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Article : Vertus de l’“idéal de la perfection”

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Idéal de puissance et néo-darwinisme

jc

  15/11/2025

Pour moi c'est le néo-darwinisme, plus que darwinisme, qui a contribué à la montée en puissance de l'idéal de puissance. Car le dogme fondamental en est la croyance en une barrière, dite de Weismann, qui interdit toute action des cellules somatiques sur les cellules germinales (dogme qui commence actuellement à être sérieusement remis en question).

Par analogie biologie/sociologie, licite pour Thom (1), le dogme se transpose en : impossibilité d'action du peuple sur l'élite dirigeante (2), donc négation de la possibilité d'une organisation sociale démocratique, ce que je reproche à René Guénon (3).

[ Je rappelle que Thom est résolument lamarckien et que Darwin l'est partiellement (car il acceptait la transmission des caractères acquis -théorie des gemmules-, ce que refusent les néo-darwiniens-. ]


(1) "Les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés." ( J'ajoute : des espèces, des civilisations, des langues, etc..)

(2) Cf. l'attitude d' "élites dirigeantes" telles que Jacques Attali, Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron. (Caligula : "Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent")

(3) "La crise du monde moderne", chapitre VI ("Le chaos social")

 

Idéal de puissance et néo-darwinisme.1

jc

  16/11/2025

Complément.

Pour René Thom l'évolution des espèces se fait catastrophiquement ( de façon fondamentalement analogue à l'évolution des phénomènes naturels, de l'homme, des sociétés, etc., car sa théorie des catastrophes est une théorie de l'analogie -la première depuis Eudoxe et Aristote…- ).

Selon Thom les sociétés évoluent donc en allant de catastrophe en catastrophe, c'est-à-dire de révolution en révolution.

Pour Thom c'est une différence essentielle avec le darwinisme et le néo-darwinisme qui postulent une évolution graduelle (1) :

" Chez les darwiniens d’aujourd’hui, le gradualisme est un dogme. (...) J’aimerais présenter ici mon point de vue sur cette question. Ma thèse est que le problème a une réponse formellement nécessaire : d’un point de vue qualitatif, tout changement est nécessairement discontinu. Du point de vue quantitatif, la thèse gradualiste est plausible.

Sur cette dernière assertion les orthodoxes triomphent. N’est-il pas vrai que, pour le scientifique contemporain, toute différence est quantitative ? Presque tous, imbus de la propagande, non désintéressée, de l’industrie informatique, en sont restés à la maxime de Rutherford : Qualitative is nothing but poor quantitative."

Le règne de la quantité et les signes des temps (rigidification des sociétés, IA le dernier signe en date) qui annoncent des révolutions sociales pour moi de plus en plus imminentes…

( Je radote. )

(1) https://j-costagliola.over-blog.com/article-un-programme-pour-la-biologie-theorique-par-rene-thom-medaille-fields-preface-a-faut-il-bruler-darwin-l-harmattan-1995-52930252.html