9/11 nous éclaire

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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9/11 nous éclaire

11 septembre 2017 – Sans croire avoir rencontré la sublimité de l’identité du souvenir, j’ai trouvé les premières phrases de l’article d’Adam Gurrie dans TheDuran.com, sur l’anniversaire du 11 septembre, assez appropriées à mon état de l’esprit. Dans son départ, avant d’analyser en détails, il donne cette appréciation générale qui convient bien à la situation générale, d’où plus rien de vraiment saillant ne d’impose ; la situation est, pourrait-on dire, d’un immense désordre qui se tient assez bien pour être durable et sans espoir de rangement, et qui ne cherche même plus à dissimuler, où les choses les plus insupportables ne nous insupportent plus vraiment, où l’indignation s’affirment encore mais sans trop nous déranger nous-mêmes ; ou bien est-ce que nous nous y sommes tant habitués que nous ne sommes plus les mêmes exactement, que nous avons désormais le cœur bien accroché, la résolution affirmée, pour ne pas nous perdre dans nos geignements...

Eh bien alors, dirais-je plus précisément encore, poussant encore plus l’orientation de ma réflexion, est-ce notre humeur elle-même, et je dirais même notre psychologie, au plus profond de nous, qui se sont assombries, qui se sont mises à la hauteur qu’il faut pour regarder au fond des yeux l’enjeu catastrophique, qui se sont peintes de ces couleurs de Fin des Temps ; ainsi supportant beaucoup mieux l’air du temps qui est à l’image de cette Fin des Temps, à sa mesure, à sa trempe même ; ainsi finalement et paradoxalement plus aptes à résister et à se battre.

Gurrie écrit donc (je donne ainsi ma traduction/adaptation) :

« Le 11 septembre fut un jour sombre pour les États-Unis, et depuis cette ombre lugubre a envahi le monde comme un nuage crépusculaire, laissant derrière elle une longue traînée de sang qui paraît sans fin et comme ne devant ne jamais finir.

» Comme dans nombre de tragédies américaines qui précédèrent, particulièrement dans le cas de l’assassinat du président Kennedy, fort peu de citoyens américains, et même d’individus dans le monde, croient encore à la narrative officielle à propos de ce qui se passa lors de l’attaque 9/11. Le précédent du Rapport Warren (de la commission Warren) sur le sort de JFK suggère à ceux qui poset des questions en attendant que la vérité soit dite sur l’attaque 9/11 devront encore attendre longtemps avant d’avoir les réponses qu’ils méritent.

» Ce qui est clair et vrai, par contre, c’est que les effets des événements du 9/11 continuent à hanter le monde... »

Le reste du texte de Gurrie est une sorte de bilan sur toutes les grandes “affaires” que nous avons connues et continuons à connaître depuis 9/11. Il n’est question que d’attaques illégales, de guerres furieuses tournant à l’enlisement et à la déroute des cœurs et des âmes, de perspectives cruelles de conflits sans fin, de montages & manipulations, de faux-ennemis/faux-amis, vrais et faux terroristes, de violations des droits et des souverainetés, de narrative et de communication effrénée, désintégration de la réalité, bataille permanente avec une cascade formidable de communication, de glorification du mensonge déguisé en Bonne Nouvelle, du Mensonge inverti en son double simulé, invention des FakeNews, déterminisme-narrativiste nous emmenant dans sa ronde folle... Nous n’avons cessé de nous enliser chaque jour plus profondément dans un monde devenu un gigantesque simulacre où s’agitent des simulacres au second degré et sans nombre, puis d’autres simulacres encore, en-dessous, partout simulacres et simulacres de simulacres, si bien que l’enlisement, finalement, touche d’abord l’ordonnateur de tout cela, celui qui est censé nous conduire à notre tombeau et qui, pour s’assurer de ce qu’il jure être sa victoire assurée, se précipite d’abord dans le sien, pour l’exemple...

Je pense qu’il est inutile de chercher à tout savoir du simulacre 9/11, de se battre sur tous les fronts, ni même de combattre tout ce qu’on croit être leurs mensonges, ou plutôt ses mensonges (à lui, le Système). L’inconnaissance est là pour justifier cette consigne qui est de la belle et bonne tactique face aux mensonges, – face au Mensonge...

Justement, le mot me conduit au cœur de mon sujet. Sur la question de l’attaque 9/11 (qui l’a faite ?), j’ai toujours refusé de répondre comme certains m’y invitaient parfois, parce que, en vérité, je ne sais pas et, d’ailleurs, je ne considère pas qu’il soit vital de savoir, – et peut-être on va le voir plus loin, je considère au contraire qu’il est vital de ne pas savoir. La seule certitude que j’ai, et je pense l’avoir déjà écrit, dans tous les cas je l’ai fait savoir publiquement comme on dit puisqu’on m’interrogeait, lorsqu’un journal (Le Soir de Bruxelles) m’adressa cette question sur l’attaque (qui l’a faite ?), pour le septième anniversaire de la chose, le 11 septembre 2008, et que je répondis : « La seule chose dont je suis sûr, c’est que la version officielle est fausse. » Cela, je le pense toujours, avec autant de force et décisivement, comme l’on dit qu’un dossier est clos et que la chose est jugée sans appel. Ainsi du mot qui “me conduit au cœur de mon sujet” : le mot de mensonge, puisque le 9/11 officiel est effectivement un mensonge.

... Et il faut, il faut qu’il reste un mensonge ! Ouvrant cette nouvelle époque dont nous mesurons aujourd’hui l’épouvantable simulacre qu’elle impose au monde, pour parvenir à la destruction du monde, 9/11 nous donne d’une façon irréfutable la signification à la fois de cette époque et de la chose, le Système, qui la manipule : le Mensonge ! Il faut donc que 9/11 reste le Mensonge, mot majusculé, brillant comme la torche de la Statue de la Liberté éclaire le monde, et nous disant la vérité sur ce qu’il est et ce dont il accouche, vecteur fondamental du Système et du Mal agissant à visage découvert, dans l’extrême de son déchaînement...

Notre vérité-de-situation fondamentale, c’est que le Mensonge règne absolument et sans aucun frein, ni la moindre retenue, ni ne s’en dissimuler en rien ; qu’il a inauguré cette époque et qu’il en règle la chorégraphie autant qu’il l’inspire du commencement jusqu’à son terme. Alors, laissez-le pour ce qu’il est, ce mensonge-là, le Mensonge “en-soi”, il est notre référence, ce par quoi, c’est-à-dire ce contre quoi nous devons penser, ordonner et pousser toute notre action, ce grâce à quoi nous restons debout, résolu, ce à cause de quoi notre caractère s’est trempé et notre humeur s’est durcie. 9/11 dans toute son inconnaissance doit rester comme le signe indicible et irréfragable de l’hommage des serviteurs du Système rendu au Mensonge ; par conséquent, cette ombre sinistre et crépusculaire nous dit la vérité lumineuse sur l’époque, elle nous indique le sens et la nécessité de notre mission. Le Mensonge doit rester dans sa fonction même de mensonge.

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