurés chez Goldman Sachs.
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/
Bilbo
31/10/2008
Lié à l'article «L’USAF et le trou noir du Pentagone»
Robert Gates vient de faire une proposition d'encadrement de l'armement stratégique offensif à la Russie.
Serait-il pas en train de prendre l'ascendant sur la bureaucratie ?
Cette proposition est-elle un calcul personnel (maintien en poste sous Obama) ?
Ou s'agit-il plus simplement d'un énième aveu de faiblesse du Pentagone ?
=========
Armements stratégiques offensifs: Moscou prudent face aux initiatives de Robert Gates
MOSCOU, 31 octobre - RIA Novosti. La Russie a salué vendredi l'intention de Washington de signer un nouvel accord russo-américain sur les armements stratégiques offensifs, tout en mettant en doute sa capacité à mener un dialogue constructif.
C'est en ces termes que le ministère russe des Affaires étrangères a commenté la déclaration du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates qui, à l'issue d'une allocution à la fondation Carnegie de Washington le 28 octobre, avait proposé de nouveaux accords avec la Russie prévoyant de nouvelles réductions d'armements offensifs stratégiques et des mécanismes de contrôle.
"L'intention des Etats-Unis de conclure un accord global et juridiquement contraignant dans le domaine des armements stratégiques offensifs mérite d'être saluée", a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.
Cependant, selon Moscou, "l'administration américaine refuse obstinément de tenir compte des approches russes".
La Russie a rappelé avoir déjà proposé, en 2005, un accord juridiquement contraignant prévoyant de réduire les armements stratégiques offensifs (missiles balistiques intercontinentaux, missiles balistiques équipant les sous-marins et bombardiers lourds) et leurs charges.
"Naturellement, nous devons préserver les mécanismes de contrôle et confirmer notre engagement à ne pas déployer d'armements stratégiques offensifs au-delà du territoire national. Mais les négociations sur les armements stratégiques offensifs menées depuis trois ans à différents niveaux ont montré que les Etats-Unis n'étaient pas prêts à un dialogue constructif sur la plupart de ces questions", a estimé le ministère russe.
"Si les idées personnelles exprimées par M. Gates sur les paramètres du futur accord sur les armements stratégiques offensifs signifiaient un changement dans la position officielle des Etats-Unis, ce revirement nous étonnerait. Mais la réalité est différente", a précisé le ministère.
La diplomatie russe a par ailleurs regretté que ces propos aient été tenus à la fin du mandat de l'administration Bush.
Source : http://fr.rian.ru/world/20081031/118065767.html
Dedef - (DedefGm[at]gmail.com)
31/10/2008
Lié à l'article «Mystères et faux mystères de l’attaque contre la Syrie»
A private Syrian television station also reported that Damascus was reducing the number of troops on its border with Iraq in response to the "American aggression." The station, Dunia, showed footage of what appeared to be Syrian troops dismantling positions on the Iraqi border and leaving the area
http://www.cbsnews.com/stories/2008/10/30/world/main4558490.shtml
TV Station Reports Damascus Pulling Troops From Iraq Border In Response To "American Aggression
If confirmed, that is a smart move in my view. If the result of any effort to accommodate the U.S. is only to get bombed, why should Syria bother at all about who goes from Syria to Iraq?
www.moonofalabama.org
Exocet
30/10/2008
Lié à l'article «A marché forcée – Rubrique de defensa, Volume 23 n°10 du 10 février 2008»
D'accord pour ce rappel de piqure ou l'amérique porte sa croix dans l'indifférence et la dérision générale,mais comme vous l'écriviez ce matin Obama devient par la force des choses ce mutant en super FRD affrontant les deux fronts de face , la guerre qui alimente la finance qui ravage les fondations ....Par quel bout va-t'il les prendre si ce n'est dans une occlusion des fronts ou autre voie sans issus..?..La météo au secours de la psychologie américaniste qui défaille de par tous les orifices quand c'est pas les officines privatives qui déroutent le systéme!..Obama mutant en un new de Gaulle comme l'ultime transfuge de la modernité radicale de la grande nation à l'intention de la rupture systémique .. " Me or the chaos"..reste plus qu'à serrer la louche du grand homme à Colombey..,pourvu qu'Obama porte le badge Jésus save Jésus know!..
Lire aussi les paradoxes conceptuels du spectre américaniste
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/JJ29Ak03.html
Stephane Eybert - (mittiprovence[at]yahoo.se)
29/10/2008
Lié à l'article «American Gorbatchev»
1- Cela m'a bien fait sourire:
virtualisme à-la-soviétique (peu sophistiqué)
2- J'ajouterais James Jones dans votre liste de la litterature US
From here to eternity et The thin red line sont aussi une critique sociale des USA
3- Les mouvements demographiques aux USA et en URSS/Russie ne sont pas les memes. Si un American Gorbatchev est improbable ne pourrait on envisager une evolution psychologique du systeme US non pas par une evolution psychologique de ses individus (leur raison etant manipulée par une croyance) mais par un remplacement assez rapide de ces individus. La demographie latino aux USA et dans ses pays voisins du Sud ne cesse de me faire imaginer une evolution de la psychologie et donc du systeme US vers une psychologie plus catholique, plus egalitaire, plus europeenne.
4- N'hesitons pas a lire Emmanuel Todd.
Exocet
29/10/2008
Lié à l'article «De la difficulté de ne plus être»
Finalement on va finir par savourer pourquoi à contrario et suivant les lignes de la dégradaton lente et combustive du mirage de l'utopie américaniste , de l'absence de génie propre de la puissance américaine, puissance uniquement entretenu par un consensus inertique de la machine bien huilé qui n'agit qu' au coup par coup mais qui finit s'injecter son propre virus.. (et admirablement bien relevé par vos soins..) au travers des relations transatlantiques , le vote "sarko" s'avére être une bonne opération stratégique tout compte fait, l'intuition étant un choix qui échappe à l'idéologie ... ( et voir le noeud gordien qui s'effiloche sous la pression des termites.. ca mérité l'attente prolongée!!) .C'était une ambiguité assez risquée au départ mais qui se réalise comme un bon plan pour la France. Je vous cite un extrait d'"Amérique" écrit par feu Baudrillard dans les années 80 à l'époque ou le capital se jouait de lui même de sa perpétuité à retardement.. ,ce qui devrait être percu comme une forme de prémonition géniale de ce qui se réalise sous nos regards ébahis!.. .il écrit à propos de la nécrose américaniste qui ronge le pouvoir dans ses fondations intimes:" Mais c'est aller un peu vite, et il vaudrait mieux parler de ménaupose.Rémission de l'esprit public,recentrage général aprés les convulsions des années 70,fin de toute nouvelle frontiére,gestion conservatrice et publicitaire des choses ,performativité au ras des paquerettes,sans regard sur le futur,austérité et training,fin de la défonce et de l'orgie,restauration d'une sorte d'utopie naturaliste de l'entreprise et d'une conservation biosociologique de la race-
Tout cela ne signifie -t-il pas la fin du lustre et l'entrée dans l'euphorie hystérique de la ménaupose?".. L'hégémonie déstructurée pompant l'air de la nation américaniste proprement vidé de sa substance entropique globaliste , ne serait il pas plus opportun de retourner à un cadre Onusien réformé et débarassé de l'empire comme un des fondement indéfectible de la sécuriyé collective des nations plutot d'un type Wesphalien post moderne.., qu'aux spectres mortiféres des insécurités idéologiques du siécle précédent (les néoconservateurs ont aussi prit leurs sources sur les terrains vagues du progressisme moderniste ....) .
Bertrand Arnould - (Bertrand.Arnould[at]yahoo.fr)
29/10/2008
Lié à l'article «La dynamique de la crise et de l'Histoire déchaînée»
Moi, j'ai toujours envoyé un chèque, pour ma participation a l'effort, remarquable, de Mr Grasset et cela fonctionne.
Père Iclès - (vance[at]imel.org)
29/10/2008
Lié à l'article «On ne prend plus de gants»
L'article de Sapir proposé par Ni Ando me paraît relever du pur délire.
Sans rentrer dans les détails, on peut se demander pourquoi le reste du monde coopèrerait pour remettre en selle un système qui pendant les 25 dernières années a sans arrêt produit plus de pauvreté dans le monde, des guerres incessantes essentiellement motivées par le besoin qu'avait ce même système de contrôler les ressources, des émeutes, des insurrections, de la pollution à un niveau devenu impossible à soutenir, des révolutions et suscité des mouvements de rebellion armée qui répondaient aux plans d'ajustement structurel que tous les économistes adorateurs de Mammon ont soutenus et qui ont amené la ruine de maints états jadis prospères.
L'inventivité économique occidentale a détruit les premières réalisation des peuples nouvellement indépendants, notamment en Afrique pour leur reprocher par la suite leur incompétence et leur corruption.
L'Occident a, par tous les moyens tenté de soudoyer les élites du monde quand il ne les a pas tout simplement fait assassiner pour mieux dépeupler des continents entiers dont il lorgne sur les ressources.
Sous la plume de Sapir, l'Occident toxique nous promet plus de justice.
Serments d'ivrogne : il veut conserver le contrôle de l'économie car demain dès que son emprise sera rétablie, il exigera des ajustements structurels, imposera les privatisation, la famine ...
Il faut mettre fin à cela sans risque de retour. Euthanasie !
Aujourd'hui le monde a l'occasion de se débarasser de sa tutelle imposée et ruineuse. S'il ne le fait pas, il n'aura aucun excuse face aux générations futures.
Ni ANDO - (elambe22[at]gmail.com)
29/10/2008
Lié à l'article «American Gorbatchev»
"Un facteur primordial est que les USA ont été construits dès l’origine de cette façon, sans nation préexistante, — donc, que la “nation américaine” n’existe pas, non plus que l’“identité nationale” qui dépend d’artefacts symbolique (drapeau, Constitution, etc.)".
Ainsi s'explique, ce qui même à nous Européens paraît étrange, cette omniprésente exposition des symboles nationaux aux Etats-Unis. Exposition si présente, si crispée sur la "nation américaine" que l'on vient, en effet, à se poser des questions sur la sérénité et la certitude réelle de ce sentiment nationaliste.
Dedef - (DedefGm[at]gmail.com)
29/10/2008
Lié à l'article «On ne prend plus de gants»
Le conflit de Géorgie : un tournant dans les relations avec la Russie Par Maxime Lefebvre, politologue et professeur en questions internationales à l'IEP-Paris 27 octobre 2008
http://www.iris-france.org/docs/pdf/forum/2008_10_28_georgie.pdf
Un texte un peu bizarre. Si vous avez le temps de le lire...
Ni ANDO - (elambe22[at]gmail.com)
29/10/2008
Lié à l'article «Taillé pour la France»
"Le monde qui vient".
Réflexions sur les conséquences de la crise et les tendances économiques à venir.
Par Jacques Sapir, samedi 25 octobre 2008 directeur d’études à l’EHESS, directeur du CEMI-EHESS
http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/25/850-le-monde-qui-vient
Dedef - (DedefGm[at]gmail.com)
29/10/2008
Lié à l'article «Obama et l’urgence des temps»
Un texte de Paul Jorion dont le dernier chapitre devrait vous plaire:
- June 2006, L'endettement excessif aux États-Unis et ses raisons historiques, « De l’anti–utilitarisme. Anniversaire, bilan et controverses », La Revue du MAUSS, No 27: 322–342
http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/2007/04/lendettement-excessif.pdf
Il finit par:
L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme
Les citoyens américains dans leur quasi-totalité considèrent le système économique qui est le leur comme idéal, n’envisageant sa réforme possible que sur des aspects mineurs. Suggérer à un Américain que certaines des
institutions de son pays pourraient être améliorées si l’on s’inspirait de l’expérience d’autres nations, produit toujours chez lui la même consternation :
s’il lui paraît admissible que certains détails soient révisables, l’idée que d’autres nations auraient pu faire mieux à ce sujet est pour lui inacceptable.
Et c’est pourquoi on pourrait être tenté de qualifier le capitalisme tel qu’on le trouve aux États-Unis non pas de « sauvage », mot qui suggère un certain archaïsme, mais de « fondamentaliste ».
..... etc...
Tout sujet ignore s’il appartient ou non au cercle des élus. Cette incertitude est source d’anxiété et il guette les signes éventuels de son élection.
Sa capacité à se préserver du péché ainsi que sa réussite personnelle dans les entreprises séculières – telle l’obtention du confort matériel, voire même de la fortune19 – constituent le test de son élection. L’apparition de signes
encourageants le motive davantage. L’enthousiasme ne tarde pas à engendrer le succès qui confirme le sujet dans le sentiment qu’il appartient bien au nombre des élus. On assiste à un renforcement progressif, une amplification,
où chaque succès contribue à assurer la réussite de nouvelles entreprises. Le processus est celui d’une « rétroaction positive », où le succès engendre le succès. Convaincu désormais d’appartenir au camp des « bons » au sein du drame cosmique, le sujet s’enhardit : sa confiance en soi devient infinie. La preuve est faite à ses propres yeux, mais aussi à ceux du reste des hommes, que Dieu compte sur lui dans la réalisation de son dessein.
...etc....
Le gouvernement de George W. Bush se distingue de ses prédécesseurs en ce qu’il constitue le retour à une forme peu sécularisée du puritanisme.
Un journaliste allemand faisait à la radio, à l’occasion de sa visite en Europe en février 2005, le commentaire suivant que je cite de mémoire : « N ous avons aussi connu des dirigeants qui parlaient en termes de certitudes dans
leurs discours. Nous ne pouvons plus faire confiance à quiconque affirme “Dieu nous enjoint de faire ceci ou cela”. Nous avons déjà donné ! ».
Dans son adresse à la nation, à l’occasion de sa seconde inauguration en janvier 2005, le Président annonçait :
« Nous allons de l’avant avec une confiance absolue dans le triomphe ultime de la liberté. Non pas parce que l’histoire progresse du train de l’inévitabilité : ce sont les choix humains qui animent les événements. Non pas parce que nous nous considérons comme une nation élue ; Dieu meut et choisit comme il l’entend. Nous avons confiance parce que la liberté est l’espoir permanent de l’humanité, la faim dans les ténèbres, l’aspiration de l’âme […] L’histoire voit la justice fluer et refluer mais elle possède aussi une direction visible, définie par la liberté et par l’auteur de la liberté. »
Le message créa la consternation, y compris aux États-Unis. Si bien que le Président se vit obligé d’en clarifier la signification quelques jours plus tard. Il précisa alors qu’il s’agirait pour la réalisation de son programme du « travail de plusieurs générations ». Certains commentateurs évoquèrent le ton « messianique » du message.
Ce qui le caractérisait en fait n’était pas le « messianisme », mais le recours à la rhétorique calviniste : l’évocation d’une théocratie mondaine construite selon un plan divin, une Cité de Dieu préfigurant par sa forme le Royaume des Cieux.
La tombe de Phoebe Gorham décédée à Cap Cod dans le Massachusetts en 1775 a pour épitaphe : « D ès à présent mon Âme, dans l’Unité la plus douce, rassemble les deux supports du bonheur humain dont certains affirment à tort qu’ils ne peuvent se rejoindre :
le Vrai Goût pour la Vie, et la pensée constante de la Mort ». Les puritains ne se détournent en effet pas du monde matériel d’ici-bas, qui ne se limite pas à être une antichambre de la vie future : le bonheur s’acquiert d’abord dans ce bas monde – du moins pour l’élu.
Je me suis livré à un petit exercice : j’ai légèrement retouché le discours de Bush, en remplaçant le renvoi à la notion de liberté par un renvoi à la volonté divine. Mes retouches sont en italique, et voici ce que ses paroles
deviennent à la suite de ce petit traitement :
« N ous allons de l’avant avec une confiance absolue dans le triomphe ultime de la volonté divine. Non pas parce que l’histoire progresse du train de l’inévitabilité : ce sont les choix humains qui animent les événements.
Non pas parce que nous nous considérons comme une nation élue (parce que ce sont les hommes qui sont élus à titre individuel par la prédestination et non les nations) ; Dieu meut et choisit comme il l’entend. Nous avons confiance parce que la volonté divine est l’espoir permanent de l’humanité, la faim dans les ténèbres, l’aspiration de l’âme […] L’histoire voit la justice fluer et refluer mais l’histoire possède aussi une direction visible, définie par la volonté divine et par l’auteur du dessein divin ».
Il peut bien entendu sembler que la teneur du message a changé de manière radicale : la notion de libre arbitre à laquelle le mot de liberté est attaché a été entièrement éliminée, comme c’est le cas en effet pour le
calvinisme.
La substitution a, au passage, éliminé la contradiction, sinon flagrante, entre deux passages : « ce sont les choix humains qui animent les événements » et « D ieu meut et choisit comme il l’entend ».
Le sentiment que la majorité, dans une nation dont le succès révèle qu’elle bénéficie incontestablement de la sollicitude divine, comprend nécessairement l’ensemble des élus de Dieu dans la population, conduit l’absence de sollicitude envers les autres, les losers.
"Mais il s’agit en même temps, avec les États-Unis, d’une société qui avait découvert, avec le New Deal de Franklin Roosevelt, une voie moyenne, respectueuse des libertés, ni fasciste ni communiste. Ce qui avait permis
ce développement, c’est la perplexité du puritanisme lorsque la nation tout entière se retrouve en difficulté, quand la majorité se retrouve elle aussi dans la dèche ; dans ce cas-là, la distinction entre élus et exclus du dessein
divin se brouille. Il faut alors provisoirement retrousser ses manches tous ensemble jusqu’à ce que des temps plus cléments permettent à nouveau de s’y retrouver entre les bons et les méchants."
Stephane Eybert - (mittiprovence[at]yahoo.se)
28/10/2008
Lié à l'article «Obama et l’urgence des temps»
Il faudrait un Chavez a la presidence des USA.
La Chine continuerait a etre un partenaire commercial.
La Russie serait tout sourire.
L'Europe n'aurait rien contre.
Le rest of the world serait soulage.
Le peuple americain serait moins fatigue.
Ah oui! J'oubliais... L'oligarchie anglo americaine... Elle serait choquee. A quoi ca tient le monde.