Vers un Congrès “de guerre civile” ?

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Vers un Congrès “de guerre civile” ?

Une suite de résultats de primaires démocrates concernant essentiellement des candidatures pour la Chambre des Représentants pour les élections de novembre confirment que le premier résultat dans ce sens (désignation de Ocasio-Cortez à New York) n’était pas un “incident” isolé mais l’apparition d’une tendance à l’institutionnalisation de la poussée extrémiste progressiste-sociétale très activiste, et soutenue par des donateurs type-Soros. Les candidats qui réussissent sont souvent des candidates, souvent venues de minorités de couleur, souvent féministes radicales, etc., par conséquent archétypiques de l’extrême du mouvement progressiste-sociétal. Cette tendance trouve un écho puissant dans la base des électeurs démocrates : « Le succès du parti démocrate s’affirme quand les candidats sont très marqués à l’ultragauche, sociaux-démocrates du type George Soros et Bernie Sanders », remarque Tucker Carlson, de Fox.News. Cela devrait entraîner une profonde radicalisation de gauche du parti démocrate qui pourrait s’affirmer puissamment dans la prochaine Chambre issue des élections de novembre

En contrecoup, les républicains, jusqu’alors hésitants à cause de leur méfiance sinon leur opposition à Trump, seraient conduits, sinon à s’en rapprocher, dans tous les cas à évoluer vers un populisme de droite de plus en plus dur, suivant une évolution de leur base très alarmée par l’ultra-gauchisation des démocrates. C’est-à-dire qu’il s’agit d’une situation de clivage radical, institutionnalisant la situation de type pré-“guerre civile” au cœur même des institutions du pouvoir législatif US, face à un exécutif plongé dans une guerre interne sauvage. Séraphim Hamisch, de TheDuran.com, fait ce commentaire le 6 septembre 2018 :

« New York’s Alexandra Ocasio-Cortez, Florida’s Andrew Gillum, Nebraska’s Kara EastmanKerri Evelyn Harris of Delaware, and as of Tuesday night, Boston City Councilor Ayanna Pressley, all are extreme left-wing progressives who are winning primary races in their respective areas, upsetting the “establishment” Democrats seeking election to the same gubernatorial or representative positions. Where Donald Trump won by being unapologetically conservative, these candidates make the current crop of liberals look like Ronald Reagan by comparison.

» This is of significant concern. While the more “Establishment” Democrats have gone on record at times saying that attempting impeachment of President Trump is bad politics, the super progressives like the Democrat candidate for the Governor’s office in Florida, Andrew Gillum, and Tom Steyer, are strongly in favor of this move, citing their “sources” at CNN and the New York Times and Washington Post, who have graciously provided about two years’ worth of narrative to support their claims that the President stands guilty of the “high crimes and misdemeanors” that require impeachment proceedings to take place.

» It doesn’t matter that none of this is actually true.

» The fact that CNN, the Times, the Post and many other publications have been in lockstep with their attacks, and the vast outnumbering of conservative cable network Fox News deepens the rhetorical divide. In a video from RT America, this divide was seen as part of the cause of CNN’s declining ratings, but another effect is to deepen the rhetorical divide between liberal and conservative viewpoints and drive a wall between potential voters, making it very difficult, or nearly impossible to hold civilized, rational political discourse.

» This is dangerous. To not agree on a viewpoint is no disaster. But to be unable to even hear the opposing side without resorting to violence, whether it be verbal or physical – this shows an electorate “mob” that is not the required element for our Representative Republic. »

Cet aspect de la crise profonde du pouvoir US est dans ce cas considéré en dehors du bouillonnement à “D.C.-la-folle” concernant le nouveau paroxysme crisique en cours autour de Trump (livre de Woodward, l’article anonyme du NYT). Mais il est évident que ce paroxysme washingtonien va encore accélérer le mouvement décrit ci-dessus sur l’ultragauchisation du parti démocrate. Ce qu’on voit, c’est le complet échec des dirigeants “classiques” (corruption et démagogie classiques), du type Hillary Clinton, qui consistait à capter au profit de l’establishment, en le contrôlant et en le maîtrisant,le mouvement progressiste-sociétal qui n’a cessé de se gauchiser, de devenir de plus en, plus politique (marxiste), etc. Le contraire se produit : le mouvement est tellement dynamique, soutenu par des donateurs richissimes (Soros et Tom Steyer), que c’est lui qui menace de faire basculer l’establishment, dont les candidats vont devoir se radicaliser, se “gauchiser”, pour rester dans la course

Ainsi pourrait-on se diriger vers une situation extraordinaire pour les USA où l’establishment tendrait à se diviser en deux fractions qui épouseraient les tendances de leurs deux extrémismes contestataires, – c’est-dire la division de l’establishment en deux fractions de facto anti-establishment (même si cette catégorisation a chez chacune des tendances des significations bien différentes, – n’importe pour nous que le fait d’être objectivement antiSystème puisque actant contre l’establishment). Il n’y a pas, notamment en Europe où le populisme est pourtant bien développé, une situation si parfaite de basculement du Système en antiSystème existant potentiellement à un tel degré de développement, dans une situation crisique sans précédent, avec un exécutif transformé en champ de bataille avec toutes les conséquences afférentes (John Kerry hier au Washington Times, constatant une situation objective : « Nous n’avons pas de président »).

Nous insistons avec force sur le caractère extraordinaire qui est en train de se dessiner avec le surgissement de cette force gauchiste/marxiste dans le parti démocrate. Nous le faisons en citant un extrait du texte que nous publiions le 18 août dernierdans le Journal.dde-crisisde PhG, sur la sénatrice Elizabeth Warren qui prendrait naturellement, en toute logique, une place d’inspiratrice, de marraine de cet afflux de nouveaux jeunes parlementaires démocrates de l’ultragauche du parti démocrate.

« ... [Cela]rend totalement incroyable sa proposition de loi [de Warren], dont on a vu qu’elle une véritable proposition de “bolchevisation” du système de l’américanisme. Il est tout aussi incroyable qu’on en discute sérieusement, même si essentiellement pour la critiquer, comme s’il était pensable qu’une telle loi puisse être débattue, – ce qu’elle sera effectivement même si (bis) elle est pourtant l’instant promise à l’échec ! Dans le texte citépour la Brèves de crise référencée, autant par exemple que dans le textede Michael S. Rozeff, sur LewRockwell.com le 17 août : « Elizabeth Warren Is A Weapon of Mass Destruction of Capitalism », sa proposition est effectivement débattue “sérieusement” (“comme s’il était pensable”...).

» En quoi s’agit-il de quelque chose d’“incroyable” ? Je me permets ici de me référer à ma longue expérience d'un demi-siècle, qui implique un intérêt actif pour les États-Unis d’Amérique, aussi bien dans leur évolution politique dans le sens le plus large du mot que pour son histoire. L’impression qui a toujours dominé ma perception est l’incompatibilité absolue de l’ontologie américaniste, et partant de sa psychologie, avec le socialisme, avec le communisme, avec le marxisme, et d’un autre côté l’identification totale avec l’individualisme, la propriété privée et le capitalisme.

» Le socialisme puis le communisme furent constamment perçus comme subversion pure de l’américanisme, notamment et très activement à partir de l’épisode fameux de la première Red Scare culminant en 1919... »

Effectivement, de telles conditions justifient de considérer désormais comme “pensable” la possibilité d’une “guerre civile” aux USA, très rapidement, à la vitesse où défilent les événements...

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