Login
Créer un compte
Perdu votre mot de passe?
Afin de pouvoir déposer un article dans le forum, il faut vous identifier au moyen du formulaire dans la colonne de gauche, ou créer un compte personnel, si vous n'en possédez pas déjà un.
Ni ANDO - (elambe22[at]gmail.com)
21/11/2008
Lié à l'article «Sarko sur la brèche et dans la brèche, Medvedev en bandoulière»
Je crains qu'en effet M. Poukhov n'ait raison (à noter que M. Rouslan Poukhov est aussi membre du conseil public auprès du ministère de la Défense).
Les Européens de l'ouest, se fiant à une certaine apparence de placidité des autorités officielles sur cette question, considèrent que la Russie finira par accepter bon gré mal gré cette adhésion organisée par le régime nationaliste (on pourrait même écrire "régionaliste") actuellement en place à Kiev, contre la volonté de la majorité de sa population. Illusion d'ailleurs confortée maladroitement par les déclarations faites par les plus hauts dirigeants russes eux-mêmes depuis quelques années (Gorbatchev puis Poutine). La situation a radicalement changé aujourd'hui, avec la re émergence de la nation russe. La question ukrainienne pose, d'une certaine façon, la question de la crédibilité de l'affirmation de la puissance russe (la restauration de cette puissance) dans son bassin d'influence historique, économique et culturel, càd un bassin dans lequel la prépondérance de l'influence russe est parfaitement légitime et causée. L'Ukraine est une partie essentielle du monde russe et de son identité et, ensemble, Ukraine et Russie appartiennent à exactement la même civilisation. Cette perception des choses est considérée comme allant de soi par les élites politiques russes et par l'opinion de 40% au moins des Ukrainiens. La situation actuelle correspond à un statut-quo accepté par réalisme par la Russie mais uniquement parce que les Russes sont persuadés que l'évolution naturelle des événements conduira inéluctablement à la réintégration de l'Ukraine dans le giron russe. Culturellement, les Russes ont une notion du temps un peu différente de celle des "Occidentaux", une manière d'appréhender le temps qui semble les rendre plus patients que leurs frères européens de l'ouest.
L' évolution de l'Ukraine depuis son indépendance politique des années 90 montre que ce pays n'a jamais pu trouver son point d'équilibre politique, économique et culturel (l'interdiction faite récemment aux chaînes de télévision russe d'émettre en Ukraine montre l'absurdité d'une situation où il est demandé à une nation de renoncer à une partie considérable de ses racines culturelles). Croire que ce point d'équilibre sera miraculeusement trouvé en faisant de l'Ukraine un membre correctement formaté de l'UE ou de l'OTAN est une illusion profonde. Le point d'équilibre ukrainien est dans le monde russe parce que, fondamentalement, et du fait de l'"essence" qui les anime, l'Ukraine est aussi la Russie et que la Russie est aussi l'Ukraine.
Il est clair également que la restauration de la puissance russe (puissance relative mais puissance tout de même), et corollaire, que l'affirmation de l'influence russe sur l'Ukraine posera et pose déjà, de la même manière, la question du projet porté par l'UE dans sa marche vers l'est. Du fait de son histoire, de ses caractéristiques physiques et culturelles, la Russie n'a pas renoncé à être une grande puissance, c'est-à-dire une nation capable d'agir seule. Elle coopère mais a le pouvoir (et la volonté) d'agir seule et ce pouvoir va en se renforçant. Les nations d'Europe de l'ouest ont renoncé à leurs attributs de puissance afin de s'allier au sein d'un club, l'UE, qui n'a pour autant pas, et pour le moment, la capacité ou la volonté d'agir seul... (ne serait-ce que sur le plan militaire). L'UE est au milieu d'un gué où elle semble s'être enlisée: ses membres ont choisi la coopération en renonçant à la puissance, sans aller vers d'avantage d'intégration qui, elle, donnerait la puissance d'agir. La cohabitation entre ces deux ensembles est l'un des problèmes du continent. L'un a une démarche cohérente (à défaut d'être toujours rationnelle) et prévisible, démarche qui a d'authentiques assises historiques et culturelles, l'autre (UE) se paralyse dans une seule coopération technocratique, qui est loin de ressembler à un "idéal de perfection".
Ukraine-OTAN: une crise profonde en Europe est incontournable (expert)
21/ 11/ 2008
MOSCOU, 21 novembre - RIA Novosti.
Les tentatives pour entraîner l'Ukraine dans l'OTAN entraîneront une crise militaire et politique en Europe, qui fera oublier la guerre en Géorgie en tant qu'un épisode insignifiant, a déclaré vendredi à Moscou Rouslan Poukhov, directeur du Centre russe d'analyse des stratégies et des technologies.
"Il est tout à fait clair que la question de l'entrée ukrainienne dans l'Alliance est une bombe nucléaire pour les relations entre la Russie et l'Occident", a indiqué M.Poukhov qui aurait dû présenter jeudi un document consacré aux aspects militaires et stratégiques des rapports Russie-OTAN à la conférence de Londres, portant sur le conflit en Ossétie du Sud, mais n'a pas pu quitter Moscou en raison d'un retard de visa. Si l'Ukraine adhère à l'OTAN, elle sera confrontée à une crise politique intérieure en raison d'une grande diversité des valeurs culturelles et morales de sa population et d'un grand nombre d'habitants prorusses en Crimée.
La Russie sera aussi partie prenante dans la crise politique en Ukraine, à son avis. "L'Occident sous-estime l'importance de la question ukrainienne pour la Russie et ne comprend pas que l'Ukraine constitue un facteur déstabilisateur colossal pour les relations entre l'Occident et la Russie. Si l'Occident reste dans ses illusions en estimant que la Russie tolérera l'adhésion ukrainienne à l'OTAN, cela provoquera une catastrophe", a estimé M.Poukhov.
La riposte militaire russe à l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud a aussi beaucoup surpris l'Occident, a-t-il rappelé. D'autre part, la société russe a été choquée par la réaction antirusse de l'Occident au conflit osséto-géorgien et à la disposition des pays occidentaux à appuyer et à justifier toutes les actions antirusses, même les attaques contre les soldats de la paix et les civils russes. Cela a provoqué une montée des tendances antioccidentales et antiaméricaines en Russie, d'après lui.
Le conflit en Géorgie a démontré l'absence presque totale de points communs entre la Russie et les pays membres de l'OTAN dans le domaine de la sécurité. La société russe a compris qu'elle "ne pouvait pas se fier aux pays occidentaux dans le règlement des problèmes touchant sa sécurité nationale, ce qui paralyse le rapprochement entre la Russie et l'Occident dans le domaine de la défense", a déclaré l'expert.
http://fr.rian.ru/world/20081121/118450364.html
Venezuela : La Russie fournira des missiles Igla (72 M d’euros). Rouslan Poukhov.
http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=11677
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
21/11/2008
Lié à l'article «Obama est-il prisonnier de “Gitmo”?»
F-35 fighter jet has been chosen to replace Norway's aging F-16 aircraft in a purchase that would cost the NATO member about 18 billion kroner ($2.5 billion) for 48 aircraft, officials said Thursday.
http://www.iht.com/articles/ap/2008/11/20/europe/EU-Norway-Joint-Strike-Fighter.php
eric b
21/11/2008
Lié à l'article «Le nouveau monde qui attend Obama»
"On n'a jamais menti autant que de nos jours. Ni menti d'une manière aussi éhontée, systématique et constante. On nous dira peut-être qu'il n'en est rien, que le mensonge est aussi vieux que le monde, ou, du moins, que l'homme, mendax ab initio ; que le mensonge politique est né avec la cité elle-même, ainsi que, surabondamment, nous l'enseigne l'histoire ; enfin, sans remonter le cours des âges, que le bourrage de crâne de la Première Guerre mondiale et le mensonge électoral de l'époque qui l'a suivie ont atteint des niveaux et établi des records qu'il sera bien difficile de dépasser.
Tout cela est vrai, sans doute. Ou presque.
<...>
Quant à la qualité - nous voulons parler de la qualité intellectuelle - du mensonge moderne, elle a évolué en sens inverse de son volume. "
Réflexions sur le mensonge - Alexandre Koyré - 1943 -
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
20/11/2008
Lié à l'article «L’élection d’Obama et la “crise d’identité” des Blancs aux USA»
Extraordinaire moment hier au Congrès.
Les représentants ont été ulcérés d’apprendre que les PDG de Ford, General Motors et Chrysler qui venaient mendier 25 milliards de dollars étaient venus comme d’hab avec leurs jets privés.
Chacun le sien.
Alors qu’il y a 24 vols par jour entre Detroit et Washington.
C’est comme si un type débarquait à la soupe populaire en costume trois pièces, a dit le démocrate Gary Ackerman.
- Vous n’auriez pas pu vous contenter d’une première classe ou partager votre jet ?, a-t-il demandé.
- It’s almost like seeing a guy show up at the soup kitchen in high-hat and tuxedo. . . . I mean, couldn’t you all have downgraded to first class or jet-pooled or something to get here?”
Un autre représentant a demandé à ceux qui étaient venus en avion de ligne de lever la main.
Personne.
A ceux qui comptaient vendre leur jet privé et rentrer en avion de ligne.
Personne.
Les Big Three sont repartis sans rien.
http://clesnes.blog.lemonde.fr/2008/11/20/lindecence-des-big-three/
Stephane Eybert - (mittiprovence[at]yahoo.se)
20/11/2008
Lié à l'article «Finalement, le verdict est assez simple : la Géorgie n’entrera pas dans l’OTAN»
http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,590891,00.html
On a voulu avoir les pays de l'Est dans l'OTAN, maintenant les espions sont sur les listes de diffusion de tous les messages secret defense de l'OTAN. Le choix est le suivant: ne plus faire ciruler l'info au sein de l'OTAN et la vider de sa substance ou bien accepter que Moscou soit un membre informel de l'OTAN. Destin farceur!
Exocet
19/11/2008
Lié à l'article «Le demi-monde d’Hillary»
http://www.salon.com/opinion/fealure/2008/11/18/bin_laden/
Le manque de direction des politiques étrangéres de Bill et de Bush feront qu'il sera plus aisé pour Obama de tenir Hillary (l' ambition intacte d'Hillary pour la présidence focalisant ses pulsions hystérique nourries de l'exceptionalisme américaniste....) en bout de laisse..,non vous croyez pas?
Bilbo
18/11/2008
Lié à l'article «Le rôle du BMDE dans les “grands marchandages”»
Bonjour,
la République tchèque est manifestement impatiente vis à vis d'Obama.
========
ABM en République tchèque: la question du radar attendra l'investiture d'Obama (parlementaire tchèque)
MOSCOU, 18 novembre - RIA Novosti. Le parlement tchèque se gardera d'examiner la question du déploiement d'un radar ABM américain avant la formation d'une nouvelle administration aux Etats-Unis, a déclaré mardi le président de la Chambre des députés du parlement tchèque Miroslav Vlcek lors d'une rencontre avec le président de la Douma Boris Gryzlov.
"M. Vlcek a fait savoir que la Chambre des députés avait remis cette question jusqu'à la nomination de la nouvelle administration américaine", indique un communiqué de la Douma.
Les Etats-Unis ont l'intention de déployer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne sous prétexte de contrer la menace balistique émanant d'Iran. Moscou, préoccupé par l'installation de ces armements près des frontières russes, envisage de déployer des missiles Iskander et d'effectuer un brouillage radio du radar.
Après avoir souligné que cette démarche "ne serait entreprise par la Russie qu'en réponse à l'implantation réelle des éléments du système américain de défense antimissile", M. Gryzlov a invité les parlementaires tchèques à ne pas approuver l'installation du radar ABM.
Dans son interview accordée au Figaro à la veille du sommet Russie-UE à Nice, le président russe Dmitri Medvedev avait déclaré que la Russie était prête à abandonner sa décision de déployer des missiles à Kaliningrad si la nouvelle administration américaine décidait de renoncer à son système antimissile.
Source : http://fr.rian.ru/world/20081118/118380233.html
=========
Clairement Obama est mis devant ses responsabilités. Dans cette affaire, la période de passation de pouvoir semble un avantage : il a le temps de réfléchir.
En tout état de cause la décision qu'il prendra influera la présidence européenne qu'assumera la République tchèque à compter du 1er janvier. Les hasards du calendrier sont parfois intéressants.
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
18/11/2008
Lié à l'article «L’agression géorgienne du 7 août 2008 et la restauration du leadership US»
http://www.flashespace.com/html/nov08/17_11_08.htm
C'est au Centre spatial de Toulouse qu'a lieu l'intégration de la charge utile du microsatellite Picard. Une mission du CNES ( en partenariat avec le Service d'aéronomie en France, le PMOD en Suisse et l'IRMB en Belgique) qui doit permettre de clarifier l'influence de l'activité du Soleil sur les évolutions du climat de la Terre.
Aujourd'hui, prédomine l'idée selon laquelle les gaz à effet de serre seraient responsables de l'augmentation des températures en retenant la chaleur près de la surface de la planète ce qui contribue à réchauffer l'atmosphère. Si leur rôle est indéniable, il n'est peut-être pas aussi important que l'on veut bien le croire.
C'est du moins ce que pensent quelques scientifiques qui soutiennent une théorie qui minimise le rôle de ses gaz et voient dans le Soleil la cause principale de l'évolution du climat ... Pour ces chercheurs, les vraies raisons de ces changements climatiques sont liées à l'inégalité du rayonnement solaire, à la précession (changement de direction de l'axe de rotation de la Terre), à l'instabilité des courants océaniques, à l'alternance des processus de dessalement et d'ensalement des eaux de surface de l'océan Glacial Arctique, etc. Mais ce sont l'activité solaire et la luminosité qui constituent les facteurs les plus importants...
eric b
18/11/2008
Lié à l'article «Comment avoir les mains libres?»
...si Dame Livni gagne les élections avec les mains libres par rapport aux ultras (qui ne servent pas dans l'armée)...
...si un baroud "d'honneur" type Géorgie ne nous met pas le duo de sages du Kremlin de très mauvais poil...
...si le CMI n'en vient pas à penser au 22/11/1963 comme étant LA solution à ses problèmes...
...si Monsieur 10% réussit à contrôler son CMI nucléaire à Islamabad...
...si...
...depuis quelques années, certains auteurs s'intéressant à ces choses laissent entendre que, par une sorte de fuite en avant totalement névrotique, inconsciente (au sens du danger), l'objectif stratégique suprême des gouvernements US, à partir de Reagan II, aurait été de laisser s'installer un CHAOS généralisé, mondial...(divisions sur les marches de l'Empire, insécurité en toutes choses et, pour eux, gestion des flux)
...un nouvel ordre en quelque sorte...
...sauf que des milliers de milliards de dollars viennent de partir en fumée virtuelle sur les marchés financiers et que la planète part en lambeaux...
...alors oui, Monsieur Obama a peut être la possibilité de remettre un peu d'ordre, au sens ancien du terme, c'est à dire avec le sens des proportions et des priorités, loin du fatras idéologique ultralibéral, sécuritaire et bibliquo-mystique de ces derniers temps...
...en politique, comme que dans le vol à la tire, c'est l'occasion qui fait le larron...
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
17/11/2008
Lié à l'article «Considérable bouleversement discrètement en cours»
Extraits de GEAB N°29 : Phase IV de la Crise Systémique Globale :
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-29-est-disponible!-Phase-IV-de-la-Crise-Systemique-Globale-Rupture-Systeme-Monetaire-Mondial-d-ici-l-ete-2009_a2429.html
La réunion du G20 à Washington ... condamnés à l'inefficacité ... sans traiter la cause principale de la crise systémique globale actuelle, à savoir l'effondrement du système de Bretton Woods fondé sur le Dollar US ...
Rupture du système monétaire mondial à l’été 2009.
... Les dirigeants actuels, issus du monde qui s'effondre sous nos yeux (Barak Obama inclus (3)),
ne peuvent pas imaginer les solutions nécessaires,
... , il va être nécessaire d'attendre un renouvellement d'au moins 20% des principaux dirigeants de la planète pour commencer à voir des solutions viables (6) émerger.
... la dette des Etats-Unis « implosera » à l'été 2009 sous forme de cessation de paiement du pays ou de dévaluation massive du Dollar. Cet effondrement aura été précédé de plusieurs autres épisodes similaires affectant des pays moins centraux (voir GEAB N°28), dont le Royaume-Uni déjà surendetté ... les Etats-Unis verront dans l'année à venir les pays les plus intégrés à leur économie et à leur finance, et leurs alliés fortement dépendants financièrement (... Pakistan, Ukraine, Turquie, Egypte, Israël, Colombie), imploser les uns après les autres.
... Elle (NB: la zone Euro en particulier) a donc le poids diplomatique, le poids financier, le poids économique, le poids commercial et le poids monétaire pour forcer Washington à faire face aux réalités (11). L'ensemble de l’UE suivra car tous les pays européens hors zone Euro sont aujourd'hui à la merci d'une grave crise de leur devise ou de leur économie, voire des deux à la fois (12). Sans l'Euroland, leurs perspectives à court et moyen terme sont très sombres. D'ailleurs, l'Euro est la seule devise que veulent rejoindre un nombre croissant d'Etats initialement réticents (Islande, Danemark, ...) ou peu pressés (Pologne, Tchéquie, Hongrie, ...) (13).
... les « ils » sont désormais paniqués et « ils » ne comprennent plus rien à une situation à laquelle « ils » ne se sont jamais préparés.
Notes
(5) ... Les dirigeants actuels ne parviennent pas à imaginer que ces centaines de milliards de Dollars US accumulés dans leurs réserves ne valent en fait peut-être plus que 50% ou 30% de leur valeur faciale...
(7) Ainsi c’est déjà le Royaume-Uni, du fait de sa récession forte, qui fait baisser la faible croissance moyenne de l’UE en 2009.
La Grande-Bretagne va être l’ « homme malade » de l’UE pour les années à venir.
(12) Ainsi la Lettonie vient de nationaliser dans l'urgence la seconde banque du Pays ;
la Hongrie est sous perfusion de la BCE et du FMI ;
la croissance s'effondre en Pologne ;
le Danemark et la Suède s'apprêtent à entrer dans la zone Euro dans les deux années à venir ;
le Royaume-Uni est en perdition ; ...
Père Iclès - (vance[at]imel.org)
16/11/2008
Lié à l'article «Sarko sur la brèche et dans la brèche, Medvedev en bandoulière»
Sarko s'est montré très sensible aux propositions russes d'une façon qui a laissé penser qu'il s'opposait aux US.
En réalité, il se pourrait que ce ne soit pas le cas. L'exécutif US est aux prises avec un complexe militaro-industriel dont les intérêts sont servis par des officiers de très haut rang et par un certain nombre de personnalités comme Cheney et les autres néoconservateurs.
Dans les conditions économiques que connaissent les US aujourd'hui, il est évident que les priorités ne sont plus d'ordre militaire mais l'exécutif US (surtout quand il s'agira de celui dirigé par Obama, qui ne l'oublions pas est le poulain de Brzezinsky, lequel faisait lui-même partie de l'Iraq Study Group) aura du mal à reprendre les rênes (au moins budgétaires) du complexe militaro-industriel.
Je pense (et c'est là une hypothèse personnelle) que Sarkozy et les autres alliés des US ont été invités à exercer une pression amicale sur les US en faveur d'un apaisement en Europe afin que le gouvernement des US puisse présenter l'abandon d'un certain nombre de projets agressifs vis à vis de la Russie comme une nécessité imposée par les alliés européens des US.
Même pour un Brzezinsky, dont on connait les intentions vis à vis de la Russie, la manière dont on a "braqué" ce pays de façon prématurée doit relever du travail de cochon en matière de diplomatie et il ne serait guère étonnant que son groupe ait sollicité l'aide de certains alliés européens pour renverser la vapeur.
Le CMI, autiste, réplique en activant les relais qui lui restent en Pologne et en République Tchèque.
Père Iclès - (vance[at]imel.org)
16/11/2008
Lié à l'article «Sarko sur la brèche et dans la brèche, Medvedev en bandoulière»
La question mérite d'être posée sans préalable. En particulier, il est inutile de supposer que Sarko est devenu brusquement anti-US . La chose est peu probable.
Au contraire il doit servir des intérêts atlantistes mais pas forcément ceux du Complexe Militaro-Industriel US.
Il serait intéressant d'examiner de plus près toutes ses déclarations en matière de choix de défense pour cerner le personnage (et deviner l'intention de ses conseillers).
Pour ma part, je crois que les options de l'élite de la nébuleuse atlantiste sur les deux rives de l'Atlantique sont déjà arrêtés mais qu'elles sont en train d'être imposées peu à peu aux composantes du CMI... A travers des déclarations d'alliés et d'ex-adversaires...
Père Iclès - (vance[at]imel.org)
16/11/2008
Lié à l'article «La MDA (anti-missiles dont le BMDE) en rébellion soft mais ouverte»
On retrouve une fois de plus confirmée l'hypothèse, soutenue par Dedefensa.org, d'un éclatement de l'exécutif US en une multitude de pôles de pouvoir, concurrents, pour ne pas dire antagonistes car leurs intérêts matériels se menacent mutuellement dans un contexte de crise systémique qui dérive vers la crise budgétaire.
Obama va donc devoir relever un gros défi en démontrant sa capacité à réunir tout cela sous sa seule houlette pour définir avec son équipe quelles sont les projets prioritaires.
Il aura tout de même un atout que n'avaient pas les précédents présidents qui ont tenté de mater le complexe militaro-industriel : cette fois, du fait de la crise et de leurs besoins et intérêts contradictoires, les composants du CMI se présentent en ordre dispersé, chacun pour soi, et non en représentants d'une entité unique.
Il y a moyen de jouer l'un contre l'autre et on peut d'ailleurs se demander si les antagonismes entre les différentes armes qui se sont exacerbés au cours de l'année passée n'étaient pas secrètement favorisés par exemple par Gates en prélude au jeu que devra jouer Obama pour parvenir à faire rentrer le diable CMI dans sa boîte...
Autrement, il serait amusant de voir les US continuer de promouvoir au rang d'intérêts primordiaux des projets profitant essentiellement au complexe militaro-industriel alors qu'ils négligeraient de s'occuper de problèmes plus vitaux...
L'URSS avait fait cette erreur en omettant de se pencher sur l'état de son parc nucléaire civil. Elle a eu Tchernobyl et elle en est morte.
Dedef - (DedefGm[at]gmail.com)
16/11/2008
Lié à l'article «Sarko sur la brèche et dans la brèche, Medvedev en bandoulière»
France 24, chaine officielle s'il en est, ne fait pas dans le détail non plus. On ne peut dire plus clairement que les EU jouent contre la sécurité de l'Europe
Et les russes veilleront bien à ce que tout le monde le sache, et le rappeleront à l'occasion.
Le prochain semestre pourrait bien être assez sportif pour l'UE.
Personne n'a vu de texte criant à la trahison dans la presse britannique ou US ou allemande ?
France 24 Vendredi 14 novembre 2008 Par AFP
http://www.france24.com/fr/20081114-sarkozy-mediateur-moscou-washington-menaces-bouclier-antimissile-union-europeenne
Extraits:
"On peut continuer entre la Russie et l'Europe à se menacer de boucliers, de missiles, de marine et caetera, ça n'amènera rien à la Russie, ça n'amènera rien à la Géorgie, et ça n'amènera rien à l'Europe", a-t-il déclaré."
"A ce sommet, "on pourrait poser les bases de ce qui pourrait être un accord entre nous, et d'ici là, qu'on ne parle pas de déploiement de bouclier, de missiles qui n'amène rien à la sécurité et qui complique les choses", a plaidé M. Sarkozy. "
" M. Sarkozy a rappelé qu'il avait joué un rôle central dans la médiation de ce conflit. Et que les Etats-Unis avaient au contraire attisé les tensions."
" M. Sarkozy a certes demandé aux Russes de "faire des progrès" dans le retrait de leurs troupes de Géorgie - notamment en retirant leurs soldats du district contesté d'Akhalgori et du village de Perevi, situé entre l'Ossétie du Sud et le reste de la Géorgie.
Mais il a néanmoins estimé qu'ils avaient rempli "l'essentiel" de leurs engagements. "
Exocet
14/11/2008
Lié à l'article «Considérable bouleversement discrètement en cours»
Dans l'interwiev donnée au Figaro ,Medvedev emploi une curieuse expression mais assez remarquable qui indique un point de vue radicale( comme si la gestion de l'insécurité globale générée par la crise ne relevait plus que d'un systéme différentiel et viral .. sinon au risque de la montée aux extrémes,et de la terreur nucléaire,BMDE inclus ou la peur machinée par le CMI oscille entre le degré absolu et le degré zéro de la sécurité..!) de la lecture de la crise par les Russes et radicalement à l'opposé d'une théorie différentialiste, utopiste et raciste... -Nous sommes prêts à négocier sur une 'option ZÉRO'.Nous sommes prêt à réfléchir à un systéme de sécurité globale avec les USA,l'UE et la fédération de Russie-
Les francais , les anglais et peut être les allemands.. vont peut être enfin finir par comprendre leurs douleurs et que les "révisionismes" des nations d'europe se pliant aux mantras de l'américanisme déstructurant..allaient finir par les faire rejoindre aux prix de convulsions terribles les fonds de cuve de la crise systémique et dont ils payeront le prix énorme sur leurs propres territoires.. ,au prix d'une traduction de faussaire comme étant le masque rétroactif de :"ceci n'a pas existé"...!!
Quand au marché ,Medvedev se dit favorable à un nouveau Bretton Wood version glasnost et à l'économie de marché fondée sur la propriété privée et hostile à l'étatisation à outrance.. (en clair : à la soviétisation du marché par la capitalisation de l'état aux banques....!) Un débat qui ne fait plus la Une chez les décongelés du centre gauche( canal historique)...certainement que les gazs carboniques ont dut faire leurs effets sur les memos du tyran!!!
nathalie nissen - (nathalie.nissen[at]gmail.com)
13/11/2008
Lié à l'article «Un Américain parle aux Européens»
Gorbachev calls on Obama to carry out 'perestroika' in the U.S.
21:56 | 07/ 11/ 2008
MOSCOW, November 7 (RIA Novosti) - Former Soviet leader Mikhail Gorbachev has said that the Obama administration in the United States needs far-reaching 'perestroika' reforms to overcome the financial crisis and restore balance in the world.
The term perestroika, meaning restructuring, was used by Gorbachev in the late 1980s to describe a series of reforms that abolished state planning in the Soviet Union.
In an interview with Italy's La Stampa published on Friday, Gorbachev said President-elect Barack Obama needs to fundamentally change the misguided course followed by President George W. Bush over the past eight years.
Gorbachev said that after transforming his country in the late 1980s, he had told the Americans that it was their turn to act, but that Washington, celebrating its Cold War victory, was not interested in "a new model of a society, where politics, economics and morals went hand in hand."
He said the Republicans have failed to realize that the Soviet Union no longer exists, that Europe has changed, and that new powers like China, Brazil and Mexico have emerged as important players on the world stage.
He told the paper that the world is waiting for Obama to act, and that the White House needs to restore trust in cooperation with the United States among the Russians.
"This is a man of our times, he is capable of restarting dialogue, all the more since the circumstances will allow him to get out of a dead-end situation. Barack Obama has not had a very long career, but it is hard to find faults, and he has led an election campaign winning over the Democratic Party and Hillary Clinton herself. We can judge from this that this person is capable of engaging in dialogue and understanding current realities."
Former Russian oligarch Mikhail Khodorkovsky, founder of now defunct Yukos oil giant, who is in prison on fraud and tax evasion charges, also used the word perestroika in discussing the future course of the Obama administration.
In an article published in the business daily Vedomosti on Friday, Khodorkovsky said Obama's election win was not merely another change of power in a separate country, but was important for all states.
He said that, "being a liberal himself, he thinks that the world will take a left turn," and that "a global perestroika would be a logical response to the global crisis."
"The paradigm of global development is about to change. The era inaugurated by Ronald Reagan and Margaret Thatcher 30 years ago is over."
He said decisions in neoliberal economies had been made mainly by supranational institutions and transnational corporations.
Khodorkovsky predicted: "Globalization will slow to a crawl, but will not stop. The 'golden billion' of the world's richest people will have to abandon hopes of increasing their wealth, but high consumer standards which developed at the end of the 20th century will be unaffected by the change. The striving for political freedom and open competition of personalities and ideas will not disappear."
Ni ANDO - (elambe22[at]gmail.com)
12/11/2008
Lié à l'article «Notre 11 novembre»
C'est une approche très anthropomorphique de l'histoire qui est présentée ici, où l'on peut facilement assimiler l’ « idéal de puissance » à l’ego humain (Moi et mes besoins matériels infinis comme valeur centrale) et l’ « idéal de perfection » à la spiritualité humaine. C’est une grille de lecture marquée par une sagesse millénaire (bouddhisme et christianisme ont abondamment traité ces thèmes qui opposent le matérialise qui attache et aliène et spiritualité qui libère en se détachant des choses, la pauvreté rapproche de Dieu et de la vraie nature de l’homme tandis que l’opulence l’en éloigne). Mais c’est une grille de lecture qui ne peut être efficace que si l’on admet l’idée qu’une civilisation n’est que l’agrégation des motivations des individus qui la composent et la font vivre. Ce n’est sans doute pas si évident. Ne serait-ce que parce que ces individus sont eux-mêmes manipulés par une longue histoire qui les dépasse et dont ils ne sont pas, en général, conscients : leurs motivations ne peuvent donc pas toujours être claires, y compris pour eux-mêmes. Ils sont aussi manipulés par les conséquences de leurs actes. Certes, l’agrégation des actes d’un grand nombre d’Allemands méthodiques, organisés, matérialistes, aboutit à la création d’une société particulièrement bien organisée, efficace, donc une société où un « idéal de puissance » apparaît facilement. Mais sans que cet idéal n’ait été consciemment formulé ou forcément voulu par ces mêmes Allemands. On regrette donc que Guglielmo Ferrero ne s’intéresse pas à la genèse de ces « idéaux » et n’explicite pas la cause de leur apparition. En tout cas, appliqué aux révolutions du XIXieme siècle, ainsi qu’à la révolution française et à la révolution bolchévique d’octobre on constate effectivement que ces révolutions ont toujours, immanquablement, conduit à un renforcement de l’Etat, et donc à une victoire de l’ « idéal de puissance ». La révolution bolchévique marque ainsi une véritable avancée de cet idéal (encore accentuée par le stalinisme qui allait suivre le léninisme), voire une rupture complète avec la Russie traditionnelle, très spiritualiste. En définitive, l’ « idéal de puissance » est toujours une voie sans issue car, totalement centré sur lui-même, il recèle toujours en lui le germe de sa propre destruction.
Taurus Scorpio
12/11/2008
Lié à l'article «Précision sur la crise du Pentagone, le JSF en point de mire»
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-11/12/content_759681.htm
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com)
12/11/2008
Lié à l'article «La présidence tchèque, ou l’“horreur européenne”»
Sarkozy avant son élection en mai 2007, Crédit hypothécaire :
"Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'État intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades. Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. " extrait de La Vie Immobilière, octobre 2006.
Depuis lors nous avons connu le désastre des "subprimes" aux USA. Désastre qui a "illuminé" la crise générale du crédit ... c'est à dire le hold-up américain sur l'épargne mondiale. Dans cette crise de la dette les Nations complices n'ont pas trouvé d'autre "solution" que de la décupler : les dettes Nationales explosent. Evidemment tout était prévisible et annoncé depuis longtemps, évidemment les Nations n'ont rien prévenu et aggravent maintenant toujours la situation.
Ainsi la Nation française réalise aujourd'hui la promesse de Sarkozy : les "subprimes" à la française, au moment où les logements surévalués sont en pleine correction ... la Nation incite les "ménages à revenus modestes" à acheter trop cher ce qu'ils vont devoir rembourser au double (en 30 ans avec les charges d'intérêt) en pleine baisse de valeur (au Japon ils en sont à 20 ans de baisse de l'immobilier).
Le but n'est évidemment pas social mais : un "soutien très fort aux banques" et sauver ce qu'on peut du stock de spéculation immobiliaire.
Les Nations ou ... le voyage au bout de l'immonde.
"... en particulier aux ménages à revenus modestes" :
"A partir du 1er novembre 2008, la garantie de l’Etat est ouverte aux prêts réalisés par les banques à 60% des accédants à la propriété, contre 20% auparavant. Par la mise en œuvre de cette mesure annoncée le 1er octobre dernier par le Président de la République en réponse à l’effet de la crise financière sur la situation du marché de l’immobilier le Gouvernement apporte un soutien très fort aux banques.
Christine BOUTIN, ministre du logement et de la ville, demande à ce que les banques répercutent sans tarder ces mesures dans les offres de prêts aux particuliers qu’elles proposent."
http://www.mon-immeuble.com/actualites/act08/article318.07.11.08.htm
Bertrand Dugaidéclin - (bertrandDGD[at]live.fr)
12/11/2008
Lié à l'article «Notre 11 novembre»
Un grand merci à Dedefensa pour la diffusion de ce texte magnifique et fondamental.
On peut lire une version en anglais du livre de Ferrero dont est extrait le texte de cet article
Europe's fateful hour :
http://www.archive.org/stream/europesfatefulho00ferr/europesfatefulho00ferr_djvu.txt
Merci aussi a NI Ando pour son analyse historique fort instructive des thèses de Fromkin.