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Disbandade en vue, Adieu je vous quitte

Article lié : De l'effet de la dissolution de l’outil militaire US

perceval78

  22/05/2016

 

Isolée et vaincue sans doute
Aliénée, pas même un battement
J'aimerais qu'on me ramène
Je ne reconnais plus les gens
Seule tout au fond de ma haine
La peine est mon dernier amant
...


Une commission du Senat Ad Hoc présidé pr Mc Cain vient de sortir son plan prévisionnel pour les dépenses militaires 2017. On y parle peu ou pas du F35 et pourtant l'inquiétude est sourde, il sont tous jaloux du F35 même MC Cain qui complote dans l'ombre pour sauver les A-10.

Some would rejoice. As the most expensive weapon system in history, the F-35 programme has many adversaries, jealous of its funding and priority during budget wrangles. 

A vote to disband the JPO now, however, is not a bid to improve programme management – it is phase one of a scheme to destroy the F-35.


Hélas ! je n’étais pas fait pour cette haine
Et pour ce mépris plus forts que moi que j’ai.
...
J’étais, je suis né pour plaire aux nobles âmes,
Pour les consoler un peu d’un monde impur,
Cimier d’or chanteur et tunique de flammes,
Moi le Chevalier qui saigne sur azur,
...
Moi qui dois mourir d’une mort douce et chaste
Dont le cygne et l’aigle encor seront jaloux


Paul Verlaine . Adieu.

 

Perdre avec les meilleures armes

Article lié : L’invasion de l’Ukraine est un fait historique, point final

Alex Kara

  22/05/2016

Il y a des gens qui au creux du lit disent que ce que je vais écrire fait partie de ce masochisme-autoflagellation qui est paraît-il un mal français. C'est qu'ils nous interdisent le droit de voir ce qui n'a pas marché, histoire qu'on ne comprenne plus rien, voire que l'on pense que tout va mieux.

La France, mère des arts, des armes et des lois a aujourd'hui de belles et bonnes armes. Notre Leclerc est supérieur au vilain M-1 Abrams ( https://www.youtube.com/watch?v=3N-YAoOuZD0 ), quand à notre Rafale il n'y a même pas concurrence de ce côté-ci de l'Ukraine. Même les Russes ont naguère désiré nos beaux navires de projection Mistral.

Fort bien, on a fait du bon boulot. Mais nos armes ont-elles défendu notre pays ?

Nos missiles Milan équipent des va-nu-pieds dont on ne sait plus s'ils sont des barbares ou des héros de la lutte anti-Bachar. Quoi qu'il en soit, ces gens-là, quand ils viennent (ou reviennent) chez nous, ça nous préoccupe ; ça veut peut-être dire quelque chose.

Bon les Mistral, tout est dit, et pour le reste… on voit pas la différence !

Par contre, notre président actuel s'est nourri longtemps du lait de la mamelle de la French American Foundation, comme une bonne partie des gouvernements passés et présents ainsi que la structure du pouvoir en France (médias, entreprises, administrations, armée…). (nota : pour son prédécesseur, les Etats-Unis c'est des histoires de famille, donc la faute personnelle est moindre, il est tombé dedans quand il était petit).

Du coup on a les meilleures armes mais la pire direction du pays depuis la guerre, comme si l'on se trouvait sous le coup d'une défaite.

En guise de conclusion : l'année dernière, lorsque la guerre du Yémen commençait, je me souviens avoir vu une photographie montrant ce qu'on doit désigner comme “une population en armes”. Un de ces volontaires, la trentaine, partait au combat avec sur son épaule un Gewehr 71 (pour 1871 !) un peu trafiqué (la crosse, sans doute aussi le canon).

Je n'échangerai pas sa place avec la mienne (si tant est qu'il soit toujours vivant), mais est-il moins maître chez lui que je ne le suis chez moi ?

Bref

Article lié : Humeur de crise-13

Claude Crouail

  22/05/2016

Pour être bref, j'adhère sans réserve au commentaire de M. Baquiast. Trop souvent, sur de nombreux blogs, on aurait du mal, à la lecture des commentaires, à imaginer de quoi parler l'article. Comme une bataille de polochons où on rechercherait vainement qui a commencé et pourquoi. Si DD reste l'exception qu'il est actuellement, ce sera très bien.

Gagner avec un armement douteux

Article lié : L’invasion de l’Ukraine est un fait historique, point final

Alex Kara

  22/05/2016

Pour les aspects dits de quincaillerie, le Bradley est tellement ridicule qu'il a fait en 1998 l'objet d'une comédie très bien faite, Pentagon Wars ( https://www.youtube.com/watch?v=iDYpRhoZqBY )

On savait dès la Première Guerre du Golfe que ce système était très mauvais, c'était il y a un quart de siècle. Pour plus de détails, il y a une série de vidéos assez rigolotes fait par “Blacktail Defense” https://www.youtube.com/playlist?list=PLDDB13487B03615F5

Mais la question cruciale est la suivante : et alors ?

Je ne veux pas ici me placer en opposition stupide, en exercice de style “avocat-du-diable”, je voudrais au contraire prendre une situation du passé pour montrer les limites d'une vision par l'effondrement.

Plaçons-nous d'abord en 1933 aux Etats-Unis. Dedefensa a plusieurs fois rappelé que nous étions alors dans une situation de réelle dissolution économique dans les campagnes moribondes, et une dissolution politique dans tout le pays. Pour faire très court afin de marquer le coup : douze ans plus tard, les Etats-Unis étaient maître du monde.

Exemple 1 : les blindés

En 1939 l'appareil militaire étatsunien n'est pas celui d'une superpuissance, il est à peine suffisant pour protéger le territoire. L'expérience étatsunienne en matière de chars est balbutiante, on est en train de réinventer le B1-bis avec les chars Lee/Grant. C'est grâce à la technologie de la coque moulée des aciéries Schneider (de France) que l'on va vraiment passer un cap. On produira en masse le char Sherman, qualitativement inférieur, dont l'armement principal est notre vénérable “75” de 1897
Nota : alors oui il y a eu une version britannique, le Firefly, avec lequel on pouvait effectivement se rapprocher de ce que les Allemands pouvaient parfois avoir en façe… En Normandie, les Sherman devaient faire façe à aux blindés bricolés par le génial Alfred Becker (https://en.wikipedia.org/wiki/Alfred_Becker) par exemple utilisant des châssis de chars légers obsolètes type H-38 avec des pièces de fortune montées dessus.

Donc c'était vraiment pas terrible mais ça marchait suffisamment bien pour le contexte. Le contexte était que la quasi-totalité des raffineries allemandes avaient été détruites un mois avant le Débarquement par bombardements stratégiques.

Exemple 2 : les moteurs d'avion

En 1940, les chasseurs étatsuniens sont “second-rate” par rapport à ce qui se fait alors en Europe (il y a eu un article anglais de l'époque montrant le peu de considération qu'ils recevaient, relégués à la formation des pilotes ou aux colonies)

Les Etats-Unis ont bénéficié du transfert de technologie franco-anglais décidé en 1939 (dans lequel un certain Jean Monnet était déjà impliqué), et ainsi par exemple obtenir un bon moteur à refroidissement liquide qui permettra le P-51 Mustang (dont le design est avant tout anglais). Mais c'était une autre époque technologique, et les temps de développement n'étaient pas ceux du F-35.

Oui mais voilà, c'était un avion avec des moteurs radiaux un peu obsolètes, le B-29, qui fut utilisé pour le premier bombardement ATOMIQUE. Du coup ça remet des choses en place quand aux axes de développement militaire.


Il faut toujours rappeler que la technologie de la guerre n'est qu'un élément de la guerre qui n'est elle-même qu'un élément d'une politique générale.

L'armée états-unienne a un fonctionnement qui est le sien compte-tenu de toutes les variables, y compris sociétales et humaines. C'est une machine à sous pour le Complexe Militaro-Industriel, ce qui rend obligatoire la production d'engins formidablement complexes (pour le prix, la marge, les améliorations futures) sans aucune comparaison. Le dernier point, le “sans comparaison”, est important, car si le CMI des Etats-Unis produisait un bon véhicule comme le BMP-3, ben du coup on pourrait comparer son prix avec son équivalent russe. Alors qu'il n'existe rien comme le Bradley, et ainsi le citoyen lambda ne peut pas comparer.

Certes, les armes états-uniennes sont mauvaises et ont coûté de nombreuses vies américaines, mais vu que le personnel est d'une qualité disons disparate et qu'il est jetable (c'est le scandale de ce qu'il advient des vétérans aux Etats-Unis après leur service), il paraît qu'ils peuvent vivre avec.

Ce n'est pas le M-16 qui a causé la défaite au Viet-Nam, et puisque Nike est aujourd'hui le premier employeur privé dans ce pays, on peut même se demander si cette défaite était si terrible que cela. Elle le fut psychologiqement sans aucun doute, mais géostratégiquement ? Et économiquement ?

La présence de Nike au Viet-Nam est le genre de choses qui caractériserait une victoire. Maintenant on va passer à un exemple quasiment inverse (ça va faire mal).

Ne nous fâchons pas

Article lié : L’invasion de l’Ukraine est un fait historique, point final

Alex Kara

  22/05/2016

Je vais répondre en deux fois, l'un porte sur le fait qu'il y ait eu invasion, l'autre sur les stratégies d'armement rapportées à la stratégie globale.

On est d'accord que les médias hystériques qui crient à l'invasion à coup de photos de 2008 sont grotesques.

Mais il y a vraiment eu une invasion de l'Ukraine par la Russie : en Crimée. Il y a bien eu des "hommes en verts très courtois"  ( https://en.wikipedia.org/wiki/Little_green_men_%28Ukrainian_crisis%29 ) avec des équipements spécifiquement russes qui ont pris le contrôle de la presqu'île en 2014.

C'est un fait que la Russie est dans l'impossibilité d'admettre, à moins de créer un casus belli. Mais ça ne signifie pas que cette invasion n'a pas eu lieu, et tout le monde l'aura compris.

Le "voentorg" (la livraison de matériel russe à la Novorussie) est tout aussi constaté et admis. On ne va pas dire que les parachutages du SOE en France étaient une "invasion" mais comme on dit dans le film "Ne nous fâchons pas", y a quand même de la relance dans la g'lée de coing.

Ne tombons donc pas dans le manichéisme par opposition systématique. Les médias et l'information sont des éléments essentiels de tout conflit et encore plus dans le cas des guerres hybrides, donc il faut aborder ces questions prudemments.

Oui

Article lié : Humeur de crise-13

Alex Kara

  22/05/2016

Dedefensa est un site où l'on cherche bien plus que l'on affirme, du coup il est important d'explorer les différentes possibilités. Pour cela il faut un équilibre difficile à trouver (pour tout le monde) entre la politesse et la contradiction.

Mais pour l'instant ça marche bien !

Twist and Shout : far outside the overtone window

Article lié : L’invasion de l’Ukraine est un fait historique, point final

perceval78

  22/05/2016

Nos sénateurs auditionnaient au début du mois le général de l'OTAN Petr Pavel. On notera le bon sens (cf 2min36s) d'André Trillard sénateur de Loire Atlantique : comment la Russie peut elle avoir des budgets militaires gigantesques alors qu'on dit que son PIB equivaut à celui de l'Italie ?

Les Russes qui sont partout  écoutaient également et ont déformé de facon très discourtoise les propos (~15min) du général tchèque.
L'hybrid warfare c'est ça il faut que les français en soient conscient.

Personne ne s'est posé la question au passage de savoir si la traductrice travaillait pour les russes (qui sont partout)  car quand même traduire TWIST par Torturé ...
le TWIST est une torsion : exemple de torsion à 360°.

Au delà de 360 en rentre dans la physique quantique, ainsi notre Ambassadeur lui aussi auditionné au sénat
qui pense qu' Hillary à 90% de chances d'être élue tout en reconnaissant que tout le monde s'est planté sur Trump.
Rappel : en août 2015 les experts situaient Trump à 2% Hillary à 85% .

Ce faisant il fait des parallèles intéressants:

Sur la question des sanctions vis-à-vis de la Russie et de nos banques, c'est toujours le même schéma qui se répète, l'accès à la place financière de New York est indispensable à la survie d'une grande banque


on apprend au passage que Le problème des Démocrates, c'est l' homme blanc, ça explique peut être la haine anti-russe ?

Au dela de la physique quantique on est dans le mensonge pur et dur : far outside the overton window , monde angoissant ou l'on peut voir un Anglais imaginer l'inimaginable ... ou mème faire référence à De Gaulle

For De Gaulle, democracy and national sovereignty were indivisible
 

Commentaires

Article lié : Humeur de crise-13

Jean-paul Baquiast

  22/05/2016

Ce n'est pas le cas pour DD. Mais quand je vois ailleurs 50 commentaires pour un article, par lesquels les gens se jettent sur leur clavier sans même vraiment lire l'article, et s'agressent les uns les autres (voyez par ex. Agoravox) je pense que l'on peut très bien se passer de commentaires ou, en tous cas, les filtrer sérieusement.
Malheureusement, pendant que vous filtrez, vous n'écrivez pas un autre article

Curieux , étonnant , méme ...

Article lié : Humeur de crise-13

Christian Feugnet

  22/05/2016

Les autres , je ne sais pas , mais moi j'ai ressenti comme une fermeture , avec humeur -12 : "Faut lire comme c'est écrit…" , "Ceux à qui çà plait pas , qu'ils passent leur chemin ..." , là c'est pas littéral mais " y a Chaos , point ... " .
Et puis les bouches s'ouvrent , vous susciter une réflexion collective , innatendu . Je me garder

Armes thermobariques

Article lié : L’invasion de l’Ukraine est un fait historique, point final

Jean-paul Baquiast

  22/05/2016

Ces armes sont connues depuis longtemps . Cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_thermobarique

Nicolas BOILEAU-DESPREAUX

Article lié : Dormir debout

MCM

  22/05/2016

Sur le fond de cette Ouverture Libre, je suis assez d'accord avec le commentaire de Fred., de L. Sur la forme c'est vraiment pénible : nous devons déjà supporter quotidiennement la langue de bois de nos politiciens mais alors la prose des journalistes…
 
Déjà, ils pourraient avoir l’élémentaire correction, vis-à-vis de ceux qui prennent sur leur temps pour les lire, de se relire ou d'utiliser au moins le correcteur d'orthographe, ce qui pourrait nous éviter les « interpeler » et autres « aux aboies ». Ce manque de respect pour le lecteur est juste agaçant, mais le style, le style journalistique…
 
Petit florilège, choisi sinon ce serait un brin trop long :
 
Innovant : « la lumière au bout du tunnel ». Je ne connais pas l’auteur premier de cette expression archi-usée, mais il est certain que, si le droit d’auteur s’appliquait, les descendants seraient à l’abri du besoin.
 
Temporel : « n’a pas mis beaucoup de temps pour devenir l’événement de l’heure » ? Quelques minutes ? Certainement pas plus de soixante.
 
Cosmique : « tel un phénomène de masse qui serait sorti de sa trajectoire orbitale ». C’est beau, je ne comprends pas vraiment, mais c’est beau.
 
Parlementaire : « depuis la mise en orbite d’une loi ». C’est quand même plus classe que de bêtement voter, promulguer ou appliquer une loi.
 
Complotiste : « des changements politiques menés derrière les coulisses ». Oui, parce que dans les coulisses c’est déjà louche, mais derrière… je vous dis pas comme gouaillait Coluche.
 
Hermétique : « Tout sauf un programme de revendications qui aurait le mérite d’identifier des problématiques susceptibles d’interpeler (sic) la nature et la structure du désastre historique qui menace de faire imploser la France à brève échéance ». Un désastre qui se fait interpeller vous voyez le truc ? Difficilement pour ma part.
 
Et ma préférée, celle pour qui j’ai une tendresse particulière : "L’état ne parvenant plus à contenir la masse des migrants qui déferle aux quatre coins de l’Hexagone". Ah ! Les fameux quatre coins de l'HEXAgone !  L’image me plait, beaucoup.
 
Pour conclure, une citation de la fin de cet article: « mais remette, plutôt, en question certaines des valeurs qui constituent les fondements d’une société ». Et M. Patrice-Hans PERIER conclue lapidairement : « Tout est dit ». Si tout est dit, à l’évidence pour l’auteur le respect de la langue (orthographe, grammaire, syntaxe, clarté du style) ne fait pas partie de ces fameuses valeurs fondamentales.
 

Avenir en rose.

Article lié : Humeur de crise-13

Christian Merlinki

  22/05/2016

Et bien voilà un vote de confiance emporté haut la main qui assure la pérennité du règne. Congratulations!

trouver le juste milieu

Article lié : Humeur de crise-12

wilfried

  22/05/2016

Même si on est intelligent, si on s’investit fort dans son travail et si on obtient avec  le temps une certaine expertise, nous devons tous essayer de rester humble et de nous rendre compte qu’il y en a toujours là quelque part, dans la nature ou plus proche de nous,  des personnes qui soient  mieux informés que nous, qui maîtrisent plus de langues que nous et connaissent peut-être plus que nous ou aient simplement plus de talent que nous, n’importe…
Rester ouvert à des critiques d’autrui est difficile, très difficile même,  pour nous tous sans exception, mais c’est une attitude qui est nécessaire pour se développer.
Que la critique d’autrui est formulé sur l’essentiel ou seulement sur des aspects que nous considérons comme la périphérie de ce que nous disons ou pensons,  qu’il s’agit de vos articles ou de nos commentaires, nous aimons tous d’être respectés en tant que personne, dans nos opinions et dans ce que nous écrivons.
Si ce respect n’est pas rencontré, de quelle façon que ce soit, la réaction ne va pas se faire attendre.  
Au niveau de la gestion d’un blog, cette réaction du lecteur/ commentateur peut se traduire en ‘action’ de s’abstenir dorénavant de tout commentaire, ou d’une lassitude d’encore s’investir dans la cause, pour certains en troll, pour d’autres de ne plus lire le blog.
Je perçois la gestion des commentaires d’un blog comme un exercice difficile d’équilibrage : trop de censure n’est pas opportun, mais trop de liberté ne l’est non plus. L’art est de trouver le juste milieu.
Quoiqu’il en soit, 7000 lecteurs par jour en moyenne est déjà un très beau chiffre.   
 

Ceux qui n'ont point d'yeux pour voir...

Article lié : Humeur de crise-12

Donnie Nneti

  22/05/2016

Je suis assez surpris des lecteurs qui disent ne rien voir de l'effondrement du système alors que celui-ci se passe sous leurs yeux. Il est question dans notre époque tumultueuse de comprendre cette situation de crise non pas qu'avec l'intellect mais surtout l'intuition, ce que fait Dedefensa et PhG. La vérité de situation est une perception de la conscience humaine, le véritable penseur qui cherche à aller au délà du voile de la non-réalité imposée par le système psychopathique et décadent, avec sa Novlangue et son déni TOTAL de la réalité des faits: on est dans le monde Orwellien en plein et vous vous dites ne rien voir? Allez, écoutez la voix de la conscience humaine en vous et non plus le mental raisonneur qui aime tant à se bercer d'illusion! En passant, Obama aka BHO et sa présidence peut-être vu comme un superhéro qui a tout fait pour freiner la course folle du train fou yankee vers l'abime de la 3GM (notamment en Syrie), en tout cas, c'est ce que moi je retient au delà de toutes autres considérations et je sais aussi que pour cela, il est traité de FAIBLE par les yankees pur-sang.

L'étrange défaite hybride

Article lié : Humeur de crise-12

Alex Kara

  21/05/2016

On va partir d'un postulat maintenant bien accepté, à savoir qu'une révolution colorée c'est une guerre hybride.

Ce qui se passe en Europe occidentale (attentats bizarroïdes, invasion “d'armées de migrants”, Etat d'urgence permanent, Nuit Debout By Soros, pouvoirs politiques risibles etc.) est donc une entrée dans une guerre qui ne dit pas son nom. Peut-être ne le dira-t-elle jamais car après tout, s'il n'y a plus personne pour l'entendre, pourquoi le dire ?

Etablissons maintenant deux autres postulats :
- Toute guerre est une entreprise visant à obtenir une situation finale précise.
- Une guerre se livre contre un ennemi.

Il est devenu assez évident que l'ennemi, c'est nous. Dès lors, nous ne saurions deviner les intentions et les plans d'opération de ceux qui nous attaquent (nous on a rien demandé, on voulait juste continuer à profiter du cacao récolté à deux dollars la journée loin de nos yeux)

Mais on peut essayer de voir ce qu'ils cherchent à obtenir. Pour ainsi dire, quelle situation d'arrivée veulent-ils ?

L'attaque sur la culture et l'éducation laisse à penser qu'ils ne doit plus y avoir de cerveaux d'ici une dizaine d'années. Soit c'est un objectif en tant que tel, soit il s'agit du grand plan de rationalisation des dépenses : moins de profs à former et à payer – l'éducation combinée à la recherche restant le premier poste de dépense de l'Etat, car après tout nos cerveaux c'est notre pétrole à nous, les Occidentaux (et les Japonais, mais ils font partie du club maintenant). La deuxième option pourrait être une preuve de déliquescence (type Mandarins de la Chine Impériale au XIXème siècle) mais force est de constater que loin de vouloir continuer dans le train-train, les pouvoirs publics déploient énormément d'énergie à casser tout cela.

La destruction des Etats-Nations et leur remplacement par des Länder ou équivalents (Ecosse, Catalogne, Grand Est que Philippe Richert comparait justement à des pays comme la Belgique ou le Danemark) vise à obtenir une situation néo-féodale. Ce qui s'est passé en Ukraine montre bien qu'il s'agirait de provinces dirigées par des “single-digit billionnaires” (des ploucs, quoi), en utilisant là aussi non plus des policiers en uniforme mais des milices privées ad hoc. En cela, le modèle suivi est celui des favelas, où les gangs travaillent pour le single-digit billionnaire local.

Les forces armées se réduisent alors à n'être plus que des forces de spécialistes, comme naguère l'artillerie royale de Charles VII. Leur domaine de compétence serait celui d'une super-police (“Forces Spéciales”) pour faire rentrer l'un ou l'autre seigneur dans le rang. Le renseignement, c'est déjà Alphabet/Google (qui, en dehors de satellites, fait rouler des voitures robotisées jusque dans nos bras pour photographier nos fils et nos compagnes).

On peut imaginer, tout comme l'armée russe contribua à mater les révoltes dans la première partie du XIXème siècle en Europe, que les élements sorosisés (migrants, Nuit Debout et autres hybridations de la guerre) servent à mater ainsi les résistances nationales au service de cette dissolution. Mais c'est là spéculer sur les intentionnalités opératoires de l'ennemi, dont il faut bien garder en tête que nous ne les découvrirons qu'au petit matin de la bataille.

Se poserait la question du futur de l'armement nucléaire. Or le Saker est toujours intéressant lorsqu'il rappelle de temps à autre que la Russie c'est déjà ce modèle de néo-féodalité du point de vue économique (les oligarches ne sont jamais partis) et qu'une bonne partie d'entre eux s'accomoderaient fort bien d'un ordre mondial gloablisé (on ne peut plus dire véritablement “Etatsunien”, lire ci-dessous). N'oublions pas que Poutine est vieux (bientôt 64 ans, soit 68 ans lors de la prochaine éléction US), on verra bien s'il se degaullerisera ou se chiraquisera sur la fin (je pense moins à une mitterrandisation…) mais surtout ce qu'il adviendra après l'époque qu'il représente. Saker répète au nom de la rigueur intellectuelle qu'il ne faut pas aveuglément compter sur la Russie, j'ajouterai que les capacités robotisées sont les véritables enjeux militaires aujourd'hui. Pour l'instant les USA ont l'air d'avoir cochonné le travail.

Nous passons ainsi à la question de la monnaie avec lesquels les oligarches russes (et brésiliens, indiens, chinois…) veulent être milliardaires, mais qui est ausi ce qui nous permet d'acheter ce bon cacao pas cher. La monnaie est aujourd'hui une fiction complète, ce qui permet à l'économie d'être ce qu'elle est. La monnaie au sens présent sera sans aucun doute la véritable victime du nouveau monde robotisé ( http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-05-02/inside-the-secret-meeting-where-wall-street-tested-digital-cash ) et sa crédibilité sera très maigre (quoique la propagande moderne est très forte), mais sa situation de monopole mondial la rendra incontournable. Dans un monde robotisé, l'argent ne devient plus qu'une sorte de coupon de rationnement destiné aux activités humaines.

Les Etats-Unis, l'Europe et le Japon, somme toute la “Triade” à la mode dans les années 1990, sont en voie de réajustement économique et culturel très poussé. On le voit bien évidemment au jour le jour, mais la véritable force est comme toujours la démographie, or s'il y a véritabelment un effondrement, c'est sur ce plan-là. Les populations qui ont fait les Trente Glorieuses, qui y ont accumulé leurs richesses intellectuelles et matérielles, ces populations sont en voie de disparition (Japon) ou de remplacement (Europe, USA) sur leurs territoires (y compris par leurs propres enfants qui n'ont rien gardé de leur capital intellectuel et culturel, faisant d'eux “les métis de ces nègres-là”, d'après une citation de Guy Debord).

C'est sur ce résultat qu'il faut juger la crise de la famille et de la sexualité, le féminisme et Conchita Wurst (pour qui on change la langue française, en “dégenreant” on crée des mots simultanément masculins et féminins, nous sommes tous différent-e-s). C'est là la crise la plus durement ressentie et la plus tue, sauf bien sûr par l'alternative officielle, l'extrême-droite, qui en fait provoque le silence sur cette question fondamentale qui pour elle n'est qu'un argument éléctoral (l'article de dedefensa sur le livre “le Rose et le Brun” est très intéressant sur le sujet)

De tout ceci ressort un ensemble cohérent, où l'on mêle une situation néo-coloniale et une situation néo-technologique, c'est pourquoi je parle de transition plutôt que d'effondrement.