De l’importance de la crise de Washington D.C.

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De l’importance de la crise de Washington D.C.

18 juin 2017 – Au départ, nous allons suivre Newt Gingrich... Non qu’il soit une référence éclatante de vertu, tant s’en faut car l’homme a su profiter des occasions corruptrices de Washington D.C., mais il est une référence documentaire exceptionnelle, en plus doué d’une intuition peu ordinaire pour percevoir par cette voie hors de la raison l’importance des choses à venir. C’est lui principalement qui vit venir la “révolution catastrophique” en cours au cœur du système de l’américanisme, à Washington D.C., à cause de la pression démocratique du peuple, c’est-à-dire par le vote, puisqu’en fait la seule vertu de la démocratie par le vote est de mettre en évidence le simulacre de vertu qu’est la démocratie. Voici ces lignes extraites d’un article sur ce site du 27 août 2015, –alors que la candidature toute récente de Trump était classée au rang des bouffonneries sans le moindre intérêt ni le moindre avenir, – qui commente et reprend un article de John Mauldin consistant en fait à exposer et à approuver les considérations de Newt Gingrich :

« ...Mauldin, célèbre conseiller indépendant et analyste financier (voir son site MauldinEconomics.com), nettement à droite et proche des républicains, se fait l’écho du malaise extraordinaire qui affecte aujourd’hui encore plus les élites-Système de Washington D.C. que la population elle-même. Aucune revendication précise n’est mise en avance, sinon la revendication ultime de la révolution totale, copernicienne, d’une sorte de “tout doit changer” en éradiquant décisivement et jusqu’à la Fin des Temps le cancer de la corruption du monde politicien et du sens même de la politique. Newt Gingrich, dans son article cité par Mauldin, rappelle les conditions de ce qui conduisit à la Révolution de 1776, en examinant le concept de “corruption” tel qu’il était perçu à l’époque. (On dira que Gingrich, en son temps, dans les années 1990, et même plus tard, dans l’une ou l’autre tentative de retour en politique, se montra un orfèvre en la matière de la chose.) Il termine en conseillant aux acteurs du monde politique washingtonien, particulièrement aux républicains dont il est, de tenir compte du message révolutionnaire des électeurs américains du système de l’américanistes, – “...S’ils l’ignorent, c’est à leurs risques et périls...” [...]

» L’article de Newt Gingrich auquel Mauldin fait allusion se trouve aussi bien sur le site Mauldin Economics que dans le Washington Times du 25 août 2015, sous le même titre que la texte de Mauldin, – ‘The Corruption of American Freedom’ dans sa langue originale. [Gingrich] commence par cette phrase “C’est mon troisième article de suite sur la corruption”, développe une vision historique du rôle de la corruption dans le débat intellectuel dans les colonies américaines, cela qui prépara la Révolution Américaine et y conduisit. L’article se termine par ce paragraphe :

» “Notre forme de gouvernement aujourd’hui permet la révolution par le biais du vote, plus que dans les rues et sur les champs de bataille. Quoi qu’il en soit, le message du peuple pour nos élites politiques est aujourd’hui à peu près le même que celui de 1776... S’ils l’ignorent, c’est à leurs risques et périls...” »

Cela, pour en venir à des déclarations de Newt Gingrich, toutes récentes celles-là puisqu’elles datent d’avant-hier sur Fox.News, présentées et commentées par ZeroHedge.com dans ses éditions d’hier 17 juin 2017. Gingrich s’attache essentiellement à décrire le nouvel engrenage dans lequel se trouve Washington D.C. avec l’enquête conduite par le nouveau Conseiller Spécial, sorte de Procureur Indépendant ou Fouquier-Tinville Made in USA, Robert Mueller, ancien directeur du FBI ; et ce Mueller, Gingrich le signale et il faut dire que l'on ne fait pas mieux, ami proche de Comey alors que l’un des buts de son enquête est de dégager une appréciation des conditions dans lesquelles Comey a été licencié par Trump. (Mais, bien entendu, Mueller devra aussi enquêter sur Russiagate et il devra trouver un coupable pour renforcer d’une façon officielle cette équation absurde, pour la rendre encore plus absurde, – « Nous avons le coupable mais pas le crime », – car ainsi nous aurons officiellement quelqu’un de coupable, ce qui forcera littéralement à admettre qu’il y a nécessairement “le crime” [le Russiagate] même si rien ne le prouve ni ne l’indique en aucune façon.)

Pour Gingrich, les choses ont été trop loin, Mueller s’est entouré d’une équipe incroyable de douze avocats, auxquels d’autres vont être ajoutés, tout cela entouré d’une nuée d’experts, d’enquêteurs, d’interrogateurs, etc., avec pour mission du Deep State de tout faire pour avoir la peau de Trump, ou de s’en approcher le plus possible. L’enquête de Mueller est du type “too big to fail”, c’est-à-dire qu’elle ne peut se terminer sans l’une ou l’autre inculpation qui sera évidemment du côté de Trump, – Gingrich ne pense pas que le président lui-même sera inquiété... On verra.

« Enter Former Speaker Newt Gingrich, who told Fox’s Sean Hannity on Friday that the investigators who’ve been hired by Special Counsel Robert Mueller won’t quit until they’ve found their own Scooter Libby-type figure to play the role of political pariah. “Somebody” will likely go to jail following the FBI's investigation into Russian election meddling, but said it won't be President Trump.

» “There are too many lawyers who are high powered to go home without a scalp. They're going to get somebody. I don’t think they're going to get the president, but they're going to get somebody, and they're going to get him for something. And they're probably going to go to jail,” Gingrich told Fox News's Sean Hannity. Investigators smell blood in the water, Gingrich said. And it’s making them desperately hungry for what will likely be a historic bust. “This is like watching an old-fashioned Western movie. This is an Indian hunting party,” Gingrich said. “They're out looking for a couple scalps, and they're not going to go home until they get some.” »

Tout dans l'affaire du Russiagate et du reste, maintenant qu’elle s’est inscrite dans une structure officielle avec l’enquête Mueller, est dans la contradiction, l’absurdité, la panique devant les attaques dans tous les sens du système de la communication. Il y a comme un désordre insaisissable et catastrophique dans cette affaire de la crise de Washington D.C. qui constitue l’extrême possible du simulacre dans les questions politiques, avec les effets psychologiques à mesure.

Gingrich observe que l’attitude des républicains, pourtant majoritaires dans les deux assemblées, est à la fois suspecte, incroyable et incompréhensible. Ainsi, le témoignage de Comey a mis en cause l’ancienne ministre de la Justice d’Obama, Loretta Lynch, et peut-être Obama lui-même, pour leur comportement vis-à-vis de Comey et pour protéger Clinton durant la campagne USA-2016. La sénatrice Feinstein, démocrate et chef de la minorité démocrates dans la commission sénatoriale sur le renseignement qui a auditionné Comey, a elle-même estimé qu’il faudrait entendre Lynch et peut-être même Obama pour tenter de tirer au clair cet aspect de l’affaire ; jusqu’ici, les républicains dans cette commission, qui sont majoritaires et décident des auditions, n’ont pas décidé dans ce sens pour une (des) audition(s) qui serai(nt)t favorable à Trump alors qu’ils sont du parti du président Trump.

« The hypocrisy of the investigation into Trump’s inner circle is staggering, as Gingrich rightfully pointed out. Even high-ranking Democrats are now questioning whether one of their own, former Attorney General Loretta Lynch, illegally tried to influence the outcome of the FBI’s investigation into Hillary Clinton’s mishandling of classified information. Former FBI Director James Comey admitted as much during his testimony before the Senate Judiciary Committee in May that the suspicious “impromptu” meeting inspired him to unilaterally announce the end of the Clinton investigation because he was worried about the optics.

» As Gingrich noted, following Comey’s testimony, California Senator Dianne Feinstein suggested that “something stinks” with that situation. “What’s amazing to me about the Republican passivity here is that Senator Dianne Feinstein, the ranking Democrat on the intelligence committee, said last week after Comey’s testimony ‘you know we really have to look into exactly what’s going on with Loretta Lynch and with president Obama.’ Now I was waiting for one of the intel chairmen in the House and Senate to get up and say they’re opening a new investigation into exactly what Loretta Lynch said to Comey”... »

Nous nous sommes attachés à un aspect de la crise qui secoue Washington D.C., mais un aspect désormais formel et officiel qui constitue un facteur fondamental parce qu’inscrit dans les nécessités légalistes du Système. Même si Gingrich parle ici de l’un ou l’autre qui sera nécessairement “sacrifié” pour satisfaire à l’équipe Mueller et aux démocrates, à la façon dont “Scooter” Libby fut “sacrifié” par l’administration GW Bush dans l’affaire Valerie Plame, en 2005, la référence est peut-être symboliquement parlante mais elle n’est absolument pas satisfaisante du point de vue des faits. La différence est en effet considérable, en ceci que, d’une part il y avait dans l’affaire Plame vraiment une “affaire”, avérée et connue de tous dès le départ (la divulgation de l’identité de Plame, officier de la CIA, par l’équipe Cheney-Libby auprès du journaliste Robert Novak, qui l’utilisa aussitôt dans un article du Washington Post, ce qui officialisait évidemment le délit puisque la divulgation d’un nom d’un officier de la CIA est considéré comme un délit et puni en conséquence) ; et que, d’autre part, s’il n’était pas stricto sensu le seul coupable, Libby était sans aucun doute et avec toutes les preuves du monde à l’appui le principal instigateur opérationnel, voire même le concepteur du montage, donc le principal coupable dans une affaire qui existait vraiment, qui était avérée, publique, etc.

Quel que sera le “coupable” que débusquera Mueller, selon la prévision de Gingrich, il ne sera pas coupable parce qu’il n’y aura toujours pas de crime en vérité, même si l’on affirme depuis des mois qu’il y en a un sans la moindre preuve. Alors que l’arrestation de Libby, justifiée en tous points (et suivie quelques mois plus tard d’une amnistie du président-complice), avait mis un terme au désordre et à la contestation, l’arrestation du “coupable”-bidon d’un crime-qui-n’existe-pas par Mueller aura l’effet inverse dans la situation présente. Il provoquera une riposte furieuse du clan Trump d’un côté ; de l’autre côté, il provoquera une protestation furieuse, selon l’idée que le “coupable” est bidon parce que le vrai “coupable” ne peut être que le président, et que tant que le président sera à la Maison-Blanche la guerre devra se poursuivre et s’intensifiera.

Encore n’envisage-t-on pas l’hypothèse qu’écarte Gingrich, de la mise en cause du président lui-même, avec lancement d’une procédure de destitution pour permettre son inculpation... Au point où en sont les choses aujourd’hui, un tel acte serait le premier acte d’une véritable guerre civile à l’échelle du pays, d’un affrontement qui ne resterait plus très longtemps dans les prétoires. C’est-à-dire qu’à considérer où en sont les choses, avec cette procédure légale lancée et qui peut désormais être appréciée pour ce qu’elle est, on se trouve désormais dans un mécanisme qui, de plus en plus et de plus en plus vite, nous amène où point où cette dynamique ne peut plus déboucher que sur le véritable affrontement d’une véritable guerre civile.

La responsabilité prise par la direction-Système de Washington D.C. est absolument effarante et marque bien la disparition complète de son sens des responsabilités justement, voire même de sa capacité à distinguer les vérités-de-situation les plus basses concernant ses intérêts propres ; cette situation conduisant à la référence nécessaire, pour identifier les causes profondes du drame, situé au-delà, vers la dimension suprahumaine, hors de toute raison politique structurée, hors de toute logique politicienne ; et tout cela qui domine aujourd’hui et dont on voit de moins en moins comment l’effet probable sinon le seul effet possible ne serait pas la destruction du pouvoir du système de l’américanisme à Washington D.C.

Il nous semble de plus en plus vain, de plus en plus futile sinon pathétique de s’attarder à de telles questions désormais devenues accessoires, – la présidence Trump sera-t-elle paralysée ? Trump sera-t-il réélu en 2020 ? Trump sera-t-il destitué pour laisser la place à son vice-président, ou à quelqu’un d’autre ? Aucune de ces questions n’embrasse réellement la substance même de la situation, dont le questionnement tourne désormais autour de la problématique immédiate, pour les mois à venir et disons au plus d’ici la fin 2018 avec les élections mi-term, de l’existence et de la survie du pouvoir de l’américanisme à Washington D.C.

Nécessaire globalisation de la catastrophe

Nous ne cessons de le constater et nous ne cessons de dire notre stupéfaction devant ce fait extraordinaire, dans le chef des autres directions politiques hors-USA, et encore plus, bien entendu, et hors-USA là aussi,des différents commentateurs et journalistes (ceux qui sont servilement au service du Système, mais même les autres, les antiSystème) : l’indifférence extraordinaire, que nous désignerions comme une extraordinaire inconséquence d’un jugement complètement soumis au simulacre général de la situation, devant le développement possible qui devient de plus en plus probable de la crise énorme ravageant Washington D.C. Tout au plus est-on occupé à prendre position (pour ou contre Trump), comme s’il s’agissait, d’un match, d’une compétition, d’un affrontement, alors que le catastrophe en cours de développement menace, selon sa logique et avec la force de son rythme, le cadre lui-même et tous les processus, et par conséquent l’unité de cet immense pays dont la puissance rythme la marche du monde, ou plutôt disons l’accentuation incessante du désordre du monde.

D’une façon générale, les divers acteurs considèrent la question d’une façon factionnée, sans réaliser une “globalisation” du problème, – eux qui affectionnent tant ce terme et qui estiment juger de tout selon cette référence. Comme l’on sait, ou comme l’on devrait savoir, une “globalisation” est bien plus que l’addition des parties qui s’intègrent entre elles et s’assemblent dans un processus général de fusion ; l’acte lui-même de l’intégration dans quelque chose qui est nommée “globalisation” crée quelque chose de différent, qui est bien plus que l’addition du tout... (On parle à cet égard de la doctrine du “globalisme”, qui s’inscrit dans des conceptions philosophiques de type holiste : « Le tout est autre que la somme de ses parties. ») Ainsi, considérer la possibilité d’un effondrement du pouvoir à Washington D.C. ou d’un effondrement-déconstruction des USA par domaines différents sans réaliser la puissance de l’événement “globalisé” est une erreur considérable, de l’ordre de l’ampleur de la fin d’une civilisation qu’on confondrait avec un incident de plus de relations internationales promises à durer selon le schéma en cours.

Nous avons été stupéfaits, ces dernières semaines, de voir avec quelle aisance et quel naturel certains États de l’Union entreprenaient des initiatives propres suite à la décision de Trump de retirer les USA de l’Accord de Paris, – on a vu les contacts de la Californie avec la Chine et du Washington avec le Canada. On a pu voir à cette occasion que les contacts portaient certes sur le thème du réchauffement climatique, mais aussi sur ceux du commerce, avec d’éventuelles dispositions de règlements de libre-échange, et aussi sur le thème des réfugiés. La facilité et la rapidité avec laquelle ces contacts se sont noués, presque d’une façon naturelle et au plus haut niveau, notamment avec un président Xi recevant un gouverneur Brown de Californie qui affirmait parallèlement que « la Californie est un État souverain » ne semble surprendre personne ni faire s’interroger quiconque sur le sens de la chose, dans les conditions actuelles.

Objectivement parlant, nous ne nous plaignons pas de cette absence de conscience des risques que présente la situation actuelle, parce qu’elle va dans le sens que nous souhaitons par rapport à cet artefact déconstructeur monstrueux que représentent les USA, par rapport à sa nature de Simulacre de nation entraînant à sa suite, depuis deux siècles, des groupes de nations, des conflits, des déstructurations. PhG a rappelé hier, en quelques mots, quelle est notre position à cet égard :

« Pour moi, la sécession, ou toute autre forme de fragmentation des USA, est la seule circonstance pouvant entraîner un choc assez formidable pour frapper le Système au cœur. La fragmentation des USA, c’est la déconstruction du simulacre fondateur de la modernité et opérationnalisant le Système, soit la déconstruction de l’artefact déconstructeur systémique de l’ordre, de l’équilibre et de l’harmonie du monde. »

Cette évolution montre combien tous les grands acteurs de notre contre-civilisation (pas seulement le bloc-BAO, puisqu’on voit que la Chine est largement impliquée) n’ont aucune conscience précise du rôle fondamental, notamment psychologique, que jouent les USA dans l’arrangement actuel. Ce constat, répétons-le, n’est pas un mal en soi, toujours pour notre compte, puisqu’il contribue à accélérer le processus général d’effondrement du Système. Par contre, il marque combien tous ces acteurs sont eux-mêmes contaminés par les artifices presque religieux de la postmodernité vécue comme une religion, notamment dans ses actes économistes, commerciaux, et aussi des dimensions et interrogations diverses dans les domaines sociétaux et autres, y compris environnementaux. Il est évident que, dans l’arrangement actuel, l’effondrement d’une structure comme sont les USA ne signifie nullement un simple transfert de forces, de leadership, etc., mais de façon bien différente, un ébranlement global qui a toutes les chances d’emporter le Système lui-même. Nous le répétons encore tant cela doit être dit et répété, pour nous c’est le contraire d’un mal et c’est plutôt la meilleure chose qui puisse arriver et la chose inévitable qui doit arriver, mais il nous semble qu’il est préférable à la fois de le savoir, de s’y attendre, de comprendre pourquoi et ainsi de suite...

A notre sens, dans cette revue générale, un seul acteur nous paraît devoir échapper au jugement que nous portons, et c’est la Russie, même si elle ne le dit pas officiellement, même si elle “ne le pense pas officiellement”. (Ce n’est pas un hasard si c’est en Russie qu’on trouve nombre d’analystes, y compris dans certaines organisations gouvernementales [Igor Panarine qui, venu du KGB à l’origine, a appartenu au ministère des affaires étrangères] qui explorent régulièrement la thèse de la dislocation et de l’effondrement des USA.) Les Russes ont conscience à la fois d’une certaine fragilité paradoxale des USA, et de la potentialité catastrophique pour l’ensemble des relations internationales d’un tel effondrement.

Cette situation est assez logique pour deux raisons :

• D’une part, la Russie, venue de l’intermède soviétique, a vécu la catastrophe de l’effondrement de l’URSS. Les analystes russes font évidemment un parallèle entre l’URSS et les USA et sont prompts à comprendre à la fois la fragilité et la potentialité catastrophique d’un tel ensemble et de son effondrement.

• D’autre part, et de façon plus subtile, la Russie se pose sans aucun doute comme une puissance qui intègre une dimension spirituelle (ce qui est plus intéressant à observer que les anathèmes, ragots et lieux communs divers sur l’état réactionnaire ou non-démocratique de ce pays). Cet aspect la rend dépositaire d’une certaine survivance de la tradition, ce qui la met, malgré nombre de ses aspects proches du Système, dans un domaine essentiel dans la mouvance antiSystème dans le sens de l’antimodernité, et par conséquent la rend mieux apte à comprendre le problème des USA et surtout le problème que posent les USA par rapport au Système, et l’importance des USA en connexion avec le Système. (Certains Américains, pourtant très patriotes et très américanisés dans un sens spirituel, ressentent cette proximité avec la Russie : c’est le cas de Patrick Buchanan.)

Que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou non, notre destin dans les normes actuelles est lié à celui des USA... Nous ne parlons pas de balance des échanges commerciaux, nous ne parlons pas de PIB, nous ne parlons même pas de notre sécurité, cette chose devenue un faux-semblant crevé de trous comme un gruyère, non, nous parlons de notre destin. Lorsque notre référence s’effondrera, et il faut absolument qu’elle s’effondre, nous aurons à faire face à du très gros temps... 

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